The Walking Dead RPG

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Long time no see, my friend !
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Valérian Zacharias
Valérian Zacharias
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Sujet: Re: Long time no see, my friend !   Dim 6 Juin 2021 - 17:49
Face au ravissement de Sasha, qui s’étonnait d’avoir été complimentée par le grec et le scrutait à présent d’un air émerveillé, Valérian haussa négligemment une épaule : « ne t’y habitue pas. C’était un simple moment d'égarement. » dit-il avec détachement, quoique l’ébauche d’un sourire flottât sur ses lèvres, trahissant l’amusement qu’il essayait tant bien que mal de cacher à la jeune femme. Elle avait, de toute manière, toujours eu l’étonnante faculté de lire au travers ses simagrées, et de pénétrer les solides remparts qu’il érigeait en permanence autour de lui pour empêcher quiconque de pénétrer les doutes, les peurs qui le rongeaient quotidiennement. Sasha passait toutefois au travers son cynisme, son dédain avec une facilité déconcertante, si bien que le grec se sentait régulièrement dépossédé de son armure en sa compagnie. Ce qui était à la fois frustrant et étrangement réconfortant.    

Lorsque carillonna le rire de la jeune femme, Valérian sentit un poids s’envoler de ses épaules. Il eût le sentiment d’être infiniment plus léger et de se débarrasser momentanément de l’influence néfaste de ce monde qui avait jusqu’alors profondément perverti son coeur, le gonflant d’une tempête glaciale et violente qui avait permis au grec de survivre jusqu’à présent. Du moins, l’imaginait-il. S’il admirait Sasha et la savait très débrouillarde, Valérian fut infiniment rassuré de constater que l’étincelle de joie et d’innocence subsistait dans l’éclat de ses prunelles noisette.    
En dépit des épreuves et des horreurs qu’elle avait probablement endurées, Sasha, cette jeune femme pour laquelle Valérian éprouvait cette affection si particulière, paraissait ne pas avoir été corrompue par les frasques de ce monde morbide. Ce constat gonfla le coeur du grec d’un sentiment étrange, mais néanmoins puissant, qui atténua les rides de son visage. Sasha Critchlow était vivante. Cette réalisation le heurta de plein fouet, si bien qu’il se fendit d’un rire rauque en même temps que s’esclaffait joyeusement la jeune femme.

« Ne fais pas la maligne. » dit-il en riant doucement. « Après tout, l’apocalypse tend à faire prématurément vieillir les gens : tu pourrais donc te retrouver à me… torcher bien plus tôt que tu ne l’imagines. » Face à son miroir, Valérian déplorait en effet les marques prématurées qui barraient son visage. Des marques qu’avaient creusées dans sa peau une fatigue, des angoisses et des préoccupations qui le parasitaient sans relâche depuis plusieurs années.

Quelque peu indignée, Sasha s’érigea ensuite en défenderesse de la musique électronique qu’elle défendit bec et ongles contre les attaques du grec. Face à sa répartie, Valérian arqua un sourcil circonspect. « Dans ce cas, c’est du bruit très mal organisé. » trancha-t-il avec mauvaise foi, n’éprouvant manifestement qu’un vague dédain pour cette variété de musique. Même la chambre d’Isha ferait une partition plus harmonieuse, songea-t-il avec mépris. Une exclamation mécontente lui échappa lorsque la jeune femme se mit en tête de le convertir à l’électro. « Oh non, certainement pas ! Il est hors de question que tu me lobotomises avec ta musique électronique ! Je préfère encore être sourd plutôt que de subir un tel supplice. » bougonna-t-il en secouant vigoureusement la tête. Il exagérait ? Si peu. Le grec leva les yeux au ciel lorsque Sasha railla en contrepartie Nana Mouskouri. Ses lèvres frémirent néanmoins à la question de la jeune femme et, malicieux, il feignit la plus totale ignorance : « Elvis qui ? » dit-il d'un air ignare avant de s'esclaffer face à l'expression proprement abasourdie de son amie.

Ils avaient ensuite poursuivi leur chemin, et Valérian posa un regard troublé sur Sasha lorsqu’elle lui avoua soudain la mort de son fiancé. Un fiancé dont elle ne lui avait jamais encore parlé, probablement parce que son souvenir avait été trop douloureux pour elle. Le grec sourit tristement lorsqu’elle tenta aussitôt de détendre l’atmosphère. « Je suis certain que c’était quelqu’un de bien. » dit-il avec une étonnante douceur. Sasha était probablement la personne la plus douce et la plus généreuse qu’il connaisse, et il ne doutait pas un seul instant que l’homme qui avait partagé sa vie ait été bon. Elle ne méritait pas moins, après tout.    

Valérian pouffa ensuite lorsque Sasha le taquina au sujet de sa précieuse chevelure. « Figure-toi que je n’ai même pas besoin de les payer ! Ils sont là de leur plein gré et ne se plaignent que modérément de moi et de ma coupe de cheveux. » Les Exilés étaient certainement des râleurs invétérés, mais un étrange équilibre préservait depuis sa création le groupe de basculer vers une franche hostilité.

À la mention de l’eau chaude, Sasha parut stupéfaite et saisit soudain sa main entre les siennes, partagée entre l'indignation et l'émerveillement. Sa réaction fit à nouveau rire le grec qui s’en amusa un instant avant de recouvrer son sérieux et de planter ses orbes noirs dans le regard de la jeune femme. « Ils n’auront pas d’autre choix que de t’accepter. » dit-il d’une voix plus ferme. « Parce qu’il est hors de question que je t’abandonne maintenant que je t’ai retrouvée. » Il adopta alors une expression faussement navrée, comme s’il annonçait à la jeune femme un diagnostic particulièrement défavorable : « J’ai bien peur que tu ne puisses plus te débarrasser de moi, Sasha Critchlow. »

Ses lèvres frémirent. « Et sois sans crainte, tu n’auras pas à apprendre le grec ni à danser le sirtaki pour trouver ta place à la Distillerie : seulement à taper du poing sur la table et à grogner aussi fort que les autres pour manifester ton mécontentement. » Il s’immobilisa et la considéra un instant d’un air critique. « Ce qui ne sera pas une mince affaire, je te l’accorde. Mais je suis convaincu que tu en es capable. »

Après avoir doucement ri, le grec contempla Sasha d’un air étrange, puis se fendit d’une risette affectueuse. « Je peine encore à réaliser que tu es là, sous mes yeux. Si tu ne me tenais pas la main, je croirais que mon esprit me joue un tour. »



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Sasha Critchlow
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Sujet: Re: Long time no see, my friend !   Mer 9 Juin 2021 - 8:11
« Trop tard ! »
Non, bon, d'accord : elle ne s'est pas particulièrement habituée à recevoir des compliments de la part de Valérian. Elle ne court pas davantage après. Mais l'ambiance est aussi radieuse que la bonne humeur de la pharmacienne. Et la voici emportée par un élan de plaisanterie. « Maintenant tu vas devoir me faire un compliment chaque jour ! » Sans quoi elle pourrait bien développer un désagréable sentiment de manque. Le grec ne voudrait tout de même pas qu'une telle chose arrive, n'est-ce pas ?

Elle a déjà connu Val' moins léger, plus grognon. Aujourd'hui elle a le droit à la version détendue et sympathique. Il arrive même pas à plaisanter sur sa future situation de grabataire et les soins que la pharmacienne pourrait lui apporter, selon lui, bien plus tôt qu'elle ne le pense. « C'est vrai ! » reconnaît-elle. L'apocalypse sape les forces des gens aussi sûrement que leurs années. « Il va falloir que j'me mette à réfléchir à mes tarifs, alors ! » Quoi ? Il pensait qu'elle allait prendre soin de lui gratuitement ? Et bien malheureusement il a raison...

Quand bien même il se remet à critiquer la musique électronique qu'elle affectionne, comme le digne héritier de décennies qu'elle n'a pas eu la chance de connaître. Ou la malchance, plutôt. « Ok boomer ! » rétorque-t-elle quand il appuie sur le fait que sa musique est très mal organisée. Elle trottine un peu à côté de lui, le dépasse pour venir se placer devant lui et marcher à reculons. La preuve de son enthousiasme. Ce dernier se dépeint d'ailleurs dans ce sourire qui ne tarde pas à poindre alors que le grec lui avoue qu'il préfère être sourd que subir cette torture. « Vos désirs sont des ordres, votre Altesse ! » plaisante-t-elle en esquissant une révérence espiègle. De toute façon il n'a guère le choix : il écoutera tôt ou tard sa musique. Et il finira même par l'apprécier. Oh que oui !

Mais cet entrain un brin enfantin, la pharmacienne le perd lorsqu'elle tombe dans le piège de son aîné. « Tu plaisantes, là, hein ? » C'est sûr qu'il connaît Elvis ! Qui ne le connaît pas ? Lorsque le grec s'esclaffe alors elle a la confirmation qu'il se moquait bien d'elle. « C'est pas drôle ! » souffle-t-elle avec, au coin des lèvres, un sourire qui tend pourtant à contredire son affirmation. « Comme tu peux l'voir, j'suis toujours aussi naïve... » Ils parvenaient déjà à s'en amuser à l'époque. Pourquoi en irait-il différemment aujourd'hui, après tout ?

Et puisque l'orage doit succéder à toute éclaircie, le duo d'amis en vient à évoquer le fiancé de Sasha et sa disparition. C'est le sujet casse-gueule par excellence, celui où on ne sait pas comment réagir. Val' se contente d'affirmer avec douceur que c'était probablement quelqu'un de bien. Et Sasha, elle, ne peut que confirmer d'un signe de la tête. « Au moins il a vu le bout de tout ça... » relativise-t-elle en englobant de ses bras le monde qui les entoure. Parfois elle se demande qui, des vivants ou des morts, peuvent être les plus chanceux...

Quoi qu'il en soit si Sasha n'est pas très douée pour faire face à la douleur, elle possède au moins la capacité de rebondir. Et c'est donc presque naturellement que la conversation s'oriente sur le groupe commandé par le grec et le fait que ses membres le suivent de leur plein gré. « T'as dû faire d'sacré efforts en communication, alors... » relève-t-elle, non sans retrouver le sourire. « Ou alors t'es l'mec le plus chanceux qu'je connaisse ! » Parce que sinon, comment expliquer le fait que ses sbires puissent tolérer sa sainte capillarité et ses impérieux besoins ?

Et c'est à ce moment que le grec évoque l'eau chaude et que Sasha se retrouve dans un rêve éveillé. Elle s'arrête, lui prend la main et insiste sur sa volonté de rejoindre ce groupe mais aussi sur ses inquiétudes quant au fait que les camarades de son aîné puissent la rejeter. Une crainte bien vite chassée par son ami. « Cool ! » Un simple mot qui reflète ce qu'elle pense mais bien loin d'exprimer ce qu'elle ressent. Il vient de lui avouer qu'il ne compte pas la laisser s'en aller. Et rien n'aurait pu lui faire plus plaisir... « J'espérais qu'tu dises ça ! Parce que j'compte bien traîner dans tes pattes, ces trois prochaines décennies ! » Et peut-être plus, qui sait ? D'autant plus qu'elle n'aura pas à apprendre le sirtaki ! Ce qui est fort dommage, quand bien même elle refuse de l'avouer à Val. Car après tout ils se sont lancés dans une guerre musico-générationnelle !

Toutefois il semblerait qu'elle va devoir apprendre à taper sur la table pour s'imposer. Et à grogner, aussi. Le grec lui assure qu'elle en est capable. Elle, franchement, elle en doute. « Et sinon parler, ça fonctionne pas ? » Elle n'a jamais été la plus bruyante ni la plus remarquable. À part quand elle est bourrée, peut-être. « Un bon vieux sit-in non plus ? » C'est plus fort qu'elle : elle imagine une taverne rempli de pirates assoiffés de sang. Ou d'anciens taulards ou motards qui ont oublié comment sourire, bardés de chaines en métal. « Ces gens... C'était des criminels ? » Des membres de cartel, peut-être ? Mais tout de même... Ils ont l'eau chaude !

Et il y a enfin une brève interlude mise à profit par Val pour la contempler. Elle fait de même, parfaitement consciente de la sensation qu'il éprouve. Leurs retrouvailles semblent si... improbables. Et si tout ceci était un rêve ? L'un de ces songes réalistes, qui laissent un grand vide quand ils s'estompent au profit de la réalité ? « C'est super bizarre, hein ? » Et c'est peut-être pour ça qu'elle refuse de lui lâcher la main. Par peur qu'il soit emporté dans le sillage d'un éventuel réveil. « Cela dit ton esprit te joue des tours, c'est évident ! » finit-elle par affirmer, espiègle. « Sinon tu saurais reconnaître de la bonne musique quand t'en entends ! » Oui, elle ne compte pas le lâcher avec ça !

Mais pour l'heure elle a surtout beaucoup de questions qui lui brûlent les lèvres. Alors elle l'entraîne à sa suite pour l'encourager à la ramener aussi vite que possible profiter de l'eau chaude. « Il y a d'autres filles dans ton groupe ? » Il y a plutôt intérêt ! Parce qu'elle les connaît, les mecs qui traînent en bande. Ils sont bêtes, un peu. Emportés par leur masculinité crasse et les blagues qui vont avec ! « Et puis surtout... Est-ce qu'il y a une Madame Zacharias ? » La pharmacienne se mordille la lèvre et plisse les yeux en ancrant à nouveau son regard sur son camarade : « T'as des enfants ?! » Il n'a pourtant rien confirmé ou infirmé, encore. C'est juste elle qui se laisse emporter par son imagination un brin chaotique...


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Valérian Zacharias
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Sujet: Re: Long time no see, my friend !   Mar 20 Juil 2021 - 10:54
Face aux douces rebuffades de Sasha, Valérian se contenta d’esquisser un sourire amusé. La jeune femme avait toujours eu le don de pincer une corde profondément enfouie en lui ; une corde empreinte de cette tendresse qu’il cachait d’ordinaire jalousement au reste du monde, comme un trésor susceptible de le rendre vulnérable. Il s’était en effet depuis longtemps barricadé derrière cette implacabilité afin de se protéger de ce monde impitoyable, comme s’il s’était agi d’une espèce de bouclier sur lequel ses horreurs n’auraient eu aucune emprise. Avec Sasha, le grec baissait toutefois ses gardes et se montrait bien plus spontané… et peut-être même tendre.

« Et puis quoi encore. » rétorqua-t-il à la jeune femme lorsque, radieuse, elle exigea de lui qu’il lui fasse chaque jour un compliment. Face à son enthousiasme débordant, les lèvres du grec s’ourlèrent dangereusement. Il se fit néanmoins violence pour conserver une expression résolument impassible et secoua la tête. « Tu deviendrais insupportable. Par ailleurs, je ne suis pas certain que tu puisses encore chausser quoi que ce soit si je te complimentais quotidiennement. » En vérité, il y aurait eu beaucoup à dire au sujet de Sasha tant elle était, aux yeux du grec, un miracle au coeur de ce monde sordide : la jeune femme disposait en effet d’une force dont elle n’avait probablement pas conscience. Une force qui l’avait protégée de l’influence néfaste de ce monde et qui lui permettait aujourd’hui encore de rester fidèle à elle-même, en dépit des épreuves qu’elle avait traversées. Son enthousiasme et son innocence étaient ainsi des perles qui conservaient leur éclat en dépit du marasme dans lequel elles étaient nichées. Des perles que le grec était déterminé à protéger, coûte que coûte.

Il lança un regard circonspect à Sasha lorsqu’elle le qualifia de boomer, incertain du comportement à adopter face à ce terme. Elle le dépassa alors d'un pas bondissant en le contemplant d’un air espiègle, semblable à celui d’un enfant qui s’amuse profondément de l’obstination sénile de son aîné. Il secoua la tête d’un air agacé devant sa révérence moqueuse, comme si elle avait été un moucheron particulièrement exaspérant. « N’exagère pas. »

Valérian se fendit néanmoins d’une risette lorsque son amie tomba dans son piège. Il se pinça alors les lèvres et réprima tant bien que mal l’hilarité que lui inspirait l’expression à la fois incrédule et indignée de son amie. « Je trouve que c’est au contraire très amusant. » se félicita-t-il en rejoignant en quelques pas la jeune femme que son étonnement avait arrêtée dans son élan. « Je suis peut-être un boumeur (il n’était décidément pas certain du terme employé par la jeune femme, mais avait deviné à son expression narquoise qu’il devait s’en offusquer) mais je connais mes classiques. Et, plus encore, je sais distinguer la bonne musique de la mauvaise. Je te ferai écouter Nana Mouskouri à l’occasion. Je suis certain que ton opinion changera à son sujet. Toute personne normalement constituée conviendrait que c’est de l’excellente musique. »    
Le visage du grec s’adoucit ensuite lorsque Sasha évoqua la disparition de son fiancé. Il resta cependant silencieux et la couvrit d’un regard étrange où miroitait une certaine compassion. Si la jeune femme peinait à s’épancher au sujet de la douleur que lui inspirait le souvenir de cet homme, lui était quelque peu pris au dépourvu par celle-ci. Si bien que les mots lui manquèrent à cet instant. Il progressa ainsi silencieusement aux côtés de son amie et lui témoigna par ce silence et ce regard toute sa sollicitude.        

Fidèle à elle-même, Sasha réorienta rapidement la conversation et retrouva dans la foulée son sourire. Ils abordèrent alors le sujet des Exilés et le grec pouffa à sa remarque espiègle. « J’ai été à bonne école. Figure-toi que je suis désormais capable de m’exprimer correctement et non plus de grogner comme un ours au sortir de son hibernation. Ce qui représente une amélioration majeure, n’est-ce pas ? » lui répondit-il tranquillement en surveillant les alentours.

Le regard de Valérian se plissa affectueusement lorsque la jeune femme, manifestement rassurée, se réjouit de pouvoir rester à ses côtés et d’intégrer son groupe. La vérité était que le grec n’aurait pas supporté d’être à nouveau séparé d’elle. Pas après qu’il l’ait retrouvée. Cette séparation l’avait en effet tant éprouvé qu’elle l'avait fait basculer dans un abîme de colère. La présence inespérée de Sasha à ses côtés semblait ainsi combler un gouffre jusqu’alors douloureux en lui, comme si elle avait été une partie intégrante de lui qui lui avait affreusement manqué tous ces mois.

Valérian eut une grimace mitigée lorsque Sasha s’inquiéta de devoir élever la voix en présence de ses futurs compagnons. « Parler ? Je crains qu’ils n’en soient malheureusement pas capables. Ils se contentent généralement de pousser des grognements inintelligibles et de gesticuler avec véhémence pour se faire comprendre. Mais je suppose qu’une séance d’épouillage devrait suffire à t'en faire accepter. » Ce qu’il pouvait s’amuser. Ah ! Il aurait donné cher pour voir la tête de certains Exilés s’ils avaient appris de quelle manière il les dépeignait en leur absence. Le grec glissa un coup d’oeil malicieux en direction de la jeune femme et se pinça les lèvres, comme un gamin réprimerait tant bien que mal son amusement. « Ne t’inquiète pas. Ils sont pour la plupart rustres et manquent cruellement d’éducation. Mais, que je sache, ils ne sont pas pour autant des monstres assoiffés de sang… à l’exception peut-être d’Anton dans ses mauvais jours. »

Une expression étrange, indéchiffrable, envahit le visage du grec lorsqu’il posa son regard sur Sasha et la contempla longuement. Il peinait encore à croire qu’elle se trouva là, sous ses yeux. Ses doigts se refermèrent autour de ceux de la jeune femme et il demeura un instant suspendu à ses orbes noisette, en proie à une certaine émotion. « Je ne pensais pas une telle chose possible. » souffla-t-il. « Pas dans ce monde. »          

Il se renfrogna soudain à la répartie espiègle de Sasha : « Ah ! » une petite exclamation mécontente lui échappa et il secoua la tête, exaspéré, sans toutefois renchérir. Nul doute qu’il ne manquerait pas de revenir à l’attaque à l’occasion. Ce n'était que partie remise.

Attendri, Valérian se laissa ensuite docilement entrainer à la suite de la jeune femme que son impatience rendait fébrile. « Il y a d’autres femmes oui. La plupart ont d’ailleurs bien plus de poigne que les hommes du groupe. Mais je suis certain que tu t’entendras sans mal avec certaines d’entre elles. » Emilie en tête. Surpris par la question suivante de son amie, le grec se figea une faction de seconde et riva vers elle un regard stupéfait. « Une madame Zacharias ? » un petit gloussement lui échappa. « Je crains que non. Tu as devant toi un célibataire endurci ! Je suppose que le poids des responsabilités m’a fait prématurément vieillir. Un vieillard aigri comme moi n’attire plus grand monde. »  

Son regard s’arrondit ensuite. « Des enfants ? Dieu merci non. J’ai suffisamment de préoccupations comme ça en étant à la tête d’un groupe composé d’adultes. Je ne tiens pas à voir mes cheveux grisonner plus rapidement encore. »

Il se tourna alors vers son amie et lui demanda : « et toi, est-ce que tu voyages seule ? Ou bien as-tu des compagnons de route ? »



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Sasha Critchlow
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Sujet: Re: Long time no see, my friend !   Mer 21 Juil 2021 - 13:20
« Oh, tu sais... J'ai eu ma période pieds nus ! »
Surtout dans sa petite ville natale, en fait. Le faire à Seattle, ce n'était pas vraiment indiqué. Entre les bris de verre et la saleté des rues des grandes métropoles, ça aurait été une forme de suicide pédestre. « Mais d'accord, j'veux bien oublier mes compliments quotidiens ! » De toute façon, de temps à autre - et probablement malgré lui - le grec lui lâche des petites remarques sympathiques. Sasha les aura, ses compliments. « Faudrait pas qu'tu te froisses la langue... » Petit clin d'oeil, petit sourire, grand classique. La pharmacienne aimait bien taquiner Val'. Et elle aime toujours autant le faire, visiblement.

Et puis quelques instants plus tard, lorsqu'il désapprouve cette petite révérence espiègle qu'elle vient de lui adresser en  secouant la tête d'un air agacé, elle note bien qu'elle a conservé toute sa capacité à l'agacer. Elle se souvient de l'époque où elle oscillait constamment entre la crainte de l'avoir vexé et la satisfaction d'avoir pu lui faire exprimer des émotions. « Pardon, je m'excuse... » souffle-t-elle en détournant le regard, peinant à réprimer un nouveau sourire. « ... Votre Altesse ! » Maintenant, Sasha, elle sait bien que la patience de son aîné n'est pas infinie. Tout l'art consiste à ne pas en abuser. Et la jeune femme n'insiste plus vraiment.

Cela dit le grec n'est pas non plus en reste lorsqu'il s'agit d'indigner la pharmacienne. Et il le prouve en se prenant très très injustement à sa musique. Elle proteste et le traite de boomer. Et lui, il accepte le qualificatif. Non sans revenir à la charge avec sa Nana Mouskouri. Non sans lui indiquer, au passage, qu'il sait faire la différence entre la bonne et la mauvaise musique. « J'imagine que je n'y couperai pas... »souffle-t-elle, lorsqu'il lui indique qu'il lui fera écouter des morceaux de sa sacro-sainte chanteuse. « Mais d'accord ! J'arrive à supporter l'grognement des rodeurs alors pourquoi pas ceux d'une chanteuse grecque, hein ? » plaisante-t-elle. Oui, elle veut bien faire un effort. Et puis elle aime bien découvrir de nouvelles choses, Sasha.

« Mais non ?! » s'exclame-t-elle, partagée entre l'incrédulité et le rire, lorsqu'il lui confirme, ensuite, lorsqu'il lui assure qu'il est capable de s'exprimer correctement. « J'suis fière de toi ! » Mais oui, en effet, il a été à bonne école. Il faut dire qu'elle s'est acharnée à faire de cet ours une personne sociable. À peu près sociable, plutôt. « C'est si émouvant de les voir grandir... » Elle chasse une larme imaginaire du coin de son oeil droit avant de lui décocher un petit coup de coude.

Maintenant il semblerait que ses nouveaux camarades n'ont pas la chance d'avoir évolué vers le langage civilisé. Le tableau que Val' lui dépeint n'est pas vraiment rassurant. Sasha perd son sourire et se mordille les lèvres tandis qu'elle observe son aîné. C'est une blague, hein ? Ou alors, il est vraiment sérieux ? Oui, elle a toujours eu un peu de mal à faire la différence entre les plaisanteries et les simples affirmations de son ami. Quelque part, ça fait un peu son charme. « Tes nouveaux compagnons, là... C'est des rôdeurs, en fait, c'est ça ? » Elle ne peut pas s'empêcher de se demander si la folie l'a finalement emporté, en son absence. Et c'est quoi cette histoire d'épouillage. « Plutôt des singes, du coup ? » Où est-ce qu'il l'emmène ? Quelle genre de communauté va-t-elle intégrer ? Ces questions légitimes commencent un peu à la torturer...

Mais pas très longtemps, heureusement. Parce que le grec se charge vite de la rassurer à nouveau : ses camarades sont rustres mais ne sont pas des animaux assoiffés de sang. Sauf cet Anton, visiblement. Mais seulement dans ses mauvais jours. « Des bikers ! Il me ramène dans un club de bikers ! » murmure-t-elle, les yeux ronds. « J'y crois pas ! » Mais bien sûr, elle ne compte de toute façon pas l'abandonner une nouvelle fois. Il pourrait l'emmener à l'un des pires sabbats qu'elle ne le lâcherait pas d'une semelle. Pour son bien. Et le sien. « J'aurai le droit de leur lancer des cacahuètes ? » s'enquit-elle, amusée. N'empêche que dans les faits, elle n'est toujours pas bien rassurée...

Quoi qu'il en soit, elle pourra au moins compter sur des présences féminines. Les femmes de son groupe, à l'entendre, ont une sacrée poigne. Sasha craint peut-être davantage ses congénères du beau sexe que ceux du supposé sexe fort. Elle le sait bien, la pharmacienne, que les filles peuvent parfois - souvent ? - se montrer plus cruelles que les hommes. « Chouette ! On fera des soirées pyjama ! » Pour peu, bien sûr, que ses femmes lui accordent un peu d'attention et ne la voient pas comme une parasite ou pire : une rivale. Les groupes reposent parfois sur un équilibre précaire. Et elle craint d'être celle qui le rompra.

« Toi ? Un vieillard aigri ? » relève-t-elle, arquant un sourcil, lorsque son ami lui confie qu'il est toujours un célibataire endurci. « T'exagères... T'es pas si vieux ! » plaisante-t-elle, se gardant bien de le contredire sur son aigreur. « Le poids des responsabilités... » Cette expression l'amuse, lui évoque un personne célèbre de Disney. « On dirait Scar... » Il connaît, hein ? Même s'il se présente comme un vieillard, il n'aura pas pu échapper à la magie du Roi Lion. Dans le cas contraire, elle lui racontera volontiers toute l'histoire de ce chef d'oeuvre. Et il aura même droit aux chansons !

Dans la foulée, la pharmacienne apprend qu'il n'a toujours pas d'enfants. À part les adultes dont il a la charge. Plus les secondes passent et plus elle est tout de même curieuse de rencontrer ses camarades. Ils ont l'air d'être de sacrés numéros. Qu'elle appréhende cette rencontre, c'est sûrement normal. Mais qu'est-ce qui pourrait mal se passer avec un Valérian pour veiller sur elle, hein ? « Tu sais que t'es peut-être le dernier grec vivant ? Il va bien falloir transmettre ton patrimoine génétique à un moment ou à un autre ! Pense à ce que Socrate et Platon penseraient s'ils apprenaient que tu as laissé ton espèce s'éteindre ? » plaisante-t-elle. Masi c'est un choix personnel et par conséquent, il lui appartient. Elle, tout ce qu'elle peut faire, c'est l'aider à sélectionner une candidate. Et elle s'y emploiera ! Oh que oui !

Ils poursuivent leur chemin et ce faisant, le grec lui demande si elle voyage seule ou si elle s'est dégottée des compagnons de route. « Méfie-toi des étrangers, Sasha ! La plupart ont de mauvaises intentions ! » Est-ce qu'il se rappelle lui avoir dit quelque chose de similaire, dans le passé ? « J'ai suivi tes conseils, Val ! J'ai évité à peu près tout ce qui respire ces dernières années. À part quand je n'avais pas le choix ! » Et parce que, quelque part, toute sociable qu'elle peut être, elle n'avait pas envie de lui faire des infidélités. Ou encore, parce qu'elle ne souhaitait plus revivre la douleur d'une nouvelle séparation. Les amis sont précieux et leurs absences, douloureuses. « Mais il paraît que je vais intégrer un groupe de sociopathes, aujourd'hui... » rigole-t-elle. Et même si elle peine encore à le croire, on dirait bien que son périple en solitaire est enfin terminé. Il était temps !

Un chapitre s'achève, un autre commence.


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