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Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 11:39


CLEO ABOTTtell me more about you

prénom(s) : Cleo un prénom court et rapide, qui lui a permis d'éviter tout un tas de surnoms ridicules.
nom : Abott le fait que son nom de famille n'ait pas vraiment d'importance en cette sombre période l'arrange pas mal, elle doit l'avouer. D'ailleurs, elle ne le dévoile que lorsqu'elle en est vraiment contrainte.
date de naissance : Elle est née le 03 avril 1995
âge : Elle vient tout juste d'avoir 26 ans.

ville de naissance : A Portland (Etats-Unis, Oregon)
métier : Anciennement jeune étudiante en journalisme.
groupe : The New Eden

avatar : Emma Watson

what i am

qualites
Réfléchie
A l'écoute
Débrouillarde
Calme
Courageuse
defaults
Méfiante
Introvertie
Influençable
Suceptible
Emotive
Equipement :
Avant d’arriver à NE, elle était équipée d’un simple poignard et d’un 9 mm (Smith & Wesson Modèle 6906), dont elle a dû se séparer lors de son entrée dans le camp, à contrecœur bien évidemment.
     
Details physiques :
Cleo est une jolie jeune femme d’1m65, fine et élancée. Brune, les cheveux mi-longs, il n’est pas rare qu’elle les attache avec soin. Si cela ne tenait qu’à elle, elle s’habillerait le plus simplement possible et ne prendrait pas le temps de se maquiller, mais à son arrivée à New Eden, comme toutes les femmes du camp, elle a du être contrainte de prendre soin d’elle, même si elle trouve cette mascarade ridicule et qu’elle s’y attelle uniquement parce qu’elle n'a pas le choix. Cleo préfère se fondre dans la masse, ne pas attirer l’attention et pour se fondre dans la masse en tant que femme à NE, elle n’a pas vraiment le choix que de se donner le physique d’une poupée, qui ne lui correspond absolument pas.

Psychologie

Cleo c’est avant tout une fille traumatisée, qui n’a jamais su trouver sa place avant l’apocalypse et qui a encore plus de mal à la trouver depuis quelques années. Elle déteste la violence, mais à dû y être confrontée, elle n’aime pas rentrer dans des cases, mais pour sa protection personnelle, elle s’y est résignée.

Réfléchie, contrairement à ce qu’elle laisse paraître, la demoiselle est très observatrice, elle analyse et agit seulement après, une qualité qui lui a malheureusement causé bien des torts avant son arrivée dans le camp. Elle refuse de faire les choses sur un coup de tête, sachant très bien qu’elle aura ainsi au moins une chance sur deux de le regretter, mais elle sait prendre en compte l’avis des autres lorsque ces derniers lui donnent des conseils pour qu’elle ne reste pas trop longtemps sur ses gardes et quelle cesse de perdre du temps en vain.

A l’écoute, Cleo est très douée pour remonter le moral des autres et ne jugera jamais d’une situation sans en connaître les détails et surtout pas sur un seul son de cloche. Cleo c’est une jeune femme fidèle qui ne trahira jamais le secret de quiconque, quel que soit la gravité et l’importance de ce dernier. C’est une amie hors pair sur laquelle on peut compter coûte que coûte.

La brunette a beau ne pas être la jeune femme la plus courageuse et rentre dedans que la terre ait pu porter, elle reste pourtant particulièrement débrouillarde, capable de s’adapter dans n’importe quelle situation. En matière de rodeurs, elle était loin d’être experte, mais en matière de survie, elle en a surpris plus d’un dans le passé.

Cleo est calme, d’un calme presque olympien, à des moments où n’importe qui perdrait son sang-froid. Inutile de foncer dans le tas ou de courir partout, elle réfléchit, encore et encore à une façon de s’en sortir, même si le temps est compté. La demoiselle ne s’énerve d’ailleurs que très rarement, préférant discuter, voire débattre que de hausser le ton. Non, elle préférera vous prouver par A plus B que vous avez tort plutôt que d’essayer de vous convaincre du contraire en criant. Autant dire que lorsque sa voix dépasse un certain nombre de décibels, cela est plutôt surprenant, voire déroutant.

Même si elle a tendance à se fondre dans la masse, même si elle n’est pas aussi violente qu’elle devrait l’être parfois, dans ce monde hors de contrôle, Cleo n’en est pas pour autant courageuse. Elle a jeté son dévolu sur New Eden malgré ce que tout cela engendrait, pour sa propre protection, mais si elle la fait, c’était justement parce qu’elle refusait de baisser les bras face à l’adversité. Cleo, elle est loin d’être idiote et elle sait que dehors, elle ne tiendrait pas longtemps avant qu’il lui arrive quelque chose, ainsi, elle supporte tout ce dont sont contraintes les femmes dans un camp qu’elle déteste, juste parce qu’elle refuse de mourir, juste parce que ce serait trop facile de se sacrifier pour pouvoir enfin être en paix.

Méfiante, elle ne donnera pas sa confiance facilement, elle ne sait que trop que même un proche peut vous planter un coup de couteau dans le dos quand vous vous y attendez le moins (merci papa). Elle peut paraître amicale, mais ce n’est pas pour autant qu’elle vous considérera digne de sa confiance. Pour cela, il lui faut du temps, beaucoup de temps et surtout, il faut lui prouver qu’elle peut compter sur vous, ce qui ne se fera pas en un jour, surtout dans le monde tel qu’il est depuis quelques années.

Introvertie, Cleo préfère se fondre dans la masse que d'en sortir. Parfois, cela l’arrange de ne pas se faire remarquer, même si parfois, c’est plutôt lourd à porter. La jeune fille ne sera pas du genre à aller vers quelqu’un en premier et cela ne date pas d’hier. Au lycée déjà, elle était celle qui se mettait dans son coin à la récréation avec un livre, en lançant quelques regards furtifs, et passablement envieux, à ses camarades qui discutaient joyeusement. Cleo, elle n’aime pas spécialement être mise en avant, mais pour autant, elle est touchée quand quelqu’un la remarque et quand elle arrive à être intégrée dans un groupe, sans avoir l’impression d’être une simple pièce rapportée.

Si Cleo est méfiante, lorsqu’elle donnera sa confiance à quelqu’un, elle le fera de façon un peu trop franche. C’est ainsi qu’elle peut se montrer influençable, lorsqu’elle se sent en confiance dans un groupe, elle aura tendance à suivre ses amis en oubliant son côté réfléchi. Cleo est une suiveuse, au sens propre du terme et à trop être attachée à son entourage, elle en laissera tout son côté responsable aux oubliettes.

Susceptible, Cleo a tendance à prendre à cœur les paroles des autres, même si ces dites-personnes n’ont aucune importance pour elle. Elle a été souvent pointée du doigt à l’école, en particulier lorsque son père a été arrêté pour meurtre et elle en garde un profond traumatisme. Elle est, encore à ce jour, incapable de faire abstraction des remarques qu’on lui adresse, même si elle fait un grand travail sur elle pour y parvenir.

Cleo essaie de se faire passer pour une femme forte, mais elle est très sensible et facilement émotive. Bien évidemment, elle le cache autant qu’elle le peut, bien évidemment, elle le masquera derrière un sourire et une image qu’elle essaie de donner d’elle. Mais malheureusement, ce défaut fait partie d’elle depuis toujours et ni l’apocalypse, ni l’arrivée chez les NE n’ont changé cet aspect de sa personnalité.





Story of survival


Si je devais résumer ma vie d’avant en quelques mots, j’en serais incapable, puisqu’elle est banale et compliquée à la fois, heureuse, avant de s’effondrer littéralement tel un château de cartes. Je suis née le 03 avril 1995 à Portland dans l’Oregon. Ma mère a toujours été présente autant qu’elle le pouvait pour moi et dans mon esprit de petite fille, elle était une véritable héroïne, celle que je rêvais d’être en étant adulte. Elle était douce, tendre, à l’écoute et sa présence suffisait à me faire oublier l’absence de mon père. Concernant Shelby, mon père, les choses ont toujours été différentes. Il était souvent absent, pour le boulot, pour ses copains et toutes les passions qui le faisaient vibrer. En tant qu’enfant, je l’ai plutôt bien vécu, c’était un peu une normalité dans mon esprit et j’oubliais tous ces moments à l’attendre, le regard rivé par la fenêtre, lorsque je lui sautais dans les bras quand il passait la porte d’entrée. Plus tard, ce fut une autre histoire. Dans notre portrait de famille, pas vraiment idéal, se glissait encore une personne, mon grand frère Riley, de deux ans mon aîné. Un grand frère protecteur et avec qui j’avais passé la majeure partie de mon enfance, entre bêtises, chamailleries et moments de complicité. Malgré l’absence de mon père, la présence des deux autres membres de ma famille me comblait durant toute mon enfance, j’étais une petite fille un peu introvertie mais clairement épanouie dans un carde familial qui fut, pour un temps, mon petit cocon imbrisable.

Ce fut au cours de mon adolescence que les choses se compliquèrent, oublié l’âge de l’innocence, oubliées les longues heures à attendre mon père et à lui sauter au cou en lui pardonnant ces absences répétées à chaque fois qu’il daignait rentrer à la maison. Peu à peu, je commençais à lui en vouloir, un petit sentiment de déception qui ne cessa de grandir avec les années, avant de se transformer en haine. Shelby, de son côté, ne se remit nullement en question, pire encore, devant ma détresse et mon incompréhension, il ne cessa de fuir encore et encore, pour aller je ne sais où, faire je ne sais quoi. Cette période difficile de ma vie fut d’avantage compliquée par le comportement de Riley qui, contrairement à moi qui avait fini par laisser mon père de côté comme lui le faisait, cherchait à attirer son attention en faisant tout un tas de conneries. Au début, ce fut innocent, quelques heures de colle au lycée pour mauvais comportement envers les professeurs puis il alla de plus en plus loin, jusqu’à ce que notre mère soit appelée de nombreuses fois au commissariat pour des délits mineurs. Peu à peu, je perdis le lien qui m’unissait à mon frère aîné et nos seuls contacts se finissaient systématiquement en éclats de voix. Je voulais protéger ma mère à tout prix, cette mère qui avait dû nous élever seule, cette mère qui souffrait de l’absence de son mari et qui, à présent, devait payer pour les conneries de son fils. Dans cette ambiance familiale pesante, j’essayais de me construire comme je le pouvais, m’oubliant un peu trop au passage, devenant peu à peu presque invisible aux yeux de la majeure partie de mon entourage tant mon esprit semblait avoir quitté mon corps, tant l’inquiétude m’habitait perpétuellement.

J’avais dix-sept ans lorsque ma vie bascula brutalement, l’un des pires souvenirs qui reste aujourd’hui profondément gravé dans ma mémoire. Je dormais à poings fermé lorsqu’un bruit sourd raisonna dans la maison familiale. Entendant des cris au rez-de-chaussée, je sortais de mon lit dans un sursaut et descendais les marches quatre à quatre, en panique. Tout se passa très rapidement alors que je restais fixée devant la scène, incapable du moindre mouvement. Je voyais des hommes des forces spéciales retourner la maison, mon père menotté et embarqué et la panique de ma mère qui hurlait face à la scène qui se déroulait devant ses yeux. J’étais totalement désemparée, des larmes roulant le long de mes joues alors que je rejoignais ma mère pour la serrer dans mes bras. Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus rien, nous étions impuissantes face à ce qui était en train de se dérouler devant nos yeux. Quand ils quittèrent la maison, cette dernière était sans dessus dessous, j’essayais de tout remettre en ordre, sous le choc, mes jambes avaient du mal à me porter mais je devais être présente pour ma mère, coûte que coûte, même si j’avais juste envie de m’effondrer et de ne plus jamais me relever. Il ne nous fallut pas longtemps pour apprendre la vérité et que l‘affaire fasse la une des médias, une affaire qui me hanta et qui brisa le peu d’équilibre qu’il restait dans notre famille. Mon père fut emprisonné pour meurtre, un père qui perdit rapidement son statut dans mon esprit, un père que je plaçais immédiatement au rang de simple géniteur. Ma vie devint un enfer, j’étais pointée du doigt comme étant la gamine du type dangereux, du malade qui avait donné la mort à deux hommes, j’en avais même perdu le peu d’amis qu’il me restait. Le comportement de Riley ne fit que de s’aggraver avec le temps, lui qui semblait peu à peu prendre le même chemin que celui qui était censé être notre père. Tout ceci devant les yeux terrorisé d’une mère qui ne savait plus quoi faire pour remettre son fils sur le droit chemin et devant mon regard d’adolescente qui s’imaginait, nuit et jour, que peut-être qu’un matin, des hommes viendraient à nouveau retourner la maison et que la dernière image qu’il me resterait de mon frère aîné serait la même que celle qu’il me restait de mon géniteur.

Malgré tout, j’essayais de continuer à vivre, de relever la tête malgré nos vies qui étaient en train de s’effondrer sans que nous puissions faire quoique ce soit pour empêcher cela. Si je me battais perpétuellement pour ne pas perdre pied, c’était avant tout pour ma mère, qui était devenue mon seul soutien face aux épreuves, elle était ma bouée de sauvetage, celle qui m’aidait à sourire encore, quelque fois, lorsque je réussissais à chasser l’image de l’arrestation de mon père de mon esprit, au moins pendant quelques minutes. A force d’acharnement, j’avais réussi à poursuivre mes études alors que mon rêve de devenir journaliste semblait peu à peu un peu plus accessible. Riley prit son indépendance et sa majorité permis à ma mère de ne pas être impliquée dans ses soucis avec la justice, même si son inquiétude à son propos ne désemplissait pas, il fallait bien continuer à avancer malgré tout. Toutes les deux, nous avions réussi à recréer une sorte de cocon, perdu il y a longtemps, même si, par la force des choses, nous avions été contraintes d’évincer Shelby, de l’oublier, de faire de lui un sujet tabou que nous évitions d’aborder, afin de ne plus être hantées par son souvenir. Après tout, nous savions déjà que plus jamais il ne passerait la porte de la maison familiale et ce n’était peut-être pas un mal après tout. Les photos de famille furent peu à peu remplacées, du moins celles qui représentaient mon géniteur, pour laisser place à celles d’un autre homme, heureux au côté de la femme de sa vie et de sa belle-fille qui, contre toute attente, l’avait immédiatement accepté. Wayne était policier et sa rencontre avec ma mère était pour le moins inattendue et plutôt anecdotique. Il avait tenté d’éviter que mon frère ne s’enfonce d’avantage dans ses problèmes en lui sauvant la mise de nombreuses fois, en essayant de le raisonner avec douceur, chose qu’aucun homme n’avait entrepris de faire avant lui. A force de ramener Riley à la maison et de rester à diner à la fin de son service, il avait fini par ne jamais repartir, à mon plus grand plaisir. Rapidement, Wayne était devenu une véritable figure paternelle pour moi, le père que j’avais toujours rêvé d’avoir, celui qui rentrait après son travail pour prendre soin de sa famille, celui qui me réconfortait lorsque j’avais des peines de cœur et qui ne pouvait s’empêcher de faire subir des interrogatoires à mes potentiels petits-amis, rendant ce moment gênant extrêmement touchant. Il tenait à moi, se faisait du souci quand je n’allais pas bien et m’aimait sincèrement, tout ce que je n’avais jamais connu de la part de Shelby. A ses côtés, j’avais enfin trouvé un équilibre, un équilibre familial que je n’avais jamais eu la chance de posséder dans le passé, un équilibre familial trop parfait pour ne pas être soudainement brisé, lorsque le monde bascula brutalement.


Octobre 2015Portland (Oregon)

La porte d’entrée s’ouvrit avec fracas et la voix de mon beau-père raisonna dans la maison familiale. D’un air précipité, il nous demanda de préparer nos bagages, justes quelques affaires de premières nécessités alors qu’il d’afférait dans la cuisine à prendre tout le contenu du garde-manger. Pas le temps de rentrer dans les détails, pas le temps d’expliquer quoique ce soit, chaque minute était comptée. « Et Riley ? » Demandais-je, dans la précipitation alors que je mettais quelques-uns de mes vêtements dans mon sac. « Riley est injoignable, nous ne pouvons pas perdre de temps. » J’avais beau ne pas apprécier mon frère, l’état de panique de Wayne ne présageait rien de bon et je refusais de partir sans lui. « Qu’est-ce qu’il se passe chéri ? » Visiblement embêté de devoir donner des explications aussi rapidement sans avoir de réponses à toutes les questions, je vis une légère grimace prendre place sur son visage. « Une épidémie, il est temps de quitter la ville. Cleo, laisse tomber tes vêtements, va chercher les armes dans le coffre, on en aura besoin. » Mon visage se transforma et un air horrifié s’y afficha soudainement. Je ne protestais pourtant pas et retournais à l’étage pour enfourner les armes et les munitions dans mon sac. Il ne fallut que quelques minutes pour que nous prenions la route et que nous ayons vraiment conscience du chao qui régnait à l’extérieur. Les routes étaient bloquées, les gens paniquaient, nous entendions des tirs surgir de partout et des hélicoptères de l’armée survolaient la ville de très près. Sur la banquette arrière, je jetais un regard paniqué à ma mère et mon beau-père, sans comprendre ce qui était en train de se produire, je n’étais même pas certaine de vouloir en savoir les détails. « Cleo chérie, si tu veux essayer de dormir, j’ai mis des couvertures à l’arrière… Ce ne sera pas superflu lorsque nous seront contrains de quitter la voiture. Saloperies de bouchon. » « Quitter la voiture ? Pour aller où ? » « Ne t’inquiète pas, ça va aller, je suis là, ok ? » Mon regard croisa celui de Wayne et même s’il se voulait rassurant, je sentais la panique dans son regard. « Ok. » Répondis-je, sans grande conviction, le regard dans le vague. J’ignorais ce qui nous attendait, mais j’étais loin d’être rassurée. Cependant, j’étais bien loin de m’imaginer quelle serait ma vie à partir de ce fameux jour d’octobre 2015.




Décembre 2015 - Quelque part au Nord de Corvallis (Oregon)

Je ne m’étais absolument pas habituée à ce qu’était devenu notre vie depuis deux mois. Était-il possible de s’y habituer un jour ? J’en doutais fortement. En tout cas, clairement, elle n’était pas faite pour moi et j’avais pourtant dû m’y accommoder. Par chance, j’étais restée avec ma mère et mon beau-père et nous avions réussi à nous construire un petit camp de fortune, plutôt bien protégé des rôdeurs, même si plus rien n’était sûr en ces temps sombres. Le pays était traversé par une vague de froid et nous avions ravivé le feu de camp pour nous permettre de nous réchauffer et profiter d’un repas convenable. Pendant que ma mère s’occupait du lapin fraîchement chassé du matin, Wayne et moi décidions de nous disperser pour récupérer du bois, qui commençait à manquer. Arme à la main et le regard parcourant le moindre mouvement suspect, je m’enfonçais un peu dans la forêt, tentant au plus vite de mener ma mission à bien. Au bout de quelques dizaines de minutes, un cri brisa le silence des lieux, un cri que je ne connaissais que trop bien. Je lâchais les bûches que j’avais récupéré et retournait au niveau du camp en quatrième vitesse. Le temps que j’arrive sur les lieux, c’était déjà trop tard, mon regard eu à peine le temps de distinguer un homme trancher la gorge de ma mère et deux autres de ses compagnons emporter le peu de ressources qu’il nous restait. Sous le choc mais surtout bernée par ma colère, je faisais un pas supplémentaire, dans l’espoir de venir en aide à ma mère et surtout, de ne pas laisser ses types repartir comme si de rien n’était. Si je n’étais pas la fille la plus courageuse que la terre ait pu porter, ma mère restait mon plus grand point faible et cette situation m’en faisait oublier mon côté résonné. Brutalement stoppée dans ma course, une main se posa sur ma bouche, je tentais de me débattre, en vain, tenue fermement par une personne qui avait réussi à m’attraper par surprise. Je sentais les larmes me monter aux yeux et mon état frôlait l’hystérie. « Cleo, Cleo, c’est moi, calme toi… » La voix rassurante de mon beau-père me glissa ses quelques mots, me permettant de me calmer et de le laisser me lâcher. Il attrapa ma main en me lançant un regard décidé, ne me laissant plus le choix. « Viens avec moi, c’est trop tard… On ne peut plus rien faire… » Je ne pus dire au revoir à ma mère ni même retrouver le peu d’affaires qu’il me restait de ma vie d’avant. Ce fut la première fois que je fus confrontée à la mort de si près, la première fois que je pris conscience que malgré toute nos précautions, personne ne serait plus jamais protégé des morts… Ni même des vivants…




Fin décembre 2015 Corvallis (Oregon)

« Cleo, ça fait trois jours que tu ne manges presque rien, je sais que ce n’est pas facile pour toi, mais il ne faut pas que tu baisses les bras, je sais que tu es plus forte que ça. » Le regard dans le vague, je ne prêtais même pas attention à ce que Wayne avait trouvé dans les placards de cette énième maison que nous avions été contraints de piller. Choisissant de ne pas établir de nouveau campement, nous n’avions cessé de marcher, dans l’espoir de trouver un endroit plus sécurisé, en vain. Lorsque nous avions découvert la villa, nous avions décidé d’y rester pour la nuit, barrant au mieux toutes les portes et fenêtre pour un semblant de sécurité. Depuis la mort de ma mère, j’étais devenue muette, paressant presque impassible, je n’avais ni réussi à digérer cette horrible perte, ni réussi à évacuer ce trop plein d’émotions qui restait bien présent au creux de mon estomac. Il fallait que je sois forte, toujours forte. Mais est-ce que Wayne se souciait de savoir si je l’étais réellement ? Si on ne m’en demandait pas trop compte tenu de mes faibles capacités de survie ? « Cleo, dis quelque chose. » Je ne tournais pas la tête vers lui, je restais dans mon monde, jusqu’à ce qu’il tape un grand coup du poing sur la table, me provoquant un sursaut qui eut un effet radical. « PARLE MOI ! » Je m’effondrais en larmes, laissant ressortir toute la colère et la tristesse que je n’avais que trop longtemps enfouis en moi. « Je le déteste tu m’entends ? JE LE DETESTE ! » Des larmes roulèrent sur mes joues rougies par la colère. Il s’approcha de moi pour me serrer dans ses bras. « C’est fini, il ne te fera plus de mal je te le promets, je comprends que tu lui en veuilles pour ce qu’il a fait à ta maman, tu sais… » Je rompais son étreinte en me levant brutalement de ma chaise, posant mon regard ruisselant de larmes sur mon beau-père. « Je ne parle pas de lui, je parle de Shelby, je le hais au plus profond de mon être, j’espère qu’il est mort derrière les barreaux, le seul endroit qui était vraiment fait pour lui ! » Il fronça les sourcils, interpellé. « Shelby ? Qu’est-ce qu’il vient faire dans cette histoire ? » Ma voix tremblait et mes poings s’étaient serrés par un automatisme que je ne contrôlais pas. Si j’aurais voulu me sortir l’image de mon père de mon esprit, j’en étais incapable et même s’il n’était pas réellement fautif dans l’histoire, j’avais indirectement choisi de lui faire porter la faute plutôt que de prendre réellement conscience que c’était bel et bien un inconnu qui avait causé la mort de ma mère. « Il ne valait pas mieux qu’eux, c’était un meurtrier, il a tué tout comme ce type a tué maman ! Et cet imbécile n’était même pas là pour la protéger parce que c’est juste un connard égoïste qui n'a jamais sû prendre soin de sa famille ! » Wayne se leva de sa chaise pour me serrer de nouveau dans ses bras, étreinte que je ne rompais pas cette fois-ci. Enfin, je réussissais à laisser ma tristesse s’évacuer, incapable de stopper mes larmes pendant des heures entières, avant de m’effondrer littéralement de fatigue.





Mars 2016Redmond (Oregon)

De pillage en pillage, de villes en villes, de campements éphémères à campements éphémères, l’hiver avait été rude, me vidant totalement de toute mon énergie. Chaque jour, je me battais pour rester en vie, chaque jour, j’essayais de trouver une raison pour ne pas sombrer une bonne fois pour toute. Jamais je n’aurais cru qu’un jour, la mort serait pour moi quelque chose d’aussi attirant, qu’elle deviendrait la solution la plus simple à une vie qui ne cessait de se compliquer au fil des années. J’étais épuisée, je ne savais comment mes jambes réussissaient encore à porter mon poids mais je tenais, parce que je n’étais pas seule, parce que lui comptait sur moi et que je n’avais pas le droit de l’avoir contraint à faire tous ses efforts pour moi, en vain. Pourtant, je savais que j’étais un frein pour Wayne, qu’il s’en serait vraiment mieux sorti sans moi et que je n’étais qu’un poids supplémentaire pour sa survie. En tant qu’ancien flic, mon beau-père avait clairement les épaules pour survivre dans ce monde et jour après jour, je ne cessais d’admirer son courage et sa détermination. Il était, à ce jour, la seule famille qu’il me restait et si je l’avais considéré comme mon père à peine avait-il partagé ma vie, nos liens n’avaient cessés de se renforcer depuis le début de cette saleté d’épidémie. Cela faisait des kilomètres que nous marchions sur la route bétonnée, en direction de Redmond, dans l’espoir de trouver de la nourriture, des armes et peut-être aussi des munitions. Epuisée, je me laissais tomber sur le sol, les bras écartés et les yeux à semi-ouverts. « Laisse-moi ici, j’en peux plus ! » Lançais-je, sérieuse, mais aussi un peu sur le ton de l’humour. Wayne fit demi-tour pour me rejoindre. « Allez, lève-toi feignasse ! Si mes calculs sont bons, nous seront arrivés d’ici trois ou quatre kilomètres. » Je poussais un long soupir. Ce n’était rien par rapport à ce que nous avions traversé depuis le matin, mais cela me semblait impossible. « Tu crois qu’il y aura du chocolat ? » Il hocha la tête, certainement prêt à m’en trouver coûte que coûte, comme il le faisait à chaque fois. C’était en quelque sorte la carotte qui faisait avancer l’âne que j’étais. « Si ya pas de chocolat je te préviens, je ne bouge plus de Redmond, je te laisserai monter la garde. » Quelques kilomètres plus loin, nous arrivions enfin en ville, trouvant quelques maigres récompenses aux kilomètres parcourus… Et pas la moindre trace d’une plaque de chocolat.




Juin 2017Nord de Madras (Oregon)

Si notre vie n’avait rien de facile en cette période apocalyptique, j’avais tout de même réussi à retrouver des forces. Les nuits étaient courtes, les repas maigres, voire inexistants, mais au fond de moi, j’espérais toujours pouvoir retrouver un semblant de vie convenable. Si nous n’avions été que très peu en contact d’autres survivants mon beau-père et moi, du moins pas sur de longues périodes, notre nouvel objectif était celui de trouver un campement plus solide, avec plus de monde, avant que nos forces ne nous quittent totalement. L’idée d’avoir un vrai campement, avec d’autres personnes m’avaient reboostée pour de bon, à un tel point que j’avais tenté d’apprendre à me débrouiller par moi-même, pour de bon, essayant ainsi de ne plus compter systématiquement sur l’aide de mon beau-père pour m’en sortir. Personne n’était en mesure de savoir de quoi la vie serait faite dans le futur, il était temps que prenne les choses en main, quitte à aller contre nature. « Cleo, derrière moi. » Mon regard se tourna vers le rôdeur qui arrivait en face de nous, je secouais la tête à l’adresse de mon beau-père, puis, sans lui laisser le choix, je m’approchais du mort-vivant pour lui planter mon poignard en pleine tête, non sans une légère hésitation au préalable. J’arrachais le poignard de la tête du rôdeur avant de me tourner de nouveau vers Wayne, visiblement choqué d’une telle initiative de ma part. « Allez, en route, on a un campement à trouver ! » Lançais-je, avec un soudain regain d’énergie. Wayne passa son bras sur mon épaule et nous prenions de nouveau la route, avec l’espoir que bientôt, nous pourrions enfin nous poser quelque part, de façon durable.





Début 2018Mt Hood Village (Oregon)

« C’est pas vrai… » Je lâchais mon sac et tombais à genoux devant ce qui se dessinait au loin sous mes yeux. Sur un terrain de golf, un campement bien clôturé, entouré par deux rivières où se trouvaient, en plus des bâtiments, quelques caravanes pour loger des survivants qui semblaient y vivre une vie plutôt sereine, malgré les conditions de vie précaire. J’avais fini par penser que jamais nous n’aurions cette chance, pourtant, ce qui se dessinait sous nos yeux était bel et bien réel. Wayne m’aidait à me relever, un bref sourire échangé et nous avancions, non sans une certaine appréhension. Bien évidemment, nous n’avions pas été directement accueillis à bras ouverts, bien des survivants avaient fini par devenir fatalement des ennemis, mais quelques jours plus tard, nous avions réussi à trouver notre place dans le groupe. Passablement timide et ayant perdu tout lien social pendant trop longtemps, j’étais restée dans mon coin à observer, avant de réussir à me faire quelques amis, en particulier un certain Ray, la première personne à qui j’avais commencé à échanger quelques mots de façon un peu plus détendue, restant tout de même sur mes gardes. Cela faisait des années que je n’avais pas été aussi sereine, des années que je ne m’étais pas autant sentie à ma place dans un monde qui n’était pas fait pour moi. Mes relations avec mon beau-père se renforcèrent encore d’avantage, grâce à cette pression perpétuelle qui était doucement retombée et, à mon niveau, j’avais même réussi à me montrer utile dans un clan où régnait une certaine sérénité malgré les conditions qui n’étaient pas forcément optimales.




26 décembre 2018 - Mt Hood Village (Oregon)

Si le froid de l’hiver nous rationnait tous, si cette foutue période de l’année restait la plus difficile à supporter, nous étions là les uns pour les autres et faisions en sorte de vivre au mieux ces mois difficile. Habillée de quelques couches de vêtements et enroulée dans plusieurs couvertures, je fus sortie de mon sommeil dans un grand sursaut. Ce bruit, je ne le connaissais que trop peu et savais qu’il ne présageait rien de bon. Je sortais en vitesse de la caravane dans laquelle je logeais, cherchant Wayne du regard, en panique. Des pillards venaient de pénétrer dans notre campement, c’était le chao total, des coups de feu retentissaient d’un peu partout, des corps tombaient, des personnes hurlaient, des enfants pleuraient. J’essayais de me frayer un passage en évitant les coups de feu à la recherche de mon beau-père que je trouvais encore debout sur ses deux jambes, à tirer sur nos assaillants. « Retourne à l’abri ! » Me lança-t-il, dans un état de panique avancé. Des larmes roulèrent sur mes joues alors que je me réfugiais dans une caravane, en priant le ciel que ce cauchemar se termine au plus vite. Tout à coup, plus un bruit, je sortais de ma cachette sous le choc, pour me blottir un instant dans les bras de Wayne, puis mon regard finit par se poser sur Ray et immédiatement je compris qu’il venait de perdre l’homme qu’il aimait. Je me tenais éloignée alors que l’image de la mort de la mort de ma mère refit brusquement son apparition, me prouvant une fois encore que nous n’étions jamais réellement à l’abri du mal qui régnait dehors. Cette nuit-là, nous perdîmes tous des personnes de qui nous étions proches, je me considérais comme chanceuse d’avoir toujours Wayne à mes côtés, mais certains d’entre nous perdirent un membre de leur famille, ou l’être aimé. Lorsque je voyais Ray se relever, complètement bouleversé, moi, grande timide de nature, je m’étais pourtant approchée de lui, j’avais posé ma main sur son épaule pour qu’il se retourne et lorsque se fut le cas, je l’avais juste serré dans mes bras, lui promettant ainsi d’être là pour lui pour l’aider à surmonter cette épreuve. Si le bilan fut terrible cette nuit-là, c’était le moment de se reconstruire en étant soudés et j’étais bien consciente de la douleur que pouvaient ressentir le jeune homme, avec qui je celais une véritable amitié durable à partir de ce jour.





Automne 2019 Mt Hood Village (Oregon)

Nous avions essayé de renforcer la sécurité du campement comme nous le pouvions, nous avions enterré nos morts dans le plus grand respect puis il avait fallu recommencer à vivre, ou plutôt à survivre. Jamais les personnes que nous aimions ne quittaient nos pensées, mais si nous restions en vie c’était aussi pour eux, ceux qui nous avaient protégés, ceux qui nous avaient redonné le sourire quand nous pensions ne plus jamais le retrouver, ceux qui avaient sacrifié un peu de leurs vivres pour que nous ne soyons pas affamés… Chaque jour, il fallait vivre avec des images terribles en tête, chaque jour il fallait se battre, sans trop savoir si cela en valait encore la peine, mais le meilleur moyen de le savoir était de se donner les moyens de survivre en gardant la tête hors de l’eau, en refusant de sombrer, coûte-que-coûte. Grâce à Ray, j’avais appris à me débrouiller en matière de premiers secours et j’avais enfin trouver une vraie place auprès des miens. Moi qui avais toujours voulu aider les autres et me rendre utile, c’était presque une vocation qui venait de s’ouvrir à moi. Lorsqu’un groupe d’hommes armés arrivèrent sur le camp, tout le monde était sur le qui-vive, armes pointées sur eux, les enfants furent rentrés à l’abri et tout un groupe attendait un seul geste de leur part pour ouvrir le feu. Les hommes déposèrent leurs armes, prouvant ainsi qu’ils ne voulaient pas se battre et commencèrent à parler d’un camp, aux allures d’un village tout confort, photos à l’appui. Il ne fallut pas longtemps pour convaincre les survivants de les suivre, refusant ainsi de revivre une énième intrusion de pilleurs, ou pire encore. Rapidement, je préparais mes affaires et prenais la route avec mes compagnons d’infortune, dans l’espoir que cette fois-ci serait la bonne, que vraiment ce village serait une bénédiction pour nous.




Fin 2019Walla-Walla

En arrivant à New Eden, j’avais l’impression d’être arrivée dans un monde parallèle, tout était trop beau pour être réel. Seulement, la réalité était toute autre. « Avez-vous des problèmes de santé particuliers ? » Je faisais non de la tête alors que l’homme qui faisait face me regardait avec insistance. J’étais fatiguée par cet interrogatoire, fatiguée de devoir prouver que j’étais apte à rester chez les NE, mais je devais tenir bon, si je ne voulais pas être séparée de Wayne. « Non, j’ai juste besoin de … me reposer… Quand est-ce que je pourrai sortir d’ici ? » L’isolation dura deux semaines, un temps qui me parut une éternité et une politique qui m’effrayait passablement. Seulement, je ne laissais rien paraître, je gardais le sourire, tentant de passer pour une fille équilibrée et facilement manipulable, après tout, c’était tout ce qu’ils désiraient, avoir un gentil mouton qui rentrerait dans les rangs et j’étais prête à le devenir, juste pour ma protection. Les choses avaient été claires dès le départ, je n’avais pas mis beaucoup de temps pour comprendre qu’une fois dans le camp, il était très difficile, voire impossible d’en sortir. La désillusion fut totale lorsque je compris la place qu’avait la femme parmi eux. Finie la Cleo qui avait trouvé une réelle place dans un camp, j’allais de nouveau devoir me taire, suivre les directives et me faire oublier, il était déjà trop tard pour changer d’avis de toute manière. Pendant les huit longues semaines qui suivirent, je ne fus pas lâchée dans la communauté malgré la confiance qu’ils semblaient commencer à développer en moi, une confiance qui ne tenait qu’à un fil, j’en étais consciente. Ce bourrage de crâne, censé être une succession de cours sur la vie en communauté fut éprouvant, pendant un temps, j’avais douté de cette décision que nous avions pris à cause de la peur, dans la précipitation, mais Wayne me rassura en me regardant droit dans les yeux et en me promettant à nouveau que tout irait bien. Maintenant, j’étais à l’abri et malgré les sacrifices qu’il faudrait faire, c’était tout ce qu’il comptait. Sans doute avait-il raison, sans doute est-ce que la seule chose qui comptait à présent, c’était d’être protégés, pour vivre le plus longtemps possible, quitte à mourir un peu de l’intérieur.



2020Walla-Walla

Le confort que nous offrait New-Eden était quelque chose que j’appréciais réellement, en oubliant presque les contraintes que cette vie que je n’espérais plus avoir depuis bien des années, m’ilmposaient au quotidien. J’étais rentrée dans les rangs et comme toute femme du camp qui se respectait, je ne faisais pas de vagues, obéissant aux tâches tel un robot. Par chance, Ray m’aida à obtenir un poste d’infirmière, quitte à mentir un peu sur ma formation pré-apocalypse, afin de mettre toutes les chances de mon côté. La plupart du temps, j’étais contrainte de jouer un jeu, d’être une autre personne, parce que j’avais bien compris que la meilleure façon de bien vivre la vie dans le camp était bien de ne pas me faire remarquer. Après tout, j’avait toujours été douée dans le domaine et ce n’était pas réellement difficile pour moi de me fondre dans la masse. Ce qui m’effrayait le plus à cet instant était bien d’être promise à un homme que je n’aimerais pas et d’être contrainte d’enfanter, sans avoir le choix. Je savais que je passerais par là à un moment ou à un autre, j’espérais juste que ce serait le plus tard possible. A présent, j’avais retrouvé un confort longuement oublié, j’étais protégée des attaques extérieures, pour de bon, mais à quel prix ?
En octobre, tardant à m’unir à un homme du camp, ce que je craignais arriva et, comme beaucoup de femmes avant moi, je fus promise à un homme, que je ne connaissais que de vue. Le mariage fut célébré et mon angoisse ne tarda pas à monter avant que la vie maritale ne commence réellement, une vie que je ne me pensais pas être prête d’assumer.



Ce serait mentir que de dire que Cleo vit bien son statut de femme chez les New Eden et clairement, elle est loin d’être la seule. Elle est tiraillée entre celle qu’elle est obligée d’être et qu’elle déteste et le confort que lui apporte sa nouvelle maison. Bien évidemment, depuis le début de l’apocalypse, elle n’a cessé de chercher un endroit où elle se sentirait protégée et elle serait mal placée de se plaindre d’avoir trouvé ce qu’elle désirait à présent, mais elle n’aurait jamais imaginé que le prix à payer soit aussi lourd. Pourtant, elle remercie le ciel, jour après jour, d’avoir toujours la présence de Wayne à ses côtés, d’avoir trouvé des amis sur qui elle pouvait compter et surtout, de ne plus avoir peur de fermer les yeux, tous les soirs. Peut-être n’est-elle pas pleinement heureuse et épanouie, ce qui est légitime au vu des circonstances, mais son confort de vie fait largement pencher la balance.
Si la question est de savoir si elle reviendrait en arrière si on lui en donnait l’occasion, à ce jour, la réponse serait non. Elle est en sécurité, avec la seule famille qui lui reste, elle a appris à aimer des personnes, à faire confiance à son entourage à nouveau et surtout, elle a appris que pour survivre, il fallait faire des choix et des sacrifices. Sa décision a été prise et de toute façon, elle n’a plus le choix que de faire marche arrière donc pourquoi se poser des questions inutiles faces à une vie qui est désormais la sienne et qui le restera, qu’elle le veuille ou non. Toutefois, son mariage arrangé fut moins cataclysmique que prévu, chanceuse d’être tombée sur un homme tel que Wojtek, leur complicité lui permet d’oublier un peu le reste. Son adhésion chez les NE semble être placé sous les meilleurs hospices, une seule chose lui manque toutefois pour rentrer dans les rangs. Peut-être un bébé à venir ?


time to met the devil


• Pseudo (sur internet) : spf
• Âge irl : 288 (environ)
• Présence : Je viens de planter ma tente, vous ne me délogerez pas si facilement.
• Personnage : Inventé [ x ] / scénario/prédef [ ]
• Comment avez-vous découvert le forum ? Shelby (il a au moins fait un truc de bien, vous pouvez le féliciter  :smile18: )
• Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ? Parce que je me sens déjà trop bien ici  :smile17:
• Voulez-vous un parrain pour vous aider sur le forum Oui [ ] / Non [ x ]
• Crédits (avatar et gifs) Tumblr

• Code du règlement Okay Andie

fiche (c) langouste.
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 11:41

Ma fille ! Rolling Eyes
Bienvenue par ici Razz
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 11:48

Bienvenuuuuue Cleooo !
Bon courage pour ta fiche !


On my skin
Witness Marks


Jacob E. Ross
Jacob E. Ross
Administratrice
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 11:50

Bienvenue par ici Cleo !! =D

Bonne rédaction ! :smile34:



bienvenue sur le forum !


Te voilà fraîchement inscrit(e) sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire ! Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si tu comptes jouer un Remnants et que ton personnage est intégré au camp avant juillet 2019 dans son histoire, il se peut que celui-ci ait été vacciné contre le virus qui transforme en rôdeur. Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous ici.

6 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

7 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !


N'hésite pas si tu as des questions ! o/
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 11:55

@Shelby Abott On se connaît ? Rolling Eyes

@Jacob E. Ross Merci beaucoup Cleo |  All covet, all lose. 1342238320

@Zelda Anderson Merci à toi et merci pour les précisions Cleo |  All covet, all lose. 4160752524
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 12:13

Salut à toi Cleo ! Very Happy

Sois la bienvenue !
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Re: Cleo | All covet, all lose.

Lun 12 Avr 2021 - 12:57

Bienvenue !! Smile
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Re: Cleo | All covet, all lose.

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