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Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 3:31

CALYPSO LINDA
HEWITT

WHO AM I
- Informations personnage -
Nom : Hewitt
Prénom(s) : Calypso Linda
Âge : 35 ans
Date de naissance : 12 Avril 1985
Lieu de naissance : Seattle
Nationalité : Américaine
Groupe : The Remnants
Ancien métier : Docteur chimiste en chef pour un ECBC sur Rock Island Arsenal
Célébrité : Lydia Hearst-Shaw
- Défauts -
Manipulatrice
Arrogante
Désinvolte
Cruelle
Têtue
- Qualités -
Travailleuse
Intelligente
Méticuleuse
Sûre d'elle
Réfléchie

WHAT'S IN MY HEAD

- Psychologie du personnage -



Comme les deux tiers de sa journée elle était là,  tantôt assise tantôt debout, dans ce que l'on aurait put confondre avec le paradis tant tout était d'un blanc immaculé, un blanc propre et aseptisé comme l'était les hôpitaux autrefois. Transvider des fluides, mélanger des couleurs, prendre des notes, des actions qui n'avaient pas vraiment de sens pour la plupart des habitants de Fort Ward, mais en avait-il seulement pour elle ? Toujours est-il qu'elle le faisait sans trop se poser de questions, la solitude comme seul compagnon et le poste radio cd rose fushia de sa fille qui diffusait cette musique via une clé usb.
Cette chanson, comme toutes les autres de cette playlist, elle avait dut l'entendre plus d'un millier de fois et pourtant elle ne l'avait jamais vraiment aimé, mais elle continuait. C'était une sorte de groupe punk-rock, le genre qu'écoutait les ados branchés de l'époque, ceux qui avaient des Vans et faisaient du skate. Il n'y avait quasiment pas de parole, principalement un riff entêtant et ce refrain qui commençait par « What's in my head », elle sourit en pensant que cette gamine avait vraiment des goûts pourris, c'eût été pourtant suffisant pour résonner en elle, comme une question existentielle qui vous viendrait pendant la nuit, What's in my head ?, y avait-elle déjà pensée, à ce qu'il y avait dans sa tête ? Non, jamais, elle ne voulait pas repenser à celle qu'elle était jadis, s'entêtant comme tout les autres survivants à se dire qu'elle était meilleure maintenant, plus forte, la vérité était que y penser aurait put la faire douter, et le chemin du doute se poursuit immanquablement par celui du regret, ça elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant. Pourtant, tellement rompu à son travail, elle finit par laisser vagabonder ses pensées, Qu'y a-t-il dans ma tête, qui suis-je réellement ?


-----


Une question déjà difficile autrefois, devenu presque impossible de nos jours. Plus bonne ou plus mauvaise, une chose était sûre, chaque personne avait put goûté une part de ce putain de gâteau géant qu'était l'apocalypse, personne n'avait été épargné, surtout pas elle. Pire ou mieux ? Aucun des deux en y réfléchissant, elle n'avait pas foncièrement changée finalement mais la plupart de ses traits s'étaient accentués, bons comme mauvais, Pour chaque gâteau il faut un couteau après tout et celui de l'apocalypse n'avait eu qu'à appuyer un peu plus sa lame sur des plaies déjà ouvertes.

Deux événements l'avait changée, deux pertes. La première, son visage, du moins la moitié, la deuxième, celle de sa fille, Rose. Cette dernière était celle qui maintenait des liens déjà effilés depuis bien trop longtemps, à sa mort, ils rompirent, détachant encore un peu plus Calypso de son humanité passée. Compassion, bienveillance, pudeur, savoir-vivre, tout avait été effacé à ce moment précis, éclipsé par une haine viscéral pour ce monde qui lui avait pris le peu qu'il lui restait. Depuis ce jour, elle en voulait à la terre entière, mais plus encore, elle s'en voulait à elle-même, s'estimant responsable de ne pas avoir été assez forte pour pouvoir sauver ce qui lui était le plus précieux. Elle s'était jurée de ne plus jamais être faible, de ne plus jamais avoir à supporter la tristesse et l'agonie de perdre un être aimé, quitte à ne plus aimer personne.
Les habitants de Fort Ward ne l'avait jamais connue qu'avec son masque et malgré tout ses efforts pour s'adapter et ses services rendues à la communauté, beaucoup continuait de n'avoir qu'une seule idée en tête en voyant son demi-visage blanc et impassible comme le marbre, cette femme est un monstre, à tel point qu'elle avait fini par parfois y croire elle-même. Elle était devenue une chimère pour tout ces gens qui bien souvent ne connaissait même pas son nom, 'La femme au masque', presque un conte, comme pouvait l'être celui du croque-mitaine, conte que tout le monde s'était évidemment empressés de propager. Une idée tenace dont elle ne tentait même pas un tant soit peu de refréner la course, au contraire, ne se montrant que de manière très ponctuelle et discrète à l'intérieur du camp, elle n'avait fait qu'alimenter cette image qu'on voulait lui assigner. En effet, elle n'aimait pas s'afficher en public, que les gens soit mal à l'aise en sa présence ne lui importait aucunement mais tout ces regards qui ne pouvaient s'empêcher de la dévisager sans aucune pudeur éveillaient en elle une animosité des plus désagréable, ou peut-être était-ce simplement elle qui voyait les reflets de son propre dégoût au travers des yeux étrangers. Fêtes, banquets, réunion... Vous n'aviez que très peu de chance de l'a croiser en des lieux de grands regroupements à l'intérieur du Fort, à moins qu'elle n'y soit forcée.
En général, les gens ne l'a connaissant pas la détestait, et valait-il mieux que cela reste ainsi car lorsqu'ils l'a connaissaient, cela devenait bien pire encore. Un dédain généralement réciproque, Calypso n'avait que peu d'estime pour la plupart des gens de Fort Ward, n'éprouvant du respect que pour quelques personnes qu'elle en estimait digne, souvent ceux dotés d'un intellect capable d'égaler le sien, et ils étaient peu. Elle était ce genre de personne à glorifier l'intelligence et exécrer ceux qui n'en possédaient pas assez à son gout. La seule raison pour laquelle elle se montrait docile envers June et toutes les personnes supérieurs hiérarchiquement à elle était le niveau de vie que le camp pouvait lui offrir, elle n'était pas une femme de terrain, se complaisant bien trop dans le confort et la concupiscence pour ça. Peut-être pas égoïste mais en tout cas plus sauvage que jamais, elle ne pensait pas un jour être capable de faire un quelconque sacrifice pour un seul des habitants de Fort Ward, néanmoins, elle était capable d'en faire pour conserver ce luxe certains parmi l'apocalypse que le groupe pouvait lui offrir, et c'était un effort considérable pour elle car, emplie d'orgueil, mettre son ego de côté représentait pour elle une véritable épreuve de modestie dont elle n'était pas coutumière, elle avait toujours préférée donner les ordres plutôt que les recevoir.
A partir de maintenant, elle ne voulait plus se forcer, plus faire semblant, et si certains ne la voyaient que comme un monstre, alors elle deviendrait ce monstre qu'ils redoutaient tant. C'était sans doute pour ça qu'elle détestait tant ce masque, il était le reflet de la peur que ressentaient tout ces gens, mais alors, pourquoi paniquait-elle dès que quiconque tentait ne serait-ce que d'y toucher ? Même le retirer par elle-même lui était devenu un supplice. Elle s'était souvent demandée pourquoi elle ne pouvait plus s'en séparer, et la réponse, bien qu'inconfortable, lui paraissait à chaque fois de plus en plus évidente, être ce monstre ne l'a dérangeait pas, au contraire même, à défaut du respect elle pouvait toujours inspirer la crainte en le portant, mais quand elle le retirait, la crainte ne laissait place qu'au regards de dégoûts, elle n'était plus personne, rien que la moitié d'une carcasse, plus proche d'un rôdeur que d'un être humain. D'ailleurs, il était très rare qu'elle appelle son masque un 'masque', parlant de ce dernier simplement comme son 'visage', pas la peine d'essayer de lui demander de le retirer donc, après tout, qui pouvait retirer son visage ?

Qui était-elle maintenant ? Aux premiers abords une ombre dévorée par la rage mais en creusant il y avait tout de même plus que ça. La première chose qui sautait aux yeux, hormis le masque, était son intelligence. Soyons clair, tout être ayant un encéphale fonctionnel, rôdeurs mis à part, est doué d'intelligence, une intelligence ainsi que des compétences cognitives qui lui sont propres, ce n'est pas de ça que nous voulons parler ici, avec un QI estimé à 190, Calypso était bien au dessus de l'intelligence conventionnelle, faisant partie des 2% de cette population qu'on nomme « surdoués », bien qu'aujourd'hui ils ne soient probablement plus autant. A l'age de 23 ans elle décrochait son doctorat au MIT (Massachusetts Institute of Technology), auteurs de plusieurs thèses et détentrice d'un prix Nobel, elle est ce genre de personne capable de réciter cent chiffres du nombre Pi sans même vraiment essayer.
Sans même vraiment essayer, cette désignation était en partie fausse. En effet bien que possédant des facultés intellectuelle hors du commun, elle avait toujours été une bosseuse. Passer une nuit blanche sur de ses thèses avant d'aller en cours juste après, travailler si longtemps au labo qu'elle finirait par s'endormir sur le plan de travail, ce n'était pas le genre de chose qui l'effrayait, mieux encore, cela lui plaisait. Cela paraissait comme une évidence rien qu'en l'a voyant, avant même de connaître son goût pour le travail, elle n'était pas une femme de « Terrain », beaucoup plus proche de ces « Rats de bibliothèques » comme on les appelait, elle avait d'ailleurs toujours adoré lire, passant de Hemingway à Stephen King, elle aurait bien put lire le manuel de montage d'un meuble si elle n'avait que ça sous la main. Sauf qu'en l’occurrence, sa bibliothèque actuelle était son laboratoire et les rats lui servaient plutôt de cobaye mais elle gardait toujours dans un coin de sa tête cette idée confuse d'ériger une grande bibliothèque à l'intérieur de Fort Ward. Tant que cela s'avérait possible elle préférait laisser le sale boulot à d'autres, l'extérieur ne l'effrayait pas, comme tous elle l'avait déjà affronté plusieurs fois, mais ce n'était pas son domaine de prédilection, si elle pouvait l'éviter elle le ferait, faire couler le sang ne la dérangeait pas tant que cela pouvait servir sa cause, pour ce qui était de la boue et les rôdeurs, elle laissait ça à d'autres.
Travailler était une façon pour elle de s'évader, d'oublier l'avenir incertain et ne se concentrer que sur l'essentiel, sa réussite.Très sûr d'elle, cette réussite elle n'en avait jamais douter un seul instant, elle ne se le permettait pas.Et si elle n'était pas la meilleure alors elle le deviendrait. Une hyper-confiance sur fond d'orgueil émanait d'elle, de sa façon d'être et de penser. Un regard perçant et une langue bien pendue, elle était dotée d'une flegme à toute épreuve, une chose qui pousserait à l'admiration chez certains comme à la haine chez d'autres.

Cet orgueil, parlons-en, couplé à une insolence qui n'avait de cesse de l'amusée, Calypso était  devenu peu à peu très imbue de sa personne, presque hautaine, une arrogance qui bien souvent exaspérait l'interlocuteur qu'elle mésestimait, mais là était son but. En effet, bien que se considérant réellement supérieur à un bon nombre de personnes sur le fort, ces provocation n'était pour elle qu'un jeu qui en plus de l'amuser lui permettait de cacher ses souffrances aux yeux du monde, elle avait très vite compris qu'une personne qui vous détestait ne cherchait jamais à comprendre ce que vous ressentiez réellement, dans ce but, elle avait même tendance à en rajouter de façon délibérée. Elle avait effectivement toujours été imbue d'elle même, mais ne le serais jamais autant que ce qu'elle essayait de vous faire croire. Plus provocante encore avec les personnes qu'elle n'appréciait pas, elle pouvait même en devenir quelque peu excentrique parfois. Elle aimait jouer avec feu, frôler les limites du raisonnable et de la bienséance, tout en sachant pertinemment qu'elle finirait par se brûler, son visage en soit témoin. Elle savait néanmoins mettre son ego de côté si la situation l'imposait, à vrai dire, si elle vous respectait assez pour cela, elle pouvait même devenir un compagnon de route agréable bien que toujours désinvolte dans sa façon d'être. Là est une chose qui n'a jamais put changer chez elle, regarder le monde d'un air supérieur et quelque peu moqueur avait toujours été sa façon de faire, Cette désinvolture omniprésente avait toujours été pour elle comme un moyen de dire qu'elle maîtrisait tout ce qu'il se passait. Lorsqu'elle arrêtait de faire semblant (Ce qui était bien trop rare), elle était une femme très raffinée et plutôt aimable, agréable même  pour son interlocuteur et loin d'être avare en discussion. Issu d'une famille très aisée, elle avait toujours eu ce goût du luxe et des belles choses, en particulier dans sa façon de se vêtir, elle appréciait l'élégance et ses mœurs, chose assez évidente après l'avoir un tant soit peu côtoyée bien que le nouveau monde l'avait bien malgré elle obligée à se restreindre à ce niveau.

Une chose paraissait dès lors évidente, elle aimait provoquer, non pas tant dans sa façon de s'habiller mais plutôt par sa façon d'être. Provoquer pour jouer mais surtout pour cacher son véritable mal-être, jamais elle n'avait été tant excessive depuis la perte de sa fille. Bien que plus modérée maintenant que par le passé, elle gardait aujourd'hui une dépendance certaine aux analgésique, elle était arrivée à se recentrer sur elle-même en ne pensant qu'à une chose, son travail. Subissant des douleurs constantes à cause de son visage, elle avait toujours besoin de sa dose d'analgésique, journalière si possible, tant que les stocks le lui permettait. Plus elle restait longtemps sans en consommer, plus ses douleurs s'intensifiaient en plus de s'accompagner des symptômes de manques habituel, sudation élevée, tremblement, irritabilité... Bien qu'elle était capable de se contrôler, il y avait une limite qu'elle ne pouvait pas se permettre de franchir sous peine de n'être même plus capable de faire son travail, comme un junkie en manque, elle ne finissait que par ne penser plus qu'à ça.
Malgré ces différents travers et son goût de la provocation, une chose ressortait rapidement lorsqu'on apprenais à connaître Calypso et à voir au delà du masque, elle était une femme raffinée. Du moins, aussi raffinée que la situation puisse le permettre. Issue d'une famille très aisée, elle avait gardée une certaine élégance et un goût pour les belles choses. Éduquée aux us et coutumes de la petite bourgeoisie Américaine, elle pouvait même parfois faire preuve d'une étonnante amabilité si elle vous appréciait.

Têtue était un terme qu'elle avait souvent entendue revenir lorsque l'on parlait d'elle, certains n'auraient pas hésité même à dire capricieuse. Elle obtenait toujours ce qu'elle souhaitait et savait comment faire. Sûrement dû en parti au fait qu'elle venait d'une famille aisée, elle n'avait jamais manquée de rien et était prête à bien des sacrifices pour ne pas que cela arrive, quitte à manipuler les autres si cela s'était avéré nécessaire.
Une chance car celle-ci s'était toujours montrée être une manipulatrice hors pairs, de par une intellect hors du commun et des remords qui s'étaient peu à peu effacés au fil du temps, elle avait au fil des années élevé cette aptitude au rang d'une habitude qu'elle exécutait même parfois involontairement. Charmes, promesses, belles paroles et mensonges, ce qui semblait malsain pour la plupart des gens n'était pour elle qu'un moyen d'arriver à ses fins,  une attitude frôlant parfois même la psychopathie pathologique, bien qu'au contraire d'un psychopathe, Calypso ressentait un panel d'émotions bien plus important mais était passée maître dans l'art de le cacher.
Depuis la perte de sa fille, elle s'était même surprise à troquer ces penchants manipulateurs vers une cruauté plus instinctive mais qui pouvait s'avérer parfois même plus efficace dépendant de la personne se trouvant en face. Avait déjà-t-elle été cruelle auparavant ? Aussi placide face à la mort d'un être vivant ? Oui plusieurs fois, comme chacun d'entre nous, la différence principal était qu'auparavant elle y avait été contrainte, maintenant elle l'aurait été de bon cœur si cela pouvait servir ses intérêts. Ce n'était pas ça le problème cependant, ce n'était pas ça ni encore moins ce foutu masque qui l'effrayait lorsqu'elle se regardait dans le miroir, le vrai problème était qu'elle y prenait du plaisir, la cruauté devenait petit à petit une seconde nature pour elle, elle se regardait dans le miroir sans réellement voir son visage, ce qu'elle voyait, était son humanité s'effaçant peu à peu.


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Il était déjà tard quand elle eut terminé son travail au labo, malgré l'été et ces nuits tardives, la lune était déjà haute dans le ciel, quelques rayons argentés venait traverser les vitres du labo pour refléter contre les lavabos en inox. Cela faisait déjà plusieurs heures que la playlist était terminée, l'ayant laissée seule avec ces songes, pourtant elle n'en fut pas plus avancer, What's in my head ?, elle n'en savait toujours rien, ou peut-être ne voulait-elle pas le savoir.
Il fallait encore qu'elle nettoie et range tout derrière elle avant d'espérer pouvoir aller se coucher, c'était dans ses habitudes, elle aurait put laisser l’utilitaire en place pour le réutiliser le lendemain mais elle était d'une minutie sans faille, flirtant parfois avec l’obsessionnels, mais chimie et désordonné était deux mots antinomique, bien qu'elle fut déjà comme ça dans son enfance, sûrement son travail l'avait-elle poussée à devenir ce maître de la méticulosité qu'elle était aujourd'hui, « chaque chose à sa place et une place pour chaque chose », tel était son crédo. Un leitmotiv qui revenait jusqu'à chez elle puisque elle ne supportait pas le désordre, la saleté, en fait, toute chose qu'elle ne pouvait pas contrôler.
En éteignant les lumières du labo elle comprit une chose qui lui donna presque des maux têtes tant les perspectives de cette pensée était sombres et pessimistes au possible, ce à quoi elle ne voulait pas penser n'était pas ce qu'elle était, ça elle le savait très bien, ce que son esprit tentait d'occulter était ce qu'elle pourrait devenir.


WHAT AM I MADE OF

- Physique / équipement -

« Comment me trouvez-vous jeune fille ? » Demanda-t-elle d'un air guilleret, s'accroupissant pour se retrouver à la hauteur de Rose. « Trop belle ! » Déclara énergiquement cette dernière pourvu de son air enfantin commun à n'importe quel enfant de 4 ans. Il est vrai que Calypso était particulièrement élégante ce soir là, sa taille fine et élancée parfaitement mise en valeur par la robe couleur cuivre de chez chanel qu'elle avait faite faire sur-mesure quelques semaines auparavant. Maquillage et bijoux assortis, le plus dur était fait, il ne lui restait plus qu'à exhiber sa dentition parfaite et récemment blanchie en souriant de façon exagérée tout en serrant quelques mains. « Regarde », elle se tourna de dos pour pouvoir lui montrer ses cheveux. Sa coiffeuse lui avait fait quelques heures plus tôt un énorme chignon 'Coiffée-Décoiffée' comme elle l'avait appelée, le genre de coupe qu'on ne voyait que lors des mariages et qui en règle général ne tenait pas en place jusqu'à la fin de soirée. « Champignon ! » argua Rose d'un air fière comme si elle venait de découvrir le mot quelques secondes plus tôt, Calypso ne put s'empêcher de laisser échapper un rire euphorique tandis que sa fille appuyait sûrement avec un peu trop de véhémence sur ce champignon qui lui rappelait les buzzer qu'elle voyait dans ces jeux télévisés diffusés sur NBC, « C'est ça, champignon ! »
Elle se releva et se regarda dans le miroir pour s'assurer que la petite furie n'avait pas fait trop de dégâts. Ses cheveux, elle en était particulièrement fière, une longue crinière brunes avec des reflets châtains lui descendant jusqu'en dessous des épaules, ondulés au naturel, cela avait demandé bien des efforts pour qu'ils soient aussi doux et lisse qu'ils furent ce soir là. Ce soir était un soir important, la cérémonie de remise de son prix nobel, il fallait que tout soit parfait, comme à son habitude, elle ne voulait rien laisser au hasard. Elle en profita au passage pour regarder son maquillage, eye-liner, fard à paupière... Elle avait tout fait pour mettre en valeur ses deux yeux verts qu'elle aimait tant, un peu de fond de teint et de rouge à lèvre avait suffit pour sublimer ses traits fins et ses pommettes saillantes tandis qu'elle avait essayé de cacher au mieux son nez quelque peu bosselé, c'était sûrement ce qu'elle appréciait le moins chez elle, néanmoins elle l'assumait parfaitement.

Pourtant quelque chose n'allait pas dans tout ça, rien à voir avec le maquillage, c'était une odeur, comme un relent ressemblant à celle de l'ail qui émanait des murs de l'appartement. Cette odeur elle l'avait déjà sentie auparavant sans comprendre tout de suite ce qu'elle était. « Maman, qu'est-ce que c'est ? » En se retournant elle aperçut rose pointer du doigt le plafond, elle leva la tête à son tour pour s’apercevoir avec stupeur d'une chose pourtant impossible. Le plafond suintait, de plus en plus, jusqu'à en devenir aqueux, comme une mer qui se serait formée juste au dessus de leurs têtes, bientôt la mer se mit à leurs tomber dessus sous forme d'une pluie fine mais compact, l'air hébété elle tendit la main comme pour essayer d'attraper l'eau qui leurs coulaient tout le long du corps. Elle malaxa de ces doigts ce qui s'avéra ne pas être de l'eau mais quelque chose de plus visqueux avant de soudainement se remémorer de façon horrifique ce qu'était l'odeur, du phosphore.
« Maman » épouvantée et impuissante, elle ne put qu'assister à un spectacle des plus atroces, la pluie acide était en train de tout dissoudre dans la pièce, le papier peint, le mobilier, et surtout, sa fille. Vêtements, peau, organes, peu à peu tout s'effaçait au travers de la pluie toujours plus dense. « Rose ! » Elle tendit la main fébrilement dans un espoir absurde de sauver ce qui était lui était le plus cher avant de s’apercevoir qu'elle-même était en train de brûlée, sa main n'était plus que des os. Elle se retourna une dernière fois vers le miroir derrière elle, ses cheveux, sa peau, tout était en train de disparaître ne laissant que la carcasse de ce qui ressemblait de plus en plus à un cadavre. Elle sentait la lourdeur du liquide couler le long de sa peau, l'effroi laissa bientôt place à la douleur, c'était comme se faire asperger de métal en fusion, la peau de son visage se liquéfiait et elle pouvait en ressentir chaque parcelle se décollant peu à peu, la brûlure était si intense qu'elle n'aurait put la décrire, comme si on lui apposait sur le visage un fer à repasser sans jamais le retirer. Paralysé par la peur et l'effroi, elle poussa un cri comme elle ne l'avait jamais fait, une lamentation de douleur perçant la nuit entière.


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Un cri si puissant, et pourtant irréel, qu'il l'a sortait systématiquement de la torpeur du sommeil dans lequel elle était plongée. Un rêve, ou plutôt un cauchemar qui était devenu presque quotidien depuis la disparition de Rose. Toujours ce même cauchemar et cette même brûlure intense qui lui parcourait le visage à son réveil, elle y était habituée pourtant elle n'en ressortait pas moins secouée à chaque fois. Avec de la chance, elle se réveillait au petit matin mais c'était le plus souvent en pleine nuit comme cette fois là. Instinctivement elle s'était dirigée vers la table de nuit à côté de son lit, y était contenu son Walter PPK/S, une arme qui l'a suivait depuis 2015, au début de l'épidémie lorsqu'elle était sur Rockisland Arsenal, pas difficile de trouver une arme lorsque vous êtes dans une caserne militaire. Elle avait déjà eu l'occasion de s'en servir à de multiples reprises, bien qu'elle ne fut pas une excellente tireuse, elle était suffisamment aguerrie pour descendre sans difficulté un rôdeur. Cette arme était la seule qu'elle possédait et elle en prenait soin, construite en acier inox elle était fine, discrète et élégante pour peu qu'on puisse définir une arme comme tel, elle lui correspondait bien. Malheureusement dans ce cas elle ne serait d'aucune utilité, on ne pouvait pas buter un mauvais rêve, bien que ce ne fut pas l'envie qui lui manquait. De son séjour à la caserne ne lui restait plus que cette arme et le holster allant avec, ainsi qu'un sac militaire typique de couleur noir. Elle ne portait son PPK que très rarement sur le camp, n'appréciant guère de devoir travailler avec un holster attaché toute la journée à sa ceinture, cependant depuis l'attaque de New Eden, elle avait tendance à ne jamais le garder trop loin d'elle. Bien que le personnage ne le laisse pas penser, elle était bien plus habile avec des armes blanches et il était beaucoup plus commun qu'elle en ait une dans ses poches, pour peu que ces habits ait eu des poches. C'était en l’occurrence son couteau papillon, une arme faite d'acier blanc qu'elle avait acquise également sur la caserne de Rockisland, elle était même capable de faire quelques Tricks avec sans perdre un de ses doigts, chose pas si aisée que quiconque s'y étant déjà essayé savait.

Elle se leva, comme d'habitude le corps tout entier perlé de sueurs, la lune était la seule chose illuminant la pièce et se serait bien suffisant, elle préférait ne pas réveiller ses colocataires de pavillons en allumant toutes les pièces, non pas qu'elle leurs portait beaucoup d'estimes mais si elle s'était mise à les déranger à chaque cauchemar qu'elle faisait ces derniers n'auraient jamais passés de nuit complète et elle aurait eu vite fait d'enclencher une vendetta domestique à son encontre.
Elle attrapa son masque posé sur le dessus de la même table de nuit où était rangé son arme et se dirigea vers la salle de bains, affublé uniquement d'un haut de chemise de nuit et une culotte, rien de très raffiné. Cela dénotait d'ailleurs beaucoup avec sa façon de s'habiller au quotidien, adepte de l'élégance et du raffinement même durant l'apocalypse, elle aimait porter des robes longues, tailleurs, ou même des jupes plus courtes avec une chemise et des talons, certains de ses habits auraient coûtés à l'époque plusieurs mois de salaire pour une famille modeste, aujourd'hui ils n'étaient plus que des artifices en total décalage avec le contexte mais elle n'avait jamais put s'en défaire et l'assumait pleinement. Elle était néanmoins capable de s'habiller plus sobrement si jamais la situation l'imposait mais il s'avérait presque impossible de la croiser sans maquillage, à moins de la rencontrer lors d'une nuit comme celle-ci.
Arrivé au lavabo de la salle de bains elle s'aspergea d'eau le visage en faisant attention de ne pas en mettre dans le trou béant qu'était l'orbite de son œil droit auquel cas l'eau coulerait directement jusqu'à sa bouche ce qui n'était pas spécialement agréable lorsqu'on ne s'y attendait pas. La fraîcheur du liquide était presque jouissive, malheureusement elle ne serait que de courte durée, cette brûlure lancinante qui ne l'a quittait jamais reviendrait presque aussitôt, à vrai dire elle ne partait pas vraiment pour pouvoir revenir, elle était là et le resterait, comme pour lui rappeler ces erreurs du passé.

Après s'être séchée, elle observa son visage dans le miroir, comme pour s'assurer que ce dernier n'avait pas réellement fondu, c'était une chose qu'elle ne faisait que très peu maintenant, du moins pas sans tout ses artifices qui lui servaient à cacher l'irréversible vérité, la raison en était évidente, qui aurait put supporter de se voir ainsi ? Pas elle en tout cas. Aussi sûre d'elle qu'elle puisse être, presque toute cette confiance s'évaporait lorsqu'elle se mettait 'à nue'. Environ 50% de son visage du côté droit avait été brûlé par ce superacide qu'elle avait elle-même crée, cruelle ironie s'il en était. Ne restait plus que les formes de sa tête, sans peau, parcourus d'une chair oscillant entre le jaune pale et le brunâtre, en observant de plus près on pouvait facilement apercevoir les muscles de son visage, la comparaison avec ces rôdeurs errant à l'extérieur depuis plusieurs années et en phase avancé de décomposition était facile, car c'était exactement le cas, la moitié de son visage était aussi morte que pouvait l'être un rôdeur.
Elle n'avait pas eu besoin de se faire enlever l’œil, l'acide l'avait fait fondre de lui même, ne restait qu'un orbite noir et vide. Son nez, toujours bosselé malgré tout, avait aussi été brûlés bien que moins gravement que ses lèvres supérieurs et inférieurs qui elle avait complètement disparue. Au moins son odorat n'avait pas été altéré ce qui n'était pas le cas de son audition, en effet son oreille avait entièrement brûlée bien qu'il en restait encore une légère forme, ce n'était plus qu'un renflement avec en son milieu toujours le conduit auditif, ses tympans ayant néanmoins été gravement touché elle avait perdu plus de 80% de son audition. Ces cheveux qu'elle adorait tant avait bien évidemment eux aussi disparu en même temps que le reste de son crâne, elle portait une perruque jurant complètement avec son style passé, une coupe au carré courte lui tombant au menton avec une frange, de couleur gris-chatain, le tout lui donnant un air bien plus autoritaire et sévère, mais cela ne lui déplaisait pas, au contraire, elle s'était souvent faite la réflexion que si elle avait encore ses cheveux, ç'aurait été cette coupe qu'elle aurait voulu. Sûrement aurait-elle put couper la moitié restante pour faciliter la pose de sa perruque mais elle n'en avait jamais eu la force, elle aimait encore suffisamment ce qu'il restait de ces cheveux pour vouloir les garder, peut-être même lui rappelaient-ils des bons souvenirs. Elle se contentait de mettre un filet pour cheveux avant d'enfiler sa perruque par dessus.
Son bras droit lui aussi avait été touché lors de l'accident, heureusement celui-ci était couvert contrairement à son visage ce qui avait limité les dégâts, l'atteinte n'était que visuels, bien qu'il lui arrivait de ressentir quelques brûlures dans ce dernier, ces dernières étaient bien vite supplantée par celle de son visage. Il était comparable à ce que pouvait ressembler la peau d'un grand brûlé plusieurs années après l'accident, une peau bien plus brunâtre que le reste du corps et quelque peu fripée, rien qui ne l'ait jamais vraiment gênée à ce niveau, elle se permettait même de mettre des manches courtes si le soleil le permettait. En effet, sa peau brûlée n'avait plus aucune protection épidermique et une trop longue exposition pouvait au mieux entraîner des brûlures, au pires un cancer, bien que l'idée de mourir d'un cancer de la peau en pleine apocalypse lui paraissait risible le risque était pourtant bien présent. Il était donc très rare en cas de fort ensoleillement de croiser Calypso bras nue à l'intérieur du camp, la douleur l'a rappelant très rapidement à l'ordre, à vrai dire il était très rare de la croisée tout court en cas de forte chaleur, la première raison étant donc la douleur, la deuxième, moins évidente, étant qu'une exposition trop longue à de fortes chaleurs pouvait faire se décoller la partie inférieure de son masque. Impossible donc de l'apercevoir prendre un bain de soleil, Calypso préférait dans ce cas-là se terrer dans un coin à l'abri, entretenant cette peau pâle, presque laiteuse, qui étaient peu commune en ces temps, mis à part chez les rôdeurs évidemment. Dans le cas ou elle n'aurait pas eu le choix de devoir s'exposée au rayon solaire, alors elle mettait simplement une veste à capuche ou même prenait un parapluie. Une femme à la peau pale et au demi-visage se baladant armée d'un parapluie noire... Si la mort avait voulu se déguiser en femme elle n'aurait surement pas fait mieux.
Au moins pouvait-elle encore se rassurer avec ce qu'il restait de son corps, lui n'avait pas bougé, ou presque. Elle avait en effet reçu un débris métallique dans le dos quelques centimètres à gauche de sa vertèbre thoracique T3, quelques centimètres plus à droite et elle finissait tétraplégique, quelques centimètres plus profond et elle finissait morte le cœur transpercé, ça ne lui aura laisser finalement qu'une belle cicatrice d'une dizaine de centimètre, bien peu comparé à l'autre perte qu'elle avait subie ce jour-là.
Tout le reste était en parfait état, loin d'être une baroudeuse, Calypso n'avait que peu souffert des offenses que la vie en extérieur pouvait laisser. A vrai dire, elle était même plutôt bien faite et, en faisant omission de son demi-visage, c'était une jolie femme. La peau pale et l’œil restant toujours d'un vert aussi perçant, elle avait gardé cette taille fine et élancée qu'elle avait toujours eu sans ne faire particulièrement d'efforts pour. Elle mesurait 1 mètre 72 ce qui, pour une femme, était relativement grand, elle égalait pas mal d'hommes à ce niveau, néanmoins la comparaison s'arrêtait ici puisque avec 52 kilos à la pesée elle était un poids plume parmi ces comparses de la gente masculine.

Elle saisit son masque, l'observant d'un air quelque peu dédaigneux. Au final, peu importait tout le reste, puisque la seule et unique chose que les gens voyaient c'était lui, un masque en plastique quelques peu modifié, à défaut d'une réelle prothèse, c'était le mieux qu'elle aurait put espérer obtenir en période d'apocalypse. 'Faute de mieux', c'est comme ça que tu devrais t'appeler, elle laissa s'échapper un rictus paradoxal par rapport à la situation déplaisante dans laquelle elle se trouvait. Elle n'avait jamais vraiment apprécier ce masque, trouvant qu'elle le déshumanisait plus encore qu'elle ne l'était déjà mais finalement était-ce vraiment à cause de 'Faute de mieux', et que ce serait-il passé si elle ne l'avait pas eu ? Elle se serait sûrement déjà prise une balle perdue d'un tireur un peu myope l'ayant confondu avec un rôdeurs.
Le masque était fait en polyéthylène, la même matière dont tout les masques que l'on trouve dans les magasins de déguisement sont faits, à la différence près qu'il était fait de Polyéthylène haute densité, légèrement plus solide que sa version classique, mais loin d'être incassable, un bon coup de pied dessus et il n'en resterait que des morceaux, autant dire que Calypso, sans compter sa minutie naturelle, y faisait particulièrement attention. L'avantage de ce matériau, en plus d'être très facile à trouver même en pleine apocalypse, était sa biocompatibilité, aucun risque d'infection. Qui plus est, avec un bon nettoyage régulier et une couche de vernis sur la partie extérieure, le masque pourrait sûrement lui survivre à elle et bon nombre d'habitants de Fort Ward.
Il avait été fait sur-mesure et tenait principalement de la manière la plus simple qui soit, par rétention anatomique. Plus simplement, c'était les reliefs qui maintenait le tout, et par reliefs, comprenez le trou béant situé sur son orbite droit. De façon simple mais astucieuse des rebords avaient été fait sur la face intérieure de son masque au niveau de l’œil, elle devait le faire pivoter légèrement pour l'enfiler de tel sorte à ce qu'une fois remis en place les bords en plastique viennent se caler contre la paroi interne de son orbite, simple et efficace. Simple du moins pour la partie haute car la partie basse elle, avait dut se faire en deux partie bien distinctes qui tenaient avec le reste par un filet médical fixé lui même à l'intérieur du masque, tout ceci simplement dans un soucis de mobilité du visage. Les deux parties basse étant donc amovible et sans point d'ancrage, Calypso devait en plus utiliser soit une colle ou un adhésif médical pour fixer le tout, un sacré bordel pour un si petit bout de plastique. Bien que prenant jusque sur le côté de sa tête, le masque avait un 'creux' au niveau de son oreille, pour une raison simple, pouvoir entendre, ayant perdue la majeure partie de son audition du côté droit, le peu qu'il lui restait était d'autant plus important, qui plus est, la perruque était suffisante pour cacher ce qu'il restait.
Le sourcil du masque ainsi que son œil avaient été peints, le cil quant à lui était évidemment un faux qui avait été collé par dessus et que Calypso étoffait souvent avec du Mascara. Le reste du maquillage lui, était généralement composé de fard à paupière et d'un rouge à lèvre qui tenaient étonnamment  bien sur le plastique.

Le masque lorsqu'il est retiré:

Elle garda son masque en main sans vouloir le mettre, à cette heure de la nuit, de toute façon, personne ne l'a verrait, et tant mieux car sans lui ce n'était pas vraiment elle. Elle alla jusqu'à sa chambre, pris un flacon en plastique grossièrement caché parmi la garde robe de son armoire ainsi qu'un paquet de cigarette et un briquet situé au même endroit, elle avala cul-sec un des cachets contenu à l'intérieur du flacon avant de le reposer.   La codéine ferait rapidement effet, elle n'aurait pas dut en abuser au vu du stock s'amenuisant de plus en plus mais ce soir son visage l'a faisait particulièrement souffrir et ce serait peut-être le seul moyen pour qu'elle puisse espérer terminer sa nuit. Toujours le masque à la main elle rejoignit discrètement le porche de son pavillon. S'asseyant dans une rocking chair qui était disposée sous ce dernier, elle s'alluma une cigarette, une mauvaise habitude dont elle avait dut mal à se défaire depuis maintenant quelques années. La pleine lune éclairant son visage décharné, elle se contenta d'admirer les étoiles, ils étaient magnifiques ce soir-là, plus brillantes que jamais, ou peut-être était-ce la codéine qui commençait à faire effet. Elle leva son masque vers le ciel, l'éclairant de la teinte lactescente que lui offrait l'astre lunaire. Ce bout de plastique, c'était elle, et finalement, que les gens ou elle-même ne l'accepte pas n'y changerait rien. Se laissant emporter par ces songes, elle fut prise d'un irrépressible et étrangement sordide sourire, « Regarde ma chérie, regarde comme maman est belle ».



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RÉDIGEZ ICI LA BIOGRAPHIE DE VOTRE PERSONNAGE AVANT L'APOCALYPSE.

ON S'INTÉRESSE PRINCIPALEMENT AUX DIFFÉRENTES ÉTAPES DE SA VIE (enfance, adolescence, études, métier(s), relations amoureuses, relations à la famille, hobbies et activités sportives, ...)

PENSEZ A BIEN DONNER DES REPÈRES TEMPORELLES ET GÉOGRAPHIQUES POUR MIEUX ILLUSTRER LA VIE DE VOTRE PERSONNAGE.


RÉDIGEZ ICI LA SURVIE DE VOTRE PERSONNAGE.

POUR NE PAS AVOIR A RÉSUMER EN DÉTAILS TOUTES LES LONGUES ANNÉES DEPUIS OCTOBRE 2015, NOUS VOUS DEMANDONS DE DÉCRIRE UN MINIMUM DE 5 MOMENTS MARQUANTS DE LA SURVIE DE VOTRE PERSONNAGE.

IL PEUT S'AGIR DE SA PREMIÈRE CONFRONTATION AVEC UN RÔDEUR, DE SA PREMIÈRE RENCONTRE AVEC UN CAMP, D'UN PREMIER ACCIDENT, D'UN PREMIER MEURTRE, ETC...

POUR CELA, UTILISEZ LE FORMAT :

• DATE / LIEU : Description de votre moment fort.

→ VOUS POUVEZ FAIRE AUTANT DE DATES CLEFS QUE VOUS LE SOUHAITEZ.

→ IL PEUT S'AGIR DE DATES FIXES (type "le 5 mai 2017") OU DE PÉRIODES (type "février 2018", "hiver 2019", etc...).

→ SI VOTRE PERSONNAGE EFFECTUE UN ROAD-TRIP, NOTAMMENT S'IL TRAVERSE PLUSIEURS ÉTATS, FAITES CLAIREMENT APPARAÎTRE LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DE SON TRAJET (EN CITANT LES VILLES PAR EXEMPLE) POUR QU'ON AIT UNE IDÉE DE SON ITINÉRAIRE.

→ PLUS IL Y AURA DE DÉTAILS, MIEUX CE SERA : LE BUT EST QUE L'ON COMPRENNE TOUTES LES ÉPREUVES PAR LESQUELLES VOTRE PERSONNAGE EST PASSE. IL N'Y A PAS DE MINIMUM DE LIGNES IMPOSE MAIS UN TEXTE FOURNI FERAIT ENVIRON 10-15 LIGNES PAR ÉVÉNEMENT MARQUANT.

→ L'UNE DE CES DATES DEVRA OBLIGATOIREMENT SE TROUVER EN OCTOBRE 2015 AU DÉBUT DE L’ÉPIDÉMIE ; UNE AUTRE DEVRAIT SE TROUVER DANS LES 6 DERNIERS MOIS AVANT LE "PRÉSENT".



RACONTEZ ICI A QUOI RESSEMBLE UNE JOURNÉE DE VOTRE PERSONNAGE AUJOURD'HUI. S'IL EST DANS UN CAMP, COMMENT PARTICIPE-T-IL A LA VIE COMMUNE ? QUELLE EST SA RELATION AVEC L'AUTORITÉ ? S'IL EST TRAVELER, QUELLES SONT SES HABITUDES AU JOUR LE JOUR ? ETC...


Time to meet the devil

• Pseudo (sur internet) : DerHorla
• Âge irl : 26 dans ma tête, 70 dans mon corps
• Présence : Quasi journalière (mon PC c'est ma vie) mais fréquence RP surtout les week-ends
• Personnage : Inventé [✓] / scénario/prédef [ ]
• Code du règlement : validé par Eve

• Comment avez-vous découvert le forum ? :
Sur google j'ai marqué "Forum RPG The Walking Dead qui déchire sa race" et vous étiez en premier !
• Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ? :
On m'a promis de la drogue et du sexe !  Smile ... Non sérieusement le design est cool et le forum bien actif mais surtout le scénario est bien développé et cohérent (Et moi j'aime la cohérence) !
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MOI  Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois 3327316772



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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 3:31

+1 au cas où ! Je me connais, ce serait pas la première fois que je dépasse le nombre de caractères autorisés par message pour une présentation, surtout que vu l'épaisseur de la description psy, vous êtes pas prêt pour l'histoire (moi non plus je crois en fait), j'ai réduit un peu la police d'écriture que ce soit plus digeste !
Si j'ai pas besoin de ce post je demanderai à un admin de l'effacer.

En espérant que ce soit pas trop long (et chiant) à lire, j'aime beaucoup écrire et quand je fais du rp j'ai tendance à toooooooooooout décrire, je suis obligé de me modérer moi même parfois pour ne pas faire un recueil de 10 pages à chaque messages que je poste.
Désolé si il y a des fautes, je me corrige un maximum mais moi et la conjugaison Française parfois... Hum :043:

Ah et puis sinon... Bonjour, moi c'est Calypso mais vous pouvez m'appeler Caly et maintenant que je suis ici vous allez devoir vous coltiner ma demi-face pour un long moment, au plaisir ! :smile15:
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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 3:59

Bienvenue a toi !
Choix intéressant d'avatar... J'ai hâte de lire ta fiche finie !



Smile, cry, laugh or scream.
But live, as long as you can.
Teresa Guevera
Teresa Guevera
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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 8:01

Bienvenue Caly et bon courage pour ta trèèès looongue fiche, haha !!! I love you
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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 11:39

Oh-oooh, ça a déjà l'air trèèèès intéressant !



bienvenue sur le forum !

Te voilà fraîchement inscrit(e) sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire ! Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si tu comptes jouer un Remnants et que ton personnage est intégré au camp avant juillet 2019 dans son histoire, il se peut que celui-ci ait été vacciné contre le virus qui transforme en rôdeur. Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous ici.

6 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

7 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !


N'hésite pas si tu as des questions Wink
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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 11:47

Omfg... déjà, ce son... What's in my head ♫ Merci pour ça.

Et ce vava bordel... je surkiffe :smile34: !!!!

ET VIVE LES BORGNES :smile34: !!!! Très bon choix que de la ramener à The Remnants :smile34: !!!!

Hellcome et bonne rédaction à toi, j'ai hâte d'en lire plus Twisted Evil
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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Jeu 25 Juin 2020 - 13:05

Bienvenue Calypso ! Wink



☠️ I swore to protect and defend the constitution against all ☠️
enemies foreign and domestic. I'm honored to be
one of this Great nations guardians.

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Re: Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

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