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I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

Mar 6 Déc - 14:53

ASHLEY&
FRANCES

I'VE NEVER MET A STRONG PERSON WITH AN EASY PAST
« Mmm, on est vraiment obligé d’y aller ? Tu sais qu’on peut à tout instant demander au chauffeur de taxi de changer de destination, hein. » Il tente. A nouveau, parce que cela doit être la dixième fois qu’il propose un plan B depuis ce matin, et la trente-sixième depuis hier. Elle secoue la tête, son épouse, partagée en un soupir de dépit et un rire de circonstances. Au moins, on ne peut pas lui reprocher, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Vince est aussi buté que sa femme, mais ce n’est pas pour autant qu’il parviendra à la faire changer d’avis sur la question. « Et passer à côté d’une soirée sans avoir les enfants sur les bras ? Hors de question. » La Dame fronce les sourcils, faussement offensée, tandis que le père des mômes concernés la taquine, proposant une dernière fois une ultime alternative : « Ou bien… on peut aussi passer la soirée sans les garçons, ailleurs qu’au gala de charité. » Pendant un bref instant, Frances a l’air réceptive, et semble considérer l’idée. Mais c’est un sms sur son téléphone qui va les rappeler tous à la réalité, alors qu’elle finit par paraphraser à haute voix : « Mmh, Miguel est déjà là-bas, il nous attend. » Le Sieur O’Connell, penché en avant avec espoir, se renfonce dans la banquette arrière du taxi en ravalant un soupir de déception. Bon, il ne pourra pas y couper, c’est clair. Et il se mord la langue, se retenant de blâmer Alvarez pour ce coup du sort. Par moment, il a l’impression que le futur Colonel est plus proche de sa propre femme que lui-même. Mais il faut bien dire qu’il y a toujours un fond d’amertume qui teinte parfois l’esprit de l’ancien soldat. Ce que perçoit son épouse, qui lie alors subtilement la main à la sienne, entremêlant leurs doigts en une doucereuse étreinte. Ses prunelles se fixent à celles de son mari, et elle caresse de son pouce le dos de sa main, savourant sa proximité, sa peau contre la sienne. Susurrant doucement : « Hey, on partira tôt, promis. On fait acte de présence, une heure, deux tops, et on finit ensuite notre soirée, rien que tous les deux. Rien que toi et moi. Deal ? » Vince dévisage sa concubine, silencieux, pendant quelques secondes, avant d’étirer ses lèvres en un sourire à priori comblé. Soit, ils n’auront pas embauché une nounou juste pour les grandes pontes militaires, au bout du compte. Glissant une de ses mèches de cheveux filantes derrière l’oreille, il effleure sa joue du bout des doigts, admettant gracieusement sa défaite : « Deal. »

Le trajet s’écoule alors, les minutes s’égrenant au fil des kilomètres avalés par le taxi. Celui-ci perd plus de temps aux feux rouges que sur la route, mais la destination est finalement atteinte sans grandes encombres. Faussement chevaleresque, le chauffeur se décide à sortir de sa voiture malgré le temps frisquet pour aider Vince à déplier son fauteuil roulant, installant l’homme sur ce qui est advenu comme une extension inévitable de son corps. Naturellement, la militaire se poste derrière le fauteuil, désireuse de le guider parmi la foule de soldats, actifs et retraités, et leurs invités, sans compter les autres organismes et associations représentés à la pelle par des têtes toutes plus inconnues au bataillon les unes que les autres. C’est finalement Alvarez qui se décide à les faire rentrer dans l’immense bâtisse qui accueille le gala organisée par l’US Army au profit de ses blessés, et pour lequel O’Connell et ses proches ont forcément reçu une invitation, ancien combattant oblige. Pendant que Vince regrette d’avance les regards de compassion des autres, Miguel l’empoigne par l’épaule en guise de salutations, et va claquer un poing entendu envers celui de l’afro-américaine, qui hausse les sourcils. « Oh non, y a tant de monde que ça ? » Le plus âgé lâche un rire étranglé, porteur de mauvaises nouvelles : « C’est immense et on dirait qu’ils ont invité toute l’Amérique, tu veux dire. » Flûte, ils n’avaient pas prévu d’être étouffé par une telle masse de monde lors du gala. Mais l’avantage, c’est que Frances et Vince pourront s’échapper sans trop se faire remarquer s’ils veulent écourter leur soirée. Echangeant un regard entendu avec son époux, la Dame suit donc son partenaire et se met à sillonner entre diverses compagnes et compagnons d’armes, cherchant à reconnaître des visages familiers. « Bon, je crois qu’on va avoir besoin d’un remontant, ne bougez pas, je vais nous chercher quelque chose à boire. » « Prends nous du bon, s’il te plait, histoire de pas totalement perdre notre temps ici. » chuchote Alvarez, goguenard, tandis que Vince rajoute, suppliant : « Reviens vite. »

Un rictus creusant ses joues un bref instant, O’Connell finit par s’éloigner du duo improbable, laissant les deux hommes en tête à tête. Son mari et celui qui s’assemble le plus à son meilleur ami pourront bien survivre sans elle quelques minutes. Vérifiant que la nounou ne l’ait pas appelé en catastrophe pendant qu’elle se rendait au gala, Frances se maudit d’avoir ce réflexe maternel malgré elle, et s’empresse de ranger son téléphone dans sa poche. Vêtue d’un tailleur, pantalon – n’exagérons pas, pour l’occasion, elle ne sent pas spécialement à l’aise au sein des événements mondains. Droite dans ses bottes, la femme se dirige donc vers l’espèce de bar/buffet dressé pour l’occasion, s’y réfugiant comme une invitée prise en faute, s’autorisant à souffler avant de devoir se replonger dans une masse incongrue de parfaits inconnus. Vraiment, l’armée ne pouvait pas se contenter de régler ça en huit clos avec de riches donateurs provenant des quatre coins du monde ? « Bon allez, juste une heure et on file ensuite. » C’est une promesse qu’elle se doit de tenir. Pour elle, mais surtout pour son mari. De toute façon, que pourrait-il se passer d’autres ici, qui les fasse rester jusqu’au bout de cette pseudo-charité ?

Pando


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Re: I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

Jeu 22 Déc - 11:00

I'VE NEVER MET A STRONG PERSON WITH AN EASY PAST
Elle se regardait dans la glace, poussant un soupir alors qu’elle rajustait son uniforme. Elle entendait son père lui dire quelques mots. Sourire sur son visage, uniquement pour faire plaisir à ce père qui lui avait demandé de l’accompagner. Un regard sur ces blessures toujours présent de passant légèrement de son col, un autre soupire s’échappant légèrement d’entre ses lèvres. Son père revenait auprès d’elle lui demandant si elle était prête « Tu es prêtes ? On peut y aller ? » Un oui peu convaincant sortant d’entre ses lèvres. « Après, tout ce n’est qu’une soirée. » Une main légère venait avec soin sur son épaule « Tu n’es pas obliger, ma chérie. » Ash se retournait vers son père, avançant d’un sourire léger elle lui soufflait qu’elle devait le faire.

Cela ne lui plaisait nullement de se montrer en public, affronter cette foule qui n’aurait de cesse de lui poser des questions trop intrusives, des questions auxquelles elle ne voulait pas répondre. Elle n’avait aucune envie de faire semblant que tout allait bien, de faire ces grand sourire à ces personnes inconnue qui la regarderait comme une bête de foire. Et pourtant… Elle savait qu’elle devait affronter ce monde qui lui a échappé pendant plusieurs mois, retrouver cette vie dont elle avait été privée la rendant comme étrangère. Et son père… Il savait, savait ce que sa famille traversait, connaissait ce mal-être qui la rongeait. Alors, il prenait le temps de la regarder, posant ses mains sur ses joues lui disant encore une fois qu’elle n’était nullement obligée de l’accompagner, qu’il trouverait bien une excuse. « Merci, papa. Mais je dois le faire » Car malgré tout ce mal-être qu’elle ressentait, elle était ne pouvais se laisser submerger. Son père encrait ses yeux dans ceux de sa fille, disant avec conviction « Et Ashley. Je suis fière toi, tu le sais. » La militaire eu un sourire, posait une main sur le bras de son père, lui disant qu’elle savait alors qu’il venait serrer sa fille. « On y vas ? » Un dernier sourire échangé et les premiers pas vers cette soirée fut fait.

La voiture s’arrêtant devant l’entrée, ouvrant la porte de la voiture, faisant face à ces escaliers. Ashley prenait une grande inspiration, alors que son père posait une main réconfortante sur son épaule, lui offrant un sourire pour l’encourager à monter les marches. Le remerciant d’un regard, elle commençait à gravir la première marche appréhendant ce premier bain de foule qu’elle allait affronter depuis ce retour à la vie. Elle soufflait lentement, donnait un sourire en coin aux personnes qui adressait la parole à son père. Il lui soufflait à l’oreille qu’il devait s’éloigner quelques instants promettant de revenir au plus vite et s’assurant que tout irait bien. Un signe de la tête pour lui dire que oui et la voilà seul avec ses hommes qui n’arrêtaient pas de lui poser des questions. Parmi eux pas un seul militaire, juste des gens venues à cette soirée pour se donner une bonne image. Et à dire vrai, Ashley ne voyait pas vraiment l’intérêt de toutes ces frasques, rendant cet événement un peu trop pompeux à son goût. Des paroles flatteuse, des questions sur la difficulté d’être une femme au sein de l’armée, surtout être pilote, des question sur la mission la plus difficile. Question devenait beaucoup trop intrusive pour Ash, qui avait cette impression que l’air commençait à lui manquer, laissant cette sensation de suffocation que maintenant, elle connaissait que trop. Son esprit s'éloigne, retournant dans cette prison.  

Le regard se posant sur cette foule d’un air absent avec cet air qui demandait de l’aide. Et soudain, une main se posant dans le bas de son dos, pénétrant de cet espace qui était le sien, provoquant un autre flash des plus désagréable sentant d’autre mains sur elle, sentant cet air sec, les coups venir meurtrir son corps, la rendant impuissante face à ces agressions à son encontre. Alors sans qu’elle ne contrôle son corps, celui-ci avait réagit, venant tordre le bras de la personne qui avait osé la toucher sans lâcher prise «Capitaine! Lâchez-le ! Capitaine!» Les voix n’arrivant pas à l’atteindre, se faisant entendre petit à petit, revenant doucement à cette soirée caritative, prenant conscience de ce qui était en train de se passer Lâchant sa prise « Désolée… Je … » Le souffle court, regardant encore une fois à travers la foule cherchant son père sans nul doute alors qu’on lui demandait ce qui lui avait pris. Elle s’excusait encore une fois, « …Excusez … Je… » Marchant à reculons doucement, puis partant se réfugier la où se pas l’entraînait, en direction des toilettes. Respiration courte et force, elle se regardait à peine dans la glace, pencher sur le lavabo, passant de l’eau sur son visage. « Calme toi, Ash… Tout est fini…. Tout est fini… »
Pando



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Re: I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

Lun 6 Fév - 13:53

ASHLEY&
FRANCES

I'VE NEVER MET A STRONG PERSON WITH AN EASY PAST
Ce n’est pas bien. Elle pourrait au moins attendre de rejoindre ses deux compatriotes avant de plonger ses lèvres dans le liquide doré. Mais l’envie est pressante, la gorgée salvatrice alors que le goût du champagne en vient à soulager son œsophage. Ah, Alvarez a raison : il faut du bon alcool pour rendre cette soirée intéressante, et Frances, désormais, s’en contente. Accoudée au buffet, la Dame patiente donc. Bénéficiant de ces quelques secondes de répit, se retenant – encore – de vérifier son portable et la crainte incessante de recevoir un appel urgent de la nounou, O’Connell souffle. Elle observe la salle, comble, trop étouffante à son goût. Son mari et son meilleur ami se sont à priori déplacés, car elle ne les repère plus au même endroit qu’auparavant. Bon, de toute évidence, le devoir de la sociabilité n’a pas pu être évité, et elle devra certainement s’y prêter très vite. Une autre rasade fait passer ce désagréable constat, les mâchoires crispées par cet événement mondain que l’afro-américaine considère digne d’un spectacle de foire. Une heure. Juste une. O’Connell a connu bien pire châtiment, elle devrait pouvoir s’en remettre, non ?

Récupérant les deux autres coupes attendues, en plus de la sienne, la militaire bombe le buste et se remet en quête de ses compagnons de galère. Ses prunelles sombres ne s’arrêtent toutefois pas sur les visages familiers recherchés. C’est en premier lieu son ouïe, un peu engourdie avec tout ce brouhaha ambiant, qui est attirée par des éclats, bientôt suivie par le reste de son corps, automatiquement embarqué dans un attroupement, un peu plus marquant que les autres rassemblements préexistants. D’un froncement de sourcils appuyé, la Dame se fraye un chemin jusqu’à la source de soudaines secousses, une frêle silhouette se dégageant d’une brusque réunion et se précipitant vers l’arrière salle, laissant une Frances quelque peu stupéfaite lorsqu’elle se ramasse un coup de coude au passage. Coïte quelques secondes supplémentaires, les iris s’attardent sur les parfaits inconnus qui jettent des coups d’œil vers cette militaire disparue, et O’Connell a tôt fait de s’agacer, pas spécialement réputée pour sa patience légendaire : « Qu’est-ce que c’est que cette mascarade, qu’est-ce qu’il vient de se passer ici ? » On lui doit bien une explication alors que son champagne a failli être sacrifié sans aucune raison, mais les étrangers qui l’entourent, qui n’y connaissent rien en galon militaire, haussent les épaules et écartent les bras, les mines déconfites et abasourdies. « On ne sait pas, on était en train de lui parler, et d’un coup, elle a pété un câble alors qu… » Moui, bon, il brasse du vent et Frances ne l’écoute déjà plus, tournant les talons. Hors de question d’écouter un snob se plaindre de s’être mangé une clé de bras potentiellement méritée.

Ni une ni deux, la militaire, toujours avec ses trois verres de champagne en mains, traverse la salle, croisant au passage le regard interloqué de son mari à plusieurs mètres de sa position. Mais elle ne fait aucun détour, fonçant directement jusqu’aux toilettes, la porte claquant alors qu’elle débarque sans s’annoncer. La Dame avise un bref instant la personne qui s’y est réfugiée, le profil lui semblant étrangement familier. Hm. Les murmures de la demoiselle ne tombent pas dans l’oreille d’une sourde, et son prénom résonne plus fortement alors qu’elle hausse la voix pour s’annoncer, avalant la distance qui les sépare d’à peine quelques pas : « Ash, mm ? Votre respiration est très rapide, calmez-vous, tout va bien, Ash. Maîtrisez votre rythme, une, deux, une, deux, comme ça. C'est très bien, Ash. » Ce qui ne va pas, elle le perçoit aussitôt. Usant de sa voix grave, la militaire a le réflexe de vouloir apaiser la plus jeune, répétant son prénom à répétition pour l’accrocher au moment présent. Son coup de stress est flagrant, violent même, et quoi qu’elle n’ait pas envie de gérer une situation de crise, elle ne peut décemment ignorer l’état de sa consœur. Alors elle se met à inspirer et expirer bruyamment, à l’unisson avec la demoiselle, jusqu’à ce que l’exercice fasse son effet. Frances attend par la suite que l’autre se réveille et accepte sa présence en ces lieux, et c’est lorsqu’elle lui fait face que la familiarité de la jeune femme la frappe de plein fouet. Oh. Mince alors. « Capitaine Hughes, c’est ça ? » Il y a peut-être une légère hésitation, car les missions de Frances ont toujours été très expéditives, et particulièrement cumulées ces dernières années. Néanmoins, le visage de la demoiselle est encore beaucoup trop frais dans sa tête pour l’avoir rangé aussitôt dans une case. « Je ne sais pas si vous me remettez. Major O’Connell. » Plus pour longtemps, d'ailleurs. Ou Frances pour les intimes mais à ce niveau, les deux femmes n’en sont pas encore là. Ce n’est pas comme si elles avaient eu l’occasion de faire connaissance, sitôt la mission de sauvetage achevée. « Vous allez mieux ? » Les secondes égrenées, Hughes reprend doucement des couleurs, rassurant la plus âgée. Bon, ce sera toujours ça d’accompli pour ce soir.


Pando


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Frances O'Connell
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Re: I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

Mar 21 Mar - 20:24


@'Frances O'Connell" & @'AshleyHughes'
I'VE NEVER MET A STRONG PERSON WITH AN EASY PAST
Les images venaient à nouveau l’envahir, la plongeant encore une fois dans cette peur et cette terreur qui l’avait marqué à jamais. Serrant avec force le rebord de cet évier, n’étendant pas cette porte s’ouvrir derrière elle. Elle essayait de se sortir de ce lieu, se libérer cet endroit qui habitait encore ses cauchemars, répétant que ces mots, « C’est finis… » Avec l’espoir qu’ils puissent éloigner ces murs de torchis qui l’oppressait tant. Puis sa tête se retournait, prenant enfin conscience de la présence de cette femme dont de cette voix lui semblait familière. Reculant d’un pas, par réflexe, pris encore par cette peur qui la rongeait, par cette souffrance qu’ont que l’autre personne pouvait lire dans son regard. Le souffle toujours aussi rapide, la voix venant à ses oreilles essayant de la garder au contact auprès d’elle, le regard essayant de fixer ceux de la jeune pilote qui elle avait dans un premier temps un regard quelque peu fuyant, mais s’accrochant malgré tout au regard de cette militaire qui essayait de la garder connecter à cette réalité.Elle entendait son nom être prononcé, un rythme qui lui était donné sur lequel doucement, elle commençait à se caler. Ses mains serraient encore le rebord de ce lavabo, Ash fermait les yeux, avalant un peu de salive avant de reprendre cette respiration lente. Elle posait une main au niveau de son cœur essayant de le sentir battre, voulant le faire revenir sur un rythme normal et quand ce fut le cas, la jeune femme se laissait glisser sur le sol, continuant à se concentrer sur cette respiration qu’essayait de lui faire rependre sa consœur qui lui demandait si elle se souvenait d’elle, faisant signe de la tête demandant confirmation de son identité « Vaguement… »

Ce jour-là était encore flou dans l’esprit de la jeune femme, ne le revivant que par des bribes. « Vous étiez là... » Elle avalait encore un peu de salive, regardait cette femme à la peau d’ébène, se rappelant vaguement d’elle le jour de sa libération. « …Ce jour-là… » Du moins, d’après ce dont elle se souvenant. « Tout est encore un peu confus… » Ash fermait encore les yeux, penchant la tête en arrière, essayant de se raccrocher à cette réalité. Un sourire se faisant entendre dans une expiration, à la question d’un de ses sauveurs, avouant cette faiblesse qui pourtant leur était interdite, «Je sais pas » La regardant dans les yeux, un léger sourire en coin timide. Non elle, la militaire ne savait pas si elle allait mieux, ou même si elle irait mieux. Elle ne savait pas comment contrôler ce genre de crise, était désolée de cet esclandre qu’elle avait provoqué sans le vouloir à cette soirée de gala, de l’embarras dans lequel elle allait mettre son père. Mais surtout, elle ne savait pas si elle pourrait un jour remontrer dans un hélico, retourner sur le champs de bataille et surmonter cette blessure ouverte qu’on lui avait infligé. Après ces quelques mots, elle ne disait plus rien l’espace de quelques secondes avant de reprendre d’un absent, comme si elle voulait à la fois justifier son acte et le comprendre « Je voulais pas… Mais… » Elle se livrait à cette femme qui pourtant avait sûrement bien mieux à faire que de rester dans ces toilettes avec elle et l’écouter du pire moment de sa vie. Mais Ash continuait son explication, le regard perdu contre les portes des toilettes « Il a mis sa main, toutes ces personnes qui m'entouraient, j’avais.. et..Je sais pas ce qui m’a pris.. L’espace d’un moment… » Baissant la tête, soufflant un bon coup, terminant par un simple « Je suis désolée. J’irai m’excuser auprès de cet homme » Elle restait encore dans un silence, continuant à regarder ces portes des cabines de toilettes.

Quand soudain, la porte de la pièce s’ouvrir, entendant la voix de son père, disant à une personne qu’il s’en fichait bien que cela était les toilettes pour femmes. « Ashley? Est-ce que ça va? » Le père arrivant regardant à la fois Ashley et la major qui était avec elle, la dévisageant presque. Dans une sourire, la capitaine rassurait son père, « Oui…oui.., j’ai juste besoin de respirer. » Ramenant l’attention de celui-ci sur elle, qui la regardait avec inquiétude, restant encore quelques seconde à la regarder puis répondant afin d’être sûr « ...Mmhh, t’es sûr? Sinon on peut y aller. » Un autre sourire à son père, lui faisant signe que oui, lui disant de retourner serrer la main des personnes présente. Malgré tout, son père hésitait encore à laisser sa fille ici, sur le sol des toilettes de peur qu’elle en face de trop. Alors il laissait un soupir se faire entendre, se retournant vers O’connell «Bien. Je vous la confie, Major. Et toi jeune fille, je t’interdis de te surmener, si tu sens le besoin de partir, tu pars compris.» Un autre sourire de la part d’Ash. « A vos ordres mon général. » Un dernier regard à sa fille et le père sortis laissant les deux jeunes femmes ensemble
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Re: I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

Mar 23 Mai - 14:04

ASHLEY&
FRANCES

I'VE NEVER MET A STRONG PERSON WITH AN EASY PAST
Les iris de la femme se posent enfin sur elle, et il semble que la réalisation perce à travers son esprit embrumé. O’Connell ne peut qu’observer sa consœur tomber à terre, se laissant glisser à même le sol alors qu’elle recouvre un semblant de contenance. Il n’y a aucun jugement chez la Major, qui ne la quitte pas un seul instant des yeux, se satisfaisant de ce retour, certes forcé, à la réalité. Mais mieux valait ça plutôt que de laisser l’autre se perdre dans les méandres de ses douloureux cauchemars, qui n'appartiennent pas au monde des songes, à vrai dire, mais bien à celui de tourments passés et affreusement subis. La Dame hoche la tête à la déclaration d’Hughes, qui est enfin en mesure de l’identifier, pour le meilleur et pour le pire. « Hm. » Ce jour-là, c’est assez vague comme date, mais il ne peut y avoir trente-six événements auxquels la blonde est capable de faire référence. Alors elle croise les bras, Frances, se reculant aussi de quelques pas pour laisser sa voisine respirer, sans pour autant la lâcher. « Oui, je faisais partie de l’escouade envoyée pour vous libérer. » Une confirmation est prononcée sans détour, la réalité se doit d’être ancrée.

La militaire ne cesse de dévisager son interlocutrice, une moue plissant son front. « Compréhensif. La situation n’est pas aisée. » Ni pour Ash, ni pour Frances, à dire vrai. La Dame n’avait jamais pris le temps de revenir en arrière, sur ses missions, sur les personnes qu’elle avait pu croiser et secourir à l’occasion de ces dernières. Ce n’est pas vraiment le genre du Major de se questionner, auquel cas, elle n’en serait pas là aujourd’hui, et à monter en grade. Il y a des scrupules qu’on ne peut pas toujours se permettre dans l’armée, mais ce soir, la parenthèse est bienvenue. Aucune des deux ne porte son uniforme militaire ou ses galons, aucune des deux ne se doit d’obéir à de quelconques ordres. Elles sont face l’une à l’autre, et peuvent se parler sans détour. « Prenez le temps. Vous ne pourrez aller mieux autrement. » Qu’elle respire, s’assure de ne pas retomber dans cet enfer dont elle vient de se détacher. O’Connell écoute son récit, ses brèves explications, ses lèvres formant une ligne serrée et quelque peu peinée. Elle sait, quelque part, elle ne peut que deviner.  « Vous vous y être retrouvée à nouveau, n’est-ce pas ? Là-bas, dans cette cellule. » Entourée par des êtres malavisés qui s’étaient amusés à la tourmenter, quoi qu’elle ne lui demandera aucun détail à ce sujet. « Vous n’y êtes plus, Ash. Vous êtes ici, avec moi, sur le sol américain, et en sécurité. » L’afro-américaine tente de la convaincre, de la conforter dans cette réalité qui peut parfois s’échapper au profit de bien trop profonds traumatismes. Est-ce que cela marche réellement ? Rien n’est moins sûr.

Hughes continue alors, et Frances la stoppe d’un geste de la main alors que l’autre en vient à se répandre en excuses. « Il suffit, voyons, vous ne devez rien à personne. Ces gens-là vivent dans leur bulle, ils sont déjà en train d’embêter un autre soldat sans se douter de ce qu’on peut vivre, sur le terrain. » S’ils se font envoyer paître, c’est mérité, O’Connell n’en doute pas. « Ne soyez pas désolée d’avoir besoin de respirer. Je trouve au contraire que vous avez été encore trop douce, vous savez. » Les riches rapaces, toutes deux s’en passerait bien. La Dame n’a pas le temps d’en dire plus que la porte des toilettes s’ouvre justement, et un bref instant, elle redoute une nouvelle inconvenance. Mais c’est un homme plus âgé qui débarque, familier de sa voisine avec laquelle s’entame un court dialogue. Frances suit de loin l’échange, l’écoutant d’une oreille distraite, saisissant le lien familial qui les unit lorsque l’aîné s’adresse à elle avec un sourire et une pointe d’affection dans son regard. Baissant la tête quelques instants, la Major répond naturellement : « Bien sûr. Elle est entre de bonnes mains, Général. » Reconnaissant rapidement son titre, quoi qu’elle ne sait rien d’autre du type. Il existe bien trop de soldats pour se permettre d’être affiliés à tout un peuple entier. Sitôt que le concerné s’esquive, O’Connell s’autorise alors à s’abaisser au niveau d’Ashley, s’agenouillant en face d’elle. « Votre père, j’imagine, hm ? » Un léger rictus illustre ses traits. « Il s’inquiète pour vous, je n’aimerais pas à l’avoir comme adversaire si je devais faillir à mes engagements. » Elle n’avait rien promis, concrètement, mais la Dame n’a qu’une parole, ses promesses sont implicites. « N’oubliez de maintenir le bon rythme, Ash. Une, deux. On inspire, on expire. » Reprend elle, ancrant ses prunelles dans celles de la blonde. Elle ne la lâchera pas, et l’afro-américaine prendra tout le temps qu’il faut pour que la demoiselle puisse respirer à nouveau.  

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Re: I've never met a strong person with an easy past | ft. Ashley

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