The Walking Dead RPG

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The ones we love, the ones we hate, the ones we miss
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Zelda Anderson
Zelda Anderson
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: The ones we love, the ones we hate, the ones we miss   Mer 14 Avr 2021 - 12:34
« Morte ? Non, quand même... »
Zelda se veut rassurante même si les coups reçus et la fatigue psychologique altèrent quelque peu la sincérité de son sourire. Elle ne parvient pas vraiment à trouver de raisons qui justifient le fait qu'elles soient toujours vivantes. À part, peut-être, le fait qu'elles ressemblent à leurs geôliers. Même âge, même culture, même mentalité...

« J'ai été diplomate ! » La fille qui a passé la moitié de sa journée à la cogner lâche un petit ricanement de dédain. Zelda oscille un peu de la tête en jetant un regard équivoque à sa partenaire de galère. « Ah oui ! J'te présente ma nouvelle meilleure amie... » glisse-t-elle sur ce ton qui indique que c'est une longue histoire mais que, bien sûr, elle lui racontera dès qu'elles en auront l'opportunité. L'australienne lâche un soupir, ferme les yeux et profite de l'étreinte de sa camarade.

« Au moins on n'va pas mourir...» relativise-t-elle, se réjouissant déjà d'être au lendemain et de recouvrer sa liberté. Entre les chiens et les chieurs, cette foire n'aura pas tenu toutes ses promesses. N'empêche... C'était marrant !

Quoiqu'il en soit ce simple instant de complicité retrouvé attire les moqueries du plus jeune de la bande. « Eh, Tyrion ? Si tu veux des câlins t'as qu'à d'mander à Cruella ! » rétorque-t-elle en désignant sa tortionnaire d'un mouvement de la tête. Ce qui lui vaut, pour le coup, le regard courroucé des deux intéressés. Et, elle l'espère, un regard approbateur de K'. « J'te jure... Va falloir qu'on trouve un temple bouddhiste ou une connerie du style sur l'chemin. Et y sacrifier j'sais pas trop quoi pour apaiser notre karma ! » Elles avaient combien de chances, au juste, de se faire capturer par une tribu de pygmées dans les alentours de Seattle ?

Cela dit l'ambiance a le mérite de rester plutôt apaisée. Et tandis que l'américaine savoure cette viande qu'elle a méritée mais que Zelda ne peut s'empêcher de jalouser, l'attention de leurs hôtes se disperse peu à peu. Suffisamment pour inciter K', visiblement, à faire preuve de cette générosité maintes fois affirmée. L'australienne tente un peu de résister. Pour la forme et par crainte que cet acte de bonté porte préjudice à son auteure. Mais elle accepte bien vite l'offrande et la dévore en faisant de son mieux pour faire preuve d'une prudente retenue.

Probablement pas suffisamment, cela dit, puisque l'un des garçons s'approche d'elle en lui ordonnant d'ouvrir la bouche. Surprise en pleine bouchée, l'australienne fait de son mieux pour déglutir tout en foudroyant du regard ce nouvel assaillant qui ceinture sa mâchoire de sa main. Elle est grillée, c'est sûr. Mais elle entend bien engloutir ce morceau de viande qui lui vaudra de toute évidence une punition.

Elle finit par ouvrir la bouche et tirer la langue d'un air défiant. « Innocente, votre honneur ! » Techniquement il ne peut pas vraiment prouver le contraire. Et s'il la repousse violemment en relâchant son étreinte, il reste visiblement captif de sa frustration. K', de son côté, s'est à son tour retrouvée ligotée. Ce qui ne manque pas d'arracher une remarque à l'australienne : « Bienvenue dans mon monde... » Les adolescentes échangent un sourire. Elles ne mangeront plus ce soir mais leur amitié s'en enorgueillit.

La soirée continue dans un calme relatif. Entre les discussions parfois animées, souvent stériles et les quelques rôdeurs qui viennent s'échouer sur la vigilance de leurs hôtes, les deux prisonnières n'ont guère l'occasion de s'ennuyer. Et puis lassée par un débat qui s'éternise, Zelda finit par héler la petite troupe : « Eh, les gueux ? » Ils sont bien gentils mais elle vient d'avoir une idée lumineuse. Même si cette dernière ressemble aussi à une sombre bêtise... « Ca vous dirait pas qu'on d'vienne vos leaders, Casey et moi ? » propose-t-elle. Avec un sérieux étonnant, d'ailleurs. Et pourquoi pas, hein ? « On s'rait d'bonnes dirigeantes, j'vous assure ! Ma frangine pourrait vous éduquer et moi, bah... J'm'occuperai d'vous discipliner ! » D'en faire un chouette groupe de serviteurs. Une armée pour l'Armée de June ! « Ambiance Corée du Nord, tout ça ! » Avec des meneuses incontestées et peut-être un petit culte de la personnalité. Plus elle y pense et plus elle trouve ça tentant, Zelda.

Ce qui est sûr c'est que l'australienne trouve aussi cette douce rêverie plutôt pertinente ! Même si elle conçoit aisément que le pilule puisse être dure à avaler pour leurs futurs esclaves. Il convient donc maintenant de l'enrober, de la lubrifier. Et ça, c'est le travail de K'. « Pas vrai ? » sollicite-t-elle donc son acolyte. C'est elle, l'atout charme. Celle qui avait déjà réussi à regagner sa liberté en début de soirée. Celle qui, maintenant, doit convaincre par le verbe puisque l'absence de leurs armes les empêche de conquérir par la poudre. « Raconte-leur comment t'as sauvé ta troupe scout dans les rapides de Cheesapeek Lane ! » Elle n'est même pas sûre que ce cours d'eau existe, Zelda. Mais l'important c'est qu'elle s'exprime avec un air grave, presque crédible, et qu'elle parvient encore à réprimer ce petit sourire qui lui brûle les lèvres.

Cruella et le garçon qui a souhaité vérifier sa cavité buccale quelques instants plus tôt se lèvent et s'approchent avec cet air qui indique que l'heure est à la rébellion. « T'as déjà vu Star Wars en fait ? » chuchote-t-elle à sa petite amie. « Le moment où ils vont faire chier Palpatine dans son bureau et qu'il les défonce avec son sabre rouge ? » Bon, là, bien sûr, elles n'ont pas de sabre-lasers et elles ne se trouvent pas sur Coruscant maiiis... y'a des similitudes. Bref ! C'est le moment pour K' de faire un peu de magie, là !


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Kassandra Taylor
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: The ones we love, the ones we hate, the ones we miss   Lun 19 Avr 2021 - 4:40
Les capacités de Zelda à constamment savoir s’acclimater de tout et de rien l’étonneront toujours. Sans avoir été sous cette tente qui l’abritait alors qu’elle devait certainement subir le même interrogatoire qu’elle, Kassandra n’ose imaginer le comportement que sa cadette aura eue avec leurs pairs... mais elle se doute que pour en sortir avec une corde aux poignets et le visage grognant de ceux qui les gardent captives, c’est qu’elle n’aura pas su se tenir. Et même après des coups reçus qui lui auront offerts quelques rougeurs et un petit bleu, Zelda parvient à garder ce foutu sourire plein de fierté qu’elle lui reconnait bien...

Un visage qui lui a manqué les quelques heures durant lesquelles elles auront été séparées, une épaule qu’elle a eue peur de ne plus jamais pouvoir sentir sous sa tempe... ou même des yeux dans lesquels elle craignait ne plus jamais pouvoir se perdre... Elles pourraient toutes les deux avoir été torturées pendant de longues heures qu’elle s’en foutrait, Kassandra, puisque la finalité serait la même : elle retrouverait toujours sa meilleure amie de toujours.

Il lui est compliqué de rester pudique. Elle aimerait l’embrasser, caresser sa joue, l’étreindre un peu plus longtemps. Mais tout ce qu’elle fait, c’est se contenter de la couvrir de ses bras et d’humer un peu de son odeur. Sous les regards curieux ou moqueurs de ceux qui ont décidés de les garder captives pour la nuit, elles s’en fichent... elles ne leur doivent rien. Zelda y réagit... Elle, elle préfère ne pas y faire attention. En général, elle sait qu’il est surtout conseillé de ne pas sympathiser ou jouer avec ses agresseurs. On leur a assuré qu’elles repartiront vivantes... jouer avec le feu pourrait changer la donne. « C’est pas prier qui nous sauvera de notre mauvais karma, j’pense... » Nan... un temple bouddhiste, une église ou un quelconque lieu de culte où elles pourraient prier ne les sauveraient pas d’autres rencontres malveillantes. « Tu penses que les chances qu’on se fasse kidnapper par un groupe de gamins de cinq ans demain sont importantes... ? Parce qu’avec le pot qu’on a, ça m’étonnerait même pas. » Et c’est bien ça, le pire... ça pourrait arriver sans qu’elles ne soient surprises.

Leurs hôtes ont beau leur adresser quelques regards désenchantés, ils ont tout de même la bonté d’offrir quelques bouts de viande à celle qui aura su rester sage et se montrer respectueuse... Kassandra prend un malin plaisir à avaler ces quelques bouts de viande de nature inconnue qu’elle mâche avec une grande patience, comme s’il s’agissait du dernier bout de viande qu’il lui serait donné de déguster. De la viande qu’elle finit tout de même par glisser de temps en temps et avec le plus de discrétion possible entre les lèvres de sa meilleure amie, profitant du désintérêt des jeunes pour nourrir cette fille qui a autant faim qu’elle, elle le sait.

Sauf qu’évidemment, sur un groupe d’une dizaine de jeunes, il faut bien que l’un d’entre eux s’aperçoive du subterfuge et ne décide de cafter dans le simple but de n’être que bien mieux vu par leur leader. L’homme en question s’approche, ordonne à la prisonnière d’ouvrir la bouche alors que l’ainée se défend lui avoir donné quoi que ce soit. « Elle... elle crève la dalle, elle a rien mangé, putain ! » Il ne l’écoute pas, il enroule sa main autour de la mâchoire de l’australienne et la force à ouvrir la bouche jusqu’à découvrir qu’elle n’a évidemment rien sur la langue. Aucune preuve à l’horizon à part une odeur de viande qui traine dans sa bouche. Frustré de ne pas l’avoir prise la main dans le sac, il trouve une certaine satisfaction dans l’idée de rendre ses liens à l’américaine qui perd les deux privilèges qui lui ont été donnés ce soir : la liberté d’être libre de ses mouvements et celle de manger.

Kassy partage désormais la frustration de sa prétendue sœur et lâche un grand soupir alors qu’elle sent les liens se resserrer sur ses poignets. « Pas si fort... ça fait mal, merde. » Elle se plaint, elle ne fait que ça... elle espère lui inspirer un peu de pitié mais ne parvient qu’à en récupérer des liens encore plus serrés. « ... Connard. » S’il ne faisait que commencer à regretter d’avoir été aussi bienveillant avec elle, on peut dire qu’il le regrette désormais amèrement.

Les deux fausses sœurs échangent un sourire embarrassé, alors que la soirée continue et qu’ils continuent tous de se goinfrer sous leurs yeux. Si elles ne trouvent aucun point positif au fait d’être forcées à rester ligotées au coin d’un feu, elles y trouvent au moins plus de chaleur qu’elles en ont eu les nuits précédentes... une chaleur qui leur est loin d’être désagréable et qu’elle trouve même un peu réconfortante... La plus âgée des deux filles reste silencieuse une bonne partie de la soirée entre deux rires et sourires échangés avec son amoureuse, profondément perdue dans des pensées auxquelles elle essaie de se consacrer alors qu’elle sent parfois la fatigue s’emparer d’elle. Ses paupières glissent, mais elle résiste.

Elle trouve même davantage de force pour le faire lorsque la voix de Zelda se met à tous attirer leur attention, au coin du feu. Elle leur propose un plan du tonnerre, un plan qui en fait rire certains et qui fait grincer les dents d’autres. Si elle n’avait pas les mains coincées, elle lui montrerait peut-être son meilleur facepalm... en attendant, elle subit la blague de son amie (qui la fait pourtant rire) et prie pour que cela ne leur attire pas davantage d’ennuis qu’elles en ont déjà...

« Elle... elle l’a mal expliqué, elle a pas utilisé les meilleurs mots pour ça... mais c’est vrai qu’ça pourrait marcher. On veut pas remettre votre autorité en question, mais... vous pensez pas qu’vos façons de faire sont un peu... limites ? » Elle sait pas ce qu’elle fait, Kassandra. Elle s’adresse au chef de la bande avec un sourire un peu embêté, suivant sa meilleure amie dans sa blague. « On doit être les premières filles civilisées que vous croisez depuis un bail... et vous nous traitez comme des esclaves alors qu’on a tout un tas d’trucs à vous offrir... » Un énième coup d’œil jeté vers son amie pour s’assurer qu’elle est sur la bonne voie. « Du savoir et des connaissances, des idées qui pourraient vous donner l’air d’être plus intelligents... Peut-être même qu’on pourrait trouver un moyen de vous débarrasser des trucs que vous portez tout l’temps sur la tête, vos masques hideux, là... » Elle confirme elle-même ses paroles en hochant doucement la tête. Elle pense gérer l’échange, mais Zelda surenchérit avec une histoire de scout, de cours d’eau... Un truc tiré par les cheveux qui nécessite un peu de son imagination. « Ouais... Cheesapeek Lane, un jour incroyable ! » Elle prend un air choqué et se fait violence pour ne pas sourire. Surtout pas sourire. « On... C’était vraiment violent, rapide ? J’en ai peu de souvenirs, mais... » Elle se creuse la tête, essaie de trouver quoi raconter... mais elle sèche, et ce pour le plus grand plaisir des plus jeunes qui décident de se moquer ouvertement d’elle.

Cruella et le leader s’impatientent, dégagent même de cette frustration de ne pas se sentir respectés. Elle les sent en train de bouillir alors qu’ils se redressent pour s’approcher d’elles, l’air sûr d’eux. « N-Nan... » qu’elle chuchote en retour à sa petite amie alors qu’elle sent elle aussi le besoin de se redresser pour se mettre en travers de leur chemin. Star Wars... ? Elle l’a jamais vu, elle ne sait pas qui est Palpatine et elle n’a pas de sabre rouge... mais pas besoin de violence, les mots, toujours les mots. « On est désolées, on veut pas vous énerver ou vous manquer d’resp... » La blonde se prend une gifle par la fameuse Cruella... une grande gifle qu’elle parvient pourtant à recevoir sans bouger d’un seul centimètre, avant que celle-ci ne pousse sur ses bras et la force à reprendre sa place dans l’herbe. Zelda n’y échappe pas elle non plus. C’qu’ils veulent ? Leur faire ravaler cette foutue fierté, ces airs suffisants et enfin se faire respecter... Ils ont la rage de se faire pisser dessus sur leurs propres terres, devant ce feu qu'ils ont allumé et devant cette nourriture qu'ils ont accepté de partager.

Des menaces fusent, des coups aussi. Rien de très violent, juste de quoi normalement calmer les jeunes femmes. Ils ne veulent pas avoir à commettre l'irréparable et veulent continuer de suivre ce plan qui est censé prendre fin le lendemain matin, à des kilomètres de leur campement de ce soir... « On s'excuse... on s'excuse ! » qu'elle crie Kassandra en voyant Cruella ne pas y aller de main morte sur son amie, sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Ceux qui réagissent, ce sont les autres qui lui hurlent de s'arrêter... ce qu'elle finit finalement par faire.

Et Zelda, comme à son habitude, continue de sourire comme si elle n'avait pas essuyé le moindre coup... C'est une force de la nature, cette fille.


    Life After God
    “And then I felt sad because I realized that once people are broken in certain ways, they can't ever be fixed, and this is something nobody ever tells you when you are young and it never fails to surprise you as you grow older as you see the people in your life break one by one. You wonder when your turn is going to be, or if it's already happened.” + aeairiel.
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Zelda Anderson
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Sujet: Re: The ones we love, the ones we hate, the ones we miss   Lun 19 Avr 2021 - 12:11
« J'sais pas ! Mais y'a plus grand chose qui m'étonne, ces temps... »
Zelda adresse un petit sourire à son amie. Un sourire triste, fatigué. La fatigue, les privations et leur malchance commencent sérieusement à entamer son stoïcisme. Se faire prendre en otage par un groupe de gamins des cinq ans ? Franchement, quelques jours plus tôt, elle aurait rigolé en imaginant cette perspective. Aujourd'hui, elle ne lui semble être qu'une possibilité parmi tant d'autres... « Un problème après l'autre ! » souffle-t-elle. Le regard qu'elle décoche à sa petite amie lui indique également, dans la foulée, qu'elle se sent néanmoins prête à affronter la plupart des épreuves pour peur qu'elles se battent côte à côte.

Et c'est c'est qu'elle trouve beau, Zelda. Cette force qui les unit et qui leur permet de positiver quand bien même la situation ne s'y prête pas. Oui, même s'il semblerait qu'elles retrouveront leur liberté le lendemain, leur situation n'est pas vraiment enviable. Mais non, elle n'aimerait être à aucun autre endroit que celui-ci en cet instant. Parce que tant qu'il y a K' à ses côtés, l'australienne se sent tout simplement invincible.

Il en va peut-être de même pour l'américaine puisque cette dernière ne tarde guère avant de partager son repas, glissant entre les lèvres de sa cadette, à la dérobée, quelques morceaux de viande. Lorsqu'elles se font repérer, la sanction ne tarde guère et K' se retrouve à son tour ligotée. Zelda lâche un petit rire lorsqu'elle insulte son geôlier et ces liens trop serrés. Elle adore quand elle est comme, son amie, l'australienne. Lorsqu'elle affirme ce caractère solide que certains à Fort Ward peinent à déceler mais qui n'a de cesse de l'étonner.

Et puis la soirée continue et se résume à deux filles affamées qui observent un groupe uni se remplir la panse en évoquant des souvenirs qui leur semble bien étrangères. Agacée, la cadette du duo les défie avec une proposition insolente qui a au moins le mérite d'attirer l'attention de la petite bande. Zelda peine à réprimer un sourire amusé lorsque K' se dépatouille avec la patate chaude et qu'elle tente d'étayer cette fausse histoire à Cheesapeek Lane. « C'est ça ! » approuve-t-elle, désireuse de lui venir en aide. « C'était rapide et violent ! » Ca ne veut pas dire grand chose, en soi. Mais ne se soutiennent-elles pas et ce, peu importent les circonstances ?

Quoi qu'il en soit l'américaine marque un point lorsqu'elle évoque tout ce qu'elles pourraient apporter à leurs geôliers. Zelda opine du chef avec conviction : « Ouais ! En gros, on pourrait vous éduquer ! » résume-t-elle à sa manière, cassante, peu préoccupée par le ressenti de leurs interlocuteurs. « Et très franchement... Ce serait pas du luxe ! » C'est carrément une nécessité quand bien même ces jeunes gueux ont l'air de s'en sortir mieux que le duo de Fort Ward...

Et forcément, que font des adolescents lorsqu'ils se sentent insultés et qu'ils ont pour eux l'avantage du nombre et de la force ? Ils abandonnent les mots au profit des coups. Lorsqu'elle le binôme formé par Cruella et celui qui semble être le leader du groupe s'approchent d'elles, Zelda tente à son tour de se redresser pour faire obstacle. « Ca va vous faire tout drôle ! » prévient-elle, excitée à l'idée de pouvoir en découdre et d'évacuer cette frustration accumulée tout au long de la journée.

K' présente ses excuse et Zelda sert les poings, cherchant déjà sur qui et où son premier coup va s'abattre. L'événement déclencheur, c'est cette gifle que l'américaine encaisse avec brio. L'australienne la charge dans la foulée mais le garçon la retient et l'empêche de percuter sa camarade. Elle se retrouve à son tour projetée au sol et malmenée par Cruella. Et bien vite, consciente qu'elle ne peut faire autrement que subir cette brève tempête, elle se recroqueville en position fœtale pour protéger son ventre et son visage. La violence s'estompe et le sourire de l'australienne demeure, défiant.

« Déjà ? J'commençais à peine à m'amuser ! » raille-t-elle. Elle est comme ça, Zelda. Elle pourrait se contenter d'accepter et d'attendre le lendemain et la fin de cette histoire. Mais elle préfère la compromettre en laissant davantage sa fierté s'exprimer que ce bon sens dont elle peine à s'armer. « À côté d'Levi, on dirait des chatons ! » confie-t-elle à sa meilleure amie en se redressant difficilement pour prendre appui contre elle. Cruella veut revenir à la charge mais se fait retenir par une autre fille. Selon les dires de celle-ci, elle n'en vaut pas la peine.

Les deux filles échangent un nouveau regard et se confirment mutuellement que ça va, qu'elles ne vont pas trop mal. Rassurées, elle peuvent alors reprendre leur observation de cette soirée. Quelques heures plus tard, la plupart des gamins sont allongés, assoupis, autours des restes agonisants du feu. Zelda s'endort peu après la relève du premier garde.



Le réveil n'a pas été très agréable. Il était même loin d'égaler celui de la veille. Mais elles purent vite se rendre compte que leurs geôliers n'avaient pas menti lorsqu'on leur banda les yeux et qu'on commença à les guider à travers les méandres du camp puis, un peu plus tard, sur ce que Zelda identifia comme une route de béton. Deux ou trois heures s'écoulèrent. On les finit tourner sur elles-mêmes régulièrement pour les désorienter. Un stratagème habile quoique inutile. Les deux filles ne comptent de toute façon par retourner à la foire...

Et puis on les libéra enfin de leurs liens et de ces bandeaux sombres éclipsant leurs regards clairs. Avec un ordre clair : disparaître de la vue des jeunes avant que ces derniers ne changent d'avis et décident de leur ôter la vie. Des menaces un brin creuses et, à nouveau, pas forcément nécessaires. « Et nos vélos ? » demande toute l'australienne, remarquant leur absence. Ils ont décidé de les garder. En compensation, qu'ils disent. Elles n'insistent pas et se satisfont de ce qu'elles ont pu garder. C'est à dire la vie. Et pas grand chose d'autre à part un peu de viande de la veille...

« Va falloir retrouver des armes... » maugrée l'australienne tandis qu'elles s'éloignent. « Bon ! Tu m'racontes ? » Elle pose un regard interrogateur sur son amie. Il faut dire qu'elles n'ont pas vraiment eu le temps d'échanger depuis qu'elles ont été capturées, cantonnées au silence comme elles l'étaient. C'est l'occasion de rattraper un peu le temps perdu tandis que leurs pas continue à les mener en direction de Seattle et, avec un peu de chance, sur les rives de Bainbridge Island.


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