The Walking Dead RPG

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White Knights
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Lisandro Sedillo
Lisandro Sedillo
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Sujet: White Knights   Lun 21 Juin 2021 - 17:36
« Des crânes d’animaux, la grossesse n’arrange pas le cas de Nihima… » Grogne-t-il alors qu’ils viennent de passer trois heures dans la campagne environnante à la recherche de crânes assez gros pour fabriquer… une coiffe ? C’est ce qu’il pense avoir compris du moins. Un crâne de cerf avait été retrouvé, ainsi que des bois probablement tombés après un duel entre deux mâles en pleine saison de brame. Mais après trois heures à arpenter des chemins peu praticables, le chilien avait soufflé à Corray qu’il était temps de rentrer. Ils avaient pris les chevaux pour effectuer cette sortie – bien plus adaptés qu’une voiture pour évoluer dans cette nature qui avait petit à petit repris ses droits sur l’urbain. Aussi avaient-ils pris Dune et Snow pour cette ‘promenade’ et Corray avait habilement attache le crâne et les bois à l’arrière de la selle de la jument que le chilien montait et qui n’était pas le moins du monde perturbée de cette étrange cargaison. Reprendre l’équitation n’avait pas été une mince affaire, mais avec l’aide et la patience d’Isaac, le médecin avait finalement remis pied à l’étrier, depuis l’automne dernier. « S’il te plait, ne lui répète jamais ce que j’viens de dire, d’accord ? » Rajoute-t-il finalement en faisait un clin d’œil à Corray qui chevauchait à ses côtés. Une courte réflexion sur ce que la Lakota pourrait lui faire si elle avait entendu ces quelques paroles malheureuses lui suffisait pour faire machine arrière.

L’entente avec Corray s’était peu à peu nouée au fil des mois. Il avait fallu du temps au chilien, de la résilience et de l’acceptation avant de parvenir à voir le jeune homme autrement que celui qui lui avait volé le cœur d’Andrea. Depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts comme on disait. L’hispanique appréciait maintenant le musicien pour ce qu’il était et pour le compagnon bienveillant qu’il était pour la régisseuse. Et puis Soo comme Annabella adoraient quand il se mettait à chanter pour elles – à comparer, Lisandro n’avait aucune chance de toute façon. La voix de ténor, ce n’était pas trop son meilleur atout. Par contre, les bisous qui piquent, il restait imbattable. C’était déjà ça. Mais la jalousie n’était plus qu’une façon de faire rire les filles que de vraiment blesser le père de famille.

Les chevaux étaient également une façon rapide et efficace d’éviter les quelques rôdeurs qui trainaient dans le coin – à condition de ne pas tomber sur les sprinters, mais ceux-ci ne semblaient pas être dans le coin. « Viens, on va passer par le village, ce sera plus rapide. » Non pas qu’il avait hâte de rentrer, mais un peu quand même. Les rues étaient désertes, la nature avait peu à peu repris ses droits sur les façades de maison et entre les pavés de la rue principale. S’il régnait un semblant de calme, ce sont les chevaux qui entendirent en premier le raffut dans une rue adjacente. Soufflant bruyamment, Lisandro arrêta Snow dont les oreilles pivotaient à droite à gauche et dont il sentait l’échine se tendre sous lui. Les deux hommes s’arrêtèrent. « Un animal, peut-être ? » Mais il avait à peine terminé sa phrase qu’un coup de feu retentit plus loin. « Merde. » Ne restait que deux choix possibles ; aller voir ou déguerpir au plus vite. Mais par acquis de conscience…

« On devrait laisser les chevaux et aller voir, les nôtres passent souvent par ici, si des pilleurs se sont installés, on ferait mieux d’en être sûr… » Souffle-t-il à Corray, nerveusement. Le chilien et le musicien descendirent de cheval avant de les faire rentrer dans une habitation pour les mettre en sécurité. Ils seraient plus discrets ainsi. Son arme à feu à la main, couteau de chasse à la ceinture, le thanato suivi Corray dans les rues, jusqu’à la source du coup de feu. A mesure qu’ils avançaient, un groupement de personne – quatre hommes, de ce qu’il pouvait voir – s’en prenaient à deux jeunes gens qui semblaient terrifiés. Un garçon et une fille, qui semblaient terrifiés et qui s’époumonait pour qu’on les laisse tranquille. Pas encore repérés, Lisandro regarda Corray, l’air grave. « Ils ne vont pas s’en sortir si on intervient pas. » Ce n’était que des gosses, face à des pillards suffisamment armés pour faire mal.




tout le monde a peur d'être soi même, de ses erreurs, et pourtant il faut vivre, ça vaut le coup. plonger, avancer, trébucher, hésiter, trembler, c'est ça qui est beau... devenir soi même.


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Sujet: Re: White Knights   Mar 6 Juil 2021 - 20:52
Je crevais de trouille. Mitch n'était pas rentré depuis plusieurs jours, après être parti chercher de la nourriture. Je ne lui ai même pas demandé s'il comptait troquer ou chasser, mais même bredouille, il serait repassé pour nous prévenir, avant de repartir. Il s'était forcément passé quelque chose, mais quoi ?
Je me suis tellement focalisée sur Chris, tellement reposée sur Mitch, que je n'ai même pas demandé dans quelle direction il allait. Le soldat était mon roc, et honnêtement, j'étais bien contente qu'il prenne les décisions, qu'il me laisse dans l'ignorance et cherche à me protéger. Je l'ai senti nerveux ces derniers temps, mais je n'ai pas posé de questions. En réalité, ça m'arrangeait bien qu'il me laisse veiller sur Chris, à l'abri. En retrait. Mais maintenant, je dois admettre que ça n'aide pas. Je n'ai aucune idée de l'endroit où le troc s'est développé. Je n'ai aucune idée de la direction prise par Mitch quand il est sorti.

Mais nous avons faim, Chris va mal et m'a convaincu de partir à la recherche du soldat. Non, je mens. Encore une fois, je me cache derrière les autres. C'est pathétique. Nous sommes inquiets tous les deux, et avons décidé ensemble de sortir à sa recherche. Même si je sais que c'est une erreur. Chris va mal, nous ne connaissons pas la ville, et choisissons notre chemin au hasard. A l'instinct, peut-être ? Oui, si je m'en convaincs assez fort, ça me rassurera peut-être. J'avance prudemment, tenant Chris par la main et lui parlant à mi-voix pour garder son attention. Je jette des coups d'oeil nerveux tout autour de moi, priant intérieurement pour qu'on ne croise aucun Rôdeur, aucun Pillard. Ma crainte s'envole momentanément lorsque j'aperçois une pharmacie. Mes pensées se focalisent à nouveau sur Chris, exclusivement. La vitrine est brisée et l'endroit à visiblement déjà été pillé. Certaines boîtes de médicaments jonchent le trottoir, sur la devanture de l'officine. Mais j'ai un regain d'optimisme. Les neuroleptiques dont Chris a besoin ne sont pas un premier choix pour les pillards. Ils recherchent généralement autre chose. L'espoir d'atténuer ses symptômes vient éclater comme une petite bulle, mais j'hésite. Chris est en pleine conversation avec l'une de ses hallucinations, et mes tentatives pour attirer son attention restent vaines. J'ai beau tirer sur son bras, rien à faire. Mon frère est plus grand et plus costaud que moi, et j'abandonne bien vite l'idée d'user de la force. Je vérifie autour de moi, la rue est déserte. Chris a l'air calme, et je me dis que ça va me prendre cinq minutes à peine. Entrer, chercher ce dont il a besoin, et sortir le rejoindre. Je préviens Chris, mais je ne suis pas sûre qu'il m'entende. Nerveuse, j'entre dans la pharmacie après un dernier coup d'oeil aux alentours. A l'intérieur, je constate l'ampleur des dégâts. L'endroit n'a pas été pillé, il a été saccagé. Tous les médicaments ont été jetés au sol, beaucoup ont même été sortis de leurs boîtes ou flacons avant d'être piétinés. Sans perdre de temps, je gagne la réserve, mais le même spectacle désolant m'attend. Je ne trouve pas les neuroleptiques pour Chris, mais de toute façon, rien n'est récupérable.

Je fais demi-tour et retourne vers Chris. L'angoisse me serre la gorge lorsque j'aperçois quatre hommes à côté de mon frère. C'était une erreur, une grosse erreur. De sortir, de s'arrêter ici, de se séparer. Sans réfléchir, je sors mon couteau, me repassant en accéléré les quelques cours de défense donnés par Mitch. Je tends la main vers Chris et l'appelle, faisant un effort pour garder mon calme et avoir l'air sûre de moi.
Avec ma taille, je sais que je n'impressionne personne, mais ça peut être un avantage. Ni Chris ni moi ne représentons la moindre menace.
Tout dérape en quelques secondes. Les types ne semblent pas vouloir nous laisser partir et ma tentative pour les impressionner a l'effet inverse. Quand ils voient le couteau dans ma main, ils sortent leurs propres armes et nous encerclent. Ma nervosité gagne Chris, et je le vois qui tente de rester connecté à la réalité. Mais la sienne reprend le dessus, comme à chaque fois, et je sens les hommes surpris par son comportement. Mettant en application ce que Mitch m'a appris, je brandis le couteau devant moi, et exige qu'ils nous laissent passer.
L'un des types s'esclaffe et me désarme sans difficulté. Un coup de feu est tiré en l'air et je me crispe, terrifiée. Par eux et par les Rôdeurs qui vont arriver sous peu, attirés par le bruit. Sans réfléchir, je me mets entre ces hommes et mon frère, prête à le protéger. Même s'il me dépasse de deux bonnes têtes. Chris a toujours été aussi grand que je suis petite et le contraste entre nous deux a toujours fait sourire maman.

Chris bondit en avant lorsque l'un des hommes m'agrippe par le poignet, et tout va très vite. Trop vite. Je me débats pour me libérer, Chris frappe l'un des mecs et les deux types restants lui sautent dessus. Tout le monde crie de son côté, sans s'écouter. Sans se comprendre. Déséquilibrée, je tombe et entends un second coup de feu. Je vois mon frère s'écrouler à son tour, et je vois le sang.

Chris !
Hurlement vain, tout comme ma réaction. Mon cerveau, qui a déjà imprimé que mon frère était blessé, fait réagir mon corps. Toujours au sol, je rampe vers Chris, les yeux rivés sur lui. Mais je suis freinée par les poings et les pieds des quatre hommes qui s'abattent sur nous, sans relâche ni pitié.
Un coup en plein visage me fait cesser de ramper. La vue brouillée et les oreilles sifflantes, j'essaie de me rouler en boule pour me protéger. Je n'arrive pas à lâcher Chris du regard, à l'appeler, mais il ne me répond pas. Il ne me regarde même pas, allongé sur le dos et les yeux rivés au ciel, l'air un peu étonné. Je me demande ce qu'il a vu, pour être si surpris, et malgré la douleur qui m'envahit, je ressens le besoin de le toucher. J'essaie de ramper à nouveau vers lui, mais je n'y arrive pas. Je n'arrive plus à respirer et la pluie de poings et de pieds continue de s'abattre, dure et douloureuse. Le souffle coupé, je ne remarque pas qu'ils ont cessé de s'en prendre à Chris. J'attends juste que ça s'arrête. Qu'ils partent, qu'ils me laissent m'approcher de mon frère. Prendre soin de lui.

S'il vous plaît, je...pas Chris, je...dois m'occuper...de lui
Je me tais, soudain nauséeuse. Le goût du sang à envahi ma bouche et me donne envie de vomir. Dans un dernier effort, je tends la main vers mon frère, le suppliant de me regarder.

Chris....je t'en prie...
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Corray Haner
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Sujet: Re: White Knights   Mer 28 Juil 2021 - 18:07
White Knights Lisandro, Mathilda & Corray

Cet après- midi est loin d’être désagréable. Même si je n’étais pas certain d’être à l'aise sur le dos d’un cheval, je ne refuse jamais une balade en forêt. Je me motive aussi intérieurement en me disant que de toute façon, je ne pourrais m'habituer au équidés que si je suis en contact avec eux. Alors c’est avec plaisir, non sans une légère appréhension que j’ai accepté la proposition de Lisandro. Après tout, ce n’est qu’une promenade tranquille. On ne court pas après les bêtes, puisque nous les cherchons déjà mortes depuis un moment.

Cela fait déjà un bon moment que nous arpentons la nature sauvage et verte de début d’été. Le bruits des sabots sur les graviers, les feuilles et la mousse avaient fini par me bercer. J’ai le regard perdu dans le vide depuis un moment. Appréciant le silence, tranché par le bruit des oiseaux et celui du vent dans les feuilles. Le temps tiède, adoucis par la couverture des branchages, enveloppent doucement mes épaules.

La voix de Lisandro me ramène doucement à la réalité, me faisant légèrement sursauter. Il a l’air de s’étonner du motif de notre sortie. J’avoue que moi aussi la requête atypique de notre excursion m’avait fait sourire et après cette réflexion je ne peux retenir un léger rire guttural. Il laisse le silence planer quelques secondes, comme s' il réfléchissait. Et quand il me demande de ne rien lui répéter, je laisse un rire beaucoup plus franc résonner entre les arbres

Ne t’inquiète pas pour ça ! J’ai même peur de prendre un coup sur le nez juste pour avoir entendu ça !

Je le fixe quelques secondes, un large sourire sur le visage. Je suis sincèrement soulagé que notre relation ait pu s’apaiser avec le temps. Après notre discussion à l'infirmerie, j’aurais regretté de passer à côté de l'amitié que peut m’offrir quelqu’un comme lui.  

Après un moment, le Chilien propose de rentrer. IL est vrai que ça doit faire au moins trois heures que nous somme dehors et il me semble que nous avons déjà trouvé pas mal de choses, et si ça ne suffit toujours pas, nous irons dans un autre secteur plus tard. Il propose de passer par le village, pour gagner du temps. Passer par les villes ou villages abandonnés avait toujours évoqué en moi une fascination et une angoisse piquante. J’étais émerveillé de voir à quel point la nature pouvait se réapproprier ses bâtiments, de voir chaque murs couvert de fleurs et de feuilles vertes au printemps, de voir les planchets soulevés par toutes les racines. Mais cette peur de trouver un occupant malveillant caché derrière chaque porte, dans chaque coin sombre ou sous chaque tas de débris.

J'acquiesce d’un hochement silencieux de la tête. Les pas des chevaux résonnent sur le sol et sur les murs. On est arrivé sans réelle difficulté à entrer dans le village, nous avançons paisiblement. Je regarde dans toutes les directions, appréciant le décor aux alentours. Mais une sensation pesante et viscérale vient mordre mon estomac. Je n’y prête pas vraiment attention, m’étant ce sentiment sur mes angoisses habituelles. Tout a coups nos chevaux s’arrêtent, nous faisant comprendre par leur comportement que quelque chose n’est pas normal. Mon sang se glace, maintenant que je sens ma monture se laisser submerger par ses impressions, j’ai l’impression que je perds le contrôle. Je deviens pâle, mes craintes concernant les chevaux prennent le contrôle de mon corps. Et pendant que je suis figé et que je suis incapable de bouger, Lisadro lui, essaie de comprendre la situation.

Un coup de feu résonne, j’ai l’impression que mon cœur va exploser. Je pense vivre actuellement la vision de mon propre enfer. Mes deux peurs les plus profondes, réunies dans un même endroit. Lisandro m’annonce ce qu’on devrait faire et je le remercie intéireurement d’être aussi directif car seul, j’aurais été incapable ne serais ce que de continuer a respirer normelment.

Je descends mécaniquement de mon cheval, comme si mes membres étaient tous raides comme des planches de bois et lourds comme des enclumes. Quand mes pieds touchent enfin le sol, c’est comme si j'arrivais à rejoindre la surface après une longue apnée. Je reprends doucement conscience, allant comme le chilien m’avait indiqué, cacher les chevaux entre quatre murs.

Nous nous mettons en route, arpentant les rues a la recherche de la nature de ses coups de feu. Je sens la présence du chilien dans mon dos, jetant un coup d'œil nerveux à l'arme qu’il tient au creux de sa main. Je saisis moi aussi la machette accrochée dans mon dos, la serrant fermement entre mes doigts. Un groupe de personnes se dessine devant nous et des cris arrivent jusqu'à nos oreilles. Nous restons là, comme des ombres, tapis dans un notre silence morbide. Je pense que lui comme moi, nous étions transis de stupeur devant une violence aussi sadique et pure que celle qui habite ses quatres hommes. Une des victimes se trouve au sol , je n’ai aucune idée du fait qu’elle soit encore consciente ou bien même vivante. Mais la voie d’une jeune fille, qui se trouve elle aussi à terre, continue de nous parvenir.

Ma gorge se serre, pas de peur, pas d’angoisse, mais d’une colère palpable et effrayante. Celle qui m’a visitée dans l’obscurité et la solitude de cette cellule hors du temps. J’ai pendant mes années d'errance été confronté à ce genre de situation. J’avais fui, pour survivre. J’avais fuis, parce que j’avais peur. Mais aujourd’hui, après toutes ses épreuves, après toutes ses souffrances, je suis enfin prêt à faire face.

“Il y a un blessé. Je réfléchis quelques secondes, la mâchoire tellement serrée qu’elle en est douloureuse. Je vais faire diversion, je vais en attirer un ou deux plus loin. En espérant que ça les arrêtent au moins pour un moment. Je te rejoindrai quand j’aurais fini et on verra pour le reste. D’accord ? Je plante mon regard émeraude dans les yeux du chilien.”

J’attends à peine qu’il me réponde avant de m’éloigner discrètement. Je fais tout mon chemin accroupi pour éviter de faire le moindre bruit ou de dessiner la moindre silhouette. Je me retrouve à l'opposé de notre position initiale, caché dans des buissons. Je me saisis d’une pierre enterrée partiellement à mes pieds et je la lance dans des hautes herbes un peu plus loin. J’ai pris le soin auparavant de choisir un endroit qui ne me semble pas ou partiellement visible depuis la rue.  L’un d’eux se raidit ayant entendu le choc contre le sol suivit de quelques craquement de feuilles et de branches.

Il se dirige vers moi, mon cœur bat la chamade alors que je le sens s’approcher. Mes doigts se resserrent autour du manteau que j’ai à la taille. D’un bond rapide je sors de ma cachette, armant mon bras pour abattre un coup de marteau précis à l’arrière de son crâne. Je ne sais pas si je l’ai tué mais il s’écroule au sol dans les secondes qui suivent.

Lancé de dés ::
 
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Lisandro Sedillo
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Sujet: Re: White Knights   Dim 15 Aoû 2021 - 8:58
S’il vit le teint de Corray blêmir en entendant les coups de feu, le chilien n’en montra rien. S’il devinait les craintes du jeune homme, ce n’était pas à lui qu’il se confiait et le thanato serait bien malavisé de lui poser des questions. Le musicien descendit de cheval avec lui, et ils s’assurèrent ensemble que les deux animaux étaient bien en sécurité avant de se faufiler dans les rues du village, à la recherche de l’origine de tout ça. Cela pouvait être un accident, une confrontation entre un étranger et un rôdeur… Ou des pillards. Arrivés au détour d’une maison, c’est là qu’ils les virent ; ces quatre hommes qui s’en prenaient à deux personnes qui visiblement, n’étaient pas capable de se défendre correctement. La petite brune tente pourtant – vainement. Ses gestes sont peu précis et le gars qu’elle vise la dévie dans un rire gras et mauvais. Elle se pose en défense, entre elle et le jeune homme qui l’accompagne mais les choses dérapent à une vitesse inimaginable. Bientôt, un deuxième coup de feu est tiré et le garçon s’effondre au sol ; inerte. Mierda.

A côté de lui, Corray s’agite en réaction à la scène violente qui se déroule sous leurs yeux. Y aller de front est une mauvaise idée cependant ; ils sont deux, contre quatre. Combien de temps s’amuseraient-ils ainsi avec leur victime avant que l’un d’entre eux ne pose des gestes encore plus… irrémédiables ? Le musicien trépigne avant de lui proposer un plan d’attaque et de faire diversion. « Venga, venga ! » Souffle-t-il, en espagnol, un peu pris par le sérieux de la situation et le danger qui se présentait à eux. Corray disparait alors, et Lisandro se met en position, tout en priant silencieusement de ne pas intervenir trop tard. La gamine gémit au sol, rouée de coup par ses assaillants. Il craint le moment où elle perdra connaissance et qu’ils décident de s’adonner à d’autres passe-temps. Mais le plan de Corray semble fonctionner, l’un des gars semble s’éloigner et les trois autres s’arrêtent également. Un temps de pause pour leur victime qui peine mais s’obstine encore à ramper vers son frère. Il n’avait pas besoin d’être plus près pour entendre ses sanglots de là où il se tenait.

Le cœur battant, le chilien profite de la diversion pour armer son arme, un coup de feu venant d’une autre direction ne manquerait pas de les attirer vers lui, et de donner à Corray une autre occasion d’agir. L’un des types, brun et balafré est un peu en retrait. Il semble lâcher quelque chose à ses complices qui les fait rire et tire sur sa ceinture d’un geste équivoque. Le chilien prend une profonde inspiration, avant de viser le porc qui semble lorgner sur la fille avec un peu trop d’intérêt. PAN. Le canon du chilien fume et le corps du pillard s’effondre au sol d’une balle dans la tête à quelques pas de sa victime, répandant sang et cervelle au sol.

Il n’en faut pas plus pour faire réagir les deux autres qui réalisent qu’ils ne sont plus seuls. Leur pote n’est pas revenu, et un autre s’est fait abattre. C’est le stress qui les agite soudain, alors qu’ils tirent sans vraiment savoir où il se trouve, dans la direction du chilien, bien à l’abri derrière le mur d’une maison. La diversion qu’il offre donnera probablement une chance au musicien d’intervenir à son tour, pour que Lisandro puisse lui prêter main forte ensuite. Le problème c’est que tout ce vacarme a un prix, et déjà trois rôdeurs se précipitent en direction des pilleurs. Il allait falloir qu’il sorte de là, s’ils voulaient espérer sortir la jeune femme de là. Le seul avantage, c’est que les tirs ont cessé de pleuvoir dans sa direction, pour se concentrer sur les rôdeurs accourant vers les deux pillards rescapés.

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Corray Haner
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Sujet: Re: White Knights   Mer 15 Sep 2021 - 10:57
White Knights Lisandro, Mathilda & Corray
Les détonations résonnent et tous mes muscles se figent, mon corps se jette seul sur le sol. Accroupis, les genoux sur le torse, j’essaie de refaire surface. Mais chaque coup de feu résonne dans mon torse laissant ma raison s’enfuir a dix mil lieux d’ici. J’ai l'impression qu'il sont aussi intelligents qu’ils savent visé. Alors que quelques secondes s’écoulent avant que je puisse à nouveau réfléchir, une déduction qui pourrait paraître pourtant rapide et logique me saute au visage. Ils tirent sur Lisandro. Mon cœur tressaute, j’ai l’impression qu’il va exploser. Mais j’arrive à poser les yeux sur la scène, il y en a un a terre. Je n’arriverais jamais a avoir un tiers de son niveau en tir. Alors que je reprends possession de mes membres, un grognement plus que familier se faufile jusqu'à moi. Ces bruits, à force de tirer dans toutes les directions, on finit par attirer des rôdeurs.

Fais chier..!

Mes mâchoires sont tellement serrées qu’elles me font mal. il faut les neutraliser au plus vite pour éviter qu’il ne ramène toute la population de monstre de la région. Je sens mes jambes prendre un impulsion. A vrai dire je n’ai plus vraiment le contrôle sur rien, mes muscles agissent indépendamment de mon corps. Quoi qu’il en soit, j’arrive en quelques secondes à la hauteur d’un pilleur. De là où je me trouve les bruits sont encore plus intenses et je sens mon ventre se tordre, laissant place à une colère et une frustration que je ne connais que trop bien. Alors que l’homme se retourne, se rendant compte de la présence derrière son dos, mes phalanges s’abattent sur son visage.  

Son corps s'effondre sur le sol, ça m'étonnerait que je sois arrivé à le tuer avec un seul coup mais en tout cas, il ne bouge plus. Je lève mes yeux glacial sur le dernier pilleur en liste, je compte bien en faire un modèle de chaise pliante. Il n’a même pas remarqué ma présence bien trop effrayée par les rôdeurs qui se dirigent lentement vers nous. Je fais un pas dans sa direction, mais un froissement venant d'une direction ou il est censé n’avoir personne m’arrête net. Ce sont mes pupilles qui s’écarquillent maintenant. Un groupe de rôdeur plus conséquent vient porter main forte à leur semblable. Je me retourne brusquement, la panique piquant mes joues. Et je ne sais pas pourquoi exactement, je me mets à lui hurler dessus, ma voix grave résonnant sur les murs.

Arrête de tirer partout espèce d'abrutis ! On va tous crever si tu continues !

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Sujet: Re: White Knights   Mar 21 Sep 2021 - 11:52
Si la diversion fonctionne sur le coup, le chilien ne peut pas le voir temps que les tirs ne cessent pas de pleuvoir dans sa direction, explosant un morceau de mur, juste à côté de lui. Le truc, c’est que les armes à feu font beaucoup de bruits et que d’office, quelques invités surprises se ramènent à la fête. Trois rôdeurs claudiquent vers les pilleurs tandis que du côté de Corray, six autres rappliquent à cause des coups de feu affolés des pilleurs qui se rendent compte que la partie est terminée. Le bruit des canons, l’odeur du sang les allèchent et les fait d’abord foncer sur le cadavre encore chaud d’un de leurs amis. Le chilien sort finalement de sa planque, pour observer prudemment comment ça se passe pour Corray. Il peut voir le musicien s’élever et assommer d’un coup d’un seul, l’un des deux pilleurs rescapés. Le dernier survivants est paniqué, désorienté à cause de l’attaque surprise et des rôdeurs qui s’approchent de plus en plus.

Alors Lisandro s’élance pour rejoindre Corray et l’inconnue encore à terre, en train de secouer le cadavre de son frère. Le chilien n’est cependant plus aussi à l’aise au corps à corps qu’il ne l’était auparavant, aussi, dans sa course ne parvient-il pas éliminer un rôdeur, seulement à le repousser en lui infligeant un vilain coup de couteau dans le thorax, le repoussant juste ce qu’il fallait pour passer et rejoindre la gamine en pleurs. « Hey, ne t’inquiète pas, nous sommes là pour t’aider. Pour vous aider. » Dit-il, en regardant le corps du garçon, malheureusement déjà éteint. « Mais il faut d’abord qu’on se débarrasse des morts, tu sais te battre ? » Il tente de la raisonner, mais la jeune fille s’accroche au corps de son frère, pétrifiée par le choc et le chagrin. Malheureusement, Lisandro n’a pas plus le temps d’essayer de la convaincre une deuxième fois qu’un mort se précipite vers eux.

L’instinct le pousse à mettre son avant-bras mécanique en avant, pour se protéger d’une morsure, tendit que de l’autre main, l’hispanique tente d’atteindre le crâne du mort – en vain. C’est encore un coup dans l’eau alors qu’il n’a que la force de le repousser pour protéger la gamine et son frère décédé. Et en le repoussant, le mort se trouve une nouvelle cible : le dernier pilleur en vie. Ce dernier a vidé l’entièreté de son chargeur sans même tuer un seul cadavre. Les corps au sol semblent leur donner un répit alors que les charognes se précipitent sur cette nourriture facile. Le rôdeur que le chilien a repoussé, quant à lui, se jette mâchoire tendue sur le bras du gars qui, paniqué, était resté à tenter de recharger son arme plutôt que de se défendre – trop tard. Le hurlement du gars est terrifiant alors qu’il comprend qu’il est foutu et que personne ne viendra l’aider. « Corray ! » S’exclame-t-il. « On n’a pas cinq minutes avant qu’ils ne se décident à nous trouver intéressants, faut qu’on s’en débarrasse ! »

Les efforts du thanatopracteurs n’avaient menés à rien malheureusement, si ce n’est d’avoir protéger la jeune fille, quelques instants de plus. « Quel est ton nom, querida ? » Elle bégaye, entre la panique et les sanglots : « Mathilda. » Alors il reprend, nerveux. « Moi c’est Lisandro, et lui Corray. On va te sortir de là, d’accord ? » Elle hoche la tête, timidement. Et le chilien se prépare à nouveau pour la prochaine attaque.

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Corray Haner
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Sujet: Re: White Knights   Mer 6 Oct 2021 - 10:52

Mon pou résonne dans ma boîte crânienne m’empêchant de réfléchir clairement. Chaque coup de feu est un coup de poign au torse, violent et se propageant à tous mes os. Je me fige un moment sans savoir que faire, entre le pilleur affolé qui risque de blesser quelqu’un est des rôdeurs bien déterminés à faire de nous leur casse-croûte, mon cerveau bouillonne d'informations. Puis le paysage change, le son se calme soudainement et un des rôdeur se jette sur le dernier pilleur debout. J’ai un mouvement de recul, horrifié et encore tétaniser des détonations. Étrangement ce ne sont pas les cris d’horreur du garçon qui me font refaire surface, mais mon nom, crié par une voix avec un accent familier. Lisandro s’en sortait à peine entre le jeune fille affolée et blessée et les rôdeurs qui en avaient profité pour se rapprocher dangereusement de notre zone d’action.

Soudainement, je reprends contenance. Mes arcades relevées par la surprise, tombent sur mes yeux devenues glaciales. Je me saisis d’un geste précis de la machette accrochée dans mon dos. Sans lui laisser une seconde de plus, je m’approche du rôdeur qui s’affaire à déchiqueter le corps gisant sur le sol. Je prends un peu de vitesse, armant mon bras qui s’abat d’un coup net sur sa nuque. Avec le choc, sa carcasse tombe dans un bruit creux sur le sol, sa tête tranchée nette roulant comme une boule de bowling lancée mollement.

Une autre silhouette se dessine, sûrement déterminée à venger son comparse, ou attiré par les mouvements de silhouette bien trop vivantes et appétissantes pour être ignorés. Mes yeux roulent dans sa direction, mais mon corps ,lui, ne bouge pas. J’attends qu’il fasse l’erreur de m’approcher. erreur qui lui sera fatale, car une fois à ma hauteur, ma machette se plante dans sa boîte crânienne de moitié. Il s'effondre sur ses genoux moisis et osseux, toujours accroché à mon arme. Je pose mon pied sur son épaule, poussant d’un coup net pour extirper la lame. Le bruit de la chair me donne soudainement la nausée. J’ai toujours détesté les tuer.

J’entends le Chilien échanger quelques mots avec la jeune fille qui pleure sur un corps. Au vu du regard de Lisandro, ce garçon allongé n’est plus. Je m’approche d’eux, me mettant à leur hauteur dos à eux. Je serre fermement mon arme entre mes phalanges, bien content qu’elle soit complètement ressoudée et guérie. Je reste sur mes gardes, jugeant le reste des rôdeurs qui ne vont pas tarder à se rapprocher dangereusement au aussi.

“Lisandro ! Tu penses qu’elle est en état de marche ? Je ne pense pas pouvoir les gérer tous trés longtemps une fois qu’ils seront bien énervés ?

Je jette un regard nerveux au-dessus de mon épaule. Espérant que la réponse soit positive.




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