The Walking Dead RPG

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Le butin du diable
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Maeve Wheelan
Maeve Wheelan
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Sujet: Re: Le butin du diable   Lun 30 Aoû 2021 - 13:29
Le temps lui semble ralenti et le produit ne pas faire effet aussi vite que la doc le souhaiterait. Son agacement va de pair avec la conviction que les soins ne seront que sommaires et que la blessure infligée ne pourra être réparée aussi bien qu’elle le voudrait. Elle ne peut la refermer correctement et impossible de recoudre le futur moignon puisqu’aucun excédent de peau n’est disponible pour cela. Elle peste. Du travail de sagouin, voilà ce à quoi se résume l’affaire. À nouveau, la chirurgienne grimace derrière son masque. Ce n’est jamais évident d’apporter de faux espoirs à un patient, même quand il s’agit de l’accompagnement. Et si Zelda se réveillait plus tard, toujours en plein délire, et comprenait que sa mère ne viendrait jamais? Quant aux menaces sur Levi, elle préfère ne pas émettre de commentaires désobligeants portés uniquement par le mépris éphémère que la situation fait naître. Elle d’ordinaire si pragmatique n’est plus que roche en fusion depuis quelque temps. Tout l’agace, tout l’énerve et elle doit souvent se contenir pour ne pas devenir vindicative et injuste. C’est une boule de nerfs, en totale opposition avec la Maeve d’il y a quelques mois.

Ses pensées s’interrompent quand la jeune fille souffle faiblement son prénom et ses iris percent les siennes. Au moins n’a-t-elle pas perdu son sens de l’humour. “J’ai toujours des seringues en réserve, méfies-toi” répond-elle pourtant sur un ton doux et sans menace aucune. Si elle ne pouvait pas en rire maintenant, elle ne le pourrait sans doute jamais.

Elle laisse l’australienne répondre, se focaliser sur autre chose que la douleur, le choc. Lucy acquiesce sobrement à l’intention de la quadragénaire et commence à préparer les pansements et surtout le film. C’est encore la meilleure méthode quand on ne peut pas refermer une coupure aussi nette sur une articulation. Si les premiers résultats sont visuellement peu ragoûtants, c’est sa seule chance de conserver un milieu stérile et suffisamment humide pour permettre la cicatrisation. Elle souffrira, plutôt deux fois qu’une, mais Maeve n’a pas de meilleure solution. Elle passe également sur les commentaires sur June. L’adolescente a-t-elle à ce point une vision idéalisée de l’avocate qu’elle ne cerne que les aspects de sa personnalité allant dans son sens? Possible. Après tout, Zelda était encore plus jeune quand elle a débarqué ici. Une figure d’autorité comme la rousse, alliée à un cerveau comme le sien… on voyait le résultat. Mais encore une fois, elle évite tout commentaire. Non pas qu’elle ait peur des conséquences, ce ne serait pas la première fois qu’elle tient tête à June, mais elle n’en a ni la volonté, et encore moins la force.

“Un couteau?” Demande-t-elle sans réellement comprendre tout de suite le sens de la requête. S’armer? Pourquoi? Se venger? C’est un cercle vicieux...oh! À la place de son doigt! Pourtant, Zelda n’avait pas l’âge pour s’abreuver de films de guerre avant que leur ancien monde s’écroule. Lucy tente de la calmer et appose ses deux mains sur les épaules de la blonde pour l’empêcher de se redresser. La chirurgienne n’avait pas vu son doigt mais même s’il était retrouvé maintenant… “Je suis désolée, je ne peux pas.” Parce que même en tant que traumatologue et orthopédiste, la main n’avait jamais été sa spécialité et qu’elle est incapable de pratiquer cette intervention. Sans compter le manque de matériel, et même si le temps ne joue pas encore en leur défaveur - ils n’ont pas dépassé les six heures - elle n’en est tout simplement pas capable. Redresser une colonne vertébrale, oui, retirer une tumeur entre deux vertèbres quand aucun de ses collègues ne voulaient prendre le risque, oui. Réimplanter un doigt après une amputation restait en dehors de son champ de compétence. Et de toute façon… “Même si je pouvais reconstruire ton articulation Zelda, je n’ai pas les produits pour empêcher le rejet.” Autant y aller de manière franche. “Et quand bien même j’y parviendrai par je ne sais quel miracle, tu sais qu’ils te le couperaient à nouveau.” Mon Dieu, elle a du mal à croire que ses mots soient une vérité. Ils n’avaient parfois rien à envier à leurs ennemis.

Retirant la seconde compresse, la doc constate qu’il n’y a plus d’afflux sanguin et elle prend une pipette de sérum physiologique pour nettoyer la surface et y voir déjà plus clair. Si le produit est neutre, elle est heureuse que l’anti-douleur fasse un peu effet parce que sur des chairs à vif, le moindre contact vous envoyait des décharges électriques. “Je vais devoir désinfecter tout ça. Je sais que c’est difficile mais… essaie de ne pas bouger ta main.” Elle pourrait se venger sur les draps, sur le lit, sur la main que l'infirmière lui tend juste au cas-où. “Ce qui se passe au dispensaire reste au dispensaire Zelda.” Ça englobait les pleurs, les plaintes et les cris.

La suite n’est pas une partie de plaisir pour la jeune fille. Il lui faut s’assurer que les tissus lésés ne nécroseront pas et elle passe plus de quinze minutes à s’assurer que la plaie est propre et qu’aucune infection ne risque de s’étendre au reste de la main et dans son sang. Quinze minutes qui doivent paraître des heures pour l’adolescente, qui, malheureusement, ne tombe pas dans les pommes au cours du processus. Honnêtement, c’est tout ce qu’elle lui souhaitait pourtant. Finalement, elle appose un film transparent tout autour du moignon et s’applique à lui faire un pansement qui conservera tout ceci loin des millions de micro-organismes qui doivent peupler sa future cellule. Enfin, elle laisse le soin à Lucy de maintenir le tout avec une bande qui englobera son doigt manquant, sa main et son poignet.

Retirant ses gants et son masque, Maeve passe de l’autre côté du lit, augmentant la dose d’anti-douleurs dans sa perfusion. “J’aurais aimé pouvoir faire plus je suis désolée” souffle-t-elle en se penchant sur la jeune fille, récupérant un tensiomètre qu’elle garde pour le moment dans sa main. “Je te laisse récupérer quelques minutes et je vérifierai ta tension et ton coeur après c’est d’accord?” Quelques heures d’interlude, c’est tout ce qu’elle a à lui offrir.


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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Le butin du diable   Mar 31 Aoû 2021 - 7:12
« Tu n'peux pas ? Ou tu n'veux pas ? »
Pour l'adolescente, la médecine se limite surtout à une question de volonté. Elle a déjà vu l'un ou l'autre des épisodes de Grey's Anatomy. Les médecins sont sensés faire des miracles. Et recoller un doigt ne lui semble pas relever de l'impossible. Alors oui, Zelda suppose que Maeve ne souhaite pas réellement l'aider et qu'elle se contente du service minimum.

Il faut donc que la doc' lui précise les raisons qui l'empêchent d'exaucer son souhait pour que l'australienne envisage de lui faire confiance sur ce coup-là. « On n'peut pas juste le... rattacher ? » Avec des fils, par exemple ? Et laisse la chair, les os et aussi ces foutus tendons se reconnecter naturellement ? Elle comprend à la réaction de son aînée que ce n'est pas envisageable et finit par hoche la tête. À regret, évidemment. « Bah... C'est juste un stupide doigt ! L'plus naze, en plus... » maugrée-t-elle, faisant de son mieux pour faire contre mauvaise fortune, bon gré. « Et puis ça m'donnera un p'tit style ! » Ses épaules s'élèvent brièvement avant de s'affaisser, trahissant l'impuissance de l'australienne. Elle aurait pu perdre plus. Et elle suppose que ses capacités ne seront pas réellement altérées par la perte de ce petit bout d'elle-même.

Quoi qu'il en soit la crainte s'exprime à nouveau sur son visage lorsque Maeve la prévient qu'elle va souffrir. Et ce même si, évidemment, elle cherche à la réprimer. « J'ai trop hâte du jour où quelqu'un m'dira, dans c'bâtiment, que j'vais passer un agréable moment ! » Bon, il est plutôt logique que les instants passés dans un lieu dédié au soin des blessures ne soient pas exactement inoubliables. Mais Zelda aurait bien voulu entendre une bonne nouvelle, pour changer. « Mais c'qui m'tue pas m'rend plus forte... » conclue-t-elle avec philosophie. Car oui, elle se trouve maintenant dans une étrange phase de résignation. Et peut-être même d'acceptation. Un pauvre petit sourire même sur ses lèvres lorsque la doc' lui indique que ce qui se passe au sanctuaire, reste au sanctuaire. « Donc j'suppose que c'est l'bon moment pour t'demander d'amputer la sale tête de Levi la prochaine qu'il viendra s'faire soigner ici ? » L'idée est plaisante. Sans doute parce qu'elle relève plus du fantasme que du réel espoir. Maeve le lui a prouvé dès l'instant où elle a insisté pour la sortir de sa cellule : elle sait faire passer son travail avant ses considérations personnelles.

Toujours est-il que ces dernières sont bientôt le dernier des soucis de l'adolescente puisque effectivement, oui, les minutes qui suivent n'ont rien de plaisantes. L'australienne les ponctues de gémissements vaguement étouffés par l'oreiller dans lequel elle mord. La douleur est tout juste supportable. Et c'est sans doute pour cette raison que son corps lui refuse le réconfort de l'inconscience. Et comme bien souvent lorsque l'on traverse une épreuve désagréable, le temps semble se distordre et ralentir. Combien de temps aura duré l'intervention de Maeve ? Zelda n'en a aucune idée. Tout ce qu'elle sait, c'est que c'était beaucoup trop long.

Blême, le visage recouvert de sueur et éprouvé par la fatigue, l'adolescente s'octroie enfin le droit de pousser un soupir de soulagement lorsque la doc' lui indique que c'est terminé. Cette dernière a même la délicatesse de lui accorder quelques minutes de répit. Le poids sur sa poitrine s'estompe au rythme de la douleur. Sa respiration se stabilise et lui procure une étrange sensation de calme. « T'as fait au mieux... » admet-elle difficilement lorsque Maeve lui indique qu'elle aurait voulu faire plus, en tournant le regard dans sa direction. « Enfin... Je suppose ? C'est la première fois qu'on m'fabrique un moignon, alors bon... » Mais elle veut croire que son aînée à fait ce qu'elle a pu, oui. Plus que ses mots, c'est son attitude qui encourage Zelda à lui faire confiance sur la question. « J'reviendrai ! » plaisante-t-elle doucement, imitant vaguement le ton d'une cliente satisfaite. Peut-être même qu'elle mettrait cinq étoiles sur l'une des applications de notations qui existaient autrefois, qui sait ?

Quelques instants plus tard, la patiente indique à son médecin qu'elle se sent apte à poursuivre le processus médical et tandis que cette dernière passe le brassard du tensiomètre autours de son bras, elle la dévisage avec hésitation. « J'suis pas vraiment obligée d'y retourner, hein ? » souffle-t-elle. En prison. Ce doigt amputé est déjà bien suffisant, pas vrai ? « Tu pourrais pas... T'sais... M'faire un espèce de certificat médical ? » Elle se pince un peu les lèvres et fait de son mieux pour rester neutre et ne pas montrer l'appréhension qu'un retour en cellule lui procure. Plus que l'absence de liberté, c'est désormais l'absence de support qui l'inquiète. Parce que les pensées sombres se manifestent dans la solitude. « D'une durée indéterminée, par exemple ? » Parce que tant qu'à faire, autant y aller franchement. Il y a une carte sortie de prison sur le plateau du Monopoly. Peut-être qu'il y a moyen d'en obtenir une dans le monde réel, aussi ?


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Sujet: Re: Le butin du diable   Dim 5 Sep 2021 - 11:58
« Tu n'peux pas ? Ou tu n'veux pas ? »


La chirurgienne encaisse la pique, difficilement. Il n’était jamais agréable de se sentir flouée dans son rôle de médecin, encore moins quand les circonstances échappaient à son contrôle. Ici, depuis cinq ans, Maeve avait effectivement appris à ne pas agir selon l’envie mais selon les moyens fournis. Et ça n’avait pas été évident comme pilule à avaler. Encore aujourd’hui, la frustration de ne pouvoir guérir certaines maladies ou panser certaines blessures la torturait plus que de raison. Mais elle ne dit mot. Elle aurait pu épiloguer longuement sur le pourquoi du comment, donner dans le détail pour justifier son incapacité à simplement rattacher son doigt comme l’évoque la jeune fille. Mais ça aurait été la perdre dans un laïus purement médical aux termes complexes sans certitude que sa patiente comprenne ou accepte. La résilience de l’australienne la surprend d’ailleurs. La quadragénaire prend conscience que finalement, elle ne connaît presque rien de l’adolescente. Tout ce qu’elle sait, en dehors de leur petit duel old school, c’est l’écho de paroles prononcées par d’autres, des avis tranchés soulevés par la passion et le ressentiment et non la raison. Oui, pour ce cas précis, Maeve n’est pas certaine que la vision adulte ait un réel poids. Non pas qu’elle jette la pierre aux autres. Elle-même a craché plus que de raison sur le dos de la blondinette, qui n’a jamais rien fait pour aller à l’encontre d’un sujet hâtif et en partie justifié.

Alors quand il est question de décapiter l’Israélien, une moue dubitative déforme ses traits. “Je le soignerai avec la même indifférence au ressentiment que je le fais pour toi maintenant.” Les sentiments personnels ne devaient pas avoir leur place ici. Les positifs lui menaient suffisamment la vie dure. Savoir que ses proches risquaient leur vie en extérieur, la crainte de les voir débarquer ici, trop grièvement blessés pour les sauver. Parce que ça arriverait, tôt ou tard. Si le déni l’avait porté durant quelque temps, d’autres s’étaient chargés de le lui rappeler.

“Je fais toujours au mieux” souligne la doc comme pour confirmer le doute émis par Zelda. Toujours. Sans exception. Elle n’avait que ça ici. Matériellement parlant. Le dispensaire. Et si elle commençait à se sentir exister en dehors de ces murs, le lieu et ce qu’elle pouvait y accomplir restait une part importante voire primordiale de sa survie.

Acquiesçant à la jeune fille, elle passe le tensiomètre autour de son bras, l’attachant prudemment avant de pomper plusieurs fois jusqu’à ce qu’il comprime assez. Relâchant le tout, l’aiguille s’agite une première fois, redescend, une seconde fois, puis revient à zéro. “10.6” Ce n’est pas brillant, mais la perte de sang et le traumatisme auraient pu donner pire. Elle devrait la garder ici, au moins pour la nuit, s’assurer qu’elle ne retourne pas dans sa cellule, s’opposer à l’autorité en place. Oui, si les conditions étaient optimales, c’est ce qu’elle ferait. Mais on ne vient jamais l’ennuyer ici, on ne remet jamais sa gestion en question, et il doit en aller de même de l’autre sens. Ne pas marcher sur les plates bandes de Levi, et encore moins de June. Ça ne veut pas dire qu’elle s’écraserait la prochaine fois qu’elle affronterait la rousse. L’avocate ne l’avait jamais impressionnée suffisamment pour baisser la tête et acquiescer comme un mouton. Mais ça voulait dire céder sur ses envies, et encaisser en conséquence. “Je suis désolée. Si Luke ne vient pas te chercher par la peau des fesses, Levi le fera, ou June ordonnera quelque chose de similaire. Tu vas rester ici encore quelques heures, le temps que la perfusion soit terminée mais c’est tout ce que j’ai à offrir.” Et elle est fatiguée, de s’excuser pour ce qu’elle juge être la bêtise des autres. Fatiguée. “Lucy peut rester avec toi et te tenir compagnie si tu veux” propose cette dernière. Peut-être parce que Zelda ne connaîtrait ensuite que la solitude pendant deux semaines. Peut-être aussi parce qu’elle doute que sa propre présence soit réconfortante et qu’elle cède sa place à l’infirmière pour que l’adolescente se sente plus à l’aise. Tout ce qu’elle voudra, au moins pour les heures à venir. Ensuite, ce ne serait plus sa responsabilité. Ni son fardeau pour la conscience.


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Sujet: Re: Le butin du diable   Mar 7 Sep 2021 - 2:58
« Dommage... »
Zelda ne cherche pas à cacher cette déception qui s'esquisse sur son visage entre deux grimaces de douleur. Bon, elle ne s'attendait pas réellement à ce que Maeve lui facilite le travail avec Levi. Et si sa réponse ne l'avantage guère, l'australienne ne peut en revanche pas en vouloir à la doc'. « Mais c'est cool qu'tu sois fidèle à tes valeurs... » Alors oui, l'adolescente ne les partage pas. Mais elle apprécie les gens qui respectent leurs principes et les mettent en pratique. Surtout lorsque c'est à son avantage, comme c'est le cas en cet instant même.

« P't-être que j't'ai mal jugée... » La petite moue qu'elle esquisse n'est pas due à la souffrance, cette fois-ci. Mais plutôt à sa fierté qui proteste en prenant conscience qu'elle a commis une erreur. « En fin d'compte t'es plutôt chouette ! » souffle-t-elle en posant le regard sur sa main désormais bandée, apaisée. « Quand t'agites pas une seringue comme une psychopathe, en tout cas... » Non, Zelda n'a pas oublié. Et elle n'oubliera probablement jamais. Mais en pensant sa plaie, Maeve a commencé à faire de même avec leur relation. Et l'australienne ne trouve pas l'idée si désagréable...

L'adolescente s'abandonne un instant à ce semblant de calme qui règne dans la pièce. Elle n'est pourtant pas sortie de la tempête et elle le sait bien. Tout au plus se trouve-t-elle dans l'oeil du cyclone. Qu'importe... Ca fait du bien ! La jeune espionne ne reprend la parole que lorsque Maeve annonce un chiffre, après avoir pris sa tension : 10.6 ! « Et c'est bien, ça ? » s'inquiète-t-elle. Cette mesure ne lui évoque pas grand chose... « Si j'vais mourir, j'aimerais bien l'savoir... » Elle sait que les médecins n'aiment pas toujours dire la vérité à leurs patients. Pour leur propre bien, paraît-il. Pour éviter qu'ils s'angoissent et profitent de leurs derniers instants plus sereinement. Mais Zelda, elle veut avoir le temps de dire au revoir !

Elle est néanmoins rassurée lorsque la doc' balaie l'idée d'un certificat médical. Et, ce faisant, l'espoir de ne pas avoir à retourner en cellule pour les deux prochaines semaines. L'australienne dispose du temps que la perfusion voudra bien lui accorder, donc. « J'imagine qu'c'est mieux que rien... » Elle hausse un peu les épaules puis lève son bras pour observer le vide qui remplace désormais son auriculaire. C'est... moche. La voici qui pose finalement le regard sur Lucy. C'est une fille sympa. Mais il lui manque peut-être le punch de Maeve. L'adolescente ne veut pas entendre des mots rassurants ou bienveillants.

« Et toi ? Tu pourrais pas rester ? » Elle se mordille la lèvre en observant la doc'. Cette dernière a déjà l'air bien fatiguée. Et Zelda a l'impression de s'être montrée un peu trop vulnérable en lui demandant de rester spécifiquement à ses côtés. « Pour parler de... t'sais... de trucs ? » tente-t-elle de se rattraper. Tout ça pour ne pas avouer qu'elle a peur. Et ne pas faire preuve de cette faiblesse qu'elle déteste tant. « C'est pas comme si on allait avoir l'opportunité d'beaucoup parler, d'toute façon, ces prochains temps... » À moins qu'elle se déplace en personne pour venir lui rendre visiter et refaire ce foutu bandage ? « Mais sinon Lucy, ouais, c'est pas mal aussi ! » L'australienne décoche un petit regard désolé à l'infirmière. Elle l'accompagne d'un petit sourire gêné. Tout ça, ce n'est pas très flatteur pour elle...


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Maeve Wheelan
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Sujet: Re: Le butin du diable   Mar 7 Sep 2021 - 21:23
Ses valeurs? Maeve retient un rire, incertaine de savoir si elles les tenaient si bien qu’elle le prétendait. Peut-être dans le milieu professionnel oui, mais dans la sphère intime, elle se visualisait davantage comme un boulet de canon qui détruisait tout sur son passage, ses proches en premier. Le piédestal sur lequel on la plaçait parfois n’avait pas lieu d’exister. En dehors de la blouse, elle n’était qu’un humain ordinaire, imparfait.

Un sourire naît finalement sur ses lèvres face aux répliques de l’adolescente qui revient en arrière sur le jugement de sa personne. Sans doute la chirurgienne n’a pas réellement fait d’effort pour apaiser la situation, elle en a conscience. Mais Zelda avait toujours eu le don de la pousser dans ses retranchements, et pas dans le meilleur sens du terme. “Et bien j’imagine que tu n’es pas si terrible non plus quand tu ne provoques pas les gens en duel avec un gant en latex…” souffle-t-elle sur un ton amusé, plantant un regard rieur dans celui de la jeune fille. C’était sa façon bien particulière de se placer sur la même longueur d'onde. Elles ne se feraient pas d’excuses, c’était un fait. Possiblement trop têtues et bornées, dans des aspects différents. Mais c’était un premier pas en avant. Si la quadragénaire n’avait aucun problème à émettre un avis contraire, peu importe l’autorité présente, elle n’avait jamais été adepte des conflits, quels qu’ils soient.

Reposant le tensiomètre, elle prend le temps d’expliquer à sa patiente, comme elle le ferait pour n’importe qui. “Ce n’est pas mirobolant vu ton âge et ta condition physique habituelle mais ça pourrait être pire et plus inquiétant. Et non, tu ne mourras pas. En tout cas pas sous ma garde” la rassure-t-elle brièvement, lui évitant un long discours sur les moyennes et les chiffres optimaux.

La surprise naît finalement de la requête de l’australienne et un instant, la doc se sent mal à l’aise. Peut-être parce qu’elle n’a jamais été particulièrement douée avec les enfants et encore moins les adolescents. Mais la situation lui fait revoir sa réserve et elle acquiesce en direction de Lucy pour lui signaler qu’elle va rester un peu avec la jeune fille. L’infirmière s’éclipse, prenant le relais sur les autres patients et Maeve finit par tirer une chaise pour la placer au chevet de la blonde, retirant au passage sa blouse blanche, comme pour retirer le costume de docteur. “Je passerai te voir demain pour vérifier la plaie, et tous les deux jours pour changer ton pansement après ça” la rassure-t-elle une nouvelle fois. Non pas que ce soit indispensable en réalité, mais qui irait vérifier et contester son avis médical? Le maton assigné à la surveillance de Zelda? Elle l’attendait de pied ferme, lui, et surtout son prétendu doctorat.

Et sa patiente a beau lui avoir signifié vouloir parler de trucs, elle devine aisément que c’est avant tout pour ne pas rester seule. “Je te préviens, je ne suis pas douée avec les ados.” Sans doute parce que les filles comme Zelda, à son époque, se plaisaient à la cantonner à son petit rôle d’intello modèle. Et où étaient ces filles maintenant? Mais elle n’en dit mot. Tout comme elle évite de demander la raison pour laquelle la jeune fille s’est vue privée de l’un de ses doigts. Ce n’est pas à elle de juger ce genre de choses. Il y avait d’autres monstres à l’extérieur, mais ce genre de commandement barbare allait à l’encontre de tout ce à quoi elle croyait. Alors elle choisit une autre voie, prend la tangente, simplement pour garder sa patiente consciente. “Comment se fait-il que deux personnalités si diamétralement opposées aient tant d’amis en commun?” Arizona, Roza, Jill, Ivy… elle en oubliait sûrement dans la balance. Qui sait… peut-être s’étaient-elles simplement manquées. Un banal concours de circonstances.


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Sujet: Re: Le butin du diable   Mer 8 Sep 2021 - 5:44
« Tu tiendrais pas l'même discours si j'avais trouvé un véritable gant en cuir... »
L'adolescente se fend d'un léger sourire fatigué. C'est agréable de pouvoir rire de tout ceci, en fin de compte. Et de pouvoir aussi, un peu, se réconcilier avec l'une des personnes qu'elle a offensées. L'australienne n'a pas beaucoup d'amis. Mais si elle peut éviter d'avoir trop d'ennemis... « D'ailleurs si tu sais pas quoi m'acheter pour mon anniversaire... » s'amuse-t-elle entre deux lancées douloureuses, quoique supportables. La perfusion fait son effet et la souffrance s'atténue encore, petit à petit. Il était temps !

« D'accord, je vois... » souffle-t-elle quand la doc' lui indique que sa pression sanguine n'est pas exceptionnelle mais qu'elle ne risque pas de mourir. Elle hoche la tête quand bien même elle n'est pas sûre d'avoir exactement compris ce que le chiffre implique. Ce qu'elle retient, Zelda, c'est surtout le fait qu'elle ne risque pas de mourir. « Youpi, j'imagine ? » L'adolescente suppose que les choses finiront par revenir à la normale. Après tout des gens survivent à la perte d'un bras ou d'une jambe. Ce n'est pas l'amputation d'un petit doigt pratiquement inutile qui devrait la précipiter dans la tombe.

Et puisque Maeve lui a promis qu'elle ne mourrait de toute façon pour sa garde, elle est forcément soulagée lorsque la quadragénaire accepte de rester un peu avec elle. Au détriment d'une Lucy qui ne tarde pas à quitter les lieux, libérée de son service. « Cool ! » souffle-t-elle quand son interlocutrice lui indique qu'elle repassera demain puis tous les deux jours pour le suivi de sa blessure. Un mince sourire absent vient naître sur les lèvres de l'australienne lorsqu'une idée commence à lui titiller l'esprit. « J'me disais... Ca arrive, non, qu'de la nourriture tombe par hasard dans une trousse médicale ? » Pas besoin de lui faire un dessin, Maeve aura compris où elle veut en venir. « On n'mange pas toujours très bien en prison. Et encore moins à sa faim ! » explique-t-elle, un brin gênée, sans trop savoir si elle abuse ou si elle défend simplement un droit fondamental. Tricher, ce n'est pas répréhensible. Du moins, pas tant que personne ne le remarque...

« C'est pas grave ! » Même si elle ne partage pas tout à fait l'avis de son interlocutrice la prévient qu'elle n'est pas très douée avec les ados. Aujourd'hui, Zelda ne peut clairement rien lui reprocher. « Si ça peut t'rassurer, je n'suis pas très douée non plus avec tout c'qui a plus de trente ans et qui porte une blouse blanche...  » Quand bien Maeve a retiré la sienne. Le signe qu'elle ne tient pas à son chevet en tant que médecin mais plutôt en tant que simple camarade ? C'est que l'australienne se plait en tout cas à croire. Parce que c'est plus rassurant.

La question suivante a le mérite de la surprendre. Zelda garde un instant le silence et compte les amis qu'elles ont en commun. Elle conclue sa réflexion par un petit mouvement des épaules et une grimace traduisant une forme d'impuissance. « Je sais pas trop quoi t'répondre... » C'est une question qu'elle ne s'est jamais posée. « Si on était toujours amis avec les amis d'nos amis, alors... On serait tous potes ? » Et tout tend à prouver que tout ceci relève de l'utopie. Les humains aiment se détester, et détestent s'aimer. C'est un mystère qu'elle ne s'explique pas et avec lequel elle se contente de composer. « Après faut dire que j'ai toujours eu d'la peine à m'entendre avec les gens qui m'gerbent dessus ! » Et plus particulièrement, dans ses cheveux. Même si dans le fond, l'adolescente suppose que Maeve n'a pas fait ça volontairement.

« Tu crois qu'on est si opposées qu'ça, toi ? » reprend l'adolescente après quelques instants de calme. Elles sont dans le même camp, elles combattent les mêmes ennemis. Elles font ce qu'elles peuvent pour survivre, chacune à leur façon. Mais au-delà de ça, Zelda se rend compte qu'elle ne sait pratiquement rien de la doc'. Et que la réciproque doit être tout aussi vraie. « On doit forcément avoir des points communs... » Seulement, manifestement, elles n'ont pas encore été capables de les trouver...


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Sujet: Re: Le butin du diable   Sam 11 Sep 2021 - 22:59
”Défis-moi” glisse malicieusement la quadragénaire alors qu’elle se cale un peu plus contre le dossier de la chaise, plutôt inconfortable. Un nouveau duel? Dans les règles de l’art? “Mais à titre purement indicatif et pour respecter certaines règles, je me dois de préciser que si tu sors le gant en cuir, je me munirais d’une aiguille à péridurale. Grande comme ça” précise-t-elle en allongeant l’écart entre ses deux index et mesurant approximativement la seringue dans le vide. Néanmoins, pour montrer que ce n’est qu’une plaisanterie, elle finit par laisser ses lèvres s’étirer en un sourire amusé. Elle laisse son regard couler un instant sur l’adolescente, essayant d’imaginer un monde où, à son âge, elle aurait été dans la même situation. Il lui est difficile de se projeter à l’aube de ses seize ans qui lui paraissent bien loin maintenant. Dans sa seconde année de secondaire, le nez dans les bouquins, d’une timidité presque maladive… Elle serait morte dans les premiers mois assurément. Jamais elle n’aurait eu à vivre ne serait-ce qu’un dixième des épreuves qu’avait dû expérimenter l’australienne et ça l’aide à relativiser son caractère… difficile.

Mais quand cette dernière tente de la soudoyer, elle arque un sourcil, laissant une petite moue perplexe déformer ses traits. “Ne pousse pas. Non pas que je craigne spécialement quelqu’un dans ce camp mais je n’ai aucune envie qu’on vienne me faire la morale ici parce que j’aurais enfreint quelques règles idiotes” répond-elle, optant pour l’honnêteté plutôt que les faux espoirs et les vaines promesses qu’elle ne respecterait pas. Et puis Maeve n’en avait définitivement pas la patience ces temps-ci. Elle se savait moins patiente, plus nerveuse, la vexation à son paroxysme. Elle exploserait, tout simplement, et on ne pourrait que lui reprocher, à juste titre. Ne pas faire de vagues était encore le meilleur moyen qu’on oublie son état et ce qui lui était arrivé.

Un léger rire finit par passer sa gorge quand la réciprocité du malaise est avouée. “Il paraît que ça a effectivement un effet anxiogène sur pas mal de personnes. Je porte du bleu ou du vert quand j’opère mais je ne suis pas certaine que ça le soit moins” Plus pratique en tout cas, et parfait pour reposer la vue quand le rouge du sang commence à vous fatiguer les yeux. Mais la chirurgienne évite de souligner ce genre de détails présentement. En particulier parce que sa patiente s’est vidée d’un peu trop d’hémoglobine.

Elle tente, revient sur les débuts de leur mésentente, mais la doc est têtue et si elle ne s’est pas excusée à l’époque… “Je ne m’excuserai pas pour ça.” Pas alors qu’elle était en pleine crise suite aux effets secondaires du vaccin. Le même qui lui avait récemment sauvé la vie. Ses doigts viennent se perdre un instant sur la bande de tissu qui recouvre l’immonde cicatrice à son bras, se laissant distraire quelques secondes avant de reporter son attention sur Zelda.

Étendant ses jambes devant elle pour retirer les courbatures de la journée, elle réfléchit longuement. “Peut-être pas diamétralement opposées. Juste différentes.” Sur pas mal de points tout de même. Le rapport social, le rapport à l’autorité, le jugement sur les autres… “Mais nous sommes toutes les deux têtues, on défend nos convictions. On croit en ce camp et ses possibilités et je pense qu’on serait prête à tout pour les gens qui comptent. C’est un bon point de départ.” Et à bien y réfléchir… “Un bon essentiel même.” Et plantant ses yeux clairs dans les siens, quand bien même la jeune fille lui apparaît fragile et qu’elle l’a vu pleurer, elle chasse cette image, au profit d’une nouvelle qui la mettra davantage sur un pied d’égalité. “Peut-être que mon erreur a été de te traiter comme une enfant en oubliant que cette vie vous a tous fait grandir trop vite. Tu te bats pour les autres ici. Je crois qu’il est grand temps que je commence à te voir comme une adulte, tant que tu te comporteras comme tel avec moi.” C’est une proposition simple, un nouveau départ sur leur relation chaotique.

Elle n’a pas de meilleur offre. Parce qu’elle n’a finalement rien d’autre à offrir.


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