Re: On the road, our hearts connect.

Mer 15 Nov 2023 - 22:50

Si elle l’entendait raconter autant de trucs personnels de manière aussi naturelle, Maxine en tomberait probablement de sa chaise. Peut-être que c’est dû au fait que la curiosité de Roman ne semble pas déplacée, ou peut-être que ça lui fait simplement du bien de parler un peu avec une personne qu’elle apprécie. « Mes parents sont nés à Berestetchko, en Ukraine. Ils ont immigré aux Etats-Unis cinq ans avant ma naissance à peu près. » Les souvenirs qu’évoque Roman en retour sont fortement teintés d’amertume, et Roksana n’a pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre que c’est un truc qui continue de lui peser même des années plus tard. « J’suis l’ainée d’une fratrie de quatre. J’suis restée la préférée jusqu’à ce que ma sœur vienne au monde huit ans plus tard, j’sais c’que ça fait de se sentir laissé pour compte. Mes parents ont coupé les ponts avec moi quand j’me suis engagée. » Elle raconte ça sans émotion particulière, ayant fait le deuil de ses relations familiales bien avant que la société moderne ne s’effondre. « La famille, ça va bien au-delà des liens du sang. Qu’est-ce qu’il faisait dans la vie, ton père ? Et toi, d’ailleurs ? J’t’ai jamais demandé. » Elle a cette fâcheuse manie de ne pas retourner les questions qu’on lui pose, mais cela dénote plus d’une certaine pudeur émotionnelle que d’un signe de désintérêt.

Elle esquisse un sourire en l’entendant affirmer qu’il est plein de surprise. Elle aurait bien des peines à le contredire là-dessus à vrai dire. Le simple fait qu’il ait réussi à fendiller son armure sans même essayer est déjà suffisamment surprenant en soi. Surprenant, et plutôt agréable d’ailleurs. « Tu crois qu’elle ferait la gueule si on lui ramenait des flèches en plastique ? Tu m’diras, elle serait quand même fichue d’réussir à nous éborgner avec. » Lorsque Roman parlent des petites comme le ferait un papa épuisé mais plein d’adoration, la brune peut sentir à quel point il est attaché à elles. Elle-même n’a eu besoin que de quelques semaines pour tomber définitivement sous leur charme désarmant de jeunesse et de naturel. « C’est une des raisons pour lesquelles j’ai repris l’entrainement avec Liam. J’veux être prête à les protéger si ça part encore en couilles. » La menace des Oblivions plane toujours sur le campement, même si les habitants de la ferraille sont un peu moins sur les nerfs ces temps-ci, retrouvant un semblant de normalité dans leur quotidien. « J’ai besoin de rien. Ça m’fait du bien d’bouger un peu du campement, et honnêtement j’préfère cent fois ta compagnie à celle de Rio. » Elle aime tout simplement passer du temps avec lui, mais elle serait bien incapable de l’avouer de manière aussi frontale, alors elle se contente d’une manière détournée et maladroite de lui faire comprendre.


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Re: On the road, our hearts connect.

Mer 15 Nov 2023 - 23:39

Roksana est de plus en plus intéressante, ou est-ce que c'est simplement moi qui m’intéresse de plus en plus à cette femme qui a réussit malgré moi à me toucher. Peut être parce que ça s'est passé de manière naturelle, qu'elle n'a pas cherché à me convaincre de l'apprécier. Qu'elle n'a pas non plus chercher à savoir qui j'étais, qu'elle s'est contenté d'attendre que je lui parle, moi qui suis pourtant si avare de mots. Je me suis, pour la plupart du temps, contenter d'écouter, plutôt que de parler et cela m'avait plutôt réussi jusqu'ici. Mais avec elle je ne sais pas, je crois que je me sens simplement libre d'être qui je suis. Avec ce que j'avais fait, peut-être pas d'assumer, ça non, mais de me dire qu'on ne changera pas le passé, mais qu'on pouvait simplement avancer et faire en sorte de devenir une meilleure personne, ou sombrer au plus profond de son côté obscure. L'Ukraine hein ? Je comprends mieux le caractère de cochon, que j'ajoute, un petit sourire sur les lèvres. Ce n'est pas spécialement vrai, mais elle a un sacré tempérament, ça c'est certain. Elle a subi aussi, les épreuves d'une grande fratrie. Si pour beaucoup, la famille c'était le bonheur, pour moi c'était tout l'inverse. Pour elle aussi apparemment. J'suis le second de quatre enfants. Deux frères et une sœur. Morte bien avant tout ça, que je lui confie. Le sujet avait été sûrement le déclencheur de tout ce qui avait suivi dans notre famille.

Concentré sur le paysage j'ajoute : Tu veux dire mon vrai père ou celui qui m'a recueilli ? Et avant qu'elle ne réponde je le fais. Le vrai avait une entreprise dans le bâtiment que mon frère si parfait à fait couler pour les beaux yeux de la femme qu'il m'a piqué. Pour l'autre et bien ... Disons que ce qu'on apprend sur les familles de mafieux à la télé n'est pas loin de la vérité. J'faisais tout le sale boulot, et le pire dans tout ça, c'est que je le faisais bien. Je pose mes yeux sur elle. Les choses sérieuses commencent. J'étais son homme de main. Un type charmant en somme. J'suis pas forcément fier de ce que j'ai fait, mais ça a fait de moi qui je suis aujourd'hui. Et c'est tout ce que je retiendrais.

J'éclate de rire, et dieu sait que ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. J'imagine déjà sa tête, il faut qu'on lui fasse la blague. Et je la ferais. Ouai, j'ai vu ça que je lui réponds. Mais t'avais plus l'air d'avoir besoin d'un bon massage qu'autre chose en sortant de ton dernier entrainement. Et puis je souffle. Liam est un bon gars, j'voudrais pas être à sa place avec tout ce qu'il doit gérer aujourd'hui. J'voudrais l'aider mais ... Enfin, t'sais entre mecs ... J'sais déjà pas parler avec une femme, disons qu'avec un autre homme, c'est pire encore. La pudeur, le cliché de ces mecs qui ne savent pas dévoiler leurs sentiments entre eux. Et je rigole plus délicatement à la suite. Avoue que c'est surtout ma moustache qui te fait craquer, je le vois bien ...


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Re: On the road, our hearts connect.

Jeu 16 Nov 2023 - 8:05

La plaisanterie sur ses origines couplée à la pique sur son mauvais caractère lui arrache un sourire amusé, mais elle ne trouve rien d’intelligent à rétorquer pour lui clouer le bec. « Fais gaffe à toi si tu veux pas finir la route à pied » marmonne-t-elle finalement en lui jetant un regard en biais, même si le ton se prête plus volontiers à la taquinerie qu’à la menace. Elle se force à reporter son attention sur la route pour éviter de les envoyer tous les deux dans le fossé, persuadée que Liam viendrait lui botter le cul jusqu’en enfer si elle provoquait un accident à force de trop se concentrer sur son passager. Le fait qu’il soit loin d’être désagréable à regarder ne serait probablement pas une excuse suffisante. « Ceci dit c’est vrai que l’ukrainien à tendance à ressortir quand j’m’énerve. Passe une journée avec moi au garage et t’auras le droit à un florilège de c’qui s’fait de plus beau en matière d’insultes, crois-moi. » Lorsqu’elles ne sont pas adressées directement à Rio – qui prend un peu trop de plaisir à la faire sortir de ses gonds, elles sont criées au vent dans le simple but de témoigner de sa frustration. Lorsque le brun lui parle de sa famille et de ce qui est arrivé à sa sœur, la brune se retrouve sans trop savoir quoi dire. « Désolée. » Elle n’a jamais été douée avec les mots, mais celui-là est emprunt de plus de sincérité qu’un grand et beau discours travaillé à l’avance.

Elle n’a pas le temps de répondre à sa prochaine question que déjà il se lance dans une longue tirade pour lui offrir plus de détail sur ses activités pré-apocalyptiques et sur celles de sa famille. Plus l’histoire avance et plus l’ancienne militaire doit se faire violence pour garder les yeux rivés sur la route au lieu de le dévisager d’un air incrédule. C’est un sacré paquet d’informations qu’il lui offre là. « Eh bah putain. » Pendant quelques secondes, c’est la seule chose qui lui vient à l’esprit. Il s’attend peut-être à ce qu’elle s’offusque d’une manière où d’une autre de son passé, mais honnêtement, ce n’est pas ce qui surprend le plus Roks. « Pour commencer, j’sais pas si ton frère est encore là quelque part, mais si c’est le cas j’espère qu’il ira se piquer l’cul sur des orties la prochaine fois qu’il ira chier dans les bois. » L’idée qu’un membre de sa propre famille ait pu lui faire du mal sciemment l’irrite sans qu’elle sache trop pourquoi, mais c’est le regard de Roman qu’elle croise en tournant brièvement la tête qui la pousse à reprendre. « Deuxièmement… Sérieux ? Chevalier en armure ET brun ténébreux au passé trouble ? T’es au courant que t’as pas l’droit de collectionner tous les trucs qui font tomber les nanas, c’est déloyal pour les autres. » Comme une volonté maladroite de le rassurer sur le fait que cette nouvelle information à son sujet ne change rien à la manière dont elle le perçoit.

Son rire résonne dans l’habitacle de la voiture lorsqu’elle propose de filer à la petite des flèches en plastique pour assurer la sécurité des autres membres de la ferraille, et la brune se fait la réflexion que c’est un bruit qu’elle aimerait entendre plus souvent. La discussion dévie sur son entrainement avec Liam, et lorsque son compagnon de route parle de massage, la brune fait de son mieux pour garder un visage impassible. Avec les cicatrices à vomir qui lui bariolent le dos, ce n’est pas demain la veille qu’on ira se bousculer pour lui masser les épaules. Pas qu’elle en ait envie non plus, à vrai dire. « J’suis pas meilleure que toi à c’niveau. La seule solution qu’j’ai trouvé pour essayer d’lui remonter le moral, ça a été de lui cogner sur la gueule. Cela dit, j’crois que ça lui a fait du bien. » Et à elle aussi, honnêtement. D’abord surprise par la réflexion inattendue de Roman, et surement un peu gênée de s’avouer qu’il est loin d’avoir tort, un souffle amusé finit par échapper à l’ancienne militaire. « T’as tout compris, Al Capone. J’te promets qu’si tu la rases, j’te donne même plus l’heure. » L’humour comme dernière défense pour éviter de s’humilier bêtement devant lui en bafouillant comme une adolescente devant le mec qui lui plaît. « Et merde » grogne-t-elle en avisant les voitures abandonnées sur la route leur bloquant le passage un peu plus loin. « Bon. Va falloir pousser » annonce-t-elle finalement en coupant le contact.


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Re: On the road, our hearts connect.

Ven 17 Nov 2023 - 23:15

Je t'avoue que ce n'est pas les insultes en Ukrainien que j'aimerais entendre de ta bouche, que je lui réponds de manière naturelle. Il n'y a rien de pervers ou de bizarre dans ma réponse, simplement c'est la première chose que l'on apprend en général quand on apprend une langue étrangère. Les insultes. Pourquoi ? Bonne question.

Je ne relève pas son désole. Les condoléances liées à la mort de ma sœur ne sont plus d'actualité. Un accident de voiture, rien que ne sorte de l'ordinaire, enfin, les causes restent sordides, mais je n'aime pas spécialement m'épancher sur le sujet. Pas aujourd'hui en tout cas.

Je souris quand elle me parle de Sebastien et même si je ne suis on ne peut plus d'accord avec son souhait, je dois dire malgré tout le mal que je pense de lui, que nous avons tous subi des choses difficiles depuis le début de la pandémie. Mais pour tout ce qu'il a fait avant, rien ne me ferait plus plaisir de pouvoir le lui faire payer un jour. Mais cette envie de vengeance m'a plus d'une fois ronger plus que de raison. Je n'ai plus de nouvelles ni de lui, ni de Daemon, tant mieux. Ouai ... J'sais pas où ils sont, et c'est mieux comme ça. Mais sa seconde remarque m'attache forcément un nouveau sourire. Je rêve ou elle me drague ? Qui a dit que je voulais que ça soit loyal ? que je lui demande. J'suis peut-être un vrai Don Juan ... Hmm pas très malin comme répartie, mais je perds mes moyens et mon pragmatisme beaucoup trop facilement en sa présence. Fais chier. Alors je tente de rajouter : Tu n'es pas à plaindre non plus, tu as beaucoup de qualités qui pourraient attirer les prétendants.

Elle aussi patauge un peu avec Liam, mais ce qu'il vit il n'y a que lui qui peut le comprendre. A lui de savoir ce dont il a besoin pour aller mieux, à nous d'écouter et de faire en sorte qu'il se sente soutenu. Je voudrais pouvoir rire à sa blague sur Al Capone mais nous sommes coupés sur notre route par de vieilles carcasses de voiture. Je souffle. Attends-moi dans la voiture, ne prends pas de risque je m'en occupe. Et je me dirige vers les voitures. Je commence à pousser et, curieusement, elles se déplacent avec une facilité déconcertante. Peut-être parce que je sais que Roks me regarde. Une fois fait, je retourne à la voiture, côté conducteur et la regarde par la fenêtre. Votre route est sur princesse, il n'y a plus qu'à. Et je lui fais un clin d'œil. Ringard. Je finis par remonter dans la voiture à ses côtés. J'espère que ce sera le seul obstacle qu'on aura sur notre route. Parce que pousser des voitures, je sais faire, mais si nous devions nous confronter à un groupe de pillards, ou pire, je sais déjà que mon sang tout entier bouillonnerait si Roks venait à être blessée.
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Re: On the road, our hearts connect.

Sam 18 Nov 2023 - 10:47

Roman lui explique n’avoir aucune idée de l’endroit où peuvent se trouver ses frères, mais il ne semble pas s’en émouvoir plus que ça. Elle-même n’a eu aucunes nouvelles des membres de sa famille depuis plusieurs années avant le début de l’épidémie, et ça ne l’empêche pas pour autant de dormir la nuit. Pas qu’elle soit spécialement insensible, mais les différentes épreuves placées sur sa route ces dernières années – et aujourd’hui encore, la pousse à rejeter tout sentimentalisme envers les fantômes d’un passé révolu. La remarque qu’elle lui offre lorsqu’il lui parle de son passé d’homme de main semble lui arracher un sourire, et si la brune s’en trouve satisfaite sur le moment, elle déchante légèrement lorsqu’il répond. Un don juan ? Il ne manque ni de charme, ni de qualités, alors ça n’aurait rien de surprenant. Elle n’a même aucune raison d’être agacée à cette idée, pas vrai ? Elle hoche la tête, feignant une indifférence qu’elle est pourtant loin de ressentir à l’aide d’un sourire factice qui disparaît aussi vite qu’il est apparu. « J’en doute pas une seule seconde » déclare-t-elle platement en tempérant tant bien que mal le léger dépit qui menace de teinter sa voix.

Il enchaine rapidement avec ce qui ressemble à une tentative de compliment, peut-être pour lui démontrer toute l’étendue de ses talents de séducteur. L’idée qu’il puisse véritablement le penser ne lui effleure même pas l’esprit. « Tu parles de ma sale habitude de foncer tête baissée sans réfléchir et de mon caractère de cochon ? » plaisante-t-elle en lui jetant un regard en coin, remettant sur la table les deux sujets qu’il a lui-même évoqués quelques minutes plus tôt, même s’il ne les a pas vraiment formulés comme des reproches. Elle sait qu’elle n’est pas toujours facile à vivre et que son attitude parfois distante peut mettre mal à l’aise ceux qui la côtoient, mais elle fait de vrais efforts depuis sa décision de s’installer durablement à la ferraille. « J’aimerais autant éviter d’attirer qui qu’ce soit, cela dit. » Sa méfiance à l’égard des représentants de la gent masculine lui est cruellement chevillée au corps. Après plusieurs mois passés à réapprendre à vivre en communauté, elle s’est habituée à la compagnie de Liam et a appris à apprécier celle de Roman, mais c’est tout juste si elle tolère de se retrouver seul à seul avec les autres hommes du groupe.

Une fois la voiture à l’arrêt, Roksana va pour ouvrir la portière mais son compagnon de route la prend de vitesse en lui demandant de rester à l’intérieur du véhicule. « Fais attention à toi. » A chaque fois qu’il se penche dans un habitacle pour desserrer le frein à main, son regard s’attarde un peu sur ses fesses, et elle se surprend à penser que ça serait vraiment dommage qu’une flèche vienne les abimer. Le clin d’œil qui accompagne la phrase qu’il lui lance en revenant vers elle lui arrache un tel sourire qu’elle est obligée de le cacher derrière sa main, mais ses yeux la trahissent sans doute. « Remonte dans la bagnole, Casanova. Si tu veux pas que j’te laisse ici » marmonne-t-elle en priant tous les dieux pour ne pas se mettre à ricaner comme une adolescente. Le trajet reprend dans un silence quasi-religieux, et ce n’est que lorsque la base militaire dont elle lui a parlé plus tôt apparaît à droite de la route qu’elle reprend la parole. « Fort Lewis. C’est ici qu’j’ai fait mes classes. » Ce lieu renferme autant de bons que de mauvais souvenirs. « C’est aussi ici que j’ai fait toute ma rééducation après ma blessure à la jambe » ajoute-t-elle, pensive.


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Re: On the road, our hearts connect.

Sam 18 Nov 2023 - 11:10

Il vaut surement mieux une femme comme toi, qu'une femme manipulatrice et menteuse que je lui réponds. Je n'ai pas la prétention de la connaître parfaitement, loin de là, mais de ce que j'ai vu, elle n'est pas de ce genre à profiter des gens. Elle est trop indépendante et solitaire pour ne pas savoir s'en sortir seule, et sa volonté de protéger les filles et le camp le démontre parfaitement bien. Et les sales caractères sont les meilleurs. Ça je le sais, parce que j'en suis un et forcément, je suis le meilleur. Oui, mes chevilles vont bien.

Casanova ? Carrément ? Que je lui rétorque, faisant mine d'être choqué. Tu n'oserais pas, tu t'ennuierais sans moi que j'ajoute. Fier de moi, à la chercher un peu, mais je sais bien qu'elle a souris à ma remarque précédente. Je ne sais pas si c'est simplement parce que nous nous entendons bien, ou pour autre chose venant de sa part, mais je repense aussi au fait qu'elle est dit qu'elle préférait n'attirer personne. Au moins les choses sont claires. Je ne sais pas si je suis déçu, mais ce qui est sûr c'est que, j'apprécie sa simple compagnie, sans rien d'autre en retour et je m'en contenterais. Ce n'est pas comme si j'oserais faire plus de toute manière. Certaines images et souvenirs ont la vie encore un peu trop dure dans ma mémoire pour oser ne serait-ce que l'imaginer de manière différente actuellement.

Je tourne la tête quand elle me parle du Fort. Tu veux aller y faire un tour ? que je propose. J'sais pas si elle voudra, mais je me dis que peut être certains souvenirs peuvent être bons, malgré tout. Je la regarde à nouveau quand elle me parle de sa jambe. Toi aussi t'as développé le super pouvoir de prédire quand il va pleuvoir avec ta jambe ? Elle ne comprendra peut être pas la blague, c'était Ruby qui m'avait fait la remarque suite à ma blessure à la jambe. Les douleurs qui revenaient de temps en temps en cas de mauvais temps. Une histoire de grand-mère qui m'avait toujours fait rire. Il t'est arrivé quoi ?

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Re: On the road, our hearts connect.

Sam 18 Nov 2023 - 12:08

La phrase de Roman lui laisse à penser que sa mauvaise expérience avec la femme que son frère lui a piquée n’est pas la seule ombre au tableau de sa vie sentimentale, mais elle lui offre une autre réalisation dans un second temps. Il la pense probablement meilleure qu’elle ne l’est vraiment. Il ne la regarderait probablement plus de la même façon s’il venait à apprendre tout ce par quoi elle était passée pour en arriver là aujourd’hui, et tout ce qu’elle avait été amenée à faire pour survivre. « Nous avons tous nos secrets. » Elle n’est pas aussi droite et honnête qu’il semble le croire, et même si elle n’est absolument pas disposée à révéler les détails les plus troubles de son passé, elle tente quand même de le mettre en garde. Il paraît que la vérité finit toujours par trouver son chemin – les révélations à propos de Liam en sont quelque part la preuve, et elle ne veut pas que les fondements de sa relation avec le brun soient construits sur des mensonges. « J’ai fait des trucs dont j’suis pas fière. » Pour le peu qu’elle sait de lui, il semble être un homme avec des valeurs, et l’idée de se jouer de ses bons sentiments en le laissant croire qu’elle vaut mieux que d’autre la dérange. Il ne la protégerait probablement pas de la même façon s’il venait à découvrir toute l’étendue de ses transgressions morales, et elle ne veut pas qu’il se mette en danger pour elle pour de mauvaises raisons. Elle ne le mérite pas.

Comme maintenant par exemple, tandis qu’il lui demande de rester en sécurité et au chaud dans la voiture tandis qu’il s’occupe seul de dégager la route en poussant les quelques épaves qui bloquent leur progression. Suite à sa petite taquinerie, il lui répond qu’elle s’ennuierait sans lui, et elle se contente de lever les yeux au ciel de façon théâtrale, sans toutefois se départir de son sourire. « Une autre fois peut-être. Ça nous fera une occasion de sortir ensemble. Enfin, de faire une sortie, j’veux dire, ensemble » répond-t-elle avec une maladresse qui la fait grimacer de gêne lorsqu’il lui propose de s’arrêter à Fort Lewis pour jeter un coup d’œil. Un petit rire lui échappe lorsqu’il parle du super-pouvoir de prédire la météo. « A choisir, j’aurais préféré la super force, mais faut faire avec c’qu’on a. Je pense que j’ai suffisamment d’métal dans la jambe pour ferrer un cheval. » Le clou intramédullaire et les broches qui lui maintiennent le tibia et le péroné en place lui occasionnent parfois des douleurs lorsqu’elle force trop ou que le temps devient soudainement humide. « J’ai été salement blessée en Afghanistan y a une dizaine d’années. J’étais au volant d’un camion et j’ai roulé sur un IED et– oh, c’est euh, une sorte de mine artisanale. J’ai failli perdre ma jambe. » L’un de ses hommes avait d’ailleurs perdu la vie ce jour-là, mais l’ancienne militaire ne se sent pas d’évoquer cette partie de l’histoire, incapable de museler la culpabilité au fond de son cœur. « Et toi ? »


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