The Walking Dead RPG

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Valérian Zacharias
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Sujet: Re: The world around you   Lun 3 Jan 2022 - 10:10
Valérian croisa le regard moqueur de son amante fit mine de prendre en considération sa proposition. « Très bonne question ! Ceci dit, je ne suis pas certain que me dos résiste à ce parquet : je ne suis plus tout jeune, figures-toi ! » Ses yeux se gorgèrent à nouveau de cet amusement infantile et il haussa une épaule. « Il faut que tu me ménages, Reese : j’ai conscience d’être diablement attirant, mais ces acrobaties répétées risquent d’avoir raison de moi. » Il jouait distraitement d’une main avec les cheveux châtains de la jeune femme, les lèvres étirées d’une risette rêveuse. Les rayons du soleil projetaient par la fenêtre un carré doré sur eux et réchauffaient leurs corps entrelacés...

Les yeux fermés, le grec se ferma irrévocablement au reste du monde l’espace de quelques minutes, et s’absorba dans l’odeur des cheveux de Reese et la chaleur de sa respiration dans son cou. Il se sentit alors gagné par une plénitude qui inhiba la colère grondant habituellement en lui, et l’étouffa jusqu’à ce que ses dernières braises s’éteignent. Il était soudain en paix avec lui-même, hors d’atteinte de ses démons. Par sa simple présence, Reese avait l’étonnante faculté de créer un cocon autour de lui le préservant de ses affres les plus tenaces.

Ses longs cils noirs s’inclinèrent vers elle lorsque Valérian l’appela doucement. Il hésita un instant, connaissant les réticences de la jeune femme à se dévoiler. Elle se retranchait en permanence derrière une solide désinvolture et dissuadait quiconque de chercher à la franchir par une attitude provocatrice, désobligeante. Ils étaient toutefois seuls au monde en cet instant, et cette intimité encouragea le grec à interroger son amante.

Elle se redressa alors et Valérian l’imita pour s'asseoir en tailleur face à elle. Dans le regard vert de la jeune femme, brillait une lueur prudente, comme celle d’une biche aux aguets. Elle répéta lentement ses propos, visiblement perplexe : « À moins que tu ne m’avoues être fétichiste du latex ou euh… collectionner des foetus de chats dans des bocaux de formol, je suis prêt à tout entendre ! » plaisanta-t-il dans l’espoir de désamorcer les doutes qui avaient gagné Reese. Elle le considérait en effet à présent d’un air méfiant, comme s’il avait manifesté l’intention d’empiéter son jardin secret. Le coeur de Valérian se gonfla d’appréhension et il regretta presque de s’être aventuré à lui poser la question. Contre toute attente, la jeune femme reprit cependant la parole d’une voix douce et fit un pas dans sa direction.      

Le grec fronça légèrement les sourcils, déconcerté. « Je ne peux pas le croire. » répliqua-t-il franchement, avec une inébranlable conviction, lorsqu’elle laissa entendre que rien chez elle n’était digne d’intérêt. Il se fendit d’un sourire tendre et se pencha vers elle. « Ou bien ça ferait de toi la plus grande escroc que j'aie jamais connue ; mais je ne le crois pas un seul instant. » S’il faisait souvent l'idiot en compagnie de Reese, Valérian l’observait également à son insu et avait à plusieurs reprise décelé dans son comportement les émotions qu’elle cherchait à brider : comme cette douleur qui apparaissait à présent dans son rire sans joie.    

Il se recula et s’appuya sur ses mains pour dévisager avec attention son amante. « Prends ton mal en patience dans ce cas, parce que ça n'est pas prêt d’arriver. » dit-il avec une risette effrontée. Il était tant curieux d’en apprendre davantage au sujet de la jeune femme que peu lui importaient les réponses qu’elle daignerait lui apporter, il s’en satisferait : comme un homme affamé se serait satisfait d’un maigre repas. Valérian réfléchit un court instant et sourit : « tu te souviens quand nous nous sommes rencontrés ? Tu m’as brièvement parlé de tes dix frères et soeurs. Comment s’est passé ton enfance au sein d’une telle fratrie ? Parle-m’en un peu, je suis curieux d’en savoir plus ! »



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Sujet: Re: The world around you   Mar 4 Jan 2022 - 14:02
J'oublie souvent que tu es vieux, et que ton petit cœur de cinquantenaire est mis à rude épreuve avec moi, je lui offre un sourire moqueur en le disant, un soupir m'échappe ensuite. D'ailleurs, j'imagine que pour la garder dure, il te faut une petite pilule bleue ? Voilà qui explique bien des choses, que j'ajoute simplement, en poursuivant sur la même lancée. De quoi meurtrir son égo de mâle dominant, celui derrière lequel il se cache trop souvent pour se donner contenance. Le genre que j'apprécie un peu trop piquer, juste par plaisir de le faire. Je suis ta cure de jeunesse en fait, j'espère au moins toucher l'héritage, je me donne pas du mal en tapant dans du vintage pour rien avoir à la fin !

En espérant que ça soit pas pour tout de suite, même si ça, je le dirais pas. Je préfère le voir s'en agacer, juste pour admirer les muscles de ses mâchoires se serrer, ses yeux se mettre à tempêter, son regard se plisser. Je me garde d'avoir le sourire mutin qui va avec pour signaler tout de suite que je plaisante, même si c'est difficile de m'en cacher. Et lui semble croire que je renferme plus de secrets que je le laisse penser. Si je reste silencieuse pendant qu'il doute seulement du fait que je puisse être fade, un bref soupir m'échappe : Tous les Arsène Lupin et Jordan Belfort de ce monde peuvent aller se rhabiller, que je lui souffle en réponse, comme pour lui signaler qu'il risque d'être déçu.

J'ai besoin d'une clope, j'annonce ça en me relevant doucement, attrapant mon t-shirt pour l'enfiler, et me rendre à mes affaires. Dans ma besace, je trouve finalement mon paquet. Cigarettes coincées entre les lèvres, je me tourne vers lui pour voir s'il en veut une, attrapant une allumette que je craque pour embraser la fraise. C'est l'orphelinat où on était nombreux. Les enfants étaient à acheter, on pouvait les récupérer, faire un essai et les ramener au SAV si ça allait pas trop avec eux, ou s'ils étaient pas vraiment comme on voulait qu'ils soient, que j'explique à Valérian. Il a besoin d'un contexte pour tout ça, c'est évident.

Parce qu'il a pas connu ce monde-là. J'ai jamais trop joué ce jeu, c'est pour ça que j'ai fini dans des foyers ou des familles d'accueil, que j'ajoute en me tournant vers lui. Dans la dernière ou j'étais à Yakima, chez Jodie, c'était différent. On était nombreux dans la maison et y'a eu du passage - entre ceux qui sont majeurs et qui partent, et ceux qui arrivent pour les remplacer - mais c'était plutôt un chouette endroit, une sorte de ferme, y'a toujours de quoi faire, même si on était tous cassés, c'était... bien. Apaisant. Enfin, Jodie était une belle personne, que j'ajoute simplement en haussant les épaules. Mais j'ai grandi dans un système souillé, qui fait pas de toi un adulte facile, il y avait beaucoup de misères, de traumatismes et de douleurs, autant dire que y'a pas de miracle.

Je reviens vers lui, me posant sur le bord du lit cette fois. Mes jambes sont ramenées en tailleur, pendant que je laisse la centre retomber sur le parquet sans faire attention à quoi que ce soit. Il va détester, mais moi je m'en fiche. C'était parfois cool, parfois chiant. J'ai jamais été la plus bavarde aux réunions de famille, me suis jamais fait trop d'amis de toute façon... Mais si tu m'offrais un bouquin, y'avait moyen que je te morde pas, simplement. Je t'ai un peu menti : j'ai pas vraiment dix frères et sœurs. Pas des vrais. Mais ceux avec qui j'ai grandi pendant le plus longtemps, j'ai leurs noms. Vincent, Mary-Ann, Tom, Joann, Vladimir, Mickael, Lola, Chris, Helen et Chloe, que j'énumère dans un souffle concentré.


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Sujet: Re: The world around you   Jeu 13 Jan 2022 - 12:01
« L’essentiel est que tu oublies grâce à mes prouesses au lit, non ? » souligna Valérian avec un sourire narquois. Il fit rouler ses épaules et chercha à s’installer plus confortablement au sol. Des rides espiègles apparurent au coin de ses yeux : « l’avantage de l’expérience c’est que la… sauce monte plus lentement : ce qui te permet de profiter plus longtemps de mon corps d’Apollon. » Il fronça légèrement les sourcils. « À vrai dire, tu devrais faire preuve de plus de respect envers moi, jeune fille : d’autant plus si tu espères toucher un héritage. » Il se confronta au regard mutin de la jeune femme et sourit idiotement. Le grec renversa enfin la tête en arrière et serra les paupières, savourant cet instant de paix.  

Une légère grimace froissa soudain les lèvres de Valérian : une première puis une seconde fois ; comme s’il était incommodé par une pensée. Son hésitation parut faire vibrer le silence et, enfin, les mots jaillirent : « … et je n’utilise pas de pilule bleue. Dieu merci, je n’en ai pas besoin. » C’était plus fort que lui. Son amante avait le don d'éclabousser son orgueil démesuré. Bien qu’il ne l'ait pas ouvertement admis, c’était peut-être ce qui lui plaisait le plus chez elle : sa faculté à le pousser dans ses retranchements et à le bousculer sans retenue par le biais de son cynisme et de sa franchise brutale.    

Ils s’installèrent ensuite face-à-face. Le grec retint son souffle à cet instant : il eût en effet l’impression de progresser à tâtons sur une fine couche de glace. Jamais encore il n’avait formulé aussi ouvertement son envie d’en apprendre davantage au sujet de son amante, si bien qu’il redoutât un court instant qu’elle ne se s’enfuit. Elle accrocha cependant son regard avec un mélange de lassitude et de résignation. Reese se redressa enfin pour aller chercher une cigarette dans son sac. Valérian accepta celle qu’elle lui proposait et attendit qu’elle l’ait allumée pour tendre le bras et attraper un cendrier sur la table de nuit.

Sa cigarette entre les dents, il tourna ses orbes noirs vers Reese qui entamait son récit. La surprise traversa son regard lorsqu’elle parla d'un orphelinat. Quelque peu déstabilisé, le grec s’efforça néanmoins de cacher son trouble : jamais Reese n’aurait voulu inspirer de la pitié. Jamais. Elle aurait eu absolument horreur de ça. Attentif, Valérian but alors ses paroles : on était tous cassés. Il y avait beaucoup de misères, de traumatismes et de douleurs. Devant ses yeux, se matérialisait lentement l’enfance de la jeune femme. Son esprit peinait toutefois à en assembler les différents morceaux. Cet univers était en effet en tous points opposé au sien...

Ce récit jetait cependant une lumière nouvelle sur l’attitude de Reese et la distance qu’elle imposait obstinément au reste du monde : pour s’en protéger et ne rien laisser l’atteindre. Enfant, elle n’avait bénéficié d’aucune attache, d’aucun socle, pour se construire. Et si la jeune femme prétendait aujourd’hui se complaire dans la solitude, peut-être était-elle en vérité sa plus grande ennemie : un poison qui la rongeait de façon pernicieuse. Elle avait si vivement réagi lorsqu’il avait émis l’idée qu’elle parte… sans doute… sans doute redoutait-elle d’être abandonnée une fois de plus.  

Un silence tomba sur la chambre. Valérian se redressa finalement et vint s’asseoir près de Reese sur le lit. Il inspira une bouffée de tabac puis tapota sa cigarette au-dessus du cendrier sur ses genoux. « C’est une longue histoire pour quelqu’un qui n’avait rien à raconter. » sourit-il avec douceur en croisant le regard de la jeune femme.

Il se tut un instant puis ajouta à mi-voix : « tu n’es pas ennuyeuse, Reese. Pas à mes yeux. Tu ne l’as jamais été. » Un silence se coula à nouveau entre eux. Puis le grec s’éclaircit la gorge et reprit : « tu les aimais, n'est-ce pas ? » C’était évident : si elle avait été versatile, cette famille avait représenté son seul et unique repère pendant des années. « J’imagine que tu as quitté cette famille d’accueil une fois majeure... qu’as-tu fait alors ? »



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Sujet: Re: The world around you   Dim 16 Jan 2022 - 8:13
Admettons, j'te mets un sept sur dix, c'est correct pour tes prouesses au lit, que je lui souffle avec un air parfaitement sérieux et détaché de la situation, pour donner un tour plus concret à notre conversation. A croire que je suis convaincue par ce que j'dis. Mais yeux reviennent vers lui et je soupire avec ironie : Ton corps d'Apollon ? J'ai du mal à retenir mon sourire cette fois, parce que j'me fais beaucoup trop rire. Désolée d'te le dire comme ça, chaton, mais c'est pas exactement pour ton corps que j'accepte gracieusement d'm'envoyer avec toi, que j'ajoute sans me défaire de ce masque. Et maintenant que j'y pense, c'est pas non plus pour ta grosse intelligence...

L'air de défi qui passe dans mon regard en dit long sur l'fait que je m'amuse un peu trop à piquer son énorme égo. Y'aura un moment où on saura plus si c'est pour taquiner ou pour blesser, il sera toujours temps de se fâcher pour le découvrir : C'est par facilité, t'es pas compliqué à pécho, ça fait un casse-dalle pratique, ou plutôt un amuse-gueule, que je précise rapidement pour qu'il se fasse pas d'idées, en gros. Même si, faudra quand même que je l'admette, Valérian a pris un autre tour dans ma vie, le genre qu'on a du mal à laisser de côté même si on a pas envie de s'attacher à qui que ce soit.

Je laisse un soupir m'échapper, légèrement fatiguée d'avoir à parler du passé. De ces moments de vie que je préfèrerais oublier. Qu'ils me laissent indifférente, que ça ait aucun impact sur qui je suis, ou comment je suis désormais. Mais Valérian a vraisemblablement besoin de comprendre, de savoir, et je peux pas le lui retirer quand ça semble si important à ses yeux. C'est juste que je sais pas pourquoi ça a autant de relief pour lui. Je secoue la tête, un peu sur la défensive peut-être en reprenant ma cigarette.

Aimer, c'est un grand mot mais j'étais bien chez eux, ça a donné un autre sens à ce que les gens appellent famille, que je précise pour l'explication qui va bien avec. Jodie me manque encore aujourd'hui, mais outre ça, c'est surtout sa bienveillance qui fait un creux dans mon corps. Ensuite ? Je suis allée squatter chez un copain, ensuite un autre, jusqu'à pouvoir avoir un salaire et me prendre un appartement pas trop miteux, que je souffle à Valérian en haussant les épaules, l'air de lui dire encore une fois que c'est quelconque : Pas de grandes études - pas les moyens pour de toute façon, bref.

La vie des petites personnes, ceux dont on se fout vraisemblablement, qui auront jamais de grandes destinées, même si on essaie de leur faire croire le contraire. Depuis longtemps, j'ai compris que j'ai toujours été qu'un navire sans cap, qui trouvera jamais vraiment la bonne destination, ou à défaut le nord. Et toi alors ? T'as pas un truc passionnant à raconter ? J'sais pas pourquoi, j't'imagine comme un sale gosse de riche qu'a très facilement utilisé sa carte bleue pour se taper des étudiantes pas trop farouches, que je souffle en reprenant un petit air mutin, le fixant sur Valérian. Un peu comme un cliché d'personnage, comme Chuck dans Gossip Girl, un bref rire m'échappe, l'image lui collerait presque bien.

Mais je sais que c'est pas vraiment lui. Valérian se cache sous des airs durs, c'est pourtant un type somme toute qui a juste besoin d'être aimé malgré ses nombreux défauts. A voir si je peux vraiment y faire quelque chose.


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Sujet: Re: The world around you   Mar 8 Fév 2022 - 17:39
« Seulement sept sur dix ? Tu n’es pas sérieuse ! » s’écria Valérian, vexé par la remarque de Reese. Le trait de la jeune femme avait en effet heurté de plein fouet sa susceptibilité exacerbée. Les sourcils froncés, il se redressa sur ses coudes pour confronter le regard vert de son amante. Le visage de celle-ci ne trahissait aucun amusement de sa part. Elle reprit la parole et l’expression de Valérian se renfrogna de plus belle… jusqu’à s’éclairer lorsqu’elle laissa sa phrase en suspens. « J’imagine que c’est donc ma personnalité qui t’a séduite ? » roucoula-t-il avant de déchanter lorsque s’abattit comme un couperet le verdict de Reese.

Un amuse-gueule ?!

Les joues du grec rosirent sous l’effet de l’indignation. Il fusilla la jeune femme du regard ; puis, comme s’il avait identifié un angle d’attaque, son expression changea et il plissa les yeux. « Ce n’est pas ce que tu disais tout à l’heure. » Un sourire narquois flotta sur ses lèvres. « Qu’est-ce que ça donnait déjà… ah oui ! (il s’éclaircit la voix et imita de façon exagérée les gémissements d’une femme) “Oooh oui ! Vas-y ! Plus fort ! Ooh, comme ça ! Continue, Val’ !“ Oui, c’était exactement ça ! » conclut-il joyeusement. « Et ne me fais pas croire que tu simulais ! Je sais que tu ne simulais pas ! » Le regard encadré de rides rieuses, il renversa la tête en arrière et reprit de plus belle : « Ooh, ouiiii, Valérian ! Encore, encore ! » avant de se fendre d’un grand rire claironnant lorsque Reese lui enfonça méchamment les doigts dans les côtes pour le faire taire.

C’était ces moments de pure allégresse qui donnaient l’impression au grec d’échapper à cette sordide réalité ; et de s’arracher momentanément à l’étau de préoccupations qui le faisait presque suffoquer en temps normal...

Poussé par cette espèce d’euphorie, Valérian interrogea son amante et chercha à pénétrer les remparts qu’elle érigeait autour de sa personne. L’atmosphère changea brusquement, comme si une bourrasque avait subitement emporté leur précédente insouciance. Ils s’installèrent côte à côte sur le lit, et leurs cigarettes répandirent dans l’air des volutes disparates. Les sourcils froncés, comme s’il faisait des efforts pour saisir l’ensemble d’un tableau dont il lui manquait des éléments, le grec écouta avec attention Reese. Elle s’exprimait avec une pudeur qui lui était peu habituelle. La jeune femme répugnait de toute évidence à dépeindre un passé qu’elle jugeait inintéressant mais qui, en revanche, passionnait Valérian. Celui-ci l’écouta ainsi sans l’interrompre une seule fois, les yeux rivés à ses lèvres.

« Tant mieux ! » dit-il enfin d'un air désinvolte. « Tu t’es épargnée beaucoup de peine pour rien. » À quoi les études servaient-elles à présent ? « D’autant plus que tu es plus intelligente que la plupart des universitaires que j’ai pu côtoyer. »      

Valérian tira sur sa cigarette, puis lança un regard surpris à Reese lorsqu’elle l’interrogea à son tour. Il eût un sourire mièvre à sa remarque sur les étudiantes. « Seulement une ou deux fois. » admit-il en tapotant sa cigarette au-dessus du cendrier. « Quand j’ai commencé à bien gagner ma vie. La tentation d’aller pérorer auprès de ces nanas était bien trop grande. Mais je me suis vite lassé de ce petit jeu. » La facilité n’avait, en effet, jamais représenté un grand intérêt à ses yeux.

Il étira ses jambes comme un chat puis reprit pensivement : « au-delà de ça, je crois que j’étais assez perdu, moi aussi. » avoua-t-il avec transparence. « Malgré l’opulence de ma famille, j’étais délaissé par mon père qui oubliait parfois jusqu’à mon existence, et, au contraire, gâté comme un cochonnet par ma folle de mère. »

« La seule personne auprès de qui je trouvais du réconfort, c’était ma petite soeur : Etta. » Il croisa le regard céladon de Reese et sourit doucement. « C’est drôle, elle avait des yeux presque aussi verts que les tiens. »



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Sujet: Re: The world around you   Dim 13 Fév 2022 - 10:12
Piquer l'égo énorme de Valérian est suffisamment amusant pour que je puisse faire ça pendant des heures. Il se rend pas compte à quel point ça m'amuse, ou alors si, et il fait en sorte que ça puisse continuer. L'un dans l'autre, qu'il soit naïf ou conscient de ça, ça me fait l'aimer que d'avantage. Même ça, c'est plutôt bof, tu trouves pas ? En vrai, je vois pas trop, que je lui souffle au sujet de sa personnalité, alors qu'il se vexe comme un pou de mes remarques. J'esquisse un sourire moqueur, et finalement une œillade glaçante quand il trouve de bon ton de m'imiter et d'exagérer sur ses prouesses

Oh je simulais pas ? Pourtant, j'ai de très grands talents d'actrice, tu savais pas ? Que je lui grogne en venant me venger. Laisse-moi te montrer ça ! Finir ma clope est facile, revenir l'enjamber aussi, planter ma bouche sur la sienne encore plus. Le mordre pour qu'il arrête de débiter toutes ces conneries à la minute m'offre brièvement une victoire très agréable. Mais il sait pas encore ce qui va lui tomber sur le coin de la figure, on va voir s'il sera toujours capable de dire quand je simule ou non, ce grand crétin ! Il m'en faut pas d'avantage pour essayer de l'entrainer dans une nouvelle dense, j'espère pour lui qu'il a l'endurance pour ça, sinon il va en entendre parler jusqu'à Noël.

Mais après coup, nos confessions apportent une autre ambiance à ce moment partagé, et je fronce les sourcils quand il tranche que j'ai rien raté avec les études, et que lui même a été prompte à profiter des plaisirs de la chaire facile avant de passer à autre chose. Vraiment ? Oui, je m'en étonne. Je dois sans doute le prendre pour un beauf en fait ! Tu vas essayer de me vendre le fait que t'es un grand romantique, c'est ça ? Que j'ajoute, sans cacher le fait que j'y croirais pas un seul instant... J'ai très bien compris que son histoire sur le bateau là-bas, c'était juste pour m'en mettre plein les yeux. Je suis pas si crédule, et c'est presque vexant qu'il le pense !

Evidemment, ses remarques sur ses parents m'arrachent un soupir. Pas plus un gamin heureux entouré de sa famille. C'est étrange, ce concept d'en vouloir une, quand même. On devrait donner un permis aux gens pour qu'ils puissent ou non être parents, parce que la plupart est soit incompétente, soit à côté de leurs pompes, que je soupire en haussant les épaules. Moi la première, je sais que c'est pas du tout pour moi. Et ça fait des adultes pas mieux, regarde : toi et moi, que je lui souffle en nous désignant du bout de l'index. Je m'attarde peut-être sur son torse, le temps de venir caresser doucement son épaule du bout des ongles. Le miracle c'est qu'on se soit trouvés et que j'arrive à t'supporter, clairement.

J'me moque encore parce que c'est facile, mais la mine horrifiée que j'affiche ensuite donne l'impression qu'il vient de dire une grosse connerie. Et oui, franchement, j'en ai bien la conviction : Houla, doucement sur le complexe d'Oedipe, je donne pas là-dedans, que je lui souffle fermement. Je laisse ça aux Lannister, si tu veux bien, parce que personnellement, c'est pas du tout, mais alors pas du tout, mon kink. Elle est restée en Grèce ? Que je poursuis, pour détourner le sujet, un peu.


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Sujet: Re: The world around you   Lun 7 Mar 2022 - 15:32
Riant à gorge déployée, Valérian peinait à reprendre son souffle. L’expression furieuse de Reese le réjouit davantage encore et alimenta l’irrépressible hilarité qui s’était emparée de lui. Ses yeux brillaient et son visage se marbrait de taches rouges sous l’amusement. « Qu’est-ce… qu’est-ce que tu fais ? » haleta-t-il lorsque la jeune femme entreprit de grimper à califourchon sur lui. Elle planta alors brusquement ses lèvres contre les siennes et le réduisit au silence. Le monde s’éclipsa dans l’esprit du grec. La chambre, les moqueries qu’ils avaient échangées et la cigarette qui se consumait entre ses doigts disparurent. Il se fondit entièrement dans cette étreinte et rendit à la jeune femme l’ardeur de son baiser…

« Aïe ! » geignit-il soudain. Stupéfait, il porta une main à sa bouche. « Qu’est-ce que c’était que ça ? » Elle lui avait fait mal, bon sang ! Valérian lança un long regard d’incompréhension à la jeune femme. Il inspira alors profondément, bomba le torse et s’apprêtait à se répandre en protestations indignées lorsque Reese l’intima à nouveau au silence d’un baiser passionné. Le grec abdiqua immédiatement : il abandonna distraitement sa cigarette dans le cendrier pour passer ses bras dans le dos de la jeune femme et la serrer étroitement contre lui. Ses mains coururent avec avidité sur sa peau, sa respiration se fit rauque et Valérian sentit son coeur faire une embardée contre sa poitrine…

Il se détacha de Reese avant d’être emporté par cette frénésie. « N’imagine pas te tirer d’affaire si facilement ! » la morigéna-t-il, le souffle court. « Je sais ce que tu cherches à faire, Reese, mais ça ne fonctionnera pas ! Tu n’échapperas pas à mes questions ! » Il finit de reprendre contenance et afficha un sourire prétentieux. « J’ai une volonté de fer, vois-tu, et je resterai insensible à toute tentative déloyale de diversion. »  

Ils se dévisagèrent un instant. Enfin, Valérian se fendit d’un sourire. « Viens. » dit-il en entraînant Reese avec lui jusqu’à la tête de lit où ils se lovèrent l’un contre l’autre. Ils se livrèrent alors sans réserve au sujet de leur vie passée, effleurant distraitement le corps de l’autre. Le grec secoua la tête devant l’étonnement de la jeune femme. « Romantique ? Non. Ce qui me plaisait c’était l’acte de séduction en lui-même : courtiser une femme jusqu’à ce qu’elle cède à mes avances. J’aimais ça ; j’étais doué pour ça. » Il se revit alors : jeune homme fringant à l’ambition débordante qui évoluait au sein des soirées mondaines comme un serpent. « Je ne suis jamais tombé amoureux. Tout ça n’était qu’un jeu à mes yeux. » Jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre d’Elena qui, par son indifférence, lui avait fait payer au quintuple son inconséquence. Une ride creusa le front de Valérian. « Tu as eu beaucoup de compagnons avant tout ça ? » demanda-t-il à la jeune femme.

Il hocha ensuite pensivement la tête à la réflexion de Reese sur la parentalité. Un frisson parcourut son corps lorsqu’elle fit glisser un doigt contre son torse. « C’est simple : tu es aussi insupportable que moi. Voilà pourquoi tu me trouves aussi attirant ! » Le grec pouffa, puis se pressa contre son amante pour déposer un baiser dans sa nuque. Il redressa la tête devant l’expression horrifiée de Reese qui avait de toute évidence mal interprété ses paroles. Il fit mine d’être surpris : « parce que vous ne faites pas ça aux États-Unis ? C’est pourtant monnaie courante en Grèce. » Ses lèvres frémirent, moqueuses. « D’ailleurs, tu embrasses presque aussi bien que ma soeur. »    

L’expression estomaquée de la jeune femme eût raison de l’impassibilité de Valérian qui s’esclaffa ouvertement. Son rire s’évanouit cependant à la question de son amante concernant Etta, et il demeura un instant silencieux, les yeux fixés dans un coin de la chambre. « Elle était en croisière en Espagne quand l’épidémie a éclaté. » lui répondit-il finalement. « Je me plais à croire qu’elle est encore en vie quelque part. J’ai longtemps eu besoin d’y croire. Pour rester sain d’esprit ; si tant est que je le sois encore. »

Le grec eût un sourire ironique. « Parfois, je me dis qu’il faut être fou pour survivre à ce monde. »



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