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The lost soul down

Ven 15 Mar 2024 - 9:38

Je mets tout ça où ? Il se redressa et fit un signe de la tête à Anatole. Pressé, Connor voulait retourner au plus vite au campement. Avec la neige, il était toujours laborieux de se déplacer mais là plus encore, il n'aimait pas l'idée de se trouver loin du campement et de l'île depuis l'attaque qu'ils avaient subi en novembre dernier. Avec la blessure de Dante définitive, ou la fracture d'Ulysse, plus encore, les traumatismes encore vifs dans les esprits des enfants, l'homme n'avait aucune envie d'être loin s'il se passait encore quelque chose. L'idée d'être encore impuissant le hantait difficilement. On décharge a l'intérieur et on charge ce qu'on récupère, ajouta-t-il.

Anatole hocha la tête avant de soupirer, ils se relayèrent tous deux pour vider le véhicule, avant que Connor ne se penche pour réajuste la chaine sur la roue et s'assurer qu'elle ne se déchausserait pas en roulant. Il risquait de patiner sur la route. Tu crois qu'ils vont nous appeler pour les travaux ? Il releva le nez vers Anatole qui scrutait autour. A dire vrai, les défenses de Gig étaient bien avancées, et Connor n'y trouvait pas grand chose à redire pour sa part. C'était comme ça désormais, mais il ne faisait plus parti de The Hallows depuis longtemps, et ne comptait pas y revenir dans tous les cas. On verra bien, ils savent faire, fit Connor.

On est plus proche qu'eux pourtant, qu'importait, Connor ne renchérit pas, se redressant sur ses jambes en regardant autour de lui. Khan ? Anatole le fixa et lui fit signe que l'animal était parti derrière la prison : Khan, reviens ici ! Il laissa son complice, qui s'occupait de charger le coffre, quand lui partit à la suite de son chien. Il le retrouva plus loin, en train d'estimer une jeune femme de son côté, avisant de ce qu'elle faisait. Visiblement celle-ci avait une assiette et de quoi manger, et c'était ce qui intéressait l'animal qui venait de s'asseoir devant elle avec de grands yeux brillants : Khan, laisse la dâme tranquille, tu veux ? Souffla-t-il en revenant vers lui. Désolé, il ne t'a pas dérangé ?


Si vient l'orage, le tonnerre et la foudre, le cœur solide
reste en vie, mon amour

Connor G. Shepard
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Re: The lost soul down

Mar 26 Mar 2024 - 13:31



Je m'avance dans l'obscurité, un sentiment d'égarement mêlé à une pointe d'effroi me tenaille alors que je m'enfonce plus profondément dans cette forêt impénétrable. Pourquoi suis-je ici ? Cette question continue de tournoyer dans mon esprit, sans trouver de réponse. Seule, je me sens insignifiante, perdue dans cet univers végétal où chaque arbre semble se moquer de ma détresse. Les feuilles bruissent sous l'effet du vent glacial, ajoutant une dimension sinistre à cette toile de solitude qui m'enserre.

Le craquement des branches sous mes pas résonne comme un écho de ma propre angoisse, envoyant des frissons le long de ma colonne vertébrale. À chaque pas, je sens le poids de la solitude s'alourdir sur mes épaules déjà courbées par le froid et la fatigue. Mon souffle se transforme en vapeur blanche dans l'air glacé, alors que je lutte pour conserver un semblant de chaleur corporelle, même si mes membres engourdis refusent de coopérer.

Chaque foulée dans la neige gelée semble un défi insurmontable, une lutte contre mes propres limites physiques et mentales. Mais je refuse de céder, sachant que si je m'arrête maintenant, je risque de succomber à l'abîme de désespoir qui m'attire inexorablement. Mon téléphone, inutile dans ce désert de signaux, est un rappel constant de ma solitude et de mon isolement.

Pourtant, malgré mes efforts apparents pour résister, une part de moi s'est déjà résignée à l'idée de ne jamais trouver de sortie à ce labyrinthe naturel. Cachée derrière un masque d'endurance et de détermination, une petite voix intérieure chuchote que peut-être, au fond, je suis déjà condamnée à errer pour l'éternité dans cet enchevêtrement d'arbres immuables.

Je m'éveille brusquement, le cœur battant la chamade, encore prisonnière des vestiges de mon cauchemar. La réalité émerge lentement alors que mes sens s'ajustent à la lumière douce de l'aube filtrant à travers les toiles de ma tente de fortune. La sensation du sol sous moi, stable et sécurisé, est un réconfort bienvenu après les tourments de la nuit.

Mes paupières s'ouvrent avec précaution, révélant le paysage familier de Gig Harbor. Autour de moi, je peux sentir l'agitation matinale, les voix étouffées des autres survivants qui s'affairent à leurs tâches quotidiennes. C'est un spectacle presque apaisant à regarder, alors que je me remet lentement de mes émotions.

Pourtant, même dans ce havre relatif de sécurité, mes pensées sont hantées par les événements des dernières semaines. Les visages déchiquetés de pauvres innocents, les dangers que j'ai affrontés, tout cela se bouscule dans mon esprit, une toile complexe d'émotions et de souvenirs douloureux. La tristesse, la peur, le chagrin, ils sont tous là, à me rappeler la fragilité de notre existence dans cette réalité impitoyable.

Je prends une profonde inspiration, essayant de chasser les nuages sombres qui menacent de m'engloutir. Il y a encore tant à faire, tant à espérer, malgré les épreuves qui se dressent sur notre chemin. Avec chaque lever de soleil, une nouvelle chance se présente, une opportunité de survivre, de reconstruire, de trouver un sens à cette nouvelle vie.

Alors, avec résolution, je me redresse sur mon lit de fortune, prête à affronter une nouvelle journée.

Je m'installe pour récupérer quelques forces, une assiette en main, laissant mes pensées errer dans les méandres de mes souvenirs tout en dégustant lentement mon repas. Soudain, un mouvement attire mon attention : un chien, je peux reconnaître un malinois, qui s'approche de moi, le museau frémissant d'excitation à l'odeur de la nourriture.

Puis, c'est une voix se fait entendre derrière lui, et un homme émerge de l'ombre, le visage marqué par les épreuves mais éclairé par une aura chaleureuse. Aussitôt, il s'excuse pour le dérangement occasionné.

« Non, pas du tout. C'est une rencontre que je ne m'attendais pas à faire, » lui répondis-je sereinement, tout en esquissant un sourire vers l'animal.  

Sur le coup, je suis prise par une étrange sensation de quiétude, comme si la présence de cet homme et de son chien avait le pouvoir de dissiper les ombres qui obscurcissent habituellement mon esprit. Malgré ma méfiance naturelle envers les étrangers, je me sens étrangement à l'aise.

Le malinois, dont le nom m'échappe encore, continue à renifler autour de moi, manifestant son enthousiasme débordant pour la nourriture. Une chose que je ne lui refuse pas, lui offrant le reste de mon repas. « J'espère qu'il aime le lapin, » dis-je cette fois-ci à l'adresse de son maître.

Lauren M. Reed
Lauren M. Reed
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