The Walking Dead RPG

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Le bon, la brute et la traitresse
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Alex Lockwood
Alex Lockwood
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Sujet: Le bon, la brute et la traitresse    Lun 15 Fév 2021 - 16:21
Celle qui a du mal avec sa conscience

A chaque fois que je pense toucher le fond, je découvre que les choses savent être pires. Ma mission d’espionnage alors que je n’avais, clairement, pas les épaules pour cela, puis, la rencontre avec le fou, qui semble motiver a récidiver et maintenant le chantage de Reese… sans compter les Divas qui  me pressent aussi pour tout, je n’ai toujours pas retrouvé le fameux Bob. c’est comme si l’univers avait décidé de me faire durement payé les 5000 vies que j’avais prises. Heureusement, je ne suis pas femme à baisser les bras, surtout en sachant que l’enjeu est la survie de mon petit frère. Peut importe ce qui saura se passer et le prix a payer, je le sauverais coute que coute.

En attendant, je me sens de plus en plus affaiblie, surement un contre coup du choc de ce qui s’est passé avec le sadique. Je fais tout pour ne pas le montrer mais je vie dans la peur, le fait est qu’il ait réussi, une deuxième fois, a me piéger, et qu'il savait qui j’étais, me glace encore d'horreur. En fait, sans Kaz, je crois que je serais devenue folle. C’est le seul a qui j’ai réussi a parlé ici, en lui faisant jurer de ne rien dire et encore, je suis loin de tout lui avoir dit, il ne m’a pas forcée et a compléter, lui-même mes silences. J’ai très peur que Connor ne me garde pas s’il apprend que je ne suis même pas capable de me défendre toute seule, et puis, je ne veux pas qu’on me regarde comme une victime. Quoi qu’on en pense, je ne le suis pas et je refuse de l’être. Je ne donnerais jamais ce plaisir au fou. Je ne le sais pas encore, mais c’est peut être a cause de ca que je suis encore en vie. Je me souviens qu’il m’a dit que j’avais le droit de le supplier, de pleurer ou de geindre et que j’avais compris que c’était ce qu’il voulait. S’il y avait des choses qu’il avait su prendre de force, ca, j’avais réussi a l’e, priver et je comptais pas lui céder facilement.

Depuis qu’il m’a ramassée devant sa porte, je vie presque avec Kaz, qui m’aide à tenir le choc, et les rares nuits ou il va rejoindre son compagnon, il me retrouve épuisée, terrorisée le matin. C’est les seules nuits ou je en me laisse pas aller dans ce sommeil sans rêve. Quand il est là, je dors comme une masse, fait rare, j’ai du mal à me lever le matin tellement je continue à être fatiguée. Manger m’est pénible et même les moments de préparation du repas avec Bruce sont devenus des chemins de croix. Sans compter les malaises qui me fauchent sans prévenir. J’ai peur de couver quelques choses entre les plaies qui m’ont été infligées par le fou ou le froid tenace qui ne nous épargne pas. Il ne manquerait plus que je tombe malade. J’essaye de me rassurer en me souvenant que le corps a une capacité affreuse a somatiser et je serre les dents pour continuer les travaux en essayant de faire bonne figure.

Car si, depuis que je suis là, je rêve de vêtement plus chaud ou de choses un peu plus futiles pour mon confort, m’être fait piégée par Reese a mis fin a tous mes espoirs d’avoir une couette en plus ou un gros pull épais comme on en trouve au NML. Je suis incapable d’aller en trouver par mes propres moyens, sortir du camp seule me terrifie et je ne suis pas taillée pour partir a l’aventure en solitaire. Je n’ai aucune idée de combien coute une consultation médicale de nos jours ni des médicaments, mais je sais que le peu que j’ai gagné a ma dernière mission a déjà été donné a Reese et que le prochain loyer arrive a grand pas. Sauf que je n’ai plus rien…  et si je ne paye pas, elle me dénoncera sans pitié, ca sera la fin de Mateo et surement la mienne en passant. Je ne me leurre pas, en cas d’échec, les Divas feront de moi un exemple, si les Expendables ne s’en chargent pas auparavant et, bien évidemment, au milieu de tout cela il y a le fou qui continue a roder.

C’est la raison pour laquelle, ce matin, je rode avec envie et hésitation autour de la caravane de bien commun. Dedans, il y a les biens de la communauté, alimentaire, médicaments, munitions... Il me suffirait d’en prendre un peu pour gagner un délai de deux semaines, le temps de trouver une autre idée pour payer Reese. C’est tentant, très tentant… pourtant, je n’ose pas. Tout le monde semble encore endormi, il est fort tot et sans ce besoin d’aller vomir, je serais surement encore en PLS a attendre le retour de Kaz dans sa caravane. Si je prends quelques choses, personne ne me verra… et moi, je pourrais assurer la survie de Mateo encore 2 semaines… Je suis avec mon manteau, la tête enfoncée dans mon bonnet, une grosse écharpe qui ne me quitte plus autour du cou, cachant les meurtrissures laissées par le fou, et l'air préoccupé, devant la porte qui me sépare de deux semaines de répit..




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Alan Nielsen
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Lun 15 Fév 2021 - 17:06
Le bon, la brute
et la traitresse

Aquí están, aquí estoy, rebelión en la colmena
Allá van, allá voy, vamos a por ti
Aquí están, aquí estoy, somos obra del sistema
Allá van, allá voy, vamos a por ti.


Malgré les écarts, malgré la soirée de la veille, il avait fallut une bonne dose de courage pour qu'Alan sorte du lit. Enroulé contre le corps chaud de son partenaire, il soupira et pesta un instant contre lui-même. À l'intérieur, la Bête était d'attaque, prête à repousser les limites de leur corps, ce corps qu'il fallait entretenir pour réussir à satisfaire son envie de dépasser son âge. Car depuis les événements de Georges, Alan n'avait jamais laissé tombé son entrainement drastique, visant à s'entretenir et à lui permettre de tenir la cadence. Bien sûr, ce n'était pas pour en déplaire à Kaz qui se délectait de voir son protecteur et amant maintenir une forme olympique. Depuis l'incident de leur expédition littéraire, la Bête coopérait. Peut-être qu'elle aussi, au fond, avait eut du remord à ce que Kaz les voient dans cet état, peut-être qu'au fond, elle s'en voulait de s'être prise au jeu sanglant du massacre de ces deux agresseurs de pacotille. J'avais l'impression de m'être laissé aller à la facilité, c'était petit, dégoûtant et indigne de nous. Je m'en voulais également d'avoir fait subir ça à notre pauvre éphèbe... Ainsi, je trouvais que cette pulsion en moi s'était montrée beaucoup plus calme ces derniers temps.

Au petit matin alors, il quitta le lit conjugal en posant un baiser sur la tempe du jeune homme qui accompagnait ses nuits et son quotidien, l'observant un instant dans sa tenue d'Adam, dans la bataille de draps et de couvertures qui constituait la couche du cinquantenaire. Se penchant au creux de son oreille, il lui murmura alors : « Continue de dormir... Je vais juste faire mon tour et je reviens. » Des paroles d'une voix suave qui traduisait du quotidien de cette habitude, nouvelle pour le galeriste qui avait pris goût aux entrainements de Connor. Il s'habilla alors d'un survêtement discret et noir, assez chaud pour qu'il n'ait besoin d'enfiler par-dessus qu'un manteau simple et court, grisâtre – s'agissant alors du seul moment de la journée où il était possible de le voir dans ce genre de vêtements. Plissant les yeux à travers la petite fenêtre en face de l'évier de la kitchenette, Alan aperçut Alex rôder près de la caravane commune. Il se passa une main dans la barbe taillée avec soin qu'il entretenait depuis quelques temps désormais et avala rapidement un thé et un oeuf chauffé dans une petite poele prévue à cet effet. Quand il eut terminé, Alan jeta un coup d'oeil à la couchette, où Kaz dormait toujours. Souriant pour lui-même, satisfait et se remémorant leurs échanges de la veille, Alan ouvrit la porte qu'il referma derrière lui pour commencer son jogging.

Prenant le rythme, inspirant par le nez et expirant par la bouche, un bonnet de marin vissé sur la tête, le galeriste foulait le sol d'un rythme constant, poursuivant son chemin en s'éloignant de sa caravane, passant celle de Kaz et contournant celle de Bruce. On pouvait entendre les ronflements de l'un des habitants aux alentours, d'une des caravanes, mais ce qui marqua l'attention de grand brun fût la silhouette d'Alex, toujours aux environs de la caravane des biens communs. Alan se méfiait de la jeune femme depuis son arrivée au campement. Il lui avait un jour dit de faire attention à elle et de garder sa place pour ne pas s'attirer d'ennuis. De sages conseiles selon moi... Avait-il pensé en plissant un peu plus les yeux pour l'apercevoir.

Le cinquantenaire décida alors de faire tout de même son tour de jogging tout en gardant un oeil sur elle, faisant quelques allés-retours au même endroit plutôt que de faire le grand tour du golf comme il l'avait initialement prévu. Je n'arrivais pas à ignorer sa présence, elle semblait rôder, surveiller quelque chose... C'est pour ça qu'au bout d'une dizaine de minutes, je me décidais à revenir sur mes pas pour la retrouver toujours plantée au même endroit.

Alan garda le rythme et finit par décider de s'approcher d'elle en conservant son rythme de petite foulée, les poings serrés, les phallanges blanchies par le froid. « Alex, il est tôt pour rester planté.e comme un piquet dans les parages. Même pour toi. » Indiqua Alan avec un léger sourire en coin, s'approchant d'elle en ralentissant petit à petit sa foulée pour finalement venir marcher jusqu'à sa hauteur. « Un problème ? » Demanda-t-il alors en voyant sa mine déconfite, arquant un sourcil tout en fourrant ses mains dans les poches de sa veste.



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Alex Lockwood
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Lun 15 Fév 2021 - 19:10
Celle qui plaide innocente


Je sursaute quand j’entends une voix, je me sens ridicule de ma réaction, surtout en sachant pertinemment qu’Alan n’aime pas les femmes, mais, malgré moi, je recule et serre les pans de mon manteau au niveau de ma poitrine avec un air de chien apeuré. Je m’en veux d’avoir ses réactions vis-à-vis des hommes du camp, malheureusement, c’est difficile de lutter avec mon instinct, surtout en se sentant surprise alors que j’avais de mauvaises pensées.

A son habitude, il se montre affable et j’essaye de rapidement me donner une convenance. J’ajuste mon écharpe, de peur qu’elle ne couvre pas assez mon cou couvert de marques et prie pour que je ne sois plus dans cette situation quand les beaux jours arriveront et que je n’aurais plus d’alibi pour cacher mon corps couvert de plaies et de bleus.

Malgré ma pâleur et les marques de cette nuit sans Kaz a veiller dans la peur, j’essaye de lui offrir un beau sourire et cache ma nervosité en mettant mes mains dans mes poches. Que diable fait il debout a cette heure-ci aussi celui-là ! Allan, c’est une de tes nuits avec Kaz et toi tu fais quoi au lieu d’être avec lui ? A mon avis je vais aller prendre ta place dans pas longtemps puisque c’est ca ! Je ne le montre pas mais je tique sur le « même pour toi » car je ne sais pas ce qu’il essaye d’insinuer.

« Il n’est jamais trop tôt pour travailler, ou faire du sport a ce que je vois. Et Comment ca c’est trop tôt pour faire le piquet même pour moi ?»

J’essaye de mettre de l’humour dans ma phrase pour comprendre ou il veut en venir et aussi rendre la situation « moins tendu ». Je n’affectionne pas le doyen du camp. Moins directe que Milou, je sens quand même, souvent, le poids de son regard sur sa nuque. Si j’ai pensé que c’était parce qu’il n’appréciait pas qu’une femme soit parmi eux, la possibilité qu’il me surprenne a un mauvais moment, comme presque aujourd’hui, était à garder en tête. Du coup, j’essayais de me méfier de lui, sauf qu’avec la fatigue, ma prudence n’était plus autant au rendez-vous.

Heureusement, je suis plutôt prompt a mentir, un travers ou une qualités, selon le point de vue, hérité de mon adolescence. Quand il me demande s’il y a un problème je ne me démonte pas et réponds du tact au tact avec un peu d’humour, toujours :

« A part une rétention de Kaz ? Plus sérieusement, je suis en train de me dire que je n’ai pas gérer cette caravane niveau renforcement des panneaux solaires et je n’arrive pas a me décider si cela en vaut la peine vu que personne ne vie dedans. Et ne vas pas t’imaginer que c’est de la fainéantise, c’est juste de l’optimisation des ressources hein ! »

J’essaye de mettre de la bonne humeur dans ma boutade mais le cœur n’y est pas, et pour cause, j’ai la nausée et je ne me sens pas bien. Pourtant, je ne me démonte pas. Comme avec le fou, il y a un esprit combatif en moi qui fait que je renonce rarement, que ca soit pour me débattre ou pour ne pas vomir.

« Et toi, tout va bien de ton coté ? »


Traduction tu veux pas aller courir ailleurs, loin ?



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Alan Nielsen
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Lun 15 Fév 2021 - 21:33
Le bon, la brute
et la traitresse

Aquí están, aquí estoy, rebelión en la colmena
Allá van, allá voy, vamos a por ti
Aquí están, aquí estoy, somos obra del sistema
Allá van, allá voy, vamos a por ti.

La réaction d'Alex interpella Alan qui haussa les sourcils en la voyant sursauter puis se renfrogné, serrant son manteau contre elle ce qui soulignait d'autant plus son allure rachitique. L'air matinal et glacial du mois de février, le matin qui pointait le bout de son nez et son allure face à la masse qu'était Alan ne la rendait que plus pathétique aux yeux du galleriste qui arqua un sourcil en la détaillant un instant. Le cinquantenaire esquissa un sourire en la voyant réajuster son écharpe avant de sortir les mains des poches pour les frotter l'une contre l'autre.

« Jamais trop tôt. C'est important de s'entretenir, tu devrais essayer ça fait vraiment du bien. » Pour une fois, Alan était sincère. Alex n'inspirait devant lui qu'un esprit de maladie, de malaise, quelque chose de louche que le grand brun essayait d'interprêter. Il la lorgna quelques instants et remarque à quel point son teint semblait livide. « Parce qu'à rôder comme ça depuis tout à l'heure, avec ton teint... On croirait une morte. Sans vouloir t'offenser... » Alan était un gentleman, mais se sentait à la maison au sein de ce campement. Connor et les autres avaient réussi à me faire adhérer au campement et à considérer cet endroit et ces gens comme mes proches. C'était un demi-miracle quand on savait d'où je venais. C'était peut-être aussi pour cela que je voyais cette femme d'un oeil méfiant. Elle faisait tâche dans ce décor que j'appréciais. Le galeriste avait connu un grand nombre de partenaire, hommes, femmes, de tous les genres, de tous les horizons... Mais pour le moment, Alex ne lui inspirait rien qui n'avait de la valeur à ses yeux.

À l'évocation de Kaz, Alan esquissa un sourire en coin. Il était vrai que la jeune femme se cachait dans ses jupons depuis pas mal de temps désormais, jusqu'à les avoir malencontreusement croisé dans des postures... Peu orthodoxes. Si Alan s'amusait de cette anecdote, il ne pouvait en vouloir à son partenaire d'avoir le coeur sur la main et de s'en faire pour les âmes en peine qui entraient dans sa vie. Kaz était ainsi, un empathe qui arrivait à décrypter les émotions des gens sans jamais se montrer virulent. Alan lui, était un fin observateur mais avait du mal à se montrer empathique. Kaz était l'exception qui confirmait la règle et bien qu'il éprouve une très forte amitié pour Connor et certains autre, le doyen du groupe n'était pas du genre à faire dans les sentiments.

Il s'intéressa plutôt à la caravane dont elle parlait, cette caravane qui n'était pas habitée et qui donc n'avait pas besoin d'installation solaire. « Avec ton allure de malade tu t'es tout de même trainée jusqu'ici pour réfléchir à la question d'installer ou non tout un système de panneaux solaires dans une caravane qui ne sert pas d'abri ? Si je ne croyais pas en ton dévouement je t'aurais dit que cela relève de la bêtise... » Un sourire doucereux que lui adressait le cinquantenaire en toussant un rire avant de réajuste son bonnet de marin et de lisser sa barbe soigneusement entretenue par l'acrobate. Pourquoi se trainer jusqu'ici et faire les cent pas comme une folle alliée dans ce cas ? Je sentais que quelque chose se cachait derrière tout cela. Cette femme ne m'avait jamais inspiré confiance, et étrangement, je n'aurais su dire pourquoi. Mais en tout cas, je savais qu'elle n'était pas dangereuse. C'est pour cela que je me devais d'agir toujours en parfait gentleman bien que la Bête qui m'habitait me dictait de la plaquer contre la porte de la caravane sans ménagement. Tout de même...

« On ne peut mieux Alex, on ne peut mieux. » Assura Alan en se rappelant de sa nuit passée en si bonne compagnie. « Tu devrais songer à te faire examiner tout de même parce que je ne voudrais pas te donner de leçon paternaliste, mais tu as vraiment le teint blafard. » Alan y allait de son petit commentaire mais savait parfaitement envelopper cela dans une couche de bienveillance qu'on lui connaissait parfois, la sagesse incarnée du négociateur cinquantenaire du groupe.


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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Mar 16 Fév 2021 - 13:05
Celle qui se sent pas bien


J’ai l’impression qu’il me détaille avec condescendance pour ne pas dire pire. Je sais que je devrais m’en fiche royalement, mais étrangement, sans que j’arrive a comprendre ce qui se passe, ca m’agace prodigieusement. J’imagine le vieux prof du lycée qui est en train de se dire que je suis une trainée qui n’arrivera jamais a rien sans prendre la peine pour dissimuler sa voix off. Mais qu’est ce qui m’arrive pour m’innerver pour si peu. Alan m’a toujours semblé très imbu de sa personne, je n’ai qu’a faire comme d’habitude, sourire et le laisser me prendre pour une idiote le temps qu’il se trouve mieux a faire.

Quand il me dit que je devrais faire du sport ou que je ressemble a une morte, je garde le sourire mais j’ai du mal à ne pas répondre quelque choses de cinglants. Non mais, de quoi je me mêle !! regarde ton cul oui ! Alan, je n’ai pas encore ton grand âge et puis, y’en a qui on un travail ici, alors tu es gentil avec tes conseils mais moi j’en ai un pour toi, remballes les vites sinon je te vomis sur les pompes, ça te fera les pieds. Et évidemment que tu veux m’offenser, sinon tu aurais gardé ta salive pleine de fiel dans ta bouche ! Je me sens mauvaise comme une teigne. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou la situation, mais je m’étonne de réagir ainsi alors que mon intérêt et de me faire petite.

« Il faut croire que la mise en place de l’électricité me prend plus de temps et de forces que je ne le pensais, mais je te promets d’y penser quand tout sera en place. »

Et que toi tu seras dans une petite cage en train d’être vendu après avoir été torturé. Je suis vraiment méchante et je m’étonne de cela. Certes, Alan est désagréable et hautain, mais je m’en veux quand même de réagir comme ca. Je respire un grand coup en espérant que cela dissipera la nausée et cette sensation d’avoir un gout de carton dans la bouche. Je suis fière de moi de ne pas avoir ouvert la bouche, que ca soit pour vomir ou être mauvaise. Je pense que je m’en sors bien mais Alan continu de parler et je ne me sens vraiment pas bien. Quand il commence a aller sur le terrain de mon travail, je devine que ca pas aller. De la même façon que je n’ai pas su me taire devant le fou, le provoquant jusqu’à la garde, je n’arrive pas a juste baisser le menton devant Alan.

« Alan, je ne sais plus déjà, tu étais dans le marché de l’art c’est bien ça ? »


Je le regarde, faisant mine de réfléchir alors je me souviens très bien de son ancien métier. Putain le galeriste là, vas pas m’apprendre mon taff !! Pendant que toi tu jouais a vendre tes croutes, moi j’avais un vrai métier ! Je lui offre, a mon tour, la copie de son sourire doucereux pour lui expliquer, avec le même ton que lui :

« Alors cette caravane sert, certes, d’abris, mais dedans il y a des denrées alimentaires qui nécessiterons surement l’installation d’un frigo ou de système de ventilation si on veut les conserver quand il fera chaud. Reste qu’il faut prendre en compte le fait qu’elle est censée être bien plus chargée que les autres lorsque les missions rapportent. Donc un renforcement classique serait l’alourdir et risquer de ne plus savoir la faire rouler en cas d’urgence… mais j’imagine que je suis en train de t’embêter avec mes préoccupations techniques. Connor m’a demandé un travail et le minimum que je sache faire, pour « restez a ma place » comme dirait certain, c’est de m’appliquer a le faire bien, tu ne crois pas ? »

Un nouveau sourire plus marquer genre « ne m’apprends pas mon taff, ok ? ». Connor m’a laissé carte blanche pour la mise en place des panneaux solaires, mais a aucun moment il ne m’a mis de pressions ou échéance. Non mais en vrai Alan, je te rassure, je voulais juste savoir si je piquais des choses dedans, la je sais même pas pourquoi je te brave comme ça. J’ai la tête qui tourne et je suis obligée de m’adosser a la « caravane de la discorde » pendant qu’il me qu’il va bien. Super, au moins un qui a de la chance. C’est pourtant toujours gentiment que je lui dis :

« Il faut croire que le jogging dans la neige est une bonne idée alors… »

Je relève les yeux sur lui quand il me conseille d’aller voir un médecin. Entre le « je le paye avec quoi ?» et le « pour qu’il voit l’état de mon corps ?» mon cœur balance. Pourtant, j’arrive a rester courtoise :

« Je pense qu’il faudrait surtout que l’hiver se termine ou que j’arrive a enfin nous mettre un système de chauffage efficace. Et puis, sans vouloir paraitre désagréable, on a pas vraiment de médecin dans le coin. »



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Alan Nielsen
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Mar 16 Fév 2021 - 15:25
Le bon, la brute
et la traitresse

Aquí están, aquí estoy, rebelión en la colmena
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Un haussement de sourcil suffit à accueillir les explications d'Alex qui adressait un regard au cinquantenaire que ce dernier arriva à interprêté comme une politesse forcée. Alex n'aimait pas Alan, cela se voyait et semblait sué des pores de sa peau. Le galeriste, qui avait été un riche commerçant, historien de l'Art et homme de culture ne s'en familiarisait pas, d'autant plus que l'allure de la jeune femme ne la mettait pas forcément en position de femme forte. Il esquissa un sourire en coin et acquiesça en fourant ses mains dans les poches de son jogging en haussant les sourcils. « Tu as raison de t'en occuper oui, plus vite ce sera réglé, mieux ce sera. » Des paroles creuses qu'Alan ne pensait pas parce qu'il ne voyait pas la jeune femme rester parmi eux bien longtemps. Pourquoi ? Je ne sais pas, quelque chose m'intriguais. Je la soupçonnais comme cachant une maladie ou quelque chose qui nécessiterait une prise en charge. Pas que sa potentielle maladie ou perte m'inquiétait, mais je savais qu'elle pouvait impacter mes camarades et ma muse. Je n'avais pas non plus envie d'avoir sur les bras une mourrante, à notre charge. Elle me faisait penser à un parasite. Oh, bien sûr, je pouvais comprendre sa technique, mais cela me déplaisait.

« Tout à fait. Aménager des espaces, penser à l'agencement, c'était un peu mon deuxième métier. » L'informa-t-elle en haussant les épaules, l'air de rien, sans quitter le sourire de son visage, parfaitement aimable, avant de se passer la main dans la barbe tandis qu'elle lui expliquait comment elle réfléchissait à la question et comment elle procédait. « C'est tout à ton honneur effectivement. Les amortisseurs pourraient prendre à coup si on s'amuse à surcharger la bête. Tu as raison. » Une réalité qu'Alan ne pouvait nier... Si elle pouvait au moins se rendre utile à ce genre de chose, je n'allais certainement pas m'en plaindre.

Alan haussa les sourcils de nouveau en la voyant s'adosser à la caravane. Son teint semblait avoir changé et pendant un instant, le galeriste regarda autour d'eux. Il n'avait vraiment pas l'intention de s'en charger et de la secourir comme la princesse en détresse pour laquelle elle se faisait passer. J'ai toujours eu du mal avec les problèmes des autres. Si j'arrivais à surmonter les miens, j'avais du mal à comprendre que les gens s'embourbent dans une mélasse négative. Il n'y avait que les gens qui comptaient vraiment pour moi qui importaient. Le cinquantenaire pencha la tête sur le côté et sortie une petite gourde qu'il avait rempli d'eau claire et enfoncé dans la poche de son pantalon de jogging. Il la lui tendit pour lui proposer de boire une gorgée si elle se sentait mal.

Après tout, Alan Nielsen était un gentleman. S'il un jour la Bête venait à avoir l'occasion de lui décoller un coup de poing, il ne l'empêcherait pas de faire, mais à ce moment précis, ce n'était pas dans son intéret. « Si tu passes l'hiver. Effectivement nous n'avons pas de médecin, je ne le suis pas moi-même mais comme beaucoup je sais reconnaître quand quelqu'un est dans un piteux état. Tu devrais songer à aller au No Man's Land, il y a des practiciens qui seraient prêt à te venir en aide. »




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Alex Lockwood
Alex Lockwood
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Sujet: Re: Le bon, la brute et la traitresse    Mar 16 Fév 2021 - 18:14
Celle qui se sent pas bien



Plus je regarde Alan et plus je trouve que, dans sa façon d’être, il y a quelques choses qui me rappelle le fou. Sa manière de sourire en coin peut être, de me regarder comme si je n’étais qu’une petite chose facile a briser. Soudain je prends conscience que ce sursaut d’agressivité vis-à-vis du senior des Expendales est peut être plus perfide que juste un petit dej qui ne passe pas ou une mauvaise nuit : il me fait peur. C’est totalement ridicule, enfin, d’un côté, puisque je ne le pense pas intéressé pour violer une femme, mais la méfiance reste sans que je ne sache la dompter.

Je suis en train de le braver comme une hermine acculée devant une meute de chiens de chasse. Un moment entré dans la légende certes, mais on sait tous comment cela s’est finie pour la petite créature. Je pense que cela a fait une belle patte a l’animal mort déchiqueté vif en préférant se battre plutôt qu’accepter docilement son sort. Je respire un grand coup et ferme les yeux une seconde pour me reprendre.

Mon corps me joue des tours en ce moment, moi qui n’ai jamais été malade ou presque depuis la fin du monde, je dois gérer cette difficulté de plus pour sauver mon frère. Epuisée et en proie a une prise de conscience extrêmement désagréable, je ne relève pas l’ironie de sa phrase relative au fait qu’il faut que cela soit vite réglée. J’acquiesce silencieusement… en sachant que tout ce que je fais là, c’est aussi productif qu’essayer de remplir un tonneau percé. Les Divas détruiront tout, et pourtant, je m’épuise quand même a faire les travaux.

Je lance un dernier regard plein de regret a cette porte en devinant que je ne saurais pas prendre, du moins aujourd’hui, le paiement que Reese veut et redoutant les conséquences. A moins que… après tout, rien ne m’empêchera avec cette excuse a aller a l’intérieur prendre des mesures et si je trouve des petites choses, les embarquer avec.

J’essaye de ne pas avoir l’air septique quand il me parle de son 2e métier. Je ne suis pas sûre d’imaginer ce col blanc savoir bricoler et si je suis tentée de lui dire de venir m’aider pour des taches ingrates, rien que pour le plaisir de le voir en chier, l’idée de sa proximité me donne un frisson d’effroi. Je me redresse, cachant mes mains un peu trop tremblantes dans mes poches, tout en faisant très attention de garder mes distances avec lui. Je me sens tendue au point que s’il s’approche trop je suis capable de m’enfuir. Pourtant, j’essaye de cacher au mieux tout ca en ponctuant sa remarque sur les amortisseurs d’un soupire :

« En fait… il nous faudrait une personne qui s’y connait en mécanique. Je fais au mieux mais la solution la plus simple serait de trouver une personne qui règlerait le souci de la mobilité en parallèle de mes travaux. »

Pour le moment, il n’était pas encore venu aux esprits des Divas de me faire piéger le camp de la sorte, mais j’étais a peut prêt sur que si l’une d’entre elle venait a lire mes pensées, cela arriverait rapidement dans le camping. Je sursaute comme un chien de prairie devant un prédateur, j’ai le souffle court et le regarde avec terreur avant de réaliser qu’il est juste en train de me proposer de l’eau. Je me sens stupide mais je recule quand même avant de faire non de la tête.

« Je te remercie... mais je n'ai pas soif. »

L’eau me donne encore plus envie de vomir que n’importe quel aliment. J’ai hâte que cette crève passe et même si je ne porte pas Alan dans mon cœur, je ne souhaite pas lui transmettre mes microbes. Je lève les yeux vers lui et fronce les sourcils quand il me parle de ma survie ou de ma santé. Avec ce même air de défit qui a fait que le fou ne m’a pas tuée, je relève le menton et c’est sans bafouiller que je lui réponds :

« Je te rassure tout de suite, personne ne meurt d’un coup de fatigue, donc je passerais l’hiver. Quant aux médecins du NML, en admettant que j’ai des ressources a perdre, ils travaillent de concert avec les NE si je ne m’abuse. Connor et Bruce m’ont bien expliqué ce qu’ils faisaient aux femmes… donc je pense que je vais plutôt attendre d’arriver a dormir mieux et faire en sorte qu’on est un peu de confort rapidement. »



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