Re: Duck's stories

Mer 26 Oct 2022 - 13:27

L’homme opina doucement, presque imperceptiblement, du chef lorsque la brune lui demanda d'être prudent avec l’arme qu’il tenait. D’après les dires de son interlocutrice étrangère, cet endroit était peuplé d’enfants imprudents et visiblement casse-cou. C’était frustrant de devoir se remettre totalement et inconsidérablement à une inconnue, de devoir la croire sur parole. Peut-être lui mentait-elle encore et employait cette pitoyable excuse de la présence de bambins pour l’adoucir un peu. En un sens, l’homme espérait que ce n’était pas un mensonge. Il espérait même que c’était une totale vérité. Les enfants, songeait-il, ne jouaient pas la comédie aussi bien que les adultes sur leurs sentiments. Ils ne pouvaient pas mentir, pas aussi bien que les adultes. Peut-être alors que ces mêmes enfants l’aideraient inconsciemment à faire confiance à cette femme d’apparence si douce et si bienveillante.  

Mais alors que le silence s’était abattu sur les deux survivants, l’homme à la mémoire défaillante fût presque déçu de ne croiser que des adultes. Pas un seul enfant en vue, ce qui ne put que redoubler sa méfiance et raviver ses doutes bien trop coriaces. Il jaugea le blond qui s’approcha d’eux, serrant de plus belle son arme malgré l’inquiétude qu’affichait ce nouvel inconnu. Les sourcils froncés plus que jamais, le brun le fusilla presque du regard avant qu’une nouvelle vague d’angoisse ne le gagne en entendant deux prénoms inconnus. Ana et Connor. Qui étaient-ils ? Pourquoi avaient-ils besoin d’être prévus ? Etaient-ils les instigateurs de son mal-être, de son désarroi ? Lui avaient-ils tout enlevé, de son prénom à sa propre histoire ? Nerveusement, il se mit à regarder partout autour de lui, se faisant assaillir par ses questionnements silencieux.

Jusqu’à ce que tout en lui ne se taise et que son instinct ne prenne le dessus. Il se précipita presque vers la jeune femme qui semblait avoir trébuché pour l’envelopper dans ses bras, lui évitant ainsi une douloureuse chute. À l’instar de cette dernière, le brun se figea lorsque son regard clair croisa l’émeraude. Il demeura figé ainsi, une fraction de seconde, la tenant dans ses bras, ses yeux ancrés dans les siens. Puis, aussi vite que cela était arrivé, il la relâcha, secouant la tête et levant brièvement la main face aux remerciements de la brune.  

- J’imagine que c’est ça, quand tu dis que j’étais toujours été là pour toi dit-il, presque sans émotion, sans se douter de savoir à quel point il était dans le vrai.  

Parce que cela avait toujours été comme ça entre eux. Ils étaient là, l’un pour l’autre, pour s’empêcher de tomber. Au sol ou dans l’oubli.  

L’arrivée du labrador finit par tout de même déclencher en lui des émotions bien plus positives, du moins, c’était ce qu’il ressentait. Et, après avoir interrogé la femme du regard, l’homme se laissa presque aller.  

- Winter ? répéta-t-il, presque enfantin alors que le chien redoubla d’énergie en entendant son maître l’appeler enfin par son prénom Je lui ai sauvé la vie ? Je... Je crois que... Non, je m’souviens pas je...

La panique le gagnant à nouveau, l’homme se concentra un bref instant sur cet animal si affectueux, s’y réfugiant presque.

- Je... J’l’aime bien, lui. Les chiens, ça ne ment pas finit-il par dire  

C’était sans doute la présence du canidé qui lui donna la force de pénétrer dans cette caravane où il s’était réveillé sans souvenir, sans rien. À nouveau, l’homme analysa cet intérieur. Cela pourrait être chaleureux, accueillant mais tout lui paraissait froid car étranger. Et la réaction de la femme à la question qu’il venait de lui poser n’aida pas. Il fronça, une énième fois, les sourcils. Jusqu’à ce que les pleurs d’une petite fille ne l’attirent.  

Impuissant et désemparé, l’homme regarda la brune se diriger vers la petite au visage angélique. À dire vrai, il scrutait plus qu’il ne regardait. Puis, soudainement, cette petite tendit les bras vers lui, agitant ses petites mains. Un brin paniqué, le brun regarda autour de lui puis pointa son index sur son torse, comme pour être sûr que c’était lui qu’elle appelait, que c’était un câlin de sa part qu’elle réclamait. Au départ, il secoua la tête à la négative avant de se montrer hésitant puis implorant presque du regard la jeune femme. Maladroitement, il écouta les directives et finit par s’assoir sur une chaise, attendant presque figé que la petite ne finisse dans ses bras. C’était donc elle, Ana. Elle paraissait si innocente, si jeune, si pure. Elle ne pouvait définitivement pas être à l’origine de son état.  

Il n’était visiblement pas à l’aise, du moins pas dans les premiers instants. La petite Ana, elle, en revanche était toute à son aise. Embarrassé, presque mécaniquement, il releva une main à l’arrière du crâne de la petite lorsque la seconde vint toucher son propre visage, comprenant qu’une barbe gênait la petite. Winter, quant à lui, continuait de le coller. Et, sans réellement s’en rendre compte, l’homme commençait à se décrisper légèrement. Entouré ainsi de deux êtres purs, il ne pouvait que retrouver ses vieux réflexes oubliés.  

- Prendre une douche ? Je... J’pourrais essayer

Mais se souvenait-il ce que c’était ? Il n’y avait pas que son histoire qu’il avait oubliée. D’ailleurs, l’homme contempla, perplexe, l’assiette qui venait d’être posée devant lui. D’une main maladroite, il souleva le morceau de pain, analysant ce qui se trouvait en dessous.  

- Je... dois manger ça comment ? Avec les mains ?

Et alors que la brune venait lui arracher la petite, le trentenaire fit glisser l’assiette vers elle, arquant un sourcil interrogateur.  

- J’aimerai que tu goûtes avant moi. S’il te plaît. Pour que je vois comment faire dit-il, toujours un brin méfiant  

Il ignorait si elle avait réalisé qu’il était méfiant ou si elle voulait simplement lui montrer mais elle s’exécuta brièvement et une fois chose faite, l’homme se jeta presque sur ce burger de fortune. Maintenant que la nourriture était sous ses yeux et entre ses mains, il réalisait qu’il mourait de faim. Il dévora, sans doute comme un malpropre, le plat, continuant toute fois de jeter des coups d’œil à droite, à gauche. Vers Winter qui réclamait, vers la brune, vers la fillette. D’un revers de main, il s’essuya la bouche.  

- c'est... délicieux dit-il en avalant une nouvelle bouchée avant de zyeuter Ana Tu as dit que c’était ta fille et que je t’aidais à l’élever, que je veillais sur vous. Mais je... j’suis pas son père, tu me l’aurais dit. C’est qui son père ? Il est où ? J’imagine que tu vas me dire que je le connais, qu’il a été inquiet pour moi mais que je m’en souviens pas
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Re: Duck's stories

Ven 4 Nov 2022 - 11:37


Mon cœur a presque un raté en le voyant avec Ana dans les bras, retrouver presque instinctivement son attitude tendre vis-à-vis de la fillette qu’il élève comme la sienne. J’ai toujours été subjuguée par la beauté à la fois si simple et si touchante de mon époux, mais retrouver cet émouvant tableau après des jours aussi pénibles me prouve que je ne pourrais jamais me lasser de lui.

J’ai une envie folle de le toucher, de poser ma main sur sa peau, de me joindre a ce petit duo physiquement, mais je ne le ne peux pas. Ca en est presque douloureux, pour ne pas dire un supplice, de me refréner pour me contenter de dévorer du regard mon époux. J’ai trop peur qu’un geste maladroit le face a nouveau fuir ou ne le perde complètement dans cette idée que je puisse lui vouloir du mal. J’ai beau savoir que je dois être patiente, il me faut plus que de la volonté pour rester à distance et ne pas chercher le contact de sa peau sous les doigts.

Je reste donc a contempler l’homme méfiant qu’est devenu mon époux, prenant sur moi de ne pas montrer a quel point ce qui se passe m’ébranle et me concentrant sur le fait que des gestes ne trompent pas : c’est bien toujours Daemon. Celui qui est là pour m’éviter de tomber, celui qui déteste le mensonge, celui qui ne sait pas garder son cœur fermé au sourire d’Ana ou résister aux demandes de câlins de Winter. Il a l’air d’hésiter pour la douche sans que je ne comprenne pourquoi. Après autant de jours à ne pouvoir être que bassiné par mes soins et vue sa tension, je reste convaincue que cela ne pourra qu’entre bénéfique pour.

« Ca te fera du bien, j’en suis certaine. »

Malgré le malaise qu’il a pu avoir en prenant Ana dans ses bras, ma fille est plus douée que moi pour percer sa carapace et obtenir de l’affection. Cela me redonne tellement d’espoirs que ses souvenirs ne soient pas totalement perdus, juste un peu cachés en attentant qu’il les retrouve. Si Ana ne se fait pas prier, une fois dans sa chaise haute, pour ouvrir la bouche et prendre son repas, c’est autre chose pour Daemon qui me demande comment il doit manger ça. Je suis loin de mesurer l’abime dans lequel il se trouve. Soucieuse que cela se passe bien je lui demande :

« Tu préfères peut être avec un couteau et une fourchette ? »

Si je reste une seconde a le regarder sans comprendre, je finis par lâcher un « Oh » quand mon cerveau commence a accepter le fait qu’il puisse craindre que je l’empoisonne. Je fais au mieux pour ne pas me formaliser ni montrer à quel point cela me blesse qu’il puisse imaginer cela.

« Si cela te fait plaisir… »

Je prends délicatement son hamburger entre mes doigts avant de le porter lentement a mes lèvres pour croquer un petit morceau sans quitter des yeux le maçon. Je prends volontairement mon temps, assumant parfaitement cette petite lueur de provocation que j’ai dans le regard comme si je prenais un risque fou de m’empoisonner moi-même. Une fois fait, avec un air un peu enfantin, je lui rends ce plat qu’il a toujours adoré. Il y a du défit dans ma voix quand je lui assure :

« Promis, il n’y a que tes ingrédients préférés dedans. »


Je m’occupe d’Ana qui s’amuse de l’appétit de Dada, a tel point qu’elle en oublie de faire sa chipie et mange sans se faire prier tout ce que je lui donne. Le voir dévorer ainsi me fait un nouveau pincement au cœur : il était vraiment affamé. Sans qu’il me demande quoique ce soit, j’avance un essui, un grand verre d’eau et une copieuse ration de tourte a la viande que je sors du four.

« Je suis contente que ça te plaise. Si tu as encore faim, je t’en referais, mais attention de ne pas manger trop vite. Ton estomac va surement avoir besoin d’un peu de temps pour se réhabituer. Quand tu étais malade tu n’arrivais pas à manger beaucoup.»


J’aide Ana à finir son dessert et me fige a la question inattendue de Daemon, manquant presque d’échappé la cuillère de compote sur ma fille. Pale, je me tourne vers lui et le dévisage avant de réussir à me reprendre. J’ai un sourire un peu forcé et pincé pour lui répondre :

« Ana n’a pas de père… et tu te trompes, je ne sais pas où est son géniteur, ni s’il est encore en vie, mais je peux t’assurer qu’il se moque bien de ton sors. »


Je soupire en passant ma main sur mon ventre pour calmer le bébé qui a senti ma soudaine nervosité et se sent d’humeur a se lancer dans un match de boxe. Je suis obligée de m’assoir et grimace un peu avant que ca se calme.

« Tu le verras, ici il y a beaucoup de personnes qui ont vécu des drames, des enfants sans parents, des personnes abimées qui ont été arrachées a leur famille. Toi, tu es le genre de personne qui tend la main a tous et fait de ton mieux pour aider. »

Et c’est aussi ce qui m’a fait tomber amoureuse de lui. Je me souviens encore de cette bouffée de chaleur quand il est revenu au camp des divas, alors qu’il aurait pu fuir, avec cette petite fleur pour moi. C’est seulement a ce moment là que j’ai compris a quel point il était merveilleux. Je plonge mes yeux dans les siens et, avec autant de douceur que de sérieux :

« Je sais que ça ne doit pas être facile Daemon, en fait non, je ne peux même pas imaginer ce que tu vies. C’est surement lié a cette fièvre. Je ne suis pas médecin, mais je pense qu’avec du repos, des bons repas et si tu arrives a laisser les choses se remettre tranquillement dans ta tête, tu pourrais surement retrouver tes souvenirs. Avec un peu de chance dans quelques jours tout au plus, tout reviendra. Pour le moment, c’est tout ce que l’on peut faire… »

J’aimerais tellement être sûre de moi, que cela ne soit que ça. Maintenant, c’est un peu notre seule piste : ne pas le brusquer, l’aider a reprendre des forces, essayer de lui montrer des choses qui pourraient le stimuler sans pour autant le brusquer. Je n’ai rien d’autre dans mon chapeau a sortir avec un « Tada ».

Une fois le repas finis, Ana dans les bras, je l’accompagne a la douche, m’assure qu’il saura avoir de l’eau chaude. La cabine n’est pas très grande mais on a toujours réussi a tenir a deux dedans, même si cela était dans un autre contexte « plus proche ». Il y a un tabouret pour poser ses affaires, un rideau et un sceau pour récupérer l’eau si besoin, avec différents savons. Je lui apporte un siège que je place dans la douche, au cas où il ne se sente pas bien. Je suis inquiète pour lui, trop.

« Je vais poser Ana chez un ami et je reviens vite, d’accord ? Si tu te sens mal, tu t’assoies et tu m’attends… »


J’ai un peu de mal à le laisser seul pour autant, je n’ai pas le choix. Même si je fais vite, que Connor est réactif pour comprendre et Ana facile pour changer de bras, surtout si c’est pour retrouver son frère de lait, cela me parait déjà trop long.

Quand je reviens, l’eau coule toujours et je n’entends rien qui me suggère un drame. Je prends, a nouveau, sur moi, pour ne pas aller le voir sous la douche. Même si mes hormones me titillent, ce n’est pas le moment. Je change les draps de son lit avant de réaliser que je ne lui ai pas laissé de vêtements propres sous la main. Oups. Un peu mal a l’aise, je toque a la porte et m’annonce d’une toute petite voix :

« Daemon… c’est Alex… je… j’ai des vêtements pour toi, je vais les poser sur le tabouret… tout va bien ? Tu... tu te sens comment? »

C’est tellement étrange toute ces précautions alors, qu’il y a peu encore, nous prenions nos douches ensemble. Perdue dans cette nostalgie, je ne fais attention n’a rien.
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Re: Duck's stories

Mer 7 Déc 2022 - 12:49

La dégustation de ce plat préparé avec les moyens du bord et beaucoup d’amour, même si cela, il l’ignorait ; lui fît étonnamment beaucoup de bien. L’homme, drainé par l’angoisse de ne rien se souvenir, avait inconsciemment ignoré les maux que lui soufflait son propre corps. Encore sur la défensive, il avait préféré rester sur ses gardes plutôt que d’écouter son estomac qui criait famine et toute la faiblesse qui s’était imprégnée de son corps durant ces trop nombreux jours alité.

Les minutes qui suivirent ce repas lui firent un drôle d’effet. Le trentenaire était comme entre deux eaux. Il y avait la satisfaction inattendue d’être aussi rassasié qui se mêlait à la pression de se sentir étrangement faible. En réalité, il n’était pas tout à fait faible mais surtout repu, ce qui emmenait inévitablement une sensation de fatigue. Pourtant, l’homme refusait à se laisser aller et à montrer à quel point son corps réclamait de s’allonger. Son esprit était bien trop alerte pour cela. D’ailleurs, il ne manqua pas de voir la jeune femme se figer à sa question. Il avait beau avoir tout oublier, il ne pouvait ignorer à quel point l’attitude de la brune venait de changer. Crispée, pâle, la gentillesse et la candeur semblait l’avoir quitté pour laisser place à une sorte d’effroi. Son sourire n’était plus aussi naturel qui lui paraissait et ses mots bien plus tranchants. Ainsi, l’adorable petite Ana n’avait pas de père, seulement un géniteur.  

L’homme fronça malgré lui les sourcils et, toujours sans qu’il ne s’en rende compte, sa main libre vint se serrer en un poing. Il ne saurait l’expliquer mais une sorte de colère semblait vouloir s’emparer de lui. Avait-il connu ce géniteur ? Lui vouait-il une haine ? Ou était-ce simplement le contre-coup ? Serrant un peu la mâchoire, il parvint toute fois à cracher quelques mots.

- Je le connais? dit-il, l’air sévère  

Mais bien vite, la brune face à lui vint à se toucher son ventre arrondi, grimaçant en prenant place sur une chaise. Le trentenaire entama de se lever, faisant grincer la chaise sur le parquet avant de se raviser, préférant demeurer méfiant tout en écoutant ce qu’elle avait à lui dire.  

- Je suis vraiment ce genre de personne, qui tend la main à tout le monde ? demanda-t-il, incertain Est-ce que... Est-ce que je fais partie d’eux moi aussi ? Est-ce que je suis abimé, sans famille et quelqu’un qui a vécu des drames?

Sa voix était sérieuse, presque grave mais son visage ne mentait pas; il s’interrogeait réellement. Mais une fois de plus, l’homme pouvait-il faire entièrement confiance à la femme ? Qu’importe les réponses qu’elle lui apporterait, le doute subsisterait. Machinalement, il se releva presque d’un bond en la voyant se lever. Il la suivit, toujours sur la défensive avant de la voir faire un drôle de manège avec un sceau et des produits à l’odeur agréable. Fasciné, il ne répondit pas de suite avant de dresser un sourcil interrogateur en l’entendant parler d’un ami et qu’elle s’éclipsa bien rapidement.  

Le brun fît couler l’eau mais ne pénétra pas dans cette petite cabine. À la place, forcément, il décida de sortir de cette caravane et suivre cette étrangère, s’assurant de prendre un couteau avec lui. Aussi discret qu’il le pouvait, il observa l’homme qu’elle retrouva. Était-ce le père de la petite ? Le fameux géniteur sur qui elle lui aurait menti ? Était-il de mèche avec elle et responsable de l’état dans lequel l’homme se trouvait ? Cette colère qu’il avait ressentie plus tôt était-elle finalement dirigée vers cet homme ?  

Bien vite, la brune s’extirpa de la caravane. L’homme se planqua comme il le pouvait et, en catimini, la suivit à nouveau. Il voulait la mettre au pied du mur, la confronter dans cette réalité qui était finalement fausse. Il s’apprêtait lui aussi à entrer jusqu’à ce qu’il ne sente une main s’accrocher sur son épaule, un peu trop fermement. Sans comprendre, il se retrouva face à un homme à la peau bien plus foncée que la sienne. Un sourire illimunait son visage mais le brun ne comprenait pas. Sa main s’était resserrée autour de son couteau et sa seconde vint repousser violemment celui qu’il voyait comme son aissaillant.  

- M’approche pas !  

L’homme en face ne semblait pas comprendre.  

- Qu’est-ce qui t’arrive mon pote ? Et qu’est-ce que tu fous avec ce couteau ?

L’inconnu se rapprocha à nouveau, heureux de retrouver son ami. Mais l’ami en question ne l’entendait pas de cette oreille.  

- T’es sourd ?

Et, sans crier gare, son poing vint s’écraser sur la mâchoire de l’inconnu qui recula de surprise, portant sa main sur son visage.  

- Mais t’es un grand malade ! cria-t-il t’es bourré ou quoi ?

Le trentenaire, privé de ses souvenirs, s’apprêtait à recommencer, à se défendre si l’homme en face continuait.

- Alex ! Alex, c’est quoi le putain de problème?
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Re: Duck's stories

Mer 7 Déc 2022 - 16:33


Le regard douloureux, je sens ma respiration se bloquer à sa nouvelle question. S’il le connait ? La vraie réponse est que lui a eu la chance d’oublier, un privilège que je lui enivrais presque. Moi, je suis condamné a vivre avec ce fantôme qui se cache dans chaque ombre. Même si j’avais la force de lancer le sujet, je ne veux pas qu’il revive ce que je lui avais fait vivre lorsque je lui avais parlé du fou et de son ami. Je me contente de hocher positivement la tête en détournant les yeux.

Le bruit de la chaise de Dameon me fait lever le regard vers lui, plein d’espoir, avant que je me referme un peu. L’espace d’une seconde j’ai cru qu’il allait bondir à mes côtés, comme mon époux ne cesse de le faire a la moindre contraction. Une fois de plus je sens un cuisant manque presque douloureux qu’il soit aussi proche et en même temps si inaccessible. Un pli soucieux se dessine sur mon visage quand il me demande si lui aussi est abimé. Je sais qu’il est comme nous tous, pour autant, je ne l’ai jamais vue comme cela. Depuis qu’il est entré dans ma vie, il est devenu ma force, mon pilier, malgré ses propres souffrances il a toujours su aller de l’avant au point qu’il est facile d’oublier ses blessures. Je me mordille la lèvre nerveusement avant de lui répondre avec douceur :

« On a tous vécu des drames Daemon, mais tu as encore deux frères. Je ne sais en contacter qu’un, mais si tu veux je lui demanderais de venir te voir. On a une photo de vous 3 aussi, elle est rangée dans une malle, je peux te la trouver si tu as envie de la voir. Et puis, tu as « nous » : on est tous devenu une famille… »


Je ne parle pas de sa première femme, de son meilleur ami ni de sa sœur, je préfère rester sur le positif. Je le laisse a ses ablutions sans me douter le moins du monde qu’il ne profiterait pas de ce moment de détente pour laisser place a cette méfiance que je ne lui connais pas. Encore une nouvelle chose avec laquelle je vais devoir apprendre a composer.

A mon retour, n’entendre que le bruit de l’eau m’inquiète un peu. Et s’il a fait un malaise sous la douche ? Je me sens étrangement intimidée a l’idée de le surprendre tout nu, alors que c’est mon mari. Après une petite hésitation, ses vêtements propres dans les bras, je me risque a un timide :

« Daemon ? Tout va bien ? »

Pas de réponse… une boule d’angoisse se forme et les pires scenarios prennent vie dans ma tête alors que je tire le rideau pour découvrir…. La douche vide. Par réflexe, je coupe la précieuse eau chaude, incapable de comprendre ce qui se passe et où est mon mari quand j’entends un rugissement de dehors. Je me précipite presque maladroitement hors de la caravane pour voir Chase se tenir le visage, Daemon avec un regard noir et le couteau a la main. Il y a trop de possibilités pour que les choses dégénèrent et je ne réfléchis pas avant de me mettre entre les deux. Une part de moi ne reconnait pas l’homme qui a perdu sa mémoire mais, je ne peux pas imaginer une seule seconde qu’il pourrait me frapper, me faire du mal, a moi et son bébé. Les yeux pleins de larmes et suppliante, ignorant la question de Chase, je ne fais face qu’a l’homme que j’aime.

« Arrête Daemon… s’il te plait… c’est Chase… c’est ton ami. Je ne sais pas pourquoi tu es fâché après lui mais range ce couteau… s’il te plait. »

J’ai une main tendue vers lui l’autre posé sur mon ventre pour calmer le bébé qui partage bien trop de mon agitation intérieure. Je reste les yeux dans les siens, partager enter détresse et espoir.

« Putain Alex tu vas m’expliquer ce qui se passe !? »

Je ne me tourne même pas pour lui répondre et c’est toujours en faisant face au maçon amnésique que je lui dis :

« Il… il ne se souviens plus de rien Chase, c’est peut etre un contre coup de la fièvre. Je… je n’en sais rien, mais s’il plait, pars. Laisse nous pour le moment… »

Je ne sais pas comment il a mis mon mari dans cet état mais je refuse de le laisser l’épuiser plus ou qu’ils se blessent l’un l’autre.

« Daemon, on va faire ce que tu veux d’accord ? Si tu veux qu’on prenne une voiture pour aller sur des endroits que tu connaissais, on ira, si tu veux visiter le camp, on le fait, si tu veux qu’on discute, je suis là aussi… tout ce que tu le demandes et que je suis capable de le faire, je le ferais… mais juste, essaye de me faire confiance, au moins juste un peu… je te jure que je préférerais mourir des centaines de fois plutôt qu’il ne t’arrive du mal… »

Je reste là, la main tendu, immobile, a ne vouloir que le ramener dans un cocon douillet pour le protéger de tout, y compris de lui-même, mais en restant consciente que s’il ne veut pas rester, s’il veut faire des choses idiotes, je ne pourrais pas l’en empêcher.

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Re: Duck's stories

Mer 21 Déc 2022 - 17:58

Le front plissé et les sourcils froncés, l’homme continuait d’écouter presque sagement la femme. Il ne buvait pas ses paroles mais elle était la seule personne présente à cet instant et ce depuis qu’il avait ouvert les yeux. Une partie de lui lui soufflait qu’elle était digne de confiance, qu’il ne pouvait que l’écouter. Une autre partie, celle plus sournoise, le faisait toujours douter de tout. Il hocha lentement la tête avant d’écarquiller les yeux devant la réponse de la brune. Ainsi donc, il avait deux frères.  

- Des frères? répéta-t-il, encore un peu choqué de cette information Ils sont où ? Pourquoi ils ne sont pas là, avec moi, si j’étais si malade ? Je... Je veux bien voir la photo

L’un d’entre eux était-il ce fameux Jackson dont les plaques pendaient autour de son cou ? Était-il proche d’eux ? Il en doutait, une fois encore. Parce qu’ils n’étaient pas là et que rien ne lui revenait. Son visage redevint alors plus sérieux, plus grave alors qu’il digérait cette information pourtant pas si extraordinaire que cela.  

- Tu pourrais me raconter les drames que j’aurais vécu ? Si tu dis qu’on en a tous vécu, ça veut dire que je suis inclus dedans...

À dire vrai, l’homme ne savait pas s’il était prêt à entendre tout cela. Il en avait envie, pour découvrir sa propre histoire qu’il avait étrangement oublié. Il en avait besoin, pour apprendre à se connaître, lui-même. Mais c’était son cœur qui parlait, non pas son esprit qui était extenué. Extenué par cette maladie, extenué par ce combat interne qu’il menait sans le savoir, extenué de réfléchir trop, de s’interroger sur tout. La femme avait peut-être saisi ce malaise, peut-être pas. Mais elle s’éclipsa, le laissant seul avec ses pensées. Et le négatif vint alors rapidement reprendre le pas, le forçant à la suivre, armé. Le forçant à se perdre dans un tourbillon d’inquiétude, de panique. Tant et si bien que le brun se retrouva face à un homme dont il ignorait, une fois de plus, l’existence. La situation dérapa bien trop vite, laissant ses propres craintes prendre le dessus sur tout le reste.  

Et une nouvelle fois, comme si elle était destinée à être ce visage rassurant, ce seul visage ; la brune débarqua. Et pour la première fois, l’homme eut un sursaut en l’entendant prononcer le prénom Daemon, en la voyant se poser sans sourciller devant son arme. Son regard, nerveux, frénétique, passait d’un visage à l’autre. À celui de l’homme, à celui de la femme. Et ce pendant plusieurs secondes. Ses oreilles bourdonnaient à mesure que son corps se tendait. Sa peau semblait devenir moite et des picotements venaient agiter ses mains abimées. Il secoua la tête.

Non, il ne devait pas, il ne pouvait pas se permettre de se montrer faible ou de tomber. D’un pas qu’il pensait déterminé mais qui était en réalité bancal, il brisa la frontière qui le séparait de la femme et sa main libre vint fermement saisir le pull qu’elle portait, son regard rivé aux yeux verts. Ce n’était pas une fraction de seconde que son corps entier se figea, que sa main relâcha le vêtement, que l’autre fît tomber le couteau au sol. L’image qu’il venait de voir, le temps d’un battement de cils, le fît tituber en arrière, se heurtant à la caravane. Il se laissa glisser sur le sol, se retrouvant assis, plongeant son visage dans ses propres mains.  

- Je... Je suis désolé je... Je veux juste que tout s’arrête je...

Son regard commençait à s’embrumer alors qu’il revoyait cette brune dans un étrange camp, avec de grandes cages, se faisant saisir par une femme blonde bien trop musclée, comme il avait eu l’intention de le faire. La scène était rapide mais il voyait la blonde donner un coup de matraque électrique à la brune.  

- Je... je viens de te voir avec une grande blonde qui... qui te battait ? C’est... c’est réel ? Dis moi que... que je suis pas comme ça que... je suis désolé... souffla-t-il, presque tremblant
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Re: Duck's stories

Ven 23 Déc 2022 - 9:28

Je suis suspendu a lui, seulement a lui… je ne fais même plus attention a ce que Chase fait. Je me contrefiche de lui comme de presque tout le reste. Seul l’homme en face de moi, celui a qui je me suis donnée entièrement et pour toujours quoiqu’il se passe.

Je n’ai pas peur et ne vois pas en lui une menace. Je ne le pourrais jamais. Qu’il s’en souvienne ou pas, mon amour pour lui ne me fait pas penser une seule seconde au pire. Je lis sur son visage tellement de souffrance et de détresse que j’en ai le cœur brisé et juste envie de le prendre dans mes bras comme si cela pouvait le sauver de tout. Si le temps semble suspendu a cet instant, moins avec ma main tendue et mes yeux plein de douceur, lui avec son arme et ce regard fiévreux, je me rassis en le voyant vaciller.

« Daemon !! »

Ma voix trahis tout l’angoisse qui explose en moi. Il sort d’une grosse maladie, il n’est pas tiré d’affaire. Je ne survivrais pas s’il lui arrivait quelque chose. Je bondis à ses côtés, alors qu’il fait tomber son couteau pour le soutenir alors qu’il se laisse glisser au sol en s’excusant me disant qu’il veut que tout s’arrête. Cette phrase me fait peur alors que je me bats pour que tout continue mais ce n’est rien a coté de ce que je ressens en voyant son regard s’embrumer. En moins de quelques seconde je suis à ses côtés, le souffle cours pas loin de la panique.

« Daemon… Daemon !! Reste avec moi !! Reste !! Oh mon Dieu…. »


Je ne suis pas loin de pleurer de soulagement quand, enfin, il me répond et semble s’être souvenu de quelque chose. J’hoche a tête pour signifier que c’est bien un souvenir qu’il a eu. Jai tellement de contraction du a ce stresse que je grimace en me redressant. Avec douceur je lui attrape le bras pour le passer au-dessus de mon épaule et l’aider a aller vers l’intérieur de la caravane.

« Ne sois pas désolé, tu m’as protégé moi et mon petit frère de toute tes forces alors que tu étais dans une situation encore plus précaire que la nôtre… Tu aurais pu fuir des centaines de fois mais tu es resté pour nous. C’est moi qui suis désolée de ce que tu as enduré pour nous sauver. »

Je l’emmène vers le lit et lui retire ses chaussures pour le mettre a l’aise avant de l’installer au mieux dans nos draps propres, le callant avec plusieurs oreillers. Quand je suis sure de son confort je vais sortir une des boites de rangement maniaquement organisé pour retrouver la photos de lui avec ses frères.

« Tu me demandais quel drame tu as vécue… tu viens de t’en souvenir d’un. Tu as été capturé par des femmes affreuses qui t’ont maltraité, fait dormir dans une cage comme un animal, traité comme un esclave. La blonde, c’était Charlotte. Elle est morte maintenant elle ne peut plus nous faire de mal… »

Je reviens et m’assois a coté de lui en lui tendant la photo.

« Regarde, c’est tes frères. Le plus grand c’est Sébastian. Il était très inquiet pour toi et vaudra surement te voir des que tu seras un peu retaper. Celui-ci c’est le second, Roman. Vous êtes un peu en froid mais je pense qu’il sera heureux d’avoir de tes nouvelles. La c’est Ana, ta grande sœur, malheureusement, elle n’est plus de ce monde, mais elle avait l’air d’être une personne fantastique et serait surement heureuse que tu ailles mieux… »

Je pose délicatement ma main sur la sienne et lui demande, un peu nerveusement de crainte de la réponse alors que mes prunelles se noient dans les siennes, presque suppliantes :

« Est ce que… est ce que tu veux bien que je reste près de toi ou… enfin… est ce que ma présence te gêne pour te reposer ? »

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Re: Duck's stories

Dim 25 Déc 2022 - 15:26

L’homme malade ne possédait aucun souvenir. Pas un seul auquel se raccrocher, pas un seul pour lui faire croire à une réalité qui lui échappait. Et c’était sans doute ça, le pire, dans cette amnésie. Il n’avait aucune prise. Pas une seule bribe pour contrer cette impuissance qui le gagnait. Sa vie semblait avoir commencé aujourd’hui. Hier n’existait pas et demain semblait plus qu’incertain, indécis. La seule chose palpable était aujourd’hui. Ce présent bien trop flou, comme un vieil objectif qui ne voulait se stabiliser. Et à travers cet objectif instable, il n’y avait qu’une seule constante tout aussi trouble : le visage pâle de la brune. C’était peut-être finalement sa seule réelle prise mais cela, il l’ignorait encore.  

À présent, le trentenaire devait faire un choix crucial. Se rattacher à cette prise, quoi qu’il en coûte ou tenter sa chance seul, sans souvenir, sans histoire, sans prénom. Un nouvel élan de rage s’était emparé de lui et, l’espace d’une courte seconde, l’option de tenter sa chance seul s’était imposée à lui. C’était pour cela qu’il avait tenté, vainement, de fondre sur la femme aux cheveux bruns. Ce n’était qu’une fraction de seconde avant qu’une étrange image ne lui frappe l’esprit et ne le fasse vaciller. Sans le savoir, c’était son inconscient qui lui parlait. Jamais ô grand jamais il ne pourrait lever la main sur elle, tout comme il ne lèverait jamais la main sur les personnes présentes dans ce campement de fortune. Mais particulièrement pas sur elle.  

L’image qui venait de brouiller son esprit le perturba, sans doute plus que de raison, le faisant perdre littéralement pieds. La voix de l’inconnue lui parvenait aux oreilles, malgré que son audition ne soit brouillée elle aussi. Et, sans vraiment comprendre pourquoi, comme si une force étrangère le poussait à ne pas sombrer, pour elle ; c’était à sa voix qu’il se rattachait. Finalement, ce n’était plus un peut-être, elle était sa prise. Assez pour lui faire confiance et la croire lorsqu’elle affirma que ce qu’il venait de voir était réel. Là était donc son premier souvenir nébuleux.  

Comme un pantin désarticulé, comme s’il avait perdu toute volonté, l’homme se laissa guider par la femme. Il se redressa péniblement, jetant malgré lui un coup d’œil inquiet vers le ventre arrondi en la voyant grimacer.  

- J’ai fait ça, moi ? demanda-t-il, comme s’il doutait du portrait que la brune dépeignait de lui  

Etrangement docile, il suivit les mouvements de la brune, s’allongeant sans demander son reste. Le regard qu’il portait sur elle était à présent différent. Il n’y avait plus de méfiance mais un intérêt particulier alors qu’il tentait de se remémorer de ce qu’ils avaient bien pu vivre dans ce curieux souvenir qu’il venait d’avoir. Il la scrutait s’afférer avec les oreillers puis la détaillait alors qu’elle ouvrit une boîte. Elle n’avait pas hésité un instant sur laquelle ouvrir et l’homme ressentait une étrange envie de sourire, sans pouvoir expliquer pourquoi. En réalité, c’était parce qu’il aimait ce côté plus qu’organisé de sa femme et cela ne manquait jamais de faire naître un sourire attendri chez lui mais ça aussi, il l’ignorait encore.  

- Nous ? dit-il

Il ne comprenait pas qu’ils étaient vraiment un “nous”, qu’ils ne formaient presque qu’une seule et même personne tant ils étaient toujours collés l’un à l’autre. D’une main un peu tremblante, l’homme attrapa la photo que la brune lui tendait. Son regard se posa instinctivement sur la jeune fille et à nouveau un sentiment étrange s’empara de lui. Il finit par regarder les jeunes hommes, écoutant attentivement la brune. Sebastian, Roman. L’un d’eux avait des petites cornes de diable dessinées au-dessus de son crâne. Bien vite, son cœur se serra en entendant le prénom de Ana et en apprenant qu’elle n’était plus de ce monde. Il se mordit la lèvre inférieure, scrutant la photo avant de poser ses yeux dans ceux de la brune.  

- Ana... comme ta fille. C’est un hasard ?

Un court frisson lui parcourut le corps alors que la main de la brune vint se poser sur la sienne. Il eut d’abord un mouvement de recul vif avant de finalement se raviser et de rapprocher sa main. C’était un contact étrange mais agréable auquel il s’habitua vite. La peau de la brune était douce, chaleureuse et il avait comme l’impression que sa main était faite pour la sienne.  

- Je crois que... je crois que tu peux rester souffla-t-il  

Il releva le regard vers les yeux émeraude. Il la fixa plusieurs secondes durant, jusqu’à se perdre dans ses yeux. Sans s’en rendre compte, ses doigts commençaient à serrer la paume de la jeune femme.  

- On est quoi l’un pour l’autre ? demanda-t-il, presque timidement
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