The Walking Dead RPG

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Tératologie
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Zelda Anderson
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Sujet: Re: Tératologie   Mer 7 Avr 2021 - 3:48
« T'es une pacifiste ou quoi ?! »
C'est la question qui franchit aussitôt les lèvres de l'australienne quand la femme leur annonce qu'elle n'a pas d'armes. Si cette dernière leur avait fait l'honneur de dévoiler sa bouille, elle aurait aussi pu voir les sourcils levés, empreints de scepticisme, de l'adolescente. Cette remarque n'a rien d'un compliment. Elle dénote seulement le peu de crédit que Zelda accorde à ceux qui n'ont pas le bon goût de se balader avec, sur eux, de quoi se défendre. Même à Fort Ward ils doivent tous porter un couteau sur eux en permanence. Et les lieux sont clairement moins exposés à la violence des survivants ou à l'appétit des déglingués.

L'autre leur explique que ce qu'elles ont vu à la fenêtre ne se mange pas, qu'il s'agit des zones les moins nobles de ce qui doit de toute évidence appartenir un animal. « Et c'est les mauvaises parties de quoi, exactement ? » Elle voit presque défiler devant ses yeux un bon steak juteux, saignant et épicé. Elle se remémore le fumet des repas qu'elles prenaient encore, quelques temps plus tôt, à la maison. En compagnie de Clay', de sa pute et de tous les autres membres de leur colocation.

Mais cet intérêt s'efface plutôt vite quand l'inconnue annonce qu'elle accepte de se montrer, d'accéder à leur demande et puis, surtout, qu'elle leur laisse entendre qu'elle n'est pas seule. « On a assez d'munitions pour vous deux, t'en fais pas ! » rétorque-t-elle simplement. Si l'autre ment, elle applique simplement un stratagème logique pour les intimider. C'est légal. Presque de bonne guerre. Et si elle dit la vérité et bien... Elles aviseront. L'improvisation, même si ça ne plaît pas à June, ça a parfois du bon ! « Allez, viens ! On n'mord pas ! » assure-t-elle, faisant de son mieux pour user de ce ton amical que l'on réserve d'ordinaire aux proches.

Et l'autre se montre, oui. Zelda plisse les yeux, esquisse une moue étrange quand elle découvre cette femme au teint sépulcral. Teint qui se marie plutôt bien à sa chevelure sombre ou encore au sang qui macule ses vêtements. « Eh ben ! J'crois qu'on vient d'retrouver la femme de Dracula ! » plaisante-t-elle, partagée entre l'amusement et une forme de dégoût. Elle échange un bref regard avec son amie et ne cherche pas à cacher ce sourire qui s'est installé au coin de ses lèvres. Et puis si elle fait l'effort de baisser son arme jusqu'à ce que le femme ait descendu les escaliers, elle la relève d'un geste nonchalant. Un geste de prudence doublé d'un rappel à l'évidence : elles commandent !

L'autre, cependant, continue sur sa bonne lancée et leur propose d'ouvrir la marche. « Puisque c'est proposé si gentiment... » rétorque l'australienne en l'invitant d'un mouvement de la tête à prendre les devants. Même si la femme n'avait pas réellement attendu une quelconque autorisation avant de joindre le geste à la parole. Elle aime bien la rhétorique, Zelda. Mais surtout quand c'est elle qui l'utilise...

L'essentiel est néanmoins acquis et après un autre regard à K', elle emboîte leur pas de ce qui semble être à la fois une hôte accueillante et une prisonnière docile. Peut-être un peu trop ? Cette apparente obéissance, elle la trouve tout de même un peu louche. Lorsque les choses semblent trop belles pour être vraies c'est souvent qu'elles le sont, non ? « T'as une vague idée des dégâts qu'ma balle subirait en t'percutant l'crâne ? » demande-t-elle, usant à son tour de cette rhétorique qu'elles semblent toutes les deux apprécier. « Aucun ! » Un simple rappel à l'ordre au cas où leur captive souhaiterait défier les probabilités. On est jamais trop prudente...

Et le trio parvient finalement au niveau de la cave, face à des ténèbres qui n'ont rien de bien accueillantes. L'inconnue leur annonce qu'elle va devoir aller allumer les bougies. « Oh non ! N'te donne pas cette peine ! » ironise l'australienne. Elle les a prises pour des demeurées ou quoi ? « On sait pas trop c'qu'il y a dans cette cave, nous ! Et on aimerait pas trop découvrir que les armes qu'tu n'portes pas sur toi s'y trouvent si tu vois c'que j'veux dire ? » S'enfoncer avec elle dans l'obscurité d'un lieu qu'elles ne connaissent pas ? Dans ses rêves les plus fous peut-être. « Recule un peu, tu veux ? » Dans les escaliers. Là où elles peut l'observer à la relative lumière du jour.

« Tu veux bien nous faire un peu d'lumière, K' ? » demande-t-elle à son amie sans quitter la femme du regard ou de son canon. L'adolescente plisse un peu le nez quand l'odeur du sang lui chatouille les narines. L'ambiance des lieux est vraiment particulière. Quoique pas forcément pire qu'ailleurs, quand on y pense. La mort est partout. « T'es sûre qu't'es pas une vampire ? » demande-t-elle à leur hôte du haut des quelques marches qui les séparent. Franchement ? Elle ne serait pas si surprise que l'autre lui réponde par l'affirmative. Les morts qui marchent ne sont pas non plus sensés exister. Et pourtant...


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Kassandra Taylor
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Tératologie   Mar 13 Avr 2021 - 2:34
Les escaliers et le seul accès à l’étage supérieur en plein dans sa ligne de mire, Kassandra s’efforce de rester au garde à vous, son arme bien en évidence. Même si tout semble bien se passer jusqu’ici, elle se doute très bien que leur petit moment de paix pourrait soudainement basculer du mauvais côté à la moindre occasion. Elles sont en phase de négociation, essaient de faire du mieux possible pour pousser l’inconnue à sortir de ses retranchements et à gentiment les rejoindre pour leur céder un peu de ces vivres dont elle est, sans grand doute, la propriétaire. « Tu fais l’bon choix ! » qu’elle répond, Kassandra, en entendant enfin la femme céder et accepter leurs demandes sans grands efforts. Elle craignait beaucoup que la façon de faire un peu « brut de décoffrage » de Zelda ne les mette dans le pétrin et aspire toutes leurs chances de se nourrir, mais peut-être que l’australienne a finalement bien fait, se dit-elle... « On repartira aussi vite qu'on est arrivées... Et p'têtre même que t'iras au paradis pour avoir fait une bonne action, et ça... c'est pas rien ! »

Les deux filles s’échangent quelques regards. De la façon dont se déroule l’échange, elles comprennent qu’elles vont bientôt pouvoir se remplir le ventre. L’américaine a tendance à rapidement baisser sa garde et à se laisser embobiner. S’il y en a bien une qui a encore les pieds sur Terre, c’est Zelda... et aujourd’hui, elle choisit de la suivre et de se fier à l’instinct de celle qui lui a sauvé le cul de nombreuses fois ces dernière semaines.

L’inconnue décide enfin de descendre les marches de l’escalier qui les séparent, dévoilant ainsi sa chevelure sombre et son teint bien pâle, semblable à celui que pourrait arborer un mort. Après l’avoir observée quelques secondes pour s’assurer qu’elle n’était pas armée, l’adolescente a décidé de baisser son arme pour faciliter leur futur échange. Si elles se font confiance, tout ne peut que bien se passer... ? Elle continue de l’observer avec beaucoup de curiosité... Ce n’est pas tant son apparence qui attire son attention, à Kassandra, mais bien ce sang encore humide qui recouvre une partie de ses vêtements. Du sang, elles en ont toutes sur leurs fringues. Autant... pas forcément. « T’as tué une armée de rôdeurs, ou quoi... ? » Zelda choisit l’humour, Kassandra la curiosité... même si la blague de sa meilleure amie lui arrache quand même un grand sourire d’amusement qu’elle ne peut cacher. Pour avoir vu le célèbre film d’horreur au précédent Halloween, il est clair que leur nouvelle rencontre a de grands points de ressemblance avec Morticia Addams...

Ce qui la fait moins rire, en revanche, c’est de devoir se rendre dans la cave de cette baraque qu’elles ne connaissent pas. S’il y a bien une raison pour laquelle la plupart des meurtres de films d’horreur en intérieur se déroulent dans des caves, c’est peut-être parce que ça suscite naturellement des frissons chez le public... et chez Kassandra aussi. L’inconnue leur propose d’ouvrir la marche... ce à quoi Zelda propose de faire le contraire.

Elles finissent par lui emboiter le pas de près, descendant les marches grinçantes et sales d’un bâtiment qui ne paie pas de mine. Son arme toujours dans la main, si Kassandra était auparavant rassurée par la façon dont se déroulait leur échange, elle se sent de plus en plus craintive et à cran à mesure qu’elles descendent... Parce que plus elles descendent, plus elle se sent lentement en train de s’engouffrer dans une obscurité qu’elles ne peuvent pas fuir... et peut-être qu’elles auraient dû se méfier davantage. Elle se sent psychoter. Son cerveau la pousse à imaginer tout un tas de conclusions à leur descente en enfer. Un paquet d’armes à feu, des pièges dans lesquels elles mettront les pieds, un groupe prêt à leur faire la peau... ou même des rôdeurs qui n’feront qu’une bouchée d’elles ? Si elle ne s'en préoccupait pas, peut-être que les répliques de sa meilleure amie la fait sourire, même certainement rire... Elle préfère plutôt se concentrer sur ces frissons qui viennent s'emparer de ses bras et se fier à son instinct qui lui dit de se méfier. « J'espère qu'tu caches rien d'chelou là-dedans... Parce qu'on a pas l'habitude de suivre des inconnus dans leur cave, nous ! »

Leur emboitant le pas, Kassy est la dernière à découvrir la cave et à encore profiter du peu d’éclairage que leur propose la porte d’en haut, encore ouverte. « Ça pue... » On l’entend soupirer tout bas avant de plisser le nez et de se servir de son avant-bras pour se couvrir les narines. Elle n’reconnait pas l’odeur qui couvre la pièce, mais une chose est sûre, elle se marie parfaitement bien avec cette odeur de renfermé qu’elle a appris à connaitre ces dernières semaines... Il faut éclairer la pièce... mais pas question que l’autre s’en occupe, qui sait c’qu’elle pourrait bien leur préparer... Zelda a bien raison de s’en méfier.

« J’m’en occupe... » qu’elle annonce donc naturellement en faisant ses premiers pas dans l’obscurité, venant tâter l’un des meubles de la main droite avant d’attraper une boite d’allumettes dont elle se sert pour rallumer les quelques bougies qui s’alignent sur son chemin, le dos tourné aux deux femmes et à toutes les surprises que le sous-sol pourrait bien leur réserver...


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Apple J. Autumn
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Sujet: Re: Tératologie   Mar 13 Avr 2021 - 11:36
L’esquisse d’un rictus ironique fit tressaillir ses lèvres pâles. Les deux gamines étaient… des gamines. Trop sûres d’elles et trop imprudentes à la fois. Leurs personnalités n’étaient pas difficiles à cerner : il y avait celle qui jouait la dure, la caïd de la bande, avec des répliques tout droit sorties des films d’action ou des BDs dont elle doit s’être gavée. L’autre était l’ingénue, persuadée d’avoir une influence sur son amie, alors qu’elle n’était que l’instrument de ses stupides initiatives. Voilà pourquoi c’était elle qui descendait la première dans la cave, voilà pourquoi elle devait prendre la première ligne dans les ténèbres…

- Dommage de ne pas y avoir pensé avant de venir braquer une inconnue…, souffla-t-elle en réponse à celle qui s’inquiétait du contenu de la cave.

Apple n’avait pas répondu au reste. Ça lui passait au-dessus et se montrer docile n’impliquait pas de devoir entrer dans une joute verbale, répondre aux provocations ou renvoyer les piques. Pas à pas, marche par marche, elles s’enfonçaient dans les ombres. Dans son antre. Elle s’immobilisa sur la consigne de la caïd, pendant que l’autre tâtonnait en quête des allumettes.

- Sur le meuble, à gauche, indiqua la community manager.

La cave était en effet un vrai bazar de vieilleries, des commodes délabrées aux armoires rongées aux mites, avec des choses aussi démodées qu’incongrues. Des chaises, un buffet, des tableaux, des lampes, de la vaisselle, des miroirs, etc. Il y avait un renfoncement sur la droite, encombré de cages de transport pour animaux, de l’armature démontée d’un lit et d’une penderie en vrac. Mais la scène clef était au milieu…

Quand l’adolescente eut rallumé la moitié des bougies, la lueur orangée éclaira la table sur laquelle gisait le corps mutilé de cette enfant inconnue. Ses entrailles vidées, ses membres découpés, la gorge tranchée. Le sang avait ruisselé jusqu’au bordure de la surface en plastique et gouttait sur le plancher de la cave avec une régularité entêtante. Ploc. Ploc. Ploc. Ploc. Au sol, il restait d’ailleurs aussi la bassine remplie d’un liquide sombre, facilement identifiable…

Un coup d’œil vers celle qui tient le flingue apprit à Apple que celle-ci était figée par le choc. Elle se jeta donc sur elle, usant de la surprise pour lui tordre le poignet, faire tomber le pistolet, mais l’adolescente avait bien plus de ressources qu’elle ne l’aurait imaginé. Elle résista, lui envoya même un poing dans l’estomac étonnamment bien armé. La trentenaire expira, encaissa le choc, attrapa son adversaire par les cheveux et l’expédia contre les marches.

Elle aurait pu s’enfuir, mais il y avait sa nourriture et ses affaires ici. Changement de plan. Elle shoota dans le flingue au sol pour le faire glisser jusque sous un meuble et se précipita dans le renfoncement de droite. Au passage, elle choppa sa batte de baseball, posée nonchalamment à proximité de l’escalier, mais dans son geste, elle fit s’ébranler l’étagère sur laquelle était posée deux bougies. Celles-ci chutèrent, s’écrasèrent sur un vieux drap desséché qui commença à prendre feu…

Merde.

L’odeur de la fumée se joignit à celle de la poussière. Planquée derrière son armoire désossée, dans son recoin infesté de toiles d’araignées, Apple savait que son répit n’était que de courte durée. Elle soupira et lâcha à l’intention des deux intruses :

- Vous devriez partir maintenant, elle se contorsionna pour passer son sac sur son dos, ses mains se serrèrent sur le manche de la batte, aucune de nous n’a envie de faire ça : brûler ou s’entretuer.


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Le sang colle autant de fois que tu y vas, délivre-toi de ce poids avec tes doigts ♫ Tu ne t'arrêteras pas ♪ Telle est cette loi, je la connais : c'est celle que tu bois et c'est celle qui te noie, pour la dernière fois ♫ Succube externe dévisse, éventre, desserre pots, paquets, couvercles ♫ Il ne choisit pas, il les aime tous, voilà, il a faim d'avoir faim l'outremangeur ♪
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Zelda Anderson
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Tératologie   Mar 13 Avr 2021 - 13:17
« Fais gaffe avec l'ironie, toi ! »
Zelda n'a pas vraiment apprécié la remarque qui est venue répondre aux inquiétudes de K'. Et bien sûr, elle ne se gêne pas pour le faire savoir. Elle choisit de brandir son arme avec plus de conviction en direction de la tête de l'inconnue. « Elle pourrait t'péter à la gueule plus vite qu'tu n'le penses ! » Sous la forme d'une balle, par exemple. La faim, les diverses privations et l'ambiance tendue n'encouragent guère l'adolescente à faire preuve de patience. D'autant plus qu'en temps normal c'est une vertu que l'australienne ne possède qu'en quantité fort limitée.

« Tout va bien ? » demande-t-elle à sa camarade alors que cette dernière s'enfonce dans l'obscurité. Signe qu'elle est inquiète pour son amie mais aussi qu'elle se méfie de ce que la lumière finira tôt ou tard par révéler. Cette odeur... Ceux qui vivent encore ont suffisamment côtoyé la mort pour savoir ce qu'elle signifie. Est-ce qu'un rôdeur arpente les ténèbres ? Est-ce que cette femme a parié sur le fait que l'une d'entre elles s'aventurerait dans la cave avant elle ? Plus les secondes s'écoulent et plus les doutes s'accentuent.

Puis K', sur les indications de la captive, trouve les fameuses allumettes pour redonner vie aux bougies. Et la clarté vacillante des flammes révèle alors toute l'horreur du décor. La surprise est réelle. Presque autant que le dégoût. Ces deux sentiments se dépeignent très vite sur le visage de l'australienne. « Putain mais c'est quoi ce bordel ?! » finit-elle par réagir. Son attention, bien sûr, elle finit par la reporter sur cette femme qui avait bien plus à cacher que ce qu'elles pouvaient décemment imaginer.

Son doigt commence déjà à exercer une pression sur la gâchette de son flingue. Un bon skagit est un skagit mort ! Mais l'autre est suffisamment leste pour exploiter la latence de l'adolescente. Une main se referme sur son poignet, exerce une pression implacable qui la force à lâcher l'arme. La riposte prend la forme d'un poing qui percute l'abdomen de celle qui, de toute évidence, a un penchant pour la chair humaine. La cannibale contre-attaque et se saisit de la crinière de l'australienne pour la projeter contre les escaliers.

L'agile prédatrice met à profit ce répit pour shooter le revolver sous l'un des meubles puis se réfugier dans le renfoncement de la cave. Zelda, de son côté, se redresse avec la ferme intention de mettre un terme à l'existence de leur adversaire. Mais la chute de cette armoire et le début d'incendie qu'elle provoque calme aussitôt ses velléités offensives. La voici forcée de reculer, une main levée devant son visage pour se protéger de cette soudaine flambée de chaleur.

Et l'autre parle pour leur conseiller de partir, arguant qu'elles n'ont nulle envie de poursuivre jusqu'à un dénouement qui s'annonce pour le moins dangereux. « Tu vas voir !! » La voici qui se dirige déjà vers ce meuble sous lequel son arme a glissée en décochant au passage un regard à K'. Elle ne s'inquiète guère : elle saura faire hurler sa propre arme si leur adversaire tente de profiter de l'occasion.

Mais les flammes se propagent déjà jusqu'à elle. Elles commencent à lécher ses doigts alors que ces derniers peinent à saisir la crosse du revolver. Elle pousse un cri dans lequel colère et douleur se mêlent lorsque ces dernières la mordent. Le soubresaut de souffrance lui permet néanmoins de récupérer son bien.

« On dirait qu'on a pas exterminé toute la vermine, en fin d'compte ! » enrage-t-elle, songeant à ce banquet où les skagits ont péri quelques mois plus tôt. « J'vais corriger ça ! » Elle a l'impression que K' s'exprime mais sa hargne l'empêche de considérer autre chose que la cannibale. Et la voici qui renverse d'un coup de pied rageur la bassine de sang. Un regard au cadavre qui surplombe le réceptacle lui insuffle aussitôt une violente envie de vomir. Cette fille, elle devait avoir leur âge. Peut-être un peu moins. « Pétasse ! Tu voulais nous bouffer, hein ?! » Elle en est convaincue. Tout ceci, ce n'était qu'un piège. Et si elle n'était pas parvenue à lui tenir tête quelques instants plus tôt, leurs cadavres seraient peut-être allongés à côté de cette inconnue.

Le sang se répand et réprime quelque peu l'offensive des flammes. Pas assez, de toute évidence. « Tu finiras bien par devoir sortir de ton trou ! » Oui, Zelda compte bien attendre que leur proie - à moins qu'il s'agisse toujours de la chasseuse ? - sorte de son repaire. Et ce faisant, aveuglée par la rancoeur et les souvenirs nauséabonds hérités de cette première vie qu'elle a ôtée, elle ignore le danger qui les menace, K' et elle. Cette femme doit mourir !


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Kassandra Taylor
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Tératologie   Dim 25 Avr 2021 - 5:04
« C’est... c’est bon, j’crois que j’ai trouvé. » Ses doigts effleurent le mobilier qu’elle devine poussiéreux avant de finalement venir heurter ce qu’elle pense être une petite boite d’allumettes. L’objet dans les mains, elle parvient vite à s’en servir et à allumer le bout de l’une des tiges dont elle se sert pour allumer quelques-unes des bougies censées éclairer la pièce... Il y en a un paquet, peut-être beaucoup trop pour que ce sous-sol ne soit qu’un coin pour y ranger ses merdes de toutes sortes.

Il faut croire que Kassandra s’attarde peut-être un peu trop sur sa tâche, puisque c’est avant tout les réactions pleines de surprises de sa coéquipière qui l’avertissent d’un danger immense. L’odeur qui émanait dans la pièce alors qu’elles venaient à peine d’y entrer aurait déjà dû les pousser vers une certaine conclusion... La pièce désormais un minimum éclairée, elles peuvent, si elles avaient des doutes, les confirmer.

Zelda s’exprime avec des mots, Kassy le fait avec une grimace de dégoût et une main qu’elle pose presque naturellement sur son estomac qu’elle sent se rétracter à la vue d’une scène digne des plus grands films d’horreurs... de ceux que les deux adolescentes osent parfois regarder, tout en se permettant de détourner le regard lors des moments les plus gores. Ah, elle sent que ça monte. Ça trifouille dans son estomac, ça commence à se sentir dans sa gorge. Elle a une vague de salive, un goût amer qui vient envahir sa gorge, puis... Non, elle parvient à garder ça pour elle et à ne pas pourrir davantage ce qui sera de toute évidence un mauvais souvenir. « C’est... c’est quoi c’bordel ! »

Elle dégaine son arme dès le moment où Zelda relève la sienne pour garder la meurtrière dans sa ligne de mire. Elle fait de son mieux pour donner toute son attention à l’inconnue mais n’peut empêcher ses yeux de s’égarer et de vite retrouver ce cadavre qui l’émerveille autant qu’il la dégoûte. Des rôdeurs, elle en voit tous les jours. Des cadavres humains comme celui-ci... c’est bien la première fois qu’elle en voit un, un vrai. De la curiosité morbide ou peut-être juste la connerie d’une gamine qui ne connait pas ses priorités, elle sent le regret s’emparer d’elle dès lors que la tarée s’attaque à sa meilleure amie.

Elle s’élance sur elle pour la débarrasser de son arme et lui tordre le poignet. « Arrête ça... Putain, arrête ça ou j’tire ! » La plus jeune lui met un coup de poing bien placé dans l’abdomen, l’autre la tire par les cheveux et la lance contre les escaliers dans des gestes d’une violence qu’elle ne saurait nommer... tout ça sous les yeux interloqués de Kassandra qui n’ose pas tirer. Parce qu’elle n’veut pas toucher sa camarade, parce qu’elle ne veut pas non plus avoir une mort sur la conscience, qu’il s’agisse d’une connasse de cannibale ou non.

Elle réalise bien vite qu’elle aurait dû le faire quand un incendie commence à prendre dans le sous-sol après la chute d’une armoire qui la pousse d’ailleurs à rebrousser chemin et à se rapprocher davantage des escaliers pour résister aux vagues de chaleur et aux flammes qui commencent à naître dans le sous-sol. « ... Faut qu’on y aille ! » qu’elle crie à sa copine qu’elle regarde lancée dans une grande volonté d’en découdre alors que les flammes viendront bientôt bouffer l’intégralité du sous-sol, elles incluses. « Te crame pas ! » Il lui faut beaucoup de courage pour s’approcher de l’australienne et essayer, avec ses manches, de choper cette arme dont elles ne pourront pas se passer. Elle n’est pas d’une grande aide, mais Zelda parvient à récupérer le revolver.

« Z... Allez, on y va ! » Elle a failli prononcer son nom avant de se souvenir qu’en présence d’autres humains, elles ne sont plus celles qu’elles sont censées être.

Les flammes continuent de se répandre, l’odeur de cramé aussi. Elle exagère peut-être un peu, mais elle sent la chaleur venir se frotter à ses fringues et lui donner l’impression d’être dans un fourneau à une température tellement haute qu’elle pourrait cuire sur place. « Allez, putain ! » qu’elle hurle aux oreilles de l’australienne avant de lui tirer le bras et de la pousser à rebrousser chemin, direction ces escaliers qu’elles viennent de descendre. Rien à foutre de celle qui a failli les bouffer, rien à carrer de cette histoire de vengeance ou même de son sort. Elle aura ce qu’elle méritera, mais elles n’en seront pas impactées.

« Tu t’démerdes... tu montes, ou j’te fais monter ! » lui dit-elle d’un ton presque insultant en la poussant violemment vers les premières marches pour la pousser à les escalader, une main dans son dos et l’autre sur cette arme qu’elle garde en direction du sous-sol qu’elle regarde entre deux marches franchies. « Si tu veux la choper... on la chopera, mais pas question qu’on crève pour cette conne. »

Elle continue de la pousser jusqu’à ce qu’elles atteignent le rez-de-chaussée et campent à la sortie de ce long tunnel. Si l’autre veut survivre, elle croisera leur chemin. « Ça va ? T’as pas... tu t’es pas cramé, t’as rien d’cassé ou j’sais pas quoi ? » Elle est essoufflée. La nervosité a humidifié son front et enclenché son instinct de survie. Les yeux rivés vers cette lumière orangeâtre qu’elle aperçoit au fond de la cave, Kassandra respire fort et sent presque une crampe à la main droite. Putain de flingue.

« J’arrive pas à croire qu’on ait failli s’faire bouffer... Putain. » Elle renifle un grand coup, s’essuie le bout des lèvres avec le dos de sa main libre... Elle n'arrive toujours pas à croire à quel point les choses ont pu prendre en dimension en moins de cinq minutes... Y a pas un jour qui peut passer sans qu’elles ne croisent une malade mentale, hein ?


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Apple J. Autumn
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Sujet: Re: Tératologie   Lun 26 Avr 2021 - 10:18

Les deux gamines ne lui répondirent pas vraiment. Ou si, la plus agressive des deux se montra vindicative et renversa la bassine pleine de sang. En risquant un regard hors de sa cachette, Apple vit les flammes orangées de l’incendie naissant se refléter sur le liquide rouge et poisseux qui se répandit paresseusement. Elle serra les mâchoires, gagnée par une fureur qui risquait de démolir l’équilibre de son esprit. Ces deux intruses n’avaient pas le droit de venir l’emmerde comme ça, et espérer s’en sortir.

La seconde des adolescentes entraina la première hors de la cave, alors la community manager quitta précipitament son renfoncement. Le spectacle était véritablement sinistre. Le feu se nourrissait avec voracité des meubles poussiéreux et des tissus abandonnés. Ce qui n’était qu’un petit brasier montait déjà lécher le plafond, à peine réprimé par les fluides écarlates qui brillait au plancher. La fumée s’accumulait déjà, assassinant l’oxygène, irrespirable.

Crachant ses poumons, une main protégeant vainement ses voix respiratoires, Apple retrouva son sac et toutes les possessions qui s’y trouvaient. Pour gagner un peu d’air non empoisonné, elle s’accroupit et extirpa son revolver de ses affaires. Elle n’avait que peu de munitions, seulement six ou sept balles, mais c’était largement suffisant. La trentenaire vérifia le magasin, enfonça le chargeur et tira la culasse pour pousser une première ogive dans la chambre. Sa batte trouva l’intérieur de son paquetage, le manche dépassant, puis elle prit une grande inspiration et se redressa.

Elle ne pouvait rien faire pour l’incendie qui continuait sa progression. La chaleur de la fournaise lui agressait la peau, chaque inspiration lui brûlait les poumons. Ses semelles foulèrent indifféremment le sang de sa victime et Apple atteint le bas de l’escalier. Est-ce que les petites seraient là ? Peut-être. L’une d’elle voulait bien la voir « sortir de son trou », pas vrai ? Sans pouvoir réprimer une nouvelle quinte de toux, la trentenaire entama lentement l’ascension des marches. Échevelée, la chair moite de sueur, le canon de l’arme devant elle. Ses yeux fixaient sa destination, son index flirtait avec la gâchette. A la moindre tête blonde qui se montrerait, elle ferait feu, même si elle espérait dresser le drapeau blanc.


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Sujet: Re: Tératologie   Mar 27 Avr 2021 - 19:43
« Pas avant d'l'avoir plombée !! »
Elle est téméraire, Zelda. Et bornée. Elle n'a pas dans l'idée de quitter les lieux avant d'avoir vu cette femme mourir de ses propres yeux. « On peut pas prendre le risque qu'elle réussisse à s'enfuir ! » Ce n'est pas de l'altruisme. L'australienne se moque bien du mal que la fiancée de Dracula pourrait causer à d'autres survivants. Sa compassion s'est largement limitée au fil du temps. Non, c'est pour elle. Pour s'assurer que le massacre des skagits n'aura pas été vain et justifier ainsi plus aisément ce meurtre qui la hante.

Alors elle résiste à la pression de son amie qui tente de la tirer à l'abris et garde tant bien que mal son arme rivée sur la cachette de la cannibale. « Arrête ! » insiste-t-elle en retour. Il lui faut encore un instant pour prendre conscience de la situation, de cette chaleur qui devient infernale et de cet air vicié, noirci, qui lui arrache une quinte de toux. Le déclic, c'est la violence du geste de K'. Elle titube et manque de tomber. À défaut, elle emprunte presque docilement les escaliers qui les ramènent à l'étage. Elle ne l'a que rarement vu comme ça, l'américaine, Zelda. Et son agressivité et au moins eu l'avantage de la ramener à la raison.

« C'est bon, j'vais bien ! » assure-t-elle d'une voix neutre tout en décochant un regard à sa main partiellement brûlée. Ce n'est pas très grave. Mais c'est douloureux. « Et toi ? Ca va ? » s'inquiète-t-elle en retour. Elle change son arme de paume et caresse, de sa main valide, la joue de son amie. Pour lui témoigner ses regrets par rapport à cette situation, pour avoir privilégié la vengeance à la raison. Il était plus que temps qu'elles sortent. Les flammes commencent déjà à percer le plancher autours d'elle. Ce dernier craque sinistrement et leur rappelle une évidence : il pourrait céder à tout moment et les plonger dans un véritable brasier.

Le regard de l'australienne oscille entre la porte de la maison et ces escaliers léchés par une fumée âcre. Est-ce que l'autre à survécu ? Est-ce qu'elles peuvent vraiment rester ici pour obtenir l'assurance que ce n'est pas le cas ? « On y va ! » Cette fois c'est elle qui plaide pour une retraite stratégique. Sa hargne est, pour l'instant du moins, muselée par un certain bon sens.

Le duo débarque à l'extérieur et l'adolescente est prise d'une nouvelle quinte de toux. Elle essuie la sueur, née des flammes, qui recouvre son visage. Et grâce à ce geste, un peu de la suie qui s'est déposée sur sa peau. Et puis une pulsion  bien naturelle l'enjoint à se pencher en avant pour vomir ses tripes et ce qu'il reste d'un petit déjeuner qui était loin d'être copieux. « Fais chier ! » maugrée-t-elle après quelques instants. « Elle voulait nous bouffer ! Tu t'rends comptes ?! » Même en prononçant ces mots et en ayant la conviction d'avoir raison, l'australienne peine à se faire à cette idée. « Elle nous aurait bequetées ! » Elle le sait bien, l'adolescente, que ce monde est cruel. Mais elle parvient encore à être étonnée par la folie qui se manifeste de temps à autre sur leur passage.

« On va l'attendre, d'accord ? » Cette femme, si elle est encore vivante, ne devrait plus vraiment tarder avant de surgir à l'air libre. Il leur suffira alors de l'abattre. Sur la papier, c'est plutôt facile. Mais dans les faits les flammes qui commencent déjà à lécher la partie supérieure des fenêtres du rez-de-chaussée et qui dansent harmonieusement sur le bois sont de nature à attirer les morts. Et certains d'entres eux s'avancent déjà vers elles. « Derrière toi !! » Il y a en un qui s'est approché un peu trop près de son amie, caché par sa silhouette et le jeu des perspectives. Leurs adversaires se multiplient comme des petits pains, dirait-on...


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