The Walking Dead RPG

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We do not speak the same body language
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Hoani Hayworth
Hoani Hayworth
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: We do not speak the same body language    Jeu 1 Déc 2022 - 22:13
Is there something that you wanna say, is there something that you wanna say ?
Are you tangled up inside ? Is it something that you hide ? Are you twisted up and don't know why ? Are you stuck inside your head, like I'm stuck inside my head. If you listen to the voice inside, cut the line. Are you stumbling with your words ? Sometimes it hurts 'Cause you don't have a way to speak out. Are you terrorizing yourself ? Terrified of that hell ? I wish you would just make a sound.
☛ We do not speak the same body language ☚
Des secousses font mouvoir mon corps malgré moi, tandis que je m’assois au bord du lit, l’œil vitreux. Je fixe sans les voir ces paumes, les miennes, que je tourne, comme si cela allait changer quelque chose. Je suis interloquée par leur teinte, par cette sensation poisseuse qui les rend difficilement contrôlables. Je peine à réaliser que le reste de mes membres n’est guère plus gérable. La tête penchée sur le côté, je renifle, nerveusement, passant le dos de ma main dégueulassée contre mon visage, pour m’essuyer le nez. Et tout le reste, en fait, notamment les larmes qui ont pu couler sans que je ne m’en rende compte. Ne concevant pas plus que mes traits s’ornent d’un éclat vif, collant, me trahissant.

Je grimace. Cherche à me reprendre. Allez Hoani, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Non, c’est vrai. Ce n’est certainement pas la première ni la dernière fois que j’aurais ainsi agi. Uh, c’est inévitable, en pleine apocalypse, dirons-nous. Mais à Walla Walla ? A New Eden, au sein de cette cage dont je suis enfermée depuis des années ? Jamais, auparavant, n’avais-je outrepassé ainsi mes limites. Ou mes droits, si faibles, octroyés par cette société d’arriérés. Merde. Ghhh merde. J’enfouis mon visage entre mes mains, avant de les retirer brusquement, dardant mes pupilles dilatées sur elles, l’air hagarde, effrayée. La prise de conscience s’immisçant lentement en moi, comme le poison qui parcourt mes veines, qui s’enlise dans les méandres de mon esprit fissuré. Oh. Oh putain. Qu’ai-je fait ?

******
Quelques minutes plus tôt.


« Pfuuuuh. » Je souffle. Je respire, fort, à grands coups. Gobant cet air inexistant alors que j’étouffe dans cette chambre. Dans l’attente de… urgh, mon premier client. Mais comment est-ce qu’elle fait ? Je pense à Phoebe. A cette réputation qu’elle s’est construite, au Bordel. Une des favorites hein ? Je secoue la tête, ferme les yeux en geignant de dégoût. J’ai envie de vomir. Mais la tenancière s’est montrée claire. Ses remontrances et ses menaces ne me sont pas passées par-dessus la tête. Il faut que je paie ma part. Pour moi mais aussi pour les autres. Pour qu’on tienne tous soudés dans ces minables chambres, pour qu’on puisse s’offrir au moins le luxe de demeurer ensemble. Hmm, ce n’était pas comme ça que je me voyais mener ma résistance, au fin fond du Bidonville.

Je soupire, et sursaute, quand la porte s’ouvre. Oh non, pas déjà. Mais une ombre se glisse dans la pièce, indifférente à mon désespoir, à mon manque évident de volonté. Allez, je peux le faire. Je dois m’en convaincre. L’homme qui prend place devant moi émet un rictus, qui me fait frissonner. Il se débarrasse d’un chapeau et de son manteau, et je vois plus que je n’entends des sons être proférés par ses lèvres qui bougent à une certaine vitesse. Je ne comprends pas ce qu’il me raconte, je n’écoute pas, à vrai dire. Je suis comme figée alors qu’il se rapproche rapidement de moi, en quête d’une réaction de ma part. Sa grande main vient entourer mon menton sans douceur, et je retiens une énième grimace de prendre vie. J’étouffe un haut le cœur tandis que ses lèvres viennent se calquer sur les miennes, sa main libre griffant mon dos encore couvert d’un t-shirt bien trop fin à mon goût. Eurk. Je papillonne des paupières, essaye de quémander de l’air. Ses gestes, son impatience, sa brutalité qu’il contient encore malgré tout. On dirait… lui. « Eric .. ? » Ce n’est pourtant pas le militaire. Il ne lui ressemble pas physiquement. Et puis, il n’a pas l’air d’être revenu d’entre les morts, après avoir passé ces dernières années six pieds sous terre. Malgré tout… Le bruissement précède le claquement de quelques secondes, à peine. Ma tête accuse le coup avant que la douleur ne m’imprègne, et je fronce les sourcils en portant deux doigts à ma joue, un peu surprise. Ce n’est pas Eric, mais tout dans ses actions me rappellent ce monstre d’un autre temps. Je perçois des insultes, une impatience se manifester. Je ne prends pas la peine de définir les jurons prononcés. La poigne du client enserre ma gorge et je me sens perdre peu à peu pied. Pourtant, je m’accroche. Je tente de subir en silence, de ne pas me défiler. Pour eux, pour moi, parce qu’il le faut. J’hoche la tête, commence à retirer mon haut, qui l’énerve tant il gâche la vision inespérée d’une nudité féminine autant aspirée. Je me mords l’intérieur des joues quand il me pousse contre le lit sans douceur, réclamant que je lui tourne le dos. J’ai une pensée pour mon compagnon, celui que j’ai laissé, esseulé après mes actions, et la honte m’étreint. Ça et… la colère. Ma main forme un poing, harponnant ces draps sales sur lesquels je suis censée me livrer à ce semblant d’être humain. Le goujat se débat avec sa ceinture, et je le dévisage malgré moi, incapable de dire quoi que ce soit. Il quémande pourtant des intentions, des compliments. Je ne parviens qu’à le scruter en me rapprochant de lui, le jugement dévoilé petit à petit par mes mimiques. Une pourriture. Un chien galeux de plus. A mon tour, d’émettre une salve de jurons, conservée soigneusement dans ma tête. La ceinture se retrouve bientôt dans la main du client, et la froideur de sa boucle me surprend plus que la puissance du geste en lui-même. Je sens mon arcade sourcilière se fendiller au moment où je tombe en arrière contre le pied du lit, prise de court par l’assaut. Je l’attendais, mais pas comme ça. Je tremble. Mon corps cède, à chaque seconde qui s’égrène. « Regarde-toi. » Qu’il me sort, hargneusement. Tiens, je crois que c’est la première fois que je saisis pleinement ses paroles, que j’en suis aussi réceptive. Il me berce de termes doucereux que je ne cherche pas à décrire. Comprenant simplement qu’en l’état, je ne suis pas « […] baisable », et qu’il me faut changer ça. Je lui obéis, sans discuter, alors que ses mains s’attardent sur mon bas lorsque je passe devant lui.

Mais j’échappe à son emprise, l’espace de quelques secondes. Me retrouvant devant le miroir, m’observant à travers la glace fissurée, embuée, reflétant une image déformée d’une sombre inconnue. D’une femme qui n’a plus d’allure, qui n’a plus d’existence, qui n’a plus de sentiments. Qu’est-ce que je pensais, quand je confrontais Harper ? Que plus ça allait, moins je me sentais humaine en ces lieux ? Mmm, je crois que ce n’est pas tout à fait faux. L’eau coule et l’ombre reprend vie derrière moi, un nouveau portrait se joignant au mien à travers le miroir. Eric. Non, ce n’est pas lui, ressaisis-toi. Je n’ai qu’à me nettoyer le visage, et à en finir avec cette affaire. Je me cambre par réflexe quand la peau de l’autre inconnu souligne mes courbes d’une poigne avisée, quoique désespérée. La langue du client s’attarde sur mon cou, qu’il me force à relever, une de ses mains venant me saisir par les cheveux, amenant mon crâne contre la surface froide de la glace, m’imposant mon propre reflet au travers de mes iris écarquillés. M’infligeant une vision décharnée et douloureuse d’une condamnée. Ses dents se renferment dans mon épaule, qu’il mord sauvagement, ce qui m’arrache un glapissement désarçonné, avant qu’il ne se colle plus à moi encore, ses lèvres filtrant jusqu’à mes oreilles. Un bourdonnement résonne alors, ne me permettant que de saisir des bribes de mots susurrés dans un murmure révulsant. « […]que t’as fais tes prières parce que t… » Un déclic. Quoi ? Que j’ai fait quoi ? « […] ale chienn… » Quoi ? Pardon ?

Je cligne des yeux, follement. Toisant ce miroir qui me renvoie une image affreuse, distendue, d’une réalité qui est complètement… irréaliste, ironiquement. Quoi ? Cette interrogation, encore. Et puis, ces insultes, à nouveau. Ces promesses, aussi. Ce besoin, que l’autre a, d’assujettir sa domination, même si ce n’est le temps que d’une simple session. Juste pour du sexe, juste pour se sentir… vivant. Non. Je me décale, déconcertant le bougre qui se penchait plus en avant, la main désireuse de farfouiller ce qui ne lui appartient pas. Il manque de se prendre le lavabo par le même mouvement et… « Ta gueule. » Mes doigts s’insèrent dans ses cheveux, les agrippant, mes ongles s’enfonçant dans l’épiderme. Sa mâchoire rencontre l’évier et claque dans un bruit sec, désagréable. Une sorte de cri et peut-être bien qu’une tentative de blasphémer prend forme, mais je l’intercepte en plein vol. « TA GUEULE, PUTAIN. » Bam. Ma deuxième main vient appuyer l’autre, et je force son nez à s’éclater plus fort encore contre le lavabo de piètre qualité. Il a le réflexe de tendre les bras à son tour, et il m’emporte dans son éclat, nos corps valdingués contre la glace qui se brise en plusieurs morceaux. Nous tombons et sommes séparés par la chute, qui me coupe le souffle. Lui est plus étourdi que moi, toutefois, et je me retrouve plus rapidement que lui à genoux, mes mains râclant le sol à la recherche d’un appui, pour me remettre d’aplomb. Sa voix rebondit dans la pièce si vide, épouvantable écho qui me fait partir en vrille, ses menaces coulant sur moi, insensible, incapable, surtout, de les absorber. Le bruit de ses talons nus frottant le sol à toute vitesse m’arrache un rictus, et je grogne quand son corps se met à peser de tout son long sur ma frêle silhouette retournée. Je ne perds toutefois pas une miette du spectacle. Son visage se décomposant alors que la réalité, la vraie, le frappe de plein fouet, mieux, le transperce de tout son long. Mes dents se dévoilent lorsque mes lippes s’ourlent, ma main cisaillée par ce morceau de verre brisé qui s’enfonce en un étrange gargouillis dans les tripes du malheureux client. Je suffoque malgré tout, et c’est la perte de ses forces qui me permet de me dégager de l’individu, rendu hébété par la situation. Le verre est retiré de ses organes dès lors qu’il se recule, et il s’en va presser la blessure d’un air totalement halluciné, me demandant bêtement : « M-mais qu’est-ce qu-que t’as fait ? » Le soubresaut de mes épaules trahi mon ricanement avant même que le son ne vienne nous assaillir tous deux, nos yeux se croisant au moment où je rétorque cruellement : « J’ai prié, pardi. » N’est-ce donc pas ce qu’il m’a demandé de faire ? La raillerie s’accroit quelques instants, mais je me rembrunis sitôt que j’admets en un son étranglé : « J’ai prié pour que tu crèves. Et puis, j’ai réalisé qu’on n’était jamais mieux servi que par soi-même. » Un bref instant, je l’ai perçue : la terreur, celle-là même qui m’a parcourue des milliers de fois depuis que je vis ici. Et la fureur, celle-ci qui me galvanise et qui me permets d’être encore en vie, aujourd’hui. « Petite pu… » « TA GUEULE, J’AI DIT. » Et je me jette sur lui. Et je frappe, et j’enfonce, et je déchire. L'arme fragmentée broie la désignée proie, sans aucune pitié. La morsure de la glace laboure la peau, à maintes reprises, du pauvre bougre. Les mouvements vifs, nerveux, répétés, font gicler ce liquide carmin dont je me délecte malgré moi. Encore, encore, encore. Je cogne, je cisaille, j’assassine. « Ta gueule, ta gueule, ta gueule. » Crève, crève, crève. C’est aussi simple que ça. Il n’a pas le temps de lever les bras, de bouger d’un millimètre. La folie, passagère, la volonté, meurtrière, ne lui en laisse pas l’occasion. Destiné à rejoindre sa place, chaude, préservée, en enfer. Ah, ne l’avais-je point dit ? Justice nous demandons, et justice nous obtiendrons. Mieux, nous l’appliquerons nous-mêmes. La voilà, la sanction décidée, la sentence appliquée. Fais tes prières, crevard.

******


Mes yeux se posent sur cette chose que j’ai mise en charpie, assimilant le tableau, qui prend pleinement vie dans mon esprit. Dépeint telle une simple nature morte, amenant ma folie à s'éteindre au profit d’une raison éviscérée par la vulgaire scène. Et ses paroles, à lui, alors, me foudroie en plein cœur, me faisant baisser le menton vers ces paumes ensanglantées, le morceau de verre enfin lâché à même le sol. Mais qu’est-ce que tu as fait, Hoani ?!

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Watched my hands curl into fists, your name just went on my list. I won't say I'm sorry, I'm angry all the time. You think I fly, but I like to crash and burn, I guess I'll just never learn, how to keep my nerves.
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Tasya Cruzz
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Ven 2 Déc 2022 - 15:12
Tasya a le ventre noué. Elle a remarqué le changement d'attitude chez son amie depuis qu'elle a mis les pieds chez Thalia, la tenancière du bordel. Elle se doute de l'échange qu'elles ont eu dans leur bureau. Ils sont de plus en plus nombreux à avoir trouvé abri dans la petite chambre du dernier étage : Phoebe, Ray, Hoani, Harper et Tasya et ils ne peuvent plus continuer ainsi. Phoebe et Ray se prostituent déjà, Hoani sera la prochaine. Cette situation est insupportable aux yeux de la mexicaine. De son côté, il lui est impossible de se prostituer. Le contact trop rapproché lui est difficile depuis le passage à tabac et le viol d'Alec. Elle continue régulièrement à faire des cauchemars, se réveillant souvent en sueur et en hurlant. Alors passer entre les mains d'un client, elle n'y survivrait pas. Thalia lui laisse du temps. Combien ? Tasya n'en a absolument aucune idée, mais son tour viendra probablement aussi.

Hoani est dans cette petite chambre depuis de longues minutes et Tasya est passé devant à de nombreuses reprises, trouvant toujours un prétexte pour rester non loin. Un coup de balai dans le couloir, un peu de linge à plier, un seau d'eau à changer dans la pièce d'à côté, tous les moyens sont bons. Un homme a finit par son amie pour le plus grand désarroi de la mexicaine. Elle culpabilise, se dit qu'elle devrait faire plus pour aider Phoebe, Ray et Hoani que de faire quelques ménages dans les districts. Elle se déteste de ne pas arriver à passer le pas elle aussi. Ce ne devrait pas être aussi difficile, bon sang ! Et pourtant, rien que l'idée de sentir un autre homme que Jacob poser ses mains sur elle, elle en a un vertige et son cœur se serre. Non, elle n'y arrive pas.

Les minutes s'écoulent, trop lentement. Par chance, les clients sont rares et elle n'entend rien des chambres d'à côté, probablement vides. A cette heure-ci, l'affluence n'est pas grande. La plupart des hommes viennent ici après leur travail et avant que le couvre-feu ne sonne le repli vers leur domicile. Plus elle attend, et plus grande l'angoisse est. Ses mains se nouent nerveusement entre elles, les ongles de ses doigts rentrent dans ses paumes. Une passe est rapide, une dizaine de minutes tout au plus, quinze parfois, mais ici, il n'y a pas de préliminaires, pas de moments après le sexe. Les hommes viennent pour une passe et repartent aussitôt. Cette longue absence, ce n'est pas normal. Elle a le pressentiment qu'il s'est passé quelque chose.

Et soudain, elle réalise : elle ne peut plus attendre. Tasya attrape un seau d'eau plein, des draps propres et elle s'avance vers la petite pièce. Son rôle à elle est simple : changer les draps lorsque c'est nécessaire, pas après chaque passe, ils n'en auraient pas assez, non, une fois dans la journée, parfois deux. Certaines fois, elle doit se contenter de les retourner pour donner l'illusion qu'ils sont propres. Ordre de la tenancière. Ils n'ont pas les moyens de faire mieux. Au moins, elle a une excuse toute prête : cette chambre-là, elle ne l'a pas encore faite. La mexicaine prend une grande inspiration et pousse la porte.

A l'intérieur, l'obscurité règne mais elle a un hoquet de stupeur lorsqu'elle voit le sang. « Hoani ? » murmure-t-elle, interdite. Ses yeux s'agrandissent d'horreur. Est-ce qu'il lui a fait du mal ? La porte se referme derrière elle tandis qu'elle se précipite au chevet de son amie, ne prenant pas mesure de l'ampleur de la catastrophe sous ses yeux, remarquant à peine le corps de l'homme, tant elle est obnubilée par son amie et persuadée qu'il lui est arrivé malheur. « Tu es blessée ? » Tout ce sang sur ses mains, sur les draps. Que s'est-il passé ici ? Son ventre se noue, une nausée lui monte à la gorge. Non, non, non, pas Hoani.


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Hoani Hayworth
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Lun 5 Déc 2022 - 18:32
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Je tremble. J’en ai parfaitement conscience, plus que tout le reste à vrai dire, mais je n’arrive pas à contrôler mes nerfs. J’ouvre la bouche, bêtement. Comme si j’allais parler au cadavre à mes pieds. Mais j’en suis incapable, et mes dents qui claquent fébrilement me rappellent de me la fermer. Mes paupières clignent à plusieurs reprises, et j’essaie de me concentrer, de me focaliser sur ce qu’il se passe. Sur la situation, telle qu’elle est, aussi dramatique et affreuse soit-il. Intérieurement, mentalement, je me gifle. Hurlant dans ma tête de me reprendre, de garder mon sang froid. Ah, quelle blague. Je crois que c’est un peu trop tard pour ça, dixit le client qui sombre dans une masse coagulante sur le sol. Oh merde. Meeeerde. Encore ce réflexe stupide d’enfouir mon visage entre mes mains, et de les retirer, prestement. Cette fois, mes iris accrochent mieux la teinte pourpre de mes paumes, et j’émets un sifflement désespéré. Je baisse le menton, comme pour mieux voir le reste, de mon corps, de mes vêtements. J’ai l’impression que mon observation défile au ralenti dès lors que mes prunelles azurées confrontent les tâches de sang qui sabrent autant ma peau dénudée par endroit que les quelques tissus me couvrant. Me changer. Me changer, maintenant.

Vite. Je dois bouger. Et pourtant, je n’y arrive pas. Prostrée sur ce bord du lit, nauséeuse, la tête tournant dans tous les sens. On pourrait croire que la mort, ça nous connaît. Prendre des vies, ce n’est pas de la nouveauté. Mais à Walla Walla, ce n’est pas particulièrement un écart de conduite que l’on peut se permettre. Encore moins quand on est une femme, encore moins quand on est disgraciée. Et me voilà, à rester figée, comme une sombre idiote. Me suppliant dans ma tête cabossée de réagir, de faire quelque chose : Allez Hoani, fais un effort. Mais ce n’est pas ma voix qui me sort de ma léthargie. Non, c’est une autre tonalité, familière, doucereuse et… inquiète ? Je fronce les sourcils. N’ayant même pas prêté attention à l’intrusion  d’une seconde, enfin, troisième personne dans la pièce. Et ce n’est pas bon, pas bon du tout même. Mais je souffle, bizarrement confortée à la vision de Tasya. Ma plus jeune amie se précipitant à mon chevet tandis que je la regarde, hagarde. Est-elle là depuis longtemps ? A-t-elle entendu les éclats provoqués par notre confrontation, à ce type et moi-même  ? Je cligne à plusieurs reprises des yeux, si vite que j’en ai d’autant plus mal à la tête. Me frottant ceux-ci en empirant plus encore le visage marqué par mon crime. Je dois me laver. La pensée me traverse l’esprit, encore, mais je ne bouge pas plus. Répondant à la nouvelle venue d’une petite voix, éreintée, accablée et érodée par la situation : « Tasya ? Qu’est-ce.. qu’est-ce que tu fous là ? » Ma première phrase sonne comme une agression sans le vouloir, et je me reprends. Me reculant, toujours aussi tremblante comme une feuille, me sentant aussi frigorifiée.

Je me râcle la gorge, alors qu’elle me pose une nouvelle question, et je tente de maîtriser mes cordes vocales au mieux. « N-non, non. Enfin, si. » Je porte deux doigts à mon arcade, dont un mince filet de sang s’en écoule encore, mélangé avec celui du client. Mon autre joue pourrait aussi afficher une ecchymose, mais il est encore trop tôt pour s’en douter, le rouge du coup porté étant masqué par ce grenat poisseux. A vrai dire, je ne sens même pas la douleur de mes peaux coupées par le verre utilisé à pleines mains. « Mais pas autant que lui. » Je finis par admettre d’une voix si frêle qu’elle pourrait douter l’avoir entendue. Je lève un index tremblotant alors, désignant à la brune ce spectacle sombre qui se dessine derrière elle. L’invitant à jeter un œil par-dessus son épaule, regrettant dans la foulée de lui afficher cet aveu de culpabilité. Je secoue la tête, ne retenant plus les larmes nerveuses de couler sur mon visage. Prendre des vies, ce n’est pas le souci, je me le répète encore. Mais prendre des vies ici… j’ai signé mon arrêt de mort. « J… j’ai merdé Tasya, j’ai grave merdé. Pardon, pardon, pardon, je suis désolée, j’ai merdé. » Le disque est rayé, je reste bloquée sur ces mêmes phrases, qui n’apportent rien d’autres qu’un énième  remord, une énième désolation. En hoquetant entre deux murmures, je lâche à mon amie, implorante : « Ne reste pas ici, pars avant que.. J-je-je vais gérer ça, s'il te plait, va t’en. » Oh vraiment ? Je n’y crois pas moi-même. Je ne sais pas ce que j’ai foutu, et je ne sais pas ce que je vais faire non plus. Merde. Je me déteste. Et pourtant, dans tout ça, je ne sais pas vraiment ce que, ou si réellement, je regrette.

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Tasya Cruzz
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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Lun 5 Déc 2022 - 21:51
Les yeux de Tasya se posent sur les blessures que lui montre Hoani. Elles sont bien trop minimes pour être responsable de tout ce sang. Ses yeux l'interrogent, inquiète, fébrile et très vite, son amie lui montre le cadavre au sol et le cœur de la mexicaine semble s'arrêter de battre une demi-seconde tant la surprise est grande. Son ventre se noue, sa respiration s'accélère et ses yeux s'écarquillent en apercevant l'homme au sol, baignant dans son sang. Elle n'arrive pas à prononcer un seul mot et son cerveau peine à analyser correctement la situation. Que s'est-il passé ? Pourquoi un homme mort est-il ici ? Pourquoi tout ce sang ? Des questions plus stupides les unes que les autres lui viennent à l'esprit. Elle refuse de voir la vérité.

Tasya a le déclic quand Hoani avoue qu'elle a fait une erreur et qu'elle s'excuse dans la foulée. Les larmes inondent les joues de la jeune femme et la mexicaine n'a toujours aucune réaction. Elle est complètement sous le choc. « C'est toi qui l'a tué ? » demande-t-elle dans un murmure tandis que toute l'horreur de la situation la frappe en pleine figure. Forcément, elle repense immédiatement à ce qui l'a amené ici : la mort de cet Evêque que Ray a poussé, un accident aggravé parce qu'elle s'en est mêlée. Alors oui, durant quelques secondes, elle se décide à quitter cette chambre, à faire ce que lui demande Hoani : la laisser gérer sans s'en mêler.

Mais, une fois de plus, c'est impossible. Tasya reste scotchée sur place, incapable de laisser son amie en si fâcheuse posture. « C'était un accident ? » ose-t-elle demander d'une petite voix. Son regard habitué aux blessures, aux plaies de part son ancienne fonction d'infirmière, analyse déjà le corps et ce qu'elle voit ne lui indique en rien un banal accident. Le cadavre de l'homme porte trop de coups significatifs : c'est un meurtre. « On peut aller chercher de l'aide » souffle-t-elle sur le même ton. Qui ? Hors de question de mêler Ray ou Phoebe à tout ça. Pas encore.

La panique s'engouffre à l'intérieur d'elle et un vertige la prend. C'est un cauchemar et pourtant, ses pas refusent de faire demi-tour. Elle ne peut pas laisser Hoani ici, seule. « J'ai de l'eau » Elle lui montre le lourd seau qu'elle a emmené pour nettoyer la chambre. « Enlève le sang sur ton visage et tes mains » Ce serait déjà une première chose à faire.



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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Mar 6 Déc 2022 - 19:02
Is there something that you wanna say, is there something that you wanna say ?
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Tasya paraît lentement prendre conscience de qu’il s’est passé dans cette foutue chambre. Et à mesure que ses yeux s’écarquillent, la réalisation s’impose aussi à moi-même. Avec la compréhension que je ne pourrais pas revenir en arrière. Est-ce que je le voudrais seulement ? Il y a comme un étau, qui m’enserre, et à regarder la surprise prendre forme sur les traits de mon amie, je me sens quitter mon propre corps, entrant dans un état, non plus léthargique, mais étonnamment… je ne sais pas, impassible ? Ce n’est pas bon signe, je sais. Mais que suis-je censée faire, paniquer pendant les dix prochaines années de ma vie ? La présence de la mexicaine ravive un semblant de réactivité chez moi. M’oblige à réagir, à me bouger, interrompant ma paralysie autant physique que mentale. Bon, j’ai pété un câble. Maintenant, je dois assumer, et arrêter de chialer. Ah. Plus facile à dire qu’à faire, alors que je suis encore en train d’essuyer ce liquide salé adoptant un reflet rougeâtre à force de couler sur mes joues. Bon sang, Hoani, ressaisis-toi. Encore une fois, cette mêmes pensées, ces mêmes directives auxquelles j’ai tant de mal à plier.

La voix de Tasya me ramène à la réalité, et pendant un instant, je la dévisage, les yeux ronds comme des billes. Je conserve le silence quelques secondes, considérant ma réponse. Le venin en moi est à deux doigts de ressortir et je dois me faire fureur pour ne pas me cacher derrière des sarcasmes désagréables. C’est un automatisme que je me dois de contrôler, la brune ne pouvant deviner ce qui me remue autant. « J’en ai bien peur. » Je me contente de rétorquer en haussant les épaules, la mine déconfite. Presque honteuse d’être prise sur le fait quand, vraiment, aucun doute n’est possible. Le pire, dans tout ça, c’est que j’ai commis ce pourquoi Tasya elle-même est tombée ici. Et l’horreur de la situation m’en frappe d’autant plus, tordant mes boyaux alors que je contiens un haut-le-cœur. Je suis la plus terrible des personnes et je m’apprête à insister pour qu’elle parte, quand une nouvelle question fuse. Et je la scrute encore, interdite, m’interrogeant sur le motif de ses questions. Me pense-t-elle à ce point si innocente, si incapable de… de causer un tel carnage ? Je ne peux que la décevoir, alors que je réplique, mordante, par réflexe : « Si suriner une personne à maintes reprises avec du verre est considéré comme un accident, alors oui. » Oh merde. Je saisis la portée de mes paroles, de mon ton, et m’empresse de me corriger : « Pardon, c’était une réponse stupide. Je… » Je dis et fais n’importe quoi. Elle en a conscience, je crois, bien plus que moi. « J’ai perdu le contrôle. J’avais tant de haine, de colère en moi… Il a fallu que ça sorte. » Au pire moment, de la plus affreuse des manières. Bravo, Hoani, t’as réussi à foirer encore plus ta vie. C’est quoi la suite ?

Je lance un nouveau regard implorant à Tasya, incompréhensif aussi. « A qui ? Harper ? Joe ? Jenkins ? Non c’est… c’est mon problème. Je ne peux pas vous impliquer là-dedans. » Je me suis retenue de prononcer les noms de Phoebe et Ray. Et puis, quand j’incite ma partenaire d’infortune à ne pas me suivre dans les déboires, je comprends qu’il est déjà trop tard. Elle est liée à ça, à cet assassinat, par ma faute. J’ai merdé plus encore avec elle qu’avec ce restant d’homme à terre. Je m’empêche de me replier sur moi-même et de tout envoyer bouler. Suivant comme un automate les directives de la brune, qui m’invite à me nettoyer. Oui, c’est ce que j’aurais dû faire depuis un moment déjà. Je m’agenouille auprès de son seau, commentant alors que je commence à m’appliquer de l’eau : « Je dois me changer aussi. Ne t'approche pas trop, pour ne pas te tâcher. » Il faut brûler ces vêtements, ainsi que ceux du client. Mais il n’y a pas que les habits, qui posent problème, et je me dégoûte à m’enquérir, à haute voix : « Est-ce… que tu as accès à des produits d’entretien avec des composés chimiques ? » Contenant de la javel, de l’acide, ou quoi que ce soit qui puisse aider à… Urgh, je suggère vraiment ça hein ? Je baisse la tête, me concentrant sur l’eau en justifiant à voix basse : « Il faut… Il ne peut pas être découvert. D’une manière ou d’une autre, on doit cacher ça. Je dois cacher ça.[/color] » Je rectifie, sans trop de conviction, puisque je m’adresse à mon alliée dans tous les cas. Mais elle le sait, comme moi. On est déjà disgraciées, quelle peut être la sentence restante si on se fait choper avec un macchabée sur les bras ? « Peut-être peut-on le cacher dans les draps, pour le déplacer ? » Ou le foutre sous le lit si jamais quelqu’un se pointe ici, aussi ? Quelles idées pourries. Et tous ces morceaux de verre, et tout ce sang par terre… Je me retrouve à énumérer des suggestions toutes plus hasardeuses les unes que les autres. Ne sachant pas vraiment quelle solution s’offre à nous. Quel merdier.

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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Mer 7 Déc 2022 - 22:23
« Suriner une pers... » Tasya arrête sa phrase quand elle comprend de quoi il en retourne. Effectivement, cette scène ne peut pas passer pour un accident. La mexicaine ne dit rien quand Hoani s'excuse. Si elle a su vite réagir quand Phoebe et elle sont tombées sur Ray et l'Eveque, là, c'est très différent. Tasya est complètement déstabilisée. La vision du sang l'effraie, elle qui le côtoie pourtant régulièrement dans son quotidien du travail. Là, elle prend la mesure de toute la gravité de la situation : Hoani a tué un homme à coups de morceaux de verre. C'est grave, si son amie se fait surprendre ici, enfin, si elles se font surprendre ici, la sentence sera la mort. Hoani était en colère alors elle l'a tué ? « J'avais de la colère aussi quand je suis arrivée... » commence-t-elle avant de s'arrêter brusquement. « Désolée, c'est juste que... » Cela fait beaucoup à digérer.

A nouveau, Tasya a un regard un peu perdu quand Hoani refuse qu'elle aille chercher de l'aide. Se rend-elle compte qu'elle ne pourra pas gérer tout toute seule ? Elle hoche la tête et se recule légèrement quand son amie parle de se changer. « Tu veux que j'aille chercher une tenue propre ? » Ses yeux se reposent sur le cadavre et elle a un nouveau frisson. Tasya relève un regard lourd d'incompréhension vers son amie. Des produits ménagers ? « J'ai du vinaigre » Donc pour les produits chimiques, il faudra repasser. Malheureusement pour faire le ménage, elle doit se contenter de ça et si c'est assez efficace pour désinfecter, elle a quelques doutes sur son efficacité sur tout le sang répandu au sol.

La mexicaine hoche la tête quand Hoani parle qu'elles doivent le cacher. Où ? Comment ? Elle n'en a aucune idée. A vrai dire, elle n'arrive pas à se dire que tout ça est vrai. C'est forcément un cauchemar, elle va se réveiller et oublier tout ça, non ? Et pourtant, tout cela semble bien trop réel. « Oui, on peut le rouler dans les draps pour le cacher, si quelqu'un arrive » Et son regard lourd d'appréhension se dirige vers la porte. Elle a amené des draps propres, elle comptait faire le lit mais en attendant, ça peut faire l'affaire pour le dissimuler aux yeux d'éventuels visiteurs.



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Hoani Hayworth
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Sujet: Re: We do not speak the same body language    Sam 17 Déc 2022 - 13:23
Is there something that you wanna say, is there something that you wanna say ?
Are you tangled up inside ? Is it something that you hide ? Are you twisted up and don't know why ? Are you stuck inside your head, like I'm stuck inside my head. If you listen to the voice inside, cut the line. Are you stumbling with your words ? Sometimes it hurts 'Cause you don't have a way to speak out. Are you terrorizing yourself ? Terrified of that hell ? I wish you would just make a sound.
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Je garde le silence, me mordant par réflexe l’intérieur de mes joues en entendant la remarque de Tasya. D’un coup, la fureur se réveille et je grince des dents en foudroyant ma partenaire du regard. Elle aussi elle était en colère à son arrivée ici, et quoi hein ? Ce n’est pas pour autant qu’elle a tué quelqu’un, c’est ça ? Elle croit que je ne le sais pas, elle veut une médaille pour son self control peut-être ? Je me gifle mentalement. C’est injuste, ce qu’il se passe, et la brune n’y est pour rien. J’en ai bien conscience, mais c’est plus fort que moi, toutes ces émotions me détruisent de l’intérieur. Alors je plonge mes mains ensanglantées dans l’eau, mesurément, avant de contenir mes tremblements. Elle a raison, putain, j’ai été si conne. Comment ai-je pu me laisser submerger par cette vague de rage, ou de désespoir, et commettre un tel meurtre ? Je pars en vrilles, il n’y a même plus à se demander ce que je fous ici. Sauf que bientôt, je n’aurais même plus de tête pour réfléchir à mes conneries si je ne rattrape pas mes propres actions. « Non ne le sois pas. Je n’ai aucune excuse, et je n’aurais jamais dû… bordel, j’ai pété les plombs, je sais, Tasya. Je suis désolée que tu te retrouves mêlée à ça. » Je pourrais lui promettre que ça n’arrivera plus, mais le mal est fait.

« Si tu en as une, je veux bien. » Je dois en avoir dans notre misérable chambre, mais je me vois mal me balader dans le bordel à la recherche de nouveaux vêtements dans cet état. Pour sûr que le spectacle serait charmant, mais ma peau serait vendue aussitôt. Je me fige soudainement quand la mexicaine me parle de vinaigre, et je me retrouve à la regarder d’un air stupide, hébété, les yeux ronds comme des billes. Je ne dis pas que le vinaigre ne dispose pas de certaines vertus ménagères mais… avec tout ce sang ? Fais chier. Je me jette de l’eau sur le visage, mes dents dévoilées en une moue furibonde. Putain, on n’a rien dans ce foutu bidonville, autant me trancher les veines tout de suite pour mettre fin au supplice. Bon, il ne sert à rien de paniquer. Chaque chose en son temps. Ah, très drôle, venant de celle responsable d’un tel merdier. Je souffle, et me relève enfin, n’ayant plus le temps de rester paralysée sur place. « Très bien. Enroulons le corps dans les draps et épongeons ce qu’on peut du sol. » Je propose, presque sûre de moi. A vrai dire, j’ai beau essayé de trier les étapes dans ma tête, je dois bien admettre que je n’ai aucun plan, aucune issue de secours.

La brune se dirige vers la porte pour amener les draps propres, tandis que je profite de ceux salis pour commencer à essuyer les preuves de mon crime. Le vinaigre ne masquera rien du tout, alors je me surprends à suggérer : « Avec les tâches que cela va laisser, je peux… me couper. Plus profondément, causer une blessure suffisamment sérieuse pour justifier toutes ces traces. » C’est ridicule, mais pas plus que le reste. Parce que même en se débarrassant du corps, le liquide éparpillé sur le sol ne saura jamais disparaître complètement. Je connais bien des blessures qui paraissent impressionnantes au premier abord, mais qui sont en réalité superficielles. Rien qu’une coupure au pouce, c’est fou comme cela peut saigner. Non pas que dans le cas présent, ce serait suffisant, mais cela reste une justification, certes piteuse, de la situation. « Ou sinon, on essaye de tout faire disparaître. Si la chambre prend feu par exemple… » Au risque d’incendier tout le bordel, si on peut seulement parvenir à foutre le feu. J’attends la réaction de Tasya. Redoutant même d’avoir à énumérer cette solution foireuse. Mais quoi, qu'est-ce qu'on a d'autres pour nous ? Trouver des cochons et leur filer de la viande humaine à bouffer. Enterrer le corps on ne sait où, ou bien entre quatre murs ? J’aurais bien pensé à le dissoudre à l’acide, mais si on n’a pas de vinaigre, on ne risque pas de trouver un tel composé non plus. Tout va à cent à l’heure dans ma tête, mais je n’ai aucun bon plan. Rien que des missions périlleuses qui vont juste nous faire tuer. Je peux me féliciter, je nous ai plongé dans un enfer encore plus terrible que ce que l'on vit au quotidien.
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