The Walking Dead RPG

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It took one seed to make a difference
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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 19:48
En moins de temps qu'il ne m'en faut pour avoir le temps de réagir, voilà que Charlie disparaît en un clin d’œil pour se diriger vers la salle de bain en me disant qu'elle se souvient normalement d'où se trouve cette pièce. Ma foi, ce n'est pas vraiment difficile à trouver, mais elle ne sait pas où est-ce qu'on range notre matériel de soin. Bon, je me doute qu'elle fouillera pour trouver ce qu'elle veut.

En attendant qu'elle revienne, je continue de faire pression sur mon doigt pour stopper au plus vite le saignement et éviter que la brune n'ait à supporter plus longtemps la vue de l'hémoglobine. Si je ne suis vraiment pas perturbée par ce genre de choses – j'en viens même à me demander si j'ai vraiment peur de quelque chose en particulier en fait – je comprends que ça ne soit pas le cas de tout le monde.

Lorsqu'elle revient, je vois ses mains trembler lorsqu'elle tente de défaire le chiffon qu'elle avait elle-même enroulé autour de mon doigt quelques instants auparavant. Forcément – et c'est plus fort que moi – je m'inquiète pour elle. Est-ce que ça va aller? Je ne peux pas m'empêcher de lui demander ça, même si j'ai relativement l'impression que ma question passe à l'as. Elle a l'air plus concentrée sur le fait de ne pas tourner de l’œil que sur ce que je peux bien lui dire. Alors je ne lui en veux pas. Comme dit, je n'ai pas vraiment envie de devoir gérer ça en plus. Bon, je ne suis pas aux portes de la mort avec une simple coupure, mais quelque chose me dit que si elle chute et s'éclate le crâne contre le plan de travail ou le sol, ça sera une toute autre paire de manches.

Silencieuse lorsqu'elle me demande d'attendre, je me contente de hocher la tête en l'observant. Elle prend une grande inspiration, comme pour se donner du courage, et me donne le signal pour retirer mon doigt du pansement de fortune afin qu'elle puisse y placer le vrai. Heureusement, j'ai comprimé suffisamment pour que cela ne saigne plus trop maintenant. Ouf.

Finalement, c'est avec une certaine rapidité que cette histoire se termine alors que le sparadrap trouve sa place sur ma plaie. Mais je vois bien au visage de Charlie que ce n'est pas pour autant qu'elle va mieux. Elle s'empresse d'aller se laver les mains, pendant un sacré bout de temps d'ailleurs, et je me contente d'aller nettoyer la lame et la planche tachées de sang dans la bassine qui nous sert à laver la vaisselle.

Faisant attention à ne pas mouiller mon pansement et à ne pas créer de choc avec mon doigt pour éviter qu'il ne se remette à saigner, je me tourne ensuite vers la brune lorsqu'elle revient vers moi. Et encore une fois, un frisson me parcourt lorsque je la sens attraper ma main dans la sienne. C'est vraiment stupide, et je crois que je déteste profondément Naya pour m'avoir mis en tête qu'effectivement j'étais attirée par cette jeune femme. Plus que je ne veux bien l'admettre. Ce qui est parfaitement con vu son aversion pour les relations homosexuelles – malgré la curiosité qu'elle a l'air d'avoir sur le sujet – et le fait qu'on ne se connaisse pas vraiment. Enfin, comme on dit, le cœur a ses raisons que la raison ignore, n'est-ce pas ? Bon, de là à parler tout de suite d'histoire de cœur, c'est peut-être aller un peu loin. Bref.

Un léger sourire étire le coin de mes lèvres, parce que je remarque évidemment le double-sens de sa phrase mais je ne le relève pas. Je me doute qu'elle ne l'a pas fait exprès et je sais aussi qu'elle dit ça par rapport à sa réaction face au sang. Je hausse donc les épaules, retournant ma main pour pouvoir prendre la sienne et la caresser lentement pour essayer de la calmer. Je sens bien qu'elle tremble encore un peu, alors pourtant que je vais très bien. J'ai connu bien pire, après tout. T'as pas à t'excuser. C'est le genre de choses qui se contrôlent pas.

Faut pas me demander pourquoi, mais je me sens obligée de faire un autre geste pour essayer de l'apaiser. Ma main libre vient alors se placer délicatement derrière sa tête et je viens déposer mes lèvres sur son front avec douceur. Dans un geste qui se veut protecteur, rassurant. Comme souvent. Me reculant à nouveau pour pouvoir la regarder, je lui offre un petit sourire. Je vais bien, t'en fais pas pour moi. C'était pas grand chose. Tu veux qu'on continue de préparer le repas ? Promis, je ferai plus attention cette fois.

Attendant son approbation, je retourne donc ensuite près de ma place au plan de travail, reprenant la découpe des pommes de terre puis des légumes en faisant particulièrement attention à ne pas me couper une seconde fois. Parce que là, je pense que Charlie tournerait de l’œil. Et c'est donc avec le regard rivé sur ce que je fais que je reprends la parole. Au fait, ça t'allait comme réponse tout à l'heure ? Par rapport à ta question, je veux dire.



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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 21:08
Mon regard descend sur sa main qui caresse la mienne et ses mots trouvent à nouveau un écho particulier en moi. Le genre de choses qu'on ne contrôle pas? Comme l'attirance que l'on ressent pour quelqu'un? Je ferme les yeux, autant pour calmer les tremblements qui persistent que pour mieux me concentrer sur cette sensation. Je ne peux nier en apprécier le contact mais je l'ai plus ou moins toujours recherché, trop souvent au mauvais endroit, déclencheur de nombre de quiproquos et de malaises en tout genre. Ça n'a rien de différent de ce que je peux ressentir quand Hazel me prend dans ses bras ou a ce genre d'attention pour ma personne. C'est doux, agréable, ça me porte et allège mon esprit régulièrement trop encombré, mais ça ne justifie pas le fait qu'Erin puisse autant me troubler, ici, au sommet de ma boîte crânienne. Tous ces schémas qu'elle ébranle, toutes ces questions qu'elle fait naître, cette incompréhension entre ce que j'aimerais demander et n'ose pourtant seulement évoquer. Tous ces inconnus qui s'alignent en nombre dans la trappe sombre de ma conscience.

Ses doigts à l'arrière de ma tête me surprennent et ses lèvres sur mon front me font fermer les yeux. Bon sang pourquoi faut-il qu'elle ait toujours ce genre de gestes envers moi? Pourquoi faut-il que je les apprécie autant? Je suis bien ici. Et pourquoi faut-il qu'elle sente si divinement bon? Mais c'est... salvateur. Comme si cette simple attention avait le pouvoir de renvoyer mes trop nombreuses interrogations loin dans ma tête. Ça m'apaise. D'une part la panique engendrée par la vue du sang et surtout ce qui me rend si confuse depuis quelques minutes déjà.
Je sais bien que ce n'était pas grand chose mais je n'y peux rien, la vision de ce liquide rouge pourtant si vital a tendance à distordre la réalité et à me faire voir les choses de façon exagérée. Acquiesçant à sa proposition, je la laisse se détourner au profit du plan de travail, restant un instant en retrait à regarder son dos.

Une question me vient, une autre, pour changer. Quelque chose qui ne m'était pas forcément venue avant. Mais il y a tous ces gestes, ses paroles, ses regards.... si Erin est attirée par les femmes et vu son comportement avec moi, est-il possible qu'elle me trouve...attirante? Je fronce les sourcils et finis par secouer la tête. C'est stupide. Personne ne pouvait être attiré par une fille comme moi. Je ne suis ni jolie, ni assez comme les autres. Mais ça devrait me soulager non? Après tout, ce serait dégoûtant. Je crois.

Et parce que mon absence à ses côtés risque de devenir suspecte je secoue une nouvelle fois la tête pour chasser tout ça de mon esprit et reviens prendre place devant le plan de travail, récupérant le légume délaissé plus tôt que je recommence à éplucher dans des gestes mécaniques. "Hein?" Que je réponds quand sa voix fend l'air à nouveau, fronçant les sourcils pour tenter de savoir de quelle question elle parle. "Oh!" Oui, ça vient de tilter. "Oui... oui c'était très bien..." J'évite son regard et mon concentre sur la tâche qui m'a été confiée, jouant nerveusement avec mes lèvres que je maltraite de mes dents. Je laisse passer un ange, puis deux, avant que toutes les idées s'entrechoquent dans ma tête et que le vase de mon self control légendaire déborde. "Non en fait ça n'a aucun sens!" Je dépose un peu brutalement le couteau sur la planche, me tournant vers elle, tentant de faire le tri dans tous les fils emmêlés là-haut. "J'ai envie de te connaître, j'ai envie de te découvrir mentalement comme tu dis, j'aime quand tu me touches, que tu remets mes cheveux en place, quand tu caresses ma main de la tienne, quand tes lèvres se posent sur mon front. Et ça m'arrive pas si souvent. Ça m'arrive même jamais. La plupart du temps, les gens me lassent avant la fin de la première conversation. Tout ce que tu as décris c'est exactement ce que ça me fait quand je suis avec toi. Sauf que ça ne veut rien dire. Je ne suis pas... comme ça. Je le sais. Alors ça n'a aucun sens." Comme toujours quand je perds le contrôle mon débit de paroles s'accélère et il me faut faire une pause pour reprendre mon souffle, un peu perdue dans l'imbroglio de toutes ces contradictions.

Pourquoi je ne comprenais jamais rien quand il s'agissait de rapport humain? Je faisais tellement d'efforts pour être normale, loin de cette étrangeté qui me caractérisait, mais plus j'en découvrais et plus je me rendais compte que je m'éloignais de cette norme que je désespérais d'atteindre.


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 21:29
Reprenant presque dans un geste parfaitement mécanique – de la même manière que je peux agir lorsque j'ai les mains plongées dans un système électrique – la découpe de mes légumes, je dois dire que je suis un peu trop concentrée pour me rendre compte que je suis observée. Et c'est peut-être pas plus mal, parce que sinon j'aurais vraiment pu me demander pour quelle raison est-ce qu'elle faisait ça. A défaut, je me contente d'interpréter le temps qu'elle met à revenir comme étant celui qui lui est nécessaire pour reprendre totalement le contrôle de ses émotions après avoir été confrontée à la vue du sang alors qu'elle déteste ça au plus haut point.

En tout cas, elle revient au bout d'un moment pour s'occuper de l'épluchage des pommes de terre, et j'en profite pour lui demander si mon explication d'avant lui convenait. Après tout, c'est pas comme si j'étais très douée pour ça. Un léger sourire étire le coin de mes lèvres – du côté opposé à celui où se trouve la brune – lorsque je me rends compte que je l'ai totalement tirée de ses pensées. A croire qu'elle était vraiment partie loin sur ce coup là.

Au moins, elle m'assure que ça va et ça me convient. Donc je hoche la tête lentement, continuant d'un geste toujours aussi mécanique à découper les quelques carottes et le chou qui nous reste pour les glisser dans la grande marmite qui servira à tout cuire en pseudo potée. Je suis loin d'être un grand chef, et je suis bien contente d'avoir appris à faire de telles choses. Du genre qui tient au corps et permet de ne pas avoir faim trop rapidement par la suite. Qui réchauffe comme il faut et qui donne de l'énergie.

Sauf que je sursaute presque quand d'un coup Charlie plaque brutalement son couteau et sa patate sur le plan de travail tout en m'annonçant finalement que ça ne va pas du tout. Là, je m'arrête de faire ce que je faisais, figée en plein mouvement, pour tourner la tête vers elle sans comprendre. Heureusement – enfin je crois – l'explication ne tarde pas à suivre.

Et là... Autant dire que je suis plus que surprise. Tout ce qu'elle dit, j'ai l'impression qu'elle le pioche dans ma tête. Au plus profond de mon esprit. Cette envie de la connaître comme elle veut me connaître, d'aimer les attentions physiques de l'autre aussi simples soient-elles, et j'en passe. Je me rends même pas compte qu'à mesure que le flot de ses mots continue de se déverser, le rythme de mon palpitant augmente un peu.

Pourtant, alors qu'elle termine son presque monologue, mon visage reste impassible. Je l'observe, mon regard plongé dans le sien avec intensité. Relâchant ce que je tenais en main, je me tourne totalement vers elle et avance légèrement pour réduire la distance qui nous sépare. Je suis à moins d'un mètre d'elle à présent et continue de me tenir droite. Tu en es sûre ou tu t'en es persuadée parce qu'on t'a martelé ces idées en tête pendant je ne sais combien de temps? Mon ton est peut-être un peu dur, mais c'est surtout parce que j'imagine sans mal les barrières que beaucoup de gens se mettent à cause de leur éducation. De ce qu'on leur a répété jusqu'à ce qu'ils soient persuadés que ces préjugés sont les leurs. Alors que pas du tout.

Tout n'a pas toujours besoin d'avoir du sens, que je dis d'une voix plus calme que précédemment en m'avançant encore un peu. Là, on dirait presque que je la toise puisque je n'ai toujours pas détaché mon regard du sien et que je suis légèrement plus grande qu'elle. Mais c'est simplement une question de position, pas de comportement.

Lentement, ma main vient glisser sur sa joue avec douceur, mon pouce effleurant légèrement le coin de ses lèvres au passage. Je sais que c'est une très mauvaise idée qui me passe en tête. J'aurais préféré d'ailleurs qu'elle ne fasse que passer. Parce que ça aurait certainement évité que je considère plus que de raison de la mettre à exécution. Je m'apprête à prendre un risque conséquent et plus qu'inutile en un sens. Celui de m'en prendre une, d'une part, et celui de la voir prendre ses jambes à son cou d'autre part.

Mais est-ce que t'en as eu la preuve, que t'es pas « comme ça » ? Et à ces mots, je viens délicatement placer mes lèvres sur les siennes. Bon sang ce que mon cœur peut s'emballer à ce moment là. Comme il l'a jamais fait avant, parce qu'il n'y avait jamais rien d'autre qu'une attirance physique pour ceux que j'embrassais. Aucun intérêt psychologique, aucune curiosité sur la personnalité profonde de l'autre. Alors que là... Oui, j'ai envie de la connaître. Vraiment. Au même titre qu'elle semble vouloir me découvrir. Pourtant, au plus profond de moi, je prends le risque de tout gâcher. Ma foi, au moins je serai fixée.

Je me recule pourtant assez rapidement, puisque ce baiser n'était là que pour jauger sa réaction et potentiellement lui apporter des réponses. Faisant un pas en arrière – pas assez pour être vraiment loin d'elle – j'inspire un grand coup et souffle ensuite longuement par le nez. Tu as le droit de me frapper, si tu veux. C'est mérité. Mais peut-être que comme ça, tu as plus d'indices sur la véritable réponse à tes questions.



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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 22:46
Elle se rapproche et pour la première fois j'ai envie de la repousser. Ma tête me semble sur le point d'exploser tant les contradictions me frappent avec force et véhémence. La respiration saccadée par un débit de paroles trop rapide j'ai besoin d'air et sa présence, trop proche, ne m'aide pas à reprendre mes esprits. Je ferme les yeux quand ses paroles parviennent à se frayer un chemin dans la mer déjà agitée de ma matière grise. Parce qu'ils visent juste. Les mots acides de ma mère font écho quelque part dans ma cervelle. Viennent s'ajouter ceux du Père Matthew. Même garrett, au-delà de l'excitation que semblait provoquer la pensée de deux femmes entre elles, n'était pas très ouvert sur le sujet. Ils se livrent une bataille sans merci entre mes deux oreilles et j'ai beau tenter de les faire fuir, plus je les combats et plus ils parlent forts, me rappelant ce qu'est la normalité et, à contrario, les comportements qui ne le sont pas. Pour la première fois de ma vie j'en veux à Erin, de taper là où c'est le plus fragile, le plus délicat, le plus ancré dans mon esprit torturé. Parce qu'elle en rajoute une couche dans une malhonnête contradiction et que je ne sais plus où donner de la tête. J'aimerais accorder tant d'importance à ses propos qu'à ceux déjà marqués au fer rouge. Mais ce n'est pas si facile. Jane m'a façonnée. Et je n'ai jamais pu lutter contre ça.

Bien sûr que tout avait besoin d'avoir un sens.
Un sens, une utilité, quelque chose que je pouvais modeler, copier, renvoyer. Ce dont elle me parle, ça n'a rien de palpable et le vide des mes ressentis passés ne me donne aucun indice. Absolument aucun. C'est facile pour elle! Erin est capable d'aimer, elle. Capable de nouer des amitiés, au moins une. Je ne suis qu'une coquille vide. Une foutue coquille vide. Et j'ai envie de lui dire ça, mais c'est bien la seule chose que je veux garder secret.

Sa main sur ma joue me fait rouvrir les paupières mais, contrairement à d'habitude elle ne m'apaise pas. J'ai envie de la retirer, mais ma tête devient lourde de trop s'activer et je sens le mal de tête poindre à l'horizon. Je veux être seule, retrouver la bulle sécurisante dans laquelle j'aime tant m'enfermer, avec une feuille et un crayon, loin de tout et de tout le monde. Là où on ne peut pas m'atteindre. Là où ne peut pas me rejeter. Là où je n'ai pas besoin de faire semblant. La preuve? Quelle preuve? Mes yeux percutent les siens et avant que j'ai eu le temps de m'interroger davantage, ses lèvres sont sur les miennes.

Je devrais la repousser, sauf que....toute pensée cohérente déserte mon cerveau. Toute pensée tout court. En une fraction de seconde c'est le vide. Les voix se taisent, les questions disparaissent, le mal de tête recule et c'est le calme absolu. Le néant. Du moins en pensées. Car si mon cerveau semble avoir été mis au repos, mon corps, lui, semble s'éveiller d'un long et tortueux sommeil. Son parfum emplit mes narines, je perçois sa respiration contre moi, et, quelque part, là, en bas, dans le creux de mon ventre, une douce chaleur s'irradie, lentement, insidieusement. C'est.... je ne sais pas. Je ne la connais pas, ne l'ai encore jamais ressenti. Comme d'agréables fourmillements qui me donnent la chair de poule et font courir sur ma peau quelques frissons. Je sens les battements de mon coeur s'accélérer et cogner dans ma poitrine et j'ai chaud, incroyablement chaud. À l'extérieur et à l'intérieur. Si d'ordinaire ma tête est remplit de mille pensées différentes, celui-ci ne semble plus être en mesure de se focaliser sur autre chose que sa main sur ma joue et ses lèvres sur les miennes. Et c'est...tellement parfait.

Elle s'écarte et le vacarme reprend. La tête pleine, et le corps froid et vide. J'ouvre les yeux, la fixant sans savoir quoi dire. Non..... je peux presque sentir que le rouge m'est monté aux joues et je ne sais s'il est porté par la colère, la gêne ou tout autre chose. "T'avais pas le droit de faire ça..." Ce n'est pourtant pas du ressentiment que trahit ma voix. Juste une parfaite incompréhension. "T'avais pas le droit..." Et je me détourne, ma main venant se caler sur mon ventre, là où les fourmillements ont disparu. Je lui tourne le dos, tentant de reprendre mes esprits et de faire à nouveau le vide, en vain.

Elle n'avait pas le droit. Je lui ai dit que je n'étais pas comme ça. Elle n'avait pas le droit. De m'embrasser. De... me faire ressentir tout ça. Parce que je suis une coquille vide. L'ai toujours été. Avec Garrett en tout cas. Non, je ne suis pas comme ça. Je refuse d'être comme ça. Et je réalise seulement. Tout ce que mes rares amies m'ont un jour décrit et que je pensais faux. Les baisers, les caresses, le sexe. C'était de ça dont elles parlaient. De ces sensations-là. Je me retourne à nouveau vers elle, une main toujours sur le bas de mon ventre, mes yeux alternant des allées retours entre ses iris et ses lèvres. "Je ne suis pas comme ça." Et je ne sais pas si c'est une affirmation ou une tentative de me convaincre. La zizanie reprend là-haut, bourreaux qui ne s'arrêtent jamais et je continue de la fixer, elle, ses yeux, sa bouche. "Refais-le."


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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mer 3 Fév 2021 - 1:32
J'ai clairement dépassé les bornes. Et le problème, c'est que je n'ai pas la moindre idée de la raison exacte pour laquelle j'ai fait ça. Depuis quand est-ce que j'embrasse des – presque – inconnus simplement pour leur prouver que j'ai raison ? Que ce sont leurs préjugés qui les empêchent certainement d'être eux-mêmes. Qu'ils doivent apprendre à penser par et pour eux, et pas selon ce que les autres trouvent acceptable ou pas. Même si les motivations profondes sont certainement louables en un sens, j'ai vraiment du mal à excuser moi-même mon comportement.

Alors forcément, lorsque je me recule, je ne me gêne pas de dire que je mériterai le châtiment que voudra m'infliger Charlie, quel qu'il soit. Physique, mental, j'en ai pas la moindre idée. Mais je l'accepterai, quoi qu'il arrive. Parce que c'est tout bonnement inadmissible ce que je viens de faire. Et l'entendre me dire que je n'avais pas le droit de faire une telle chose – deux fois de suite qui plus est – avant qu'elle ne se tourne pour se mettre dos à moi... Franchement, j'ai beaucoup de mal. Littéralement. Mon cœur se serre et je m'en veux. Parce qu'en voulant faire les choses bien j'ai certainement causé plus de problèmes qu'autre chose. Comme d'habitude, je ne suis vraiment pas douée pour savoir comment me comporter avec les autres. A croire que je n'apprendrai jamais, pas même à trente-cinq ans.

Je baisse le regard, me sentant à la fois stupide et ridicule, fermant les yeux un instant. Qu'est-ce que je suis censée faire moi maintenant ? La laisser seule ? Lui demander pardon ? Comme si ça allait changer quoi que ce soit à ce qui vient de se passer. D'un point de vue strictement personnel, je ne regrette rien. Car ce baiser m'a – presque malheureusement – confirmé que la cubaine avait raison. A croire que ma meilleure amie me connaît encore mieux que je ne le fais moi-même. Ce qui ne me surprend qu'à moitié pour être franche.

Pourtant lorsque j'entends Charlie bouger à nouveau, je me redresse et rouvre les yeux pour l'observer. La voilà qui me fait une nouvelle fois face, sa main posée sur son ventre et son regard oscillant entre mes iris et mes lèvres. Sans même que je ne m'en rende compte, je viens torturer ma lèvre inférieure entre mes dents. Oui, je suis gênée. Et ça se voit sûrement à la moue incontrôlable qui prend place sur mes traits. Une mimique désolée et sincère.

« Je ne suis pas comme ça ». Encore une fois, ces mots me blessent bien plus que je ne l'aurais pensé. Mais c'est mérité. Alors je ne vais pas prendre la mouche. Ce serait le comble quand même. Je sais je... Mais je n'ai pas le temps de terminer ma phrase. Elle me coupe littéralement la parole, d'une manière plus que surprenante. Et je me fige en entendant ses mots.

Un instant, j'ai l'impression d'avoir mal compris. Mais pourtant, l'écho de ce qu'elle vient de dire résonne encore suffisamment dans mon esprit pour que je sois sûre que je ne me suis pas trompée. « Refais-le ». Ce n'est pas un défi ou une menace, plus un ordre. Comme si elle avait besoin de ça.

La surprise met du temps à passer et je suis obligée de me donner mentalement un coup de pied au cul pour reprendre contact avec la réalité. Inspirant un coup comme pour me donner du courage, je m'avance à nouveau sans détacher mon regard de celui de la brune. Délicatement, mes mains viennent se placer sur ses joues – à cheval sur sa mâchoire et son cou également – alors que je reviens me pencher vers elle.

C'est encore avec une douceur plus intense – aussi paradoxal cela puisse être – que je reviens déposer mes lèvres sur les siennes pour lui offrir le baiser réclamé. Je ne sais pas combien de temps est-ce qu'il dure. Mais il suffit de voir les réactions de mon corps pour comprendre que je n'ai pas envie qu'il s'arrête. Cette chaleur qui se diffuse dans tout mon être avec une lenteur exquise, mon cœur qui s'emballe davantage à chaque instant, les frissons qui parcourent ma peau sans gêne. Je n'échangerai ça pour rien au monde. Parce que c'est tout bonnement inédit. Bien loin des sensations basiques que m'offraient les baisers échangés par le passé avec des compagnons – ou des compagnes – d'un soir.

Pourtant, toutes les meilleures choses ont une fin. Et lorsque je me redresse, je ne me recule pas tout de suite. Ou du moins, pas plus que nécessaire pour pouvoir à nouveau plonger mon regard dans le sien. Je... Qu'est-ce que tu en penses.. ? Encore une fois, le retour de l'adolescente perturbée et incertaine. Parce qu'il faut dire que si je suis d'une confiance absolue en mes capacités de manière générale, cela est bien loin d'être le cas pour tout ce qui touche aux relations sociales. Qu'elles soient amicales ou... sentimentales.



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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mer 3 Fév 2021 - 12:05
Si ma tête me hurle de reculer, de prendre la tangente, de fuir la jeune femme et de m'isoler, de ne plus m'adonner à ce genre de comportement que je juge malsain et anormal, tout me corps me souffle le contraire. Vil traître qui veut goûter encore à cet interdit moral, à cette écœurante tentation. Lui qui n'a jamais répondu présent par le passé, qui est resté insensible aux attentions des autres, à l'intimité d'un partenaire, il quémande soudainement la première place et me torture de façon inédite. Ancrée dans mes habitudes, dans des schémas si souvent répétés qu'ils sont devenus presque naturels, il m'est difficile, voire impossible, de traiter avec cette nouveauté. Je ne suis pas de celles qui intègrent aisément de nouveaux concepts et qui rebondissent sur les situations avec une aisance déconcertante. J'ai passé toute ma vie à naviguer en eaux troubles, attentive aux moindres changements, me laissant le temps de les assimiler. Ici tout s'enchaîne, tout va trop vite. Le capharnaüm qui règne là-haut ne m'aide en rien à poser correctement les choses. Il m'est impossible d'analyser, et encore moins de me calquer sur quelqu'un. Ce baiser est une page blanche, vierge de toute expérience. Et je ne peux copier l'attitude de ma vis-à-vis qui m'entraîne vers des limbes que je n'ai pas envie de visiter.

Le corps gagne, évidemment, comme s'il avait attendu son tour depuis toujours, tapie sous la surface, guettant l'opportunité de me faire honteusement céder. S'il avait sa propre conscience je suis certaine qu'il se rirait de moi à cet instant. Celui où Erin s'approche et où je ne peux que subir la prison dans laquelle elle m'enferme de ses deux mains. J'essaie de me convaincre que ça ne me fait rien, en tout cas rien de plus que la tendresse des autres, que l'affection maternelle d'une aînée. Mais ma respiration se saccade par anticipation. Il n'y a pas de surprise cette fois-ci, je sais ce qui va arriver et si les voix dans ma tête recommencent à s'entrechoquer dans un joyeux bazar à m'en donner le tournis, je ne fais rien pour arrêter ce qui suit. Parce que c'est peut-être juste une défaillance passagère. Elle et le poison de ses mots. Elle et l'acide de ses caresses. Elle et la perfection de ses lèvres.

À nouveau le silence, le vide de l'esprit, la plénitude. À nouveau les frissons, cette chaleur insidieuse qui m'envahit, cette douce torpeur qui me porte vers des contrées inconnues. Et quand les fourmillements parcourent à nouveau le bas de mon ventre, je me rends compte que ma main ne l'a pas quitté. Elle s'insinue sous mon haut, vient effleurer ma peau et je me rends compte que sa sensibilité semble avoir décuplée. Tout comme je ressens les mains et les lèvres d'Erin avec plus de force. Il n'y a d'ailleurs plus que ça. Que ça qui pénètre ma conscience. Mon autre main vient se poser sur l'un de ses poignets et c'est comme si un léger courant électrique venait parcourir mon bras...

L'ingénieure se détache et les effets s'inversent à nouveau. Mon corps redevient coquille vide et ma tête s'emplit d'un nombre tellement grand d'informations contradictoires qu'il m'est impossible d'en faire le tri. Et quand elle reprend la parole je garde les paupières closes, ne pouvant affronter le poids de son regard pour le moment. Je la sens si proche... et pourtant si loin. Et je ne sais pas si je veux que la jeune femme revienne empiéter davantage dans mon espace vital ou qu'elle se détache complètement. C'est impossible de gérer autant de nouvelles entrées d'un seul coup, et je me demande si les gens lambdas ont à le faire. Ça expliquerait leur complexité, et surtout pourquoi je peux si rarement les atteindre. Je pensais leur vie plus facile que la mienne mais elle m'apparaît soudainement plus compliquée encore. "Je..." Ce que j'en pense. Comment le savoir quand aucune idée fixe ne parvient à rester plus d'une seconde dans ma tête. "Je sais pas..."

La main qui se trouve toujours sur son poignet la force lentement à lâcher la prise qu'elle a sur moi et j'esquive, me décalant sur le côté pour enfin rouvrir les yeux sans avoir à me plonger dans l'abysse des siens. Mes mains viennent emprisonner ma tête comme pour l'aider à y voir plus clair, à faire taire tout ce qui s'y passe, en vain. "J'arrive même plus à penser correctement." Je ne veux pas ressentir tout ça. Ce n'est pas moi, ne l'a jamais été, et j'espère ne le sera jamais. Et ça m'effraie soudainement. Cette possibilité que je sois malade moi aussi. Que je sois...comme ça. Non. J'ai eu un petit ami. Et j'ai fait semblant. Aaargh. Ce que j'en pense. J'aimerais l'y voir. "C'était...parfait." Mon corps parle en premier et je ne peux mentir, incapable de jouer les manipulatrices vu l'état dans lequel je me trouve. "Je ne veux pas que ce soit parfait..." Et voilà pour la tête qui s'en mêle, comme toujours. Impossible d'y voir clair, de poser précisément les choses. Elle m'a perdu. Complètement perdu.


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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mer 3 Fév 2021 - 18:15
Alors que mes lèvres reviennent se poser sur les siennes, je sens à nouveau toutes ces sensations qui envahissent mon corps. Comme si elles avaient toujours attendu le bon moment pour surgir et me faire comprendre le véritable sens des choses. De ce que le corps attend, désire.

Sincèrement, je crois que j'aurais voulu que cet instant ne s'arrête jamais. Parce qu'il est bien trop plaisant. Un frisson, plus fort cette fois, remonte le long de mon bras pour descendre le long de ma colonne vertébrale alors que la main de Charlie vient saisir mon poignet. Évidemment que je prends ça pour une invitation à ne pas me détacher d'elle.

Pourtant, évidemment, toutes les choses doivent prendre fin à un moment et je finis donc par décoller mes lèvres des siennes lentement. Lorsque je rouvre les yeux pour la regarder, je remarque qu'elle n'en fait rien et garde ses paupières closes. Moyen de savourer encore des sensations nouvelles ou bien simplement d'éviter mon regard ? J'aimerais le savoir mais malheureusement je ne suis pas capable de lire dans l'esprit des gens.

« Je sais pas ». Ces mots tombent avec force et je me fige, sans trop savoir comment réagir. Est-ce que cela vient simplement de confirmer – en fin de compte – ce qu'elle pensait ? Qu'elle n'est pas comme ça et donc que finalement tout ça la répugne ? Que je la dégoûte, par extension ? Sans même que je ne comprenne, mon cœur se serre lorsqu'elle se sert de la prise sur mon poignet pour se défaire de ma légère étreinte et qu'elle se décale juste après pour me fuir au mieux.

Elle prend sa tête entre ses mains et là, je comprends que quelque chose ne va pas. Plus encore, je comprends que c'est de ma faute. J'ai largement dépassé les bornes et je n'aurais pas dû faire ça. Jamais. D'ailleurs, ça ne me ressemble même pas de faire une telle chose. Alors pourquoi ? J'aimerais bien le savoir. Mais aucune réponse ne me vient, quel que soit la manière dont je tourne la question dans mon esprit.

Détournant le regard à mon tour, je viens mordre mes lèvres avec force tout en fermant les yeux. Intérieurement, je m'insulte à tour de bras car je m'en veux profondément pour ce que je viens de faire. « C'était parfait ». Je l'entends dire ça, pourtant je n'y crois pas. Sa réaction est totalement contraire à ses mots. Ou bien c'est justement ça le problème. Ce qu'elle finit par dire ensuite me confirme que c'est effectivement le cas. Elle ne veut pas que ça le soit.

Reculant un peu, je vais m'appuyer contre le rebord de la fenêtre un peu plus loin pour lui laisser davantage d'espace. Pour arrêter d'envahir sa zone personnelle comme je le fais d'habitude. Les mains fourrées dans les poches de mon pantalon, je serre les poings au point que mes jointures blanchissent. Les ongles enfoncées dans les paumes, c'est la seule manière de me punir pour mon comportement que j'ai trouvé pour l'instant. Bien sûr, je trouverai bien mieux par la suite. Car c'est impardonnable.

J'te demande pardon. C'est tout ce que je trouve à dire, d'une voix éteinte sans que je puisse m'en empêcher. Je n'ose toujours pas la regarder, mon cœur se serrant un peu plus chaque seconde qui passe. J'en ai mal, tellement ça s'accentue. Mais j'imagine que c'est un moindre mal comparé à celui que j'ai causé à la brune.

Je ne parviens pas à imaginer une seule manière de me rattraper pour mon impair. A vrai dire, la seule solution que je vois est simple. M'éloigner, me refermer comme je le suis d'habitude. Arrêter d'essayer de provoquer quelque chose de contraire à ses principes, à ses envies.

Un soupir m'échappe et je sors une main de ma poche pour la passer sur mon visage puis dans mes cheveux, me décalant du rebord de fenêtre où j'étais. Un rapide regard vers l'extérieur et je finis par me diriger vers la sortie de la cuisine. Je... Je vais aller prendre le relais de Naya dehors. Elle va venir terminer le repas, que je lui dis toujours de cette même voix éteinte, alors que je sors de la pièce pour aller relever ma meilleure amie de sa garde. Oui, c'est le mieux à faire je pense. M'éloigner, m'isoler. Parce que, après tout, c'est comme ça que j'ai toujours été. Seule. Et ça a toujours fonctionné pour le mieux.



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by Wiise
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