The Walking Dead RPG

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Mist to mist, drops to drops
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Jill S. Blair
Jill S. Blair
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Sam 17 Juil 2021 - 13:31
- Ah oui ? Et comment tu sais que c’est pas foutu pour Zelda aussi ?! Maugrée-je en le rejoignant.

Je suis sortie de ma planque aussi, parce que les pilleurs sont effectivement partis et qu’à leur place, la mort gagne du terrain. Ils sont nombreux, lents mais décidés. La plupart sont verdâtres, couverts de mousse ou de champignons, signe qu’ils zonent ici depuis une éternité et qu’on vient de les réveiller. Piolet dans une main, je prends la tête du binôme et trépane avec rage chaque vorace qui tente de se mettre en travers de notre route. Régulièrement, je jette un œil en arrière pour m’assurer que mon boiteux préféré ne s’est pas fait attraper. Bien sûr qu’une fois de plus, je pourrais tracer et me mettre à l’abri seule, mais… ce n’est pas dans ma nature. Pas plus que je n’ai l’intention d’abandonner Zelda. Quoique j’ai pu dire par sarcasme, je ne veux pas m’en aller sans avoir au moins essayé.

- Pu-tain-de-merde !

Chaque syllabe a ponctué un coup de semelle que j’ai foutu dans la tronche d’un cadavre qui a failli me faire trébucher. Au dernier, son crâne s’est écrasé comme un œuf en libérant une odeur ignoble. Juste après, l’un de ses cousin se présente à moi et la lame courbe de mon piolet finit dans son torse. Je tire violement, emportant dans mon geste la moitié des côtes et du sternum. Cœur et poumons nécrosés tombent au pied du mordeur que j’expédie en arrière d’un kick dans l’abdomen.

- Pars là !

Je choppe la manche de Locklan de ma main libre et le fait bifurquer dans une ouverture que je viens de déceler dans l’anneau putride qui se referme. Ils sont tellement nombreux que leurs râles sont assourdissant et me donnent le tournis. Je cavale comme rarement je l’ai fait, revenant autant de fois que nécessaire en retrait pour booster le motard blessé. Soudainement, on quitte l’abri des arbres pour débarquer dans ce qui semble avoir été une ferme. Les champs sont en friches, les maisons semblent abandonnées.

- Aller, encore quelques mètres ! Que j’encourage mon partenaire.

Ces « quelques mètres » sont interminables. Quand on atteint enfin le premier pavillon, j’ai le cœur dans la gorge et l’estomac sur la langue. J’ai envie de vomir. On a réussi à gratter une bonne longueur d’avance sur les voraces, qui se sont fait ralentir et désorienter par les hautes herbes, mais on est pas tirés d’affaire. Porte close. Je grogne des insanités et l’enfonce à coup de pied. Une fois, deux fois, trois fois. La quatrième tentative est la bonne. Le battant s’écarte à la volée, j’entre en trombe, piolet ensanglanté à la main. A l’intérieur, pas un bruit, sinon la poussière. L’inspection minutieuse sera pour plus tard : je referme la porte dont la serrure est désormais endommagée et pousse le meuble de l’entrée – une commode à chaussure – pour venir faire obstruction. Ça ne suffira pas, et certains rôdeurs n’ont pas perdus notre trace, ils arrivent.

- Aide-moi ! On va pousser autre chose ! Et anticipant les protestations de mon complice, j’ajoute : j’abandonne pas Zelda, ok ?! Mais on va pas l’aider beaucoup si on meurt comme des cons. Alors on se planque ici le temps que la horde passe, et j’irai la chercher, oui « j’irai », parce qu’avec sa patte folle, il fera que me ralentir, c’est une grande fille. Elle est capable de se débrouiller sans nous quelques heures, dis-je non sans y croire : cette gamine est une pure survivante ; elle l’a prouvée.


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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Sam 17 Juil 2021 - 16:31
« Une balle, c'est une balle ! »
Zelda observe le blessé gisant au sol et cette sincérité qui luit dans son regard. Il souhaite vraiment mourir. Si sa supplique est un stratagème alors c'est sans aucun doute le plus crédible auquel elle ait été confronté. « Et ça m'fait un peu chier mais... J'crois que j'me découvre une conscience ! » avoue-t-elle en lâchant un vague soupir. Là, assise face à cet homme qu'elle sait pourtant condamné, elle peine à appuyer sur la détente. Abattre une personne désarmée ? Et pour son bien, en plus ? Le première option malmène sa morale et la seconde, sa logique.

« Et puis sans vouloir retourner l'couteau dans la plaie... T'buter, c'était un peu l'boulot d'tes potes ! » Mais ces derniers sont partis après avoir échangé d'étranges séries de sifflements. Zelda a d'abord pensé qu'il s'agissait d'un piège un peu grossier. Alors elle a attendu. Et lorsqu'elle s'est enfin risquée à jeter un coup d'oeil par-dessus sa tranchée, aucune balle n'est venue la dégommer. Les secondes suivantes lui ont simplement confirmé qu'elle était seule.

Seule avec l'homme qu'elle a touché au ventre.

L'adolescente observe l'intéressé crisper ses mains sur son abdomen ensanglanté puis la grimace de douleur qui s'est définitivement installée sur ses traits. Cela fait déjà quelques mois qu'elle a perdue son empathie pour les inconnus. Mais si elle tente de se mettre un instant à sa place... Blessé, abandonné par ses camarades, promis à une longue agonie qui lui laisserai expérimenter les plus sombres sentiments de l'humanité. Non, ça ne la laisse pas indifférente. Pas aussi indifférente qu'elle le souhaiterait, du moins. « T'as pas un couteau ? » Son arme à feu, elle l'a dégagée d'un mouvement du pied lorsqu'elle s'est approchée de lui. Mais elle n'a pas jugé utile de le fouiller. « Un truc pour en finir ? » Quelque chose qui lui donnera au moins la satisfaction d'avoir mis un terme de ses propres mains à son existence ?

Le regard de la jeune espionne glisse sur cette cheville récalcitrante. Il est suivi de ses doigts qui cherche à masser la zone endolorie. Ce n'est pas cassé mais ça reste douloureux. Cela dit elle se voit mal se plaindre à côté d'un cadavre en puissance... « On a d'la compagnie ! » Les grognements si particulier qui s'amplifient ne laissent que peu de doute à ce sujet. L'australienne grimace en se redressant puis fait quelques pas pour se mettre à la hauteur du mourant. « J'sais pas trop si l'enfer ou l'paradis existent mais... si tu t'y retrouves, essaie d'glisser un peu p'tit mot en ma faveur au propriétaire des lieux, tu veux ? » L'adolescente esquisse une petite moue contrariée. Elle aurait peut-être pu en tirer des informations utiles mais les rôdeurs sont bien trop proches, désormais.

Alors elle pointe son arme en direction de la tête de l'inconnu et... abat son pied sur son estomac.

Il hurle. C'était le but. Les rôdeurs auront besoin de se mettre quelque chose sous la dent. Et elle, il lui faut une distraction, un appât qui occupera les morts suffisamment longtemps pour qu'elle puisse fuir la zone ou, du moins, s'en écarter raisonnablement. « T'auras sûrement une chance de te venger... » Parce qu'il finira par se relever, lui aussi. Et qu'il lui donnera alors la chasse, comme les autres. Ca lui semble être un marché équitable. Zelda se baisse pour ramasser le fusil de l'homme et fait quelques pas dans le sens opposé aux grognements avant de marquer une pause. « Ce sera vite fini ! » souffle-t-elle en se retournant de trois-quarts. « Courage ! » Elle se doute bien que ses propos ne doivent pas avoir une quelconque valeur à ses yeux. Mais au moins, le dernier mot qu'il aura entendu aura été un encouragement. Ca vaut ce que ça vaut...

L'australienne poursuit sa route en boîtant, s'aidant bientôt du fusil comme d'une béquille pour faciliter sa progression. Les hurlements qui s'élèvent quelques instants plus tard de son ancienne position, quant à eux, ne lui fournissent pas la moindre once de satisfaction. Sinon celle d'être en vie.


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Locklan Reid
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Sam 17 Juil 2021 - 18:32
Je lâchai d’un ton empressé, mais où pointait une forme de lassitude : « Je sais pas, Jill… J’en sais rien ! » Zelda était-elle en vie ? Rien n’était moins sûr. Si elle avait échoué aussi sur cette île, très certainement que ces types l’avaient prise également en chasse. Si elle ne mourrait pas de leurs mains, ce serait peut-être les rôdeurs qui finiraient le travail. Elle était seule, isolée. « Mais je peux pas l’abandonner… Pas sans certitude. » C’était qu’une gosse, putain. Elle avait sans doute le même âge que Maelys, ou presque.

J’ouvris le fusil que je venais de récupérer, en sachant très bien à quoi m’attendre. Les deux balles dans le chargeur avaient été utilisées. La première avait tenté de me tuer, et la seconde… C’était celle que j’avais utilisé pour l’achever. Cette arme ne me servait définitivement plus à rien. En même temps, tirer dans la horde aurait été la plus belle connerie à faire. Je le pris plutôt dans l’autre sens pour m’en servir de matraque contre les morts qui me prenaient à partie. L’un d’eux se prit un coup puissant dans la mâchoire qui lui déchaussa sur le coup. Je le repoussai ensuite d’une main pour me libérer le chemin.

Je peinais à suivre le rythme de Jill qui cherchait pourtant à m’attendre. Elle se retournait régulièrement pour vérifier si j’étais toujours là, cherchant à m’ouvrir la voie. La situation avait quelque chose de désagréablement familier à mes yeux, sauf que c’était Zack qui se tenait à sa place. « Putain… » J’avais vécu pire que ça, non ? Je m’accrochai à cette certitude autant qu’au canon du fusil, mettant des coups à droite et à gauche pour les tenir écartés quand c’était nécessaire. A l’allure où j’allais, les semer me paraissait compliqué.

Je me retournai vers Jill quand elle me choppa par la manche pour me montrer la direction à prendre. Sur ce coup-là, je lui faisais entièrement confiance. Ma vision s’était brouillée. Manque de sang ? Peut-être. Je remarquais à peine que le paysage avait changé, les arbres laissant place aux herbes hautes de ce qui avait dû être des anciens champs. J’avançai en mode automatique derrière elle, observant un silence qui était de mauvais augure. Je n’avais même plus la force de jurer pour me donner un peu d’énergie. Pour autant, même si je perdais de la vitesse, Jill rebroussait chemin autant de fois que nécessaire pour m’aider à avancer. Merde… Ca me faisait vraiment chier. J’entendis à peine ces encouragements. J’avais envie de lui dire de tracer sans m’attendre, tout en étant reconnaissant qu’elle le fasse.

On atteignit la ferme après ce qui me parut une éternité. Aucun doute, sans elle, je n’aurais clairement pas été aussi loin. Derrière nous, les grognements des rôdeurs s’étaient faits plus lointain. On avait réellement réussi à les semer ? J’avais envie de m’écrouler. Une de mes mains me retint de le faire, plaquée contre le mur du pavillon, tandis que Jill s’y reprenait à plusieurs reprises pour défoncer la porte d’entrée sans finesse. Je la suivis à l’intérieur dans un état second. Quand elle m’intima de l’aider à barricader la porte, ma mâchoire se crispa. « Jill… » Elle comptait vraiment abandonner Zelda à son sort ? Les mots n’eurent même pas le temps de franchir mes lèvres qu’elle me contredisait déjà. Je poussai un soupir las en secouant la tête. « Le canapé. » Je lui désignai d’un signe du menton en attrapant un bout. Je le traînai jusqu’à la porte d’entrée avec son aide, avant de m’affaler contre, à même le sol, dans un grognement douloureux. Au dehors, les rôdeurs s’empressèrent de me répondre en grattant à la porte avec véhémence. Notre barricade improvisée ne céda pas sous leurs attentions.

Je laissai retomber le fusil à la crosse maculée de sang à mes côtés pour fouiller rapidement mes poches. Il ne me restait pas grand-chose sur moi après qu’on se soit échoué ici. Mon vieux briquet, mon alliance… Et une flasque d’alcool. Ca, c’était plutôt appréciable pour le coup. Je m’y repris à plusieurs reprises pour déchirer un bout de mon t-shirt, clairement à bout. Je bus rapidement quelques gorgées de la liqueur pour me donner du courage, avant de mordre dans le tissu pour en déverser le reste sur ma plaie. La douleur irradia comme une vive brûlure dans toute ma jambe. Le tissu n’était pas de trop pour m’empêcher de crier. Je le retirai ensuite pour le nouer d’un geste sec autour de ma jambe, puis me rejetai en arrière pour m’allonger à même le sol le temps de reprendre mon souffle. Je me sentais mal, clairement nauséeux… Je fermai les yeux en espérant que ça passe. Maintenant que l’adrénaline ne me portait plus, je me sentais trembler. J’avais froid même. « On est vraiment dans la merde. » Ce fut tout ce que je réussis à articuler d'une voix rocailleuse après un temps, pour que Jill ne s’imagine pas que j’avais perdu conscience entre temps. « Comment on va repartir d’ici ? »


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Jill S. Blair
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Sam 17 Juil 2021 - 23:30
Porte bloquée, rôdeurs contrariés, Locklan fracassé. Voilà le bilan. Je suis pas dans un meilleur état ceci dit alors tandis que les voraces grattent obstinément à un battant qui ne s’ouvrira pas, je me laisse aussi glisser le long d’un mur. Quelques pas me séparent de mon partenaire qui gémit sa douleur, mais ne reste pas inactif pour autant. Pour une fois, il a le visage fermé et garde sa grande gueule de râleur… fermée aussi. Surprenant. Mes bras retombent mollement de part et d’autres de mon corps, le piolet émet un cliquetis en rejoignant le plancher. Je me sens vidée et j’ai l’impression que mon cœur ne reprendra plus jamais un rythme normal. Je suis en nage, couverte de sueur et de sang, trempée jusqu’à mes dessous – et pas comme on aimerait à le penser.

- Putain, tu partages même pas, plaisanté-je avec un demi-sourire faiblard.

Pendant qu’il se fait un soin de fortune, je dénoue mes cheveux et m’ébroue. La désagréable sensation de mes mèches humide de sueur et d’eau de mer me fait grimacer, mais je m’en accommoderai. Ma queue de cheval m’étouffait – véridique ! Le crâne contre la cloison, mon regard flotte sur le biker qui me fait des commentaires d’une voix rocailleuse. Si on est dans la merde ? Nooon…

- Disons que si t’avais prévu de rentrer pour diner, on sera un peu en retard.

Je sais pas pourquoi j’essaye de prendre ça à la légère, sans doute pour dédramatiser. On est clairement dans une situation désavantageuse : à des kilomètres de chez nous, notre bateau est foutu et… on est peut-être les deux seuls survivants. Mais si on voit les choses du bon côté : on est vivants, justement, et on en est pas à notre premier rodéo sauvage. Je connais pas encore toute la vie de Locklan, mais il a sûrement survécu à quelques crasses ; alors pourquoi pas celle-ci ?

- Pour l’instant, on se repose et on attend qu’ils se barrent, je sais, ça peut prendre des jours ; mais si c’est le cas, on improvisera, t’as pas trop serré sur ta jambe ? Je désigne sa blessure du menton, si t’as trop serré, tu vas couper ta circulation et elle va commencer à nécroser dans quelques heures.

Regardez-moi : à force de sortir avec une doctoresse, je deviens une vraie petite infirmière – la tenue sexy en moins. Bref, je dis ça juste pour que mon buddy ne se retrouve pas amputé en plus de ça. Bon. Pas encore temps de se tourner les pouces. Je prends une profonde inspiration et fait l’effort de me remettre sur pied. Je ramasse aussi le piolet, prête à m’en servir si besoin.

- Bon, je vais vérifier qu’on est bien seuls. Tu gardes la porte ?

Je lui fais un sourire complice et commence à m’aventurer dans la maison…


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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Dim 18 Juil 2021 - 12:53
I'm a survivooor
Chanter, c'est bon pour le moral. Même si en l'occurrence, vu l'omniprésence du danger, Zelda se contente surtout de fredonner. I'm not gon give uuup Elle se souvient de cette chanson qui tournait en boucle dans son lecteur mp3, à l'époque. Le bon vieux temps. Celui où ces paroles ne pouvaient pas prendre un véritable sens. I'm not gon stooop Oh que non ! Elle a déjà connu pire, c'est pas une petite île naze, une bande de pirates et une poignée de rôdeurs qui vont la pousser à baisser les bras. I'm gon work hardeeer Oui, même si elle ne voit pas vraiment ce qu'elle pourrait faire de plus.

La chaleur lui semble étouffante sous le couvert de cette végétation qui a pu s'épanouir librement. Et sa gorge n'a de cesse de lui rappeler qu'elle crève de soif. Forcément, elle note l'ironie : elle est entourée d'eau. D'eau salée. Le truc qui la tuerait encore plus rapidement que la déshydratation. I'm a survivor Et pourtant elle se sent bien démunie. La dernière fois qu'elle s'est retrouvée dans une situation similaire, elle avait la chance d'être en compagnie de K'. Là, elle est seule. Et elle n'a toujours pas trouvé la moindre preuve indiquant que Locke et Jill aient pu survivre. L'avantage c'est que rien n'est venu contredire cette hypothèse, aussi. Pourtant, pour ce qu'elle en sait, ses deux camarades pourraient être en train de nourrir les poissons à l'heure actuelle. Qui sait s'ils ont pu rejoindre l'île, eux aussi ?

« Dure journée, hein ? » Elle s'adresse à ce rôdeur qui lui a procuré une petite frayeur mais qui semble bel et bien mort, cette fois. Elle grimace en s'agenouillant pour observer son abdomen lacéré et les tripes qui se sont répandues au sol. « Ouais, m'en parle pas... » La voici qui monologue avec un cadavre, maintenant. L'australienne rigole doucement en s'en rendant compte. Ca y est, elle devient folle ! Il a tenu combien de temps seul, déjà, Robinson Crusoé ? Et elle ? Combien de jours lui faudra-t-il avant de se trouver un ballon et en faire son pote, comme Tom Hanks ?

Zelda pince les lèvres et fronce les sourcils. C'est le signe qu'elle s'est plongée dans une réflexion. Elle observe les alentours de son regard clair. Johnson lui a inculqué quelques notions de pistage. Mais c'est un art délicat qu'elle est loin de maîtriser totalement. Surtout sans la présence de son mentor pour la guider. L'adolescente pose ses index sur ses tempes et ferme les yeux. « Penser comme un indien ! Penser comme un indien ! Penser comme un indien ! » répète-t-elle. Elle a beau avoir passé de nombreux mois avec des natifs, quelques années plus tôt, ces derniers tentaient plutôt de la protéger que de la former à survivre dans la nature.

Et son étrange petit rituel ne l'aide d'ailleurs pas à y voir plus clair. Elle a beau observer avec attention le sol et sa végétation et y trouver les traces d'un passage qu'elle estime récent, elle est bien incapable de dire si ceux qui l'ont emprunté étaient des morts, des pirates ou ses camarades. « Plus jamais j'monte dans un bateau ! Plus ja-mais ! » se promet-elle à nouveau. Elle s'agace, se rend peu à peu compte de l'ampleur des difficultés qui l'attendent. Et puis, surtout, elle s'acharne à refouler les doutes qui attendent patiemment le moindre signe supplémentaire de faiblesse pour se ruer à l'assaut.

Un brin résignée, la jeune espionne observe à sa gauche puis à sa droite. Si au moins elle avait une pièce de monnaie pour tirer à pile ou face... À défaut, elle pose la crosse de son fusil sur le sol et le laisse tomber. Le canon lui indique de poursuivre devant, un peu sur la gauche. Alors c'est ce qu'elle va faire !


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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Dim 18 Juil 2021 - 14:13
Je restais à terre, le temps de reprendre mon souffle. Jill se rappela bien vite à mon bon souvenir, en se plaignant un peu que je ne sois pas plus partageur. Je pris deux secondes à comprendre de quoi elle parlait avant de visualiser la flasque d’alcool à côté de moi. Ouais… Non. De façon pragmatique, j’en aurais peut-être encore besoin. Je parvins à sourire un peu, avant de me rejeter de nouveau en arrière. « Tu peux rêver là. » Si Zelda était là, je me serais déjà pris une remarque bien sentie sur l’alcoolisme des écossais. En attendant, ça me servait bien. Putain, elle me manquait déjà. A quel point ça la foutait mal ?

Je soufflai ce qui s’apparentait à un rire quand Jill se fendit d’une note d’humour en réponse à ma question. « T’en as pas la plus petite idée toi non plus hein… » Mais ça me faisait du bien de l’entendre dédramatiser un peu la situation. Ca m’évitait de songer au pire. J’hochai lentement la tête quand elle me rappela le plan de base. De l’autre côté du canapé, les rôdeurs grattaient frénétiquement. Ils ne céderaient pas, sauf si un autre bruit les détournait de leur cible initiale. Ca pouvait prendre du temps.

Je fronçai un peu les sourcils quand elle me demanda finalement si mon bandage improvisé n’était pas trop serré. « Tu t’y connais ? » On dirait bien. Que ma jambe se nécrose en quelques heures à peine était une perspective vraiment encourageante là. « Non, ça va. J’ai pas trop serré. » J’avais fait ce que j’avais pu avec les moyens du bord. Mais en toute honnêteté, même si j’avais voulu serrer à ce point… Je n’y serais pas parvenu. Mes forces avaient commencé à me quitter bien avant qu’on franchisse la porte de cette ancienne ferme. J’étais complètement à bout. J’avais dû perdre trop de sang à m’agiter dans tous les sens sans compresser la plaie plus tôt. La nage forcée n’avait pas aidé non plus. Un regard vers Jill m’informa que ce n’était pas la grande forme pour elle non plus, même si elle avait l’air indemne. « Ca va toi ? »

J’avais envie de fermer un peu les yeux. J’hochai pourtant la tête quand elle me demanda de garder la porte d’entrée pendant qu’elle faisait le tour. « Si tu trouves des couvertures ou des vêtements propres… » Ca nous éviterait de chopper la crève en plus du reste. Je lui offris un sourire en parfait miroir avant qu’elle disparaisse dans la maison. Une fois seul, je profitais d’un court répit pour prendre un peu de repos. J’attendis que mon souffle se calme, que la douleur passe un peu… Je me redressai enfin après quelques minutes, clairement frigorifié maintenant que l’adrénaline refluait. Je retirai ma veste des Hells Angels et me servit de mon t-shirt foutu pour m’essuyer le visage et le cou. Je le délaissai ensuite sur le canapé derrière moi dans un soupir las avant d’attraper mon Beretta. Il avait bien pris l’eau, si bien que l’arme s’était enrayée. J’éjectai la balle défectueuse tant bien que mal avant de vérifier ce qu’il me restait en munitions, tout à mon entretien. J’entendis le pas reconnaissable de Jill quand elle revint finalement après une poignée de minutes. « J’ai encore douze balles. Elle a pris un peu l’eau, mais ça va le faire maintenant. Tu devrais la prendre avec toi. » Je serais plus rassuré si elle avait un flingue avec elle pour sortir, en dernier recours. On ne savait pas si les pirates étaient dans le secteur. Je lui tendis l’arme par la crosse. « T’as trouvé quelque chose d’intéressant ? »


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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   Dim 18 Juil 2021 - 17:42
- Ça va nickel, lui réponds-je en montant les marches, j’ai juste le cœur qui joue du Cannibal corpse.

Marrant d’ailleurs ce nom de groupe. Avec le recul, je me demande s’ils n’ont pas été un peu visionnaires. Bref, je grimpe précautionneusement à l’étage, à l’affut du moindre bruit autre que celui des grogneurs contre la porte. Les marches et le plancher en bois grincent, les bibelots sont d’une autre époque, le papier peint est tellement démodé que mes yeux piquent. Ou bien c’est la poussière. Ou les deux. Une à une, je vérifie les pièces. Chaque recoin, chaque derrière de porte, chaque placard, chaque-OH PUTAIN ! La lame de mon piolet s’est retrouvée violemment enfoncée dans la poitrine de mon vis-à-vis, caché dans une de ces armoires murales à portes pliables. Un mannequin taille réelle, sans membre ni visage, probablement utilisé pour de la couture.

- Putain, ça va pas de planquer des trucs pareils…

Je maudis les anciens proprio, sérieusement. Bilan : j’ai rien trouvé de super, seulement mon reflet dans le miroir, et il fait peur. Y’a une trappe vers un grenier mais elle est fermée par un cadenas donc si y’a quelque chose là-dedans, il pourra pas sortir. Je crois pas au paranormal et on est pas dans Sinister, aucune chance que dans dix minutes, on se retrouve avec la scène de « oh mon dieu, pourquoi le grenier fermé est maintenant ouvert ?! ».

Je peux vaguement me détendre et me mettre à chercher dans les fringues. Comme fallait s’y attendre, y’a rien à la taille d’une belle créature athlétique de trente-quatre ans. Je devine qu’il y avait un couple ici, mais la femme était plus grande que moi et au moins trois fois plus large. Génial. Au grands mots les grands remèdes : j’enlève mon t-shirt et le balance dans un coin. Mon soutif valdingue aussi et seigneur : je revis ! J’utilise un torchon – je crois que c’est un sweat – pour m’essuyer sommairement le visage et le cou, puis je mets une chemise immense qui me tombe presque jusqu’aux genoux. Je rebrousse les manches comme jamais, puis je retire mes rangers, mon jean… et ma culotte.

Je dégrippe une fenêtre pour y surprendre mes fringues, en espérant que le vent qui s’engouffre en chassant la poussière va les faire sécher un peu plus vite, puis je redescends avec les bras chargés. Le plus drôle, c’est que Locklan aura aucun moyen de savoir que je suis à poil sous mon immonde chemise à carreaux – héhé. Sur la table du salon, je pose deux couvertures, et un ensemble d’habits pour mon partenaire. J’ai estimé à l’œil un truc qui devrait lui aller, mais le mari n’était pas un petit modèle non plus. En échange, je récupère le Beretta.

- Bon choix, pour l’instant, je le pose sur la table, avec mon couteau et mon piolet, parce que j’ai pas de ceinture où le coincer, y’a rien là-haut, je t’ai pris plusieurs fringues pour que t’essaie. C’est pas glamour, mais faut qu’on évite de garder nos trucs mouillés, manquerait plus qu’on choppe la crève.

Une foule de petites vannes me traversent l’esprit, mais j’ai pas le cœur à les livrer. L’obstination des rôdeurs me tape sur le système. Je pense à l’adolescente toute seule, je pense aux gens sur l’île qui vont ne pas nous voir revenir. Je pense à Maeve aussi, et Jeremiah. Ils vont s’inquiéter tous les deux, et j’y peux pas grand-chose. Je m’étire le cou et prend l’initiative des instructions – je sens bien que l’écossais est perdu sans moi.

- J’pense qu’on devrait attendre jusqu’à demain. Le temps qu’on récupère un peu et qu’on ait une chance que les voraces se barrent. De toute façon… Zelda est une petite maligne. Si elle est en vie sur l’île, elle doit pas être si loin et elle va chercher à se planquer aussi, seules contre les rôdeurs et les vivants ? C’était l’option la plus intelligente dans un premier temps, le plus mauvais choix, ce serait de ressortir maintenant en étant épuisés et de se retrouver en pleine nuit dehors, sans savoir la chercher et avec des morts aux fesses, je marque une pause et vais au bout de ma pensée : dans le meilleur des cas, elle va aussi tomber sur cette ferme et va nous courir dessus. Dans le pire, je partirai à sa recherche à l’aube. Toi, tu fouilleras toute la ferme pour voir si un truc pourra nous aider à rentrer, ça ressemble à un bon planning, non ?


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Sujet: Re: Mist to mist, drops to drops   
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