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Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:24


GARETH HAWTHORNEPourquoi j'aurais un chien ? J'ai déjà à manger. Je sais chasser. Et puis j'ai Oliver.

prénom(s) : Gareh
nom : Hawthorne
date de naissance : 15 janvier 1979
âge : 43 ans
ville de naissance : Forks, Washington
métier : Employé de bureau
groupe : Travelers
avatar : Kristofer Hivju

what i am

qualites
Droit (suit à la lettre son propre Code de conduite, sans s'en écarter d'un iota)
Ingénieux (survivaliste, ceinture blanche et jaune de judo)
Idéaliste
Méticuleux (borderline psychotique)
Ambitieux (chef de la Résistance)
defaults
psychorigide
socialement inadapté
en demande affective
naïf
insensible au sarcasme
Equipement :
Une chariote à mémère, astucieusement équipée de roulettes tout-terrain et d'une paire de bretelles, afin de pouvoir être portée comme un sac à dos en cas de besoin. A l'intérieur, pêle-mêle, une couverture de survie, de la corde, du fil de pêche, des jumelles, une gourde d'un volume de trois litres, un assortiment d'appeaux (à grives, à bécasses, à renards). Et, pour le combat au corps-à-corps aussi bien que pour les grands festins, une roulette à pizza.
Niveau vestimentaire, il porte un pantalon de treillis camouflage, un t-shirt et une doudoune matelassée multi-poches, remplies de fruits secs et de graines en tout genre (hautement nutritifs, mais également très riches en fibres), à l'exception de celle situé à l'emplacement de son cœur, qui contient des pastilles d'iode dans une petite boîte en métal et, pliée en huit et jaunie par le temps, une photo de Bear Grylls. Sans oublier bien sûr, solidement sanglée dans son dos, Lucille, sa pelle au tranchant redoutable.
     
Details physiques :
De taille moyenne, légèrement supérieure au mètre quatre-vingt, Gareth est un homme d'une constitution robuste. Depuis l'invasion des sang-froid, il a troqué sa raie au milieu et ses joues aussi douces que des fesses de bébé fraîchement talquées pour une tignasse hirsute et une barbe luxuriante où pourrait nicher une volée de piafs. Rouquin flamboyant au regard parfois bovin, mais d'émeraude, il ne passe pas facilement inaperçu, ce qui l'oblige à recourir à divers stratagèmes pour se camoufler. Sauf en automne, là ça va.

Psychologie

Gareth a toujours respecté les règles, que ce soit chez lui, à l’école ou dans son travail, et ce de manière compulsive. Elles le sécurisent, le rassurent. Pas de raccourcis ni de passe-droit avec lui. Après tout, si quelqu’un s’est donné la peine de les inventer, c’est qu’il doit bien y avoir une raison, non ? Le revers de la médaille, c’est qu’il a les plus grandes difficultés à sortir des sentiers battus, à modifier sa façon de penser, même quand la situation l’exige. Dans un musée, il est de ceux qui admirent les cadres, et ne remarquent à peine les peintures.
Cette tendance naturelle est, heureusement pour lui et ses chances de survie, atténuée par une grande capacité d’adaptation à son milieu. Ayant grandi dans une ferme, c’est un gars de la campagne ou, comme on les appelle dans les mégalopoles où l’on mange du quinoa en sirotant du kombucha emmitouflé dans un plaid, un survivaliste. Il partait régulièrement camper dans les bois dès ses plus jeunes années, et il n’a aucune difficulté à trouver de la nourriture, même dans un environnement hostile.

« C’est vrai. Je peux trouver à manger pratiquement n’importe où. Surtout des fruits secs. J’ai un radar à glands. D’ailleurs, je sens qu’il y en a un pas loin. Un gros… Oliver, c’est toi ? »

Comme toute personne psychorigide digne de ce nom, il a le souci du détail, ce qui lui permet de remarquer le moindre signe suspect, la moindre chose qui n’est pas à sa place. Ce sixième sens a toutefois ses limites, car il fonctionne uniquement sur les objets inanimés. Mettez-lui quelqu’un face à lui, et il sera dans l’incapacité de vous dire quel est son état d’esprit.

« Il ne faut pas exagérer. Si je vois des gouttes sur ses joues, et qu’il n’a pas plu dans les quarante-huit dernières heures, j’arrive à deviner qu’elle est probablement... triste. […] J’ai bon? »

Les gens sont pour lui une énigme, leur comportement est tellement irrationnel à ses yeux. Comment les autres font-il pour s’y retrouver dans ce merdier ? Cette incapacité à interpréter correctement les motivations des personnes qu’il fréquente l’a mené tout droit dans pas mal d’embrouilles dont l’énumération ici serait bien trop fastidieuse.

« Tout ce dont vous avez besoin de savoir, c’est que mon casier judiciaire est immaculé comme Conceptión. »

Enfin, il faut bien admettre que Gareth est une personne extrêmement naïve, qui a tendance à être la victime de pas mal de canulars. Ses collègues à Safe and Sound n’hésitaient d’ailleurs pas à profiter de la situation pour l’envoyer galoper au quatre coins du comté pour des motifs toujours plus farfelus, ou lui faire accomplir les tâches les plus rébarbatives ou dégradantes qui soient. Ils ont même développer un jeu autour de ça. Droit d’entrée de $50, et à chaque fois que Gareth tombe dans le panneau, on marque des points. Plus le panneau est gros, plus on marque de points. Et à la fin de l’année, la personne avec le plus de points décroche la timbale.

« M’en fous. Ils sont probablement tous morts à l’heure qu’il est. »

Au début de l’épidémie, le sentiment qui dominait chez Gareth était probablement l’excitation. Des années qu’il pestait contre la décadence de la société américaine, qu’il mettait en garde contre ses travers, et voilà qu’un semblant de justice divine leur tombait sur le coin du museau. Tous ceux qui l’avaient pris pour un fou n’allait pas tarder à déchanter, et il ne pouvait que se délecter d’une telle situation. Qui ne le pourrait pas ? Dans les premières semaines il n’était pas rare de l’entendre siffloter, marchant d'un pas léger dans les sous-bois, inspirant cet air nouveau à pleins poumons avec une avidité non dissimulée.
Avec le temps, et toujours sans nouvelles de sa sœur, l’inquiétude commence à prendre le dessus sur l'excitation. Lui qui, jusque-là, dormait comme un bébé, est régulièrement réveillé par des cauchemars horribles, et pour couronner le tout Oliver, lui, est toujours là à lui filer le train. Plus ça va et plus il aurait besoin d’une bonne nouvelle. Et sa sœur qui ne répond pas à ses appels… Et ce pays qui n’a pratiquement plus de cabines téléphoniques. Vous êtes bien sur la messagerie d’Elizabeth, laissez un message. Sauf toi, Gareth. Bye.
Fuck !




Story of survival


Gareth Hawthorne est né à Forks, patrie d'adoption de Bella Swan, au plus fort de l'hiver 1979, un hiver où on se gelait les meules, une saison qui n'existe que dans le nord-ouest de l'Amérique. Ses parents furent circonspects sur ses chances de survie pendant de longues semaines mais, grâce à une ténacité qui ne devrait jamais plus le quitter, ainsi qu'à une solide appétence pour le calcium maternel, il survécut pour devenir le solide gaillard que nous connaissons aujourd'hui.
Loin de freiner les ardeurs copulatoires du couple Hawthorne, cette frayeur ne fit que les conforter dans leur volonté de fonder une famille nombreuse. Et c'est ainsi qu'en l'espace d'une dizaine d'années naquirent successivement Kenneth, Gwyneth, Beth, Macbeth et Elizabeth. En tant que frère aîné, Gareth a grandement participé à l’éducation des plus jeunes, d'autant plus que ses parents étaient souvent pris par les travaux de la ferme. Il tenta de leur transmettre dès le plus jeune âge les valeurs cul-terreuses et désuètes que ses parents lui avaient eux-mêmes inculquées : le goût de l'effort, l'honnêteté et par-dessus tout, le respect des règles. Ainsi, il n'était pas rare de voir la petite fratrie arpenter la campagne environnante à la recherche de torts à redresser. Leur activité favorite consistait d'ailleurs à suivre les petits vieux qui promenaient leurs chiens. Et gare à celui qui ne ramassait pas les étrons de son clébard ! Celui-là ne tardait pas à avoir la surprise de le retrouver cuit par le soleil dans sa boîte aux lettres avec les compliments des rejetons Hawthorne. Pédagogie par l'exemple.
De tous ses frères et sœurs, Elizabeth, la petite dernière, a toujours été sa préférée. Comme il se plaît à le répéter à qui veut bien l'entendre, il l'échangerait volontiers contre les quatre autres s'il le fallait. Et sans réfléchir en plus. Pendant toute son enfance, et encore aujourd'hui, il a gardé un œil sur elle, généralement les deux, et le plus souvent par le truchement de la paire de jumelles que son père lui avait offert quand il avait sept ans. Ce côté protecteur manqua lui jouer des tours à de nombreuses reprises, comme par exemple ce jour où deux flics le surprirent planqué dans un buisson, le lorgnon braqué vers le lycée qu’elle fréquentait à l’époque. Son alibi (ne vous inquiétez pas, c'est ma sœur), ne sembla pas les convaincre plus que ça, et sans l'intervention opportune d'Elisabeth, par le grabuge alertée, il aurait probablement passé un moment désagréable au commissariat le plus proche.

A l'école, Gareth était un élève discipliné et besogneux, à défaut d'être brillant. Délégué de classe pendant toute sa scolarité, du moins aussi longtemps qu'il fut le seul à se présenter, il pouvait à loisir intervenir pendant les conseils de classe, pour recadrer les professeurs qui se montraient trop laxistes avec ses petits camarades. C'est d’ailleurs au cours de ces années d'écolier qu'il connut son premier grand amour, Faith Peterson. Faith Holly Peterson, un nom à plisser toute une garde-robe. Leur idylle commença dans le bureau de leur professeur, ils avaient alors huit ans, au moment précis où ils s’appétaient à dénoncer Bernie Dawkins, coupable d'avoir écrit des obscénités sur le tableau de la classe, dans un canon du plus bel effet.
Bonne élève, travailleuse, discrète, Faith avait tout pour plaire au jeune Hawthorne. N'en déplaise à sa soeur, à son Endive de petit copain, et à tout le lycée, ils étaient le couple le plus couple glamour du lycée de Forks, un couple à faire pâlir même Bella et Edward, à supposer qu'un tel exploit ne fut seulement concevable. Leur romance perdura jusqu'à la fin du lycée, s'étiolant peut-être sur les derniers mois malgré les efforts répétés, pas toujours heureux, mais répétés, de Gareth pour entretenir la flamme de leur passion. Puis ce fut le départ pour l'université, et comme elle était bien plus brillante que lui, elle décrocha une bourse pour aller étudier sur la côte Est, non loin de Boston. A ce jour, il ne l'a plus jamais revu. Il l'a beaucoup appelé, elle n'a jamais répondu, ni même décroché, mais il ne l'a jamais revu. Des rumeurs insistantes voudraient qu'elle soit devenue pom-pom girl en chef, qu'elle soit sortie avec le capitaine de l'équipe de football de la fac, et que maintenant elle gagne sa vie en posant pour des magazines de mode aux quatre coins du monde.
Ah, ce que les gens ne sont pas prêts à faire, juste pour traîner quelqu'un dans la boue.

A sa sortie de l'université, filière gestion et comptabilité, Gareth ayant raté l'inscription dans la section taxidermie pour une obscure histoire de formulaire mal renseigné, il parvint à se faire embaucher comme commercial chez Safe and Sound, une boîte de Forks spécialisée dans la sécurité de la maison. Là-bas, sa persévérance, associée à sa capacité peu commune consistant à faire passer d'honnêtes voisins pour de potentiels prédateurs sexuels, faisait des miracles. Ainsi, il n'était pas rare que des clients venus acheter un simple anti-virus pour leur ordinateur, ressortent avec une alarme pour leur maison, une autre pour leur voiture, une troisième pour la piscine, un GPS pour localiser chacun de leurs rejetons, sans oublier le collier connecté pour le clébard de la famille. « Si vous saviez le nombre de détraqués qui commencent par s'en prendre aux chiens... » Au bout de six mois à peine, il était devenu le meilleur vendeur de la société, suscitant la jalousie de ses collègues, incapables de gérer la saine émulation de la compétition. C'est à peu près à ce moment-là qu'ils commencèrent à lui jouer des tours, d'abord anodins, puis de plus en plus élaborés, jusqu'à devenir les bases du Bing'Hawthorne, dont Pete McLachlane remporta la dernière édition en se faisant passer pour un client qui souhaitait que Gareth vienne tester la robustesse de sa nouvelle alarme en essayant de s'introduire chez lui. Résultat des courses : interrogatoire musclé et garde-à-vue de 24 heures.

« J'ai pas pu rentrer. Pourtant, j'avais emporté mon équipement commando. C'est dire à quel point on vend du bon matériel. Je rappelle la promotion de -20% sur toutes nos alarmes qui s'arrête à la fin du mois, avec le code MONOISINESTUNMORTVIVANT. Hey, qui a écrit ça ? »

Parmi ses collègues, seule Miranda trouve grâce à ses yeux. Investie dans son travail, douce, un peu ostracisée par le reste du groupe à cause de son côté légèrement guindé, décrit toutefois en des termes plus fleuris autour de la machine à café, elle représente le principal soutien de Dwight. Et, d'après les mauvaises langues, bien plus que ça, malgré ses dix-huit années de mariage avec son mari Rob. Ou peut-être à cause de ses dix-huit années de mariage avec son mari Rob. De toute façon peu importe, car ces rumeurs sont totalement infondées, il n'y a entre Miranda et Gareth que respect mutuel et un goût commun pour le travail bien fait, rien de plus.

« Je ne sors pas avec des femmes mariées. Je crois au caractère sacré du mariage. Je leur envoie même du foie gras de la ferme de mes parents chaque année. Sur un tout autre sujet, j'ai entendu dire que son mari avait un taux de cholestérol exceptionnellement élevé. Le pauvre. »


Forks. Vendredi 9 octobre 2015

« Est-ce que je me souviens de la première fois que j'ai vu un rôdeur ? Bien sûr que je m'en souviens. Tout le monde hurlait, courait dans tous les sens. C'était magnifique. Enfin, toutes ces années de préparation physique, mentale, allaient se concrétiser. Je ne peux pas dire que mes collègues partageaient mon enthousiasme. Pourtant, ce n'était pas faute de leur avoir fait une simulation d'attaque d'aliens. Octobre 2008, en remplacement du traditionnel exercice incendie, avec les félicitations du parti républicain de l'Etat de Washington. Est-ce que quelqu'un avait été attentif à l'époque ? Non. Est-ce qu'ils s'en mordent les doigts aujourd'hui ? Probablement. Pour ceux qui le peuvent encore, cela va de soi. Attendez une minute : un zombie peut-il se mordre les doigts ? Du coup je retire ce que j'ai dit : oui, ils s'en mordent sûrement les doigts aujourd'hui. »

L’ambiance est studieuse dans les locaux de Safe & Sound. Les commerciaux passent des appels, une saine émulation émane des rangées de bureaux, où chacun semble donner le meilleur de lui-même pour le bien de tous. Dans un coin, une radio diffuse une chanson à la mode. Gareth est dans le fond, en train de terminer d’écrire le premier jet d’un contrat important. Rien ne semble pouvoir troubler la quiétude du bureau. Et pourtant… La chanson est interrompue au milieu du refrain, et l’animatrice reprend la parole d’une voix affolée. « Nous interrompons le cours de notre émission pour vous signaler que des évènements étranges ont été rapportés à Seattle. On parle de blessés, peut-être de morts. Pour l’instant, nous n’avons pas plus d’informations, mais comptez-sur nous pour vous tenir au courant dès que… Monsieur ? Que faites-vous là Monsieur ? OH PUTAIN, IL A MORDU STEPH !!! » Un cri à vous percer les tympans, le bruit d’un casque qu’on arrache, puis plus rien.

Dans le bureau, les bruits habituels semblent comme abolis : le cliquetis des claviers, le ronronnement de la machine à café, de l'imprimante, tout avait été instantanément remplacé par une frénésie chaotique, sous la forme d'une armée de poulets sans têtes, s'agitant inutilement dans tous les sens, sortant leurs téléphones à qui mieux-mieux, pour essayer de comprendre ce qui était en train de se passer. Très vite des premiers mots fusaient : épidémie, émeutes, saccages, qui ne faisaient qu’ajouter à la panique environnante. Puis, une heure ou deux plus tard, celui, plus inquiétant encore : mort-vivant. A Seattle. Comment est-ce possible ? Qu'est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? Et surtout, que faire ?

« Ce que j’ai fait quand j’ai entendu le mot mort-vivant ? Au début, rien. Des morts-vivants à Seattle, je croyais qu’il voulait ressusciter le grunge. C’était pas mal, non ? (♫ Come as you are, nah nah nah…♫) Mais en fait c’était pas ça. Du coup j’ai pris les choses en main et je suis allé barricader la porte du bureau. S’il y avait des mort-vivants à Seattle, il ne seraient pas ici avant deux bons jours, 4 heures si jamais ils empruntaient une voiture, et il était donc impensable que quelqu’un utilise cette excuse pour partir plus tôt du bureau. Not on my watch ! Bon, j’ai rapidement dû abdiquer sous la pression collective, mais qu’il ne soit pas dit que je n’ai pas tout essayer pour préserver la productivité de la boîte. Finalement on a plutôt bien fait parce qu’apparemment ils n’étaient pas tous à Seattle… On n'était même pas dans le hall d’entrée qu’on croisait le premier. Purulent à souhait. Je remplissais mon devoir de serre-file avec professionnalisme, comme prévu, mais avec la panique générale, il gagnait du terrain. Il fallait faire quelque chose. Est-ce moi qui ai poussé Lesley dans les escaliers ? Non, ça aurait été horrible. Non, moi j'ai poussé Peter, qui a dû pousser Lesley. Pourquoi l'ai-je fait ? Avez-vous la moindre idée du temps qu'il faut à un zombie affamé de chair humaine pour manger quelqu'un de la corpulence de Peter ? Moi non plus, et c'est probablement la raison pour laquelle je peux encore vous parler aujourd'hui. C'est comme toutes ces personnes qui, à l'approche d'un accident sur l'autoroute, ralentissent pour voir les dégâts. Je ne fais pas ça. Je ne ralentis pas. Je suis l'autoroute. Et oui, Peter était l'accident.
J'ai peut-être perdu quelques amis ce jour-là. Est-ce que je le regrette ? Non. Je n'étais peut-être pas le héros dont ils avaient besoin, mais j'étais assurément celui qu'ils méritaient. À moins que ce soit dans l'autre sens ? Je ne sais plus.
»

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Garden Shop, Forks. Dimanche 11 octobre 2015

Les rues sont pratiquement désormais désertes. Plus personne ne sort, tout le monde reste barricadé chez soi, les yeux rivés sur les chaînes d'info en continu, espérant y trouver une explication à ce mal étrange qui frappe désormais les Etats-Unis. Les experts les plus éminents se succèdent sur les plateaux, chacun avec leur solution pour endiguer l'épidémie, comme ils l'appellent. On parle d'imposer le port du masque aux contaminés en extérieur, de leur interdire l'accès aux lieux de convivialité après dix-neuf heures, vingt-deux heures si le lieu de convivialité fait plus de dix-mille mètres carrés, mais sauf les samedis et les dimanche, jour où les chances de rencontrer un contaminé sont statistiquement plus élevées. Un médecin de France (de France !) a même proposé d'utiliser un traitement contre le paludisme pour tenter de soigner les victimes. Bref, le monde perdait la tête.
Gareth lui, avait décidé de prendre les choses en main. Il savait trop bien que la sécurité de son logement était toute relative, et que ses chances de survie seraient améliorées s'il prenait la route. Une cible mouvante est toujours plus difficile à atteindre. Mais avant de partir, il devait s'équiper. Le jour est à peine levé, il rase donc les murs en direction du Garden Shop au coin de sa rue. Personne sur le parking, les allées vides elles aussi. Pas de vieux en train de charger des sacs de terreau au beau milieu du passage, alors qu'il est tellement simple, et ô combien plus économique de chier dans un composteur. Seule la musique d'ambiance résonne encore dans le bâtiment, mais loin de rajouter un peu de normalité, elle ne fait qu'augmenter le côté lugubre de l'endroit. Personne n'a pensé à l'éteindre, voilà tout. A tout moment on s'attend à voir surgir un rôdeur de derrière un rayon, chaque pas donne l'impression de pouvoir être le dernier. Le moindre mouvement semble provoquer un raffut de tous les diables, mêmes les battements de son cœur sonnent comme un gong uniquement destiné à trahir sa présence. Soudainement, à une dizaine de mètres devant lui, un bruit métallique, comme un outil qui serait tombé d'une étagère. Se saisissant de la première chose qui lui passe sous la main, en l'occurrence un sécateur télescopique, Gareth se dirige vers la source du bruit. Il ne sait pas pourquoi il ne prend pas la fuite, ses pas le portent malgré lui, le traînent seraient un terme plus exact, au mépris de toutes les règles de prudence élémentaires. Arrivé au coin du rayon, il se sert du sécateur comme d'un miroir pour jeter un coup d'œil dans l'allée. Adossé à une étagère, sanglotant et tremblant de tous ses membres, se trouve un vendeur, complètement catatonique.  

« J'étais venu pour m'équiper. Bien sûr, j'aurais pu prendre une arme, mais c'est le meilleur moyen de repérer un amateur. Vous voyez, une arme n'a qu'un but : tuer. Mais la survie ne se résume pas à ça. Oh, il faut tuer bien sûr, mais ce n'est qu'une étape. Le survivant a besoin de plus de polyvalence, car il va devoir porter lui-même les instruments de sa survie, sans quoi il serait dépendant d'un autre. Mais je n'étais pas au bout de mes peines. Là j'ai dû faire face à l'incompétence crasse de leurs vendeurs. Le type a quand même essayé de me refourguer une fourche. Vous vous rendez compte, une fourche ! Question : un zombie arrive et vous n'avez qu'une fourche pour vous défendre, qu'est-ce que vous faites ? Problème : un deuxième zombie arrive et le premier est toujours empalé sur votre fourche. Que se passe-t-il ? Facile, vous êtes mort. En train de maudire Toby, de Garden Shop. Mort horrible, horrible.
J'ai pris une pelle. Poignée métallique ergonomique, manche en chêne massif, une merveille. Et depuis 6 ans, 1 mois et 1 jour, j’aiguise Lucille, matin, midi et soir. Et si un zombie se pointe ? Je le décapite d'un coup, comme une biscotte. Un deuxième essaie de me surprendre ? Bien essayé, mais je lui rentre la colonne vertébrale dans l'anus avant qu'il n'ait eu le temps de dire Thriller. Et si vous êtes finalement aussi un zombie ? Je vous emplafonne le carafon sur le crépis illico. Je ne me sépare jamais de ma pelle. Jamais. Elle est tout près. Elle est là. Luuuu-ciiiii-lle.
Vous êtes déjà morts.
»

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Huckelberry Lane, Forks. Dimanche 11 octobre 2015, deux heures plus tard.

Gareth avait pris sa décision. Il passait chercher sa sœur et ils partaient tous les deux. Et tant pis pour Kenneth, Gwyneth, Beth et Macbeth. De toute façon il n'avait pas le temps de sauver tout le monde. Non, il récupère Elisabeth et ils filent. Direction la forêt. Un endroit peu fréquenté. Son instinct lui dit que les villes ne tarderont pas à ne plus être sûres. Il n'y a qu'à voir à quelle vitesse la gastro se transmet dans une ville pour ne pas vouloir y rester quand des gens commencent à mourir, simplement du fait d'avoir été en contact avec d'autres gens. Il a essayé de l'appeler pour la prévenir, qu'elle commence à préparer ses affaires, mais une fois encore il est tombé sur sa messagerie. Alors il est venu, et tant pis si elle n'est pas prête, dans cinq minutes ils seront partis. Arrivé au pied de l'immeuble il est saisi d'un mauvais pressentiment. La porte d'entrée est entrouverte, ce n'est pas bon signe. Défouraillant une Lucille encore immaculée,, il se glisse à pas feutrés dans l'entrebâillement, pour se couler dans la pénombre de la cage d'escalier. Il actionne l'interrupteur, sans effet. Tout ça ne lui dit rien qui vaille. Il grimpe les deux étages qui le séparent de l'appartement de sa sœur, au dernier étage, sans croiser personne ni entendre le moindre bruit suspect. Le voilà sur le palier. La porte d'entrée est ouverte, et il entend une voix à l'intérieur qui provient de l'intérieur. Un grognement, plus exactement. Finalement, peut-être que Lucille allait être dépucelée plus tôt que prévu.
Il colle son oreille contre le panneau de la porte, vieille technique apprise en camp scout quand il avait neuf ans. Ce qu'on avait omis de lui apprendre à l'époque, c'était de se méfier que la chose de l'autre côté ne décide pas de flanquer un grand coup de tatane dans la porte au même moment, faute de quoi elle vous revenait vitesse grand V en plein dans la tronche. Ce qui ne manqua pas d'arriver, arrachant à Gareth un cri de douleur, puis une bordée d'insultes bien senties, tandis que sa tête ricochait pour tester la solidité de Lucille.

« Finalement c'était Oliver. Peut-être que j'aurais dû sauver Macbeth après tout. Pourquoi je l'ai gardé tout ce temps avec moi depuis ? Je sais qu'il aura son utilité le moment venu. Faites-moi confiance, quand il s'agit de renifler les fesses de ma soeur, il a le flair d'un cochon truffier. »

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Olympic National Park, Etat de Washington. Hiver 2019

La neige crissait sous leurs pas. Tout était recouvert d'un manteau blanc immaculé. Les arbres, les rochers, tout. À perte de vue. Sur une branche au-dessus d'eux, un rossignol laissait éclater son chant mélodieux. Les deux hommes progressaient sous les pâles rayon du soleil levant. Encore une fois, la nuit avait été trop courte et la fatigue commençait déjà à se faire sentir. Gareth ouvrait la marche, scrutant les alentours à la recherche du moindre mouvement suspect. Lewis assurait leurs arrières, une vingtaine de mètres derrière lui. Des jours sans croiser personne, et ils ne savaient toujours pas s'il fallait le regretter où s'en réjouir. Leurs réserves de nourriture s'épuisaient à vue d'œil. Bientôt ils n'auraient d'autre choix que de creuser le sol verglacé à la recherche de graines ou de racines. Mais c'était un problème pour un autre jour, pour l'instant le plus important était de survivre à cette nouvelle journée.
Au détour d'un bosquet Gareth s'immobilisa, et d'un geste de la main, il intima l'ordre à son compagnon de route de faire de même. Devant eux sur le sentier, à trente mètres à peine de l'endroit où il se trouvait, une silhouette voûtée claudiquait en poussant des borborygmes sinistres. Son teint était olivâtre, et la peau de ses mains était couverte de verrues et de furoncles. Sans faire le moindre bruit, Gareth sortit Lucille de son fourreau et commença à s'approcher du rôdeur à pas de loup. Malgré le froid mordant, de la sueur perlait sur son front. Il resserra sa prise sur le manche de sa pelle, comme pour se convaincre que son courage ne vacillerait pas. Il n'était plus qu'à cinq mètres de sa cible quand il manqua trahir sa présence : un relent d'abas boucanés lui arracha un haut-le-cœur qu'il ne contint que d'extrême justesse. Conscient qu'il ne pourrait pas se maîtriser plus longtemps, il leva le manche de son arme et bondit. "GAREETH ! NOOOON !"

« J'ai déjà tué un mort-vivant. Même si Oliver prétend que ce n'était qu'un vulgaire vieux… Peut-être. Je ne sais pas. Comment en être sûr de toute façon ? Car, quand on y réfléchit, qu'est-ce qu'un mort-vivant ? C’est une créature pas tout à fait crevée, et qui traîne derrière elle sa misère, ainsi qu'une forte odeur de décomposition. Et maintenant, laissez-moi vous poser une question : qu'est-ce qu'un vieux ? [...] Exactement. Donc, était-ce un vieux ? Probablement. Mais peut-on dire que ce n'était pas une bonne action pour autant ? À votre place, je n'en serais pas si sûr. Car je connais au moins une personne qui me dirait merci pour ce que j'ai eu le courage de faire : la personne qui se serait trouvée derrière lui à Wallmart samedi matin, et qui risquait la crise de nerfs pendant que l'autre déballait sa petite monnaie. Vous voyez, je l'ai appelé l'autre, c'est un signe.
Quoi qu'il en soit, étranger, tout le plaisir était pour moi.
»

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Au beau milieu de nulle part. Septembre 2021

Le temps est lourd en cette fin de journée, l'été n'est pas loin derrière, il le sent à la façon dont ses vêtements collent à sa peau. Des jours qu'il n'a pas pu se tremper dans un ruisseau, que de la course, rien que de la course. Ils ne dorment pas plus de quelques heures par nuit, et jamais tous les deux en même temps. Gareth traîne sa chariote derrière lui, il n'a plus la force de la porter sur son dos. Il devrait graisser les essieux, elle va finir par les faire repérer, à grincer sur le chemin. Il s'arrête, pour s'enquérir de l'état d'Oliver. Il semble bien amoché par les combats des derniers jours. Dans son dos, Lucille continue de dégoutter du sang des rôdeurs qu'ils ont affrontés la veille au soir. Oliver s'est arrêté à quelques mètres devant lui, et il lui indique un point, derrière lui. Un mince filet de fumée, accompagné d'un léger rougeoiement. Un feu. Droit devant, à peine une heure de marche. Enfin ! Ragaillardis à l'idée de n'être enfin plus seuls, ils redoublent d'efforts, et engloutissent les quelques kilomètres comme s'ils volaient.
Arrivés sur place, ils n'en croient pas leurs yeux. Des camping-car, à perte de vue. Et tandis qu'ils avancent entre les rangées de véhicules, on les dévisage comme des bêtes curieuses, des groupes de trois ou quatre personnes autour de braseros de fortune, la source du rougeoiement qu'ils avaient aperçus. Même s'il n'a jamais mis les pieds dans ce camp, Gareth sait exactement où aller. Droit vers le camping-car le plus miteux. Et avant que personne n'ait pu l'en empêcher, il a frappé à la porte. Au bout de quelques secondes, il entend que ça s'active à l'intérieur. La porte ne tarde pas à s'ouvrir, et il se trouve nez-à-nez avec Frances McDormand. Sans dire un mot, elle lui indique le coin le plus reculé du campement d'un geste du menton, puis elle referme aussi sec la porte derrière elle. Comme au ralenti, il se retourne, et ses yeux s'agrandissent alors qu'il découvre Elisabeth, mal en point, mais bien vivante, à vingt mètres à peine de l'endroit où il se trouve. Et elle n'est pas seule. A ses côtés, toujours blonde, blonde comme les blés, avec son teint d'une blancheur virginale, Faith Holly Peterson en chair et en os. Et le sourire sur leurs visages est rayonnant.

« Est-ce que je suis sûr que les champignons qu'on a mangés hier étaient comestibles ? Non. Mais est-ce que je suis sûr de ne pas avoir de pouvoirs divinatoires ? Non plus. Alors c'est décidé, nous partons à la recherche de ce campement. Et puis, tout le monde aime Frances McDormand. C'est un trésor national. »


Les journées d'Oliver et de Gareth commencent invariablement par la recherche d'eau, pour leur permettre de tenir la journée. S'ils ne sont pas poursuivis, ils en profitent pour faire un brin de toilette, avant de chercher de quoi manger : fruits secs, graines, champignons, œufs. Le reste de la journée, ils le passent à explorer leur environnement. Quand ils tombent sur un coin plus hospitaliers, ils s'y installent parfois, mais jamais plus de deux ou trois jours. Juste le temps de reprendre des forces, avec un toit au-dessus de leurs têtes et un abri contre le vent, les intempéries et le froid. Depuis que Gareth a eu le rêve où il retrouvait sa sœur et son amour de jeunesse, ils ont cessé de se déplacer en cercle autour de leur camp de base, en plein milieu du Parc National Olympique, pour se diriger vers l'Est (dans son rêve, ils se dirigeaient vers l'Est). A l'heure actuelle, ils se trouveraient à deux jours de marche, au nord-ouest de Skokomish.  


time to met the devil

• Pseudo (sur internet) : Papy
• Âge irl : 34 ans
• Présence : Surtout le weekend, mais j'essaierai de passer en semaine également.
• Personnage : Inventé [X] / scénario/prédef [ ]
• Comment avez-vous découvert le forum ? En cherchant un forum post-apocalyptique tout plein de zombies.
• Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ? Le design et l'activité qu'il semble y avoir.
• Voulez-vous un parrain pour vous aider sur le forum Oui [ ] / Non [ ]
• Crédits (avatar et gifs) Angeldust

• Code du règlement Validé par Z

fiche (c) langouste.
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:28

Eeeh bienvenue à bord, Gareth !! J'aime trop le choix du vava, ça fait plaisir de voir cet acteur joué !! :smile34:

En tout cas bon courage pour la fin de ta fiche, n'hésite pas si tu as des questions ! =D



bienvenue sur le forum !


Te voilà fraîchement inscrit(e) sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire !  Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si tu comptes jouer un Remnants et que ton personnage est intégré au camp avant juillet 2019 dans son histoire, il se peut que celui-ci ait été vacciné contre le virus qui transforme en rôdeur. Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous ici.

6 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

7 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !
Invité
Anonymous
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:30

Bienvenuuuuue !
Bon courage pour ta fiche, et top le choix d'avatar ! Je suis une (véritable) légende. 1342238320





Light this world

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Neela J. Yeo-Jeong
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:51

Bienvenue par ici Gareth ! Je suis une (véritable) légende. 4233749114 (et ce choix d'avatar, je-)
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:53

Ton personnage promet tellement, je crois que je l'aime deja!!! Bon courage pour ta fiche et trop hate de te voir en jeu! (garde moi un lien :p)
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:56

Bienvenue parmi nous ! Bon courage pour ta fiche Je suis une (véritable) légende. 2101447028
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Re: Je suis une (véritable) légende.

Jeu 2 Déc 2021 - 19:58

Bienvenue et courage pour ta fiche Wink
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Re: Je suis une (véritable) légende.

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