The Walking Dead RPG

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Mist to mist, drops to drops
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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Lun 19 Juil 2021 - 12:07
« J'ronfle ou quoi ?! »
C'est un peu la seule explication plausible que Zelda a trouvé pour expliquer la présence, à son réveil, de ce rôdeur au pied de l'arbre. Elle s'estime bien planquée, là, dans le creux formé par la jonction de deux larges branches et du tronc qui les supporte. « Putain... » maugrée-t-elle en se frottant les yeux. Ce n'est pas la nuit agréable qu'elle ait passée. Il en va de même pour le réveil.

Quelque part elle espérait se réveiller dans son lit, à Fort Ward. Quitter les bras de Morphée pour ceux de K'. Mais bon... « Deux secondes ! » Il peut au moins lui laisser le temps d'émerger, ce foutu déglingué. L'adolescente baille longuement. Et puis elle récidive quelques infimes secondes plus tard. Il est quelle heure, là ? Encore tôt si elle se fie à la timidité dont fait preuve le soleil. Et puis c'est l'heure de la rosée, là. Mais pour le coup, Zelda ne s'en plaint pas trop malgré les quelques frissons qui la traversent.

Parce que oui, les feuilles alentours ont récolté quelques gouttes d'humidité. En prenant soin de ne pas chuter, elle récupère de sa langue cette eau bienvenue. C'est largement insuffisant. Mais sa gorge brûle déjà un peu moins. Quoi qu'il en soit le programme de la journée est bien défini : trouver une source de flotte. Et, avec un peu de chance, Jill et Locke. Mais auparavant, il faudra se débarrasser de ce foutu squatteur.

L'ennui, maintenant, c'est qu'elle ne peut pas vraiment descendre en sécurité. Et tirer une balle, ce serait s'assurer d'attirer tous les rôdeurs de l'île. Voir pire. « Tu voudrais pas bequeter de l'écossais, plutôt, non ? » se hasarde-t-elle à demander. « Ou une flic qui aurait pu poser dans un d'ces calendriers, là ? Ceux qu'les garagistes adorent ? » Plutôt qu'une adolescente qui n'a rien demandé à personne ? Bon, bien sûr, l'australienne n'obtient que des grognements affamés en guise de réponse. Classique !

« Allez, lààà ! Dégage ! » Elle se penche un peu pour balayer l'espace qui les sépare de la crosse de son fusil. Elle percute le crâne de l'indélicat une fois ou deux. Pas assez fort pour l'écraser. « Monsieur à la tête dure, en plus ! » Pourtant son visage à moitié décharné et l'état de ses vêtements laisse penser qu'elle à affaire à un rôdeur qui a déjà bien vécu sa vie de mort. « Tu l'veux où, ton troisième trou ? » Ouais, tant pis, elle vient de se décider : elle va gaspiller une balle. C'est con mais elle préfère ne pas prendre de risques. Un faux mouvement, une chute et pouf, plus de Zelda.

La suite relève du grand classique : l'adolescente pointe son arme, prend le temps d'ajuster sa visée et appuie sur la détente. L'envol des oiseaux proches succède à la détonation. Au moins, maintenant, elle n'est plus la seule à avoir eu un réveil compliqué.

L'australienne se laisse finalement choir de son perchoir mais se réceptionne mal. Sa cheville affaiblie fait le reste et elle titube. Bon, ce qu'il y a de cool, c'est qu'elle parvient à prendre appui sur son autre jambe pour conserver l'équilibre. Le truc chiant, par contre, c'est qu'elle vient de mettre le pied dans la poitrine du cadavre. Et qu'il s'y est enfoncé. « Bordel de... ?! » C'est franchement dégueulasse. Elle est habituée à la vue du sang et autres merveilleux organes du corps humain, maintenant, Zelda. Mais ce n'est par pour autant que c'est agréable de marcher dans un truc complètement pourris. Elle agite un peu sa godasse pour en chasser un petit morceau de June-sait-quoi, puis entend déjà les grognements qui annoncent l'arrivée de renforts.

Alors bien sûr, elle ne s'attarde pas. Ce ne serait pas tellement malin. Et puis tant qu'à faire, puisqu'elle a déjà dû attirer l'attention de la moitié de l'île... « JILL ? LA SALOPERIE D'´ÉCOSSAIS ? » hurle-t-elle de toute ses forces. « VOUS SERIEZ PAS DANS LES PARAGES, Â TOUT HASARD ?! » Elle va attendre un peu une éventuelle réponse.  Et puis sinon, elle va simplement se barrer ailleurs avant que les charmants locaux commencent à la bouffer...


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Locklan Reid
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Mar 20 Juil 2021 - 12:14
L’ombre d’un sourire vint accueillir sa remarque, sans que je ne fasse plus de commentaires. J’étais tellement… Fatigué. Et inquiet aussi. « Dommage. » Ce fut mon seul commentaire après sa petite virée à l’étage. Je m’approchai de la table du salon pour récupérer une couverture - la secouant un peu pour en chasser la poussière - et jeter les fringues qu’elle m’avait apportées sur mon épaule. Mon regard dévia brièvement vers sa propre tenue que je n’avais pas remarquée plus tôt. Elle était plutôt légère, si bien que je ne pus m’empêcher de la détailler de haut en bas en passant. Ouais… Vu sa taille, elle pouvait s’habiller avec à peu près n’importe quoi de masculin pour s’en faire une petite robe. Et bien sûr, tout lui allait. « Sympa, ta tenue. » J’étais bien obligé de commenter un peu non ? Je n’avais pas été particulièrement discret. « J’ai toujours rêvé de m’enfuir sur une plage déserte avec une belle brune… » Je souris en coin avant de repartir.

Je clopinai ensuite vers la cuisine pour y dénicher des torchons propres dans les placards qui feraient bien l’affaire comme bandages improvisés. La couverture jetée sur les épaules, j’entrepris de me changer ici en calant ma jambe blessée sur la chaise d’en face. L’entreprise m’arracha une grimace douloureuse. Au moins, le pantalon de ce mec ne serait pas trop serré. Il ne risquait pas de frotter contre ma blessure. Je retirai le bout de tissu arraché pour vérifier son état. Elle avait arrêté de saigner abondamment. Je ne vis aucun éclat métallique à l’intérieur de la plaie, ce qui était plutôt une bonne chose en soi. Par contre, il m’aurait bien fallu quelques points de suture. « L’enfer… » Ce serait peut-être mieux de ne pas y toucher. De toute façon, cette jambe était foutue. J’avais déjà une large cicatrice au même endroit à cause de ma chute de moto. J’épongeai sommairement la plaie avant de déchirer les torchons pour en faire quelques bandages secs. Je m’habillai rapidement ensuite, bien content que Jill ait pensé à récupérer une ceinture, sinon ce pantalon n’aurait jamais tenu en place.

Au retour dans le salon, Jill m’exposa le plan. Elle voulait attendre jusqu’à demain que les rôdeurs se cassent et qu’on récupère un peu. Ma mâchoire se crispa pour toute réponse. J’aurais préféré partir à la recherche de Zelda sans attendre, mais autant me faire une raison, je risquais plus sûrement de la ralentir. Je ne pouvais pas non plus demander à Jill de risquer seule sa peau dehors alors que la nuit était sur le point de tomber. Je soupirai quand elle insista. « Ok, ok… » C’était certainement la meilleure chose à faire dans l’immédiat. « Tu devrais en profiter pour faire le tour de la plage, voir où notre bateau s’est échoué. Il reste peut-être quelque chose à exploiter dessus ou… Les corps de ces types. Je suis à peu près sûr que celui que j’ai tué avait encore des munitions. Et surtout, j’espère qu’ils ont un peu d’eau. » C’était principalement ce qui risquait de nous manquer en premier lieu. On ne tiendrait que quelques jours sans, et moi certainement encore moins qu’elle. Je m’affalai dans le canapé devant la porte d’entrée, m’emmitouflant dans la couverture.

Je pensais que trouver le sommeil dans ces conditions serait difficile, mais la fatigue eut rapidement raison de moi. Malgré les rôdeurs qui grattaient à la porte juste derrière moi, j’avais sombré assez rapidement dans l’inconscience. Au matin, je me réveillais en sursaut avec un sentiment d’urgence peu agréable. Le soleil filtrait timidement à travers les volets tirés de l’ancienne ferme. Je lâchai d’une voix pâteuse : « Jill ? » Le silence me répondit. Elle devait déjà être partie aux premières lueurs de l’aurore. Un grognement douloureux m’échappa quand je me remis sur mes deux jambes. A froid, c’était bien pire encore. J’entendis les rôdeurs me répondre de l’autre côté du battant. « Vos gueules… » Ils étaient moins nombreux, non ? Jill avait dû passer par l’une des fenêtres pour les éviter. Je devrais pouvoir m’en charger désormais.

La technique en soi était simple. Je sifflai doucement à la fenêtre de la cuisine pour les forcer à faire le tour, de préférence un par un, pour les cueillir avec mon couteau dans l’interstice du volet. Je m’étais installé sur le plan de travail pour les attendre. C’était plutôt pratique que cette maison soit équipée de volets. En ville, clairement, on n’avait pas ça. Bon… Les derniers me forcèrent à revenir à la porte pour en finir. Je l’entrouvris à peine pour les sentir pressants de l’autre côté. C’était du deux contre un, avec une commode et un canapé qui les entravait encore. La question fut donc vite réglée. J’essuyai mon couteau sur le tissu du canapé avant de faire demi-tour pour changer mon bandage improvisé. Une fois ceci fait, je fus fin prêt pour me risquer dehors à mon tour.

La propriété était grande, il y avait clairement de quoi faire. J’allais au plus proche, vers une grange non loin de la maison où nous avions trouvé refuge. Je frappai à la porte sans entendre le moindre rôdeur me répondre, puis ouvrit les deux battants pour m’engouffrer à l’intérieur. Il y avait un tracteur à l’intérieur qui accusait un peu le temps, au milieu de tas de pailles qui avait moisi. L’odeur était presque insoutenable. Heureusement que je n’avais rien à rendre. Je fouillai les lieux de fond en comble, en étant récompensé par une trouvaille intéressante : Une boite d’outils délaissée là. La plupart des gens n’en voyait pas l’utilité, contrairement à moi. Peut-être que je pourrais retaper un navire avec ça ? Je n’avais jamais essayé mais… Ca ne devait pas être si différent d’une bagnole non ? Ce n’était pas comme si nous avions beaucoup d’autres choix pour repartir. Je récupérai également un vieux tuyau qui me permit de siphonner l’essence du tracteur. Il n’y avait qu’un petit fond mais ça pourrait servir.

Je laissais le tout à l’entrée de la grange pour me rapprocher des autres maisons. Je frappai à nouveau contre les volets clos et les portes pour vérifier que rien ne me répondait. Si les deux premières ne m’apportèrent rien de concret, la troisième était bien encore occupée. Je préférais quand c’était le cas. Bien souvent, ça signifiait également qu’elle n’avait pas été fouillée. Il y en avait combien exactement ? Deux, peut-être ? J’actionnai la poignée de la porte… Fermée, bien évidemment. Je sortis la scie à métaux que j’avais trouvés dans la boîte à outils pour cisailler le loquet. Le boucan les attira forcément ensuite à la portée d’entrée. « Du calme… Je travaille, là. » Je bloquai la porte en faisant pression avec mon poids. Ce serait con de se la prendre en pleine tête parce que mes hôtes étaient pressés de m’accueillir. « Et voilà ! » Le loquet céda. Je retins le battant avec mon épaule, avant de tout lâcher soudainement. Si l’un des rôdeurs s’affala en avant, l’autre se dirigea droit sur moi. Je le plaquai contre le mur pour lui enfoncer mon couteau sous la mâchoire. Je perdis deux secondes qui permirent au dernier de me saisir par la botte et me faire chuter dans l’herbe. Un grognement douloureux m’échappa quand ma plaie se rouvrit. « Lâche ! » Je lui enfonçai ma botte à plusieurs reprises dans la gueule, sans qu’il ne se décide à lâcher. Je continuai donc jusqu’à ce que son nez lui rentre dans le crâne et qu’il reste inerte au sol.

Je repris mon souffle, déjà lessivé de ma journée. Il ne devait même pas être midi encore. « Putain de plan de merde… » Je pris deux bonnes minutes avant de me remettre sur pied et de m’engager à l’intérieur. La cuisine était entièrement vide. Il n’y avait pas une trace de boîtes de conserve persistantes ou de sachets lyophilisés, ça aurait été trop beau. J’ouvris le congélateur par curiosité… Et le refermai aussitôt sans pouvoir retenir une exclamation de dégoût. Un bout de jambe ? Ca avait tout l’air humain. « Des cannibales… Génial. » C’était peut-être tout ce qui leur restait avant de se bouffer eux-mêmes, pour autant que je sache. Il fallait vraiment qu’on trouve un moyen de se barrer d’ici.

Dans le meuble télé du salon, je trouvais enfin quelque chose d’intéressant… Des cartes de la région et une boussole. Peut-être qu’ils avaient, eux aussi, projetés de se barrer d’ici. Des annotations étaient présentes sur une île. « Lopez Island… » C’était bien ce que je craignais. Impossible de rejoindre Fort Ward par la terre ferme. Je soupirai, un peu désespéré par ce constat, avant d’entreprendre de rebrousser chemin. Peut-être que Jill serait rentrée entre temps…


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Jill S. Blair
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Mar 20 Juil 2021 - 13:36
- Vas-y, fais-moi la liste de course tant que t’y es, le taquiné-je alors qu’il me conseille de faire un détour par la plage, je dois aller chercher du lait aussi ?

Y’a un dicton vieux comme le monde qui dit : « ça ne sert à rien de prendre la vie au sérieux, on ne s’en sortira pas vivant ». Je le trouve rarement aussi vrai que dans des situations pareilles : perdus en territoire hostile, pratiquement sans armes, sans provision et avec un blessé. C’est carrément le moment pour les blagues, parce qu’il serait peut-être bientôt trop tard pour se marrer. Au moins, je me dis que si je dois dépérir ici et que Locklan est la dernière personne que je baise, je suis plutôt chanceuse dans mon malheur. Y’a plus dégeu comme survivant.

*

J’ai laissé le canapé à mon complice pour me coincer dans un fauteuil. Je veux surtout pouvoir veiller le plus possible et monter la garde. Je suis donc restée des heures, enroulée dans une couverture, flingue sur mes cuisses. Mais au fil de la nuit, les grattements réguliers des voraces contre le battant prennent des allures de séances d’ASMR. Ça râle, ça scratch, ça tape, et mon cerveau à de plus en plus de mal à rester fonctionnel…

J’ai rouvert les paupières avant l’aurore. Je devine qu’elle arrive à la couleur du ciel qui s’éclaircit. Je déplie douloureusement mon corps qui craque copieusement. Rien n’a bougé : ni les mordeurs qui s’obstinent, ni mon gros dormeur de coloc’. J’ai un regard presque attendri pour lui en passant l’observer, puis je monte à l’étage pour réintégrer mes vêtements. Ils sont crades mais secs, c’est toujours ça. J’ai simplement abandonné l’idée du soutif sous mon débardeur – un détail.

Sortie par une fenêtre, je m’éloigne en restant courbée, des fois que des vivants trainent dans les parages. Tant que je ne serais pas à l’abri des arbres, les cultures en friche sont comme un interminable champ de tir. A tout moment, je peux entendre une déflagration et sentir ma cervelle exploser. Il n’en est rien. Je vois quelques ombres mouvantes se détacher dans les bois ; elles grognent et s’énervent. Mieux vaut ne pas leur donner de raison de me pourchasser.

Beretta dans le creux de mes reins, c’est mon couteau que je prends en main pour être prête à parer aux urgences. Ensuite, je me fonds dans la nuit qui s’estompe, le plus rapidement et le plus discrètement possible. Je ne suis pas un chat et mes rangers ne sont pas équipées de coussinets, alors il arrive que mes pas attirent l’attention et que je doive charcuter la mort en plein dans le crâne. Ma chance, c’est que la meut s’est dispersée, alors ils ne sont jamais plus de trois.

A l’aube, je suis sur la côté. Il n’y a que le ressac des vagues sur les rochers pour m’accueillir. Le bateau des pilleurs n’est plus là, par contre, je distingue deux formes accrochées aux pierres. L’une est  une version broyée de notre zodiac, l’autre est humaine. Merde. J’allonge le pas, non sans scruter partout aux alentours. J’ai une grimace navré en le découvrant : c’est Tommy. A son corps enflé, je devine qui n’est pas mort de sa blessure, mais de la noyade. J’ose profaner son cadavre pour récupérer le cran d’arrêt qu’il a à la ceinture.

- Désolé bro’, je peux pas t’emmener avec moi…

On fera peut-être quelque chose pour lui, plus tard. Si on trouve un moyen de se casser. Soudain, un coup de feu déchire la tranquillité du matin. Je me tords le cou en tournant brusquement la tête et en récompense, je vois les oiseaux s’envoler de la cime des arbres. Ok. Ça veut dire que quelqu’un d’autre de vivant est i… je me mets à sourire, puis à rire. Je viens d’entendre la voix de la gamine, qui s’égosille comme une dingue.  Increvable, je l’avais dit. Je range ma trouvaille dans ma poche et commence directement à trottiner dans la direction approximative de l’adolescente – je bénis son absence de discrétion.


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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Mar 20 Juil 2021 - 15:57
« Des Converse toutes neuves... »
Dans le monde d'avant, on aurait sûrement considéré que Zelda pleure la bouche pleine. Mais les chaussures bien conservées sont, comme tout le reste, devenues rares. De nombreux entrepôts et magasins ont été ravagés par les flammes ou rongés par l'usure du temps. Et aujourd'hui, être bien chaussée, c'est l'assurance de pouvoir marcher plus vite, plus longtemps. D'augmenter un peu ses chances de survie. Ce n'est peut-être pas grand chose mais... c'est toujours ça !

L'australienne, un bras en appui contre un mur de brique depuis longtemps effondré, frotte sa chaussure ensanglantée dans l'herbe. Avec énergie. Et avec dégoût. Ouais, elle aurait dû choisir son autre - et seule - autre paire de chaussures. Celles de marche. Seulement, comme elle l'a signifié à Clay' avant de partir, elle n'allait pas faire de la randonnée mais poser ses fesses dans un bateau. Sur l'eau. Et maintenant, elle regrette son effronterie. Et ce maudit esprit de contradiction qui l'a poussée à balayer les conseils de son tuteur. Il n'avait qu'à l'aider à buter Misha... « Heureusement qu't'es pas là pour te moquer ! » Elle s'adresse dans un murmure au routier. Ca lui fait du bien. Ca brise un peu le poids de cette solitude retrouvée. Celle qu'elle n'avait plus éprouvée depuis de nombreuses années, maintenant.

Car Jill et Locke n'ont pas répondu à son appel. Il faut dire que ce dernier n'était peut-être pas aussi audible que ce qu'elle espérait. Ils ne l'ont pas entendue. Ou alors, Morphée les baignent encore de ses bienfaits. Tant que ce n'est pas Thanatos... Parce qu'elle refuse de croire que l'un et l'autre aient pu succomber. Ce sont des survivants. Pas des secrétaires coincées du bulbe incapables de se débrouiller à l'extérieur. Jill est son amie et Locke, de la mauvaise herbe. Non, ils n'ont pas pu mourir si vite.

Cela dit, d'autres ont répondu à son appel. Et ils sont particulièrement collants. Oui, comme il fallait s'y attendre, l'australienne a réussi à attirer des rôdeurs jusqu'à elle. Ils sont encore à quelques poignées de mètres. Mais le danger qu'ils représentent, lui, est constant. Et inépuisable. Zelda a la rapidité comme amie et eux, l'endurance. « Flippant ! » murmure-t-elle en voyant le cadavre d'une fille de sa taille apparaître dans son champ de vision. C'est plus fort qu'elle : son regard reste ancrée sur la jeune rôdeuse. Ca lui fait quelque chose, forcément. Parce qu'elle arrive plus aisément à se mettre à sa place et se rappeler en quoi elle pourrait, un jour, se transformer. « Tu veux qu'on devienne potes, c'est ça ? » Écumeront-elles, bientôt, l'île côtes à côtes ?

Peut-être, ouais. Mais pas tout de suite. Et pas tant qu'elle aura son mot à dire. Alors l'australienne attarde encore un peu son regard sur la morte, puis sur ses collègues. Et après avoir râclé son pied sur le sol pour l'en débarrasser du sang et autres morceaux difficiles indentifiables, elle poursuit sa route. Vers où ? Vers quoi ? Elle suppose qu'elle ne tardera pas, à un moment, à se retrouver devant une étendue d'eau salée. Mais ce qui l'arrangerait, là, ce serait plutôt de l'eau douce.

En tout cas elle avance quoi, Zelda, avant d'être confrontée à un nouveau problème ? Peut-être quarante ou cinquante mètres ? Elle entend tout d'abord des bruits de pas. Réguliers, énergiques. Et donc, révélateur d'une présence vivante. L'adolescente s'agenouille en grimaçant et épaule son fusil, prête à trouer le premier indésirable qui entrerait dans son champ de vision. « Jill ?! » C'est la joie qui succède à la surprise. L'adolescente arbore un large sourire et s'avance déjà vers sa camarade. Sa cheville la ralentit un peu. Et puis elle ralentit brièvement son élan comme pour s'assurer que l'ancienne flic aura le temps de la reconnaître. Et qu'à la place d'une accolade, ce ne soit pas un coup de piolet qui lui soit offert.

Car oui, la jeune espionne se jette dans les bras de son aînée. Elle la sert brièvement mais avec force. Pour lui signifier par le geste le soulagement qu'elle éprouve. « Tu m'as entendue ?! » Ou alors, sa présence est peut-être tout simplement due à la chance. Peu importe... L'adolescente s'écarte rapidement de son aînée et l'observe comme pour s'assurer qu'elle n'a pas été mordue ou blessée. « J'ai buté un des pirates ! » annonce-t-elle fièrement, emportée par son enthousiasme. L'australienne, malgré tout, elle a déjà pas mal de trucs à raconter à celle qu'elle a perdu de vue, la veille. « Et plutôt salement ! » Elle ne sait toujours pas vraiment si elle doit être fière - ou non - de ce qui s'apparente à meurtre justifiable. Mais dans le doute, elle ne va pas non plus se mettre à pleurer. C'est pour les faibles, ça, en plus !

Et puis finalement, l'adolescente se redresse un peu pour observer le paysage qui se dessine derrière le dos de Jill. Et puis elle observe le paysage qui se dessine dans le dos de la survivante. « Et Locke ? » Il est où, ce taré d'écossais ? Son visage se décompose un peu. Franchement ? Ouais, elle ne le connaît pas depuis longtemps, ce mec. Mais... elle l'aimait bien. « Bon... Il nous aurait ralenties, d'toute façon ! » souffle-t-elle, abattue, en tentant de maîtriser sa gestuelle et, surtout, ses émotions.

Adieu, petit écossais alcoolique...


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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Mer 21 Juil 2021 - 11:32
« Bon… » Jill n’avait pas refait surface entre temps. Il allait falloir que je continue de m’occuper seul. En son absence, la cuisine s’était transformée en petit dispensaire. Sur la table reposait une paire de couteaux, des serviettes et de vieux bandages imbibés de sang. Je venais d’en remettre en place un nouveau, confectionné à partir de torchons propres. Je récupérai mon cuir et mes gants enfin secs en repartant. Ça m’éviterait bien des déconvenues.

De nouveau dehors, la main en visière, je jaugeai un peu le temps qu’il faisait à Seattle d’un œil critique. « Hmm… » Pas terrible. Le ciel était clairsemé de nuages, la chaleur bien présente. Je n’avais pas la moindre idée de s’il risquait de pleuvoir ou non mais dans le doute… Je me rendis de nouveau à la grange pour récupérer les seaux que j’y avais entraperçu plus tôt dans la matinée, ainsi qu’un petit escabeau. M’appuyer sur ma jambe continuait d’être un calvaire. Je la traînais plus qu’autre chose pour me hisser sur l’escabeau, à hauteur des gouttières des maisons abandonnées. Je pris le temps qu’il me fallait pour créer des petites incisions dedans à l’aide de mon couteau cranté avant de délaisser un seau en-dessous de l’entaille faite. S’il allait pleuvoir, on aurait rapidement de l’eau potable. Dans le cas contraire… Ce serait un peu plus compliqué. « Allez, Seattle… J’espère que tu vas honorer ta réputation de merde. »

Je m’assis sur l’escabeau pour reprendre mon souffle après la troisième maison. Il commençait à faire sacrément chaud en ce début d’après-midi. Une migraine persistante s’était installée. J’accusai difficilement le coup, sans bien savoir si c’était la perte de sang, la chaleur ou le manque d’eau… Peut-être un peu tout ça, à la réflexion. Un soupir las m’échappa à voir un nouveau rôdeur se rapprocher. C’était inévitable, même en étant le plus discret possible. Je devais être la seule putain de distraction qu’ils avaient dans le coin. « Dégueulasse pas tout mon travail, ok ? » C’était une femme, brune en plus. Enfin, ce qu’il en restait. Je descendis de mon perchoir pour la réceptionner comme il le fallait, d’un bon coup de couteau planté dans l’œil. Je dus m’y reprendre à deux fois pour qu’elle arrête enfin de bouger. Pas de doutes, je commençais à fatiguer. Il était temps de rentrer.

En repassant devant la grange, un petit mouvement rapide m’interpella. C’était quoi, ça… Une souris des champs ? Ça ferait un petit casse-croute non ? Je tentais ma chance en lançant mon couteau dans sa direction. Un couinement me répondit avant que la petite bête détale bien vite, le couteau se plantant dans la paille séchée. « Dommage. » Je le ramassai avant d’aviser les poubelles qui avaient certainement intéressé le petit rongeur. J’avais oublié de fouiller là-dedans, tiens… Je les balançai au sol pour en vérifier le contenu. Il y avait là quantité de déchets. Des canettes et des bouteilles en plastique… Rien d’utilisable, donc. J’allais pour me détourner quand un éclair de génie me rappela à l’ordre. « Oh mais ouais… Les bouteilles en plastique ! » C’était fou ce que je réfléchissais mieux une fois que les filles n’étaient plus dans les parages.

J’avais ramené directement la benne à ordures sur la plage, à l’autre bout du champ. De là, perché sur un rocher, je les remplissais d’eau de mer une à une avant de percer le bouchon à coup de couteau et les lier à une autre avec les moyens du bord. Je les déposai ensuite sur une large pierre inclinée pour que la distillation se fasse. Mon regard s’attardait souvent sur les environs sans voir Jill revenir, ni les pirates pour achever le travail. Il fallait croire qu’on était réellement livrés à nous-mêmes ici. « Plus qu’à attendre alors… » Sans ma blessure, j’aurais bien piqué une tête pour me rafraichir un peu. Là, clairement, je risquais plus de douiller qu’autre chose. A défaut de mieux, je mouillais mes cheveux et ma nuque avant de me débarrasser de mon cuir pour me poser un peu à l’ombre des rochers. Il n’y avait plus qu’à attendre.


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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Dim 25 Juil 2021 - 23:09
Pour trouver la source du coup de feu ? Il suffit de suivre les râles et les corps de charogne. Sur le chemin, je suis moi-même obligée de régler son compte à deux-trois de ces horreurs qui ont eu le temps de fusionner avec la forêt. Finalement, au détour d’un de ces énormes buissons, j’ai en vue le canon d’un fusil qui me tient en joue. Je me crispe, main levée – comme si je prépare un réflexe stupide du genre : lancer mon piolet. Et alors, je souris en m’apercevant de qui campe du bon côté de l’arme.

- Salut gamine, lui retorqué-je en échange de son cri de joie.

Elle a la gueule de celle qui a passé une sale nuit et elle boîte, mais elle est vivante. Et ça franchement, respect. On parle quand même d’une fille de 16 ans qui a encaissé une fusillade, un naufrage et une nuit sauvage au milieu des voraces. A son âge, mon plus gros exploit c’était de rentrer dans des bars et réussir à commander de l’alcool sans que le gérant grille que ma carte d’identité était une fausse. Je la réceptionne dans mes bras et serre un bras autour d’elle. Ce serait mentir de nier avoir ressenti quelque chose d’un peu plus profond que retrouver une acolyte de bataille, mais… je l’admettrais que sous la torture.

- Si je t’ai entendue ? On entend que toi ici !

La gamine reprend ses distances et m’annonce qu’elle a tué un des gars. Terrible mimétisme, on en a donc buté un chacun. Je devrais probablement pas, mais j’ai un demi-sourire et dédramatise la situation en lui ébouriffant le sommet du crâne.

- Je savais que t’étais une petite terreur, mais juste après, elle insinue que Locklan est décédé ; mon visage se ferme – je viens de voir le cadavre de Tommy, j’ai pas envie de plaisanter sur les morts, évite de vanner tes partenaires d’équipe quand tu les crois morts, je suis sérieuse et je lui fais signe qu’on y va, on est une équipe dehors. Si t’es pas réglo avec les autres, les autres seront pas réglo avec toi.

On reprend la marche dans les bois, entourées des bruissements épars des rôdeurs affamés. Ils sont hagards, un peu partout, et n’ont heureusement pas encore l’air de se rassembler. On peut donc se contenter de progresser prudemment, on devrait pouvoir se frayer un chemin sans trop de mal. Du coin de l’œil, j’observe ma cadette et rien que de revoir les plissements de son visage me fait sourire à nouveau.

- Locklan est vivant, reprends-je plus posément, mais on s’est mis d’accord pour laisser le vrai bonhomme du duo sortir te chercher, que je tacle alors que le concerné n’est pas là pour se défendre.


Drain the blood
« I walk through the valley of the shadow of death, and I fear no evil because I'm blind to it all. And my mind and my gun they comfort me... because I know I'll kill my enemies when they come. »
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Zelda Anderson
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Mar 27 Juil 2021 - 0:34
« Ouais... C'est sûr que j'ai pas été très discrète, sur c'coup-là !»
Hurler n'était sans doute pas la meilleure des solutions. C'est un fait ! Mais c'était la seule option qui s'offrait à elle. Ou du moins, la seule à laquelle elle ait pensé. « À la base j'voulais attirer votre attention en faisant apparaître une tête de mort dans l'ciel ! » explique-t-elle en faisant de son mieux pour rester à peu près sérieuse. « Puis j'me suis rappelée que j'avais jamais reçue ma lettre pour Poudlard... » À défaut d'avoir une baguette magique, elle au moins des cordes vocales. Et ça semble largement suffisant - quoique moins badass - puisque Jill s'est tout de même portée à sa rencontre.

Seule.

Ce n'est qu'après l'avoir complimentée sur sa prestation avec le pirate que son aînée lui indique que l'écossais à survécu. Et en profitant, au passage, de lui faire un peu la morale sur le respect que l'on doit à ses camarades morts. Ou ceux, donc, que l'on croit morts. « J't'ai déjà connue plus rigolote, toi... » remarque-t-elle sobrement en retour. Et pourtant elle s'abstient d'insister sur le sujet ou de se répandre en excuses débiles pour justifier son comportement. Parce que Jill a l'air d'avoir passé une sale journée. Et que Zelda la connaît suffisamment pour savoir lorsqu'il faut - ou non - insister.

L'adolescente préfère donc se focaliser sur la dernière remarque de sa camarade. Celle qui lui a arraché un sourire amusé, quoique un brin fatigué. « Oh, je vois ! Et du coup il s'occupe du linge et de la popotte ? » questionne-t-elle. Elle essaie de ne pas trop le montrer mais oui, elle est contente que leur compagnon soit toujours vivant. Déjà parce qu'elle l'aime bien mais aussi parce qu'ils auront besoin de quelqu'un pour s'occuper des trucs ingrats. Comme chercher du bois pour le feu ou nettoyer leurs armes, par exemple. Un esclave, c'est toujours bon à prendre !

« Mais sinon, pour de vrai ? Pourquoi il est pas avec toi ? » Elle l'imagine mal attendre le retour des guerrières sur le seuil d'une chaumière, Locke. Parce que c'est un motard. Et que les motards essaient toujours de se faire passer pour des espèces de machos débiles. Sauf Alice. Mais puisqu'elle est morte, la théorie de l'australienne reste tout à fait valable ! « Il s'est cassé un truc ? » C'est ce qui lui semble le plus plausible, en fait. Ou alors... « Il lui... manque un truc ? » À part une case, évidemment. Elle pensait plutôt à un membre. L'amputation, c'est aussi une possibilité. Peut-être qu'il s'est fait mordre ?

Mais toutes ces questions peuvent attendre encore un peu. Car sa gorge aride se rappelle très vite à son bon vouloir. « T'aurais pas un truc à boire, dis ? » Parce qu'elle a l'impression d'être aussi sèche qu'Ellie, là. « J'ai rien trouvé à picoler, encore ! » Mais bon, elle ne pouvait pas non plus se désaltérer et éduquer des pirates en même temps. Boire ou buter, il faut choisir. « Vous avez trouvé un endroit potable pour passer la nuit, vous ? Parce que là-bas, il n'y a rien à part des arbres et des morts ! » explique-t-elle, désignant d'un geste du pouce, par-dessus son épaule, la direction d'où elle vient.

« Et puisque j'en suis aux mauvaises nouvelles... » soupire-t-elle. « T'es consciente que personne va venir nous chercher, hein ? » June, en tout cas, n'a pas gaspillé les ressources du groupe pour les sauver, K' et elle. Elle doute que ce soit différent, cette fois-ci. Mais pas de panique ! « La bonne nouvelle, par contre, c'est qu'c'est la deuxième fois que j'fais naufrage ! » Un triste record. Là, pour le coup, ça commence à être un mauvais running gag... « Donc j'vais pouvoir vous sauver, j'pense ! » Oui, il faut rester optimiste. Que Jill ne s'inquiète pas : Locke et elle sont entre de bonnes mains...


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