The Walking Dead RPG

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C'est toujours mieux a la carte qu'au menu
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Elena Hortos
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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Mer 25 Aoû 2021 - 22:00
Elle n’était pas en mesure de constater cette autre sorte d’admiration qui miroitai dans le regard de Sebastian à côté d’elle, trop occupée par son observation silencieuse des lieux, revendiqués par la nature qui retrouvait ses droits et sublimés par le travail d’un seul homme. Elle était indéniablement touchée par les efforts déployés par son ami pour rendre cette soirée aussi confortable qu’inoubliable. Elle semblait alors prendre conscience de l’intérêt sincère que nourrissait l’homme à son égard, sans toutefois être certaine de cerner ses réelles attentes. Sourire aux lèvres, ses traits semblaient malgré tout adoucis, rafraichis par cette escapade surprise qui tranchait sérieusement avec ses obligations au campement.

« Il est vrai que tu es déjà en possession de mes plus noirs secrets. » Un sourire amusé étira ses lèvres. « Si je comprends bien, ce soir, c’est à mon tour de te contraindre aux aveux les plus scandaleux. Aurons-nous seulement assez d’une bouteille ? » Ses yeux constellés d’espièglerie trahissaient l’humeur légère qui l’animait. Sebastian paraissait lui insuffler la chaleur nécessaire pour raviver l’éclat solaire qui l’avait fait rayonner autrefois. Elle se sentait plus vivante, plus humaine en sa compagnie. Une fossette conquise creusa sa joue. « Tu prêches une convaincue. » Elle n’avait jamais eu besoin de prétexte pour s’abandonner à la dégustation d’un grand cru. « La dernière fois que j’ai dîné en tête-à-tête autour d’un verre de vin, c’était à Athènes. Avec l'un des deux hommes que tu as rencontré avec moi à la Cage le soir où tu m'as ramené, d'ailleurs. » avoua-t-elle en se remémorant parfaitement la soirée. « J’ai l’impression qu’un siècle s’est égrené depuis… » Elle en ressentait le fardeau physique parfois ; comme si son corps avait rudement accusé les dernières années. Probablement la faute aux blessures répétées, au stress et aux insomnies qui rythmaient ses nuits depuis des mois.

Elle rit de bon cœur quand le brun fit part de son souhait de la voir s’illustrer dans cette danse traditionnelle grecque qui promettait de piétiner pour de bon sa dignité si elle s’y livrait. Elle devait à tout prix l’éviter. Elle le suivit du regard lorsqu’il s’éclipsa, savourant les derniers rayons chauds du soleil qui coulaient sur son épiderme. A son retour, elle laissa échapper une petite exclamation appréciatrice en découvrant l’entrée superbement présentée. Elle savoura l’élégance visuelle de l’assiette, admirative du travail du chef d’entreprise. Elle observa avec bonheur le vin glisser contre les parois de son verre et après une fine inspection olfactive du produit, le verdict l’incita à inviter Sebastian à poursuivre le service. Le vin était certes un peu évolué, mais tout à fait appréciable, arborant des notes élégantes de cuir et de tabac qui captivaient véritablement la jeune femme. Ses papilles gustatives salivaient devant une telle conjugaison de bon goût.

Alors que son compagnon de soirée prenait place à son tour et qu’ils entamaient le repas, Elena laissa échapper un soupir approbateur. « C’est délicieux ! » fit remarquer la brune, presque surprise du résultat. « Tu nous avais caché tes talents de cuisinier pour ne pas remplacer Tori, avoue ! » Elle lui envoya une œillade complice avant de reposer délicatement ses couverts sur le rebord de son assiette, réfléchissant avec le plus grand des sérieux à sa première question. Elle ignorait presque tout de lui. « Tu ne parles jamais de ton passé avant d’arriver à Seattle. Tout ce que je sais c’est que tu es arrivé accompagné de ces deux hommes… Tu faisais quoi avant d’arriver ici ? Tu appartenais à un groupe ou une faction comme la nôtre ? » Elle planta son regard dans le sien, tentant de sonder ses réactions. Autant, une part d'elle redoutait de sombres confessions sur un passé qu'il aurait préféré enterrer, autant l'autre part espérait presque égoïstement qu'il ait lui aussi des secrets inavouables...


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Sebastian Brody
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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Jeu 26 Aoû 2021 - 16:12
Celui qui n'aime pas le jeu d'Elena


Je m’amuse quand elle me dit espérer que je lui livre, avec le vin, des noirs secrets. Grâce aux Oblivions, j’en ai plus que je n’en voudrais, mais, aussi, grâce a ce brave Léon, j’ai le foie de la situation pour résister a pas mal de verres :

« J’ai peur qu’il n’en faille un peu plus pour obtenir mes confidences les plus honteuses, mais, promis, si tu es sage, je te révèlerais que je suis un excellent danseur de salon. »


Je sourie malicieusement à cette fausse confidence néanmoins vraie. J’assume parfaitement d’avoir dû occuper le temps avec mon groupe de personnes âgés et d’être devenu incollable au scrabble ou dans toutes les danses vedettes des bals a papa. Si je n’ai pas appris a jouer de l’accordéon, c’est bien seulement parce que le brave Gilbert n’avait plus son instrument, sinon je pense que j’étais prêt pour devenir organisateur de guinguettes.

Je reste suspendue a ses lèvres, toujours prisonnier du charme d'Elena. Je suis heureux de la voir se détendre en ma compagnie, comme si elle arrivait a oublier le reste, ce qui était le but recherché, au moins une soirée. Même si elle n’était pas réellement à chef de notre petit groupe, elle n’en restait pas moins mobilisée et impliquée dans l’organisation. Je la vois donner sans compter et ce d’autant plus que beaucoup manquent à l’appel en ce moment. J’ai l’impression que ce diner, aux teintes de cette vie d’un autre temps la rend nostalgique et je suis surpris quand elle me dit que son dernier repas était à Athènes. Elena n’a pas le profile d’une femme qui restait calfeutrée chez elle et à ne faire qu’une sortie au restau une fois l’an. Ma curiosité piquée au vif, je me note mentalement cette information pour le jeu des questions et me contente d’un :

« C’était une autre vie. Personnellement, j’ai presque l’impression que c’était juste un rêve qui s’étiole un peu plus dans nos mémoires chaque jour. »

Cette vie confortable, brillante et ou le seul ennemi contre qui il fallait lutter, si on oublie les avocats de mon ex femme, c’était le fisc. Un autre point qui me titille est l’évocation de la personne avec elle. Je connais un peu trop la vie de Shepard pour savoir qu’il est un pur produit Made In USA et le nom de famille du chef des Exilés ne me donne pas de doute quant a la personne dont elle parle. Évidemment, a rester dans la Cage pour glaner des informations, je pense être au courant de beaucoup de choses. Je triche un peu sur notre petit jeu mais qui ne tente rien n’a rien, c’est donc très innocemment que je me risque a un :

« Je ne savais pas que tu es une proche de Valerian Zacharias ? C’est presque étrange que tu ne sois pas chez les Exilés pour le coup. »


Malgré les tensions avec les NE, cette faction avait bonne réputation sur un plan effectif et productif, pourvu qu’on aime la bière et les alcools forts. Les If étaient plus « aléatoire » dirais je dans la place de Seattle. Au moins, le vin semble autant la séduire que mes plats, avec un peu de chance, le chef aura le même succès. Je m’amuse de son enthousiasme tout en appréciant les compliments. Un peu taquin quand elle me parle de mes talents cachés, je ne peux retenir un :

« Et tu n’as pas tout vu, pour le plaisir d’une magnifique jeune femme, je suis capable de beaucoup de prouesses. »


Lorsqu’elle repose ses couverts, je sens que « le jeu » va commencer et je suis loin de me douter de la suite. Pour le moment, j’affiche mon éternel air amusé et attend patiemment la première question, pensant, naïvement, enchainer dans la foulée. Le sérieux tombe sur nous aussi vite que ses mots et je dois dire d’être partagé quant a ma réponse. Sans m’en rendre compte je me redresse un peu sur mon siège avec un :

« Moi qui pensais qu’on commencerait avec nos parfums de fraise tagada préférés ou de savoir si on aimait plus les chiens ou les chats. Je dois avouer que j’espérais que cette question n’arriverait pas avant le dessert. Je suis vraiment tenté de prendre le gage. »


Je réfléchi un instant, chercher chant des yeux quelques choses d’invisible sur cette table avant soupirer conscient que je risque de gâcher l’ambiance si je suis franc, mais sans avoir envie d’être malhonnête non plus. Je finis par poser mon regard dans le sien. Il n’y a plus de demi sourire, plus de petites blague…

« Non pas comme le votre, loin de là et bien heureusement, a moins que vous m’ayez caché quelques milliers d’effectifs et une tendance a être mauvais. J’ai peur que tu détestes autant mon histoire que moi. d'ailleurs, avant que tu n’aies l’envie de partir, je tiens a préciser que le dessert est un café gourmand avec part de tarte, un fondant choquant sur crème anglaise et un flan aux œufs aromatisé a la cannelle. »

En fait je tente une dernière pique d’humour comme pour essayer d’exorciser la suite, avant d’enchainer :

« Pendant presque deux ans je suis resté avec ma mère a veiller sur elle et ses amis. Quand elle est morte, j’ai voulu partir a la recherche de mes frères, c’est la que j’ai été attrapé et enrôlé dans « le groupe a problèmes » de Portland. »


Je prends le temps de boire une gorgée de ce vin qui n’a déjà plus aussi bon gout je trouve, histoire de lui laisser digérer qu’elle a l’équivalent d’un des hommes de Luke a sa table. Je me doute bien que le repas va prendre un autre virage que je ne contrôle absolument pas. Mentir aurait été plus simple, ou esquiver, mais elle ne mérite pas ça.

« J’ai survécu presque 4 ans dans un groupe de pilleurs esclavagistes. J’ai tout fait pour m’élever dans cette organisation et ne plus avoir a participer a des combats a mort pour un quignon de pain et le bon plaisir du Grand Maitre. »

Pudiquement je préfère ne pas plus en dire sur la notion de survie chez les Oblivions. La violence, le manque d’hygiène, de nourriture et les sévices étaient permanents chez les « gens d’en bas ». D’où mon besoin de « monter ». Mon regard se perd a nouveau dans ce passé que j’aimerais oublier mais qui m’a marqué autant l’esprit que le corps.

« Tom et Jerry étaient la pour me tuer des que je baisserais la garde et que j'aurais obtenu certaines informations. A Portland, ils ont découvert que j’avais profité de ma position pour faire s’échapper des centaines de personnes et contrecarrer leurs plans à plusieurs reprises. J'imagine que ne c'est pas vraiment la belle histoire que tu aurais aimé entendre. »


Silencieux, je plonge, a nouveau mes yeux dans les siens, scrutant sa réaction et m’attendant a du dégout. Elena est une femme entière et protectrices avec les siens, luttant contre les gens comme ceux qui avaient fait du mal a Tory et Emily de toute son âme.



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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Lun 30 Aoû 2021 - 12:22

Un éclat cristallin s’échappa d’entre les lèvres de la grecque quand Sebastian évoqua ses compétences étonnantes en matière de danse. A dire vrai, elle n’avait pas tellement de difficulté à l’imaginer à l’action et c’était sans doute le cliché fictif qui se dessinait dans son esprit qui provoqua chez elle une franche hilarité. Sebastian était décidément très doué pour réaliser l’exploit remarquable de la faire rire. Tout semblait incroyablement naturel en sa compagnie, comme si cette complicité tirait sa force d’une relation centenaire.

« Valérian et moi avons été amants lorsque nous étions encore en Grèce. » avoua la brune sans filtre. Elle n’avait aucune raison de s’en cacher, elle ne nourrissait ni honte ni regrets à l’évocation de cette histoire qui, si elle s’était soldée par un échec amoureux, s’était muée en une puissante et indéfectible amitié. Le grec était l’un des hommes les plus importants de sa vie, et il occupait une place toute particulière dans le cœur de la jeune femme. Amour et vestige d’une autre vie, pilier solide qui lui offrait le réconfort de réminiscences communes, seul témoin de ce qu’avait été leur vie avant tout ça. La brune offrit un sourire mutin à son compagnon du soir, consciente de ce que l’aveu pouvait susciter dans son esprit fertile. « Nous ne le sommes plus. Mais nous sommes restés de fidèles et proches amis. » Nulle ambiguïté entre eux, sinon la certitude d’une profonde affection et d’une franche estime qui semblaient immuables. Elena arqua alors un sourire interrogateur. « Chez les Exilés ? » Elle aurait pu, effectivement. Leur leader avait maintes fois réitéré l’invitation à les rejoindre mais à l’époque, Elena ne pensait pas rejoindre de nouveau un groupe. Pas après l’échec cuisant de The Haven… « L’occasion s’est présentée, certes, mais pour être franche, je souhaitais rester seule avant d’être piégée par le regard de merlan frit de Tori. »  sourit la brune avant de hausser les épaules. La suite, il la connaissait plus ou moins. Elle était désormais bel et bien ancrée aux Inglorious Fuckers, et l’éventualité d’un départ n’était pas à l’ordre du jour. C’était chez elle, c’était sa famille.

« Tu piques ma curiosité. » souffla Elena avec sincérité, certaine de n’avoir là qu’un échantillon de Sebastian Brody. Elle ne le connaissait que partiellement, n’avait aperçu que la face émergée d’un iceberg qu’elle devinait immense. Elle ignorait presque tout de lui : son passé avant l’apocalypse, avait-il été marié ? Avait-il fondé une famille ? Elle avait rencontré son frère récemment qui paraissait nourrir une rancœur tenace à son égard. Pourquoi ? D’autres Brody arpentaient-ils Seattle ?  Tant d’interrogations qui flottaient désormais dans un coin de sa tête et qu’elle se promettait d’aborder. Mais dans un premier temps, elle ne sut retenir la première question qui lui brûlait les lèvres, et un vif regret la saisit aussitôt alors qu’elle remarquait la disparition du sourire sur le visage de son vis-à-vis et une soudaine tension qui semblait jeter une brise glacée sur la terrasse.

« Tu n’es pas forcé d’y répondre si tu n’en as pas envie, les règles sont claires. Quelques notes d’opéra sauront me consoler, tu sais ? » Elle força un sourire, tâchant de dompter le malaise évident qu’elle avait provoqué. L’homme n’était pas du genre à se calfeutrer ou s’esquiver. Cette raideur qu’elle devinait aisément n’était pas familière non plus. Sebastian était un homme sûr de lui, en toutes circonstances. Là, elle percevait un abcès purulent sur lequel elle venait délibérément d’appuyer. Elle en humait déjà l’émanation pestilentielle.

Elena sentit son pouls s’accélérer en même temps que l’ambiance prenait un tout autre virage, par son initiative. C’était grave, forcément, pour que le quarantenaire craigne qu’elle ne quitte prématurément leur dîner. Elle baissa machinalement les yeux, réfugiant son regard coupable sur la flamme virevoltante d’une bougie. Elle s’en voulait de lui infliger pareil moment, et elle redoutait de plus en plus ce qu’elle pourrait bien apprendre de lui. Le détester ? Serait-ce seulement possible ? Sa gorge se noua rapidement d’une appréhension qu’elle ne maîtrisait pas. Une gorgée de vin supplémentaire ne suffit pas à défaire cette boule nerveuse qui grossissait dans le creux de son ventre.  

« Sebastian, je ne veux vraiment pas te contraindre à quelque aveu compromettant que tu ne préférerais taire. Je te l’ai déjà dit, j’ai mes fardeaux, je ne veux pas dévoiler les tiens si tu t’y refuses. » fit-t-elle dans une ultime et vaine tentative d’avorter les confessions de l’homme. Et puis, s’il avait raison ? Elena ne voulait pas gâcher ça, ces moments précieux qu’ils s’octroyaient. Elle ne voulait pas avoir à le détester. Elle se pinça les lèvres, et se mura dans un silence attentif, suspendue au récit de son ami, à mi-chemin entre pudeur et curiosité.

Le groupe à problèmes de Portland ? Fouiller dans son esprit lui fit froncer les sourcils, mais elle prit soin de ne pas l’interrompre, même lorsque la vérité tomba comme un couperet meurtrier pour l’éclabousser en plein visage. Ses doigts raffermirent instinctivement leur prise autour du verre, et un frisson lui remonta la colonne vertébrale. Si elle se domina pour ne pas le couper dans son élan, tout se bousculait violemment et rapidement entre ses tempes, soudain douloureuses. Les explications du chef d’entreprise se succédèrent, et très vite, un infime souffle glissa sur ses lèvres. Il lui fallu plusieurs minutes pour imbriquer les informations les unes aux autres, réfléchir et tirer une conclusion. De longues minutes où elle dévisagea purement et simplement l’homme face à elle, d’un regard inquiétant d’impassibilité. Difficile de soupçonner une approbation derrière ses orbes sombres, et pourtant… Elle consentit à poser sa main sur celle de son compagnon.

« Je… » Elle s’éclaircit la voix, enrouée par le mutisme. « Je suis désolée. Je n’aurais jamais pensé que… » Que lui aussi ait pu souffrir des actes abominables de bourreaux pareils. Comme Emily. Comme Tori. « Tu as fait ce que tu avais à faire pour survivre, Sebastian. Rien de plus. » Comme des milliers de civils qui enduraient sans l’accepter la politique fanatique de New Eden. « Tu as pu sauver des centaines de personnes, c’est… héroïque. Tu n’as pas à rougir de ton histoire, crois-moi. » Elena était loin de pouvoir se vanter de la même chose. Ses crimes n’avaient rien d’héroiques à l’inverse. Elle couva le brun d’un long regard, compréhensif et admiratif.

« Est-ce que… Tom et Jerry, tu as pu te débarrasser d’eux définitivement ? Je peux t’aider avec ça autrement. » Elle était sérieuse. Elle n’aurait aucun scrupule à éliminer deux hommes de cette espèce-là, bien au contraire. Elena observa un instant son assiette avant de relever le visage vers lui. « Je suis désolée si j’ai ravivé des souvenirs pénibles. J'espère ne pas avoir gâché ce dîner pour lequel tu t'es donné tant de mal... »


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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Ven 3 Sep 2021 - 9:39
Celui qui dit tout, vraiment tout

La légèreté du moment ou Elena se confiait, simplement, sur son ancien amant ou comment Tori avait su lui donner envie de ne pas rester dans une vie de solitaire semble bien loin. Elle doit sentir la tension qui est a mienne face a ces questions et je la crois quand elle me dit qu’elle accepterait que je garde le silence. Surement qu’il aurait mieux valu, ou du moins, jusqu’au dessert. Dommage que je ne sois pas homme a fuir ses responsabilités. Ce qui est fait ne peut être changé, qui plus est, tot ou tard, il aurait fallu aborder le sujet avec ceux qui m’ont pris sous leurs ailes.

Même si les chances que le Grand Maitre vienne sur Seattle ne sont pas alarmantes, je n’ai pas la naïveté de penser que celui qui voulait être mon amant en resterait là avec son ancien allié et surtout architecture de ses défenses. Je détiens bien trop d’informations. La blessure d’amour propre de cet homme qui se prend souvent pour Dieu risque de l’obliger à s’assurer de mon décès s’il garde un doute de notre sort. La mort de Tom et Jerry était une regrettable erreur, loin de mon plan initial, mais, avais-je eu le choix ? A force de tendre la corde, j’avais précipité les choses et ils n’avaient pas voulu attendre la fin de leur mission, et donc de la mise en place de mon stratagème, pour me refroidir.

Je la vois se décomposer a chacun de mes mots, j’imagine qu’elle doit surement vraiment regretter de ne pas s’être contenté de me demander mon chanteur préféré ou le prénom de mère, même si tôt ou tard il aurait bien fallu y venir. Je lui suis reconnaissant de garder le silence le temps que je termine mon récit et reste a scruter son visage attendant son verdict entre en face de ce qu’elle hait le plus au monde. Je suis surpris de sentir sa main se poser sur la mienne et, comprenant ce geste lourd de sens dans un moment aussi tendu, sans réfléchir, je décale mes doigts pour serrer les siens avec un signe de tête comme pour la remercier de ce geste.

Je sens qu’elle a du mal a trouver ses mots, en même temps, il y a peu de chose a dire après le pavé que je viens de lancer, pourtant, la jolie Grecque n’est pas de celle qui détourne le regard devant une difficulté, loin de la. Mes yeux suspendus a ses lèvres, alors qu’elle cherche ses mots, j’essaye de deviner tout ce qui doit se bousculer dans sa tête. Je crois que c’est la première que je la découvre sans voix, triste performance.

Je suis intrigué quand elle s’excuse, je m’attendais a une toute autre réaction. Je ne desserre pas les lèvres, mon pouce caressant machinalement sa paume alors qu’elle semble trouver des mots qui apaisent, des mots qui rendent les choses un peu moins laides, un peu moins crues et plus acceptables. J’ai un sourire cynique quand elle me dit que c’est héroïque et fait un non de la tête. Pour une vie de sauvée, combien ai-je du sacrifier ? Ne me suis-je pas assuré de ma position et de mon confort avant de pouvoir aider des gens a fuir ? Ne suis-je pas celui qui leur a permis de consolider leurs défenses ?

« Crois-moi, il n’y a rien qui donne envie de se vanter de ce qui s’est passé là-bas… tu n’as pas idée de leurs pratiques. »


Et ce n’est pas plus mal vue sa réaction devant les cruautés de Luke et des siens. Les IF sont surement trop tendre pour s’imaginer ce que plusieurs milliers de personnes, vautrées dans la bestialité, luttant pour grappiller un peu de pouvoir en s’imposant avec une surenchère de violence, sont capables de faire. Au royaume du Grand Maitre, il ne fait pas bon être faibles ou fragiles, encore moins être une femme jolie de surcroit. Je sens mes lèvres se pincer quand elle aborde le sujet de mes « deux nounous ». Je reste pensif

« Ils ne m’ont pas laissé le choix, le hic, c’est que j’espérais qu’ils survivent. Avec une ancienne prisonnière des Oblivions réfugiée ici, nous escomptions faire en sorte qu’ils nous croient mort et rapporte cette « bonne nouvelle » aux autres, en plus de transmettre que Seattle est la proie d’un groupe de plus de 10 000 personnes suréquipées… sans ça, nous sommes réduit a espérer qu’il n’envoie pas d’autre personnes ici… »


Je ne finis pas ma phrase. Je n’ai pas envie de mettre des mots sur mes pires craintes. Outre ma fuite, il y a aussi le fait que le Grand maitre doit gérer une meute de bêtes enragées shootées a la violence. S’il ne leur trouve pas des os a ronger avec des endroit a piller et des batailles a mener, les siens finiront par se retourner contre leur maitre… le chef des Oblivions a des centaines de défauts, mais pas celui d’être idiot, malheureusement. Je me force a quitter ses sombre penser pour me perdre dans les prunelles magnétiques d’Elena et essayer de retrouver un maigre sourire de petit garçon coupable. Sa main toujours dans la mienne, penché en avant, je continue dans ma lancée. Quitte a être sincère, autant l’être complétement.

« Ne t’excuse de rien, j’ai accepté les règles du jeu et tu ne m’as pas forcé à quoique ce soit. De toute façon je comptais t’en parler tôt ou tard… j’avoue que je pensais a un peu plus tard. Surement parce que tu me plais énormément et que j’ai peur que mon passé ne change ta façon de me voir… je crois que nos petites joutes sont devenues plus que ma planche de salut dans ce monde de fou… »




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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Sam 4 Sep 2021 - 20:47
Machinalement, les doigts fins de la méditerranéenne s’arrimèrent à ceux de Sebastian dans l’espoir sûrement vain de lui apporter quelque réconfort après les confessions éprouvantes auxquelles il venait de se livrer. Elle aurait souhaité lui être d’un meilleur soutien, trouver des mots justes, des gestes suffisamment apaisants, mais comme lui, elle savait qu’il n’existait jamais vraiment de remède à ces maux-là. Ces blessures, ces affres qui lancinaient sournoisement son âme étaient indélébiles, comme gravées au fer rouge dans ses chairs meurtries… Elena sentait aussi que l’homme édulcorait volontairement la sombre histoire qui était la sienne, comme pour la préserver d’horreurs qu’elle ne pouvait que supposer. En un sens, elle lui en était reconnaissante. A croire qu’il s’entêtait à la protéger invariablement des dangers physiques comme des menaces plus vicieuses, des traumatismes qui hantaient pour toute une vie, qui le tourmentaient lui aussi sans relâche. La grecque n’insista pas sur les pratiques qu’il éclipsait… Peut-être une autre fois, quand les responsabilités exigeraient d’elle qu’elle se confronte à la dure réalité de leur monde…

Elle se pinça les lèvres quand il évoqua à demi-mots le sort funeste de ses deux « acolytes ». Evidemment qu’il n’avait pas eu le choix, elle ne le blâmerait surtout pas d’avoir sauvé sa peau en sacrifiant celle de ses anciens camarades. S’ils étaient comme il semblait les dépeindre, ils l’avaient amplement mérité. Une vive appréhension la dévora cependant lorsqu’il évoqua la possibilité que d’autres viennent pour lui et cette ancienne prisonnière. Instinctivement sa main s’était crispée autour de celle de Sébastian, craignant désormais qu’on ne l’arrache à elle.

« Je ne les laisserai pas faire. » affirma la brune avec une résolution inébranlable qui incendiait ses prunelles. Elena était une louve, obstinée et prête à tout pour protéger sa meute, et la perspective de perdre son compagnon faisait naître une crainte mêlée à une colère irascible en elle. Bien sûr, elle savait qu’une garnison de mille hommes ne saurait être gêné par une seule femme. Elle était insignifiante face à cette armée dont l’ombre terrifiante commençait à se projeter dangereusement sur leur avenir. New Eden, Luke, et maintenant ça… Sa main libre attrapa son verre pour faire passer l’information d’une longue gorgée brûlante. Tout semblait s’obscurcir, tous ses rêves de rebâtir une civilisation à l’égale de celle qui était tombée s’effritait tristement entre ses doigts, filaient comme du sable balayé par une tempête. « Il doit y avoir une solution, à nous tous on trouvera. » renchérit-elle, davantage pour elle-même finalement. Elle y réfléchirait dès ce soir. « Si comme tu le laisses entendre, l’existence de New Eden peut être un frein à leur progression, il peut y avoir une carte à jouer pour régler nos différents problèmes d’une seule manœuvre. » Ses réflexions se bousculaient, s’embrasaient. Elle devait poser les éléments et raisonner avec l’esprit clair.

Elle resta suspendue au visage de l’homme alors qu’il poursuivait, s’expliquait, son cœur cognant de plus en plus vite, de plus en plus fort contre sa cage thoracique à mesure qu’il articulait avec une franchise troublante ses sentiments. « Oh. » souffla Elena lorsqu’il avoua son attrait pour elle. Oh. La grecque n’était pas vraiment habituée à une telle transparence sentimentale. Sans doute parce que ses deux expériences avaient été entachées par suffisamment d’orgueil pour gâcher des histoires prometteuses. Est-ce qu'il lui plaisait également ? Bien sûr, mais était-elle seulement prête à l'admettre, à se jeter à l'eau après l'échec cuisant de sa relation de deux ans avec Connor ?

« Je t’arrête tout de suite : mon opinion de toi n’a pas changé. Ton passé ne fait que renforcer l’estime que j’ai déjà pour toi. Tu es un homme bien, profondément dévoué et rien ne saurait me rendre plus admirative. » Il n’avait fait que survivre dans un univers dont elle ne soupçonnait même pas les rouages sadiques, et, loin de se complaire dans la position confortable qu’il avait gagné, il avait profité de son rang pour venir en aide aux moins audacieux que lui. De quoi devait-elle être déçue ? D’avoir en face d’elle un homme meilleur qu’elle ne le serait jamais ? Nerveusement, elle retira sa main de la sienne et tritura distraitement le pied de son verre dans lequel elle plongea le regard. « Je crains de ne pas susciter tant d’approbation de mon côté… » avoua-t-elle sombrement. Malgré la tournure de la discussion, la brune termina son entrée pour rendre hommage au chef d’entreprise et pour se donner l'opportunité de rompre le contact visuel. . « Je ne mérite pas tes faveurs Sebastian…Tu as fait ce que tu avais faire pour des raisons légitimes que personne ne saurait te reprocher. J'ai peur que mes erreurs ne méritent pas la même indulgence… » Elle déglutit soudain son amertume avec une pointe de culpabilité. Elle offrait à l'homme une vision erronée de la réalité, une traître illusion... Elle aurait finalement préféré évoquer ses couleurs préférées ou son passé amoureux... Tout sauf affronter ses vieux démons.


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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Mar 7 Sep 2021 - 16:06
Celui qui voudrait écouter

Je sens bien que je suis loin de l’ambiance que je voulais donner a cette soirée et j’ai un regard presque attendri pour cette lionne qui ne bafouille pas quand elle dit qu’elle ne laissera pas les Oblivion faire s’ils voulaient me remettre la main dessus. Le pire dans tout ca est que je la crois, je la connais assez pour savoir qu’elle est capable de se battre bec et ongles, même pour un combat perdu d’avance, si c’est pour une cause a la quelle elle croit. Je ne sais pas ce qui me touche le plus entre ce coté entier ou le fait qu’a aucun moment elle n’a douté de moi ou de la couleur de mes mains.

Être un Oblivions n’est pas anodin, j’ai pillé, tué et fait tellement de choses pour gravir les échelons. Mon ascension s’est faite sur une montagne de cadavres en guise d’escaliers et j’aurais surement des compte a rendre tôt ou tard, mais je ne suis pas encore prêt a plus ouvrir la boite de Pandore, car je ne veux pas qu’Elena se lance dans ce combat contre des armées en face. J’embrasse avec tendresse la paume de sa main avant de lui dire :

« Je le sais Elena, je sais que tu es redoutable et que t’avoir a mes coté sur un champ de bataille est un privilège. Je t’ai vu pendant l’attaque des mutants. A ce demander si tu n’es pas une incarnation d’Athéna, mais s’il y a des soucis avec eux, je veux que tu me promettes de ne pas les prendre de front. Il faudra me faire confiance et te mettre a l’abri, toi et les autres. Mon affection pour toi fera que je pourrais pas faire ce que j’ai a faire si je te pense en danger. »


C’est une chose d’assumer ses actes, s’en est une autre de voir des personnes a qui on tient payer pour nous. Le Grand Maitre m’atteindra 100 fois plus en s’en prenant a la belle grecque et je le sais friand de ce genre de manœuvre. L’imaginer jetée dans l’arène ou donnée a ses hommes, suffit a me rendre compte a quel point Elena me rend vulnérable. Il n’y a pas plus dangereux qu’un homme qui n’a rien a perdre et plus facile a détruire qu’un qui a tout a perdre.

« Mais ne t’inquiètes pas a l’avance. Faire cela c’est vivre le mal par deux fois et, pour le moment, rien ne porte a croire que le Grand Maitre poussera autant vers le nord. »

J’essaye d’avoir l’air confiant mais je sens un léger frison qui me hérisse les poils de la nuque. Je me rends parfaitement compte que ce que je dis ressemble plus a un vœux pieux qu’autre chose. Je l’écoute avancer vers une pente qui me semble glissante sans être sure de la suivre.

« Je serais curieux de savoir a quoi tu penses ? Mais crois moi, lancer les Oblivions contre les NE c’est prendre le risque de se retrouver entre le marteau et l’enclume, qui plus est, il faudra gérer le vainqueur et je ne suis pas sur qu’un groupe de pilleurs sans limites essayent de se comporter de façon civilisée dans le coin. »

Doux euphémisme pour parler de bains de sang. Seattle finira dans les flammes d’une façon ou d’une autre en cas de conflit. Même si les rumeurs sur les NE sont vrais, j’estime qu’il y a encore une chance de survie dans ce régime de fanatiques pour l’humanité qu’il n’y aura pas forcement sous le règne de celui qui se pense être le fils de toutes les Divinités qui lui passent par la tête.

Mon assurance naturelle est un peu ébranlée mais je reste patiemment les yeux dans les siens alors que je la vois comprendre ce que j’essaye surement de lui dire, de la plus maladroite des façons, depuis quelques temps déjà. Je donnerais cher pour deviner ce qui se passe dans sa tête mais je sens bien qu’elle est surprise, comme si elle ne pouvait faire l’objet de ce genre d’attention alors qu’elle me plait depuis le premier jour, toujours un peu plus a chaque fois que je a vois. Je ne l’empêche pas de retirer sa main et reste mi perplexe, mi amusé, en voyant ses petits gestes nerveux. L’ai-je mis mal a l’aise ?

Elle commence par du positif, j’attends donc le « MAIS » qui ne tarde pas a arriver et j’ai du mal a le comprendre. Ce n’est pas moi qu’elle remet en question mais elle. Pour cette femme qui semble toujours si sur d’elle, la voir si hésitante, presque fragile dans ses doutes est troublant. Je récupère en douceur sa petite main dans la mienne et, avec bienveillance, je lui dis :

« Elena, je suis doué pour juger les gens, et je me trompe rarement. Je sais ce que je vois en toi et pourquoi je t’estime. Ce ne sont pas les doux yeux de Tori qui m’ont fait venir avec vous mais tout ce que tu es et représente au miens. Tu es forte, tu es droite, tu es pétillante et maline, quel que soit ton passé, cela t’a conduit a la femme que tu es aujourd’hui. »

Je laisse un peu de temps avant d’ajouter, avec sincérité :

« J’aimerais tout connaitre de toi Elena, de ce qui te ronge au point de te laisse penser que tu ne mérites pas mon inerte a ton chanteur préféré… mais je ne te forcerais a rien. C’est a toi de me dire ce que tu as envie et tu as ma promesse que je respecterais ta décision »





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Elena Hortos
Elena Hortos
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: C'est toujours mieux a la carte qu'au menu   Mar 14 Sep 2021 - 21:28
Un souffle d’amusement amer s’échappa de son nez. Elle secoua la tête, un sourire acide lui figeant les lèvres. « D’ordinaire, c’est moi qui demande aux autres de rester à l’abri. » Et l’inverse la contrariait, évidemment. La situation attisait une franche frustration et ce ne fut qu’au terme d’un effort surhumain qu’elle consentit de mauvaise grâce : « Je te fais confiance. » ça ne faisait aucun doute. Elle se fiait à son jugement et à ses décisions. Elle lui confierait volontiers sa vie si l’occasion se présentait, mais ce qu’il exigeait d’elle était en opposition avec sa nature. Elle ne savait pas s’effacer et fuir un champ de bataille quand un conflit éclatait.« Je ne peux pas te garantir que j’y parviendrai, mais je peux te promettre d’au moins essayer. » Elle scella son regard au sien dans une promesse silencieuse. « Jure- moi à ton tour que tu ne feras rien de stupide, quoiqu’il arrive. » Comme se mettre en danger pour les protéger… Elena ne pouvait se résigner à envisager l’avenir sans lui désormais. Plus qu’un membre à part entière de leur groupe, il était un nouveau pilier dans son monde calciné, une nouvelle balise dans les ténèbres à laquelle elle se raccrochait.

Elle haussa les épaules en guise de réponse à ses inquiétudes à peine voilées. « Rien de concret. Je crains seulement que nous ne soyons piégés entre les deux si nous n’agissons pas. Si les Oblivions pouvaient distraire New Eden, ça nous laisserait de l’espace et du temps pour agir. Ils ne pourront pas combattre sur tous les fronts. Quant au vainqueur… nous aviserons à ce moment-là. Un problème à la fois. » raisonna la brune sans chercher à s’épandre sur le sujet. Pas maintenant.

Et alors que la lumière coulait sur elle, que le regard aveugle du chef d’entreprise cherchait à percer les barrières solidement érigées de la grecque, Elena sentit sa respiration s’encombrer. Le contact de sa main sur la sienne paraissait brûlant désormais, comme interdit. Elle se sentait illégitime, étrangère à ce tableau idyllique qu’il imaginait naïvement.

« Ta vision est trop étriquée. Tu es loin de la vérité à mon sujet… » répondit-elle, la gorge douloureuse. Elle inspira pourtant une grande goulée d’air pour s’insuffler quelque courage pour affronter la suite. Il méritait la vérité.

« Mon chanteur préféré… est en fait une chanteuse : Edith Piaf. J’ai toujours adoré la variété française. » introduit-elle en souriant tendrement dans la pénombre qui gagnait du terrain. « J’aime… les sensations fortes, la randonnée, la photographie… Ma couleur préférée est le bleu mais pas n’importe lequel… Un bleu qui me rappelle la Méditerranée. » confia-t-elle, les orbes soudain pétillants de réminiscences lointaines, extirpées d’une époque heureuse. « Malgré mes différents voyages, Santorin reste mon endroit favori sur Terre. Les plus beaux couchers de soleil sont là-bas. J’adore la cuisine italienne, leur langue, leur vin… C’est mon deuxième pays préféré. » Valérian s’en était souvent vanté quand ils se fréquentaient. « Je me suis coupée les cheveux aussi courts que les tiens à dix-sept ans. J’ai fait le tour de l’Europe à 19. Mon père m’a offert un voilier pour mes 21 ans. Un vrai voilier. » rit doucement la grecque en réalisant comme si c’était la première fois l’opulence de son présent. Elle se rappelait encore de la sensation du vent contre ses cheveux, du sel contre sa peau, du bruit de l’écume fouettant la coque. Et de son rire mêlé à celui de son père.

« J’ai eu une vie… facile. Malgré l’absence d’une mère, je n’ai jamais ressenti de véritable manque. Mon père avait assez d’amour à m’offrir pour compenser… » reconnut-elle en ayant une pensée gorgée de tendresse à l’égard de son géniteur. Il lui manquait terriblement. « Il ne me reconnaîtrait sans doute pas. » déplora-t-elle avant que son sourire ne s’évanouisse sous l’ombre dansante projetée par la bougie. Elle avait essayé de se raccrocher aux préceptes qu’il lui avait inculqué, elle s’était accrochée désespérément à son souvenir, à sa voix, avant que celle-ci ne devienne un fantôme muet…

« Avant de rejoindre Peter, j’étais l’une des leaders de The Haven. J’étais là quand l’hélicoptère de New Eden s’est crashé, j’étais là pour les rencontrer… Je ne suis jamais parvenue à leur faire confiance. En dépit de leur grande générosité, des preuves dont ils disposaient pour faire l’éloge de leur Eden… Une intuition… Une intuition qui m’a poussé à les suivre un jour. » Elle attrapa fébrilement le verre pour boire une gorgée de plus. Le récit de ce jour maudit l’asphyxiait, elle se sentait suffoquer. Ses orbes fixaient sans voir par-dessus l’épaule de Sébastian. « Tu t’en doutes, la mission n’a pas été un franc succès… Quand ils ont compris qu’ils étaient suivis, ils ont ouvert le feu sans sommations. Nous avons dû nous réfugier dans un immeuble, nous avions un blessé mais… » Elle entendait le fracas des balles qui s’explosaient dans la carrosserie, dans les murs… L’organisation militaire de ces soldats entraînés qui ridiculisait leur tentative absurde. « On était acculé, on ne pouvait plus rien faire, rien… » Son cerveau avait évalué les risques. Et la décision s’était initiée sans tarder. Elle entendait le bruit ordonné des pas dans l’escalier. Le danger qui se rapprochait…

« Je craignais qu’ils n’essayent de nous extirper des informations, qu’ils ne découvrent l’emplacement de notre groupe… J’ai exécuté l’un des miens et essayé de retourner l’arme contre moi. Eli m’en a empêché et… On a été capturé. » Et ils n’avaient pas été suppliciés. Peut-être était-ce ce qui les attendaient à Walla Walla s’ils n’avaient pas réussi à s’évader. Mais ils ne le sauraient jamais. Et la seule certitude qu’ils avaient, c’était que Simon était mort. Irréversiblement.

« J’ai abattu cet homme que j’avais sauvé des mois auparavant, cet homme qui me faisait confiance, qui m’avait suivi pour que je le protège… De sang-froid. Je l’ai exécuté, sans lui laisser la moindre chance. » Une pellicule aqueuse couvrait ses prunelles, et son expression semblait désormais morne, vidée. Son monologue avait asséché sa bouche, comme son cœur flétri par la culpabilité… Elle ramena son attention sur l’homme en face d’elle, prête à recevoir son jugement, la déception et le mépris qu’elle devait lui inspirait à présent.

« Tu as tué pour survivre. Tu as tué des hommes qui le méritaient sûrement. Moi, c’est le sang de mon ami qui tapisse mes mains. Suis-je toujours… droite à tes yeux ? Digne d’intérêt et de ton estime ? » La question dégoulinait d’amertume et de dérision. Elle trahissait toute l'aversion que la grecque nourrissait à son égard. Elle était certaine d'au moins une chose en cet instant : jamais Sébastian ne pourrait la détester davantage qu'elle ne se haïssait elle-même.


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