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We're not broken, just bent

Dim 9 Avr 2023 - 18:14


Dimitri ?

Peut-être que Jenny s'était trompée, en lui assurant avoir vu quelqu'un rentrer ici. Et étrangement... C'était comme rouvrir sur la porte sur un rêve éveillé. Avisant son ancienne demeure à l'abandon depuis des mois, ne pouvant que ressentir un pincement au coeur à l'idée. La maison du traître. Pourtant, malgré l'épaisse couche de poussière qui se souleva à ses premiers pas, ou encore l'endroit saccagé... Il lui suffisait de fermer les yeux pour se remémorer un avenir moins sombre. D'Orion allongé sur le canapé éventré, ou de Keneka avisant les tableaux détruits du salon. Sa main venant effleurer du bout des doigts l'un des meubles de bois peinant à rester encore debout, ignorant le verre brisé d'anciens cadres éclatés au sol, un sourire en demi teinte naissant au coin de ses lèvres. Fût un temps, elle avait dansé dans ce salon. Ri, chanter.

Aimer.

Qu'importait, qu'il ait été mis à sac. Ca n'empêchait en rien le fait qu'un jour, sa famille avait été heureuse ici même. Abandonnant ses réminiscences en retirant ses doigts d'un reste de porcelaine brisée, ses yeux bruns venant se poser sur le piano à l'écart non sans deviner une pointe douloureuse en son coeur, à l'instant ou elle revoyait le fantôme de son ex mari concentré dessus. A essayer de lui apprendre quelques gammes sans succès, rouvrant les yeux sur un éclat de rire sincère qui n'avait plus franchi ses lèvres depuis des mois. Presque par instinct, son index vint appuyer sur l'une des touches, qui vint résonner en longueur, lui arrachant une esquisse de sourire. Malgré les coups et l'acharnement de certains, ce piano continuait de subsister dans le temps. Apte à lui laisser jouer l'unique mélodie qu'elle connaissait l'espace de quelques secondes, ne s'arrêtant que lorsqu'un bruit venu de l'étage lui fit relever les yeux, un soupir s'échappant de ses lèvres.

Dimitri...Il faut rentrer maintenant. Mais pouvait-elle réellement en vouloir à l'enfant de souhaiter retrouver un semblant de souvenirs ? Remontant les marches de l'escaliers rapidement pour aviser le couloir vide de toute âme, quand les souvenirs se font plus intense. Pinçant les lèvres pour ne pas y penser et prendre le risque de se mettre à pleurer, alors qu'elle hésite en reconnaissant la porte d'une des chambres. Leur chambre. Et c'est comme un écho qui l'amène à s'en avance, repoussant le bois dans un grincement, avisant l'étendue des dégâts. Draps arrachés, lit brisé dont elle devinait sans mal les lattes perçant le matelas. Ils avaient tout détruits. Tout. Et pourtant, malgré l'ombre de la pièce dû aux volets condamnés, au mot traître peint en rouge sur la tête de lit, il n'empêchait. Cet endroit avait un temps, été son chez elle. Leur chez eux. Et l'émotion lui serre la gorge, alors qu'elle constate que sa voisine à sans doute fabulé quand à la présence de Dimitri.

Il n'était pas là. A dire vrai ... Personne n'était plus là depuis des mois. Il n'y avait bien que les fantômes d'une vie plus heureuse, pour lui tenir compagnie en ce début de soirée. Se laissant tomber sur le sol en sentant épuisée face à l'élan de souvenirs qu'elle avait pourtant ancrer profondément dans sa tête pour tenir le coup, avec l'envie d'y rester toute la nuit. Ramenant ses jambes contre elle pour s'appuyer contre le bord du lit brisé, entourant ses jambes de ses bras pour venir poser sa tête contres ses genoux, contenant un sanglot qu'elle ne pouvait plus se permettre pour l'heure.




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Re: We're not broken, just bent

Dim 9 Avr 2023 - 18:39

Je les ai perdus.

Armand m’a dit de garder la Foi pourtant. Alors, je me suis persuadé qu’ils allaient bien. Je me suis raccroché à ça le temps du trajet, sans réaliser que je m’étais gratté le bras jusqu’au sang, prêtant à peine attention à ce qu’on m’a dit à l’arrivée. Je voulais juste les retrouver. Les voir. Même pas besoin de leur parler s’ils n’avaient pas envie. Ou de les approcher s’ils préféraient rester loin de moi, s’ils ne voulaient plus de moi dans leur vie.

Je me suis échappé, esquivant les soins comme j’ai pu, promettant vaguement de revenir dès que possible aux autres, essayant de réprimer tant bien que mal cette sensation d’étouffement à me savoir si près d’eux et pourtant, c’est comme s’ils étaient hors de portée.

Et je suis rentré à la maison, incapable de me rappeler ce qu’on m’avait dit sur un possible déménagement.

La maison du traitre.

Je suis resté interdit. De longues minutes. Incapable de respirer, de réagir, de faire quoi que ce soit. Par automatisme, mes pas m’ont porté chez Min-Oh et Neela. Mais ils n’étaient pas là non plus. Il y avait même des étrangers chez eux. Dans cette maison qui avait été la mienne durant des années. Personne chez Steve et Nell non plus, comme si l’endroit avait été abandonné. Rien chez Hailey. Ou chez Bobby.

Je les ai perdus.

Je ne sais pas combien de temps j’ai erré dans les rues, mais finalement, je suis revenu au point de départ, incapable de réfléchir correctement et à avoir un raisonnement cohérent pour essayer de comprendre où ils pourraient tous être. Ou tout simplement, pour rentrer à l’hôpital, là où on pourrait me dire clairement ce qui se passe. Je me contente de fixer sans vraiment les voir les meubles démolis, les photos brisées. Sans oser vraiment respirer, alors que je me glisse dans la cuisine, ramassant un dessin encore accroché au frigo. Je reconnais le trait de Keneka et mes mains tremblent alors que je replie soigneusement le papier pour le glisser dans la poche de cette veste trop grande pour moi. Mes doigts effleurent le plan de travail et j’ai un soupir, avant d’aviser le reste des dégâts. J’ai l’impression que mon cœur va se briser en mille morceaux quand je vois l’état du piano et je me contente de le fixer, alors que de nouveau, ça bourdonne dans mon crâne.

Alors, je vais me réfugier là où je me suis toujours senti bien. En sécurité. C’est instinctif et je trébuche à plusieurs reprises dans les escaliers, alors que je grimpe tant bien que mal à l’étage. Dans notre chambre. Voir une fois de plus le mot traitre peint en rouge vif sur le mur me coupe le souffle et j’ai l’impression d’être dans un de mes pires cauchemars.

Mais non, c’est bien réel.

Je suis tout seul.

Ils ont gagné.

Je finis par m’assoir contre le mur de ce placard que nous n’avons jamais eu le temps de terminer, genoux repliés contre moi, le regard fixant le vide. Un vague froncement de sourcils quand j’entends du piano, mais je me dis que c’est juste dans ma tête. J’aimerais hurler, pleurer ou … n’importe quoi en vrai. Mais non, je me contente de souffler, dans cette litanie qui m’a accompagné ces derniers mois. « Anjali. Charlie. Joker. Sally. Tommy. Cara. Keneka. Dimitri. » Et j’ai une hésitation, sans oser prononcer le nom de notre dernier né à haute voix. Parce qu’il n’est pas là. Que personne n’est là. Et j’ai l’impression que les sanglots qui ne veulent pas sortir se répercutent autour de moi, alors que je recommence encore et encore à répéter leurs noms.
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Re: We're not broken, just bent

Dim 9 Avr 2023 - 18:40

Anjali. Charlie. Joker. Sally. Tommy. Cara. Keneka. Dimitri. Les prénoms semblent murmurés par une voix d'un autre temps, alors qu'elle vient un instant se prendre la tête entre ses mains, fronçant les sourcils. Il n'était plus là. C'est tout ce qu'elle trouvait bien à se répéter pour elle même, pour chasser les souvenirs de sa tête et espérer garder pied, sans réels succès.

Tais toi. Souffle t-elle pour elle même, alors que la voix semble si présente, pourtant. Fermant les yeux pour s'interdire de pleurer, se refusant à céder même ici, seule avec ses fantômes et ses regrets. Essuyant rageusement quelques larmes qui ont échappé à sa vigilance de la paume des mains, quand son regard vient aviser le placard. Cet endroit ou ils avaient pris l'habitude de se retrouver dans les moments les plus sombres de leur vie, en se promettant d'en faire un jour quelque chose, sans que rien ne leur permette d'accéder à cette décision. Avisant les portes semi dégondées, avec cette envie presque viscérale de s'y enfermer, comme pour espérer oublier le reste. Au moins quelques secondes. De quoi craquer, comme l'endroit le voulait à l'époque. Mû par une volonté de s'accorder l'oubli, alors qu'elle se relève par automatisme pour en repousser la porte, se figeant nette sitôt qu'une voix y trouve écho dès lors que son regard se pose sur la silhouette, déjà présente.

Sortez d'ici. Ses habitudes avaient la vie dure, alors qu'elle était restée intraitable et dignes ces derniers mois. Avisant la silhouette de dos, un homme sans doute, alors qu'elle reprend.

Ce n'est pas chez vous. Sortez d'ici... S'il vous plaît. Au moins le demande t-elle, dans l'espoir que l'inconnu daigne s'en aller sans rechigner. Se détournant pour passer les mains contre son visage, revenant en assécher les larmes dans l'espoir de les cacher et se draper dans le peu de dignité qu'il lui restait, quoi que les souvenirs du lieu ne la poignarde chaque seconde un peu plus. Ne pouvant que se remémorer ces murmures partagés dans cet endroit aux côtés de l'homme qu'elle aimait, et qui aujourd'hui, n'était plus.

Parce qu'au final, peut-être que New Eden avait gagné. Qu'importait les bombes, ou cette tentative de se rebeller. Ce lieu lui avait finalement bien trop pris, quoi qu'il en soit.




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Re: We're not broken, just bent

Dim 9 Avr 2023 - 19:18

J’ai un sursaut alors que, d’un coup, j’entends un tais-toi fuser de nulle part. J’ai probablement dû rêver. Surement même. Ce ne serais pas la première fois que j’imagine entendre une voix, surtout la sienne. Mais pourquoi est-ce qu’elle serait là ? Au milieu de cette ruine ? J’essaie de reprendre mon souffle, alors que je me sens trembler des pieds à la tête.

Je commence à ne plus y arriver. J’ai tenu bon des semaines. Des mois. Pour les retrouver. Pour la retrouver elle. Et là, j’ai l’impression de sentir le sol se dérober pour de bon sous mes pieds. A quoi bon avoir tenu jusque-là si c’est pour me retrouver là, au milieu des débris des moments les plus heureux de ma vie ? Et j’ignore totalement cette petite voix qui me pousse à réfléchir. Parce que je n’en suis plus capable non plus. Je ne me souviens même pas de la dernière vraie nuit que j’ai pu faire. De la dernière fois où je n’ai pas juste été porté par la peur, par l’angoisse et j’en passe.

J’ai un froncement de sourcils, le fil de pensées désordonnées interrompu par cette voix. Toujours la même. Terriblement familière. Il y a vraiment quelqu’un ? Difficile à dire. C’est à peine si je tourne la tête quand on me demande de sortir d’ici. Pire encore, quand elle me dit que ce n’est pas chez moi. J’ai un rire qui me noue l’estomac, qui ne traduit que trop bien ma douleur, alors que je souffle, sans même la regarder. « Bien sûr que si c’est chez moi. La maison du traitre. Alors je n’irais nulle part. » Ma maison. Même si elle est en miettes. « Dégage. » Lâché dans la langue natale d’Anjali, sans même que je ne m’en rende compte. C’était ce qu’elle lançait aux petits quand elle voulait les faire déguerpir. Et ils filaient en gloussant. J’ai encore l’impression d’entendre le bruit de leurs pas dans les escaliers. Cette impression que les murs tremblaient quand ils s’échinaient à rendre cette maison plus vivante que jamais.

Je crois que je suis en train de craquer. Pour de bon cette fois. J’ai tenu jusque-là mais je me sens définitivement flancher. C’est trop pour moi, j’ai atteint mes limites.

Mais au final, ce n’est peut-être pas si grave que ça non ? Et j’ajoute, la voix tremblante. « Sors de ma tête. » Elle ne peut pas être ailleurs de toute façon.
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Re: We're not broken, just bent

Mar 11 Avr 2023 - 20:58


Quoi ?

La remarque la laisse coite une seconde, alors qu'elle se tend malgré elle à la remarque. La maison du traître. Son sang stoppant tout processus dans ses veines alors qu'elle avise cet homme sans comprendre, qui lui assure pourtant n'aller nulle part, avant de reprendre cette phrase de sa langue natale. Dégage. Et c'était comme ré entendre Charlie et Joker détaler en courant, hilares, ou se remémorer Keneka qui se lève en boudant de sous le canapé, persuadée d'y être invisible. Et sous la silhouette squelettique, c'est comme si son corps devinait d'office, à qui elle avait affaire. Quoi qu'il ne ressemble en rien à l'homme qui l'avait quitté. Dans ce corps squelettique, ses cheveux ras, ou ces vêtements en lambeaux, alors qu'il y à bien que cette voix vibrante pour lui rappeler des mots murmurés comme des enfants, à une époque trop lointaine, ici dans ce placard.

Mason ? C'est plus fort qu'elle. Et qu'importait, si on la prenait pour une femme désespérée, ou bonne pour l'asile. Son coeur y croit d'avantage que ses yeux, alors qu'elle se rapproche de la silhouette qui lui donne un nouvel ordre qui brise son coeur déjà malmené, alors qu'elle se refuse à la demande. Préférant plutôt venir poser une main tremblante contre l'épaule de l'homme pour l'inciter à croiser son regard, qui lui au moins... N'a pas changé. Plus sombre, sans doute. Mais dans ces iris bleutés pourtant, elle est persuadée d'y retrouver une part de cette âme qui à volé la sienne.

Mason... C'est moi. Comprenait-il seulement qu'elle était réelle ? Se laissant tomber à genoux pour être à sa hauteur, alors qu'elle sent les larmes lui brûler à nouveau le regard. Pinçant les lèvres pour ne pas fondre en sanglot sur un horrible malentendu, alors que son coeur lui hurle qu'il n'en est rien, quand son regard peine à l'accepter. Resserrant sa prise sur son épaule à s'en faire mal, alors qu'une part d'elle supplie pour ne pas se tromper. Ne pas émerger d'un songe trop réel pour l'être, ou d'un cauchemar sans nom qui n'aurait aucune fin.

C'est moi. Répète t-elle dans sa langue natale, venant retirer la chaîne à son cou pour la lui tendre. Son alliance en guise de pendentif, pour s'assurer que personne n'essaie de la lui prendre en extérieur, quand la vindicte populaire avait commencé à la juger.

Je ne suis pas dans ta tête... En espérant qu'il ne soit pas que dans la sienne.




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Re: We're not broken, just bent

Mar 11 Avr 2023 - 21:47

Quoi ? Comment ça quoi ? J’ai un froncement de sourcils, laissant filer un silence. Mieux vaut ça que de commencer à converser avec moi-même. Je ferme de nouveau les yeux, essuyant d’un geste rageur les larmes qui perlent au bord de mes paupières. Je ne suis qu’un idiot. Comment j’aurais pu croire retrouver mon ancienne vie ? Comment j’aurais pu imaginer qu’elle serait là, à m’attendre ? Je ne la méritais déjà pas avant tout ça mais maintenant, c’est encore pire.

Mais je me fige quand j’entends mon prénom. Il n’y a qu’elle pour le prononcer de cette façon. Avec cette pointe d’accent que je reconnaitrais entre mille. Qui m’a toujours fait sourire et qui m’a plu, dès le premier jour, avant même que j’ai conscience qu’elle aussi me plaisait. Avant que je ne réalise à quel point je pouvais l’aimer. J’ai un sursaut quand je sens une main se poser sur mon épaule et je finis par tourner la tête, sans trop savoir à quoi m’attendre. Et j’écarquille les yeux quand c’est sa silhouette que je devine. Quand c’est son visage qui se dessine dans la pénombre de ce placard. « … c’est toi ? » C’est vraiment elle. Mon cœur qui commence à s’affoler me le confirme à chacun de ses battements. Comme s’il l’avait reconnue avant même que mon esprit commence à l’accepter.

J’essaie de prendre une grande inspiration, plus pour éviter de craquer totalement qu’autre chose. Mais ça ne marche pas vraiment. Je me contente de la suivre des yeux quand elle retire une chaine qu’elle porte à son cou, fixant l’alliance qu’elle me tend. Et c’est d’une main tremblante que je vais l’effleurer. Avant de souffler, dans un murmure tremblant. « … ils m’ont pris la mienne. Je… je voulais la garder. Mais ils ne me l’ont pas laissée. » Je déglutis, mon regard accrochant le sien. « … je suis désolé Anja. » A dire vrai, je ne suis toujours pas vraiment sûr qu’elle soit réellement là. Tant pis. Si je suis devenu fou et que je la vois elle, ça me convient parfaitement.

Et mes doigts vont effleurer sa joue, essuyant une larme qu’elle n’a pas pu retenir, alors que je reprends, ma voix se brisant au premier mot. « Pardon mon amour. » Et, sans réfléchir plus en avant, je la serre dans mes bras avec le peu de force qu’il me reste. Si c’est un rêve, il n’a jamais été aussi réel. Sa chaleur. Son odeur. Je ne me rends même pas compte que je fonds en sanglots alors que je continue de murmurer des « pardon » et que je la serre un peu plus fort dans mes bras, craignant plus que jamais le moment où elle va disparaitre.
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Re: We're not broken, just bent

Mar 11 Avr 2023 - 22:54


Elle peine à répondre, alors qu'il semble chercher une confirmation. Sa gorge se serrant sous un mélange douloureux d'angoisse et de soulagement entremêlés, quand ses doigts amaigris viennent effleurer le bijou, évoquer la disparition du sien. N'osant parler, de peur de rompre ce rêve éveillé qui n'avait pourtant rien de magnifique quand elle avisait son état, ne se raccrochant qu'à ce regard dans l'obscurité qui semblait à l'instant même être une lueur dans la tempête. Les excuses venant malmener un peu plus les battements de son coeur quand ses doigts viennent accrocher les siens dans un tremblement qu'elle se sait parfaitement inapte à contenir.

Accrochée à cet échange infime qui pourtant lui semble être tout son monde à la seconde même, comme un mince filin liant rêve et réalité, qu'elle craint de voir se briser en un battement de cil. Et alors qu'il reprend la parole, qu'elle reste ancrée à ce regard dans l'espoir de ne plus avoir à en être arrachée, les mots qui s'échappent tout juste de ses lèvres lui parvienne au moment précis ou il vient la serrer contre elle. Choquée, par ces os qu'elel devine sans mal sous le tissu, ou ces sanglots qui s'échappent pour se mêler aux siens, venant entourer sa nuque de ses bras pour s'assurer que la silhouette ne s'évapore pas. Incapable de prononcer le moindre son alors que ses excuses se répètent en boucle et qu'elle est incapable d'y réagir, quand des mois d'émotions contenus s'épanchent hors de son coeur. Douleur, rancoeur. Anxiété et colère, contrôle et chaos. Reconnaissant pourtant tout de l'homme qu'elle aimait dans le peu qu'ils avaient bien voulu lui rendre, alors qu'elle resserre son étreinte. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ... elle ne peut pas s'empêcher de poser la question sans oser connaître la réponse, s'efforçant d'inspirer profondément pour calmer les sanglots qu'elle ne parvient pas à stopper depuis qu'il l'a prise contre elle. Ne se décalant que pour venir poser son front contre le sien, réussissant à esquisser un sourire malgré l'horreur.

J'ai cru... Le pire, sans doute. Sans jamais l'accepter, avant de le voir face à elle. N'osant finir sa phrase pour revenir chercher son contact au même titre qu'un noyé à la recherche d'un oxygène qui lui à trop manqué, glissant ses mains contre ses joues pour l'enserrer. mera pyaar... Mon amour. De ce surnom qu'elle s'était éprise à lui donner dès que possible, alors que le répéter semble presque redonner un peu de vie au chaos ambiant. Comme un semblant de calme après la tempête, venant nicher son visage dans son cou. Y découvrant de nouveau le contact de sa peau, s'y ancrant avec la promesse indicible de ne plus jamais le quitter. Et si elle avait longtemps songé à de potentielles retrouvailles ou elle le giflait pour ce qu'il lui avait fait subir... En l'état ?

Elle s'en sentait profondément incapable.




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Re: We're not broken, just bent

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