The Walking Dead RPG

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It took one seed to make a difference
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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Ven 22 Jan 2021 - 19:16
Oui, je me sens stupide. A mesure que je parle, je remarque que j'aurais vraiment dû tout de suite penser au fait que ces graines étaient là pour que je puisse les planter. Mais vu que parfois j'ai un peu de mal à comprendre les trucs qui sont pourtant évidents pour tout le monde... Ma foi, je ne suis pas si surprise que ça en fin de compte.

Quoi qu'il en soit, la jeune femme en face de moi a l'air satisfaite par ma réponse finale puisqu'elle esquisse un sourire que je suis vraiment contente de voir à nouveau apparaître sur ses lèvres. Je sais pas, je trouve que ça illumine complètement son visage. La rend presque plus accessible, plus douce. Je sais que c'est bizarre dit comme ça, surtout que je ne la connais pas tant que ça en fin de compte. Mais c'est mon impression. Et les impressions, ça se change pas en un claquement de doigts.

Je secoue légèrement la tête pour revenir à la réalité, sortir de mes pensées et surtout les chasser un peu plus loin dans mon esprit. Je peux savoir pourquoi je me mets à me concentrer sur son sourire plutôt que sur ce qu'elle me dit en réponse à ma question sur son ancien métier ? Sérieusement Erin, il t'arrive quoi là ?

Je reporte donc mon attention sur Charlie, replongeant mes mains dans les poches de mon jeans comme je le fais si souvent. Je l'écoute sans l'interrompre, hochant de temps en temps la tête pour essayer de lui faire comprendre que je l'écoute bien et que je ne suis pas en train de me perdre loin sans faire attention à ce qu'elle dit.

Une ancienne paysagiste alors hein ? Et bien, elle a certainement dû déchanter en voyant à quoi ressemble l'endroit où on vit. Je sais que c'est pas la même chose qu'une décoratrice d'intérieur, mais y'a un certain goût pour ce qui est joli à regarder en commun avec ces deux professions. Et chez nous... Ma foi, disons que ce n'est pas le plus bel endroit qui existe. Que ce soit pour Naya ou pour moi, c'est accessoire.

D'ailleurs en parlant d'elle, la cubaine finit par enfin pointer le bout de son nez. Dans ses mains ? De quoi allumer un brasero à l'étage. Elle lit dans mes pensées ou quoi ? Moi qui commençais à sentir la différence de température entre le sous-sol chauffé et ici. Elle pose tout à côté de nous, les écouteurs de mon iPod toujours sur les oreilles et salue Charlie au passage d'un signe de la main. Bien sûr... avant de repartir elle ne manque pas de me regarder en haussant plusieurs fois les sourcils de manière plus que suggestive.

Un soupir m'échappe et je la rattrape par les fils des écouteurs que je lui enlève en même temps. Reste voir là toi. Je lui lance un regard mauvais, même si je sais bien qu'elle ne le prendra mal. On se connaît trop bien pour ça. Quoi qu'il en soit, Naya revient donc vers nous et adresse un sourire chaleureux à la brune qui nous rend visite. Un souci? Je balaie immédiatement la question d'un revers de la main, reprenant la parole pour lui expliquer rapidement ce qui vient de m'être proposé.

Un sourire plus large étire les lèvres de ma meilleure amie et elle hoche la tête avec enthousiasme. Super idée ! Quand tu veux pour venir commencer ça, Charlie ! Et puis... Erin se fera une joie de te filer un coup de main... Elle me lance un regard en coin, ayant pris une voix bien plus sensuelle à la fin de sa phrase tout en me poussant discrètement avec son coude. De quoi me faire soupirer encore une fois. J'peux y aller ? J'vous laisse en tête à tête... Elle n'attend même pas de réponse et retourne au sous-sol en ricanant après avoir vérifié que le brasero avait bien pris.

Excuse la, elle est parfois un petit peu... Taquine ? J'ai pas vraiment d'autre mot, en fait. Mais bon, revenons-en à l'essentiel. En tout cas, effectivement je suis d'accord avec elle. Tu peux commencer les travaux pour ça quand tu veux, tu as bien vu qu'on a de la place à l'école alors si jamais tu as besoin même de rester sur place plusieurs jours, c'est faisable. Ok, là je me rends compte de ce que j'ai dit. Et si Naya m'avait entendue, elle aurait certainement éclaté de rire tellement c'était digne d'une adolescente invitant son premier crush à regarder un film à la maison. Sauf que là, c'est totalement professionnel. Quoi d'autre ?



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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Ven 22 Jan 2021 - 19:52
Comme si l'étrangère lisait dans mes pensées je la vois nous rejoindre, les bras chargés et je réponds à son signe de la main, me forçant à détendre mon visage dans un sourire de circonstance que j'espère convaincant. J'entends vaguement la musique qui provient de ses oreilles sans en déterminer le groupe ou le chanteur. Il faut dire que mes goûts sont, de l'avis des autres, nuls. Et comme je ne sais ce qui est censé être bon ou pas dans ce domaine, j'ai toujours pensé que ça devait être vrai.
L'ingénieure la retient et une fois mon projet expliqué, mes yeux se fixent sur la nouvelle arrivée, laissant mon armure prendre le dessus en m'attendant à un rejet ou au moins à une phrase qui calmerait certaines de mes ardeurs. J'y suis en tout cas plus habitué que l'enthousiasme et la bonne humeur quand elle répond par l'affirmative, étirant cette fois-ci mes lèvres dans un sourire plus sincère.

Je me contente de les regarder dans ces échanges de regards, de sourires et de possibles sous entendus que je sais ne partageraient jamais avec personne. J'essaie d'en décoder le sens, les réactions de chacune. Le mélange est en réalité assez étrange. Naya a toujours ce demi sourire aux lèvres, ces petits haussements de sourcils qui signifient en général toute autre chose que ce qu'on entend, ne semble jamais terminer ses phrases tandis qu'Erin a toujours l'air gênée ou agacée de ses paroles sans pourtant l'être réellement. Il y a une forme de tendresse sincère entre elles, comme deux sœurs.

Tandis qu'elle s'éclipse à nouveau – elle le fait toujours quand je suis avec Erin – et j'avais pensé que ma présence la gênait. Je n'en suis plus si sûre. Mes yeux se posent sur le brasero et je finis par retirer le manteau que je porte, commençant à avoir un peu trop chaud, le posant sur mon sac à dos au moment où l'électricienne reprend la parole. Arquant un sourcil, je cherche à me refaire la conversation pour comprendre à quel moment Naya a été taquine, en vain. Parce que si la jeune femme s'excuse pour elle, ça veut dire qu'elle l'a été avec moi, et je ne sais toujours pas si c'est une bonne chose ou pas. « C'est pas grave... enfin je crois. » Je hausse les épaules, appréciant la chaleur qui se diffuse lentement dans la pièce. « C'est toujours mieux que bizarre... » Je parle davantage pour moi et tous les sobriquets dont j'ai été affublée durant mon enfance et mon adolescence. Ils avaient évolué avec les années, avec mon changement de situation entre ma mère biologique et Joan mais n'avaient jamais été flatteurs. « Moi je la trouve gentille. » Je hausse à nouveau les épaules. C'est définitivement ma marque de fabrique à n'en pas douter.

Et acquiesçant à la proposition de l'ingénieure, je réfléchis rapidement. Pas au fait de rester avec elles plusieurs jours de suite, j'ai pu constater qu'elles avaient tout le confort nécessaire. Rien qui me manquerait de la maison en tout cas. Plus à ce qu'il me faudra pour commencer. « Vous avez de l'équipement là-bas ? » Sous entendu de jardinage. Il y a souvent ce genre de choses dans les écoles, à l'abri des regards des enfants. L'entretien des espaces verts est une activité à part entière dans ce genre d'endroits. « Pelle ? Bêche ? Râteau ? Binette ? » J'énumère le principal sans savoir s'ils font tous écho à la jeune femme. Mais plus tôt je commençais et.... le temps était un peu contre moi. Peu favorable mais rien d'insurmontable en soi. « Ce n'est pas la meilleure saison pour commencer, normalement on entreprend ça en automne et on laisse la terre se reposer mais... ça devrait fonctionner. » J'acquiesce plus pour moi qu'autre chose. Et jetant un coup d'oeil à l'extérieur où il fait encore jour pour au moins quelques heures, je redonne mon attention à la brune. « C'est vrai que les journées sont courtes en ce moment et le trajet me prend pas mal de temps. » Et parce que je suis assez redevable comme ça envers les autres... « J'ai pas très envie de demander aux autres de m'emmener, l'essence est une ressource trop rare maintenant. » Entre autre chose. Et parce que je n'aime pas déranger. C'est une sensation bien trop vécue et que je veux éviter au maximum. « Je veux pas non m'imposer entre toi et Naya. Je veux dire vous avez votre dynamique et ça semble bien fonctionner. » Un lien particulier que je leur envie un peu, incapable de le tisser avec une autre personne.


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Dim 24 Jan 2021 - 10:58
Je me demande vraiment pourquoi Naya prend un tel plaisir à m'embêter. Alors, oui, peut-être que c'est pour la raison qu'elle m'a clairement exposé l'autre jour quand je lui ai posé la question sans détour. « C'est la première fois en près de vingt ans que je te vois t'intéresser autant à quelqu'un ». Mouais. Je suis pas spécialement convaincue. J'essaie juste de faire des efforts, de me sociabiliser un peu. Et... d'accord, je fais juste preuve de mauvaise foi. Oui, j'avoue, j'apprécie vraiment Charlie alors pourtant qu'on ne se connaît pas vraiment. Pas du tout même. On a partagé quelques heures ensemble – dont quelques unes à dormir dans le même lit, certes – mais ça s'arrête là. La preuve, c'est que je viens d'apprendre ce qu'elle faisait avant que le monde ne parte en sucette. Oui, pour moi c'est un indicateur qui va dans mon sens. Alors qu'il est plus du genre à ajouter de l'eau au moulin de la cubaine.

Je soupire un peu plus parce que je ne sais vraiment pas comment expliquer ça à Charlie que parce que ça me dérange de me retrouver à nouveau seule avec elle. D'ailleurs, je ne trouve pas mieux à faire que m'excuser à la place de ma meilleure amie, n'ayant pas d'autre mot en tête que « taquine » pour la décrire. Comment je pourrais le dire autrement ? « Désolée, elle est persuadée que j'ai un faible pour toi alors elle m'embête avec ça parce que je suis une célibataire endurcie » ? La bonne blague.

En tout cas, la brune ne semble pas vraiment s'être rendue compte de grand chose vu la manière qu'elle a de me répondre. Mais quand elle souligne que c'est toujours mieux que « bizarre » je ne peux m'empêcher de froncer légèrement les sourcils. Je suis peut-être pas douée pour les relations sociales, mais je reconnais ce regard et cette manière de parler. Parce que toute ma vie on m'a appelée comme ça. J'étais toujours la fille bizarre, la « rebelle » un temps même parce que j'avais redoublé quelques fois et que j'étais donc la plus vieille de la classe, qui restait dans son coin avec d'autres redoublants et ne cherchait pas à se mêler aux autres. Ouais... C'est sûr que c'est mieux, dis-je en pensant simplement à voix haute, sans même m'en rendre compte.

Un petit sourire amusé vient étirer le coin de mes lèvres lorsque la jeune femme annonce qu'elle trouve la cubaine gentille. Un léger ricanement m'échappe et je hoche la tête en regardant la direction dans laquelle est partie cette dernière. Franchement ? Elle a le cœur sur la main. Parfois trop, mais c'est vraiment une personne de confiance. On est amies depuis près de vingt ans, et je m'en lasse pas. Pourquoi je lui dis tout ça ? Aucune idée.

Je me racle un peu la gorge, préférant le fait que l'on revienne à ce qui est vraiment important : les futurs travaux à prévoir à l'extérieur de l'école. Forcément, je me sens bien plus à l'aise maintenant qu'on parle d'un truc plus pratique que théorique. Donc je retrouve mon sérieux tout en écoutant les demandes de la jeune femme. Ouais on doit sûrement avoir ça. Il y a une petite remise au sous-sol de l'école où se trouvent tous les outils de l'ancien homme à tout faire. J'avoue que j'ai pas la moindre idée de ce à quoi est censé ressembler la moitié de ce dont elle me parle. Une binette ? Jamais vu de ma vie. Enfin, peut-être que si mais sans savoir que ça s'appelait comme ça. Je sens que ça va vraiment pas être de tout repos cette histoire.

Puis le sujet de ma proposition qu'elle puisse passer certaines nuits à l'école pendant les travaux trouve une réponse à laquelle je m'attendais, bizarrement. L'idée lui semble bonne, mais elle n'a pas envie de s'imposer entre Naya et moi. Cette remarque me fait lever les yeux au ciel et je m'approche de Charlie – parcourant la courte distance qui nous séparait jusqu'ici – pour me placer juste devant elle et venir poser mes doigts sur son menton. La forçant à relever le regard vers moi, je plonge mes yeux dans les siens. Tu ne t'imposes pas si je te le propose. Et tu as vu l'enthousiasme de Naya, elle ne dira pas non. D'autant plus qu'il y a largement assez de place. Alors je ne prendrai pas un « non » comme réponse. J'ai peut-être l'air autoritaire, ma voix s'est faite un peu plus grave sur le coup, mais c'est surtout parce que je tiens à ce qu'elle comprenne à quel point je suis sérieuse. Je pense ce que je dis, et dis ce que je pense. Toujours. Que ça plaise ou non.

Comme tu l'as dit, l'essence est rare et les journées sont courtes. D'ailleurs, si tu es venue à pied jusqu'ici, sache que je ne te laisserai pas rentrer aujourd'hui... Il ferait déjà nuit avant que tu n'arrives chez toi. Et c'est bien trop dangereux. Je ne la sous-estime pas, j'ai simplement encore en mémoire l'image de cette fille blessée qui est venue nous trouver ici il y a quelques temps. Mes yeux se posent sur son arcade qui commence à peine à se remettre, à retrouver son apparence normale.

Un silence s'installe et je reste toujours dans cette position, observant Charlie et laissant mon pouce légèrement caresser son menton juste avant de la libérer. Ma main retrouve sa place – comme sa jumelle qui ne l'avait pas quittée – dans la poche de mon pantalon, et je recule légèrement pour rendre à la brune son espace vital. J'imagine que le message est passé.



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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Dim 24 Jan 2021 - 16:42
L'ingénieure a beau décrire son amie c'est le visage de Hazel qui se superpose à cette description dans mon esprit. J'ai assez étudié l'être humain afin de lui ressembler pour en connaître sa laideur, sa fourberie, ses mensonges, sa fausseté. Rien qui ne correspond à la jeune femme, qui n'est que bienveillance et gentillesse. Je ne m'en plains pas, ça a rendu mes ruses d'autant plus aisé à mettre en place. Mais derrière mes propres mensonges, ma propre fourberie, ma propre fausseté, je ne peux nier que c'est agréable de vivre avec une femme comme elle. Disons qu'il est plus facile de se calquer sur son comportement que d'autres joués auparavant. Quelque part, c'est léger, et libérateur. Ce n'est pas vraiment moi, mais une version de moi qu'il m'est plus facile d'apprécier et d'appréhender.

Laissant mon regard dévier un instant dans le vague j'essaie d'imaginer ce que vingt ans d'une relation amicale peut représenter. C'est presque les trois quarts de ma vie et jamais je n'ai été assez proche de quelqu'un pour que l'une de mes relations perdure dans le temps. Les rares amis que j'ai un jour possédés ont fini par prendre la tangente et je ne peux guère le leur reprocher. J'ai longtemps essayé de savoir à quel point il doit difficile d'aimer quelqu'un comme moi, en vain. Je ne peux pas me projeter dans ce sens-là, passer de l'autre côté du miroir. Mais c'est ainsi. D'aussi loin que je m'en souvienne, je suis restée sur le bord de la route à regarder les autres avancer dans leur vie tandis qu'ils m'oubliaient dans un coin. Trop ceci, pas assez cela, étrange et inabordable. Qu'en sais-je....les gens vont, et repartent. Ils repartent toujours. Et je reste là. Sans comprendre. Sans savoir ce qui cloche réellement chez moi. Ça ne ne rend pas triste, mais je sais que je n'aime pas non plus ce sentiment. Et puis, si ma propre mère biologique n'a pas réussi à m'aimer, qui d'autre le pourrait. On a beau m'avoir dit que je n'étais pas responsable, que ce n'était pas moi la coupable, les faits restent là. Je n'ai jamais été assez bien pour être aimée pour ce que j'étais.
Je ne suis pas faîte pour les relations. Je suis faîte pour survivre, coûte que coûte.

Je reste donc silencieuse, me contentant d'acquiescer en forçant un sourire de politesse. Je ne peux mettre des mots sur ce que je saisis pas et ce qu'elles partagent en fait clairement partie. « Parfait, je devrais trouver tout ce dont j'ai besoin. » Les écoles n'avaient pas été les lieux prioritaires vidés après la fin de ce monde. Les épiceries, les centre commerciaux, les armureries... mais pas le système éducatif heureusement pour moi.

Et alors que j'émets quelques réserves quant à mes venues à l'école, Erin me surprend de ses doigts sous mon menton, me forçant à relever mes yeux sur elle alors que la jeune femme me dépasse d'une bonne tête, plantant mes prunelles dans les siennes. C'est toujours très étrange quand elle fait ça, comme si on se connaissait depuis plus longtemps que quelques semaines. J'ai toujours été tactile mais je sais que ça dérange et met mal à l'aise les autres la plupart du temps. C'est pourquoi j'ai appris à ne pas faire certains gestes, à en contenir d'autres. L'ingénieur met à mal une dizaine d'années d'apprentissage chaque fois qu'elle brise ce code que je pensais universel. Et... j'aime bien. Qu'elle me touche. Qu'elle envahisse cet espace que trop jugent vital. C'est... léger. Oui je crois que c'est le mot. Mon cerveau est constamment assailli d'une multitude de pensées, souvent contradictoires. Il me faut toujours tout analyser pour comprendre, enregistrer, répondre, réagir, rebondir, échanger tout simplement. Une gymnastique éreintante dont les autres n'ont absolument pas conscience. Mais quand elle fait ça, c'est comme si je n'avais plus à penser, plus à tout analyser. Comme dans une bulle protectrice. Et je me sens bien. Et puis elle est jolie. Ce n'est pas une découverte, c'est pour ça que je l'ai dessinée. Mais son visage est vraiment parfait. Et pour une fille quelconque comme moi, ça a son importance.

Je n'ai de toute façon pas à réfléchir puisqu'elle prend la décision pour moi, ce qui, pour être honnête m'arrange. Partagée entre l'idée de ne pas déranger et celle de devoir presser le pas pour tenter de rentrer avant la nuit, elle éclipse toutes mes interrogations. Et puisque non n'est pas une option envisageable, il me semble naturel de répondre « D'accord... » dans un souffle alors que je ne cille pas, mes yeux dans les siens.
Cette fois il n'y a pas haussement d'épaules, seulement un léger frisson quand son pouce caresse ma peau. et... ça me perturbe quelques instants. Parce que je ne suis pas habituée à ressentir ce genre de choses et que je ne le comprends pas. C'est agréable... mais.... étrange à la fois. Et inconnu. Je n'aime pas l'inconnu, avec moi, il est souvent synonyme d'anormalité. Et s'il y a bien une chose que je veux dans ce monde, c'est être normale.

Alors quand elle recule, j'expire légèrement, soulagée finalement qu'elle ne soit plus si proche. « Je ne voulais pas déranger les autres, mes jambes étaient la seule solution. Mais ils savent que je suis avec vous. » Depuis mon attaque, il me fallait justifier mes absences et même s'ils restaient méfiants, le fait que Erin et Naya me soient venues en aide et se soient occupées de moi semblaient les rendre plus souples quant à ma venue ici. Et détournant un instant mon regard de la jeune femme parce que je reste perplexe quant à ce dernier échange, je jette un coup d'oeil au restaurant. « Vous faîtes quoi ici ? Vous êtes plutôt bien installées à l'école pourtant vous êtes souvent là. » Non pas que ça me regarde, et puis, sans ça, je ne les aurais probablement pas retrouvé. À vrai dire il est possible que je possède déjà l'information mais vu mon état la dernière fois, ma mémoire me fait défaut.


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Dim 24 Jan 2021 - 19:01
C'est vrai que j'ai jamais vraiment compris le principe d'espace vital. Enfin, si, parce que je suis pas spécialement fanatique qu'on tente un peu trop les gestes d'affection sans raison à mon égard. De ces personnes, à l'époque, qui pensaient que serrer un inconnu dans ses bras était une manière de dire bonjour ou de se présenter. Ça, c'est le genre de trucs que je déteste. Mais par contre, à partir du moment où on a franchi la barrière de la rencontre, c'est différent. Je me fiche bien que les gens s'approchent de moi ou tentent des gestes d'affection – bien que je ne sois pas toujours capable d'y répondre comme il faut.

C'est pour ça que là, je ne vois pas du tout le mal à me tenir si proche de Charlie. Mes doigts posés sur son menton, la pulpe de mon doigt coulissant lentement sur sa peau, mes yeux plongés dans les siens. Sûrement que beaucoup d'autres y verraient un quelconque signe de je ne sais trop quoi. D'ailleurs je ne doute pas que si Naya est remontée – comme par hasard – pile à ce moment là, elle m'expliquera sans détour la portée du geste que j'ai eu.

Mais lorsque je recule, après que la brune m'ait donné son accord par rapport aux conditions que j'ai exposé sans lui demander réellement son avis, je me rends compte que la cubaine n'est pas là. Pour une fois, j'ai de la chance. Bien que je ne doute pas qu'elle trouvera bien d'autres moments à exploiter pour me faire tourner en bourrique.

Hochant la tête aux mots de la jeune femme lorsqu'elle me dit que son groupe sait qu'elle est avec nous, j'ai toujours les yeux rivés sur son visage. Bien. Alors c'est acté, tu passeras la nuit chez nous. Et encore une fois, elle n'a pas vraiment le loisir de refuser.

Je hausse un sourcil, surprise par sa question, lorsqu'elle me demande ce qu'on fait ici. C'est vrai que cela peut paraître un peu étrange vu de l'extérieur puisqu'elle a eu l'occasion de voir l'endroit où l'on vit et le confort qui s'y trouve. Effectivement, dans ce cas, pourquoi s'embêter à rénover – plus ou moins – ce vieux restaurant à une vingtaine ou trentaine de minutes de marche de l'école ?

Laissant mon regard parcourir un petit peu la pièce, je ne peux retenir un petit ricanement dont je ne sais pas moi-même l'origine exacte. Vu de l'extérieur, ça a l'air parfaitement stupide hm? Et ça se comprend. Mais j'imagine qu'expliquer ce qu'on fait là ne va rien me coûter. La plupart de nos ressources vient de ce qu'on échange avec d'autres groupes. Mais on ne peut pas toujours leur donner rendez-vous quelque part en espérant ne pas se retrouver pris au piège par des morts ou je ne sais trop quoi.

Je fais quelques pas, m'approche d'une fenêtre et observe l'extérieur en gardant mes mains dans les poches de mon pantalon. En sécurisant cet endroit, on peut en faire un point de rencontre avec d'autres groupes. Peut-être même un point de passage pour ceux qui ont juste besoin de faire une pause. Et comme ça, on évite de révéler à tout le monde où est-ce qu'on vit vraiment.

Détournant mon attention de l'extérieur, je tourne à nouveau la tête vers Charlie sans pour autant changer de place ou de position. Et comme on est déjà bien installées, comme tu dis, on vient ici le plus souvent possible pour essayer de faire avancer les travaux rapidement.



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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Dim 24 Jan 2021 - 21:02
Erin est une meneuse, du moins elle semble avoir ce besoin de contrôle sur les choses. Je suis une suiveuse, préférant largement suivre les recommandations d'une tierce personne du moment que ça va dans mon intérêt. Je ne prends pas de décision majeure qui concernerait quelqu'un d'autre que moi, j'en suis incapable. Ça demande trop de réflexion, de stratégie, de gymnastique cérébrale. Je peine déjà à m'en sortir pour ma seule personne alors pour une autre. Mais c'est une dynamique qui fonctionne. La laisser gérer pour moi, imposer ses choix. Ça me convient. Je sais que ce soir, je serai en sécurité, au chaud, que je mangerai à ma faim et pour une fois, que j'aurais choisi la compagnie. Je ne parle pas de Naya, qui a de toute façon tendance à s'éclipser dès qu'elle le peut mais bien de Erin. Je ne sais pas pourquoi mais j'apprécie sa présence. L'ingénieure a beau être aux antipodes des modèles féminins qui m'attirent d'ordinaire, il y a ce...truc qui fait que je me sens bien. Je ne sais pas si on peut appeler ça de la confiance. Sans être complètement naïve j'ai tendance à croire ce que disent les gens sans savoir si je crois en eux. De même qu'ils n'ont pas vraiment intérêt à m'accorder la leur mais le font quand même. Je crois que mon visage de petite fille sage et mon gabarit fluet les aide à ne pas me voir comme une menace mais plutôt comme quelqu'un à protéger. Et dans ce monde, sans capacités pour m'en sortir seule, c'est un atout non négligeable.

Je hausse les épaules à sa question, me contentant d'un « Je suis juste curieuse » et ça ne m'arrive pas tant que ça. Du moins pas dans un réel intérêt d'obtenir une réponse. Je connais un minimum de schémas sociaux pour m'en sortir et les questions dont on se moque des réponses en fait plus que largement partie. J'en use et en abuse, comme tout le monde, me fichant royalement de ce qu'on peut me répondre dans quatre-vingt-dix pourcent des cas. Ce n'est pas pareil ici. Je crois que ça m'intéresse vraiment. Peut-être parce que c'est cette adresse sur laquelle je peux loucher depuis mon lit dès que je relève les yeux sur le dessin du bonhomme spaghetti, ou peut-être parce que quand j'en ai eu besoin, à deux doigts d'atteindre mes limites et de m'écrouler, c'est ici que j'ai trouvé secours et refuge. Je ne sais pas mais j'écoute avec une attention plus poussée que d'habitude quand l'ingénieure précise sa pensée.

Je la regarde s'éloigner vers l'une des fenêtres et sur cet extérieur incertain que nous connaissons maintenant tous. Ce qu'elle dit fait sens, surtout pour deux femmes qui survivent en solitaire. On n'a beau dire ce qu'on veut, il a toujours semblé plus facile d'être un homme et ce nouveau monde n'a en rien arrangé ce déséquilibre. Je crois qu'on appelle ça du sexisme, ou du machisme, mais je n'en ai jamais compris l'intérêt ou en quoi c'était mal. Oui, un homme est plus fort qu'une femme et quoi qu'on en pense, il a moins de chance de se faire agresser. J'ai toujours cherché la protection dans leur bras ou derrière leurs armes et je ne m'en cache pas, au diable les féministes.
Et comme je ne connais finalement encore que trop peu les différentes communautés ou familles des environs, n'accompagnant jamais le reste de la famille dans leurs tâches quotidiennes ou leurs déplacements, je ne peux que la croire sur parole quand elle dit que les échanges de services suffisent à assurer leur survie. « Ou pour aider des filles qui se sont faits attaquer.... » Que je lance quand Erin parle de point de passage ou de repos. Je n'ai pas pour but de faire dans le sarcasme ou l'humour ironique mais ça doit y ressembler. Je ne fais de toute façon jamais exprès.

« Je sais pas si c'est stupide vu de l'extérieur mais c'est plutôt malin vu d'ici. » Me rapprochant un peu de l'électricienne tout en conservant une distance qui ne me fera pas m'interroger sur mes ressentis comme précédemment, je hausse les épaules, trouvant tout ça plutôt sensé. « Et... vous avez toujours été seules depuis....bah.... depuis que les morts se relèvent ? Ou vous avez appartenu à un groupe avant ? » J'ai du mal à croire qu'on puisse s'en sortir en solitaire si longtemps. Je n'aurais pas pu en tout cas c'est certain. J'ai eu de la chance d'avoir Garrett à ce moment là qui a pris les choses en mains, puis cette communauté de croyants, puis quelques alliés et maintenant la famille qui m'a recueilli. Je n'ai jamais été seule. Ou plutôt, je l'ai toujours été, au milieu des autres. C'est mon ressenti sur le monde. Moi, Charlie, toujours entourée mais jamais comprise, toujours appréciée mais jamais aimée, toujours en nombre et pourtant toujours seule.


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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Lun 25 Jan 2021 - 8:57
Moi même ça me fait bizarre de dire tout ça à voix haute. C'était un truc entre Naya et moi, notre but concernant cet endroit. Pourquoi est-ce qu'on mettait tant d'énergie pour faire quelque chose qui ne servirait pas qu'à nous ? Aucune idée. Mais peut-être qu'au fond, on avait juste envie de rendre les choses un peu moins difficiles pour les autres et pas que pour nous. Je sais bien que ça peut paraître stupide, puisque j'ai ce sentiment au sujet de tout ce projet. Qu'on se fatigue pour rien, qu'on se la fera mettre à l'envers à la première occasion. Pourtant il semblerait que l'optimisme de ma meilleure amie ait réussi à calmer mon propre pessimisme pour cette fois.

Frissonnant à cause d'une vague de chaleur qui parvient jusqu'à moi depuis le brasero, j'inspire un grand coup tout en continuant d'observer l'extérieur. C'est dingue comme tout a pu changer en quelques années. Les villes, la société, le monde, nous. Qui peut se vanter encore aujourd'hui d'être la même personne qu'il y a cinq ans – ou plus ? On a tous du sang sur les mains. Du sang de macchabées, mais aussi de vivants. Soit parce que c'était de la légitime défense – bats-toi ou meurs – soit simplement parce que c'était pour assurer la loi du plus fort. Pour une vengeance, même.

Je ferme les yeux un instant, un soupir relativement discret malgré tout s'échappant d'entre mes lèvres. Sans m'en rendre compte, je serre mes poings dans les poches de mon pantalon et tente de chasser toutes ces images de ma tête. Ce désir de vengeance inassouvi parce que le présumé agresseur de Charlie avait trouvé la mort de ses propres mains. Les souvenirs de l'état dans lequel elle était lorsqu'elle est arrivée ici, totalement épuisée et au bord de l'effondrement.

D'ailleurs, comme si elle était capable de lire dans mes pensées, j'entends la voix de la brune résonner et me tirer de mes pensées. « Ou pour aider des filles qui se sont fait attaquer ». Rouvrant les yeux, je tourne la tête vers elle et l'observe alors qu'elle s'approche de moi. Pour seule réponse, je hausse légèrement les épaules sans vouloir confirmer ou infirmer ses dires. Oui, sûrement. En un sens, elle n'a pas tort. Mais c'était surtout un coup de chance. Aucune de nous deux ne peut se targuer d'avoir de quelconques compétences en médecine. Et si les blessures de la jeune femme avaient été trop conséquentes, on n'aurait rien pu faire.

Je finis par me détourner de la fenêtre, m'appuyant contre le rebord de celle-ci avec mes fesses tout en venant croiser les bras sur ma poitrine – plus par habitude que pour donner l'impression d'être fermée au dialogue – tout en faisant non de la tête. On n'a pas toujours été seules. Quand tout a commencé, on était même un petit groupe, et on a passé plusieurs années ensemble. Certains mourraient, d'autres arrivaient. Mais Naya et moi, on est toujours restées ensemble.

Je soupire un peu, repensant aux deux hommes qui ont été les derniers à nous accompagner et qui n'ont jamais refait surface après avoir disparu en mer un jour. Enfin, en mer, sur l'eau quoi. Bref. Je viens glisser l'une de mes mains dans mes cheveux pour les remettre vers l'arrière et reprends ma position initiale juste après. On n'est plus que toutes les deux depuis presque deux ans, je crois. Je t'avoue que j'ai perdu un peu la notion du temps à force. Mais une chose est sûre, c'est qu'on se démerde sûrement aussi bien à deux que d'autres en étant dix. Oui, pour une fois je m'autorise un peu de positif. Parfois ça arrive.

Voyant l'ombre de la cubaine remonter les escaliers, cette dernière ne tarde pas à réapparaître en tenant nos manteaux et sacs dans ses bras. Elle reste un instant là, à nous observer avant de croiser mon regard et m'offrir un sourire amusé. Lorsqu'elle s'approche, elle en profite pour désigner du menton le ciel qui commence peu à peu à s'assombrir. J'ai terminé tout ce que je pouvais faire aujourd'hui. Et vu les nuages qui se ramènent, on ferait peut-être mieux de rentrer tout de suite avant de se faire surprendre par une averse qui risque de nous faire tomber malade si on doit prendre la route en dessous.

Je suis le regard de mon amie, hochant la tête pour approuver ses dires avant de reporter mon attention sur Charlie. Ça te va ? J'imagine que oui, mais bon. Par correction, je demande quand même. On sait jamais.



Time goes by, but anger still remains

by Wiise
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