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3 participants

Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 4:55

SAHEL
GILL

WHO AM I
- Informations personnage -
Nom : GILL
Prénom(s) : SAHEL
Âge : VINGT-CINQ
Date de naissance : VINGT-SIX OCT.
Lieu de naissance : ESCANABA, MICHIGAN
Nationalité : AMERICAINE
Groupe : THE REMNANTS
Ancien métier : ETUDIANTE EN SCIENCES INFIRMIERES
Célébrité : ZOEY DEUTCH
- Défauts -
méfiante
arrogante
renfermée
rancunière
opiniâtre
- Qualités -
perspicace
persuasive
observatrice
douce
polyvalente

WHAT'S IN MY HEAD

- Psychologie du personnage -
    MÉFIANTE - ARROGANTE - RENFERMÉE - RANCUNIÈRE - OPINIÂTRE
    « le désert »

elle n’a pas volée son identité cette petite brebis galeuse. sahel, en arabe, ça renvoie au désert. alors, elle assume, non pas fièrement, sa froideur extrême. tout cela dû à une méfiance polaire. une réserve qu’elle affiche depuis toujours. elle sait comme l’Homme peut-être fourbe, insipide, vicieux.
on n’a jamais su ni comment, ni pourquoi sahel a décroché sa naïveté adolescente pour revêtir le manteau du sarcasme et de l’arrogance. je crois qu’elle ne le sait pas elle même.
ce manteau d’une douceur écarlate et chaleureuse, enivrant les plus vaillant d’entre eux. elle a ce visage d’ange, mêlé à de la témérité qui séduit plus qu’il ne parle. l’arrogance à l’état le plus pure. ou le mystère qu'elle alimente.
introvertie, elle ne tient pas le plus long des discours. brève, concise, elle entremêle les mots. sahel, elle veut du concret.  
il me semble que ça s’est installé petit à petit ce caractère franc et discret. insidieusement, ça s’est collé à sa peau après l’accident. comme si la lueur qui allait faire d’elle une femme clichée d’une société autrefois décadente, s’était éteinte.
elle n’aurait pas été futile, sahel, de toute façon. élevé par un militaire, ça n’allait pas faire d’elle une lolita. alors elle s’est tarie dans son monde de la justesse, et de la droiture. elle nomme ça la sagesse. jusqu’ici ça lui a sauvé la mise. ses idées arrêtés lui ont permis d’avancer, pas à pas. s’attirant parfois les foudres de ses congénères. si blessée elle est, elle n’hésitera aucunement pas à vous le faire savoir. c’est une revancharde, sahel. de celle qui pique constamment, et endure la souffrance patiemment dans l’idée de vous voir meurtri.
    PERSPICACE - PERSUASIVE - OBSERVATRICE - DOUCE - POLYVALENTE
    « le rivage »

sahel, signifie le rivage. sahel c’est littéralement le rivage. ce rivage qui sans fin accueille les flots, et les marées. il était tout naturel qu’elle vive l’apocalypse.
en arabe littéraire, sahel ça signifie la « conciliante ».  
je crois que son prénom lui va parfaitement. sahel, une caresse du bout de la langue et le souffle de la vie sur les cordes vocales. la douceur d’une infinie beauté. elle masque sa candeur par sa douce gestuelle, sa voix lascive, et son élocution brève. tout cela tiré d’une observation de son environnement depuis gamine. les schémas sociologiques sont satiriques à ses yeux. alors, imaginez vous bien que de ce petit monde, elle en a fait sa cours de démonstration et d’expériences. ça la rend perspicace. vive d'esprit. un brin instinctive.
sahel est persuasive. un brin lascive, et beaucoup trop maligne pour qu’on la berne. elle en joue, parfois trop. l’arrogance vous dis-je. elle a toujours eu ce qu’elle entreprenait. a contrario, elle n’a pas toujours eu ce qu’elle voulait. fallait-il encore le demander.
alors sahel s’est tari dans ses compétences. pour persuader, il faut être polyvalente. ses capacités, elle les a exploités, et elle en exploite encore aujourd’hui. avide d’acquérir toujours plus. les agilités ça sauve la vie par ses temps-ci.
mais sahel n’aime pas qu’on parle trop d’elle. humble ? peut-être. elle préfère surtout se recroquevillé dans l’ombre pour pouvoir mieux attaquer derrière.
sahel, c’est beaucoup de chose mais c’est surtout la discrétion incarnée. celle qui ne dit pas grand mot, et qui n’attends pas qu’on se tourne vers elle pour l’entendre dire qu’avec le temps, les choses iront mieux. sahel bâtit. que ce soit ce monde, ou son univers.

WHAT AM I MADE OF

- Physique / équipement -

    « dans cette vie, soit tu meurs ou tu tues.. soit tu meurs et tu tues »

sahel est vive, furtive. son mètre soixante et ces quarante-sept kilos font d’elle une femme menue, mais rapide. elle n’est pas sportive pour un sous, mais elle a su le devenir. courir selon son instinct de survie, ça aide. sahel est surtout agile de ses douces mains. c’est une excellente chasseuse. autrefois, ils chassaient entre père et fille. aujourd’hui, elle chasse pour sa peau et celle des animaux. toujours accompagné de son beretta, sahel traverse son quotidien, ceinturé à sa cuisse droite. beretta offert par son père lors d'un de ses anniversaires.
sahel est droitière, mais ambidextre quant il s’agit de vivre sous danger. sa collection d’armes à feu s’est agrandit au fur et à mesure des années, elle chérit son fusil à pompe ainsi que son beretta comme des objets de prédilection d’une rareté infinie. elle sait comme être armée et avoir l’habilité de tirer est une compétence à perfectionner. soigneusement rangée dans l'armurerie.
mais, sahel, sous sa passion des armes, et sa rapidité d’esprit et d’aptitude physique, c’est une femme d’une beauté jolie. une femme lascive sans lucidité de son pouvoir attractif. d’une voix si douce, qu’elle anesthésierait un ours. une délicatesse dans chaque mouvement, elle flotterait presque sur le sol. sahel pourtant vit en noir, s’habille en noir. manteau, jean, bottines noires. seuls ses cheveux dénotent du style vestimentaire quasi prédominant, un roux châtain. un carré long qu’elle a rapidement entretenu à la suite du sombre passage de l’autre côté de la barrière noire que ce monde a connu. autrefois, ses cheveux étaient longs. qu’elle attachait en grand chignon défait. mais comprenez qu’avec la survie, les cheveux long mirobolant n’ont pas leur place par ici.
sahel, elle a perdu son sourire. les années l’ont effacé de sa mine cernée. au fur et à mesure, elle tente de profiter des petites choses simples de la vie qui soulage le commun. elle essaye de retrouver son âme, un peu trop anesthésié avec le temps et ses aventures.

HEAR MY STORY



october, 26, 1994 - michigan, escanaba
une forêt boisée aux teintes orangées perdant son vert estival. little bay de noc longe escanaba. cette anse du lac michigan offre ce cadre provincial, qu’une famille idéalise. et sahel naquit là, dans un environnement harmonique, entouré de son père, de sa mère, deux militaires. l’un major, l’autre médecin, ayant déjà un garçon, jonas, né trois ans auparavant. une famille qui comblait les codes sociétales qui avait tout pour vivre paisiblement, dans un bonheur simpliste.

may, 06, 2004 - michigan, rapid river
sahel a dix ans, son frère en comptera treize. cette journée gravé au fer rouge sur la peau et dans les entrailles de cette famille. ils partaient pour une randonnée dans les forêts près des rapides si bien connu du michigan chéri. ils y ont perdus un fils, un frère. jouant près du cours d’eau, jonas leur échappa l’éclat d’une seconde.
sahel, immobile, regarda son frère submergé par les flots. emporté par l’eau trouble d’un rapide. sa boite crânienne heurtant chaque rocher croisant son passage.
observatrice de leur sort. son père s’agitant, sa mère se décomposant. son coeur, son innocente entière fut brisé ce jour là. Elle perdit l’insouciance, l’émerveillement. S’en ai éteint la lumière dans ses yeux.

august, 12, 2004 - washington, on the road to everett
on tourne la page, pour l’oubli d’une douleur insupportable. sahel scrute les paysages de plus en plus rocheux des cascades range, aux forêts de pins et de sapins entourant le mont rainier. l’état de Washington est bien différent, plus hargneux, plus froid, mais aux airs des contrés du michigan autrefois tant chéri. après tout, n’est-ce pas le reflet d’un soudain bascule de leur vie à trois. Alors sahel rêvasse sur son siège arrière de la voiture qui les mènent vers d’autres lieux. elle pense que son frère est assis, près d’elle, lui aussi, rêvassant d’une nouvelle vie au milieu de ses montagnes nouvelles. et puis elle tourne la tête, réalise que le siège est froid, sans vie. alors, elle retourne à ses rêveries d’enfance, à cette nouvelle école qui l’accueillera dans trois jours, à sa mère prostrée depuis la disparition de jonas, à son père qui aurait pris trente ans sur un visage déjà marqué par la dureté de sa vie. j’ai dis rêveries ?

january, 24, 2010 - washington, everett
le lycée, période ingrate. sahel est une solitaire parmi ces adolescents en quête d’une popularité éphémère. l’invisible préfère sa vie dans sa chambre, ou dans les forêts humides d’hiver de l’état de washington. son père l’emmène chasser les samedis après-midi. c’est comme ça qu’ils se défoulent, exacerbent leur quotidien bien lourd. du haut de son cheval, sahel est bercée par les brises du vent, qui viennent et s’en vont d’un côté comme de l’autre. ses cheveux virevoltent du haut de son crâne, soigneusement attaché en chignon défait.  
l’air y est humide, les oiseaux chantonnent pour annoncer l’arrivé d’un prédateur. kaya, la chienne loup tchécoslovaque de la famille reniflent les alentours. la condensation entre l’air chaud et l’environnement froid retraçant la fougue de l’animal au grès de ses reniflements.
- il est là, s’écrit le père, pointant du doigt le gibier au loin.
sahel s’évade, elle bifurque au trot sur son cheval, pendant que son père fonce droit avec son compagnon à pattes. sahel y voit un monticule de terre et de pierres. elle y grimpe, s’arrête, vise la cible en mouvement, puis tire, le tout d’un battement de cil. un silence après la détonation, suivi d’un gémissement. bambi est morte.

september, 10, 2011 - washington, seattle
infirmière. son conseiller d’orientation lui prédisait un avenir tendre de valeur arrachante. sahel s’y ai trouver un peu par hasard à cette rentrée. elle, elle aurait voulu faire de la photographie, monter son laboratoire de développement, vivre grâce aux millions de souvenirs que des utilisateurs d’appareils souhaitaient conserver. attendre que la chimie révèle les images toutes différentes dans les bains révélateurs en écoutant the verve ou les dandy warhols.
non, sahel allait être utile à une société qui ne comprenaient rien aux rapports humains et scientifiques. devenir infirmière, être le centre du monde pour un malade pas si imaginaire que ça.
spectatrice de sa misérable vie, l’appeler t-elle.  elle observait chaque personne qui entraient dans l’amphithéâtre. les cours avaient débuté depuis une quinzaine de jour, et sahel était, comme à son habitude, seule, perchée en haut des gradins.
aujourd’hui, rien de passionnant, lorsque fut installé les étudiants, l’intervenant commença son explication. aujourd’hui, la mitochondrie.  revenons donc aux bases de la cellule.
une pause, une cigarette à laquelle des doigts s’entrelacent. un café.
sahel se drogue au café. elle s’encourage à rentrer jusqu’à everett en bagnole à chaque gorgée bu.
en dehors des locaux, il y a un soleil qui rayonnent. sahel profite de la chaleur sur sa peau en aspirant la fumée de sa cigarette.
et puis un bruit de pas près d’elle :
- hey, t’aurais une cigarette pour moi, s’il te plait ?  j’ai complètement oublié mon paquet à la maison, je suis désolée de te demander ça mais..
sans un mot, sahel lui tend la promise, faisant taire son interlocutrice.  
- merci beaucoup, à charge de revanche.  je m’appelle mazzy au faites.
sahel avance sa main en réponse à celle tendu. mazzy a des cheveux blonds, aux boucles anglaises, des jolis yeux noisettes en amandes, un nez légèrement relevé. mazzy c’est le genre de nana qui intéresse les garçons pour son physique svelte. mais mazzy à la voix bien trop perchée. Sa veste en jean et sa barrette qui tire ses mèches en arrière lui donne une image bien trop futile pour sahel. mais sahel fait l’effort.
- enchantée, sahel !
mazzy esquisse un sourire, un sourire à la volé. à la volée de code prédéfini par une société qui se veut cordial. intriguée, mazzy continue les démonstrations. sahel le sait, elle est coincée avec elle le temps d’une pause.
- tu habites seattle ?
- non, everett.
- et tu fais toute la route jusqu’à l’école ?
- oui, pourquoi ?
- courageux. je n’aurais pas la force de la faire. je suis en colocation avec un ami. il y a une troisième chambre, si ça te dis ! bien évidemment, on a mis en ligne une annonce, mais si ça te plait, et que ça fais l’affaire..
- merci, c’est gentil, j’y réfléchirais.
et puis sahel se lève, l’heure de reprendre la symphonie d’un professeur monotone dictant l’utilité, la fonctionnalité d’une cellule. elle sourit à cette mazzy, puis repart à travers petite foule d’étudiant qui rejoignent la salle.

october, 12, 2015 - washington, seattle
adossé au mur surplombant son lit, sahel laisse ses doigts pianoter à son ordinateur. celui-ci affichant des cours d’infirmier en anesthésie. trois ans d’école l’ont conduise à vouloir endormir les gens lorsque tout est au plus mal. jouer avec les respirateurs et les drogues. contrôler la vie à bout de doigt. se prendre pour dieu.
- t’es au courant ?
- de quoi mazzy ?
- tu suis donc jamais l’actualité ?
sourcils froncés à demi relever, sahel dévisage mazzy qui s’est précipitée sur son lit. elle a devant elle une femme lion. ce petit bout de femme qui ne l’a plus quittée depuis cette cigarette partagée. mazzy et leo, ses colocataires sont le rappel à l’ordre d’une autre vie que celle de sahel. la vie du monde dans lequel est née sahel.
- non jamais maze, tu le sais pourtant si bien.
l’arrogance de sa voix n’en déplait à mazzy, qui cette fois-ci, ne s’en tient pas à la simple grimace.
- tu ne vas pas rire quand je vais t’annoncer la nouvelle.
- je t’écoute ?
- y'a une nouvelle maladie émergente, twitter relate les infos, des cadavres dans les morgues qui se relèveraient.
sahel sourit, lève les yeux en l’air, puis replonge les yeux sur son écran.
- sahel, ne me snobe pas.
- je ne te snobe pas. juste, explique moi comment on en est arrivé à la résurrection de cadavre dans des frigos ? je perçois pas si bien..
elle arbore son sourire un brin taquin. referme le clapet de son ordinateur qui chauffe. dans la pénombre de la pièce. elle aperçoit léo, qui se tient sous l’encadrement de la porte. le visage figé, il les observe. du moins observe sahel d’un regard froid.
leo, c’est le grand gaillard, à qui rien ne fait peur ou presque. celui qui n’a pas eu la plus jolie des enfances, et qui s’est battu à raison pour un avenir plus joyeux. c’est un téméraire. de ceux qui luttent pour construire un monde plus beau, en dépit des atrocités qu’il a pu vivre. sahel en serait piquée, si elle se l’autorisait. mais, ainsi va la vie.
- elle a raison, sahel. il y a quelque chose qui ne tourne pas rond avec cette histoire. dans les hôpitaux, ça commence à en parler beaucoup trop.
lorsque leo parle, sahel se tait et elle l’écoute. mais elle ne comprends pas. elle n’a rien entendu jusqu’ici. ou a éviter les conversations entre collègue.
- nous verrons bien. finit-elle à demi mot.
mazzy allongée sur le lit, lui enlace les jambes de ses tendres bras, puis s’éteint entre ses jambes. l’ambiance se fait pesante, mais sahel ne l’a comprends pas. elle caresse les doux cheveux de son amie, tout en regardant leo, qui petit à petit s’efface de la pièce. elle le trouve inquiet, le regard perdu dans des songes si lointain à ses yeux. un avenir qu’elle ne présage pas.


october, 14, 2015 - washington, seattle
le téléphone retentit. sahel l’agrippe, d’une poigne de fer.
- allo, papa.
- mon amour..
- dis-moi que vous allez bien. dis-moi que tout ceci n’est pas si affolant que ça.
- sahel…
la voix se fait longue, les ténèbres obscurcissent cette chambre, plongée dans un noir apocalyptique.  elle sent son coeur s’effondrer. elle devine.
- sahel… ta mère..
elle l’a su. avant cette appel, deux jours plus tôt, elle l’a sentit, son coeur qui a éclaté dans sa poitrine. elle n’avait pas compris cette sensation déchirante. elle s’était juste blottie dans les bras de leo, et puis s’était endormie dans des songes meilleurs.
- n’en dit pas plus. je ne veux pas t’entendre le dire. susurre t-elle.
- je suis désolé, sahel, si tu savais.
- je prends la voiture, et j’arrive te récupérer.
- non ! tu ne bouges pas. les autorités font le tour des immeubles. ils cherchent les rescapés.
- tu vas pas les attendre papa, je viens. impossible pour moi de te savoir seul, là bas.
- je ne suis pas seul, ne t’inquiète pas. des anciens m’ont prévenus qu’un camp de militaire se construisais pour faire face. tout près de seattle. je pars ce soir, on passe vous cherchez. vous ne bougez surtout pas. je te l’interdis, tu comprends?
la voix est grave, lourde, pesante. elle sert la poitrine d’une sahel désemparée. tout est confus. ses pensées s’écrasent au fond de sa boite crânienne. elle n’y trouve aucun échappatoire.
- tu as encore ton arme ?
le silence se brise.
- oui.
- très bien. sers-toi en..
elle ramassa les bouts de son âme qui s’écroulaient au fur et à mesure de cette conversation.
- ne t’inquiète pas.
- je t’aime, sahel. du plus profond de mon être.
- moi aussi, papa. s’il te plait. prends soin de toi. je t’attends.
la tonalité du téléphone se mit à jouer. à l’unisson de ses larmes qui coulèrent sans bruit le long de ses joues.

october, 18, 2015 - washington, seattle
six jours. six jours tapit dans l’ombre de cet appartement lugubre. cet appartement autrefois joyeux. mazzy a fui seattle pour rejoindre ses parents en californie qui y passaient une retraite ensoleillée. depuis, le silence. mazzy n’a plus donné de nouvelles depuis ces six derniers jours où elle a choisit de quitter l'appartement.
le père de sahel, non plus.
et ça l’inquiète, ça l’horrifie. elle s’imagine tous les scénarios envisageable. s’en rongeant les ongles jusqu’à la peau. plusieurs fois elle a tentée de s’enfuir d’ici. de rejoindre son everett.
léo, lui l’a contrainte à y rester. dans cet appartement bien trop oppressant.
ils se ravitaillent dans les appartements voisins laisser à l’abandon. mais ils commencent à manquer. ils se contentent désormais d’un seul repas par jour, et évitent aux maximum de faire les étages bien trop inférieurs. leurs expédition les ayant menés à tomber sur ces bêtes sortis des enfers. sahel y avait laissés un chargeur complet. la tête. il fallait viser la tête. que celle-ci explose sous l’impact de la balle. un leitmotiv qu’elle ressasser en boucle. la tête.
et puis ça a fait un boucan pas possible. la porte d’entrée qui a faillit lâcher. ça a sorti sahel de ses innombrables songes. léo, lui a surgit dans le salon, sur ses gardes.
ils se sont regardés, longuement. intensément. ils se sont aimés du regard. ils se sont dit au revoir.
sahel a dégainé son berretta. trois balles, lui restaient-ils. trois petit clapotis, et s’en était fini.
alors, il s’est mis derrière la porte. l’a ouverte. sahel, bras tendue, face à ses portes bien trop terrifiante.
un chien a reniflé les chaussettes sales de léo. et trois hommes plus âgés sont entrés, armés.
- sahel gill ?
elle, elle a enfin repris son souffle.
- oui.
- votre père est en bas. il nous attends.
- mon dieu.
il est vivant. elle se l’était écriée au fond de son coeur. soulagée.

december, 18, 2015 - washington, purdy
deux mois. deux mois perdus dans les comtés de washington. deux mois à éviter les hordes, combattre les démons que la nature leur a offert. deux petits mois se sont lentement échappés d'un temps qui n'appartient plus qu'à la chance. il n'y a plus d'espoir. il s'est envolé au même titre que tous les des décès qu'ils ont connus pendant leurs périples. la petite escouade ont appris à vivre au jour le jour. carpe diem, répétait-elle en silence du fond de son enveloppe corporelle. elle a eu peur derrière chaque pont, chaque carcasse de voiture abandonnée là, au bord de la route. elle a eu peur derrière chaque portes entrouvertes, derrière les vitres teintées des hauts immeubles. elle a été effrayé par ces créatures fétides qu'elle croisait, parfois jonchant des carcasses encore humaines, avalant leurs entrailles encore chaud. elle a eu peur de s'endormir sous les étoiles, dans les voitures, les maisons abandonnés que le groupe occupait.
purdy était autrefois une jolie petite ville portuaire, attenant à la route WA-16 qu'ils suivaient depuis tacoma. ils y fit halte. les munitions manquaient, ils avaient faim, soif, la fatigue les tenaillaient. alors ils trouvèrent une bâtisse qui avait souffert de la rude époque, des guerres civiles que cela avait engendrés. parsemés d'éclats de balle, les fenêtres barricadés, ils y entrèrent. d'abord prudemment, armes braqués sur des pièces vides, au silence pesant. les chaises y étaient renversées, et les factures, journaux, papiers de toutes sortes jonchaient le sol comme tapisserie.
dans les chambres à l'étage, les draps étaient défaits, et tout avaient été laissés là, soigneusement. en comparaison à l'étage du bas, ici, c'était comme si les locataires de la maison s'était évaporés.
vingt minutes fut mises à contribution à nettoyer la zone. ils étaient seuls. ils purent souffler.
avait été laissés quelques balles du calibre correspondant au sien. un fusil de chasse trouvé cacher sous le faux plafond de la chambre parentale. deux boite de conserve de raviolis fut dégotés au fond de la cave, qui permis à la fine équipe de quoi calmer leur estomac. ce fut froid. mais ce fut assez.
sahel s'installa dans la chambre parentale. les compères restés à jouer aux cartes pendant que le crépuscule acheminer son rituel quotidien. des pas sur le parquet craquelant l'a détacha de ses chimères.
- sahel, tu tiens le coup ?
- elle est morte comment ?
ça a eu l'air d'une détonation. crispé, son père s'approcha, inspirant le plus d'air qu'il lui en fallait pour trouver le courage. elle n'avait jamais évoquée sa mère. il s'était dit qu'il la laissera abordé ce sujet, elle lui avait demandé de ne rien dire, ce jour-là, au téléphone.
- à l'hôpital, un patient atteint de ce virus, décédé. ils l'ont trouvés dans la chambre, inanimé, et quand elle a déclaré le décès, il s'est accroché à son cou.
la vérité. il y eu un lueur de monstruosité dans les pupilles de sahel.
- je tiens le coup, ne t'inquiète pas.
- un ancien ami de ma compagnie m'a parlé de camp ward. ça va être notre point de chute, on aura de quoi vivre correctement et en sureté. plus que quelques jours à tenir.
- semaines tu veux dire, vu le rythme ?
- le plus important c'est d'être ensemble, sahel. peu importe ce qu'il advient.

april, 03, 2018 - washington, camp fort ward
du temps s'est écoulés au camp. fort ward a commis ses erreurs sur la vie de sahel. son père y est décédé lors du séisme de novembre. léo quant à lui n’a jamais réapparu depuis l’expédition de décembre dernier. la vie s’y fait longue, morose. sahel s’est calfeutrée dans un mutisme. elle encaisse ses disparitions, elle les oublie comme elles sont arrivées. elle est dans une attente immuable. ils vont forcément revenir.
sahel s’est fait connaitre à l’infirmerie du camp. elle manie les aiguilles. elle se fait discrète. réponds aux ordres donnés, les exécutes et puis rentre le soir venu dans son horrible habitat qu’elle ne supporte plus. sahel sourit en versant des larmes amères. des larmes qu’elles ne contrôlent pas. alors elle contrôle son sourire. figé. fantomatique.
sahel réapprends à vivre seule. elle s’est souhaité, d’avoir péri. maintes et maintes fois elle l’a regardé, ce berretta. le canon près de la tempe. ou enfoncé dans le creux de sa bouche. mais elle est lâche sahel. et elle s’est promis à son père de se battre, quoi qu’il en coute. mais, aujourd’hui sahel n’a plus rien à perdre.
sahel est sous la protection d’une ancienne du camp, sa voisine. une femme âgée, qui l’invite à partager son repas. qui l’a vu dépérir à une allure folle.
ce soir là, elle l’invita à sa table, un paquet emballé dans un vieux journal jaunâtre, vieillit par le temps. un journal local, aux pages d’annonces de baby-sitting, inscription à des cours de yoga, des chatons à donner, des services à proposer.
- à table ma petite.
elle posa le plat de poulet rôti fait avec soins. aux senteurs d’herbes fraiches coupées.
- merci, marry
marry était une femme généreuse. qui souhaitait rétablir un semblant de familiarité dans ce camp. elle tentait de redonner vie, et humeur aux habitants qui l’a côtoyait. une dame d’un mètre cinquante-cinq qui doit la vie à ses deux fils, présents sur le camps. petite au coeur grand comme un siècle.
- je t’ai dégoté un petit cadeau
- ce n’est pas mon anniversaire, marry.
- pas besoin d’occasion pour offrir un présent, mon enfant. tiens, déballe-le. et puis finit ton plat aussi.
marry était soucieuse du poids de sahel. en l’espace d’un an, elle avait maigrie d’une dizaine de kilos. elle n’était que l’ombre de son ombre. Un squelette fétide qui pourrissait comme ces créatures tant redoutés.
marry poussa le petit paquet vers son invité.  
sahel dessina un sourire sur son visage creusé. un timide visage qui raviva celui de la maitresse de maison.
le bruit des feuilles qui craquèlent, le noeud qu’elle défait laissa entrevoir un livre. l’alchimiste se laissa parcourir par les doigts de sahel. le livre était abimé, avait pris l’eau, et des tâches parsemaient le bouquin.
- merci beaucoup marry.
sahel l’a regarda longtemps. suspicieuse de comprendre l’ampleur de ce cadeau.
- lorsque tu l’auras fini, toi et moi, nous pourrions de nouveau discuter.
marry avait connu sahel à son arrivée au camp. elle l’avait vu soulagée d’être entouré des siens, dans un camp qui lui promettait sécurité. elle avait connu son visage apaisé, puis joyeuse, tantôt téméraire à combattre le mal. jusqu’au jour où tout s’est obscurcit, et où sahel a perdu son âme, mais n’a jamais ramassé les miettes.

june, 16, 2019 - washington, camp ward
un an est passé. l’alchimiste et marry y ont laissés leur trace. sahel a compris qu’elle n’avait pas accompli sa mission de vie. pourtant elle vit toujours avec la même lourdeur dans le coeur. il y a de ces choses irremplaçable. alors sahel mène son époque du bout des doigts. assume ses journées ternes. avec ténacité, elle apprends à vivre sous ses conditions depuis presque quatre ans.
cette jeune femme discrète tente de renouer un lien avec une nature qui les as bafoués. elle galope parmi les zones sures du camp, observant la flore qui aujourd’hui repris ses droits. elle chasse le gibier qu’elle offre chaque soir à sa voisine en récompense des bons mets qu’elle lui concocte.
et puis sahel place ses connaissances en la médecine. elle bande les plaies des habitants. peut-être bande t-elle les siennes en offrant ses services. elle a foi de ce nouveau vaccin. elle s’imagine un monde de nouveau plus sur, de nouveau plus vivants. de puis des mois, elle rêve, capte de l’espoir là où tout le monde n’a plus foi. je crois qu’elle survit ainsi. avec tout l’espoir que son petit coeur ramasse lorsqu’elle entends les bris de verres d’âmes qui s’écroulent au sol.
aujourd’hui, sahel sourit un peu plus. et ça a étonné sa voisine.
- tiens, qui voilà, notre jolie voisine
- bonjour, marry ! comment vas-tu ?
- ça va, un peu mal au dos, je crois que ce sommier aura ma peau bien avant ces monstres.
sa voisine ricane, sahel montre ses joyeuses canines.
- mon dieu, un sourire ? mais que s’est-il passé cette nuit ?
- il faut beau, je crois que ça aide.
marry acquiesce. elle n’avait pas tord la gamine, aujourd’hui, les rayons du soleil tapait sur le camp. pas un nuage à l’horizon, un ciel bleu azur. alors ça a donné des idées à cette femme qui s’était dit qu’elle s’engagerait un peu plus loin qu’à son habitude sur les chemins de seattle.
sur sa lancé, elle fit un geste de la main, comme pour saluer marry.
elle se rendit à l'armurerie, y dégota son fusil à pompe, récupérer lors de sa venue au camp. une arme lourde, qu'elle portait à deux bras. son manche en bois, et ses deux ouvertures en fer forgé rendait l'arme commune. un modèle basique qui lui allait.
au milieu de la forêt, près du camp, sahel s’évada. ainsi, une heure passa.
elle décida d’épargner le cerf face à elle qui surplombait les troncs d’arbres déracinés. elle n’avait pas le courage de s’en prendre à lui. bien occupée à rêvasser d’un peu d’amour qu’on pourrait lui donner.
ainsi, elle se rendit qu’elle eu atteint les alentours de lynwood, une ville limitrophe au camp ward, qui n’avait pas été totalement nettoyé par les habitants du camp. son coeur s’accéléra. elle était en terrain miné. elle le savait. et pourtant, elle apprécia ses joyeuses palpitations. elle s’y sentit vivante. sacré mélange adrénaline, dopamine. elle s’y aventura, malgré tout. je crois qu’elle eu envie d’y voir près ces monstres à l’odeur fétide, et aux viscosités dégoulinantes.
trente minutes s’écoula, toujours rien à l’horizon. elle avait revêtit un calme apparent, il fut l’heure de rentrer. et comme à son habitude, l’univers lui envoya un signe.
à huit mètres, elle aperçu un corps ramper, arraché de ses pieds, possédant un bras seulement., sortir d’une haie qui encerclait une bâtisse détruite. c’était avec son seul membre qu’il avançait, lentement, bien trop lentement vers ce qu’il considérait comme sa proie. cet ancien homme, éviscéré, laissait sur son passage une coulé de sang noirâtre, nauséabonde.  
sahel força l'allure, s'y approcha néanmoins prudemment. à quelques pas d’un corps arraché qui grouillait, sahel se laissa emporter par une observation minutieuse. elle scruta les alentours, personne, pas un mouvement hormis le vent contre les feuillages.
un teint si grisâtre, si blafard, souillé par une vie en extérieure. aucun son n’émaner de sa bouche hormis des halètements d’un mouvement compliqué à exécuter.
- t’es mal en point, toi, je crois.
sarcame, bonjour. sahel en n’avait plus aperçu depuis son escapade jusqu’à camp ward et ses multiples fracas. elle s’était barricadé dans un déni profond de leur existence. aujourd’hui, s’est rallumé alors l’idée qu’elle pourrait de nouveau les affronter.
alors sahel attrapa ce berretta froid, attaché à sa cuisse par ce qu’elle nomme un sert-cuisse en cuir. elle le brandit face à sa nouvelle créature, et y enclencha la détonation. une balle en plein crâne, qui explosa près de ses pieds. et puis elle se retourna, avec cette dernière image d’un amas de ce qui autrefois était de la cervelle.
il fut l’heure de rentrer.

september, 15, 2019 - washington, camp ward
il fut long, cet été là. sept jours sonnera le temps de l'automne, qui tapissera la nature de ses teintes dorées, miel. mais les beaux-jours sont encore là. ils ont sonnés le glas. l'ambiance du camp est pernicieuse. les évènements ont laissés des traces, des familles endeuillés, des révoltes infâmes. l'humain se fait grand, et le camp est la cible des consciences survivalistes extérieur. des hélicoptères se sont déclarés terroriste, assassinant la ville et les espoirs d'une capitale. il faut reconstruire, se remettre à vivre. et les habitants y parviennent, dans l'illusion d'une paix qui n'est pas prête d'oeuvré. il y a, là, tapis dans l'ombre d'un extérieur que camp ward s'est fait, un ennemie du calme.
sahel avait participé au secours de la population. ils ont pourtant pris huit personnes. huit âmes qui ont tentés d'enrayer le diable.
alors camp ward a continué sa course. était venu l'heure de la réparation. les bâtisses avaient été consolidés, restaurés. et la vie avait repris son cours, dans l'éventuel combat.
cet été là, la recherche médicale avait pris un tournant. un vaccin avait été établi, sahel avait participé à leur administration de ces désignés. un tiers, un échantillon non volontaire, qui tirés au sort avait reçu le sérum. inoculés, sahel doutait sur l'immunité. l'ambiance pessimiste et son instinct non en sa faveur. l'immunisation était un art, une tâche fragile, qui reposait sur des années de travail. alors sahel, observait, écoutait. elle, qui n'avait été qu'étudiante à l'époque. était-elle légitime ?
sahel avait fait parti des désignés. dans l'infirmerie, elle avait contemplé la seringue, soucieuse de ce qu'elle allait s'infliger elle-même. c'est elle qui s'est vacciné, seule, entouré d'une équipe soignante qui l'encourageait dans sa démarche. au fond, elle ne souhaitait donner la responsabilité à personne si jamais ce vaccin foirait. alors sahel s'était planté l'aiguille au milieu de son deltoïde, et s'en était aller.

ce midi là, assise sur le perron de sa maison, sahel fume une clope, contemplant le mouvement des passants. sa rêverie fut interrompue par sa voisine, mary.
- sahel, dis-moi, mon arthur ne va pas bien.
- qu'est-ce qu'il a ?
- il est exténué, comme s'il avait couru new york jusqu'ici. des maux de tête affreux. je ne comprends pas, on a tous mangé la même chose. c'est le seul.
- oh, je ne sais pas mary, mais fais en sorte qu'un doc le voit, assez rapidement. je peux les prévenir si tu veux.
mary avait l'air peu inquiète. l'incompréhension se lisait sur son visage âgée. sahel haussa les épaules. elle aussi n'en savait rien. migraine simple, déshydratation, avc. dans sa tête, ce symptôme lambda des céphalées n'évoqua rien de très net.
- ne t'embête pas, je vais envoyer thomas.
sahel sourit. mary lui rendit. cette femme à la sagesse infinie ne souhaitait pas déranger la gamine. quand bien même sahel aurait agi si elle se trouvait seule. mais ses garçons était des hommes dévoués à leur génitrice. ils ont tués pères, mères, enfants pour sa survie.
- mary, tu me tiens au courant, n'hésites pas.
- pas de soucis, de toute façon, un calmant et ça ira tout de suite mieux, je pense.
mary s'en alla sur sa tirade. sans doute prévenir son fils, qu'il aille chercher un médecin et son attirail.

november, on the night of 30 to 1st of December, 2019 - washington, camp ward
une heure quarante sept, dans la nuit, un rayon du clair de lune qui traverse la fenêtre près de son lit, baigne sahel de sa lueur. elle émane une chaleur incroyable cette nuit là. sahel s'agite lors d'un sommeil de plomb. elle se tourne, défait les draps, échappe à son cauchemar. ce dernier l'a paralyse entre le monde réel et celui de son imaginaire. elle se voit étendue au sol, les poignets soigneusement attachés par de la corde, entouré d'une horde lui déchirant les viscères. elle voit chaque repli de ses intestins, déployés, admirés par des âmes mortes. leurs yeux injectés de sang s'animent, ils se débectent de ses entrailles. elle tente de crier, ramasse ses forces pour gémir. et elle gémit dans son sommeil. mais ça n'a aucune utilité.  
et puis elle ouvra douloureusement les paupières. sa bouche brûle d'une sécheresse désertique. son cerveau cogne contre sa boite crânienne. sahel est mal. sahel est trempée dans un lit qui a marqué sa détresse.
alors elle tente de se lever de son lit, la pièce tourne autour d'elle. elle attrape un verre d'eau, posé sur le bureau qui jonche le mur. marche d'une raideur lancinante, presque aliéné, par un mal qu'elle ne comprends pas. elle passe la porte de sa salle de bain, se tient à l'encadrure. foutus vertiges, avait-elle pensé.
lorsqu'elle pu, elle versa l'eau du robinet à l'intérieur de son récipient et s'abreuva de lourdes goulées. et puis elle se recoucha, exténuée.
deux jours plus tard, les résultats de sa prise de sang lui fut apportés, anémie, sept grammes par litre. bien trop peu pour une femme de son âge. elle mis une semaine à récupérer.

march, 27, 2020 - washington, camp ward
la nuit noire, ombrageuse. sahel fait virevolter son verre à travers ses doigts. elle l’attrape, s’abreuve de cette boisson ambrée, au goût d’inhibition. assise au bar, elle dévisage le travail de la serveuse peu occupé par la fréquentation du lieu.
il y a beaucoup d’hommes. s’encourageant à vivre demain, une nouvelle expédition. d’autres sont des habitants qui profitent de l’atmosphère enivrante de ce mois de mars, de cet établissement qui rappelle des souvenirs de fêtes d’autrefois. quelques femmes cohabitent avec cette ambiance masculine. elles mènent d'ailleurs la danse, ces jolies gérantes. elles ont toutes leurs styles, femme féminine, femme garçons. elles se démarquent comme elles le peuvent. sahel sait que malgré tout, les codes de la séduction n’ont pas changés.
sahel est seule, comme à son habitude. ses cheveux tombent sur ses épaules, il faut qu’elle les coupe se rappelle t-elle. elle les replace en arrière d’un revers de la main, place une mèche derrière son oreille.
son verre est vide. alors elle fait signe à la serveuse, qui déboule vers elle.
- la même chose, s’il te plait.  
elle n’a pas perdu sa politesse. il se retourne vers les bouteilles, et lui rempli un deuxième verre. le lui tend, tout en regardant son prochain client, qui se place soigneusement près de sahel.
- une pinte d’ambrée, pour moi !
le jeune homme, aux pommettes saillantes, dévisage sahel d’un regard lubrique. d’une moue non surprise, elle tient son regard. elle sait ce qu’il veut d’elle. et elle va jouer dans son jeu.
- une jolie femme comme vous ne devrez pas boire seule.
- une jolie femme comme moi, aime boire seule parfois.
elle esquive son sourire, elle ne lui rendra pas. ses longs cils collés à ses paupières, elle sait intensifier son lourd regard.
- vous attendez quelqu’un ?
- seulement ces jolis verres.
elle boit pour étouffer son visage. il scrute ce visage tendre, étonné des réponses qu’elle roule le long de sa langue qui viennent s’écraser sur ses lèvres rosées, humides.
- je suis avec des amis, rejoignez-nous ?
- le groupe qui part en expédition demain ?
- exactement.
il définit d’elle une femme observatrice. ça l’intrigue toujours plus. bercé par sa voix suave.
- finissez avec eux, et rejoignez moi.
un sourire béat s’affiche sur cet homme au regard bleu azur, légèrement plus âgé qu’elle. elle sait que se confronter à eux ne va être qu’un éternel débat d’hormones tout au long de la soirée. il aura fait le pas, elle lui donnera victoire. alors il n’insiste pas plus. il récupère de son imposante main sa bière.
- à tout à l’heure alors.
elle pourrait faire faux bonds. s’en aller furtivement sans qu’il ne la voit. mais elle reste assise, à jouer avec les dessous de verres qui s’empilent près d’elle. elle sent leurs regards l’a maté, rêver d’elle, la fantasmer pour ceux qui finiront la nuit seul.
cette nuit-là, sahel a eu besoin de tendresse, d’une chaleur qu’émane un homme.
elle fait ça parfois. elle sait qu’elle gagnera au jeu du bar.

april, 18, 2020 - washington, camp ward
les habitants du camp avait été parqués dans le gymnase du fort. un assassinat parait-il, avait été commis. et sahel, le niait. l'idée qu'un assassin soit parmi eux lui glaçait le sang. sa sécurité mise à mal. et c'était tout ce qu'il fallait pour déstabilisé sahel, l'appauvrissement d'une sécurité tant espéré.
pourtant, elle aimait le danger. elle le chérissait, et son coeur contre sa poitrine lui libérait assez d'endorphine pour la droguée à un loisir, celui d'achever ces horreurs. mais elle avait besoin d'un coin reclus, calme, qui lui permettait d'y passer un temps serein. sa maison.
alors le fait de penser qu'on pouvait s'introduire chez elle, et lui faire du mal, ça l'a dérangé.
une femme était morte ce jour là. abattue comme une bête. ça avait piétiné son humanité. sa fin avait été tragique, si ce que l'on colporté était exacte.
son âme se troubla, ses yeux se noircis. elle sentit une vague d'animosité monter en elle. comme monte la mer lors des marées. alors elle se leva, elle qui était assise, jambes recroquevillée sur elle. près d'elle, les fils de marry tentèrent de la ramener vers eux, agrippant un bras, qu'elle extirpa avec force.
- lâche moi, thomas. avait-elle dit, ses yeux incandescents dans ceux de l'innocent.
puis s'en alla, le pas soutenus et lourd, les cheveux aux grès de son allure. elle s'enfuit aux toilettes du gymnase, prétextant une soudaine envie. ça a troublé ceux qui gardait les issus.
elle éclata le miroir de son poing, brisé, jonchant le sol, ça avait alerté deux personnes, qui stupéfaits, lui ont demandé ce qui s'était passé. sahel, elle, regardait son sang s'écouler petit à petit de ses phalanges. c'était étrange la sensation qu'elle ressentait, cette envie de mal, de faire du mal. de se faire mal.
thomas l'avait suivi, interloqué par son attitude, si étrange. il avança vers sahel, les paumes de ses mains déclarant la paix.
- je m'en occupe, les gars.
ainsi, il attrapa les épaules de sahel, qui passionnée par son revers de la main ensanglanté, n'opposa aucune résistance. il pris sa main, la passa sous l'eau, l'essuya. sahel mutique, s'était de nouveau réapproprié son corps.
- sahel, reprends toi.
- ça va, thomas. je gère.
son ton était cinglant, animé par une colère que thomas ne comprenait pas. elle enveloppa sa main de papier. et s'en alla, retrouver sa place. sahel ne s'était jamais conduis de cette façon là. et ça avait surpris ceux qui l'a connaissait. ça avait frappé leurs esprits.
elle n'eu pas le temps de passer la porte qu'elle fut attrapé par un bras, tiré de force. elle se débattu, enchaînant les poings inefficaces contre un homme aux allures de guerrier. elle tenta de l'attraper par la gorge, mais elle s'évanouit rapidement après l'injection que le deuxième homme lui fit.
l'aube apparu, et les représentants du camp avec. la solution était là.
la grippe du soleil frappait sahel, thomas l'eu compris lorsque les élus scandaient qu'ils avaient trouvé l'origine du problème, et qu'un sérum serait administré aux vaccinés.
étais-ce la fin de son cauchemar ? ou le début de son rêve ?
sahel, elle, se réveilla, attaché au lit. une pièce qu'elle connaissait bien, le dispensaire. c'était elle, dans ce lit. ça l'avait cloué. elle dormit tout le jour.

may, 20, 2020 - washington, camp ward
il a de ces jours où l'on ne tire rien d'autre que l'expression de la haine. celle de sahel est conséquente. un trop plein d'horreur perpétrés par des innocents, qu'une vie a contrainte à devenir criminels.
un meurtre a été commis. un meurtre évitable.
elle fait partie de ses bandits sahel. ses bandits en uniforme qui contraint, dénature, inocule. ses bandits qui s'harnachent de leur armes lorsqu'ils se sentent en périls. la lâcheté pure. la science n'avance en rien, elle nous recule.
les pensées de sahel s'entrechoquent dans sa tête pendant qu'elle tire, vide son chargeur.
ça lui remet en place les idées. les coups de canon.
de l'autre côté, la guerre est déclaré depuis quelques mois. une faction se distingue par leur habilité à conditionner les femmes comme des créatrices d'une population. qui sont-elles ? sont-elles contraintes ? comment vont-elles ?
sur les murs de camp ward, un cri de ralliement y est manuscrit « nous ferons taire leur foi ».
de quel foi parle t-on ? assouvir un patriarcat présent car la loi du talion règne de plus bel ?
sahel se passe les mains sur un visage terni par une guerre idéologique, humaine, matériel. quel échec cette humanité.
au nord de l'île, après le mur, elle y voyait ses plus beaux jouets. ces corps sans âmes, désarticulés. sahel y avait passé l'après midi à tirer sur tout ce qui pouvait émettre un mouvement. une furie sans nom, qui s'amusait à compléter l'horreur de ce bas monde d'une balle en pleine cervelle.
s'en était devenu un passe temps, légèrement macabre. elle s'y était habitué au bruit des os brisés par l'onde de propagation qu'une balle émettait. elle s'était habitué au silence d'une zone boisée, puis les grognement qui saccageait le néant. elle avait observé leur déplacement, du plus rapide au plus lent.
elle s'était imaginé, créant une horde par elle même, l'envoyant au front de ce regroupement aux idéologies stupide. elle aurait alors toiser ce moment, ce déjà-vu, à plus petite échelle.
sahel reprit le chemin du camp, après avoir contemplé de loin les horreurs d'une illusion.
elle nettoya les armes, les remis en état de service, quitta l'armurerie.
thomas, l'y attendait.
- sérieux, sahel, tu comptes vider la réserve de l'armurerie ?
elle fronça les sourcils. que lui voulait-il après tout ? et pourtant, il sourit comme si dieu lui avait révéler une merveille. un brin moqueur. elle se détendit malgré tout. il n'y avait là, qu'un objectif de taquinerie fraternelle. et ses humeurs emportait sahel, elle s'en rendit compte. elle sourit, et puis rétorqua :
- s'il faut l'armurerie entière pour que je puisse savoir tirer, pourquoi pas ?
elle fit une grimace honteuse, haussa les épaules, recroquevilla ses bras paumes en l'air.
- ta mère nous as préparé quoi de bon, ce soir ?
et hop, changement de sujet, activité favorite.


- camp ward -
« je me nomme sahel, vingt-cinq approchant de l’année supérieur.
nous sommes le vingt-deux octobre deux mille vingt.
je fais partie du corps médicale du camp. moi, l’ancienne étudiante, non diplômée, en soins infirmiers, qui m’était spécialisée en anesthésie. je bande les blessures, soigne les maux, écoute les plaintes. j’ai foi en notre savoir, celui qu’on se doit d’approfondir, et de perpétrer. […]
ma famille a été décimée au fur et à mesure des années. un accident, une épidémie, un séisme. en vingt ans, j’ai vu partir les miens. ça laisse des traces, ça forge une identité flétrie d’horreur.
camp ward est une opportunité de reconstruire un monde laissé à l’abandon. un abandon forcé, pour la survie de l’humanité. et je crois que c’est en nous qu’il faut croire. regardez, on y est arriver. on a reconsolider les bases de la société.
je ne suis pas plus utile qu’un autre, ici. et je crois même ne pas en faire assez. j’ai du retrouvé la force de me battre, d’apprécier les plus simples petites choses. comme monter à cheval, lire des livres, me reposer sous un arbre. je pourrais apprendre à me battre à main nues, courir sans m’arrêter. afficher un sourire naïf.
[…] merci marry de prendre soin de moi comme de ta fille. de m’intégrer dans une famille qui n’était pas la mienne. même si je crois, qu’au final, je fais partie de la votre sans le vouloir.
j’ai compris avec le temps que c’est à moi de détacher mes poids. maman, papa, jonas, mazzy, léo, vous avez été les personnes plus importantes de ma vie entière. je vous aimes. bien plus que chaque particule d’eau qu’abritent les océans. bien plus que chaque rayons que le soleil envoie bercé nos plaines.
je crois qu’il est temps que je vous rend hommage. que je vive une vie digne. de celle qu’on espère heureuse, emplie de bonheur et de joie. d’éclats de rire d’enfants, de chamaillent, et de tendres songes.
résister à l’enlisement d’une épidémie, aux vertus négatives que cela amène sur notre société consumée. je vous vengerais, vous ferez honneur.
je retrace ces mots pour me libérer du sort. cette malédiction qui me suit depuis vos disparitions. elle m’enterre petit à petit. je ne peux sombrer aux fins fonds des eaux.
je vous sais près de moi, à l’intérieur de mon coeur et de ma tête.
je vous aimes, puis m’envole. […] »

le bruit de l’eau brisa le silence.
elle eu finit sa journée, par ce geste symbolique.
elle qui avait pris en charge deux militaires revenus d’expédition et qui s’était accroché par les ronces et les rochers. elle avait nettoyé les plaies. les avaient bandés.
elle avait rangé la réserve, nettoyé les paillasses.    
elle avait mangé avec sa voisine et ses deux fils.
et elle s’était promis, avant de s’endormir, de lâcher son message près des eaux.

son monologue terminait par :
« aujourd’hui, je vous ai raconter mon histoire. c’est une bouteille lancée à la mer, mais ceci est ma bouteille. »


Time to meet the devil

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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 10:09

Hello !



bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit(e) sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire !  Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si tu comptes jouer un Remnants et que ton personnage est intégré au camp avant juillet 2019 dans son histoire, il se peut que celui-ci ait été vacciné contre le virus qui transforme en rôdeur. Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous ici.

6 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

7 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !


Bienvenue à toi !

Comme tu es indécise, je me permets de te signaler que les places de personnage médic sont toutes prises pour les personnages travelers ou faction Wink . Même si Sahel n'est qu'étudiante, je suppose que tu as choisi cette spécialité pour exploiter un côté médic en RP, donc il faudra te tourner vers The Remnants ou The Haven si tu veux garder cette profession Smile

Pour le reste : bon courage pour la rédaction ! N'hésite pas si tu as une question.
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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 10:20

Hello Sahel! Bienvenue!



Us against them
ANAPHORE
Tori H. Watanabe-Hayworth
Tori H. Watanabe-Hayworth
Inglorious Fuckers
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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 10:28

Bienvenue Sahel ! Wink



Blood for blood
Duncan Donhadams
Duncan Donhadams
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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 10:33

Hey Bienvenue !
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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 11:26

Bienvenuue !! :smile34:
Invité
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Re: Sahel

Jeu 15 Oct 2020 - 11:37

Bienvenue sur le forum !
Invité
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Re: Sahel

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