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 Nothing Left

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WALKING WITH THE DEADS

MessageSujet: Nothing Left   Lun 14 Déc 2015 - 23:54

Nothing Left

ft. Emerson R. Barnett


« Leaving. Alone. Hopeless. »
« Non ! » hurlais-je, cherchant tant bien que mal à poursuivre mon frère qui s'éloigne et disparaît au détour d'une rue avant même que je n'ai pu faire deux pas. Je laisse échapper un cri de douleur, ma cheville ne supportant visiblement pas cet effort que je lui demande de faire. Et j'ai beau lutter, il m'est impossible de faire un pas de plus, c'est inutile, il est déjà trop loin et je ne le rattraperais pas. Je dois me résigner, sur ce coup là, il a gagné, il m'a eut, il a réussi à tromper ma vigilance. Je me sens trahie, mais je suis tout aussi en colère contre moi-même, parce que j'aurais du veiller - en tant que soeur aînée - à ce que ce genre de chose ne puisse pas arriver. C'était à moi de le protéger ! Et pas l'inverse, merde ! Je me retrouve donc coincée avec les militaires, dans l'incapacité d'aller le rejoindre, ni lui, ni mes parents. Et dans l'état où je me trouve, je me voit très mal exiger qu'on m'emmène au stade de CenturyLink Field, alors qu'on se trouve dans l'endroit le plus adapté pour que quelqu'un puisse analyser ma cheville. L'un deux s'avance vers moi, pour m'aider à me déplacer, et malgré mon envie de lui en coller une - parce que je les tiens tout de même responsable de la situation dans laquelle je me trouve - je le laisse finalement m'accompagner à l'intérieur.

Ah, qu'est-ce que je peux détester les hôpitaux, j'en ai une peur panique depuis mon enfance. Depuis ce jour où on a du me recoudre l'arcade sourcilière après une chute à vélo, je reste traumatisée par l'intervention. Alors ça me fait toujours quelque chose de me retrouver à l'intérieur de locaux médicaux, je ne suis pas toujours très sereine lorsqu'il s'agit de me balader là bas. Et puis... les aiguilles, le sang, et tout ce genre de bordel, ça ne me mets pas forcément à l'aise non plus. Bref, j'aurais préféré me trouver loin de cet endroit. Le temps de rejoindre l'étage, là où se sont retranchés le personnel et les patients, le soldat qui m'accompagne m'explique que le Kindred Hospital est actuellement sous quarantaine et que personne ne peut en sortir jusqu'à nouvel ordre. Chouette, ça arrange bien mes affaires ça... Une fois fait, je lui annonce que je peux me débrouiller toute seule, mais bien sûr je m'attendais à ce qu'il ne me lâche pas aussi facilement. Alors je me contente simplement de lui demander un endroit ou je peux m'isoler un peu, ce qu'il devrait pouvoir comprendre après ce qu'il vient de se passer. Il m'emmène jusqu'à une pièce vide, une chambre, me sommant de rester ici le temps qu'il aille chercher quelqu'un pour me prendre en charge. Je le remercie d'un signe de tête avant de le regarder se volatiliser dans le couloir.

Je m'installe sur le lit, pour ne pas avoir à trop forcer sur ma cheville. Maintenant que je suis seule, je me permet d'évacuer toute cette pression accumulée durant ces derniers jours, je me laisse complètement aller, éclatant en sanglots. Pourquoi ? Comment tout ça peut-il être réel ? C'est un véritable cauchemar. En l'espace de quelques heures, j'ai tout perdu. Ma maison, mes parents, mon frère... je ne suis même pas certaine de pouvoir les retrouver dans tout ce chaos général qui règne là dehors. Il faut à tout prix qu'on me laisse aller au stade, que je rejoigne mes parents, leur dire que je vais bien, leur dire que... Rien qu'à y repenser, mon cœur se serre dans ma poitrine, je revisionne les images de l'attaque, de mon frère cadet me protégeant de l'attaque violente de la malade. J'en ai l'estomac qui se retourne, mais je me retient de gerber. J'essaye de reprendre mon calme avant que quelqu'un arrive et me retrouve dans cet état lamentable, mais rien à faire, j'ai bien trop de mal à contenir mes émotions.

Puis c'est trop tard... j'entends la porte grincer et s'ouvrir. La silhouette d'une blonde s'engouffre dans la pièce.


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Emerson R. Barnett
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MessageSujet: Re: Nothing Left   Mer 16 Déc 2015 - 22:02

Emy, on a une nouvelle.

Le ton sec de Carter ne lui avait pas manqué, pensa la blonde en se redressant de son matelas. Enfermée depuis plus d'une heure dans la salle de repos, elle en sortit prestement sans avoir pu trouver ce qu'elle était venue y chercher : Le sommeil. Le militaire la conduisit jusqu'à la petite pièce où ils avaient amené la jeune femme, cette dernière était d'ailleurs assise sur le lit de la salle d'examen, les yeux bouffis par le chagrin. Et ce fut à cet instant, quand la blonde croisa son chagrin troublant, que l'homme trouva de bon ton de dire :

Tu checks si elle a pas de morsures. Son frère s'est pointée avec une plaie suintante avant de s'enfuir, fort à parier qu'il s'en sorte pas plus de trois jours.

Incroyable.
La chirurgienne se tourna vers son voisin, la bouche entrouverte, choquée par ce qu'elle venait d'entendre. Il osait, vraiment ? Encore un peu et ses bras allaient en tomber. Elle le fixa intensément, cherchant ses mots, avant qu'elle énonce l'évidence :

La patiente est là, Carter.

Et lui, haussa simplement les épaules en rétorquant froidement :

Et alors ?

« Et alors » ?!
Emy eut une envie fulgurante de le cogner. Ça ne lui était jamais arrivé, mise à part une fois envers un patient insupportable et raciste qui refusait de se faire soigner par une autre personne qu'elle. Elle l'avait enduré, douloureusement, en taisant la haine qu'elle éprouvait à son égard. Mais là... Ce Carter... Ce crétin consanguin... Il lui donnait envie de vomir.

Sortez d'ici, tout de suite.

Sa voix avait été ferme, intraitable, et Carter lui renvoya une mine surprise de voir que la blonde était capable de réagir de la sorte. Si à l'extérieur, elle semblait parfaitement impassible, à l'intérieur, elle bouillonnait de rage et de honte. De rage, parce que c'était affreux de savoir que cet homme était capable de si peu d'empathie, et de honte, parce que personne ne méritait la manière dont il traitait tout le monde. Elle lui tenait tête comme elle avait appris à tenir tête au mauvais caractère de Kendale, mais elle devait admettre que jour après jour, c'était éprouvant pour ses petits nerfs.

Si y'a un problème, vous m'appelez, lança-t-il froidement en posant la main sur la crosse de son arme.

La déclaration était on ne peut plus claire. S'il devait abattre cette femme pour un prétexte fumeux, il était tout à fait disposé à le faire. L'épidémie n'était répandue que depuis quelques semaines, aucune solution à l'horizon, mais Carter avait déjà trouvé son vaccin contre les ennuis liés à la maladie : une balle en pleine tête réglait visiblement toutes les questions.

L'homme s'esquiva doucement, et la blonde se tourna vers sa patiente, si on pouvait encore l'appeler ainsi. Se raclant la gorge, elle lui montra une mine troublée en baissant les yeux au sol. Ses joues rougirent légèrement, à cause du comportement de Carter. Elle avait toujours honte de la manière dont il estimait les autres, et c'était dingue que ça soit à elle de s'en excuser.

Encore plus qu'elle le fasse quand même.

Désolée pour ça...


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MessageSujet: Re: Nothing Left   Mer 30 Déc 2015 - 15:52

Nothing Left

ft. Emerson R. Barnett


« Leaving. Alone. Hopeless. »
L'arrivée de la blonde m'oblige à me calmer, je ne veux surtout pas paraître en si mauvais état en sa présence. avec un peu de chance si je parvient à lui faire croire que tout va bien, il y aura peut être moyen que je négocie avec elle ma sortie. Après tout, c'est elle le médecin - j'en ai aucune idée en fait, mais par déduction j'imagine que ça doit être elle puisque c'est elle qu'ils sont aller chercher, sans doute pour vérifier mon état de santé. Elle établira un diagnostic, qui déterminera si oui ou non ils me foutent dehors... ou pire. A voir la tête des soldats quand je suis arrivée avec Peter, ils étaient prêts à nous flinguer si nécessaire, et ils n'avaient pas l'air très avenants non plus vis à vis d'un blessé. D'un revers de main, j'essuie les quelques larmes qui perlent sur mes joues, inspirant à fond pour reprendre mes esprits une bonne fois pour toute. Mais j'aurais peut être du ne pas le faire, cela me permettant de me re-concentrer un peu plus sur ce qu'il se passe autour de moi, et donc d'entendre des bribes de la conversation entre la l'inconnue et le militaire qui m'a emmené ici. Et là, mon cœur se serre, à nouveau, mais c'est surtout de la colère que je sens monter en moi, et j'ai subitement comme une envie de me lever et d'aller coller un bon coup de poing dans le pif de cet enfoiré en uniforme. Enfin... je l'aurais peut être fait si j'étais à ce moment là capable de me déplacer correctement. Mais pour qui il se prends celui là ?! Mon frère vaut bien mieux que lui, je sais qu'il survivra, il ne se laissera pas abattre pour si peu. Sans doute qu'à l'heure qu'il est, il a du rejoindre le stade de Centurylink Field et qu'il a retrouvé nos parents. Penser à cette idée me réconforte et m'empêche d'en faire tout un scandale dans la pièce, j'arrive à me contenir et à rester sereine et calme. Mais ce n'est visiblement pas le même cas pour la blonde, qui, par l'intonation de sa voix, a l'air d'être plutôt agacée par la présence du soldat. Elle finit par l'envoyer balader assez rapidement, pour n'avoir plus qu'à se concentrer sur moi.

Lorsqu'elle se retourne vers moi, je peux déceler un léger malaise entre nous, elle se sent obligée de s'excuser pour ce qu'il vient de se passer. Je le vois dans ses yeux, elle a l'air contrariée, mais elle est sincère dans ses excuses, sans doute qu'elle aurait préféré m'éviter d'avoir à vivre la scène qui vient tout juste de se dérouler devant moi. J'imagine que ce n'est pas la première fois que cela doit se produire, leur échange illustre une certaine tension qui doit durer depuis un petit moment déjà. Forcément, si ce type agresse tout le monde de la sorte, je comprends tout à fait que la dame puisse être exaspérée, surtout si elle doit être une des première à subir ce caractère de merde. A l'entendre, on dirait qu'il a hâte de me foutre dehors, ou pire encore, de m'achever au cas où - selon ses mots - il ne me resterait plus longtemps à vivre. J'ai un peu de mal à saisir, ce n'est pas leur job, justement, de protéger la population ? Bref, je me contente de l'observer, sans rien lui dire de plus, me permettant simplement de hocher la tête en guise de réponse, cherchant à lui faire comprendre que tout va bien, et que je ne lui tient pas compte de cet incident. Son air fatigué m'en dit beaucoup sur la situation ici, le personnel médical devant être très certainement ultra sollicité depuis que les choses se sont compliquées à l'extérieur, et encore plus depuis que cet hôpital a été placé sous quarantaine. Le repos semble être devenu un luxe, et le temps devient de plus en plus éprouvant pour tout le monde. Et ça a l'air d'aller de mal en pire.


- Moi c'est Blaize, lançais-je avec un petit sourire timide.

Il fallait bien que quelqu'un se décide à parler un jour ou l'autre, au moins pour éviter que l'ambiance un peu tendue et glauque ne finisse par nous rendre dingue. Puis, autant que je me montre coopérative tout de suite, pour ne pas avoir à me compliquer la vie plus tard, je ne voudrais pas avoir à rencontrer encore plus de problèmes, ou alors à en créer, il y en a suffisamment pour tout le monde déjà. Puis, si tout se passe bien, peut être que je pourrais m'arranger pour sortir d'ici et aller retrouver ma famille, je dois bien pouvoir trouver un accès à un véhicule quelque part. Certes, les militaires n'ont pas du tout l'air très disposé à nous aider, mais peut être que cette femme, elle, pourrait comprendre et faire preuve d'un minimum de compassion.

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MessageSujet: Re: Nothing Left   Ven 8 Jan 2016 - 9:31

Emerson...

Le malaise de la blonde était palpable, descriptible par la même. Elle se sentait encore mal du comportement indicible de Carter. Il traitait les autres comme des objets sans sentiments, ne prenant en compte rien d'autres que la survie. Peut-être que c'était Emy qui divaguait, qui ne se rendait pas compte de l'état d'urgence du dehors. Au fond, elle n'y mettait jamais les pieds, elle ne savait pas, n'avait jamais eu à faire à un infecté. Ceci étant dit, elle se disait qu'à l'intérieur de cet hôpital, on se devait de tenir compte de l'humain qui demandait de l'aide...

Et Carter était tout simplement incapable d'une quelconque empathie à l'égard de ses semblables. Un véritable sociopathe, satisfait de sa situation. Au fond, Emy se demandait s'il n'en tirait pas profil, s'il ne jubilait pas de son statut et du monde à l'extérieur en train de s'effondrer. S'il ne dansait pas sur les ruines et les tombes qu'il creusait. La blonde le haïssait, fort, trop fort, à un point qui lui en donnait le tournis. Jamais elle n'avait autant détesté une personne, elle avait toujours pensé qu'elle ne pourrait jamais tomber si bas.

Puis, elle l'avait rencontré Ou plutôt, le monde l'avait imposé à elle. Carter était son Némésis, elle avait rêvé plusieurs fois de mettre un bon laxatif dans son café imbuvable du matin. Un laxatif, ou pire. Mais cette pensée lui fit froid dans le dos, et elle préféra passer à autre chose...

Désolée pour ça... On est coincés ici depuis le début et ce n'est pas toujours très simple, comme tu peux le voir.

Elle la tutoyait, parce qu'elle se rendait compte que tout était différent aujourd'hui, que tout changeait, et qu'il n'était pas question de mettre des distances. Carter la considérait assez comme un outil, un pont vers sa réussite personnelle, elle ne donnerait pas l'impression à Blaize de n'être qu'une personne parmi tant d'autres quand elle traversait une période compliquée. Emy annonça à la jeune femme qu'elle devait faire un examen. Même si Carter était un con fini, c'était réglementaire. Les morsures et les griffures étaient à vérifier. Elle attendit simplement que la jeune femme se défasse de ses épaisseurs pour se mettre au travail, constatant que la cheville de cette dernière était anormalement gonflée.

Ton frère... C'était ton frère avec toi ?

Pourquoi avait-elle balbutié ? C'était ridicule. Elle s'informait juste, elle faisait en sorte que Blaize regarde ailleurs le temps de l'examen, pour la détendre. Quand elle termina de faire le tour, sans découvrir de blessures anormales, la blonde lui demanda de remettre un gilet au moins sur ses épaules, avant de s'attarder vers sa jambe meurtrie. Elle se baissa, attrapa son pied avec douceur, et demanda simplement à la brune de lui dire si elle lui faisait mal.

Après une palpation douloureuse à l'évidence, Emy fut au moins contente de pouvoir annoncer à sa vis-à-vis qu'elle n'avait rien de cassé...

Par contre...

Ta cheville est foulée, tu as bien fait de venir jusqu'ici.

Même si elle n'en avait probablement pas l'impression.


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