The Walking Dead RPG

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Anya Sullivan
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Anya Sullivan
Anya Sullivan
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habileté:
Survivor
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 4
Sujet: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 20:06

ANYA SULLIVANtell me more about you

prénom(s) : Anya
nom : Sullivan
date de naissance : 3 décembre 2009
âge : 12 ans

ville de naissance : Calgary - Alberta
métier : Aucun
groupe : Traveler - Inglorious Fuckers

avatar : Daisy Mayer

what i am

qualites
curieuse
compatissante
futée
discrète
gentille
defaults
associable
névrosée
bégayante
instable
sauvage
Equipement :
Un sac à dos bleu délavé
Une peluche de renard nommée Teto
Une petite gourde d’eau vide
Une couverture
Un vieux carnet de notes avec un crayon déjà bien usé
Un couteau de combat
     
Details physiques :
Des cheveux châtains sales, collés, et noircis par la crasse… Un visage tout aussi crasseux, plein de boue et de poussière. Des vêtements rapiécés et un sweat à capuche à l’odeur rance. Voilà ce qui détail le spectacle navrant qu’offre aujourd’hui Anya. Isolée depuis six mois de toute présence humaine, la fillette est quasiment retournée à l’état sauvage, donnant cet aspect presque “animal” à son apparence. Seul contraste avec ce tableau : deux yeux noisette brillants et vifs qui témoigne encore de l’humanité de la jeune fille.
En dessous de l’épaisse couche de salissure se trouve pourtant encore le visage pâle et fin d’une enfant amaigrie et plutôt petite à cause de la malnutrition. Une petite cicatrice obtenue durant son errance orne le dessous de son oeil gauche.

Psychologie

Si nous devons nous montrer honnêtes, il y a une chose sur laquelle tout le monde tombera d’accord : la petite Anya est une personne à la psychologie perturbée. Vous me direz, qui ne l’est pas depuis l’arrivée de la grande épidémie ? Penchons-nous un peu sur ce que l’on pourrait appeler “l’évolution des névroses” d’Anya.
Bon, rendons d’abord à César ce qui est à César, la fillette n’a pas toujours été ainsi. A vrai dire, il y a de ça pas si longtemps, lorsque le monde n’était pas encore un gigantesque chaos, Anya était une enfant… plutôt banale à vrai dire. Certe, elle faisait montre d’un caractère compatissant et gentil pour son âge qui pouvait forcer l’admiration, mais rien qui ne soit si surprenant. Un caractère joyeux et un esprit futé, une curiosité enfantine très développée, bref, elle était dans la moyenne des enfants de notre monde. Pas très bonne en classe, mais assez pour garder la moyenne et apprendre à lire et écrire, pas la plus populaire, mais avec un ou deux amis. En somme, inutile de s’attarder, vous aurez compris l’idée.
Là où ça devient plus intéressant néanmoins, c’est lorsque l’on observe l’évolution de sa pathologie à travers les jours qui ont marqué l’avènement du grand fléau de 2015. Ses premiers symptômes psychologiques ont commencé à apparaître après les premiers évènements marquants de l’épidémie. De légères névroses, des tocs et surtout un défaut d’élocution prononcé qui la faisait bégayer par intermittence et finalement parler le moins possible. Les choses horribles et spectacles choquants auxquels elle a assisté ont peut-être eu une petite, toute petite, influence sur ses troubles mentaux. D’abord légers, ils se sont accentués au fil des jours, la refermant sur elle même et la rendant inapte à la vie en société. Notez que ce genre de situation est moins gravissime dans notre monde actuel, vidé de 70% de ses habitants, que dans l’ancien, allez savoir pourquoi. Des tocs décuplés dans de nombreux petits rituels inutiles, des obsessions et crises de nerf, une comptine fredonnée à tue-tête et bien sûr, une méfiance prononcée envers les autres survivants. Et ça n’allait pas s’améliorer.
Rendue paranoïaque à cause de la pandémie qui ramenait les morts à la vie, Jody, sa mère, les as rapidement éloignées de toute forme de civilisation, et même de tout regroupement humains en général. Ce qui peut s’avérer un bon plan pour éviter les problèmes… Mais un très mauvais moyen de guérir une psychose.
La névrose de Anya n’a fait qu’augmenter, se couplant à une asociabilité devant le manque de contacts avec des congénères. Et cet état a atteint son point culminant lors de l’évènement qui marqua le plus la fillette : la mort de sa mère, tuée sous ses yeux par d’autres survivants et sa fuite dans la forêt. Oui, là c’est sûr, ce n’est pas le genre de chose qui pousse à se rapprocher de ses confrères, plutôt à les fuir. Et c’est exactement ce que la fillette a fait en se cachant dans les zones les moins peuplées qu’elle trouvait, vivant en solitaire, devenant de plus en plus sauvage et isolé socialement comme mentalement. Son bégaiement empira de manière drastique et ce n’est pas ses seules interactions avec sa peluche qui allait arranger ça. Enfin, voyons le côté positif, tous ces efforts pour se cacher des autres lui permis de développer un sens avancé de la discrétion.
Six ans, c’est le court laps de temps qu’il a suffit pour transformer une enfant “normale” en un animal sauvage, associable et mentalement instable. La vie n’est elle pas fascinante dans ce monde d’apocalypse ?
Bien sûr, pas conclusion hâtive, Anya reste une enfant presque retournée à l’état sauvage, mais quelque part, sous ces couches de sauvagerie, se cache toujours cette fillette au tempérament compatissant qui ne rêvait autrefois que de devenir médecin… Ou chasseuse de dragons, mais ça c’est une autre histoire.




Story of survival

Pre-apocalypse


*Clic. Dziiiiii….*
“Tu peux y aller chérie.”
*Frottement*
“Coucou ! On m’entends bien ?!”
*Rire*
“Mais oui allez, présente toi.”
“Hum, hum… Moi j’suis Anya Sullivan ! J’ai 6 ans bientôt ! Et suis super contente !”
“Et pourquoi ?”
“Pars’que demain, on déménache !”
*Cri de joie*
“Maman e’ nous emmène dans l’Origan !”
“L’Oregon !”
*Rire*
“Oué ! Maman elle a un nouveau travail et moi j’vais avoir ma chambre à moi ! Et… Et en pus, y a un jardin ! Avec des zarbres ! C’est trop super !”
“C’est vrai ? Woaaw. Et tu veux pas nous en dire un peu plus sur toi ?”
“Heee… Moi j’aime dessiner, et les bonbons, mais pas ceux qui piqu’ ! Et j’aime grimper dans les zarbes ! Mais j’aime pas trop l'école, sauf les madématiques, c’est drôle ! Et, et, et ! J’aime aussi ma maman Jody !”
*Bruit de chahut et rires*
“Anya ! Arrête tu vas me faire lâcher le magnéto !”
*Rires*
“Ma maman c’est la plus fort ! Elle est soldat, comme dans les films ! Et elle sait plein de trucs comme faire des pièges à oiseaux ou construire des cabanes ! Et elle m’apprend tout plein d’choses ! C’est trop bien qu’on va être tout les deux dans la nouvelle maison !”
“Et on part quand ?”
“Dans cinq jours ! L… le.. di… dizète ot.. otobe…”
“Octobre ! Le dix-sept octobre. Quelle année ?”
“D… deux c… cent-mille…”
“Deux-mille.”
“Deux… mille… qu.. quinze.”
“Voiiilà. C’est très bien. T’es contente ?”
“Trop ! Même si c’est un peu tris’ de partir d’ici. C’est bien Calgary, avec les copines. Mais j’ai pas ma chambre, là bas j’aura ma chambre ! Pis j’écrirais à Laura et Coline tout temps !”
*Pouffement*
“Bon allez ma puce, on va continuer les cartons. Il y a tes peluches à emballer.”
“Ah non pas mes puches !”
“Ben si, faut bien qu’on les emmène aussi. Tu pourras garder Teto avec toi si tu veux. Allez Anya, dis au revoir.”
“Auvoir !”
*Dziii…Clic*

Post-apocalypse

*Clic. Dziii…*
“19 octobre 2015, Kamloops…
Anya… s’est enfin endormie…

Bordel, et dire que ma vie commençait enfin à rouler droit… Un nouveau boulot de sergente-instructrice dans l’Oregon, mon attestation de résidente Américaine validée dans les temps, une nouvelle maison de fonction où j’allais pouvoir élever ma fille…
Le déménagement était plié, le camping-car préparé…
*inspiration*
J’avais bien entendu parler de ces cas d’agressions étranges à la radio, des sortes d’émeutes et des débuts de confinement par l’armée, mais de là à imaginer ça ? Qu’est ce qu’il se passe putain ?
*silence*
C’était censé juste être une halte pour la nuit sur une aire de camping. On aurait repris la route le lendemain… Il y avait… Il y avait d’autres campeurs… Des familles. Anya a joué avec deux autres enfants toute la soirée.
Et puis… Il y a eu ce type… Celui avec le bandage à la main… Il a eu comme une sorte de crise d'épilepsie, alors pendant que d’autres le soutenaient, je suis retournée au camping car pour chercher ma trousse de secours.
Mais quand je suis revenue… Il… Il était en train d’attaquer l’un des campeurs qui l’aidait. Il le… mordait au poignet… comme un animal… Et quand un autre a voulu le retenir, il s’est retourné contre lui et lui a… bordel… Il lui a arraché la jugulaire ! D’un coup de dents !
J’avais jamais vu ça… J’ai… J’ai tenté d’aller les aider à arrêter ce fou furieux, on s’est mis à trois pour le maîtriser au sol… Il avait l’air complètement fou… Il poussait des sortes… de râles ou grognements bizarres…
Mais le pire… ça a été après. Le pauvre gars à la jugulaire arrachée… il s’est relevé comme s’il n’avait rien et s’est jeté sur une autre personne ! Comment est-ce que ça peut être possible ?! Il était mort ! Il avait la gorge ouverte putain !
*respiration profonde*
Ca a été rapidement le chaos sur l’aire… Je suis revenue à nouveau au camping-car, cette fois pour prendre mon arme de service. Et quand je suis revenue, tout partait en vrille… D’autres étrangers enragés comme des animaux étaient sortis des bois pour attaquer les campeurs. Tout le monde courait dans tous les sens en hurlant. J’ai pas réfléchis et je suis allé tout de suite chercher Anya…
Elle…
Bon sang… La pauvre… l’un des enfant avec qui elle jouait était en train de se faire dévorer la joue sous ses yeux… Il hurlait… Elle a du assister à tout ça…
Comment calmer ses cauchemars après ça ?!
Je l’ai attrapée, et j’ai couru vers le véhicule. J’ai laissé ce pauvre gosse se faire manger vivant… Quelle horreur… Mais j’avais pas le choix, il fallait que je sauve ma fille.
*soupir*
En revenant, je me suis retrouvée face à l’homme au bandage qui me bloquait la route. Il avait la bouche pleine de sang et claquait de la mâchoire en s’avançant vers moi, comme un réflexe morbide. D’instinct j’ai levé mon arme en lui ordonnant de reculer, mais il a continué d’avancer sans m’écouter. Son regard était si étrange… Comme celui d’un toxico.
Alors j’ai posé Anya en lui disant de se boucher les oreilles et j’ai tiré.
… Putain…
Même après cinq balles dans la poitrine, il marchait encore vers moi comme si ça ne lui faisait rien ! J’ai l’impression d’être folle rien qu’à m’entendre dire ça…
Il a fallut que j’arrive à caler la dernière entre ses deux yeux pour en venir enfin à bout…
J’ai pas attendu, une fois Anya dans le camping car, j’ai démarré et j’ai filé à travers l’aire pour rejoindre la route…
*soupir*
On a roulé sans s’arrêter… A la radio il parlait de la loi martiale déclarée par l’armée… D’attaques généralisées…
J’ai fini par nous arrêter sur le bas côté, dans un petit sentier de montagne. Anya n’a pas décroché un mot depuis l’attaque… Elle tremblait comme une feuille, les yeux fixes, en serrant sa peluche contre elle. J’ai passé deux bonnes heures à tenter de la calmer…

Et maintenant ?
Il faut que je réfléchisse… Dans la panique j’ai laissé mon portable sur la table de pic nique, pas moyen de contacter mes supérieurs ou qui que ce soit.
Le mieux serait de tenter malgré tout de rejoindre l’Oregon, là bas l’armée prendrait en charge Anya et je pourrais me rendre compte de la situation. Mais qui sait si les frontières ne sont pas déjà fermées si c’est une folie généralisée ?
Il faut que je tente le coup…”

*Dziiikrrr….*

“26 octobre 2015, Forêt du Mont Baker…

Presque dix jours que ce merdier a commencé, et je sais toujours pas comment on a pu en arriver là…
Avec… Avec Anya on a roulé vers le sud, pour atteindre la frontière… Il y avait tous ces gens qui fuyaient sur les routes, qui quittaient la ville. Comme j’avais imaginé, les frontières américaines étaient déjà fermées. Il a fallu que je m’explique avec le responsable militaire pendant plusieurs minutes. Vu que j’avais déjà mon contrat en règles avec l’armée, ils ont fini par nous laisser passer en nous prévenant que c’était le merdier dans toutes les villes jusqu’à Seattle…
Un merdier… C’était surtout un vrai chaos !
*rire nerveux*
Entre les habitants qui fuyaient la ville en masse, les camps de réfugiés dressés partout, et ces… choses… qui attaquait toute personne qu’ils croisaient, par grappe de dizaine, centaines ! Ils se jettent jusque sous les roues des voitures, déclenchant des accidents partout…
Ca m’a décidé à quitter la route principale pour bifurquer vers l’est. Tant pis pour Seattle, on tentera notre chance par les chemins montagneux pour gagner l’Oregon.
Enfin… Ca c’est ce que je me disais avant…
Mais j’ai vu Seattle de loin… J’ai suivi à la radio ce qui se passe… Ce chaos… Il s’est répandu partout…
Ils parlent d’un virus. Un truc qui ramènerait les morts à la vie. J’aurais pu croire que c’était un canular si je n’avais pas assisté à la scène au camping il y a neuf jours.
Et puis, il y a eu cette altercation chez le pompiste…
Il fallait que je prenne de l’essence. Je me suis arrêtée à une station service qui avait l’air déserte. Vu qu’elle était ouverte, je suis quand même allée voir à l’intérieur… Le proprio était là, étalé dans une mare de sang, le ventre ouvert. Aucune trace de la personne qui lui avait fait ça, mais après quelques secondes seulement, il s’est relevé sous mes yeux et a commencé à marcher dans ma direction, les mâchoires claquantes.
Aucune sommation cette fois, j’ai tiré directement dans sa tête. Puis je suis sortie en vitesse et on a quitté la station sans même prendre le temps de refaire le plein…
J’ai fini par siphonner le réservoir d’une voiture abandonnée sur la route pour nous donner un sursi, mais on ira pas loin si je ne trouve pas plus d’essence…
Il… Il va falloir que je réfléchisse à un plan de secours… Foncer en Oregon ne servirait à rien à présent si c’est pareil partout…
*inspiration*
Au moins, Anya a l’air de s’être un peu remise de ce qu’il s’est passé. Elle ne tremble plus et arrive à dormir un peu. Par contre elle… elle a commencé à bégayer quand elle parle depuis l’incident au camping… et elle a d’étranges tocs, comme réaligner ses crayons en permanence, qu’elle n’avait pas avant…
Ça m'inquiète… Mais tout ce qui compte pour le moment c’est qu’elle soit en sécurité.”

“28 octobre 2015… Quelque part dans les forêts l’est de Seattle…
*soupir profond*
… Depuis combien de temps je n’ai pas dormi ?...
Je sais plus… J’ai l’impression d’entendre partout leurs cris, leurs grognements…
On a fini par tomber à cours d’essence. J’ai décidé de nous enfoncer un peu plus dans la forêt avant que ça n’arrive. Ces choses se paquent dans les villes, elles semblent traquer le moindre survivant de l'épidémie. Et c’est sans parler du reste… Les pillages, les meurtres, la cruauté humaine revenue à sa forme la plus primitive…
J’ai déjà vu ça sur le terrain, dans les zones rongées par la guerre. C’est face à l’adversité que tout ce qu’il y a de pire en nous se réveille.
… La radio a presque arrêté d’émettre, mis à part ces stupides messages automatiques envoyés par le gouvernement… “Restez chez soi”, “La situation est sous contrôle” qu’ils disent… Vous avez foutu le nez dehors bande d’abrutis ?!
… Maintenant j’en suis sûre, le chaos s’est généralisé sur tout le continent… J’avais jamais entendu parler d’une contamination allant si vite… On peut même plus se fier à ses yeux, les morts ne le restent plus très longtemps…
*inspire*
J’ai pris une décision. Rejoindre les villes est devenu trop dangereux, tout comme croiser d’autres survivants. On ne savait jamais qui va représenter une menace. On va rester cachées dans la forêt. Le camping-car nous donne un abri et il nous reste encore de la nourriture dans la glacière. En me rationnant, je devrais pouvoir faire en sorte que Anya mange à sa faim. Et pour la suite… Il faudra que je trouve une autre solution. Ça ne pourra pas être pire que la diète forcée dans les montagnes de Somalie.
*rire nerveux*
Je n’ai plus le choix… Je dois veiller à ce qu’Anya aille bien… Il n’y a plus qu’elle qui compte maintenant…”

*DziiKrrrr…*

“14 février 2016, forêt nationale, montage de Baker.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait d’enregistrement sur ce magnéto.
Je me souviens que durant les opérations, il nous conseillait toujours de tenir un journal, soit disant que ça aide à combattre l’éloignement et l’isolement.
… En vrai, ça m’a manqué un peu, alors c’était peut être vrai.
La situation ne s’est pas améliorée ici. Les villes, et maintenant les villages sont envahis par ceux que les gens ont baptisé “les rôdeurs”. Ils sont stupides, mais ils ont l’air régis par un instinct de meute et se regroupent pour traquer les survivants… Ils ne se fatiguent jamais, ne s’arrêtent jamais, ne dorment jamais… Ce sont de vraies machines à tuer.
Heureusement, ils sont lents et semblent incapables d’effectuer des actions simples comme grimper, même de quelques mètres. Ca ne les rend pas moins dangereux, mais au moins, on a une chance de survie. Par contre… ils ne craignent presque rien, ni les balles, ni la douleur… Un type que j’ai croisé m’a même dit qu’ils continuaient à avancer en étant entièrement en flammes. Saloperies…
Trouver de la nourriture ou même de l’eau en est devenu de plus en plus difficile et dangereux. Au moins mes réflexes de survie en terrain hostile sont vite revenus. En fabriquant des collets et pièges basiques j’ai pu subvenir aux besoins d’Anya, même s’il a fallu que je me rationne drastiquement. Et même si l’électricité du camping car n’a pas tenu très longtemps, j’ai pu renforcer l’isolation avec des herbes sèches et des sacs de paille récupérés dans une grange.
Le pire à affronter, mis à par les rôdeurs, a été l’hiver. Comme si le temps lui même avait décidé de la fin de l’humanité… Les chutes de température ont été impressionantes. Anya a fini par tomber malade malgré mes efforts pour la garder le plus au chaud. J’ai… J’ai cru que j’allais la perdre…
Ma chance a tourné lorsque je suis tombée sur campement de survivants déserté. De ce que j’ai pu tirer des traces, ce ne sont pas des rôdeurs qui les ont attaqué… Ca ne m’a pas étonné tant que ça, les pillages sont monnaie courante à présent. Par chance, les voleurs avaient oublié un sac, jeté dans les fourrés, dans lequel j’ai trouvé quelques denrées mais surtout une boîte d’antalgiques, de quoi faire tomber la fièvre de ma fille.
Il a fallu du temps, mais Anya a fini par se remettre.
La fin de l’hiver approche maintenant, la nature ne devrait pas tarder à refleurir. Si la situation n’est pas rose, je garde néanmoins espoir. On peut tenir. Les morts marchants finiront bien par dépérir si le virus ne peut se nourire non ?
*expiration lente*
Néanmoins, je suis convaincue qu’il faut éviter tout contact avec les autres survivants. Ils représentent autant un danger pour ma fille que les rôdeurs à présent. Je vais limiter mes rencontres à de potentiels et rares échanges de ressources. Pour le reste, je nous tiendrai éloignées de toute personne inconnue. En aucun cas il ne nous faudra révéler notre position.
Dans ces forêts montagneuses, nous survivrons, j’en suis persuadée.“

*DzKrrrrr….*

“13 août 2016… Toujours… Dans la forêt nationale…

Bordel, ce salaud m’a pas loupé… Heureusement que… j’ai trouvé du fil et des aiguilles… dans cette boutique… pour recoudre la plaie…
Je… Je sais même pas pourquoi je m’enregistre… maintenant…
Pour tenter d’oublier… la douleur sans doute…
Une chance que… Anya fasse la sieste… Elle se serait inquiété… de me voir… comme ça…
*profondes inspirations et expirations*
Je pensais avoir pris toutes mes précautions… comme d’habitude avant d’aller explorer… Mais ‘faut croire que je me suis relâchée avec le temps… Trop concentrée sur les rôdeurs… J’en ai oublié que les humains étaient souvent plus dangereux…

P’tain, c’était juste une petite mercerie de quartier… Je pensais qu’elle avait été pillée depuis le temps !... Il faut croire que certains cafards restent plus longtemps…
Je voulais récupérer de la laine ou de la polaire… pour faire un bonnet plus chaud à Anya pour le prochain hiver… J’avais déjà vérifié l’absence de rôdeurs… et installé une corde reliée à une clochette à l’entrée au cas où…
Cet enfoiré est arrivé de nul part… Enfin si, de l’entrée très probablement… La douleur me fait dire n’importe quoi…
Il m’a attaqué dans le dos avec une machette de fortune, j’ai juste eu le temps de me retourner pour me protéger le visage… Putain, cette douleur sur le bras… J’ai cru qu’il me l’avait coupé… J’ai pas réfléchis, trop long pour sortir mon arme de service… J’ai dégainé mon couteau de combat de mon bras pas amoché et en maintenant l’autre contre son torse malgré la douleur, j’ai frappé sa gorge…
Il… Il ne devait probablement pas s’attendre à ce que je sache me défendre… Il a à peine réagi, et en quelques secondes il était mort… Vu ses vêtements… c’était probablement un survivant de l’extérieur…
… J’ai pas traîné plus longtemps… Juste le temps de choper un petit paquet d’aiguilles et… du fil de couture… et j’ai rebroussé chemin vers la forêt… Je savais pas s’il avait des complices dans les parages…
Bordel… Se recoudre… sans anesthésiant… C’est vraiment… vraiment pas la pied…
Cette douleur…
J’ai désinfecté avec de l’alcool… Pourvu que ça ne s’infecte pas…

Tout ça m’a fait réaliser… un truc au moins…
Anya… Si jamais je ne revenais pas un jour… Qu’est ce qu’il adviendrait d’elle ?... Toute seule… dans ce monde fou à lier…
… Je… Je pourrais pas la protéger tout le temps… Le risque… est trop grand…
Il faut… Oui… Il faut que l'entraîne… dès maintenant…
Ce n’est qu’une enfant encore… Mais je n’ai pas le choix… Si elle n'apprend pas à survivre seule… C’est comme… si je l’envoyais à la mort…
… Demain… Demain oui… Je commencerais à lui enseigner les bases…
Chasser… Fabriquer des pièges… Se repérer… Masquer ses traces… Se soigner…
… Elle a toujours été une petite fille intelligente… elle apprendra vite…
Surtout que…l’isolement a accentué ses tocs j’ai… l’impression…
… Je ne sais pas comment gérer son état… Elle semble si silencieuse en refermée… maintenant… Au moins… elle continue de sourire… Mais son… bégaiement… Le fait qu’il… qu’il ne se soit pas calmé… ça m’inquiète…
*inspire profondément*
Allez… respire Jody… Ce n’est pas le moment… de se laisser aller… Ta fille a besoin de toi… Reste forte !...
… Je risque de limiter mes enregistrements maintenant… les piles du magnéto ne tiendront pas éternellement…
… Il me reste peut-être encore un peu d’alcool… J’ai bien une autre méthode pour m’anesthésier un peu…”

*Krrrrr……*

“24 novembre 2019, Forêt nationale du Mont Baker.
Wow, je ne me souvenais presque plus que j’avais ce magnéto. Ca fait quoi… trois ans que je ne l’ai pas utilisé ?
Retomber dessus m’a donné envie d’enregistrer de nouveau. De toute façon il ne doit pas rester beaucoup de piles, alors ça ne servira pas à grand chose dans le futur, et puis qui pourrait bien écouter ça de tout façon. Mais bon, les réflexes ont la peau dure il faut croire.
Alors… que dire de ces trois dernières années. Pas de changements au niveau de la situation de la région, et sans doute du pays.
Enfin ! Qu’est ce que je raconte ! On a du subir l’arrivée sur le marché de nouveau groupe organisés de survivants. Je ne sais pas ce que je préfère personnellement, les groupes isolés, psychotiques et tirant quasi à vue, ou les tarés d’illuminés qui se font appeler “New Eden”... Bon, il y a toujours les survivants de “The Haven” avec qui j’ai pu un minimum faire affaire, mais je trouve qu’ils sont un peu trop insistants lorsqu’ils me posent des questions sur moi et mes proches. Enfin, j’ai fait en sorte de ne jamais parler d’Anya à chaque fois, c’est déjà ça.
En parlant d’Anya.
Ma petite fille se débrouille très bien. Un peu réticente au début sur les nouveaux apprentissages que je lui ai imposés, elle a fini par s’habituer à tous ces exercices. Elle se montre vraiment courageuse.
Malgré le manque de nourriture régulier, et toutes ces connaissances compliquées que je lui inculque un peu de force maintenant, elle ne se plaint presque jamais et continue à sourire…
Je sais que c’est ma fille et que je suis probablement biaisée mais…
*soupir*
Bon sang, je suis si fière d’elle…
Je m'en veut un peu parfois de l'isoler ainsi de tous et de l'obliger à tous ces apprentissages qu'elle n'aime pas forcément… Mais ce sont les conditions à sa survie. Le monde d'aujourd'hui n'est plus celui d'autrefois. Je ne dois pas laisser mon affection parler à ma place, sa vie passe avant tout.
Elle a tellement grandi en trois ans. Mon bébé est devenue si rapidement une grande fille, maligne et pleine de volonté… Malgré tout ce qui lui est arrivé, elle a su garder cette gentillesse et cette curiosité qui m’impressionnent. Si j’ai une seule crainte à ce sujet, c’est que cette grande bonté d’âme se retourne contre elle dans ce monde chaotique. Il y a tant de personnes qui pourraient en profiter… Il faut que je continue à lui apprendre à rester cacher.
Quant à ses troubles…
J’ai tenté de lui venir en aide, mais je dois avouer que je suis larguée à ce niveau… Comment guérir un enfant d’un choc traumatique lorsqu’il a vu tant d’horreurs ?...
Si son bégaiement n’a pas empiré, je l’ai surprise parfois en train de parler à sa peluche, encore à son âge, et elle a développé de plus en plus de tocs, comme toucher chaque troncs d’arbres à chaque fois que l’on revient à la caravane, ou “trier” l’une de ses mèches de cheveux lorsqu’elle se lève… Ne pas les faire la plonge dans un état de stress frisant la panique… Du coup, je sais que je ne devrais pas, mais je la laisse faire. Je préfère la savoir calme et concentrée, elle a déjà tellement d’autres soucis à gérer.

Parfois… Lorsque je l’observe dessiner en silence, ou rêvasser en regardant le ciel, je m’interroge…
Je ressors cette photo jamais envoyée. Je repense à son père.
J’ai toujours été convaincue que l’élever seule était la meilleure solution et j’ai fait de mon mieux pour garder le secret à son sujet, éludant ses questions à chaque fois.
Mais maintenant qu’elle ne me les pose plus… et que je vois dans quel monde je la fais vivre… Je me dis que je devrais peut-être…
Non… A quoi est-ce que ça lui servirait à présent ? Il est probablement mort comme tous ceux qu’on connaissait…

Peut être, un jour… Plus tard…”

*Krrrr…*

“11 janvier 2020, forêt de…”
Krrrrzzzzz…
“Salut ! C’est m-moi ! J’ai emprun-unté le magné..to de maman !
Je vais p-peut-être me faire gronder… Mais de tou-oute façon elle l’uti-tilise plus ce vieux machin.
Elle est p-partie chercher à manger toute seule là et moi j’sais p-pas quoi faire… J’ai pas env-vie de dessiner aujourd’hui et cache-cache c’est n-nul, je gagne toujou-jours contre Teto. T’es pas doué Teto ! Si si !
Au f-fait ! J’m’ap-pelle Anya Sullivan ! Des fois maman m’ap-pelle Any ! Ou ma puce. Mais j’aime pas, c’est pas jo-joli une puce !
Là je suis dans le c-c-camping-c-car et je regarde la pluie qui tombe. C’est joli mais super ennuy…ennuyeuuuux…
*souffle exagéré*
Oh j’sais ! J’vais faire mon aut-aut-autobio…biographie ! C’est comme ça qu’ils d-disent dans les vieux journaux que maman me ramène pour dessiner !
Hum…hum… Alors comme j’ai dis je m’ap-ppelle Anya, j’ai douze ans ! Depuis… trois semaines si j’ai bien com-ompté ! J’suis super grande déjà !
Ma maman c’est Jody Sullivan. C’était une mili-litaire avant. Même qu’on devait dém-ménager pour son nouveau travail, mais les ogres sont arr-rivés alors c’est devenu compliqué.
Et mon papa… Ben en fait j’sais pas, maman a jam-jamais voulu en parler. J’crois qu’ils se sont fâchés ou quel…que-chose. Mais c’est pas grave, maman elle sait faire t-toute seule comme elle a dit !
Avec maman, ça fait lon-ongtemps qu’on est ici ! Même que le camping-car il est devenu tout r-rouillé dehors et qu’il a même plus de roues ! C’est norm-mal, maman elle dit que les autres gens ils sont mauvais et qu’il faut faire c-confiance à personne. Après maman elle a fait la guerre, du coup c’est normal qu’elle soit mé-éfiante ! Moi j’sais pas, ça fait l-longt-temps que j’ai pas vu d’autres gens, du coup je peux pas savoir s’ils sont méchants.
Depuis que les ogres s-sont arrivés j’ai plus le droit de qui-itter la clairière où on a mis le camping-car, à p-part quand maman m’emmène faire des pièges à lapins. Moi je les appelle les ogres, parce qu’ils man-angent des gens tout le temps sans s’arrêter. Je les ai vu ! Même qu’ils ont m…mangé le garçon avec qui je j-jouais. Il a saigné beaucoup.
Mais après maman les a tous é-écrasés ! Vrrrrr !
Je me dem-mande par contre comment vont mes amies d’école Coli-ine et Laura. Elles doivent être grandes aussi maintenant !
Depuis que les ogres sont arrivés, je vais plus à l’école, c’est maman qui m’ap-pprends plein d’autres choses. Des fois c’est des choses amu-musantes comme apprendre à reconnaître les champignons et les plantes, mais des fois c’est plus ennuyeux, comme f-faire des pièges, cacher ses traces et se battre avec un cou-outeau… J’aime pas trop… Mais maman est tellement fa-atiguée et inquiète en ce moment que je veux pas lui faire de mal, alors je f-fais ce qu’elle me dit ! En plus après j’ai le droit de m’amuser donc ça v-va !
J’espère qu’on pourra continuer notre partie de pui-puissance quatre quand elle reviendra, j’suis trop forte au puissance quatre !
*coups éloignés et précipités*
… Ah chut la voilà !
Bon je te laisse magné…magnéto…tophone, surtout tu dis pas que je t’ai emprunté hein ?
A plus !”

*KrrrzzzKlak*

………

Reposant l’appareil, la fillette courut vers la porte du véhicule, reconnaissant le code de sa mère bien que plus rapide et répété.
Tout sourire, elle ouvrit la porte après l’avoir déverouillée et perdit vite son sourire.

“M-Maman ?!”

“T.. Tout va bien ma puce…” répondit la femme en entrant précipitemment et fermant la porte derrière elle.

La femme repris son souffle quelques secondes. elle tenait une main serrée contre son ventre d’où s’échappait une impressionnante tâche de sang qui s’étalait sur son haut au fur et à mesure.
Paniquée, Anya se précipita pour aider sa mère, mais celle ci l’arrêta et s’avança rapidement dans le camping car, utilisant sa main libre pour attraper précipitamment des objets à droite et à gauche ainsi que le sac à dos de sa fille.

“Ecoute moi bien Any. Tu vas faire exactement ce que je dis. Prends ton sac à dos.” lâcha la femme d’une voix autoritaire et sèche qui surpris la fillette.

N’osant pas répliquer quoi que ce soit, elle obéit et s’empara du paquetage qu’elle accrocha sur son dos. Sa mère l’ouvrit et commença à fourrer dedans une bouteille d’eau, une carte de la région, ainsi qu’une couverture chaude et leurs dernières rares rations. Elle termina en plaçant Teto, la peluche, au sommet du sac qu’elle ferma vivement.

“M-m-ma-aman ?” balbutia la fillette.

“Pas maintenant ! Suis moi.”

Sans attendre, elle entraîna sa fille dehors, ignorant son regard emplis d’inquiétude. Une fois hors du camping-car, elle regarda rapidement le chemin qui menait à la forêt, l’air agressif. Anya remarqua, son inquiétude grandissante, qu’à chaque pas qu’elle faisait, quelques gouttes de sang tombaient sur le sol de terre et d’herbe mouillée. Puis elle tira sa fille par la main et l’amena jusqu’au tas de branches et bûches qu’elles avaient stocké plus loin. Là elle s’accroupit devant elle, la prenant par les épaules.

“Maintenant, tu vas te cacher sous les branches. Tu vas attendre en silence. Et quoi qu’il se passe, tu vas rester cachée, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus personne. Compris ?”

Anya écarquilla les yeux, de surprise, de panique. Elle commença à secouer vivement la tête, ne comprenant pas ce qu’il se passait mais assez inquiète par la situation pour se bloquer.

“N…N-n-n-non. J-j-je v-v-v-veux p-pas ! J-j-je v-veux res-rest-ter av…”

“Anya ! C’est très important tu m’entends ? Pour cette fois, il faut que tu m’obéisses sans rien dire. Je ne plaisante pas.” la coupa sa mère.

Elle jeta un coup d’oeil plus loin vers le sentier.

“C’est pas vrai… Ils sont déjà là…” marmonna t-elle entre ses dents.

Tournant les yeux vers sa fille, elle sortit de sa poche son couteau de combat avec son étui et lui mit dans la main.

“Tiens, garde ça avec toi. Ne fais confiance à personne. Tu m’entends ? À personne ! Reste loin des routes et des lieux peuplés comme je t’ai appris. Cache toi des rôdeurs ou fait du bruit ailleurs pour les attirer s’ils s’approchent.”

Les larmes montèrent aux yeux de la fillette, ne tardant pas à dégouliner sur son visage.

“M-m-mais… J-je… M-ma…m-man…T-t-tu…” balbutia t’elle en pleine panique.

Sa mère l’interrompit alors en lui plaçant une mèche de cheveux derrière l’oreille et lui caressant la joue. Puis elle la prit dans ses bras. L'étreinte calma un peu la panique de Anya, mais pas son inquiétude ou ses larmes.
Jody l’embrassa sur le front.

“Tu vas y arriver ma chérie. J’ai confiance en toi. Je t’aime plus que tout ma grande fille.”

La fillette voulut répliquer mais sa voix se bloqua dans sa gorge. La femme hocha la tête et poussa ensuite sa fille un peu calmée à se glisser sous le tas de bois, qu’elle rabattit précipitemment pour la cacher. Puis elle revint rapidement à la caravane, tenant de nouveau sa blessure et jetant des regards au sentier.
De sa cachette, tremblante comme une feuille, Anya vit sa mère entrer dans le véhicule alors que des inconnus approchaient sur le sentier. Ils étaient quatre, et leur expression était loin d’être amicale. Ils s’approchèrent du camping-car et encerclèrent rapidement la porte. L’un d’eux invectiva Jody, rentrée à l'intérieur, de sortir. La femme mis quelques secondes à s’exécuter. Lorsqu’elle fut dehors, Anya remarqua qu’elle avait placé rapidement un chiffon sur sa blessure. Son regard brûlait de défi mais elle semblait parfaitement calme.
Trois des hommes rirent. Le quatrième commença à parler à Jody qui lui répondit sèchement.
De là où elle était, Anya ne comprenait pas ce qu’ils disaient, mais l’air des quatre étrangers la terrifiait, surtout que tous étaient armés.
L’un d’eux fini par s’avancer après une conversation incompréhensible et voulu attraper la femme par les cheveux d’un geste violent. L’ex-militaire dévia la main de avant-bras et frappa de son autre poing l’homme en plein plexus solaire. La cible tomba à terre, plié en deux cracha de la bile, le souffle coupé. La femme en profita pour attraper sa tête et lui fracasser le nez contre son genou dans un geste maîtrisé. Étalé au sol, l’agresseur ne bougea plus. Deux des trois hommes restant brandirent leurs armes, un couteau et une sorte de batte cloutée, et montèrent à leur tour à l’assaut. Malgré sa blessure, la femme se battit comme une lionne. Mais l’affrontement était trop inégale et elle fini par prendre un coup de batte sur le dos qui la jetta au sol.
Anya retint un cri et plaqua un main contre sa bouche, les yeux écarquillés par l’horreur. Les deux hommes relevèrent Jody en la maintenant par les bras et le troisième s’approcha. Il lui tira la tête en arrière par les cheveux en s’accroupissant près d’elle et lui lança quelque chose. La femme lui cracha au visage et répondit quelque chose. Étonnement calme, l’homme s’essuya la figure puis, hochant la tête, sorti un couteau de sa ceinture et, sans autre forme de procès, trancha la gorge de sa victime.
Cette fois, Anya n’eut pas à retenir de cri. Sa voix s’était étouffée dans sa gorge, ses cordes vocales figées, son esprit volant en éclat.
Immobile, la bouche entrouverte, les pensées vides, elle regarda les meurtriers traîner le corps de sa mère plus loin. L’homme à la batte leva son arme et l’abattit.
Craquement sinistre. Une nouvelle fissure apparue dans l’esprit d’Anya.
Sous son regard vide à présent, ils se mirent à fouiller le camping-car, jetant dehors tout ce qui pouvait servir. Puis ils rassemblèrent des branches sèches dans le véhicule et allumèrent le bûcher de fortune.
Bientôt des flammes s’élevèrent par les vitres. Une nouvelle fissure apparue dans l’esprit d’Anya.
Enfin, les quatre hommes examinèrent rapidement les environs. Mais ne trouvant rien, ils rebroussèrent chemin avec leurs possessions malhonnêtement gagnées, emportant leur compagnon sonné.
Anya attendit, les yeux figés, tout comme son visage.
Elle attendit. Le camping-car continuait de se consumer lentement, emportant sa vie.
Elle attendit. L’odeur de matière carbonisée se faisait plus forte.
Elle attendit.
Enfin, après de longues minutes, elle s’extirpa de sa cachette et tourna les talons, tel un automate. Pas un regard en arrière. Elle marcha vers la forêt.
Elle avança, de plus en plus vite, jusqu’à se mettre à courir.
Elle couru, couru à travers les bois, sans s’arrêter durant de longues minutes, jusqu’à ce que finalement l’épuisement la fasse tomber au sol. Alors, elle s’assit sur ses genoux, le regard toujours fixe, les yeux écarquillés.
Ce fut d’abord un rire qui monta de sa gorge. Pas un rire joyeux ou sadique ou même fou. Juste un rire monocorde et sans saveur, nerveux.
Puis après quelques secondes, les larmes reprirent leur droit et le rire se changea en sanglots à peine retenus par sa mâchoire serrée.
Enfin, un instant plus tard, son regard s'emplit d’une rage sauvage et les sanglots se perdirent dans sa gorge. Elle sortit le couteau de combat horriblement acquis et le planta dans la terre face à elle. Une fois, deux fois, trois fois, poussant des cris de colère à peine étouffés à chaque coup.
Et lorsque la fatigue ne lui donna plus la force de frapper, elle s’arrêta, et se laissa tomber en boule contre l’arbre, les yeux encore dégoulinants.
Dans son esprit, deux Anya prenaient leur place : la première, renfermée, craintive, s’accrochant à sa voix pour la bloquer au plus profond de son esprit. La seconde, sauvage, méfiante, pleine de colère et de rage, qui s'empare du reste de son esprit pour la pousser à ne plus approcher les survivants.
Alors, après un temps indéfinissable, Anya émergea de sa léthargie et, mécaniquement, ressera son sac sur ses épaules et pris la route.
Survivre.
Ne pas s’approcher des lieux peuplés.
Se cacher des rôdeurs.
Ne faire confiance à personne.
À personne.

Survie

“5 février 2022, dans la forêt du “Park de Maconic” (c’est ce qui était écrit sur le panneau)

Je m’appelle Anya.
Je sais pas pourquoi j’écris dans ce vieux carnet moisi que j’ai trouvé. J’ai souvent vu maman le faire avec son magnéto, alors je me suis dis que j’allais faire pareil.
Il y a quelques mois, on a été attaqué maman et moi dans la forêt où on se cachait. Ils ont tué maman, et moi j’ai fuit.
Maintenant, je me cache dans les bois. Enfin, dans une vieille cabane à moitié pourrie et cassée que j’ai trouvé dans le parc, il fait trop froid la nuit pour rester dehors.
C’est dur. J’ai souvent faim, je mange pas trop la nourriture donnée par ma maman parce qu’après j’en aurais plus.
La journée, je sors en dehors de la cabane pour fabriquer des collets. Mais je sais pas bien faire comme maman, alors je sais pas si je vais réussir à attraper quelque chose.
J’ai vraiment faim.
Mais je peux pas approcher des autres survivants. Il faut pas.
Les autres survivants, ils sont des monstres, comme les ogres qui marchent lentement et dévorent des gens.
J’ai toujours Teto avec moi. Il me tient compagnie. Des fois j’arrive à lui parler, mais ma voix est bizarre, les mots se bloquent beaucoup dans ma tête, ils se cachent comme moi.
La nuit je reste dans la cabane, sous un tas de vieux cailloux noirs et je m’enroule dans ma couette pour pas avoir trop froid.
Mais il fait froid.
Des fois, quand je sors la journée, je vois de loin des ogres. Ils sont lents et bêtes, mais je fais attention à ce qu’ils me voient pas. Je me cache.
Une fois, j’ai vu des gens devant une petite maison. Alors je me suis enfuie.
Les gens sont dangereux.
J’ai trop faim.
Si je capture pas des animaux demain, faudra que je réfléchisse à trouver de quoi manger ailleurs. Faut pas que je m’approche des villes.
Mais si y a encore de la nourriture là bas ?

En fait, je sais pas si je vais continuer à écrire sur toi le vieux carnet. C’est pas très amusant. Je préfèrerai dessiner.
J’ai froid.
Et faim.”

time to meet the devil

• Pseudo (sur internet) : Terkial
• Âge irl : 27
• Présence : Une à deux fois par semaines au moins.
• Personnage : Inventé [X] / scénario/prédef [ ]
• Comment avez-vous découvert le forum ? Via le site “Forum-rpg.fr”
• Qu'est-ce qui vous a convaincu de vous inscrire ? L’ambiance, et surtout le contexte et les annexes (chronologie, description des factions…) que j’ai dévoré ! Ca m’a même fait changer l’idée de personnage que j’avais de base.
• Voulez-vous un parrain pour vous aider sur le forum Oui [ ] / Non [X]
• Crédits (avatar et gifs) Daisy Mayer (actrice), Terkial (modifications)

• Code du règlement OK - Maddie

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Tori H. Watanabe
Tori H. Watanabe
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Inglorious Fuckers
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Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 20:09
Bienvenue Anya !
Bon courage pour ta fiche !



Us against them
ANAPHORE
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Anya Sullivan
Anya Sullivan
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CASIER DE SURVIVANT
Messages : 4
Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 20:14
Merci beaucoup !
Je me demandais à qui m'adresser pour poser des questions sur la réalisation de ma fiche ?
J'ai quelques doutes sur les possibilités du personnages. =/
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Neela J. Yeo-Jeong
Neela J. Yeo-Jeong
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Administratrice
CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 20:17
Je passe ta fiche à un de nos parrains/marraines, ils viendront te voir directement Smile




Light this world

ANAPHORE
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Otis A. Copeland
Otis A. Copeland
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CASIER DE SURVIVANT
Messages : 443
Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 21:31
Bienvenue Anya !



bienvenue sur le forum !


Te voilà fraîchement inscrit(e) sur The Walking Dead RPG ! Après avoir lu consciencieusement le règlement du forum, voilà quelques petites choses à retenir pour tes débuts parmi nous :

1 – Le délai pour finir ta fiche est de 10 jours. Un délai supplémentaire peut être accordé par un membre du staff sur demande.

2 – Si tu as oublié de le faire avant de t'inscrire, jette un petit coup d’œil aux bottins des noms, des prénoms, des métiers et des avatars.

3 – Lors du choix de ton avatar, il est important de bien respecter ces deux points du règlement : Les images choisies doivent être cohérentes avec le contexte, et l'âge de ton personnage avec l'aspect physique de ta célébrité.

4 – Afin d'éviter les RP répétitifs d'intégration dans un camp, nous te conseillons d'intégrer ton personnage à un groupe dès son histoire !  Si tu choisis d'intégrer le groupe des Travelers, il te faudra conserver ce statut durant 1 mois minimum avant de pouvoir t'installer dans l'un des groupes sédentaires.

5 – Si tu comptes jouer un Remnants et que ton personnage est intégré au camp avant juillet 2019 dans son histoire, il se peut que celui-ci ait été vacciné contre le virus qui transforme en rôdeur. Pour savoir si c'est le cas, rendez-vous ici.

6 – Si ton histoire comporte des personnages que tu souhaiterais proposer en Scénario, sache qu'il faudra également patienter 1 mois et être actif en zone RP.

7 – Une fois ta fiche terminée, signale le dans ce sujet AVERTIR ▬ FICHE TERMINÉE.



Bonne rédaction !


Si tu as des questions, n'hésite pas !




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Swann Morrison
Swann Morrison
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CASIER DE SURVIVANT
Messages : 47
Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 22:58
Bienvenue dans le coin ! I love you

Attention, ton vava est bientôt trentenaire... :MisterGreen:

Bonne rédac ! Wink
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Alex Brody Lockwood
Alex Brody Lockwood
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Caractéristique Physique:
Caractéristique Habileté:
Bras Droit | Expendables
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 7318
Sujet: Re: Anya Sullivan   Mer 22 Juin 2022 - 23:38
Bienvenue a toi et bon courage pour ta fiche :smile6:



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CASIER DE SURVIVANT
Sujet: Re: Anya Sullivan   
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