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Consider twice before being unkind | ft. Armand
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Hoani Hayworth
Hoani Hayworth
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Sujet: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Jeu 25 Fév 2021 - 17:28


Consider twice before being unkind



New Eden - Mars 2019 | Armand & Hoani





Paumes sur le ventre, je baisse mon regard en regardant la zone grossie, distendue de mon corps. Je la considère d’un œil presque lointain, me sentant étrangère à ma propre silhouette. Il y a quelques jours à peine, j’avais attenté au pire en compagnie de ma plus fidèle alliée depuis que l’apocalypse s’est déclarée. Mais l’avortement avait échoué, et non seulement mon amie avait risqué sa peau pour moi, mais en plus, j’avais manqué d’être repérée à mon tour. Convoquée à nouveau tant mon état apathique était notable, j’avais dû me justifier et prouver encore et en chœur que oui, j’avais si hâte d’accoucher et de prendre soin de mon futur bébé. Tu parles. Cette chose en moi ? Je ne le veux pas. Elle me dégoûte. Tout autant que moi-même, à vrai dire. Des mains viennent soudainement m’enlacer, tandis que les lèvres sèches de cet étranger qui me fréquente depuis l’année dernière soupire d’aise à mon oreille. Je lève les yeux au ciel en me retenant de grimacer, remerciant le ciel que je ne sois pas en train de m’admirer devant un miroir. Eric fait l’innocent, mais je sais qu’il n’est pas aveugle, et qu’il a bien remarqué ô combien cette situation de grossesse non-désirée m’horripile. Mais ce n’est pas comme si je pouvais tout annuler, pas vrai ? Revenir en arrière, en un claquement des doigts. Refuser d’entrer à New Eden et risquer de condamner notre petit groupe de survivants à une morte lente en demeurant à l’extérieur de l’enceinte de cet énorme camp. Mmf. Je soupire à mon tour, ce que le soldat interprète comme une invitation. Il me retourne afin de me faire face, et affiche ce sourire béat qui est tout, sauf sincère. Du moins pas à mes yeux. « Et comment va notre petit bout aujourd’hui ? » susurre-t ’il d’une voix mielleuse. Argh, que son propre son m’écœure. Mais j’ignore mon ressenti et me force à rétorquer sur le même ton. « En pleine forme, tout se déroule à merveille. » C’est faux, mais qu’importe ? La vérité n’a clairement pas sa place à New Eden.

Eric se recule alors, cessant d’ores et déjà de me considérer comme sa femme bien-aimée. A la place, il me rappelle d’un ton assez sec. « Au fait, tu te souviens qu’Armand vient manger à la maison, aujourd’hui ? » Merde, j’ai complètement oublié. Trop focalisée sur mon état pitoyable et ce truc qui déchire mes entrailles, je ne songe plus au reste de ma triste réalité. « Oui oui, j’ai tout prévu pour le repas de ce midi. » Merci mon besoin de penser à autre chose et d’avoir fait le plein des provisions il n’y a pas longtemps. « Alors, qu’est-ce que tu attends pour t’atteler à la tâche ? » Me balance mon compagnon, toujours aussi aimable. Je le jauge rapidement, mes yeux froids se plongeant dans les siens, d’un marron chocolat étonnamment plaisant. Je me suis toujours demandé quel genre d’homme était Eric avant tout ça. S’il avait toujours été un parfait connard ou bien s’il avait une once d’humanité avant que les morts ne se relèvent. Mais je n’ai jamais eu de réponse à cette question existentielle. « Je m’y mets tout de suite. » Je m’applique alors, mes mains abandonnant cette partie de mon corps que j’honni tant pour aller farfouiller dans la cuisine. Le commandant Phillips va venir à la maison. Je me dois de respecter le grade de Monsieur et de m’appliquer plus que jamais à apprécier l’honneur qu’il nous fait. Je râle dans ma tête, tandis que je prépare le repas privilégié pour le chef militaire. Pour Eric, ledit Armand représente autant son supérieur que son ami. Les deux hommes s’apprécient sincèrement, et c’est bien pour cela que de mon côté, je ne porte absolument pas notre futur guest dans mon cœur. Les militaires de Walla Walla sont décidément tous les mêmes. Soit endoctrinés, soit tellement adeptes de la dictature en place qu’ils n’ont même plus conscience des droits qu’ils ont vaillamment défendus par le passé, avant que les grogneurs n’apparaissent. Comment des hommes qui se sont battus pour leurs pays peuvent adhérer à ce genre de secte ? Je crois que je ne parviendrai jamais à comprendre ça.  Et au pire des cas, je ne cherche même plus à essayer. Eric m’a bien fait comprendre que je ne représente rien de plus qu’une vulgaire poupée à ses yeux, alors je ne vois pas pourquoi je souhaiterai aller plus loin dans l’introspection des âmes de ces foutus soldats. Qu’ils continuent à jouer aux marionnettes si ça leur chante, je ne compte pas les rejoindre dans leur délire.

Le temps passe donc sans que nous n’échangions guère plus de trois mots avec mon concubin désigné. A force de vivre ainsi, je néglige presque la bague que je porte encore à la main gauche. Le fait que je sois mariée n’est un secret pour personne, mais tout le monde considère mon époux comme décédé. Je refuse d’y croire, mais plus le temps passe, plus je pense à Eric et sa brusquerie, et non plus à William et sa douceur d’antan. Je souffle, subtilement histoire de ne trop me faire entendre, quand des bruits sourds émanent de la porte d’entrée. Je n’ai pas prêté attention plus que ça au temps qui a filé, voilà que notre invité débarque d’ores et déjà dans nos locaux. Heureusement, mon rôle de bonne femme est accompli à merveille, le repas est prêt, les hommes n’ont donc qu’à mettre les pieds sous la table. Croisant le regard d’Eric, j’hoche la tête, confirmant d’une voix faussement enjouée : « J’y vaiiis. » J’aurais pu être comédienne dans une autre vie. Tirant sur la poignée, je me décale de la porte que j’ouvre afin de mieux observer la carrure du commandant Phillips. A première vue, l’homme donne un sentiment de fermeté et d’honneur irréprochable. Un militaire taillé sur mesure pour la fonction de haut gradé. Il paraît presque fréquentable, alors qu’il m’adresse un salut cordial et que je le laisse se faufiler dans notre maison. « Commandant Phillips. » Je lui retourne sa politesse, d’un ton distant, bien que je maquille mes traits d’une manière honteusement réjouie. Je m’attends d’ores et déjà à supporter sa familiarité avec Eric, à devoir faire semblant de rire pendant que des banalités seront échangées, banalités qui pourraient largement rimer avec ordre et injustice à faire régner à mes yeux. Néanmoins, je maintiens mon rôle de femme domestiquée, et guide le militaire auprès de l’étranger qui partage malheureusement ma vie. « Eric vous attend, je vous laisse vous installer. » Faites comme chez vous, je manque de grommeler, après tout, New Eden c’est votre œuvre aussi.

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Armand Phillips
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Jeu 4 Mar 2021 - 10:19
~ Mars 2019

Il sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine. Avait-il vraiment bien entendu ? Face à lui, Fiona avait le visage tendu. Pas une seconde, il n’aurait imaginé que cette conversation à caractère politique les mène à ça. Pas alors qu’il avait encore sur sa peau son parfum, son goût sur ses lèvres. Quel rapport avec eux ?

- C’est mieux qu’on arrête là, Armand, répéta la quadragénaire, visiblement décidée. Elle y pensait effectivement depuis quelques temps. Des mois peut-être, depuis que la situation devenait de plus en plus absurde ici à Walla Walla. Elle le regretterait certainement d’une certaine manière, mais elle ne pouvait plus assumer plus longtemps. De coucher avec un membre du Trône. D’aimer un membre du Trône. Je ne peux plus continuer à faire ça.

****

C’était la veille. Armand accusait cette annonce à sa façon, ce qui signifiait : plutôt mal. C’était un coup de poignard dans le dos. Et comme pour toutes ses ruptures : il ressentait ça comme un rejet pur et simple de sa personne. « Tu n’es pas assez bien pour moi. Sors de ma vie, tu ne me mérites pas. » Ce n’était pas les mots que Fiona avait déclarés, mais notre homme les entendait ainsi. Il avait beau avoir plus de quarante piges, il aurait voulu se mettre en boule sur son canapé et y passer la journée. Mais il avait promis l’avant-veille à Eric de venir déjeuner…

Quand il frappa à la porte du couple, il avait retrouvé en apparence sa contenance. Le dos droit, la mine affirmée. Ce fut la femme de son collègue qui vint lui ouvrir et il la salua d’un mouvement de la tête. Il avait déjà rencontré la jeune femme quelques fois, mais ne la connaissait que très peu. Il n’avait jamais été très mondain et parler pour parler n’était pas toujours sa spécialité. Mais il appréciait son mari, avec lequel il travaillait maintenant depuis un bail. Sans être un ami vraiment proche, il le respectait et estimait son travail.

- Comment ça va ? S’exclama Eric en lui serrant la main, visiblement content de passer un peu de temps avec son ainé. Il fallait dire que les deux hommes n’avaient pas vraiment eu l’occasion de discuter depuis quelques temps. Cela faisait deux mois maintenant qu’Armand travaillait sur le Plan Seattle, et il avait déjà fait quelques aller-retours par là-bas, où ils établissaient un nouvel avant-poste en périphérie de la métropole, à Bellevue. Combien de temps tu restes cette fois ?
- Je repars jeudi, répondit le commandant, récupérant naturellement le verre qu’Hoani lui servit. Il avait toujours été un peu habitué chez lui à se faire servir, ce n’était rien qui le choquait. Il la remercia toutefois dans un murmure. Ça avance, mais la ville a vraiment l’air déserte. Je ne sais pas si on s’éternisera, confia-t-il. On ne peut pas vraiment s’en étonner, avec la densité qu’il y avait là-bas…

Ils avaient effectivement peu d’espoir en ce qui concernait la ville d’émeraude. Plus de trois ans après le début de l’apocalypse, si du monde avait dû survivre là-bas, ils avaient certainement fui le plus loin possible des buildings et des hordes. Mais ils se devaient d’en être certains toutefois… Cela tenait à cœur à Armand, qui se souvenait encore du chaos du CenturyLink Field la nuit où il avait sombré. Le tombeau de sa belle-sœur et de sa nièce. Il relativisait davantage les mots de Fiona en repensant à Aline et sa mère. Il pinça les lèvres.

- Et vous alors ? Enchaina-t-il, en jetant un regard bref aussi vers l’épouse d’Eric.
- Et bien, on ne peut mieux, pas vrai ma chérie ? Et clairement, le visage du jeune homme rayonnait. Il ne retint pas d’annoncer, enthousiaste, à son compagnon la nouvelle. Nous allons avoir un bébé !
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Hoani Hayworth
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Dim 20 Juin 2021 - 16:27


Consider twice before being unkind



New Eden - Mars 2019 | Armand & Hoani





Je prends un peu trop mon temps pour refermer la porte d’entrée pendant que le militaire rejoint mon concubin désigné. Mon front va frotter le bois quelques courtes secondes, et je ferme les yeux, résignée. J’en ai déjà marre de ce repas improvisé. Eric n’a de cesse de vouloir afficher sa jolie petite famille. Il vit dans un rêve éveillé : il a une femme qui lui obéit au doigt et à l’œil, et bientôt un enfant auquel il pourra enseigner les pires valeurs de New Eden. Vive la patriarchie. Bon allez Hoani, arrête de te lamenter, tu es habituée maintenant. Je me ressaisis et me dirige vers la cuisine pendant que les deux hommes parlottent entre eux. J’aimerais croire que c’est vrai, tiens. Que ce quotidien est en effet mien et que je m’y suis fait. Depuis le temps, ça devrait. Tu parles. Chaque jour je me réveille et j’énumère les possibilités de fuite. Elles sont minimes, malheureusement. Alors j’enchaîne ensuite avec la liste des moyens envisageables pour me débarrasser du soldat. Les conséquences seraient toutefois désastreuses, je n’aurais aucun moyen d’échapper à un affreux châtiment. Ensuite, il y a des fois, je songe à en finir. Ne serait-ce pas plus simple, au bout du compte, de mettre un terme à ce cauchemar ? Cela ne dure pas bien longtemps, toutefois. Je n’ai pas survécu tant de mois à Walla Walla pour céder aujourd’hui à cette secte. Hors de question de les faire gagner. Et puis, je porte la vie, maintenant. Vie qui ne veut pas me quitter malgré mes plus durs efforts. Alors j’ai beau détesté cette réalité, je ne peux pas non plus ne pas prendre en compte ce fait inévitable. Ainsi, tous les jours j’en viens à abandonner mes funestes idées, et revêts mon tablier de femme au foyer. Mon palpitant se teintant de plus en plus de noirceur tandis que de furieuses promesses de vengeance pullulent chaque jour plus nombreuses dans mon esprit tourmenté.

En soufflant, je trie d’ailleurs à nouveau mes pensées sombres et arbore ce sourire faux qui me va si bien. Je reviens près des militaires, et leur sers chacun un verre. J’hausse un sourcil quand le commandant me remercie. J’oublie toujours qu’il a certaines manières de politesse, lui. Au contraire d’Eric, qui se contente de prendre le verre sans même me regarder. Pour lui, tout lui est dû. J’imagine toutefois que tout mari se comporte ainsi, dans sa propre maison. Me retenant de plisser le front, pour ne pas paraître trop mécontente devant les autres, je me borne donc à rester debout auprès de mon partenaire assis. J’écoute d’une oreille distraite la discussion des soldats. Je ne sais pas à partir de quel moment j’ai commencé a prêter attention aux différents échanges des hommes, mais un matin, j’ai décidé de noter toute information qui pourrait m’être utile dans un coin de la tête. J’ai toujours l’espoir qu’un jour, les mâles de New Eden frappe la mauvaise ville. Qu’un groupe soit déjà installé, et se rende compte de la mascarade mise en place. Mascarade qui marche pourtant foutrement bien. J’aspire à ce qu’ils se fassent des ennemis, et que la soif de pouvoir des élites à la tête de New Eden finisse par mener la dictature à sa perte. Jusqu’à ce jour, ce n’est pas le cas. Mais eh, une femme peut se permettre de rêver non ?

J’en viens presque à espérer qu’ils tombent un jour sur mon frangin, ou sur mon véritable mari au détour d’un nouvel enrôlement, quand le regard d’Armand et la main d’Eric autour de ma taille me fait sursauter. Mon compagnon annonce la fameuse nouvelle à son supérieur, et mon cœur manque un battement. Qu’est-ce que c’est génial, quelle joie, ça ne se voit pas ? Je rayonne de bonheur, l.o.l. Ma mâchoire se serre, j’ai envie de hurler. De dire que ce putain de bébé, il peut se le garder. Mais je ne peux pas, alors je rejoins le jeu d’Eric. « Et oui, surprise ! » Je rebondis, d’un enthousiasme limité. « Cela fait quelques semaines que je suis enceinte, mais on ne l’a pas encore annoncé à tout le monde. » Je me permets de plonger dans la discussion, la femme est autorisée après tout, elle porte le bébé non ? « On voulait être sûr, vous voyez ? » Bah oui, cela aurait été dommage de subir une fausse couche, hein. Vraiment dommage. Je porte une main à mon ventre, le réflexe me dépassant moi-même. Mais quelque part, je ne suis pas insensible à cette chose qui grandit en moi. Voulue ou non, c’est une part de moi, et je le ressens, d’une certaine manière. Peu importe que la sensation soit agréable ou non, elle est là. Ancrée en moi. « On ne sait pas encore le sexe du bébé à ce stade, mais Eric espère que c’est un garçon, n’est-ce pas mon ange ? » J’imite un rire convaincant, tandis qu’il appose à son tour sa main par-dessus la mienne, au niveau de mon ventre. Il n’espère que ça, c’est vrai. Et je dois dire que depuis qu’il est au courant de ma grossesse, il est quelque peu plus doux. Il ne me plie plus à sa volonté comme avant. Plus autant, plus aussi brutalement. A croire que devenir père pourrait presque lui faire retrouver un semblant d’humanité. « Tu te rends compte ? Je vais devenir Papa. C’est dingue. J’ai si hâte et en même temps, je stresse. Mince, je crois qu’une zone de combat ou même les marcheurs en personne me font moins peur que cette perspective. » Quelque chose brille dans ses yeux alors qu’il se tourne vers Armand. Je laisse l’intéressé réagir à la nouvelle, me mordillant les lèvres. On ne va pas parler que de ça, si ? C’est chose courante à Walla Walla, des femmes enceintes, c’est un devoir sacré même. Pas de quoi donc en faire tout un plat. Agacée par tant d’attention, et plus encore par le fait qu’on ignore ma volonté, j’incite à changer quelque peu de sujet. « Et vous donc, commandant ? Personne en vue, pas de petite famille à annoncer également ? » Mon sourire est agrandi alors que j’interroge l’aîné d’Eric. Eh oui, il n'y a pas que les femmes qui doivent remplir un devoir, les hommes aussi sont censés assurer leur part.


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Armand Phillips
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Mer 30 Juin 2021 - 9:25
La bouche d’Armand s’ouvrit dans un O surpris, avant de se tordre dans un sourire ravi. Pour eux. Car Eric paraissait effectivement rayonnant. Et avec sa clairvoyance sur la gente féminine, il ne doutait pas que ce fut également le cas de son épouse.

- Oh mais quelle nouvelle ! S’exclama-t-il.

Il ne feintait pas son contentement. Il croyait réellement en l’importance de cette future génération. Tellement de personnes avaient péri ces dernières années, leur politique de naissance, alors qu’ils évoluaient maintenant dans un environnement sécurisé, était essentielle. A ce moment-là, l’homme ne réalisait pas encore jusqu’où elle était pourtant déjà forcée. Il ne lui semblait voir autour de lui que des couples relativement épanouis par la situation et qui s’étaient choisis. En réalité, c’était vrai pour la plupart, leur Adonaï avait déjà à l’époque une forte emprise sur les mentalités. Nombreux étaient ceux qui se pliaient aux règles par pure dévotion.

- C’est pour quand ? Enchaina-t-il. Tu te portes bien ? Il n’avait lui-même pas d’enfant, mais il se souvenait que sa belle-sœur n’avait pas été épargnée lors de ses grossesses et qu’elle avait été particulièrement malade les premiers mois. La question était effectivement destinée à la future mère. Il se demanda une seconde si elle avait déjà eu des enfants. Avant. Elles étaient nombreuses dans ce cas, à avoir perdu leur progénitures les premiers mois de l’apocalypse. Il pouvait alors imaginer qu’une nouvelle grossesse puisse alors être perçue autant comme une épreuve, que comme un miracle.

Armand avait acquiescé à Hoani, quand elle affirma qu’ils attendaient d’être absolument sûrs pour l’annoncer. Elle jouait son rôle de femme amoureuse et docile à merveille, jamais le Commandant n’aurait pu imaginer la tempête intérieure qui l’animait.

- L’un ou l’autre, c’est extraordinaire, répondit-il. Mon frère avait deux filles, elles le rendaient aussi très fier. L’une d’elle, l’ainée, Aline, sa filleule, avait péri au CenturyLink Field. Il ne restait plus que Eliza aujourd’hui. Tu t’en sortiras très bien, je suis certain, assura-t-il alors à son compagnon. Puis tu peux sûrement compter sur ta femme pour assurer !

Ce bon vieil adage selon lequel les femmes avaient en quelque sorte ça dans le sang. Un instinct maternel inné. Au contraire des hommes qui se trouvaient souvent dépassés. Et pour cause, ils n’étaient pas autant impliqués, de part leur travail et la nature tout simplement. Eric répondit en vantant effectivement son épouse, affirmant qu’elle serait une mère exemplaire, juste avant que cette dernière ne rebondisse pour se lancer sur un terrain glissant. L’afro-américain afficha un sourire crispé. Il repensa à sa conversation de la veille avec Fiona. Largué comme une vieille chaussette trouée.

- Je suis tellement peu présent ici, à Walla Walla, que je ne serai la cadeau d’aucune femme pour le moment. Et j’aurais du mal à assumer mes obligations familiales. Avec ce projet sur Seattle, cela va certainement durer un moment. Passait-il entre les gouttes, comme un privilégié ? Oui, sa position le lui permettait. Et il n’avait effectivement que peu de temps à consacrer à une épouse. D’autant qu’il ne croyait plus réellement au mariage depuis son divorce difficile avec Susan. Il avait déjà cru à l’époque qu’il aimerait pour la vie. Et s’il se trompait de nouveau ? Il pinça les lèvres et tut qu’il était depuis deux ans sous le charme d’une quadragénaire ménopausée qui ne voulait aujourd’hui plus de lui. Ensuite… on verra… Qui sait ce que l’avenir nous réserve.

Il força un sourire, mais le cœur n’y était pas. Oh non, il n’avait aucune idée de ce que les prochains mois lui réserveraient. Une sacrée prise de conscience !
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Mar 7 Sep 2021 - 16:46


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New Eden - Mars 2019 | Armand & Hoani





Je me retiens de lever les yeux au ciel. « Quelle nouvelle » tu parles. Ne s’agit-il pas de la nouvelle apportée par toutes les femmes de New Eden ? D’un sourire toujours aussi faux, je ne révèle rien de mes accusations pensées, répondant à la place au questionnement du supérieur d’Eric. « Si tout se passe bien, pour la seconde moitié de septembre. » Et j’aurais bien aimé que cela ne se passe pas aussi merveilleusement que souhaité par les militaires. Malheureusement pour moi, la chose dans mon ventre semble bien plus coriace que moi, et désire plus que tout pointer le bout de son nez à Walla Walla. A ma grande surprise, Philips fait montre d’une sollicitude à mon égard, mais j’ai à peine le temps d’ouvrir la bouche que mon concubin me coupe l’herbe sous le pied. « Oh tu connais un peu. Des nausées, des difficultés pour sortir du lit sans tomber, mais ma femme fait avec, pas vrai ?! » Une main portée à mes reins, Eric me jauge. Une ombre voile son regard, et je comprends aussitôt que je n’ai pas trop intérêt à en dévoiler trop. S’il ne sait pas ce que j’ai attenté sur ma propre personne, il se doute que je suis suffisamment mal à l’aise avec ma condition et ne veut pas que je le fasse sentir à qui que ce soit. J’acquiesce donc en silence, montrant mon partenaire avec fierté, comme s’il avait tout saisi à la condition des femmes et qu’il savait à quoi correspondait une grossesse, ravalant ma rage. La conversation se poursuit, des banalités sont de nouveau échangées, et je prétends être toujours aussi guillerette. Intérieurement, je me demande ce que j’apprendrai le plus à mon futur enfant : à jouer la comédie ou à obéir aux règles pour éviter les ennuis ?

Le temps passe doucement, et je n’hésite pas trop à retourner la discussion dans l’autre sens. Parler de moi sans vraiment pouvoir en placer une, cela n’a pas trop d’intérêt. Je me permets alors d’interroger Armand, l’observant de mes yeux azurs, le sondant quelque peu. Je ne peux me retenir de le juger avec un certain mépris, comprenant que l’homme échappe à son devoir. Encore une fois. New Eden ne marche que dans un sens, et je ne comprends pas que personne ne saisisse la grotesquerie utilisée pour former cette communauté. Il ne s’agit que d’une vulgaire farce, et chaque jour, de nouvelles recrues tombent dans le panneau. Est-ce que les humains ont toujours été aussi crédules, ou la peur de se faire dévorer par des morts prévaut-elle sur la raison de chacun ? Masquant ma raillerie, je fais mine de m’intéresser au projet mentionné par le commandant. Après tout, ce n’est pas Eric qui va m’en dire plus sur ce qu’il fait en mon absence, encore moins sur ce qu’il se passe à l’extérieur. « Ah oui, le projet Seattle… La nouvelle conquête de New Eden. » Je plaisante doucement, et me rends compte que ma remarque pourrait mal passer, du moins par le regard lancé par mon compagnon. Me râclant la gorge, j’essaie d’adopter un ton plus léger : « Vous pensez que cela va prendre autant de temps à aboutir ? C’est important aussi, de prendre du temps pour soi et se construire une famille. Je suis sûre que plus d’une vous attendrait avec plaisir à la maison. » Je passe un peu pour la cruche, mais je n’en ai cure. Si Walla Walla est liée à New Eden peut-être qu’il y a moyen d’ouvrir une porte de sortie. « Oh, allons chérie, je doute que cela te concerne vraiment ! » s'avance cependant Eric, qui secoue la tête en lançant un regard entendu – quoi que peut-être un tantinet jaloux par ma remarque – à Armand.

******

Mes larmes de crocodile font effet, et en dehors de me présenter des phrases toutes faites de condoléances, quasiment personne n’ose demeurer à mes côtés plus longtemps que nécessaire. Qu'importe que je sois aux côtés d'autres veuves éplorées, personne n'a véritablement envie d'échanger ensemble. J’accepte bien entendu les formules de politesse, hochant la tête, essuyant quelques gouttes salées ici et là, mais intérieurement, je me réjouis. Eric n’est plus. Sur le coup, je ne pense pas au reste. Je n’ai pas conscience que mon futur est incertain, qu’un autre prendra prochainement sa place. Non sur le moment, je n’entrevois que cette liberté recouvrée, au moins dans mon intimité. Je n’ai plus à craindre qu’il ne viole celle-ci, qu’il me pousse, encore, à couver. Je baisse d’ailleurs mon regard sur mon ventre à peine arrondi, me mordillant la lèvre. Eric n’est peut-être plus là pour me terroriser, mais il ne sera également plus là pour ses enfants. Les élever seule, toutefois, n’était pas ce que j’avais imaginé non plus. En serais-je seulement capable ?

Je n’ai pas plus l’occasion de m’épancher sur mes tourments interne qu’une silhouette ombragée apparaît à mes pieds. Relevant mes yeux, je croise le regard sincèrement désolé du commandant Philips, face auquel j’essaie de faire bonne mesure également. « Commandant, hm. Ce fut une très belle cérémonie. » Evidemment, Armand a prononcé quelques mots, après tout, il était présent, ce jour-là. Ce jour où Eric est mort, avec tant d’autres soldats, tandis que moi, je me surprenais à espérer à revivre.


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Armand Phillips
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Dim 12 Sep 2021 - 17:43
- Décembre 2019

Armand affichait un air grave. Un air qu’il ne quittait plus depuis quelques semaines. Pour ce qui était arrivé à beaucoup de ses camarades, certains directement sous ses ordres, et pour ce qui l’attendait après. Car s’il était présent aux funérailles des victimes aujourd’hui, il allait recevoir un procès. Oh il n’était pas le seul gradé en poste à Bellevue, et on ne pouvait pas réellement lui imputer la faute de ce massacre. Mais il était le seul encore vivant…

Il avait donc négocié sa venue jusqu’ici pour pouvoir dire quelques mots à la cérémonie devant cette masse de veuves et d’orphelins. Une audience vraiment particulière et surtout complètement glauque. Ça n’avait pas été une partie de plaisir, autant le dire, et l’homme n’aspirait qu’à déguerpir. Mais il avait son honneur et le sens du devoir, alors il s’y tenait. Il s’approcha des femmes pour serrer quelques mains. Il en enlassa même certaine, avec pudeur. Il en connaissait beaucoup, pas toutes. Ses condoléances étaient répétées et pouvaient paraitre automatiques, mais elles n’en étaient pas moins sincères. Il donnerait cher, très cher, pour revenir en arrière. Pour être physiquement présent cette nuit-là, au lieu de combattre les Scarecrows à la Marina.

- Hoani… Je suis tellement navré pour Eric, souffla-t-il en se présentant finalement devant la néo-zélandaise. Son mari faisait effectivement partie de ses bons amis, au milieu de simples connaissances. Sa mort le touchait donc un peu plus que la plupart des autres, quoi que devant un tel nombre, il ne parvenait plus réellement à faire la différence. C’était vraiment un excellent soldat, mais surtout un homme de valeur, un vrai camarade, on pouvait toujours compter sur lui. J’ai beaucoup pensé à vous, et à votre enfant.

Son fils était né trois mois plus tôt, il ignorait évidemment qu’elle était de nouveau enceinte. Il se souvenait d’Eric qui lui parlait de son bambin avec fierté une semaine tout au plus avant son décès. Il ressentait une réelle colère contre les types qui avaient commandité tout ça. Les seuls vrais responsables.

- Sa famille était tellement précieuse à ses yeux, ajouta-t-il, persuadé de toucher la jeune femme. Elle avait certainement besoin d’entendre ce genre de choses, non ? Son époux était souvent absent, mais elle devait savoir à quel point il l’aimait. Du moins certainement. Il posa une main qui se voulait chaleureuse et réconfortante, sur l’avant-bras de la veuve. Il va beaucoup me manquer aussi.
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Hoani Hayworth
Hoani Hayworth
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Sujet: Re: Consider twice before being unkind | ft. Armand   Mar 28 Sep 2021 - 20:28


Consider twice before being unkind



New Eden - Décembre 2019 | Armand & Hoani





J’ai pu observer le commandant Philips échanger avec les différentes veuves et autre proche entourage des victimes honorées ce jour, et je me demande intérieurement comment il fait. Comment il peut supporter ce rôle qui lui incombe, cette mort qui l’entoure. Est-il seulement sincère lorsqu’il présente ses condoléances ? Quelque part, il l’est sûrement plus que moi. Néanmoins, je suis loin de me douter qu’il va sûrement subir une déchéance du fait de la perte de plusieurs soldats, décédés sous ses ordres. A vrai dire, je n’y pense même pas, tellement je m’en moque. Ce n’est pas faute d’essayer, de m’en soucier, mais intérieurement, je souris. Pour une durée indéterminée, immanquablement courte, mais tout de même, je serais tranquille. C’est probablement la meilleure chose qu’il me soit arrivée depuis que je vis à Walla Walla. Néanmoins je ne laisse rien paraître de mes émotions douteuses, maquillant celles-ci avec un peu trop d’habileté. La comédie devient vite une seconde peau qu’il est facile de porter dans une telle communauté. J’imite donc sans mal les traits affligés d’Armand lorsque vient mon tour de bavarder avec lui, rehaussant mon rôle d’épouse abattue bien mieux que je n’aurais pu le supposer. Soupirant avec amertume, quand j’aurais presque envie de le féliciter pour son aide à me débarrasser d’Eric, j’hoche douloureusement la tête. « Merci pour vos mots, Commandant Phillips. Je suis certaine qu’Eric aurait apprécié votre hommage. » En vérité, je n’en sais rien. Est-ce qu’un mort se soucie vraiment de ce genre de chose ? On n’y pense pas de notre vivant, alors à quoi bon se poser la question maintenant. « Ce que vous dites me touche réellement. Je sais qu’Eric vous admirait énormément, il me complimentait beaucoup sur sa chance de servir à vos côtés. » Et pour le coup, je ne mens pas. Son supérieur représentait un sacré modèle à ses yeux. « C’est gentil de penser à nous, mais je n’ose imaginer ce que vous devez traverser vous-même… Toutes ces pertes, tous ces soldats partis, cela ne doit pas être facile pour vous. Comment faites-vous pour tenir le coup ? » A m’entendre, on pourrait se demander si je suis ironique ou si je suis sincèrement soucieuse. Même moi, je m’interroge.

En baissant les yeux sur mon ventre dont les formes à peine établies ne parviennent pas à trahir la Vie qui y subsiste, j’écoute l’homme vanter les valeurs de mon concubin, plus encore son amour familial. Je ne peux retenir un sifflement suffisant de sortir de mes lèvres serrées à ces paroles, connaissant la vérité derrière ce soldat tant apprécié par les bons hommes de New Eden. Me rendant compte de mon agacement, je me mords l’intérieur de mes joues afin de me tranquilliser, confessant à demi-mots, comme pour me justifier : « Sa famille comptait tellement qu’il avait hâte de l’agrandir. Et maintenant, je me demande comment je vais faire pour élever deux enfants sans lui à mes côtés. Un père devrait être présent, comment vais-je pouvoir expliquer qu’il n’est pas avec moi maintenant ? » Je me lamente, et on peut déceler une pointe de vérité dans mes propos. Je ne veux pas être mère. Et maintenant, non seulement un bébé de quelques mois attend mon retour à la maison, mais en plus, un autre s’apprête à rejoindre les rangs maudits de la famille Hayworth. Je ne suis pas prête pour ça. Je sonde le militaire du regard, y lit ses excuses, sa peine, son chagrin. Tout ce que moi-même je ne ressens pas. Et soudain, j’ai envie de hurler, de l’envoyer bouler, de lui dire qu’il peut aller voir quelqu’un d’autre pour lui raconter son charabia à deux balles. Mais nous sommes en public, et l’heure n’est pas à la colère. Plutôt au soulagement, aussi je ravale bien vite ma bile, mes traits s’adoucissant dans la seconde qui suit. En soit, Phillips n’y est pour rien, si ce monde est cruel et injuste. Il y participe, certes, son sens du devoir étant complètement erroné, mais que puis-je faire de plus à ce sujet ? Le bougre ne connaît même pas le vrai visage d’Eric, c'est dire. Alors à quoi bon faire une scène devant lui ? Je me permets alors de presser la main d’Armand, quelques brèves secondes, pour le réconforter. Il en a plus besoin que moi : « A moi aussi. Mais il est dans un monde meilleur, maintenant. » A ce qu’on dit, du moins. J’espère toutefois qu’il croupi en enfer, rien que ça. Et puis il y a un regain d’humanité qui rebondit en mon sein, qui éclaire mes iris devenues soudainement préoccupées. « Vous devriez vous soucier de vous, maintenant. » Je rajoute rapidement, afin qu’il n’y ait pas de mauvaise interprétation quant à cette brusque exclamation : « Je veux dire… Ne vous blâmez pas, d’accord ? Eric et tous les autres ont choisi de dédier leurs vies à New Eden. Ils ont accompli leur devoir, il n’y a rien qui pourrait rendre plus fier un militaire. J’espère juste… J’espère juste que tout le monde en a conscience. C’est un miracle que vous n’ayez pas fini comme eux, il ne faut pas que ce soit vain. » Suis-je vraiment en train de tenter d’apaiser l’homme en face de moi ? Eh pourquoi pas. Après tout, je suis loin de lui en vouloir pour ce massacre. Au contraire, on devrait filer une putain de médaille au commandant pour ce beau résultat.

Ⓒslytbitch.



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