The Walking Dead RPG

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Come over - It's time to talk
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Mason Wentworth
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Mer 27 Avr 2022 - 10:06
J’ai l’impression que la situation est en train de déraper sans que j’ai pu dire ou faire quoi que ce soit qui ait provoqué ça. Ils voulaient de la coopération, ils en ont eu, mais visiblement, ce n’est pas à leur goût. Et, quand la femme reprend la parole, je me rends compte que, quoi que je raconte, ils ont déjà leur idée toute faite. Au final, tout ça, c’est juste pour faire croire qu’ils cherchent la justice, voire la vengeance, alors qu’en fait, ils ont juste soif de sang. Ca ne sert absolument à rien de tenter de discuter, ils n’écoutent pas et se sont déjà fait leur idée.

Je relève quand même la tête vers la femme et je souffle, d’une voix plus assurée que je l’aurais cru. « Je ne me suis jamais positionné comme une victime. Je ne ferais pas cet affront à ceux qui l’ont vraiment été. Et j’ai dit à votre camarade que justement, le fait que vous fassiez tout pour déloger New Eden d’ici nous arrangeait. » Mes doigts se crispent sur la tasse alors que je reprends, d’un ton plus sec. « Je n’ai jamais cautionné ce qui a pu se passer à Seattle et je n’ai pas cherché à vous imposer quoi que ce soit. » Mais visiblement, tout le monde est dans le même panier et ils se fichent bien de savoir ce que d’autres peuvent vivre ailleurs.  

J’ai un sourire amer quand l’homme reprend la parole et m’insulte sans même savoir ce que je peux avoir vécu ou ce que je peux avoir en tête. Mais le contraire aurait été étonnant. Ils sont aveuglés par ce qui leur est arrivé. Je peux le comprendre mais, au final, ils jouent le jeu de New Eden sans même s’en rendre compte. A mettre tout le monde dans le même panier, c’est un front uni qu’ils auront face à eux malheureusement. Même moi j’ai envie de les voir disparaitre. Je préfère ne faire aucun commentaire sur ce qu’il a dit, me contentant d’une longue inspiration pour garder mon calme. Qu’il pense ce qu’il veut, son jugement n’a aucune valeur. Je suis inutile à ses yeux, tant pis. De toute façon, au vu de leur attitude, le peu d’espoir que j’avais sur le fait qu’on pourrait vraiment s’en sortir s’est effrité.

Alors, je préfère reporter mon attention sur la femme. Et je souffle, à mi-voix. « Je suis d’accord avec vous sur un point. Nous créons tous nos propres monstres. » Qu’ils fassent ce qu’ils veulent maintenant. « Vous avez d’autres questions ? » C’est – en théorie – pour ça qu’ils sont là non ?



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Johanna L. Gordon
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Raiponce du pauvre
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Mer 27 Avr 2022 - 10:33
Elle a un soupir alors qu'Isha la prend à part. Sans se faire endormir par Mason, elle n'est pas du point de vue d'Isha. Même si elle ne comprend pas ce qu'il voulait faire, initialement. Et les autres, ils pourraient ? Lui demande-t-elle. Quatre autres hommes sont avec eux, c'est suffisant pour essayer de faire aboutir son idée, non ? Cela étant, Mason n'est pas en reste, et son instinct lui dit qu'elle peut probablement tirer plus de lui que des autres pour l'instant. Attend, demande-t-elle au brun.

Elle revient vers Mason, s'agenouille devant lui pour le regarder dans les yeux. Elle a trop de questions à lui poser, trop de doutes aussi. Du coup, si tu n'as jamais voulu que ça arrive et que tu n'es apparemment pas le seul selon tes mots, comment ça se fait que vous soyez quand même ici ? Lui demande-t-elle. Ceux sont ses mots, après tout. Visiblement, il y a une résistance au sein de New Eden, qui ne suit pas aveuglément les ordres. Pourquoi tes chefs ne veulent pas lâcher Seattle et se casser comme on le veut ?

Qu'ont-ils à gagner ? Il n'y a que des gravats ici, c'est ce que Johanna se tue à penser depuis longtemps. Et pour ça aussi que ça n'a aucun sens de voir ce qu'il se passe aujourd'hui. Tout l'inquiète. Il y aura-t-il un endroit où ils pourront être à l'abri d'eux ? C'est quoi la prochaine étape pour eux ? Ici, en tout cas. Qu'est-ce qu'ils ambitionnent de faire, qu'est-ce que ça vaut pour vous ? L'interroge-t-elle finalement, la voix sérieuse, qui ne tremble pas, qui ne chavire pas.

Un autre point l'interpelle. Et elle s'étonne qu'Isha n'ait pas cherché à creuser à ce sujet. Comment tu connais Clochette, toi ? Et qu'est-ce que tu sais de Cliffdel ? Souffle-t-elle finalement en fronçant les sourcils. Elle n'a pas vu l'endroit de ses yeux, mais elle croit aveuglément Isha sur ce qu'il a pu voir là-bas. Les mots sont trop concrets pour que ça ne soit qu'un rêve, quand bien même l'esprit de son ami ne soit pas toujours le plus avisé. Et quels sont tes monstres, Mason ? Ajoute-t-elle finalement.



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Mason Wentworth
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Mer 27 Avr 2022 - 11:46
Je relève la tête, suivant vaguement les échanges entre les deux, sans vraiment comprendre où ils veulent en venir. Enfin, ça ne me regarde pas vraiment et j’ai un froncement de sourcils quand la femme revient vers moi. « Parce que les gens qui ne veulent pas que ça arrive ne sont pas décisionnaires. Pas encore. Personne ne va écouter le premier quidam qui dira que c’est une mauvaise idée ou que ça n’a pas d’intérêt. Par contre, certains d’entre nous essaient de monter en grade pour justement avoir du poids dans les décisions ou, au moins, essayer d’en avoir connaissance avant d’être devant le fait accompli. Typiquement, si on avait su avant, on aurait pu alerter les quelques contacts qu’on avait sur Seattle pour vous prévenir de fuir. » Un simple constat. C’est pour ça qu’Armand m’a dit de faire profil bas et de faire ce qu’il faut pour être bien vu par ma hiérarchie.

Au reste, j’ajoute, non sans un temps de réflexion. « J’imagine que c’est une question d’orgueil. Ils n’ont pas supporté ce que Seattle symbolisait. Alors ils ne partiront pas. A moins d’y être obligés. » Son autre question est plus compliquée et j’essaie de réfléchir, laissant filer un silence. « S’ils suivent la logique habituelle, ils en feront un avant-poste fiable. Réhabiliter les habitations, mettre en place le même système que dans les autres GQ. Du travail, un système de monnaie, des ressources, des soins gratuits. De quoi appâter les gens. Et après, les mêmes restrictions. Au début, il n’y aura quasi que des militaires ou, en tout cas, des gens capables de prendre les armes. S’ils arrivent à faire un noyau stable, ils commenceront à faire venir des civils pour repeupler la zone. Je vous l’ai dit Seattle est un symbole. C’est la plus grosse ville de l’état. Si New Eden la relève de ses cendres, niveau prestige, ça se pose là. » Ca voudra dire que leur façon de faire fonctionne.

J’étais surpris qu’ils ne m’interrogent pas plus sur Clochette mais finalement, il revient sur le tapis. « Cliffdel ? Ca ne me dit rien. C’est quoi ? » Un regard curieux pour une fois, alors que je finis par enfin boire quelques gorgées du café qu’elle m’a fait. Et, je finis par prendre une inspiration avant de souffler, mâchoires contractées. « J’ai croisé Clochette en septembre. C’était ma première expédition à Seattle depuis 2016. J’avais du mal à m’intégrer et ils m’ont proposé une soirée pour me détendre. » Je sens que je me crispe mais je continue, un peu plus laborieusement. « Quand je suis arrivé. Ils étaient une bonne dizaine. Armés. Et ivres pour la plupart. On m’a présenté Clochette, leur chef de groupe donc. Le genre d’armoire à glace qui a l’air sympa, qui vous met des grandes tapes dans le dos et vous offre un coup à boire. Et il m’a proposé d’aller dans un cabanon pour me soulager si j’avais besoin. » Je bute sur ce mot et je déglutis. « Vous étiez du motel, c’est ça ? » Je n’attends pas vraiment de confirmation de sa part et je continue. « Il y avait Thea dans le cabanon. Ils avaient… abusé d’elle. A plusieurs reprises. Elle était attachée. J’ai essayé de la défaire de ses chaines, mais elle perdait trop de sang. Clochette est arrivé à ce moment-là, j’ai à peine eu le temps de lui mettre un coup que deux de ses acolytes m’avaient attrapé. » Un instant, je me retrouve à court de mots, alors que je revois la scène défiler sous mes yeux. « Ils l’ont brûlée vive. Ils m’ont fait m’agenouiller et m’ont maintenu de force jusqu’à ce que ce soit trop tard pour faire quoi que ce soit. » Je me souviens encore de ses suppliques pour que je vienne l’aider et je n’essaie même pas de masquer le tremblement de ma voix quand je continue. « Quand ils m’ont relâché, ils semblaient se moquer de ce qui s’était passé. Comme si c’était normal. Comme s’ils ne risquaient rien. Je suis allé prévenir mon supérieur. Il m’a dit qu’il s’en occuperait. Et que je devais faire profil bas en attendant. J’étais persuadé que quelqu’un ferait quelque chose. Mais on m’a juste dit qu’il était parti de Seattle et que ce ne serait plus un problème. J’ai été sous surveillance le reste du séjour pour éviter que je fasse n’importe quoi et pour éviter les représailles. »

Et j’ai un profond soupir, avant de me rendre compte qu’elle avait posé une autre question. « Mes monstres ? » J’ai un temps, fixant mes mains. « Je pourrais vous faire une liste des gens monstrueux que j’ai pu côtoyer et qui m’empêchent de fermer l’oeil, surtout ces derniers temps, mais je ne suis pas sûr que ce soit très parlant. » Mes lèvres se pincent et je finis par souffler, à mi-voix. « Je pense que je suis mon propre monstre au final. L’homme que j’ai pu être à une époque tout du moins. » J’ai comme un doute sur le fait qu’elle comprenne vraiment pourquoi je dis ça mais, au fond, ça n’a pas beaucoup d’importance.



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Johanna L. Gordon
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Mer 27 Avr 2022 - 12:30
C'est le fonctionnement ? Répète Johanna en fronçant les sourcils avant d'approuver d'un signe de la tête. C'est logique sans doute, Bill aurait pu lui expliquer ça lors d'une de leurs entrevues. A l'évidence, il y a une stratégie payante derrière tout ça de ce qu'elle en saisit. D'abord les soldats, ensuite les civils... souffle-t-elle en se tournant vers Isha dans la foulée : Je ne suis pas sûre que ça vaille le coup d'attendre que les soldats soient moins mobilisés, je crains que ça soit trop tard à ce moment-là, lui fait-elle après un temps d'analyse. S'il faut agir au bon moment pour les faire fuir, il ne faut pas que ça soit en loupant le rendez-vous pour ça.

Johanna revient vers Mason après coup : Quels sont les autres avant-postes que vous avez ? Lui demande-t-elle dans la foulée, pour essayer d'en estimer les distances. Même si, très honnêtement, elle ne saura pas les localiser sur une carte en obtenant les noms. Mais Seattle, c'est loin de votre campement, non ? Relève-t-elle soudainement en le fixant toujours : Vous déployez à chaque fois grands moyens pour venir, le transport a un coup, comment vous pouvez vous permettre de dépenser autant ? Que fabriquent-ils ? Comment ? Où ? Que doivent-ils frapper en premier pour commencer à les emmerder sérieusement ?

La question sur Cliffdel se pose, la blonde avise un temps Isha pour qu'il prenne la suite, il y est allé, lui. Ses mots seront plus forts que les siens pour parler de cet endroit. Je te laisse lui expliquer ? Lui suggère-t-elle. La conversation semble se poser, quoi qu'il en soit, Johanna écoute ce que Mason a à dire après sa gorgée de café, sur Clochette. D'autres informations sur lui seront précieuses, elle n'en doute pas. Cela étant, elle ne s'attend pas à l'histoire qu'il lui raconte. Le décor se plante dans son esprit, et l'horreur qui s'y déroule n'est pas au niveau de ce qu'elle entend.

Parce que ça ne fait pas de sens. Silencieuse tout du long, la blonde est immobile, figée. Dans l'incompréhension totale. Pourtant, les mots de Mason font du sens, et l'explication sur la disparition de Thea a enfin une résolution. Mais... Ils ont... Elle ne termine pas sa phrase. Un bourdonnement assourdissant retentit à ses oreilles. Qu-quoi ? Marmonne-t-elle sans pouvoir cacher son trouble. Qu'ont-ils fait à son amie ? Sa main se porte instinctivement à son épaule, ou la cicatrice de sa brûlure se rappelle à elle. A sentir les flammes lécher sa peau, mordre ses muscles. Ils l'ont brûlé vivante ? Répète-t-elle d'une voix blanche.

Elle se redresse, s'écarte de deux pas. Pas par crainte. Quoi que ses mots aient soudainement un relief inattendu. Elle n'est pas sûre de cerner tout l'enfer de ce témoignage. Son souffle se fait plus court, elle se tourne vers Isha, comme un appel à l'aide. Ses doigts se crispent autour de son épaule, pour faire taire la douleur qu'elle ressent. Tu n'as rien fait pour les en empêcher, marmonne-t-elle en reposant son regard sur Mason. Le raccourci est facile, mais le choc l'empêche de penser par elle-même. Tous les autres murmures sont désormais une ruche à son oreille. Tu n'as...

Johanna se tait. Ses yeux sondent autour d'elle, sans savoir s'ils cherchent une sortie ou une arme. Ses poings se crispent alors que sa mémoire se rappelle à elle, les mots d'Oxana, la certitude qu'avait l'ukrainienne sur les responsables. Elle avait raison, encore. Les hommes sont tous les mêmes monstres, et il n'y a qu'un moyen de les arrêter. Un seul. Johanna ne se voit même pas bondir vers l'avant, saisir Mason par les épaules, le pousser en arrière pour venir l'écraser de son poids sur le sol. C'est ta faute ! Le café chaud se renverse sur lui, le poing de Johanna se lève et vient cogner contre sa pommette d'un coup violent. C'est ta faute si elle est morte ! S'acharne-t-elle sans pouvoir s'arrêter.

Elle saisit le crâne de l'homme pour l'envoyer se cogner contre le sol humide et sale. Où ils sont ?! Dis-moi où sont ces enfoirés ! Lui ordonne-t-elle en le secouant vivement, sa voix est un mélange de rage et d'un chagrin pur qu'elle ne maitrise pas. Comment avez-vous pu lui faire ça ?! POURQUOI !? Elle ne sait même plus si Mason est conscient, son poing frappe contre son torse avec force, avec l'envie de lui fracasser la gorge, el visage, de lui mettre le feu à lui aussi pour qu'il comprenne cette douleur, si intime et si intense, que Thea a pu vivre. Elle les hait, tous. Elle les déteste, et aura leur peau.

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Isha Cornwell
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Jeu 28 Avr 2022 - 15:23
J’ai le sentiment qu’on perd notre temps, il ne sait pas ou est clochette, il n’a pas d’infos a Providence et, visiblement, il a pas assez de couilles pour nous servir d’espion chez les NE. En fait, tout le mystère qui le rendait diffèrent s’est évaporé me laissant avec un gout amer de déception. Certes, il est pas comme ses potes avec qui les entretiens étaient plus musclés. Ils braillaient leur loyauté, chantaient, priaient, avant de finir par chailler et supplier, mais bref, en ça, on sait tous qu’il sera pareil que les autres sur la fin.

Joe me demande d’attendre, je lui fais confiance et reste en retrait a les écouter. Le type a l’air de capter qu’il a raté un coche, car il parle moins, et puis, ma lionne oublie sa position dans la savane de Seattle et me refait le coup du chaton. Je la laisse faire en me demandant si c’est une stratégie ou une petite crise de sentimentalisme qui va faire qu’on va encore relâcher une proie parce que j’ai du mal a lui dire « non. » Les bras croisés contre le torse, appuyé contre le mur, je reste à observer la blonde faire son office. Là où j’aurais parié sur un mutisme buté genre « je parlerais pas sans la présence d’un avocat » ou « je veux voir comment vont mes amis avant de vous causer », le type se remet a table et pas qu’un peu.

Je ne sais pas si son analyse est correcte, ou pas, je sais juste que tant que je serais vivant, je ferais tout pour ne pas que les NE se sentent chez eux a Seattle. On attrape pas les mouches avec du vinaigre disait mon vieux, pour le coup, ils veulent mettre la dose de sucre, sauf que je compte bien faire en sorte que ca soit le plus aigre possible, que ca pue tellement que même le pire désespéré du monde se pose vraiment la question avant de signer. Lui expliquer Cliffdel ? Pourquoi faire ?  De mauvaise grâce je me contente de lui raconter, avec acidité :

« Un village entier, femmes, enfants, anciens, compris, sur des croix. Tous coulé comme le cadavre que vous adorez, laissés a l’agonie pendant surement des heures, voir des jours… imagine les mères qui ont contemplé la fin de leurs gosses sous leurs yeux, les pères qui ne pouvaient rien faire pour abréger les souffrances de leur famille, les plus résistants qui ont vu ceux auxquels ils tenaient se transformer sur le bout de bois, alors que leur maison brulait… toi qui a une famille, tu crois que tu peux visualiser ? Mais j’imagine qu’il y a eu trop de Cliffdell pour qu’on daigne se souvenir au moins du nom de la ville chez vous. »

Il continue dans une histoire sur Clochette. Je ricane et relève un mot qui sonne tellement ironique et hypocrite dans la bouche de type qui ont attaqué le bordel d’Oxy parce que c’était des animatrices de pieux.

« Te détendre… »


Il ne peut pas voir le regard froid et noir que je pose sur lui a cet instant, comme une menace muette, un avertissement de bien faire attention aux mots qu’il va prononcer alors qu’il continue sur un chemin glissant. Dommage pour lui, il ne peut pas voir sous mon masque. Le type a oublié qu’on était pas dans le bureau d’un psy ou au confessionnal d’un jeu télé, parce que je vois pas ou ca existerait ailleurs des trucs comme ça. Je grogne presque quand il parle de « se soulager », la main sur le pommeau de Mauricette. On peut me voir comme un déviant, comme un monstre ou ce que vous voulez, il y a une chose que je ne ferais jamais et que je ne pourrais pas pardonner : c’est le viol. Je reste muet malgré ma respiration qui s’accélère alors qu’il évoque la présence de ma proie, la vraie mais aussi ce qu’il a fait, lui.

« Te soulager ? … lui mettre un coup ou deux ? »

Le ton de ma voix n’est pas bon du tout. Ceux qui me connaissent savent que cette façon glaciale et calme de répéter les choses avec un accent d’ironie est le signe d’une colère froide. Une volcanique, c’est pas plus mal, ca tue, mais ca dure pas si longtemps que ça, max quelques heures pour la victime. Une froide, c’est plus sournois, beaucoup plus… Et ce mec, je ne sais pas quoi en penser, il a participé et il a attendu que quelqu’un d’autre intervienne ? Non, mais il plaisante ?

Ce qui devait arriver se produit, le supplice de Johanna, d’avoir entendu ce que j’aurais aimé lui épargner, a savoir le calvaire de son amie, la fait exploser. Elle saute toute griffes dehors sur le type qui l’a bien cherché. Est-ce que je devrais intervenir ? Oui, vraiment et je vais le faire, mais on est pas pressé, non ? Si ? Je veux qu’elle puisse le taper elle-même, qu’elle consomme un peu de cette rage avant que je la frustre. Calmement, je m’avance vers elle et l’attrape doucement par la taille pour la retirer du NE.

« Lionceaux… calme toi… il ne mérite pas ca… et tu sais bien que ce n’est pas comme ca que ca fonctionne. Tu me fais confiance ? »


Je la regarde droit dans les yeux, enfin, dans les yeux de nos masques, et attends d’être sur qu’elle va être sage avant de lui dire de patienter quelques minutes. Je redresse avec précaution la chaise de Mason, m’assure qu’il est bien attaché en leur disant, a tous les deux :

« Je reviens vite, pas de bêtises »


Je sors d’un bon pas, les laissant seuls tous les deux et espérant qu’elle saura se fier a moi. Les cris qu’ils doivent entendre, quelques minutes plus tard, sont déchirants. J’ai passé mon enfance à être le binôme de souffrance d’un de mes frères, ca me rend presque compatissant, j’ai vraiment essayé de faire ca bien, a ce pauvre Mitch. J’ai eu beau m’appliquer, y aller avec un couteau, et pas Mauricette, le chauffer a blanc pour éviter une hémorragie et espérer que la personne vivra, ca a eu l’air de piquer un peu.  Ca a commencé par des « vous faites quoi ? » suivi de « pourquoi » un peu hystériques pour enfin en arriver a un cri qui a du lui déchirer les cordes vocales avant l’inconscience. Ouai, je sais, ca aurait dû être Jet Li, mais qui pourrait faire ca a Jet Li ? Bon, en attendant, Mason, lui, il ne saura pas de qui vient mon petit cadeaux. Tranquillement, je retourne la ou j’ai laissé le Lionceaux et sa proie :

« Tiens, j’ai été te chercher le truc qui te manque… me remercie pas… »


Je pose sur les genoux du NE deux couilles parfaitement tranchées et cautérisées. Je ne sais pas s’il s’y connait, mais j’avoue que le taff est hyper bien fait de mon œil d’expert. Je voulais dessiner des yeux dessus, le genre « je te juge, Mason » mais j’ai pas eu le temps de trouver un marqueur. Je lui tape amicalement sur l’épaule avant de serrer très fort au niveau de l’articulation :

« Tu te souviens, voisin de droite si tu fais de la merde…  si ton voisin de gauche est sage et que tu t’en sors, tu penserais a dire a la femme de ton pote qu’elle aura pas d’autres gosses parce que t’as préférer de vider tes burnes sur une nana que t'a laissée se faire violer et cramer. Au fait, ta femme est au courant de ca ? Putain, évidemment que non, faut des couilles pour ça mais regarde, maintenant, t’en as deux! »


Je m’écarte en relâchant son épaule qui vire déjà dans le violet. Puis, avec dédains j’ajoute :

« Tu peux essayer de te donner bonne conscience Mason Wentworth, te trouver des excuses, te la jouer rebelle ou bon père de famille, mais tu n’es qu’un lâche qui ne vaut pas mieux que les violeurs et assassins avec qui tu vies. Je souhaite que tu ne crève pas ici et que tu vives le plus longtemps possible pour que chaque matin, en te regardant dans la glace, tu sache a quel point t’es qu’une merde.»


Je fais un signe de tête a Joe pour qu'elle me suive et laisse l'homme seul avec les deux morceau de chair devant lui pour qu'il médite. Il a surement ses raisons, ses excuses, mais c'est mon choix de ne pas vouloir essayer de le comprendre. Il a fait du tors a Joe, c'est tout ce qui m'importe et je méprise les gens qui se cache derrière des excuse pour ne pas aller se battre. Il n'y a pas que lui dans ce bas monde, malheureusement. Je sais que je préfère mille fois mourir debout, en me battant que baisser la tête et attendre que l'orage passe. Ca ne veut pas dire que c'est la bonne solution, que je suis plus malin que le mec a poil dans sa cellule, ca signifie juste qu’aujourd’hui, c'est moi le bourreau et lui la victime. Ce n'est qu'une fois dehors que je me permets de retirer le masque pour regarder Johanna avec un air de chien battu:

« Je suis desolé pour ton amie et désolé que tu aies du entendre ca. Je te jure qu'on la vengera... tu... tu veux en parler?»


Il y a pas mal de choses a faire comme aller voir ou en sont Zola, Harper et les deux qui sont aller les chercher, mais, pour le moment, mon amie passe avant tout le reste

« Un mot de toi et avec James on s'occupe de Mason si tu as besoin?»


Ouai, je suis gentil a ma façon... souvent incomprise.


HRP:
.







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Mason Wentworth
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Sujet: Re: Come over - It's time to talk   Dim 1 Mai 2022 - 19:29
Peut-être que j’aurais dû lui mentir. Que j’aurais dû dire que je ne connaissais pas Clochette. Mais c’est un peu tard pour y réfléchir, alors que les coups pleuvent et que j’essaie tant bien que mal de me positionner pour éviter qu’elle ne me fasse trop mal. C’est peine perdue et je sens déjà la douleur irradier mes côtes déjà cassées à deux reprises en moins d’un an. Sans compter le reste. Sauf que ça n’a pas vraiment d’importance au fond.

Probablement parce que j’ai l’impression de mériter ça d’une certaine façon. De mériter les coups, même si, avec le recul, je ne pouvais rien faire pour cette pauvre fille. A part me faire tuer avec elle, ce qui n’aurait servi de toute façon à rien. Ca n’enlève pas la culpabilité qui me colle à la peau mais que j’ai très bien réussi à mettre de côté pour me focaliser sur ce qui nous tombait dessus une fois rentrés au QG. J’aurais pu retrouver Clochette. J’aurais dû le retrouver. Et lui faire payer. Ne pas faire confiance à Armand sur ce coup-là. Parce qu’il a forcément continué, peut-être même fait pire encore. Alors, je n’essaie même pas de me défendre, juste d’atténuer les coups, même si quand, ma tête heurte le sol, j’ai du mal à rester conscient.

Mais les coups s’arrêtent alors que le type retient la jeune femme. Je reprends mon souffle tant bien que mal avant de relever la tête quand je comprends ce qu’il a entre les mains. Mon regard s’écarquille et je garde le silence, horrifié, alors que je suis incapable de détourner les yeux. Je n’ai même pas envie de dire qu’il n’a rien compris et que je n’ai pas violé Thea, qu’il n’a pas écouté. Ca ne servirait à rien en cet instant précis de toute façon.

Pour être parfaitement honnête, je ne l’écoute qu’à moitié, alors qu’en boucle, dans mon esprit, je n’arrête pas de me dire que Min-Oh est en train de se vider de son sang après avoir été horriblement mutilé par ma faute. La porte finit par claquer et je me redresse tant bien que mal, m’adossant contre le mur, le regard toujours rivé sur ce que m’a ramené l’homme. Je replie mes genoux contre moi, essayant de ne pas craquer, mais c’est peine perdue, alors que les larmes roulent sur mes joues et que je reste comme ça sans bouger, pendant un temps qui me parait infini. J’ai fait tuer mon meilleur ami.



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