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 Hadrian Demenkov, l'autre.

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 13:26


Hadrian Demenkov
24 • Américain •  Mécanicien D'entretien Industriel • Traveler

i've got a clockwork in my mind



Par où commencer...

On m'a souvent dit deux phrases, l'une après l'autre d'ailleurs : «  Tu es si intelligent » et «  dommage que tu ne te donnes pas les moyens de faire quelque chose de bien ». C'est ce que ma mère pensait, et mes profs étaient d'accords avec elle, comme si le fait de réussir a l'école t'obligeait a faire des études chiantes pendant huit ans pour finir dans un bureau de trente mètres carré, si haut dans une tour de verre que tu verrais même plus la rue, a passer toute ta journée a te faire des entorses au cerveau sur des plans ultra compliqués.
J'ai passé un diplôme d'ingénierie mécanique a Seattle, mais je ne me suis jamais destiné a un boulot de tête. Moi je préfère avoir les doigts dans le cambouis. Depuis que j'étais gamin, et la Impala de mon père, j'ai toujours adoré les machines, les grosses, qui font du bruit, de la fumée noire et sont glissantes de graisse.
Je pense que j'étais trop imaginatif pour suivre des objectifs précis : « Il me faut un train d’atterrissage qui puisse résister a l'arrêt d'un super-transporteur sur moins de deux-mètres.... », ça c'est de la merde, je te le dis, on dessine un carré par terre et toi t'as pas le droit d'en sortir ; moi ce que j'aime c'est quand un mec en bleu de travail tout dégueu vient me voir parce que sa plieuse d'acier de cinq cents tonnes de pression fait un bruit bizarre, et qu'il a un chargement de tôle d'acier dix millimètres a plier avant ce soir. Ça c’est sympa, chercher le problème, trouver comment le résoudre... Y a pas la moitié des cerveaux dans les bureaux d'études qui sont parés pour ça, moi c'est mon kiffe.

Qui plus est, j'ai pas a taffer pendant des jours et des jours sur un plan, moi c'est neuf heure/cinq heure point barre, et ça me laisse du temps pour ma vie a coté.
Parfois ça pose des problèmes avec les patrons ça, ils comprennent que je parte a l'heure quand y a encore du taf, qu'ils ont encore besoin de moi... Sauf que moi, mon travail, même s'il est agréable, c'est pas ma vie, si je pouvais je m'en serais bien passé, et du coup j'ai quelque fois dû claquer la porte de quelques boites qui empiétaient un peu trop sur mon espace privé. Mais bon, c'est pas comme si j'avais du mal a trouver un travail, généralement, quand un ingénieur ( surtout avec les notes que j'ai eu!) te demande a peine plus qu'un ouvrier, tu l'embauches.

Je suis un gars curieux, j'aime bien tester de nouveaux trucs, que ce soit des sports, des techniques de peinture, je suis toujours en train de faire un truc et j'ai quoi... une vingtaine de projets pas finis, un grand tableau, une moto qui prend la poussière dans la maison de mes parents... La plupart du temps je me lasse assez vite et ces projets restent inachevés, mais certaines fois non, et y a quelques pratiques que j'ai gardé a travers les ans : je fais souvent du graf, avec des potes (et je suis pas mauvais) et je nage, trois ou quatre fois par semaine, en piscine ou ailleurs, j'aime bien, y a que quand je suis dans l'eau que je mets mon cerveaux sur off, et que je me détend vraiment.
Je joue aussi de la guitare, mais ça c'est surtout pour pécho (quand bien même les fois ou une fille m'a entendu en jouer se comptent sur les doigts d'une mains...), et j'avais une jolie petite collection d'instruments ( dont je ne savais pas jouer pour la plupart...).
Mais parfois je me plonge tellement dans quelque chose, que ce soit un dessin, une installation ou même l'apprentissage d'un morceau, enfin... N'importe quoi, que j'en oublies de manger ou de dormir. C'était super dur pendant mes examens, parce que j'essayais d'apprendre Stairway to Heaven ( avec le solo évidemment) la nuit, avant de partir en contrôle le matin.
Avant l'Apocalypse, c'était la culture en intérieur a petit prix qui avait éveillée ma curiosité, pour des raison hum... récréative, dirons -nous.

Avec les gens... C'est différent, j'ai jamais été trop porté sur les interactions entre humains, j'ai eu quatre vrais amis qui partageaient ma passion de la création, mais sinon j'ai un peu de mal a me lier, c'est pas que je veux pas c'est juste que... Je sais pas, je suis toujours occupé a tout plein de trucs, et je vais pas m’arrêter parce que ce soir tu veux aller faire un tour en ville, j'imagine que ça donne l'impression que je suis distant. Mais c'est vraiment pas volontaire, j'ai juste pas les même priorités que les autres, en plus d'avoir du mal a discuter. Honnêtement, j'ai beaucoup de mal a être « en confiance », je veux dire que j'ai du mal a tenir une conversation avec des gens que je connais pas, j'hésite, je m’emmêle les pinceaux, et la plupart du temps je fini par fermer ma gueule pour pas avoir l'air d'un con. Du coup je suis pas a l'aise dans la foule, j'ai besoin de mon espace privé, c'est vital même !
J'ai connu des filles quand même, mais c'est jamais allé bien loin et bien longtemps, pour les même raisons, quand tu passes plus de temps dans ton atelier qu'avec ta meuf, il faut bien que ça dérape a un moment.

Et pis j'ai un esprit pratique, pas habitué a la gymnastique psychologique du romantisme ; pas que je sois un mec froid ou juste une machine, nan, j'ai juste l'esprit … pratique.
Par exemple, si on doit aller au cinéma avec des amis ( c'était rare, mais c'est un exemple!) bah je vais préférer prendre une voiture et qu'on soit cinq serrés dedans plutôt que deux histoire d'être seul avec ma chérie... Je dis ça parce que je me suis vraiment fait engueulé pour cette raison.

Par contre, je dois avouer que je suis naïf, mais même en le sachant, j'arrête pas de tomber dans des pièges a la con... J'suis facile a manipuler, ça me désole, mais je suis trop bonne poire pour arriver a y remédier. J'ai la fibre aidante, ma mère trouvait ça merveilleux de voir a quel point je pouvais m'investir dans les projets des autres, quand bien même je me retrouve souvent a bosser plus que les principaux intéressés.
Je suis pas du tout un mec méchant, même si j'aime pas qu'on me marche sur les pieds, je sais que je suis pas du genre a me battre. Même depuis l'apocalypse, j'ai toujours fuit, les infectés, les militaires et les autres, et vu que je cours vite et que j'évite toujours de me foutre dans la merde, j'ai survécu.

Je voudrais aussi faire un petit aparté, vu ce qu'il s'est passé dans le gymnase. J'ai beaucoup de mal maintenant avec le fait d'être enfermé, avec la foule aussi... Faut que je puisse sortir, quand je suis dans un endroit fermé, je veux connaître les issues, je me rends compte que c'est devenu maladif, mais en même temps... C'est aussi a cause de ça que j'ai préféré partir, trop de mauvais souvenirs, je pouvais presque plus y respirer a Emerald, alors y dormir...


and engine oil on my hands



Alors je sais ce que vous vous dites là, « oui, c'est un geek, un nerd qui passe plus de temps a bricoler qu'a respirer, il doit avoir un corps de lâche » … Et bah non, déjà je pense que le fait de travailler dans un milieu industriel ça te forme bien, parce que bon, je sais pas si vous vous représentez la taille de l'entreprise Harris ; c'est quand même deux-milles trois cents employés dans les alentours de Seattle, plus de huit-cents machines allant du banal transpallette a la plieuse industrielle capable de torde des tôles de trente centimètres d'épaisseur, en passant par le bon vieux trente-huit tonnes de transport... On était, je crois... une bonne vingtaine dans la section entretiens, tous dispatché dans la vingtaine d’entrepôts et ateliers autour de la ville, je vous laisse imaginer tout le taf, on ne se repose pas vraiment là-bas... Entre les connards qui t'appelle a la pause déjeuné, ceux qui pensent que tu pourras passer en dehors des heures de travail et tout les autres qui s'en foutent que tu sois en ce moment a l'autre bout de la ville, on se repose pas tellement. Et puis je nage pas mal, sans vraiment avoir de séance prévue régulièrement, disons que je passe une dizaine d'heures par semaine a brasser. Donc non, je suis pas un maigrichon, pas un mannequin non plus, disons quatre-vingts deux kilos pour un mètre quatre-vingt cinq et (pour ceux qui demande de la précision, oui, j'ai mesuré. Vous savez, ils font des balances électroniques qui font passer un courant dans votre corps et calculent votre masse graisseuse, étonnant non?) quinze pour-cent graisse corporelle.
Des yeux marrons, rien de fou, une mâchoire un peu large avec une ombre de barbe ( plus par manque d'entretien que par choix )
Je porte souvent des gants de maintenance, des lunettes de protection et un foulard pour me couvrir la bouche ( le sang infecté dans les muqueuses, ça doit pas être génial a mon avis.) J'ai des baskets, et un VRAI jean lewis, vous savez, celui qui dure plus longtemps que ta voiture, la toile est tellement solide que si tu l'enlèves il tient debout tout seul !
J'ai pas vraiment d'arme a proprement parler, j'aime pas me battre, mais j'imagine que si je suis acculé bah... je pourrais toujours utiliser mon pied-de-biche pour me défendre.
J'ai un gros sac, toujours plein de trucs : de la peinture en bombe, des tubes de cuivres, de pvc, du scotch... Tout un nécessaire de bricolage en fait, ainsi qu'une carte plutôt bien détaillée de la ville.




a storm is coming



Et bien, j’imagine qu'il faut commencer par le commencement.

Alors je suis bien né aux États-Unis, au cas ou mon nom met en doute, mes grands-parents avaient émigrés a la fin de la seconde guerre mondiale, et l'oncle Sam fût plus que content d’accueillir ce couple de scientifique chez lui, ça s'appelle le Brain Drain il me semble, ces deux jeunes gens ( a l'époque ) travaillèrent dans l'équipe qui créât les circuits imprimés en 1958. La classe hein.
Mais ma mère n'avait pas l'attrait pour la technologie de ses géniteurs, et elle devint une simple éducatrice, au grand dam de sa famille. Apparemment les deux vieux n’arrêtaient pas de lui faire des reproches sur son manque d'ambition, et finalement, après s'être mariée a un mécanicien (pour faire chier ses parents, a mon avis) et une dispute particulièrement violente, elle a tout bonnement quitté la ce qui deviendrait la Silicon Valley que nous connaissons et la proximité de ses père et mère, pour aller s'installer a Seattle.

J'suis né l'année de la fin de la guerre froide, et bon, j'ai eu une enfance assez normale hein, maternelle, primaire et collège. A partir de là, mes parents ont commencé a se demander si le génie n'avait pas juste sauté une génération dans la famille, mes notes flirtant toujours avec la perfection sans que je ne fasse d'efforts pour ça.
Ils ont décidé que je deviendrais un grand homme, un savant, peut être une manière de rattraper le manque de science de la vie de ma mère. Alors je suis allé dans un lycée privé, ça a coûté la peau et les poils des couilles mais ça en valait la peine apparemment.
Moi j'ai détesté ça, les profs étaient imbus d'eux même, certains que leurs cours sortaient directement du cul d'Athéna, et le doute envers leur parole était incompréhensible et vraiment très mal vu.
J'ai jamais été du genre a faire des vagues, alors j'ai fermé ma gueule et adopté un comportement de trou du cul passif-agressif : je dessinais en cours, ou je dormais, mais je me démerdais toujours pour avoir des notes largement au dessus de la moyenne, et c'est ça qui pétait les couilles des enseignants, car même en me notant super mal, ils ne pouvaient nier que mes copies étaient très bonnes.
Je suis passé a travers ces années sans aucun plaisir ni ami, et c'est avec un soulagement énorme que je suis entré a l'école des Sciences de l'Ingénieur de l'Université de Seattle.

C'était comme dans un rêve, des profs détendus, des cours intéressants, des gens sympas ( pour la plupart) des meufs, ma propre chambre... C'est a cette époque que je me suis mis a la natation, en voyant les gars des équipes de football américain, je me suis dis que je ne pouvais pas rester maigrichon comme j'étais. Avec le bon régime, j'ai réussi a prendre quelques kilo et a remplir enfin correctement mes chemises.

J'ai fait la connaissance de deux geeks, Ronald et Thibault ; c'était deux connards cyniques, mais on était sur la même longueur d'onde, on passait des jours sur des projets qui étaient même pas notés mais super intéressants, négligeant a coté d'autres sujet moins passionnants mais aux graduations importantes.
J'avais d'autres potes bien sûr, des gars et des meufs qui m'invitaient de temps en temps en soirée ( ou plutôt qui m'ajoutaient aux groupes facebook correspondants), et j'avoue qu'au départ ça m'a plût, la découverte de l'alcool, les fraternités et de la fumette. Mais après une bonne dizaine de gueule de bois bien senties, j'ai décidé d'y aller molo sur la picole, et j'ai trouvé en marijane une très bonne alternative. On te fait pas chier parce que tu bois que du coca si t'as un pet' a la main.
Même si j'ai arrêté ces soirée étudiantes assez vite, l'habitude du pétard m'est restée, j'ai commencé a fumer dans mon atelier aussi, et j'aime a penser que j'étais plus productif en étant défoncé. Déjà j'en oubliais pas de manger, et puis je me pressais moins, je faisais pas ces erreurs débiles liées a l’excitation, nan, je prenais mon temps... Tranquillou...

J'ai eu une copine pour la première fois a vingt-ans, et c'est pas moi qui suis allé la draguer ( je pense que c'est d'ailleurs pour ça que c'est si tard que j'ai connu les charmes du beau sexe...), elle est venu me parler alors que je sortais de la piscine, et elle savait déjà ce qu'elle voulait.
On est resté ensemble trois mois, puis elle m'a quitté. A vrai dire, je m'en suis battu les couilles, ses soirée étudiantes, ses sorties au cinéma, tout ça, j'avais déjà fait le tour et c'était de la pure perte de temps... Mais j’avoue que son cul m'a manqué.

C'est pendant ma dernière année que j'ai commencé le dessin et la peinture, de manière grotesque en plus : j'allais chez mon dealer de weed, quand je l'ai aperçu en bas de chez lui avec une bande de ses potes en train de taguer. Sur le moment, j'ai pensé comme tout le monde «  Ah, quelle belle bande de connards, a dégrader les murs de la ville... » puis j'ai vu que ce qu'ils faisaient était bien plus beau que les briques rouges qu'ils recouvraient : un d'entre eux avait peint un visage de deux mètres, celui d'Akon il me semble, avait un degrés de détail invraisemblable. On avait l'impression que ce black te regardait jusqu'au fond de tes tripes, et qu'il jugeait ce qu'il voyait, comme une statue d'un dieu oublié.

J'ai buggé deux minutes devant, complètement abasourdi, puis le dealer ( il s'appelait Marc, c'était un de ses blanc qui se la pète rappeur sans arriver a être crédible) m'a vu et m'a proposé de les rejoindre, j'étais mal a l'aise avec tout ces gansta ( ils étaient huit, et je me suis dis que s'ils voulaient me niquer mon porte-feuille, je ne pourrais rien faire) mais ils étaient tous déchirés, un sourire débile aux lèvres et les yeux rouges. J'ai fumé avec eux, puis j'ai accepté de prendre une bombe de peinture, et là, la machine s'est lancée...

On a commencé a sortir tout les samedi soirs, on se rejoignait chez Marc, on buvait deux bières, fumait un peu, et on prenait nos bombes avant d'aller décorer la ville. C'était assez cool, parfois j'amenais ma guitare, et ont se tapait des impros et des slams mortels, vraiment.
J'ai compris pendant ces soirées que jamais je serais un vrai ingénieur, ou scientifique, et merde a ma mère qui me poussait au cul pour ça, j'ai continué mes études, toujours avec des notes excellentes, mais quand j'ai décroché mon diplôme, j'ai envoyé chier tout les représentant d'entreprises, que ce soit dans le nucléaire, l'hydroénergétique ou tout le reste. Je dirais pas que je l'ai fait sans hésiter, parce qu'on m'a proposé de ces payes... Mais ça ne m'intéressais pas, je préfère un petit appart plein de vie, et un salaire bien utilisé qu'un manoir vide et un compte en banque remplis de dollars qui ne feront jamais rien a part se reproduire.

Alors j'ai appelé mes parents, je leur ai dis que ma décision était prise. Et ils ont eu la gentillesse de pas insister, parce que ils auraient encore pu me « forcer », je vous l'ai dis, je sais rien refuser.
Enfin, ma mère aurait pu essayer ça, mais j'ai bien senti que mon père était bien content que je fasse un truc que j'aime, je lui avais montré mes dessins et mes peintures, et il avait adoré. Dans leur maison il y en a tout un tas accrochées aux murs.

Alors après un petit stage d'apprentissage, j'ai pris un travail dans la maintenance industrielle, ça me rappelais quand j'aidais mon père sur son Impala, dans son garage. Et puis toutes ces grosses machines , je kiffais ça, voir ces gros rouages, ces pistons de plusieurs centaines de tonnes de pression... Toutes ces créations sorties d'esprits mégalomanes, c'étaient des merveilles pour moi. Mais mon premier patron était du genre « travailler beaucoup, et être payé en conséquences. » il en avait rien a branler de ma sur-qualification, il voyait qu'un seul truc : toutes les machines fonctionnaient, et c'était donc que je n'avais pas a bosser. Il réalisait pas que c'était MOI la raison pourquoi tout marchait comme dans une horloge...
Et donc quand je lui ai dis que je voulais pas rester faire des heures supp', il m'a posé un ultimatum « soit je reste plus, soit je dégage. » je lui ai dis que j'allais réfléchir.
En fait c'était tout réfléchi, c'est juste que j'avais pas envie de lui dire en face... Et le lendemain je suis pas venu.

Il m'a pas fallût longtemps pour trouver une place chez Harris, un gros fournisseur de métal, en posant mes conditions dès le départ. Ça a pas plût au patron, évidemment, mais quand il a vu mon cursus, il m'a pris a l'essai.
Et deux semaines plus tard, j'avais un nouveau taf, mieux payé que l'autre en plus ( tant qu'on était pas syndiqué, bien sûr...).

A ce moment, j'ai commencé a sortir avec Naomi, la sœur de Marc. Apparemment, elle aimait bien les guitaristes, moi j'ai surtout vu qu'elle était très mignonne et souriait tout le temps.
Mais on s'est séparés après un mois et demi, heureusement ça m'a pas mis en froid avec Marc.

Je suis resté en contact ( c'est assez rare pour que je le précise) avec Thibaut et Ronald, ils avaient pris une colloc ensemble et travaillais tout les deux pour le CSIS ( Center for Strategic and International Studies) dans un programme lié a l'utilisation du nucléaire en temps que source d'énergie, je crois que le but de leur cellule était de rendre le leadership du nucléaire aux USA, un truc du genre...
A coté de leur taf de merde, ils avaient monté une petite équipe de créateurs avec d'autres geeks (ça manquait pas dans leur boite...) qui s'amusaient souvent a faire des combats de robots ( pas des trucs de malade comme dans Real Steel, mais des petits machins de quelques kilos) et on est même passés a la télé avec la Robot Fighting League en début 2015.
Enfin, pas moi, je veux dire. Notre équipe. Enfin... LEUR équipe, mais j'estime que, leur ayant filé un coup de pouce, je mérite au moins d'en faire partie. Merde a la fin, sans moi ils auraient jamais capté que le piston gauche était dépendant du droit, et que si ce dernier venait a être endommagé, bah la hache de gauche refuserait de s'abattre ! Nan, y a pas a chier, je les ai aidé.

Puis j'ai appris que ma mère était malade.
Au départ c'était juste une tache noire dans les poumons, les médecins ont dit qu'ils pourraient facilement la soigner, qu'elle avait été dépisté très tôt et qu'elle avait de bonne chances de s'en remettre.
Mais au moment où ils ont commencé le traitement, ça a empiré. Comme si la tache noire n'avait pas envie de partir, et que les médicaments l'avait juste énervée. Elle a dû être internée.
J'ai commencé un deuxième taf, il a fallût que je commence plus tôt chez Harris, pour pouvoir partir aussi plus tôt et le soir après le travail, je troquais mon bleu contre une blouse, et je devenais préparateur dans la pharmacie qu'il y avait en bas de chez moi, jusqu'à vingt-trois heures.
Le week end je donnais des cours de mat a des jeunes qui n'en avaient rien a foutre, pour dix-huit dollars de l'heure ; tout ça pour payer les soins de ma génitrice. Je ne sortais plus trop, et j'ai laissé de coté pas mal de truc, mais je ne pouvais pas faire autrement.
Mon père aussi, qui avait ralenti l'activité de son garage jusqu'alors, avait repris des commandes, et la lumière restait allumée tard le soir chez lui.



on the highway to hell



J'imagine que j'ai pas besoin de dire dans quel hôpital elle a été hospitalisée hein...
Depuis fin Juillet elle est dans une chambre stérilisée, a prendre des pilules qui brisent sa volonté et son esprit en même temps qu'elles endorment la douleur, a l'époque on pouvait pas savoir qu'elle se trouvait en plein milieu de ce qui allait devenir l'épicentre de la maladie.

On passait la voir souvent avec mon père, tout les week end en fait. Puis un jour, on nous dit que les visites sont interdites, que l'hôpital est sous quarantaine.
Rien y fait, on a beau insister, les militaires ne nous laissent pas rentrer. Mon père est repoussé violemment par ces connards en kaki alors même que c'est un vétéran, et on doit se rendre a l'évidence, on ne pourra pas la voir tant que tout ne sera pas rentré dans l'ordre...
Sauf que chaque jour qui passe nous éloigne un peu de « l'ordre », Ronald me parle des rumeurs qu'il a vu sur internet, d'un virus, de gens qui deviennent fous et qui s'en prennent a leur famille et amis. Il me propose de partir avec lui et Thibaut, ces deux là allaient rejoindre la famille de Ronald dans le Maine, histoire d'être vraiment a l'abri.
J'ai hésité, je sentais effectivement que quelque chose n'allait pas, les meurtres, les militaires, le couvre feu... Tout commençais a faire un peu beaucoup pour une « simple épidémie parfaitement contrôlée »
Mais mon père aurait refusé de partir sans ma mère, et je ne pouvais pas le laisser seul ici...

Alors je suis resté.
Mon père s'est installé chez moi, sur mon canapé, vu que j'habitais plus près de l’hôpital que lui, ça lui évitais de faire du chemin pour rien tout les jours ou il venait voir si la quarantaine était levée.

Le dix-huit septembre, la pharmacie a été fermée, le même jour Harris a décidé de clore ses activités jusqu'à ce que les militaires lèvent les barrages qui bloquaient le trafic et donc les livraisons. Je me suis retrouvé sans emploi, mais ça n'avait plus d'importance.
Mon père est rentré avec un air encore plus abattu que d'habitude, je pense que c'est a ce moment là qu'il a compris qu'il ne reverrait jamais sa femme, et malgré les difficultés du couple, les disputes, ça lui faisait mal.
Mais c'était plus un homme que je ne le serais jamais, et il a pas baissé les bras pour autant, sans doute que le fait d'avoir un fils comme moi, quasiment incapable de se défendre, l'aidait a garder un objectif a l'esprit, a rester vivant.
Alors on s'est serrés les coudes, on a pris quelques affaires, et on est parti dans le camp de CenturyLink Field.

Au départ c'était pas mal,  comparé a l’extérieur : on avait un logement, de la nourriture, on s'aidait les uns les autres. Mon père a assez rapidement trouvé une place chez les militaires, il connaissait la région, c'était un ex-marine, et il fallait qu'il se sorte sa femme de l'esprit ; alors dès que c'était possible il partait avec les troufions en sortie pour aller récupérer des trucs, des gens... Je sais pas trop en fait. Mais ce que je sais c'est qu'il était devenu pote avec les militaires, il connaissait un des lieutenant, ils avaient été ensemble en Irak.
Moi, je me suis fait aussi apprécier en réparant tout ce qui devait l'être, j'aidais les mécanos de l'armée, tentais souvent de rétablir courant quand sa sautait, renforçais les barricades.

Et puis ce qui devait arriver arrivât, les portes cédèrent, les morts défilèrent, les vivant hurlèrent... Je pense que la panique a tué plus que les zombies, si personne ne s'était affolé, on aurait pu prendre les sorties d'urgence dans l'ordre, et les pertes auraient frôlé avec le zéro. Mais non. Tout le monde voulais sortir en premier, et ils sont allés s'entasser, se bloquant mutuellement le passage, j'en ai même vu sortir leurs armes contre d'autres humains. C'était terrible et désespérant, comment avoir envie de prolonger le règne de la race humain après avoir vu ça, on ne vaut sans doute pas mieux que les monstres qui nous chassent après tout.

Quand le portail s'est ouvert, mon père est venu me chercher en courant, et il nous a fait monter dans un transport blindé qui quittait la zone. Il n'y avait pas masse de civils dedans, juste une femme et sa fille et un chauve avec des lunettes et un air de trouillard ; je me suis dis que sans l'amitié de mon père avec le lieutenant et le fait que nous étions étiquetés « utiles », les soldats nous auraient abandonnés a la mort.

On a roulé jusqu'au camps de Emerald Freedom.
Et on a recommencé.

Mais là, c'était pas pareil, on arrivait en plein milieu d'une guerre froide entre civils et militaires, ces derniers faisant régner un ordre précaire par la peur de leurs arme et de leur autorité, et prenant un malin plaisir a persécuter ceux qui ne portaient pas l'uniforme.
Le pote de mon père a serré des mains, il a présenté mon vieux, visiblement les gars de Emerald étaient contents de recevoir du renfort, mais je ne savais pas si c'était pour se protéger de ceux dehors, ou de ceux dedans... Moi on m'a de nouveau collé a l'entretien. Tout semblait reparti comme cinq mois plus tôt...

Mais on était pas d'accord avec cette politique tyrannique, au lieu de protéger, les militaires s'étaient transformés en dictateurs, et d'un jour a l'autre ça allait péter.
Mon père a décidé de rejoindre les civils dans leur révolte, il m'a demandé avec beaucoup de douceur si je voulais le rejoindre, me faisant bien comprendre que ça ne serait pas de la lacheté de refuser.
Des conneries. Il savait que j'étais pas un foudre de guerre, et il savait aussi que je refuserait de l'accompagner, alors il essayait juste de faire en sorte que je m'en veuille pas trop.
J'ai dit que je pouvais pas, il m'a dit qu'il comprenait. Il m'a serré dans ses bras, en me disant qu'il m'aimait et qu'il était vraiment désolé de tout ça.
On avait jamais été très palabre entre nous, et mettre des mots sur nos sentiments n'était pas vraiment une habitude. D'habitude un regard, un sourire suffisait pour dire «  je suis fier de toi », « pardon », « je t'aime »...
Je l'ai serré moi aussi, j'avais les yeux remplis de larmes, je lui ai dit que moi aussi, je lui ai dit merci, que sans lui j'aurai jamais pu m'en sortir. Je lui ai dis que je l'aimais.
Puis on s'est séparés, lui aussi il avait des yeux humides, il m'a indiqué le gymnase puis m'a sourit avant de rejoindre les autres braves.
Il y avait beaucoup de femmes, des enfants, et des vieux dans le gymnases. J'ai eu honte de ma jeunesse, j'avais l'impression que tous me regardaient en jugeant ma faiblesse, alors je suis allé me mettre dans un coin, a coté de la porte de sortie.

Lorsque les coups de feu ont commencé a sonner un peu partout autour de notre abri, j'ai réaliser a quel point c'était une idée de merde de tous s'entasser ici. On avait fait la même chose a CenturyLink Field, et j'avais bien vu le résultat...
Cette fois je me suis collé a l'issue de secours, je me doutais bien que mon père risquait d'être un peu trop occupé pour venir me sauver cette fois si merde il y avait, et je n'avais pas l'intention de crever pour autant.

J'étais tellement tendu que lorsque j'ai entendu le premier coup contre la porte du gymnase, j'ai pas cherché a comprendre, j'ai fui. J'ai défoncé plus que j'ai ouvert l'issue de secours, et j'ai couru sans regarder autour de moi. Je crois que j'ai trébuché sur un cadavre, mais je suis pas sûr, j'ai pas regardé, et je suis allé me réfugier sous un hummer.
J'ai regardé d'autres personnes sortir en hurlant du gymnase, j'ai entendu des coup de feu a l'intérieur, j'ai vue une jeune mère portant son bébé tomber. J'ai cru que les fuyards allaient écraser le petit être, mais une vieille dame l'a pris dans ses bras avant de disparaître dans la foule paniquée.
A l'intérieur s'était un massacre, visiblement les militaires n'avaient pas kiffé qu'on remette leur autorité en doute, et ils se faisaient un plaisir de nous rappeler a l'ordre.
J'avais trouvé la chute de CenturyLink choquante, vraiment, mais avec le recul j'en étais venu a presque comprendre les fou qui avaient dégainer contre les autres réfugiés: les gens fuyaient une mort certaines et ils s'en prenaient a tout ce qui aurait pu les empêcher de survivre, c'était un spectacle affreux , voire ces pauvre bougres régresser jusqu'aux instincts les plus triviaux, laissant leur sens de la survie guider des actes terribles, oui, mais c'était compréhensible.
La ça n'avait aucune rapport, les tireurs n'avaient pas de raison de viser cette foule innocente, en ce sens ils étaient bien pires que des animaux, ils tuaient uniquement pour faire souffrir, pas pour assurer leurs chances de survie.
Je suis resté sous la voiture pendant une bonne demi heure, les éclats se sont tues, puis j'ai vu que c'était les « gentil » qui avaient gagné, le chef des méchants se fît exécuter en place publique avec une dernière détonation, et le silence tombât sur le camp. C'était fini.
Les armes automatiques que j'avais « modifié » avait éclaté a la tronche de ceux qui avaient tenté de les utiliser, les chambres de tir, déformées, n'étaient plus adaptée aux énormes minutions et avaient explosé a la première balle, blessant horriblement le visage des tireurs et empêchant les militaire de faire feu sur les rebelles avec ces terrifiantes machines, capables de couper littéralement en deux un homme.

Je suis sorti et j'ai commencé a chercher mon père, j'ai demandé a ses collègues qui avaient refusés d'obéir avec lui, et ils me présentèrent leurs condoléances. Il avait été touché au torse, peu après le début des combats, une mort de héros qu'on m'avait dit, c'était un homme d'honneur. 

Je me suis agenouillé a coté de lui, c'était pas le seul a être tombé, énormément de monde avait trouvé la mort aujourd'hui. Il y avait des cadavres partout, des gens qui pleuraient, et d'autres, plus pragmatiques, qui transportait les corps pour sans doute aller les brûler.
J'ai regardé cette scène d'Apocalypse et je me suis souvenu d'une citation sortie de je ne sais plus ou :
« Tiens toi milieu des cendres d'un millions de morts, et demande leur l'importance de l'honneur. Seul le silence te répondra. »


Deux jours. C'est le temps qu'il m'a fallût pour réaliser que je ne pourrais plus vivre dans ce camps, si j'étais venu avec lui, est-ce qu'il serait encore en vie ? Je ne sais pas, mais peut-être que oui, et ça c'était terrible. Il était mort pour me protéger moi, pas les autres de ce camps, il en avait rien a foutre d'eux, depuis le début c'était MOI qu'il voulait mettre en sécurité, moi.
Mais quel droit avais-je de vivre, comment pouvais-je respirer un air qu'il ne goutterait plus jamais ? Il était meilleur que moi, plus gentil, plus compréhensif, la preuve : il s'était sacrifié pendant que je pleurnichais dans un coin. Pourquoi est-ce que quelqu'un comme lui c'était sacrifié pour un raté comme moi ?
Et le fait que je connaisse la réponse ne rendait en aucun point mon calvaire plus supportable, il s'était fait tué parce qu'il m'aimait et ne voulait pas que ça m'arrive. Moi aussi je l'aimais, mais je n'étais pas resté avec lui pour le défendre. J'étais la pire des merde.

J'avais aussi l'impression constante qu'on me jugeait pour ma lacheté, comme si le tribunal dans ma tête n'avait pas déjà prononcé une sentence assez sévère, les regards pleins de mépris de ceux qui étaient partis se battre quand moi je chiais dans mon froc finirent de me décider.
Le matin du troisième jour, j'ai demandé a ce qu'on me laisse partir.
J'ai pris de quoi manger pendant deux jours, une carte, mes affaires personnelles, le jean de mon père, et je suis sorti en même temps qu'une patrouille.
Après un petit kilomètre, je me suis séparé du groupe sans un mot.


Je pensais que j'allais crever assez vite, je me donnais quelques heures grand max. Mais en fait, je me suis plutôt bien débrouillé ; j'ai fait beaucoup de footing, mais les rôdeurs ne sont pas vraiment des flèches, du coup même si j'en avais un paquet au cul, aucun ne m'a jamais attrapé.
D'ailleurs je les trouvais bien moins flippant que n'importe lequel de mes congénères, ils étaient lents, débiles, et a moins d'être vraiment proches, ils n'étaient pas dangereux du tout. Il suffisait de trotter gentiment pour les distancer, et leurs attaques malhabiles étaient aisées a repousser ou esquiver.

Pour passer ma première nuit dehors, je suis monté en vitesse a un échafaudage, car je me suis assez vite rendu compte que les morfales, même s'ils n'étaient pas menaçant seuls ou en petits groupes, pouvaient vite devenir oppressants quand leur nombre frôlait la centaine - surtout qu'ils ne semblaient pas me lâcher, peu importait la distance qui nous séparait, ces connards n'en démordaient pas –. Une fois sur le toit de l'immeuble (heureusement désert) je me suis fait a bouffer ( haricots froids et pas cuits), puis j'ai sorti un pinceau et une petite boite d'aquarelle, et j'ai peint le premier truc qui m'est passé a l'esprit sur une des dalles du sol, c'était une poire avec une canne et un chapeau de gentlman.
Ça m'a fait sourire, je me sentais enfin en vie, maintenant c'était a mon tour de protéger mon cul, mon père avait donné sa vie pour que la mienne reste intacte, et bordel de dieu, je comptais bien que ça continue comme ça !
Je me suis mis des bandes de tissus dans les oreilles, histoire de calmer un peu le raffut que faisaient les mort-vivants en bas de mon abri, et me suis allongé dans mon sac de couchage.
C'est là que j'ai vu une petite lueur, paumé dans la périphérie de la ville, de l'autre coté de la baie. Y en avait d'autres en ville, certes, mais celle là était vraiment bien placée – loin de l'agglomération, mais quand même assez proche pour aller s'y ravitailler- elle était loin, et a peine plus lumineuse qu'une étoile, mais elle se voyait nettement sur la toile sombre qu'était devenue Seattle. En regardant sur ma carte j'ai pu vaguement voir ou elle se trouvait, en j'ai en même temps j'ai pris la décision de m'y rendre.

J'ai commencé a me diriger vers là, la journée je cherchais de la bouffe en marchant – en trottinant- vers cette lueur. Je n'ai jamais cherché a me mettre en danger plus que de raison, je fouillais surtout les coffres de bagnoles pour la nourriture (sans oublier de taper dessus avant de les ouvrir de mon pied-de-biche, ou ne sais jamais ce qu'il peut y avoir dedans...) bien des gens avaient fait des réserves en prévisions d'une évacuation future... évacuation qui n'arrivât point. Je faisais des détours quand ça sentais la merde, et ça a toujours bien marché ;  j'ai évité le centre ville, vu que je me disais bien que ça devait être blindé de saloperies là-bas et ai fait le tour par les zones industrielles, parce que ces endroits étaient beaucoup moins fréquentés, parce que j'en connaissais certaines, et puis surtout parce que les grand entrepôts qu'on trouve dans ces endroits ont tous des toits faciles d'accès, et quand bien même je devais traverser des zones résidentielles, je prévoyais toujours mon chemin pour qu'il m'amène dans une zone ou je pourrais facilement trouver un refuge élevé.

Je ne sais pas vraiment ce que j'attends de cette lueur en fait... C'est totalement possible que ce soit un vieil écran télé resté branché sur le générateur d'un vieux crevé depuis des mois. En fait j'en sais rien du tout, mais je sais que ça me met du baume au cœur quand je la voit le soir. On a qu'a dire que je considère ça comme ma quête rédemptrice ou je ne sais quoi en rapport avec le fait de racheter son âme; ça doit avoir quelque chose a faire avec le subconscient.




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Dwight A. Momsen
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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 13:34

Bienvenue parmis nous Very Happy



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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 16:27

Hellcome choix de métier intéressant Smile


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Zack M. Atkins
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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 16:48

Bienvenue par ici et bon courage pour ta fiche :MisterGreen:



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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 18:12

Bienvenue ! **
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Wade Lockharts
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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Mar 26 Avr 2016 - 18:16

Bienvenue parmi nous Adrian, bonne rédaction pour les deux dernières parties



The solid ground begins to crack. I pulled her down and down and down. I lost my breath I thought I'd drown. White Knuckles. MM.
Spoiler:
 
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Jaden Preston
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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Sam 30 Avr 2016 - 18:55

C'est donc re moi qui vais m'occuper de cette nouvelle fiche ^^

Dans l'ensemble c'est bien mais il y aura quelques modifications à faire avant validation encore une fois ! La demande sera longue mais au final y a pas grand chose à changer ^^

- Même si j'ai bien compris dans quel groupe tu vas et que je connais le nom de ton perso, ça serait bien de remplir le haut de la fiche comme il faut :p Aussi, une petite relecture ferait pas de mal m'est avis. Y a plein de petites fautes bêtes qu'une bonne relecture pourrait corriger. Le texte est plutôt bien écrit, du coup ça gâche un peu, c'est dommage :/

- Pour la personnalité, deux choses. Tout d'abord, dans les menus déroulants, on s'attend principalement à des adjectifs, pas des bouts de phrases. Du coup, il faudrait remplacer le sens des réalité douteux par un mot qui corresponde. Idem pour le pas courageux, des synonymes en un seul mot, ça existe, tu devrais pas avoir de mal à en trouver ^^
Deuxième chose, j'ai vraiment beaucoup de mal avec le côté fainéant du personnage. Je comprend vraiment pas d'où il sort. Hadrian fait beaucoup de choses, limite trop presque (c'est du moins l'impression que j'ai eu mais passons). Si, en soi, je conçois qu'on puisse faire plein de choses en étant fainéant, j'ai pas l'impression que ça marche dans le cas de ton perso. C'est de lui-même qu'il se met à faire les dites choses. Personne ne le pousse à faire tout ça. Lui qui se met à la peinture, fait de la méca, de la guitare, de la natation, etc. Et il s'investit, visiblement. Pour moi, il est tout sauf fainéant.

- Pour le physique pas grand chose à redire. Seule petite remarque, je vois pas trop comment son travail a pu le former physiquement s'il est "juste" ingénieur mécanique. C'est pas bien grave en soi, vu que son côté "athlétique" est expliqué par la natation, simple remarque comme j'disais.

- Pour le pré-apo, qui cette fois est un vrai pré-apo, c'est plutôt bien.
Je pense que ça serait bien d'expliquer comment et pourquoi il en vient à fumer de l'herbe. Il a l'air d'être un jeune bien sous tout rapport, gentil comme tu le dis, sans problèmes ou autres et il se met à fréquenter dealers et mecs de quartier. En l'état, pour moi, ça colle pas vraiment avec le caractère et les fréquentations que tu lui prêtes.
Par contre faudra éclairer ma lanterne sur ce qu'est le CSIS pour toi. Le seul truc que je connaisse avec cet acronyme, même si il doit y en avoir d'autres, c'est le groupe de réflexion que les américains ont fondé avec les européens pendant la guerre froide pour contrer la montée du communisme. Du coup, je dois dire que je vois vraiment pas le rapport avec le nucléaire et les combats de robots XD Pourquoi le ""On" est passé à la télé" d'ailleurs ? Il travaillait avec eux sur leur projet en plus de tout les autres trucs qu'il faisait à côté ?

- Pour le post apo, quelques petits trucs à revoir, même si tu as plutôt bien mis à profit la chrono. J'avais l'impression que c'était peut-être un peu brouillon au début mais en fait après relecture, ça va ^^
Le plus gros problème à mon sens vient principalement du paternel et ce qui le concerne. Que ce soit à Century ou à Emerald, les militaires ont mis un certain temps avant de réquisitionner des anciens combattants. Tu précises pas vraiment quand ça lui arrive donc c'est pas bien grave, ce qui l'est plus c'est qu'en te lisant, j'ai eu l'impression qu'il avait réellement rempilé. C'est pas vraiment le cas. Lorsqu'ils n'étaient pas en mission en extérieur, les anciens soldats restaient des civils. Pas d'uniforme, pas de tour de garde, etc. Des simples civils qu'on sonnait quand y avait besoin. Du coup, la plupart des choses le concernant, y compris sa mort, ne vont malheureusement pas. Y a aucune chance qu'il se soit retrouvé en uniforme le soir de la révolte à Emerald.
Toujours sur la révolte, même si l'initiative est bonne, je doute que Hadrian ait pu saboter trois mitrailleuses comme ça. Tout d'abord, chaque soldat est formé à l'entretien de son arme, qu'il s'agisse d'une fusil d'assaut, de précision, etc. Hormis le soldat qui va le manipuler, y a la logistique qui s'occupe de ça également. Donc je vois pas trop pourquoi ils auraient fait appel à Hadrian. Au delà de ça, qu'il s'agisse d'une machine industrielle ou d'une arme, chaque appareil est différent. J'imagine que pour travailler sur les machines sur lesquelles il travaillait, il a dû en étudier les plans, le fonctionnement, toute la mécanique derrière avant de se lancer. Ça devrait être pareil pour une arme. Là, je ne vois pas trop comment, sans jamais avoir travaillé dessus, Hadrian est capable de saboter une mitrailleuse sous le nez des militaires.

- Dernier point, je pense qu'un paragraphe en plus nous expliquant sa survie en solitaire ne ferait pas de mal. Jusqu'à ce qu'il quitte EF, Hadrian a été dans un camp, à l'abri et entouré. La survie en solitaire a forcément dû le changer, ça serait bien que tu nous en parles, comment il s'est débrouillé, ce genre de chose ^^

C'est tout pour moi !

Quand tu auras fini, même chose que la dernière fois, tu le signales ici pour me prévenir !

Si tu as la moindre question, n'hésite pas ^^


You handle your own when you become a man

And become a man when you handle your own
Ain't much I can do but I'll do what I can
But what can I do if I do till it's gone...
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MessageSujet: Re: Hadrian Demenkov, l'autre.   Aujourd'hui à 4:49

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