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nothing but a cold, lifeless shell

Sam 4 Nov 2023 - 14:49

Ces derniers temps, lorsqu’elle n’est pas occupée à mettre ses compétences au service de la communauté dans l’infirmerie, Louve passe le plus clair de son temps à s’entrainer jusqu’à l’épuisement sur la plateforme. C’est la seule solution qu’elle a trouvée pour éviter de se retrouver seule avec ses pensées, et si c’est une façon clairement malsaine d’affronter les événements récents, cela fonctionne jusqu’ici plutôt bien. A quoi bon faire face à ses problèmes lorsqu’on peut simplement les ignorer ? Ça ne durera peut-être qu’un temps, mais ça lui permet de continuer à avancer. Dans le huis clos organisé de son esprit, les problèmes ont été enfermés à double tour dans des tiroirs, relayés au second plan au profit de pensées plus pragmatiques. Penser aux êtres perdus ne les ramènera pas. Penser aux souffrances subies ne fera pas disparaître ni la douleur, ni les cicatrices. Penser à tous ces moments perdus ne lui permettra pas de les revivre. Penser aux dangers qui les guettent, en revanche, lui donne l’énergie de continuer à avancer ainsi que la volonté de se dépasser. La plupart des gens ici ne comprennent pas. Elle voit les regards inquiets se poser sur elle depuis son retour, et elle perçoit sans mal la commisération presque écœurante dans la voix de ceux qui s’adressent à elle comme si elle menaçait de s’effondrer à chaque instant. Elle sait qu’ils pensent tous agir au mieux, mais ça ne l’en irrite pas moins pour autant. Ils s’attendent tous à ce qu’elle craque – probablement surpris qu’elle ne l’ait pas déjà fait, mais l’obstétricienne s’y refuse obstinément. Il y a trop de choses négatives qui croupissent sous son crâne, et elle craint qu’une fois ouverts, les tiroirs ne puissent plus jamais être refermés totalement. Elle se souvient parfaitement de l’état dans lequel elle était lorsque Quinn et Tucker l’avait trouvée à Yakima il y a de cela plusieurs mois, et c’est la peur de retomber dans ses travers qui la maintient à flot.

Epuisée par son entrainement, le corps perclus de courbatures à cause de celui de la veille, elle se laisse tomber sur l’un des rares bancs mis à disposition dans la zone d’entrainement, le regard perdu dans le vide. Son épaule gauche la lance à cause d’un choc mal encaissé suite à une erreur d’inattention probablement causée par la fatigue, mais elle fait de son mieux pour ignorer la douleur, se contentant de la masser distraitement. Soignée à la hâte par un type dépourvu de conscience professionnelle, sa luxation a du mal à se résorber complètement, et Louve a pleinement conscience qu’elle risque d’en souffrir pendant encore plusieurs semaines. Elle sait qu’elle devrait se ménager jusqu’à la rémission complète de sa blessure – c’est d’ailleurs ce qu’elle conseillerait à n’importe lequel de ses patients, mais la simple idée de rester seule avec ses pensées à contempler la toile de son tipi lui provoque des bouffées d’angoisse. Un peu plus loin, les berserkers et leurs apprentis quittent bruyamment le terrain prévu pour l’entrainement au corps-à-corps, légèrement transpirants malgré la température frôlant le négatif et le vent glacial. Ils viennent tous un par un récupérer leurs affaires sur le présentoir situé juste à côté du banc où elle se trouve, certains lui adressant un signe de tête poli, les autres l’ignorant totalement. Le dernier de la file s’arrête le temps de remonter une de ses manches, laissant apparaître une entaille sur son avant-bras qu’il inspecte avec une attention mêlée d’agacement. « Vous devriez faire soigner ça. » Elle peut voir d’ici que la peau est rouge et légèrement inflammée autour de la plaie, ce qui n’est jamais très bon signe. De toute évidence, cette blessure ne date pas d’aujourd’hui. Hier peut-être. « Le froid ralentit la prolifération microbienne, mais si ça s’infecte vous allez regretter de ne pas avoir fait un saut à l’infirmerie plus tôt. » Même si elle l’a déjà vu passer dans la réserve, elle n’a aucune idée de son nom ou même de l’endroit d’où il vient.


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"But the tigers come at night, with their voices soft as thunder. As they tear your hopes apart, and they turn your dreams to shame" (c) alaska.  

Louve A. Montgomery
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Re: nothing but a cold, lifeless shell

Mar 7 Nov 2023 - 14:50

Et tu as réussi à en tirer quelque chose ? Je soupire, rangeant avec Daryl les trucs qu'on a utilisé pour l'entrainement. Mon retour au campement s'est fait dans un calme relatif, avec peu de bonnes nouvelles à s'échanger, de toute évidence. Je m'en formalise pas, la pêche aux informations est pas toujours fructueuse, même si je rentre pas non plus à vide. C'est en tout cas ce que je me dis, pour me rassurer, dans un sens. Ma rencontre avec Kim, mes retrouvailles avec Camila, ça a quand même été un début dans tout ça, j'ai pu voir Tortuga de mes yeux et saisir tout l'enjeu. Ou une grosse partie. Non, pas vraiment. Mais c'est pas grave, l'hiver ralentira tout ça, on verra au printemps, que je lui souffle.

Daryl est pas du genre à laisser tomber, mais il comprend que là, je peux clairement pas inventer une réponse à toutes les questions qu'il se pose. Honnêtement, j'aimerais aussi avoir de quoi ramener de l'eau à son moulin mais pour l'instant, on se contentera de ça. J'essaie d'éviter de me gratter le bras, là où j'ai réussi à me blesser comme un con en rentrant. Ascalon a eu le flanc rapé aussi, et j'ai concentré mes efforts sur ses propres soins en attendant de pouvoir faire mieux. La douleur est passable, même si Daryl en a profité pour me piéger quelques fois lors de nos affrontements.

Je saisis une gourde, sans faire très attention à ce qui m'entoure. C'est que quand j'entends sa voix que je remarque la femme à côté de moi, qui étudie ma blessure sans attendre. Hein ? J'ai l'air d'un con qui remet pas très bien les neurones à leurs places, faut dire qu'avec mon air paumé, je dois pas en mener très large. Mais ok, quand ça refait sens, je regarde la plaie, puis cette femme : Tu es médecin, c'est ça ? Que je lui demande en fronçant les sourcils. Avec des mots comme ça, c'est immanquable. J'entendrais presque Kaycee quand elle jouait les professionnelles du bistouri et du pansement : J'arrive pas à m'en occuper moi-même, j'ai pas la bonne main pour ça, que je lui explique, comme justification. Daryl me laisse tranquille et s'esquive : Tu saurais gérer ?



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Lennox A. Coleman
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Re: nothing but a cold, lifeless shell

Mar 7 Nov 2023 - 23:05

Le type semble surpris lorsqu’elle lui adresse la parole – la dévisageant avec un air d’incompréhension totale placardé sur le visage, et en vérité, Louve l’est tout autant que lui. Elle n’est pas du genre à engager la conversation ces temps-ci, et encore moins avec de parfaits inconnus, mais par déformation professionnelle, ces quelques mots lui ont échappé sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. S’agissant visiblement d’un berserker, et compte tenu de leur impressionnante propension à ignorer leurs blessures pour s’éviter un passage à l’infirmerie comme s’il s’agissait là de la pire des humiliations, elle s’attend à moitié à se faire envoyer sur les roses. Après tout, l’homme qui se tient debout à côté d’elle ne lui a absolument rien demandé. Ses yeux se posent sur sa blessure avant de revenir sur elle, éclairés d’une compréhension fraichement retrouvée, et à la question qu’il lui pose, elle acquiesce d’un hochement de tête. « Je travaille à l’infirmerie, avec Quinn et Lisandro. » Des prénoms qui lui parleront probablement un peu plus que le sien, dépendamment du temps qu’il a déjà passé ici et de ses efforts pour se mêler à la vie du groupe. Elle ne précise la spécialité dans laquelle elle exerçait avant l’apocalypse, parce qu’elle sait que certaines personnes – des hommes surtout, ont tendance à remettre ses compétences en question lorsqu’elles l’apprennent. Quinn aussi subissait parfois cette espèce de condescendance déplacée lorsque certains réalisaient qu’elle n’avait pas terminé ses années d’internat. Pourtant, personne ne trouvait à redire lorsqu’il s’agissait de se faire recoudre par un thanatopracteur.

L’homme se justifie en expliquant qu’il n’est pas spécialement doué dans tout ce qui touche de près ou de loin aux soins, et que c’est pour cette raison qu’il n’a pas tenté de s’en occuper lui-même ou qu’il ne s’est pas inquiété outre mesure. Derrière lui, Daryl s’esquive pour aller vaquer à ses occupations en leur adressant un rapide signe de tête en guise de salutations, visiblement peu enclin à patienter jusqu’à la fin de leur embryon de discussion. Alors qu’elle s’attend à voir l’homme profiter de ce départ pour s’en aller à son tour, ce dernier la surprend en lui demandant si elle serait capable de gérer sa blessure. La réponse est évidente, mais sous le coup de la surprise, Louve met plusieurs secondes avant de finalement lui répondre, gardant les yeux rivés sur sa blessure plutôt que sur son visage, comme si cela pouvait créer une sorte de distance entre eux. « Oui, bien sûr. » Les blessures sont plus que fréquentes dans la zone d’entrainement, et pour parer aux situations les plus urgentes, il y a toujours une trousse de secours qui traine dans la besace de l’obstétricienne. « Assieds-toi. » Elle se décale sur le banc afin de lui laisser de la place et se tourne pour s’y installer à califourchon afin de lui faire face tout en ayant la position la plus stable possible. « Remonte ta manche. » Les directives fusent mais sont prononcées d’une voix douce, sur un ton que n’utilisent que ceux qui sont persuadés que personne ne viendra jamais les contredire sur leur terrain d’expertise.


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Louve A. Montgomery
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Re: nothing but a cold, lifeless shell

Dim 26 Nov 2023 - 15:18

Je me creuse la tête, sans réussir à me remettre en mémoire qui est cette femme. Je suis peut-être pas là depuis suffisamment longtemps, puis y'a du monde de toute façon, et je parle pas à tous. Je sais que je me cherche des excuses, mais j'ai un peu l'impression d'être impoli, rien qu'à pas me souvenir de son prénom, mais je tache de digérer ce sentiment quand je réalise qu'elle a pas l'air d'en avoir grand chose à faire. Je m'assoie où il faut, en retroussant la manche jusqu'en haut de mon bras sans en rajouter.

Tu peux y aller, je suis pas douillet, que je lui annonce. J'ai d'autres cicatrices qui ont fait plus mal que celles-ci, et des blessures qui sont pas belles à voir. Mais si l'esthétique avait été un jour un problème ou un enjeu pour moi, j'en serais pas là. En fait, j'en ai strictement rien à faire. Je suis silencieux néanmoins, en la laissant déballer ce dont elle semble avoir besoin. Je me suis contenté d'eau, de savon, pour désinfecter, mais des points seront peut-être nécessaires. Ton nom m'échappe, que je lui souffle soudainement en me raidissant un peu, l'air indifférent mais pas tant que ça.

Manière de lui demander de me le donner, et j'en ferais autant avec elle si ça l'intéresse de savoir qui je suis. Ou alors, elle le sait déjà, et je passerais pour un goujat. Bref, ça serait pas la première fois. J'ai le droit d'observer comment tu fais ou ça te met mal à l'aise ? Que je lui demande, au sujet des soins, en lui adressant un bref signe de la tête comme pour essayer de la rassurer si elle veut pas. Je peux détourner les yeux et me taire si elle préfère, ou pas. Bref, c'est elle qui voit, je suis chiant mais pas à ce point. Quoi qu'il en soit, si au niveau des soins, je connais le B.A.BA, c'est pas pour autant qu'on peut me traiter en grand chirurgien.



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Re: nothing but a cold, lifeless shell

Lun 27 Nov 2023 - 22:24

L’homme s’installe et remonte sa manche comme elle lui a demandé de le faire, révélant un bras recouvert de tatouages, mais aussi de cicatrices que la brune prend un moment pour étudier en silence. Certaines semblent plus anciennes que les autres, mais couplées à celles qui lui ornent le visage, elles prouvent que le combattant s’est plus d’une fois retrouvé au cœur de situations particulièrement violentes. Pour sa part, l’obstétricienne n’en arbore que très peu, et les deux qui se dessinent sur sa pommette gauche et ses lèvres – et qu’elle doit aux bons soins de Wayne durant sa captivité, finiront par se faire plus discrètes avec le temps. Elle hoche la tête quand l’homme affirme ne pas être douillet, et elle sort le matériel nécessaire au traitement de sa blessure avant d’enfiler une paire de gant en latex pour empêcher tous risques de surinfection. Au moment où elle s’apprête à désinfecter toute la zone sur laquelle elle s’apprête à travailler, elle sent les muscles du bras de l’homme se tendre de manière à peine perceptible lorsqu’il lui avoue ne pas se souvenir de son nom. « Louve. Mais si ça peut te rassurer, le tien ne me revient pas non plus. » La brune ne se formalise pas, parce qu’ils sont des centaines à vivre dans cette réserve et qu’il est donc impossible de pouvoir se souvenir de tout le monde, et puis elle n’est pas spécialement douée pour ça non plus. En vérité, c’est même appréciable de n’être finalement qu’un visage inconnu parmi tout un tas d’autre, et c’est quelque chose qui lui manque depuis qu’elle et Waban ont fait leur grand retour à White Swan.

Elle ne relève pas les yeux vers celui qu’elle soigne, parce qu’elle ne supporterait pas de voir une grimace de pitié ou de malaise se dessiner sur son visage lorsqu’il comprendra inévitablement à qui il a affaire. Elle est un peu surprise lorsqu’il lui demande s’il peut jeter un œil sur les soins qu’elle s’apprête à lui prodiguer, parce qu’elle a plutôt l’habitude que les gens détournent le regard en serrant les dents, mais elle acquiesce immédiatement. « Je t’en prie, c’est même mieux si tu regardes. Ça pourrait te servir si un jour tu n’as personne sous la main pour te soigner. » Elle se décale légèrement pour lui permettre de mieux voir avant de nettoyer la blessure ainsi que la peau autour à l’aide d’une compresse imbibée de désinfectant, veillant à ne pas provoquer de douleurs inutiles. Du bout de l’auriculaire jouxtant son annulaire manquant, elle désigne toute la partie inflammée autour de la blessure, transformant finalement cette consultation médicale improvisée en cours pratique. « Lorsqu’une blessure est rouge et enflée, comme ça, c’est généralement le signe d’une infection » explique-t-elle avant de saisir d’un petit scalpel pour venir pratiquer une incision au niveau de la croute qui s’est déjà formée sur la blessure, laissant s’en échapper un mélange peu ragoutant de sang et de lymphe. « Ça arrive plus vite qu’on le croit, surtout si la plaie n’a pas été correctement nettoyée ou protégée durant le temps de cicatrisation. » Aucune critique dans sa voix, il s’agit d’une explication tout ce qu’il y a de plus factuelle qu’elle offre tout en vidant la blessure de son contenu infecté avant de la désinfecter à nouveau. « Berserker, alors. Tu t’es fait ça à l’entrainement ? »


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Re: nothing but a cold, lifeless shell

Ven 1 Déc 2023 - 14:21

Lennox, je la regarde un instant : On m'appelle Lenny, c'est plus... simple, je crois. Ou disons que ça donne quand même plus envie d'être sympa. C'est difficile d'en vouloir à un "Lenny", là où "Lennox" a l'air ferme. C'est ce que disait mon frère ainé, à ce sujet. J'ai un soupir de circonstances avant de la regarder : Ouais, je peux observer pas mal ça sur les animaux dont je m'occupe, ils se blessent seuls et ensuite pour permettre de cicatriser, c'est la merde, elle essaie de rendre son enseignement accessible, c'est pour ça que je me concentre aussi. Je suis pas bon élève, mais même si on peut me prendre pour le dernier des cons parfois, je sais très bien quand me faire sérieux : J'étais soigneur, que je lui explique.

Quant à savoir comment tout ça s'est passé. Je roule des yeux sans cacher ma contrariété à ce sujet : Daryl m'a pas loupé, je revois la scène au final, ça a pas mal saigné mais c'était plus de peur que de mal pour tout dire. Il a frappé avec une lame qui avait trainé par terre, j'imagine que ça explique que ça ait eu du mal à cicatriser, suffit que j'ai mal nettoyé dans un premier temps et bon... Puis, c'est pas comme si on passait la serpillère sur la terre non plus. Dans le genre idée absurde, ça se poserait là. C'était pas insupportable ou vraiment douloureux, mais ça s'est rouvert quelques fois, que j'ajoute : J'ai juste fait un pansement, tout simplement.

J'aurais dû être plus consciencieux faut croire. C'est le genre de trucs qui nous échappe forcément à un moment. Entre ça, puis les sorties organisées, le temps passé à Seattle également, j'ai pas eu la tête à trop me pencher sur la question. Du coup, j'aurais dû faire quoi ? Que je lui demande dans la foulée, en bon mauvais élève que je suis. Comme ça, en effet, je m'en sortirais mieux les prochaines fois. Parce qu'on va pas se le cacher, y'a pas un monde où je vais pas recommencer à me blesser, donc autant prévenir au lieu de guérir.



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Re: nothing but a cold, lifeless shell

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