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 How to save a life.

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Rose A. Warren
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MessageSujet: How to save a life.   Ven 29 Avr 2016 - 21:56

Seattle, Juillet 2008

4 heures en salle d'opération, tout ça pour finir par tenir un foutu aspirateur de sang, pendant que Carter terminait de suturer la poitrine d'une quarantenaire après lui avoir retiré un kyste. Bon, c'était mieux que rien. Au moins, Carter avait clairement fait comprendre aux autres qu'elle serait chef des internes d'ici peu, puisqu'elle l'avait assisté tout du long. Et quand ils furent autorisés à sortir du bloc, elle n'avait pas pu s'empêcher de retenir un cri de joie étouffé, alors qu'elle acceptait volontiers la Vogue que lui passait Elisabeth, une infirmière en pédiatrie avec qui elle s'était liée d'amitié depuis son arrivée dans cette ville.

Grosse soirée ?
Bof... La routine quoi. Appendicite, Kyste, pneumothorax. Et toi ?
Césarienne et accouchement sans péridural. Tu vas à la soirée de Aaron demain ?

Aaron, parlons en de lui tiens. Le pédiatre qui la regardait toujours en coin avec un petit sourire, ou prenait soin de prononcer son nom à l'espagnol. Des allures de James Dean, bon danseur. Elle hésita un instant avant de répondre, prenant son gobelet de café pour le tendre à la jeune afro américaine.  

Nan. J'vais plutôt continuer mes sutures sur des fruits, dans l'espoir qu'un jour Carter m'autorise a faire la même sur un patient... Depuis l'autre cabron de Philip, j'suis un peu vaccinée des mecs.
Tout le monde savait qu'il couchait avec Anya tu sais ? Oh allez, ils parlent d'aller au Black List après et -

Greffé à sa ceinture, son biper se mit à sonner à peine avait-elle tiré une bouffée de cigarette, alors qu'Elisabeth l'observait se décomposer lentement en observant le lieu ou elle devait être en quelques minutes. Soit à l'opposé du bloc, aux urgences. Ce lieu qu'elle détestait tant, souvent envahi par les paranoïaques ou les blessés nocturnes de bagarres entre pochtrons.
Ni une ni deux, elle avait refilé sa cigarette à son amie avant de galoper en catastrophe en direction de l'arrivée du camion, jusqu'à ce que Carter ne l'attrape par le bras alors qu'elle manquait de s'étaler dans le couloir, lui donnant une directive simple, brève, et qui lui donna la sensation de devenir la reine du monde.
Le type qui arrivait serait SON patient à ELLE, et PERSONNE D'AUTRE. Elle devait s'occuper de l'ausculter, diagnostiquer sous le regard de Carter, et aurait même droit de donner des ordres aux autres internes. Parfait. Machine - ou Marine, elle ne savait plus - allait s'en mordre les doigts, et elle créerait une piscine qu'elle remplirait à l'aide des larmes de cette blondasse qui se croyait meilleure qu'elle tiens.

Rien à foutre de la pression. C'était son patient, et l'idée de ne pas avoir dormi de la nuit ne lui traversa même pas l'esprit alors qu'elle attendait l'ambulance qui se garait un grand sourire aux lèvres.

Thompson...
Hm ?
Ce type est dans un sale état. Ne souriez pas comme si vous alliez à la fashion week. C'est un être humain, pas un de ces fruits que vous massacrez en salle de repos.

Connasse de Carter.  Toujours à dramatiser ses dires sérieux. Bon. Au moins son sourire avait disparu de son visage alors qu'elle se renfermait, jusqu'à ce qu'un jeune homme ne soit sorti en civière de la camionnette, rapidement suivi d'une petite brune. L'ambulancier expliqua brièvement la situation. Chute d'un bâtiment, qu'il disait. Ok. Inspirant profondément, elle laissa les ambulanciers emmener la civière en direction de la chambre 16, alors qu'elle récupérait le dossier du patient que venait de lui passer Carter, alors que personne ne s'occupait de la petite brune qui pourtant, semblait un peu paumée.
Bon...
Pas de sourires conquérant. Humanisme, avait dit Carter. Relisant le dossier pour voir le nom de l'inconnue, elle se racla la gorge avant de faire signe à la brune.

Mademoiselle Maddox ? Je suis l'interne Thompson, je me chargerai de l'état de ... Max.. Micha...Moxley. Vous m'suivez ? On l'emmène dans une chambre, histoire de l'ausculter d'un peu plus près.

Ok, les noms américains ça n'avait jamais été son truc. Mais alors cuila, il avait un nom à coucher par terre sérieux.

Vous auriez plus de détails, sur sa chute ? Un étage, du haut d'un escabeau ?


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: How to save a life.   Sam 30 Avr 2016 - 13:48

Oui, la mademoiselle Maddox, c'était elle.

Ils venaient d'arriver à l'hopital et Reese écoutait d'une oreille distraite les mots de l'interne qui lui faisait face. La suivre jusqu'à une chambre avec Moxley, histoire de l'ausculter. Parce que ça n'allait pas. Reese n'avait que dix huit ans à ce moment là, à peine. Sortie quelques mois plus tôt de l'orphelinat, prête à conquérir le monde, coincé entre ses cours et le travail qu'elle devait systématiquement enchaîner pour ramener de quoi manger dans l'assiette...
Mais là, Reese était surtout folle de rage et d'inquiétude. Ses traits tirés par la fatigue ne cachait en rien l'inquiétude qui la dévorait de l'intérieur et qui s'exprimait sur son visage. Le brancard de Moxley la dépassa, disparaissant dans un couloir alors qu'une petite brune était venue se planter devant elle pour venir lui poser des questions. Elle n'avait pas quitté des yeux la direction qu'avait pris le lit, impatiente de pouvoir l'y rejoindre.

Moxley était entre de bonnes mains. En tout cas, elle essayait de s'en convaincre de toutes ses maigres forces, parce qu'elle était épuisée et qu'elle ne pouvait pas continuer comme ça sans lui. Et puis, merde... C'était son petit copain aussi, non ? C'était sans doute normal de se faire beaucoup de soucis pour lui, et de toute façon, ça ne pouvait pas être si grave, n'est-ce pas ? Elle l'espérait vraiment, parce que payer l'hospitalisation, les soins, ça allait leur revenir tellement cher, et s'il lui arrivait quelque chose, s'il ne pouvait plus travailler, s'il devait rester à la maison, ils seraient l'un comme l'autre dans la galère...

J'en sais rien, ce crétin m'a rien dit ! Grogna Reese à l'intention de l'interne qui lui demandait de la suivre jusqu'à la chambre où allait être mis Moxley : Il est rentré dans cet état en disant que ça allait passer avec un aspirine, j'ai appelé les secours quand il a commencé à avoir beaucoup de mal à respirer, il...

Elle fit une pause, s'arrêtant aussi juste après. Elle avait besoin de se stopper parce que sinon, elle allait rentrer dans cette chambre et pleurer, ou le frapper, au choix, et ça n'allait pas le faire du tout. Elle avait besoin que ça se passe bien parce qu'ils avaient enchaîné assez de crasses comme ça ces derniers temps pour en rajouter une couche :

Il m'énerve tellement parfois ! Fit-elle en poussant un soupir désespéré.

Dans la chambre Moxley semblait ne pas garder son calme. Les infirmières lui demandaient de rester allonger, le temps de faire une prise de sang et de lui donner un anti douleur, qu'il allait être ausculter, et tout ça. Mais l'homme arrivait encore à élever la voix pour dire « Je vais bien, ça va, je peux partir, c'est juste une petite chute de rien du tout et- » Et rien du tout. Reese déboula dans la pièce, l'interne sur ses talons qui tentait d'obtenir d'autres réponses à ses questions. Elle lança à son compagnon un regard noir dont elle avait le secret qui le figea sur place, tandis qu'elle lui ordonna avec les larmes aux yeux :

Tu vas laisser les médecins faire leurs boulots Moxley, ou crois-moi que tu vas pas tarder à prier pour qu'ils s'occupent de toi !

L'homme poussa un long soupir qui manqua de l'étouffer à moitié, tandis qu'il retomba sur le matelas en laissant les autres travailler. Reese se retourna vers l'interne Thompson comme elle s'était présentée, ravalant les larmes d'inquiétude qui tentaient de s'échapper de ses yeux. Il FALLAIT que ça aille bien, parce qu'elle avait la trouille de perdre Moxley.



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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: How to save a life.   Jeu 12 Mai 2016 - 22:29


L'espace d'une seconde, elle avait jeté un regard désespéré à Carter. Pourquoi c'était toujours pour sa gueule, les cas bizarres ou hystériques, alors qu'elle n'aspirait qu'au calme, et à la relaxation ? Et vu le regard satisfait que lui lança sa chef, Rose ne put retenir un grognement frustré. Entre celui qui ne voulait pas être soignée, et la petite brune qui semblait dépassée par les événements, c'était sûre que sa soirée serait des plus mauvaises.
Et visiblement, la Maddox se tapait quand même un sacré cas social au vu de ce qu'elle en racontait. Bon, être gentille avec les patients qu'on lui avait dit, et prifter du fait que la petite brune soupirait d'exaspération.

Ca va aller, ne vous inquiétez pas. Prenez un café le temps qu'on l'ausculte non ?

Sauf que la jeune femme n'eut même pas le temps de lui répondre quoi que ce soit, que l'autre dans son lit maintenant qu'il pouvait partir, jusqu'à ce que sa petite amie ne mute en monstre en le menaçant. Déjà, les patients de ce genre, ça la saoulait. Mais si en plus ça sortait ce genre de remarque en mode "nan mais j'vais bien" NON TU IRAIS PAS BIEN SI TU ETAIS ICI OH.
Aussi, quand Reese termina sa réflexion, elle ne put s'empêcher de planter un doigt dans la poitrine du jeune homme.

Ca fait mal si j'appuie là ? Oui ? Donc, vous êtes pas en état de sortir. Maintenant si vous avez terminé de beugler, j'aimerai bien vous auscultez une bonne fois pour toute. Rajouta t-elle sans un sourire, alors que le dit Moxley ruminait dans sa barbe en se mettant torse nu.

Rapidement, elle mit en pratique ce que Carter lui avait inculqué, fronçant légèrement les sourcils en sentant une boursouflure au niveau de l'abdomen. Etrange... Il disait que ça allait passer mais ses côtes semblaient avoir pris un sacré coup. Même tombé d'un escabeau n'aurait pas fait ce genre de dégâts. Alors qu'elle soufflait ses propositions à sa chef, cette dernière lui glissa de se débrouiller alors que son biper s'affolait, la laissant seule avec Reese et Moxley. Bon...

J'ai besoin de savoir exactement, comment ça vous est arrivé. Je ne veux pas m'avancer, mais ça pourrait être assez grave pour que votre aspirine vous fasse autant d'effet qu'un placebo.

Tournant le regard vers Reese, elle rajouta.


On va lui administrer une dose de morphine, puis l'emmener au scanner. J'ai besoin de voir l'état de ses os...





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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: How to save a life.   Ven 13 Mai 2016 - 12:39

A part si vous le droguez au point où il ne pourra plus articuler quoique ce soit, vous allez avoir besoin de moi pour qu'il reste calme. Je ne vais nul part.

La déclaration de Reese était ferme et définitive. De toute façon, si elle allait se prendre un café là maintenant tout de suite, elle allait juste s'échauffer un peu plus à péter une grosse durite d'ici quelques minutes. Pas question de prendre de la caféine, elle avait bien assez d'adrénaline qui la maintenait éveiller pour les quinze semaines à venir. Elle trépignait un peu sur place il fallait dire, alors que Moxley daignait enfin se montrer coopératif. Et qu'il n'avait pas vraiment le choix entre deux furies furieuses. Alors quand vint la question de savoir précisément comment il s'était blessé, l'homme poussa simplement un long soupir en roulant des yeux.

Est-ce que ça faisait vraiment quelque chose de savoir ça ? Il grogna un temps avant que sa compagne lui lance un regard assassin qui le fit ravaler ses mauvaises intentions. Moxley eut un peu de mal à prendre sa respiration, gêné par la douleur. Reese vint se mettre à ses côtés pour prendre sa main simplement, et il déclara en enlaçant les doigts de sa compagne :

Je travaille sur un chantier, je suis tombé d'un escabeau sur un plan de travail. Il haussa ensuite les épaules, sans trop savoir ce qu'il devait ajouter. Et si la morphine pouvait venir vite, ça m'gènerait pas, finalement...

Reese poussa un autre soupir. Voilà maintenant qu'il admettait avoir mal ! Ça alors ! Vu les bleues et les rougeurs qui marbraient son dos, rien de très étonnant à ce qu'il souffre le martyr ! Mais qu'il ait mis autant de temps à l'admettre devant elle, ça la rendait complètement folle. Elle se tourna vers l'interne, comme pour essayer d'y trouver du soutien, elle pouvait éventuellement comprendre à quel point il était pénible lorsqu'il faisait ça. Elle devait avoir des patients comme ça tous les jours, têtus comme des mules, persuadés d'être plus compétents que leurs médecins, n'ayant besoin de personnes pour vivre...

Enfin bon. Quand l'interne s'adressa à elle, Reese hocha simplement la tête. La morphine fut administrée à Moxley qui en peut de temps fut soulagé de la douleur et d'une partie de sa conscience. Il se décontracta finalement, se posant contre le matelas du lit qu'il occupait, pestant beaucoup moins fort.

Je peux vous accompagner ou je dois rester ici ? Demanda Reese d'une petite voix.

Inutile de dire qu'elle espérait ne pas avoir à l'attendre ici. D'ailleurs, elle serrait toujours sa main dans la sienne, bien que la prise de Moxley se fit bien moins forte. Elle croisa les yeux clairs de son amant, adressant un petit sourire qui se voulait rassurant à celui-ci. Mais impossible de cacher l'inquiétude qu'il y avait dans ses yeux noirs :

T'inquiète pas Babe. La doc' va m'remettre sur pied en un rien d'temps. Hein doc ? Fit-il d'une voix un peu cassée.
Arrête deux secondes de dire des bêtises s'il te plait, ajouta Reese en l'ignorant. Vous en aurez pour longtemps ?

Est-ce que l'idée d'être séparée de Moxley et de ne pas savoir comment il se portait la rendait fébrile ? Un peu. Beaucoup même. Mais bon. A dix huit ans, seule dans la vie, au chevet de la seule personne qui comptait vraiment... Ouais, ça avait son importance pour elle.



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Rose A. Warren
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MessageSujet: Re: How to save a life.   Lun 20 Juin 2016 - 14:30


Est-ce que vous savez faire une angioplastie, ou définir convenablement la comment opérer une aorte ? Non ? Alors vous n'avez pas besoin de rester.Lança Carter d'un ton poli, mais ferme en réponse à la petite brune.

Madame... C'est sa petite amie, elle à le droit de rester je pense. Fit remarquer Rose en levant les yeux de ses notes.
Excusez moi Thompson, rappelez moi qui est la chef des internes ici ?
Vous m'avez dit de gérer la situation. Et c'est mon patient. Fit remarquer remarquer l'hispanique en conservant son self control.

Carter la fusilla du regard, prise à son propre piège, avant de finalement hausser les épaules en maugréant alors que son biper sonnait. C'était déjà ça. Au moins Rose put-elle rester seule dans la pièce avec la petite amie du type fracassé, alors que ce dernier disait être sur un chantier et tombé d'un peu haut blablabla.
L'espagnole fronça un instant les sourcils, palpant la peau marbrée du jeune homme.

Si vous étiez tombé, comme vous dites, vos bleus auraient pris un angle différent. Ici, on voit plutôt des formes qui indiquent des objets contondants, et vous n'avez aucune trace de griffures qui pourtant auraient dû survenir suite à une chute. Les vêtements rippent sur la peau, et laisse des marques bien définies sur la peau que vous n'avez pas.

Un petit silence, avant de rajouter.

Je pense que vous ne me dite pas tout, Mr Moxley.  

La morphine arriva tout de même, et alors qu'elle s'apprêtait à envoyer le jeune homme au scanner, la petite brune lui demanda la possibilité de l'accompagner. La brune hésita un instant, avant de reprendre la parole.

Techniquement... Le scanner est interdit au public, mais je peux essayer de négocier avec une amie pour qu'elle vous fasse passer pour une interne qui souhaite se spécialiser en radiologie.

Sans doute que Carter l'engueulerait, mais n'était-ce pas le but d'un médecin, de rassurer aussi l'accompagnant ? Et puis, cette fille était toute seule, elle n'allait pas rameuter toute une famille ou quoi que ce soit. C'était risqué, mais Elizabeth serait certainement encline à le faire, vu le nombre de fois ou elle l'avait couverte par le passé durant leur études.

Par chance, la pédiatre accepta rapidement après que Rose l'ai hélé dans le couloir, et ce fût la voix de Moxley qui la ramena à la réalité en lui faisant en gros promettre de le remettre sur pied. Pour le coup, ce type l'énervait. Non seulement sa copine semblait à deux doigts de la crise de nerf, mais en plus, il semblait sûr de lui alors qu'à tout moment, il avait quelque chose de grave qu'elle ne pourrait pas diagnostiquer sans rissues. Le genre de patient qu'elle détestait encore plus que les hypocondriaques.

Ouais ouais, j'vais essayer.
Rose ? Le scanner est prêt. Annonça Elizabeth en attrapant le lit roulant de Moxley pour l'y amener.
Merci Liz. Lança t-elle avec reconnaissance à l'afro américaine en attrapant la brune à ses côtés. Nous, on va attendre à côté, ce ne sera pas long.

L'emmenant un peu à l'écart des autres internes qui observaient la mise en place du scanner, l'espagnole ramena une mèche de cheveux derrière son oreille, avant de lancer en toute franchise.

Est-ce que... Votre petit ami aurait pu avoir des ennuis avec certaines personnes? Du genre, à en venir aux mains ou quelque chose de ce genre ? Je sais que ça peut paraître fou, mais ses blessures ne correspondent en rien à une chute. Même ma patronne à soufflé en partant que ce type semblait sorti tout d'un film façon fight club...

Peut-être que Reese allait l'envoyer bouler après tout. Elle avait bien vu une femme rouée de coups par son mari lui assurer qu'elle s'était pris la porte de la salle de bain dans la tête alors qu'un coup lui avait brisé la pomette, peut-être que Reese aussi nierait quelque chose en bloc;...

Ca fait longtemps que vous le fréquentez ?


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Reese B. Maddox
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MessageSujet: Re: How to save a life.   Lun 20 Juin 2016 - 15:03

Moxley lança un regard froid à la jeune femme, glaçant. Il se contenta d'un sourire et de maintenir sa version, il n'en dirait pas plus. Reese leva les yeux au ciel, soupirant juste après. Il était tombé, ou pas, il s'était pris quelque chose dans les côtes, ou pas. Elle n'en saurait jamais rien. Tous deux vivaient tellement de galère, et Moxley avait tellement le sang chaud, que ça importait peu. Elle croisa les bras sur sa poitrine en baissant le regard vers le sol. Sa déception était grande, mais Moxley fit comme s'il n'avait rien vu.

La suite s'enchaîna, et ils partirent vers le scanner où il était attendu. L'interne vint la prendre à part, et lui posa des questions. Reese la contempla en fronçant les sourcils, poussant un énième long soupir. Ses blessures ne correspondaient pas, et blablabla. Mais qu'importait finalement, Moxley était plus têtu qu'une mule et elles n'en tireraient rien du tout. Même sous morphine, il était capable d'être une véritable plaie. Elle posa la main sur le bras de la jeune femme, et capta son regard très franchement :

Écoutez... La question n'est pas de savoir avec qui il a des ennuis, mais avec qui il n'en a pas. C'est Moxley, il est comme ça. Et il a la tête dure, il ne vous dira rien de plus.

Elle haussa les épaules, recroisant les bras sur sa poitrine en pinçant les lèvres. Tout ça lui faisait du mal. De le voir dans cet état, de savoir qu'il se mettait en danger, de savoir qu'il lui mentait. Même si elle ne savait pas s'il s'agissait vraiment d'un mensonge, vu qu'elle savait que ç'en était un. Il finirait bien par lui parler, un jour, par lui dire la vérité sur tout ça. Quand il n'aurait plus mal, peut-être. Le lit de son petit ami s'éloigna dans le couloir, lui serrant le cœur. Moxley la rendait dingue, totalement folle. Mais elle avait tellement de tendresse pour lui, tellement d'amour, et elle le connaissait si bien, que se séparer de lui s'avérait impossible.
Reese se racla la gorge et reprit :

Est-ce qu'il a pu se faire tabasser ? Oui. Il a pu. Est-ce que je sais pourquoi ? Non. Est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Interrogea-t-elle en toute sincérité. Allez savoir. S'il vous dit qu'il est tombé, il est tombé.

A sa dernière question, elle répondit sans détour :

Des années. Je le connais depuis que j'ai dix ans.

C'était son premier amour, le seul qui comptait vraiment dans sa vie misérable. La seule valeur sûre qu'elle avait. C'était étrange de se dire que ce qui tenait le plus la route pour elle, c'était un type déranger et pas fréquentable du tout qui avait de très mauvaises relations avec tout le monde. Qu'importait les gens et les personnalités, il ne s'entendait avec personne. Reese, et Jon son petit frère, étaient les seuls à avoir réussi à se faire une place dans cette carapace de colère qu'il brandissait comme une bouclier et une épée à la fois.

Je sais ce que vous vous dites, que je n'ai rien à faire avec lui, que c'est un sale type, qu'il s'attire trop d'ennuis et qu'il ment. Mais il est difficile, pas méchant. Et personne ne lui fait de cadeau sur rien. Alors... Elle haussa les épaules à nouveau : Veillez juste à ce qu'il ne lui arrive rien, traitez le comme... je sais pas, mais l'écoutez pas quand il vous parle, et soignez le. Il est stupide souvent, mais il est le seul à m'aimer ici.

Le seul qui lui avait jamais tendu la main aussi.



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MessageSujet: Re: How to save a life.   Lun 20 Juin 2016 - 15:27


Moxley était têtu hein ? Un sourire mutin naquit sur les lèvres de l'espagnole alors qu'elle répliquait sans détour à la brune.

Vous savez, mon père m'a toujours dis que je ne réussirai jamais à passer la première année de médecine. Non seulement je l'ai réussie, mais en prime je compte finir cardio chirurgienne. Alors si il à la tête dure j'espère pour lui que c'est au moins de l'adamantium.

Au moins ça oui.

Et Reese qui prenait sa défense, c'était un monde... Elle l'écouta néanmoins, avant de la couper doucement en levant la main alors qu'elle pensait être jugée par l'interne. Secouant la tête, elle fit remarquer.

Votre histoire, son caractère, ça ne me concerne pas. C'est votre vie, pas la mienne. J'ai vu des cas pires, moins pires, et Moxley ne sera qu'un patient de plus sur ma liste. Mais si je n'ai pas les informations exactes de ce qu'il lui est arrivé, je ne pourrai pas le "remettre sur pied" comme il l'a dit plus tôt. Vous voyez ou je veux en venir ?

Elizabeth arriva alors, lui tendant sans sourciller les résultats du scanner. Sans dire un mot, Rose lut d'une traite le résultat avant de se lever d'un bond, le visage fermé par la colère. Non seulement il mentait mal, mais en plus il la prenait pour une demeurée. Une futue demeurée qui serait chef d'interne d'ici quelques années alors... Fallait pas déconner.

Sans pour autant annoncer les résultats à Reese en lui ordonnant de la suivre, elle entra dans la chambre du patient comme une tornade, refermant derrière elle et la petite amie avant de se diriger vers Moxley, résultats en main.

Bien. Le petit jeu était très amusant les trentes premières secondes, mais là ça commence à me gonfler. Vous avez deux côtes fêlées et une troisièe sans doute cassée qui à peutt-être perforée un organe au vu du taux ahurissant de globules blanc dans votre sang. Donc je réitère la question une dernière fois. Avez vous été agressé ? Par qui, je m'en fous, je veux savoir si oui ou non c'est le cas. Et si vous me ressortez cette foutue histoire d'escabeau, je ne réponds de rien.

S'arrêtant uniquement pour reprendre son souffle, elle rajouta encore:

J'ai une patiente à deux doigts de mourir, parce qu'elle à fait une overdose, un jeune homme de 16 ans dont je dois retirer les organes parce qu'il s'est fait renversé par une moto, une angioplastie programmée pour sauver le coeur d'une gosse de 10 ans. Alors désolée de le faire remarquer, mais vous me faites perdre votre temps avec votre histoire d'escabeau qui est aussi crédible que la création de dieu par un saint esprit. Le corps humain ne ment pas, et soit, je vous donne un anti douleur et vous ne vous en prendrez qu'à vous quand vous creverez d'une hémorragie interne, soit vous m'expliquez un minimum l'histoire pour que je puisse faire mon boulot correctement. Si ce n'est pas le cas, d'autres personnes ont nettement plus besoin de mon aide que vous.

Elle n'en pouvait plus, de ces excuses bidons, de ces faux semblants. Si agression il y avait elle saurait exactement quelle procédure entamer, et sans l'accord de ce type, elle ne pourrait rien faire pour l'emmener au bloc.

Votre petite amie est là, à vous couvrir, à ne rien répondre pour vous, alors que vous êtes peut-être en danger. Est-ce que vous saisissez le fond du problème ? Ce n'est pas à elle de payer pour vos conneries monsieur, si je puis me permettre. Se permit-elle tout de même de rajouter avant que Carter qui observait du coin de l'oeil ne vienne l'engueuler pour son manque de civisme. Quoi que. Carter était réputée dans le milieu pour hurler sur les patients qui essayaient de cacher sans succès la vérité et lui faisait perdre son temps alors...

DONC. Escabeau et antalvic, ou agression et opération pour rafistoler tout ce bordel ?

Noter pour elle même qu'elle aurait sans doute besoin d'aller emmerder le légiste St John pour l'examen médico légal.


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