The Walking Dead RPG

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to build a home
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Julian Meyers
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: to build a home   Mar 1 Juin 2021 - 21:55
Je lui lance un regard mi-curieux, mi-amusé. « Ah ouais ? Je t’avouerais que j’ai tendance à y croire perso. Et je suis du genre superstitieux. » Je sais, ça peut paraitre ridicule, mais j’assume. Et je hausse une épaule au reste. « J’aime quand même bien l’idée qu’on se serait rencontrés dans tous les cas. » Parce que je me sens vraiment bien pour le coup. A ma place. Forcément, ça me met de très bonne humeur. « Je voulais pas lâcher mon père. Il commençait à se faire vieux et j’ai repris l’entreprise familial à Eugene. Mais j’avoue que j’aimais beaucoup venir dans ce coin. » Après, c’était peut-être lié à Hannah et à sa famille. Sûrement même. Et même si je n’étais pas plus que ça attaché à Eugene, j’y avais mes habitudes malgré tout. Je me rends compte que mon père me manque, mais que, pire que tout, je n’avais pas pensé à lui depuis des semaines, si ce n’est pas des mois. Et j’ai un léger froncement de sourcils à cette pensée. Je n’arrive même pas à me sentir réellement coupable avec tout ce qui a pus se passer ces dernières années.

Mon rire fait écho au sien alors que je parle sans complexe de mes mariages ratés. « C’était mieux de se séparer que de rester malheureux ensemble. Et puis, le mariage n’avait jamais été une finalité en soi. A mon sens en tout cas. » J’ai toujours été plus heureux en étant célibataire de toute façon. Certains me diraient que c’est parce que je ne suis jamais tombé sur la bonne personne. Mais ça n’a pas raiment d’importance. Surtout que ce genre d’union a encore moins de sens aujourd’hui qu’avant. « Quand j’y pense, on fait une belle branche de célibataires là… » Sauf à ce que je me sois trompé quelque part.

Mine de rien, on arrive quand même à bosser et j’ai un hochement de tête quand il parle d’Adam. « J’ai pas vraiment eu l’occasion de discuter avec lui. Il a pas l’air très… sociable. » Ce qui contraste quelque peu avec le reste de la maisonnée. « Mais je note pour l’énergie à dépenser donc. De toute façon, il faudra plus d’une journée pour tout ça. » Et j’aurais besoin de plus d’un volontaire pour se relayer. Au reste, ça semble tellement naturel à Matias que je parle de rester plus longtemps que je suis soulagé. « Super. » J’ai un sourire plus incertain, alors que je me dis qu’Amy pourra se sentir vraiment mieux ici qu’elle ne l’a jamais été, surtout ces dernières années. Il arrive à distraire mon attention alors qu’il se retrouve avec une poignée de fenêtre dans les mains et j’ai un éclat de rire. « Ouais, va falloir qu’on vérifie les petits détails hein ! Fais attention où tu mets les pieds. » J’ai une œillade malicieuse qui ponctue mes propos.

Mais j’aurais mieux fait de me taire, parce que je me retrouve nez à nez avec un… raton-laveur donc. Et j’écarquille les yeux quand Matias le fait voler d’un coup de … poignée. Je cille, incrédule, avant d’éclater de rire une nouvelle fois. « Tu déconnes ? Il va falloir qu’on parle de notre duel féroce avec une créature sauvage ! Et de notre victoire triomphale. » Je me frotte le bas du dos tout en parlant. « J’ai mal au cul par contre. » Et je repars à rire, toute dignité disparue pour de bon. Avant de prendre une grande inspiration. « Bon. On en était où ? Ah oui ! Faire un petit check des meubles. On va pas pouvoir garder le fauteuil. C’est la propriété de notre camarade. Imagine s’il vient le réclamer ! » J’examine la cheminée tout en parlant. Il faut juste la ramoner un coup mais ça devrait le faire. Et le parquet a besoin d’un sacré ponçage. Mais il tient bon. La preuve, je sautille un peu dessus pour m’en assurer, avant de me figer au craquement sous mes pieds. « Hum. Non. Ca va. Je crois. » Si je passe à travers, ça va vraiment devenir n’importe quoi.


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Matias Padilla
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: to build a home   Mer 16 Juin 2021 - 22:34
Un peu malgré lui, Matias ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire amusé. Le destin, le karma, les superstitions, tout cela lui paraît un peu abstrait. Lui n’a jamais cru qu’au travail, et à la force de la volonté. La discussion roule ensuite sur les raisons qui ont empêché Julian de s’installer ici. Et comme il s’y attendait, le quarantenaire avait été retenu par des problèmes familiaux. Je comprends, dit-il néanmoins sur le ton de la compassion. Lui-même ne s’est pas vraiment éloigné de ses racines familiales, incapable de se détacher totalement de ceux qui l’ont élevé comme un fils durant toutes ces années.

A nouveau, Matias esquisse un sourire à la fois mélancolique et amer. En substance, le constat de Julian reprenait les mots que Jane lui avait jeté au visage au moment de partir. Lui n’avait jamais été malheureux à ses côtés, au contraire. Mais il l’avait rendue malheureuse, et n’avait pas vu qu’à force d’insister, il avait fini par faire éclore en elle un dégoût grandissant. Son obsession de paternité avait brisé leur couple, au lieu de les rapprocher. Je vois ce que tu veux dire, oui… Aujourd’hui, les choses seraient peut-être différentes entre Jane et lui si elle était restée. Mettre au monde un enfant dans ces circonstances lui parait une utopie, un rêve fou qu’il ne formule même plus.

Après avoir inspecté l’extérieur, les deux hommes entrent dans la maison. Il est arrivé durant l’hiver, à moitié mort. Allegra a cru qu’elle n’arriverait pas à le ramener, dit-il en se remémorant ces soirées sinistres où les râles d’agonie du rouquin se mêlaient aux sifflements du vent. Un véritable roman gothique. Il a jamais été très bavard, je crois que c’est pour ça qu’il s’entend bien avec Tariq. Comment les deux hommes parviennent à communiquer, c’est un mystère pour le menuisier. Mais qu’importe, tant qu’il n’y a pas de malentendu.

Le raton-laveur chassé, Matias lance un coup d’œil amusé à Julian, qui se relève péniblement. Autant dire que c’était un ours et qu’on l’a combattu à mains nues, ouais. Et sans une égratignure en plus, ajoute-t-il d’une voix chargée d’humour. Un rire sur les lèvres, Matias entreprend lui aussi d’inspecter la pièce. Il a quand même l’air en bon état, ça serait dommage de le jeter… Approchant de la table, le menuisier se fige en entendant un craquement résonner dans la pièce. Lentement il se retourne, à peine rassuré par le fait de ne pas avoir entendu Julian hurler, et la maison s’effondrer. Je crois que j’aimerais mieux le remplacer, si c’est possible… Un plancher défectueux, c’est l’assurance qu’un jour ou l’autre quelqu’un va passer au travers et se blesser. Matias n’a absolument pas envie de tenter le diable, superstition ou non.

Notant mentalement ce nouveau chantier, le menuisier poursuit son inspection par la cuisine. Ici, les meubles se sont progressivement décrochés et la vaisselle gît en morceaux au sol. Quant aux équipements électroniques, le climat aura probablement eu raison d’eux. Je suis pas sûr qu’il y ai quelque chose à sauver ici. Dommage, car il ignore comment ils vont pouvoir remplacer tout ça. Les meubles, ça ne sera pas compliqué, mais l’électroménager de base risque de leur poser un problème. Levant le nez au plafond, il avise la fissure qui lézarde la peinture blanche maculée de tâches d’humidité. Ça ne présage rien de bon pour l’étage, mais ils vont bien être forcés de s’y rendre pour constater les dégâts.


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Julian Meyers
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: to build a home   Sam 19 Juin 2021 - 17:44
Je finis par me confier un peu plus, évoquant mon père alors qu’une certaine nostalgie m’envahit. D’une certaine façon, je me dis que c’est mieux pour lui qu’il n’ait pas vraiment vu le monde s’effondrer. Et pourtant, il aurait adoré cet endroit. La paix et la tranquillité qui s’en dégagent, je n’avais encore jamais vu ça ailleurs. « Et puis, c’était plutôt sympa de prendre le relai de mon père et qu’il y ait toujours le même nom pour sa boite. » Même si ça n’aura duré qu’un temps.

Parler de nos mariages ratés est un peu moins déprimant. Il faut dire que j’ai pris mon parti depuis longtemps dans cette histoire et qu’au final, je me dis que c’est pour le mieux de ne plus retrouver qui que ce soit, vu ma capacité à rendre malheureuses les femmes que j’ai pu fréquenter. Sans compter que j’ai un vieux doute sur le fait que la fin du monde ait changé quoi que ce soit. « Après, je me dis que ça peut marcher pour les autres hein… juste que c’est pas pour moi. » Ca peut l’être pour les autres. Et en réalité, j’espère qu’Amy finira pour trouver quelqu’un avec qui elle se sentira bien, qui lui donnera envie de croire en l’avenir. Ce serait bien. Vraiment.

Pour changer, je me fais une fois de plus curieux quand on entre dans la maison, alors qu’on évoque Adam. J’ai du mal à le cerner, il faut dire qu’il n’est pas du genre bavard ou même un tant soit peu sociable. Et je n’ai pas envie d’insister, ça serait un coup à le braquer et à foutre une mauvaise ambiance. « Allegra a vraiment l’air douée pour soigner les gens. Elle fait de vrais miracles on dirait. » Et je hoche la tête quand il continue. « Tariq n’est pas très causant non plus hein… j’ai l’impression de le déranger dès que je m’approche de lui. » J’ai une grimace, même si je ne le prends pas particulièrement mal. Et au vu de ce que j’entends, je ne dois peut-être pas le prendre personnellement non plus.

Bon, c’est pas tout ça, mais je me retrouve tout de même dans une position… délicate. Et j’ai un nouveau rire à la proposition de Matias. « Va pour l’ours ! Moins ce sera crédible, plus ça aura de chances de passer, c’est ça non ? » Me connaissant, je pourrais en faire des tonnes pour raconter cette histoire, juste pour voir les yeux d’Amy briller d’amusement. Ca fait bien trop longtemps que c’est pas arrivé à mon goût. « Je te laisserais négocier pour le fauteuil quand le raton-laveur reviendra alors… » J’ai parlé d’un ton léger, même si, en effet, il a plutôt l’air en bon état. Et j’ai un temps d’arrêt, attendant de voir si le craquement implique que je passe à travers le plancher. Mais non, ça va. Je finis par m’accroupir, ma main appuyant ça et là sur ledit parquet, alors que Matias parle de le remplacer. « Je me dis surtout que personne n’avait marché dessus depuis longtemps. En vrai, je pense que ça devrait aller. La maison discute avec nous. Et on pourra récupérer une partie du parquet dans tous les cas. » J’ai parlé d’une voix plus douce, presque rêveuse. Et j’en oublierais presque notre mission du moment. Ca continue de craquer tout autour de nous et je ne fais pas attention à Matias qui part en direction de la cuisine.

C’est quand il reprend la parole que je sursaute et que je me relève, me dirigeant à sa suite. « Ah ouais, l’humidité a fait des siennes. » C’est probablement le seul véritable inconvénient de la région. Sans entretien, les maisons peuvent partir en lambeaux en quelques années à peine. Pour autant, la structure est saine, c’est plus l’enrobage qui a pris ici. « Oh, on pourra refaire des meubles. Et puis, franchement, qui a besoin d’un micro-ondes de nos jours ? Bon, par contre, faudra trouver une machine à café, sinon, ce sera dramatique pour la personne qui vivra ici. » J’essaie d’être un peu plus optimiste, même si je grimace en voyant à mon tour la fissure au plafond. « Hum. Bon, il nous est pas encore tombé dessus, c’est que ça doit aller. » On va essayer de se dire ça.

Forcément, sans attendre, je me dirige vers l’escalier. Je plisse des yeux en le regardant, alors que certaines planches sont vermoulues. « Bon, on va espérer que j’ai pas pris trop de poids depuis mon arrivée ici. » Et j’essaie de monter sur la première marche avec précaution. Ca craque, mais ça va. J’évite soigneusement les autres pour arriver au premier étage. L’odeur de moisissure me monte directement au nez et j’ai le plaisir de voir des souris filer le long du mur. « Tiens, on a des potes du raton-laveur dans le coin ! » Par contre, j’entends du bruit dans l’une des chambres. Et je me fige un instant. Impossible qu’un rôdeur ait pu monter jusque-là quand même. Ca peut pas monter les marches. Alors, forcément, les hypothèses les plus folles se succèdent pendant que j’attends Matias. A qui je désigne la porte fermée d’un mouvement du menton. Va falloir se la jouer courageux, c’est ça ?  


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Matias Padilla
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: to build a home   Dim 27 Juin 2021 - 12:20
La conversation roule entre eux, et fini immanquablement par s’épuiser. Matias ne peut qu’hocher la tête face aux dernières paroles de Julian. Lui-même n’avait pas vraiment de nom à pérenniser, au contraire. Il n’est pas sûr d’avoir jamais su ce que son père biologique faisait avant de mourir, et ne s’est jamais intéressé à la pharmacie tenue par Allegra et Hunter. En créant ensuite sa propre entreprise, en revanche, il s’est pris à rêver de pouvoir la transmettre un jour à ses enfants, de voir sa progéniture se passionner pour le travail du bois. Mais de progéniture il n’y a jamais eu, et sa petite entreprise n’a finalement pas duré longtemps. Aujourd’hui, le concept même de nom se révèle inutile, et il ne s’attache au sien que par nostalgie. La prochaine génération, et les suivantes après elle, abandonneront probablement ces principes archaïques.

De même, l’idée du mariage ne semble être plus qu’une vague notion, révélatrice d’un passé qu’ils ne pourront sans doute jamais ressusciter. Et peut-être que, paradoxalement, les engagements pris dans le futur seront plus forts. Peut-être que le serment de mutuelle assistance prendra enfin un sens, que seule la mort viendra effectivement séparés deux êtres unis devant les hommes, sinon devant Dieu et la loi. Peut-être que la société qui renaîtra de cette épreuve sera plus avisée, plus respectueuse de ce qui l’entoure et des idées auxquelles elle avait elle-même donné naissance des millénaires auparavant. L’homme des cavernes, l’homme de la survie, mais en mieux.

En parlant d’Adam, Matias ne peut s’empêcher de repenser aux premières semaines qui ont suivi l’arrivée du quarantenaire. C’est vraiment un miracle, en effet, qu’il s’en soit tiré. Et malgré les mois écoulés, ils n’ont jamais réussi à savoir comment il avait été blessé. Le mystère reste entier, mais n’en est pas moins intriguant pour autant. Reportant son attention sur Julian, Matias hoche la tête. Elle est pharmacienne, mais elle s’est beaucoup passionnée pour l’étude des plantes médicinales. Elle connaît les rudiments de la médecine et pour l’instant, on n’a jamais eu de blessures dépassant ses compétences, heureusement. Pour autant, il est déjà arrivé que sa mère perde des patients, emportés par la maladie sans qu’elle ai pu faire quoi que ce soit. Comme beaucoup de soignants, elle en a été affectée et se remet régulièrement en question, essayant sans cesse d’étoffer ses connaissances. Un rire secoue les épaules du menuisier à l’évocation de son cadet. Il fait ça avec tout le monde, rassure-toi. Au fond, il n’est pas méchant. Seulement très en colère contre le monde entier ; mais surtout contre lui.

On devrait même dire deux ours, pour être sûrs ! L’idée d’affronter un plantigrade à mains nues ne le fait absolument pas rêver et il se contente d’en rire. Tu parles, il aura pas le choix, fait-il avec un nouveau sourire. Hors de question de laisser ce canapé à un raton-laveur. Le long craquement du parquet ne lui plaît guère, mais la confiance affichée par Julian tend à le rassurer un peu. Ok, on verra alors. J’espère que t’as raison. Il y a déjà suffisamment de boulot à ce stade, s’ils peuvent s’épargner toute la réfection du parquet, il ne dit pas non.

Dans la cuisine, il lance un regard sans équivoque au charpentier. C’est pas très étonnant, vu les pluies qu’on a eu l’été dernier, et puis tout l’hiver. La météo est effectivement l’un de leur plus gros ennemis et s’ils n’ont pas vraiment eu besoin de se préoccuper du sort des maisons environnantes, l’arrivée de nouveaux habitants les contraints aujourd’hui à revoir leur fonctionnement. Déjà, Matias envisage de restaurer progressivement toutes les maisons de l’ancien quartier et de les entretenir, plutôt que de procéder à des réparations dans l’urgence. On va refaire les meubles, et pour le café… Si on trouve une cafetière italienne, ça suffira largement. Comme les cow-boys, ajoute-t-il, amusé par l’image.

Les deux hommes prennent ensuite la direction de l’étage, montant précautionneusement l’escalier aux planches disjointes. Comme Julian, Matias est surpris par le bruit et se fige, attendant de voir si la créature qui hante la chambre les a entendus. Probablement, avec tout le vacarme qu’ils ont fait en bas. Et dire qu’ils n’ont même pas amené avec eux quelques outils. A cet instant, la présence d’un marteau le rassurerait déjà beaucoup. Inspirant discrètement, il s’approche de la porte et actionne la poignée, le grincement des gonds résonnant dans le silence. Le bruit se répète, semblablement à un froissement d’ailes démultiplié. Intrigué, Matias pénètre le premier dans la chambre, pour découvrir que celle-ci a été transformée en une véritable volière. Toutes les surfaces sont jonchées de plumes, de déjections, et sur les meubles les plus hauts, les occupants semblent avoir construits leurs nids. A nouveau, le même bruit attire son attention et il tourne la tête, apercevant un grand corbeau avant que celui-ci ne s’envole dans sa direction. Matias a juste le temps de se protéger le visage de ses bras. Il sent les serres de l’oiseau agripper le tissu de sa manche, écorchant sa peau au passage. Le croassement sinistre de l’animal résonne dans la pièce, comme un avertissement, alors qu’il s’envole par la fenêtre brisée. Merde… Toujours sous le coup de la surprise et de la douleur, il a le souffle court, jetant un coup d’œil à Julian qui le rejoint au même moment. On va bientôt avoir toute la forêt à la table des négociations, si ça continue…


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Sujet: Re: to build a home   Sam 3 Juil 2021 - 20:42
La conversation est naturelle avec Matias. J’ai pas à me forcer ou à essayer de trouver un sujet de discussion, ça s’enchaine sans difficulté. Faut dire qu’on a le même âge et, par certains côtés, un profil similaire. Je pense même qu’on aurait pu devenir amis avant tout ça, sans soucis. Et même là, y a un lien qui se tisse entre nous. De la confiance et du respect, ça peut faire une base solide ça. Je reste impressionné de la façon dont Matias a géré sa maison depuis le début de tout ça, d’autant que, de mon côté, je n’ai pas réussi à protéger la ferme où Amy avait grandi. Et je sais à quel point c’est difficile.

Nos anecdotes à propos de mariages et de relations de couple finissent par s’épuiser et c’est pas plus mal je crois. En tout cas, je suis rassuré de voir que je suis pas le seul à ne pas croire à tout ça. En tout cas, je suis curieux de voir ce que l’avenir nous réserve, surtout par rapport à ce genre d’union qui, au final, n’a plus grand sens.

Je hoche la tête quand il me parle un peu plus de sa mère. « C’est bon à savoir qu’on a quelqu’un d’aussi doué avec nous. Surtout avec tout ce qui peut nous tomber dessus. » Et encore plus si elle connait bien les plantes médicinales clairement, c’est un atout non négligeable dans notre nouvelle civilisation. J’ai un rire silencieux quand il passe au portrait de son cadet. « Il n’a pas l’air méchant, juste ouais… on dirait que c’est difficile pour lui d’être sociable. Ce qui contraste un peu avec toi ou Hazel. » J’ai un sourire juste à penser à la jeune femme avant de secouer la tête quand il continue. « Deux ours en colère qu’on a dérangé dans leur repas ? Là, ça me parait pas mal. » J’essaie d’imaginer Matias en train de négocier avec le raton-laveur et, franchement, l’image a de quoi en faire rire plus d’un. « Je veux assister à cette discussion. »

J’ai quand même un peu peur quand j’entends les craquements du plancher, mais je me reprends rapidement. J’ai déjà vu du bois dans un état bien pire que celui-là et, à bien y regarder, ça me parait plus que sauvable. « Si j’ai tort, je paie une bière. Ca te va ? » Un sourire malicieux alors qu’on finit par explorer la cuisine. Là aussi, les dégâts sont plus que visibles. Pas besoin de trop chercher pour savoir ce qui cloche et ce qu’on va devoir faire. « C’était déjà compliqué à entretenir en temps normal, mais là, avec des années sans y toucher… mais va pour les nouveaux meubles et pour boire le café comme un cow-boy. » Même si j’ai pas la moindre idée de ce qu’il entend par-là. Mais on va pas s’arrêter à des détails hein.

Une fois retenu tout le boulot à faire au rez-de-chaussée, je suis Matias à l’étage. Je pose ma main sur les murs et là, les dégâts ont l’air clairement moins importants même si l’odeur de moisi continue de flotter tout autour de nous. On devrait pas à avoir à tout désosser donc, c’est plutôt une bonne chose. Quand on se fige tous les deux, j’ai un regard en direction de Matias qui décide d’y aller le premier. Et dès qu’il ouvre la porte, j’entends les bruissements d’ailes d’oiseaux sans même avoir à rentrer à l’intérieur. Je vois même l’un d’eux fuser en dehors de la pièce pour aller se perdre dans les escaliers en piaillant alors que l’autre décide de s’en prendre à mon camarade. Je reste figé quelques secondes, sans trop savoir quoi faire. Et j’ai un soupir de soulagement alors que, rapidement, le corbeau décide de se faire la malle. Je me rapproche rapidement de Matias pour voir s’il va bien et j’ai un rire nerveux. « On aurait dit un sale remake des Oiseaux sérieux… » Je lui tapote le bras gentiment avant d’ajouter, un brin plus sérieux. « Ca va toi ? » Et je regarde enfin autour de moi avec plus d’attention, remarquant les nids et les plumes qui jonchent la pièce. « Une vraie arche de Noé. Dis-voir, il reste combien de chambres ? Qu’on sache ce qui nous attend. Et, au train où on va, faut s’attendre à un alligator dans la salle de bains ou pas ? » Remarquez, plus ça va, plus l’histoire qu’on va raconter va être vraiment épique. Et on aura à peine besoin d’en rajouter.


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Matias Padilla
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Sujet: Re: to build a home   Dim 11 Juil 2021 - 22:51
C’est sûr, la présence d’Allegra a été une véritable chance pour eux, depuis le début. Elle les a sauvés, eux et d’autres survivants, à de nombreuses reprises. Et même si elle a connu des échecs cuisants, la pharmacienne ne s’est jamais démoralisée, poursuivant inlassablement sa mission. Elle a commencé, il y a quelques années, à former Hazel, assurant ainsi son héritage. Cependant, elle n’est pas médecin et il arrivera forcément un jour un cas qu’elle sera incapable de traiter. Une blessure trop grave, une maladie trop avancée, les possibilités sont multiples, et effrayantes. Plus le temps passe, plus Matias se dit que trouver un médecin qui accepte de s’installer chez eux ou, à défaut, accepte de former Allegra et Hazel, va devenir nécessaire.

Un petit rire lui échappe lorsque Julian évoque sa sociabilité. Et pourtant, je suis pas le plus chaleureux des hommes. Au contraire, en vérité. Taciturne, méfiant, il préfère souvent observer et jauger en silence avant de faire un pas en avant. L’image qu’il renvoie doit être faussée par les récentes arrivées, pour que Julian pense cela de lui. Il ne l’a pas connu avant, ne peut pas comparer.

L’exploration se poursuit et ils établissent peu à peu la liste des travaux à faire. Rien d’insurmontable, mais pour autant, il leur faudra du temps pour remettre en état cette maison. En inspectant l’étage, ils dérangent quelques corbeaux, qui laissent quelques plumes derrière eux. Surpris par leur présence, Matias se protège instinctivement le visage lorsque l’un d’eux s’envole dans sa direction, avant de quitter la pièce par la fenêtre. Les écorchures sur son bras n’ont pas l’air profondes, mais se teintent déjà de sang. Grimaçant, il presse le tissu de sa manche contre sa peau, se moquant bien de le tâcher. Ouais, ouais… Saloperies, râle-t-il en soulevant sa manche. Je crois qu’il reste une chambre mais je ne suis pas sûr. Avec un peu de chance, elles auront pas été colonisées.

Et pour le savoir, il n’y a qu’un seul moyen : il faut aller voir. Quittant la première chambre, Matias mène Julian jusqu’à la deuxième, tendant l’oreille au cas où il entendrait quelque chose. Mais ici, aucun bruit inquiétant, et le silence plane encore lorsqu’il ouvre la porte, prudent. Jetant un coup d’œil à l’intérieur avant d’entrer, il a la bonne surpris de trouver une chambre d’enfant intacte. Enfin, pas tout à fait. Le temps a fait son œuvre, de même que l’humidité, et le papier peint se décolle en long lambeaux. Les jouets sont abandonnés au sol, comme si l’occupant de cette chambre était parti précipitamment. Avec un pincement au cœur à cette idée, Matias s’avance dans la pièce avec une moue approbatrice. Bon, c’est pas si mal, ici. Il faudra assainir les murs, mais c’est une très bonne base. L’instant d’après, son regard tombe sur une peluche rongée par l’humidité, laissée au milieu de la pièce. Il ne se souvenait même pas que ses voisins avaient des enfants…


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Sujet: Re: to build a home   Lun 12 Juil 2021 - 10:06
Je lance un regard curieux à Matias quand il me répond à propos de sa propre sociabilité. « Ah oui ? Pourtant, c’est clairement pas l’impression que j’ai eue depuis mon arrivée. Je vais finir par croire qu’on est importants ou quelque chose du genre. » J’ai un sourire malicieux pour ponctuer mes propos. Et pourtant, en réalité, j’ai du mal à l’imaginer autrement. Mais on a été accueillis à bras ouverts alors, forcément, ça joue.

Ca me laisse un peu pensif tout ça, mais j’ai pas vraiment le temps de tergiverser qu’une nouvelle fois, la maison a décidé de nous attaquer. Ou de se défendre. Bref, de nous en faire baver. Je note qu’au moins, c’est Matias qui prend pour ce tour-là. J’ai déjà assez donné avec le raton-laveur. « Va falloir désinfecter ça rapidement. On dira que c’est des serres de dragon hein. Au moins. » Ca devient n’importe quoi dans cette baraque. Je me doutais bien qu’en étant abandonnées depuis aussi longtemps, les maisons auraient d’autres occupants. Et à choisir, je préfère ceux-là que des pourris.

J’ai quand même un temps d’hésitation à l’idée de visiter la dernière chambre. Mais finalement, ça va. Je regarde Matias, épaté de voir qu’on va ptet avoir un peu de répit. Et je prends quelques notes en observant les murs, le sol et même le mobilier qui reste. « Ouais, on s’en plutôt bien pour le final. Mais va falloir s’assurer que l’arche de Noé est bien vidée avant de faire quoi que ce soit. » Je tousse un bref rire à cette pensée avant de voir ce qu’il a dans la main. Forcément, cette peluche me fait penser au doudou de Sara qu’Amy a tenu à garder avec elle malgré tout. Mon regard s’attarde longuement sur la peluche et, sans trop savoir pourquoi, je la ramasse pour la poser sur le lit. Comme si c’était sa place. Bizarrement, j’ai plus trop envie de plaisanter et je souffle, à mi-voix. « Peut-être qu’ils ont réussi à se réfugier quelque part. » Probablement que non, ce serait se leurrer que de le croire vraiment. Et, au fond, c’est pas comme si on pouvait réellement y faire quoi que ce soit.

Je me redresse, sourcils froncés. « Je crois qu’on a eu notre dose de rencontre improbables. J’ai tout ce qu’il me faut, je te ferais un récap des travaux à faire dès qu’on sera rentrés. Ca te va ? » Et j’ajoute, lui tapotant l’épaule quand je passe à son niveau. « Je crois qu’on a deux bières qui trainent au frais. On l’a bien mérité après cette expédition. » On a du boulot qui nous attend ici. Mais, au moins, redonner un peu de vie à cet endroit, lui permettre d’accueillir de nouvelles personnes, d’y créer de nouveaux souvenirs, c’est toujours mieux que de laisser les fantômes hanter les lieux non ? « Allez, on rentre à la maison. » A la maison. Chez nous. Je pensais pas me sentir autant chez moi en quelques semaines. Et pourtant, c’est le cas. Pourvu que ça dure. « Et on oublie pas. Des ours, des alligators et un dragon. » Ca fera une chouette histoire à raconter ça.


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