The Walking Dead RPG

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It took one seed to make a difference
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Charlie Johansson
Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Dim 31 Jan 2021 - 13:40
Je me place en tailleur, le corps tourné vers la jeune femme alors qu'elle semble plongée dans ses pensées. Je n'ai pas pour habitude de m'intéresser au passé des autres. Je trouve ça d'un ennui profond la plupart du temps, surtout quand mes vis-à-vis cherchent à se donner une importance qu'ils n'ont pas, de se victimiser pour des choses plutôt banales, ou de faire paraître des situations du quotidien plus exaltantes qu'elles ne le sont en réalité. Je renvoie toujours les questions mais ne les initie jamais. Parce que c'est ce qui est socialement attendu de moi. Ici, ce n'est pas la même dimension, je crois que ça m'intéresse vraiment. Savoir ce qui se cache sous la surface Erin, qui elle a été avant tout ça. Ça expliquerait pourquoi les gens semblent si enjoués dans ces joutes verbales ressemblant plus à un interrogatoire me concernant. Peut-être qu'ils y prennent sincèrement du plaisir et ne se forcent pas après tout. Peut-être qu'ils sont moins faux que ce que je pensais.

Alors je l'écoute me parler de son frère, tentant de définir une norme que je n'ai jamais réellement vécu. Parker et Mary n'ont jamais partagé de gènes avec ma personne. Ils n'étaient que deux gosses étrangers placés sous le même toit que moi, celui de Joan. Je ne les détestais pas et je crois même quand dans une certaine mesure j'ai pu ressentir ce semblant d'unité familiale. Mais une fois adulte, les voir le dimanche lors des repas de famille me suffisait. Je n'ai jamais cherché à entretenir une relation plus poussée avec eux une fois notre envol du nid effectué. Je ne sais donc pas ce qu'il est normal ou non de faire pour un frère. Pourtant, quand l'ingénieure en parle, ça me semble trop. Tout ce qu'elle a fait. Je tente d'imaginer une version masculine de la jeune femme, en couple avec son amie, mais ça me dérange sans que je ne sache pourquoi. Les liens se tissaient parfois d'une étrange manière pour former cette toile intime. La mienne devait ressembler à quelque chose d'inachevée, avec des fils pendants un peu partout... effilés, déchiquetés, coupés de façon brutale...

Je secoue la tête pour me concentrer à nouveau sur ce qu'elle dit, tiquant quand cette dernière pousse ses confidences vers sa relation avec sa mère. J'ai du mal à comprendre comment on peut rompre ainsi le contact avec celle qui vous a donné la vie. Peut-être parce que j'aurais aimé que Jane m'accorde de l'importance, même un peu, plutôt que se contenter des visites toutes les semaines sous la surveillance des services sociaux, puis finalement ne plus venir du tout. Ne jamais s'enquérir de ce que je devenais. Je n'ai pas choisi cette rupture, elle l'a choisi pour deux. Penser que l'on pouvait initier cette fracture me semblait inconcevable.

Trop absorbée par cette pensée je ne percute pas tout de suite quand le discours s'étoffe et il me faut quelques secondes pour remettre les pièces du puzzle en place et tenter de cacher ma surprise. Les hommes et les femmes. Elle est attirée par les deux et.... là encore ça me paraît inconcevable. L'attirance pour les hommes étant la norme et celle pour les femmes une maladie dont finalement on ne pouvait pas grand chose sinon se faire soigner, j'avais du mal à saisir qu'on puisse jouer sur les deux tableaux. Qu'on pouvait être à la fois normal et malade....
Et mon cerveau embraye, se refait le film de nos discussions... je me suis mis nue devant elle, ai dormi dans le même lit, l'ai serré dans mes bras, plusieurs fois... et... rien. Je veux dire, elle n'a jamais eu de gestes déplacés. Des hommes avaient été bien moins subtils que ça au cours de ma vie. Du moins j'imagine qu'une main aux fesses n'a rien de très subtil.

Les yeux dans les siens, je reste silencieuse, tentant de mettre de l'ordre dans le flot d'informations qui percutent ma matière grise. Je ne sais pas si ça me dérange. Ce n'est pas comme si je pouvais lui plaire. Je ne suis ni jolie, ni attirante, ni très intelligente. Dans cette logique – très personnelle – j'imagine qu'on pouvait essayer d'être amies ? Sans que ce soit dégoûtant ? Parce que je n'ai pas envie de la perdre. C'est un sentiment qui ne m'est pas familier mais j'avais enfin la sensation de pouvoir prendre racine quelque part, avec une famille qui m'avait accepté et avec la possibilité de m'ouvrir à d'autres personnes, d'autres apprentissages. Je vivais bien au milieu d'étrangers alors que j'avais toujours entendu dire qu'ils étaient un nuisible à exterminer. Jane disait ça en tout cas. Je pouvais donc être amie, ou tenter de le devenir, avec Erin. Si j'arrêtais de commettre des impairs concernant certains sujets.

Et puis... bien que l'idée de deux femmes entre elles me paraissait toujours aussi anormale, bien que la pensée me répugne quelque peu, je ne la trouvais pas, dans un curieux paradoxe, écœurante, pour reprendre ses termes. Doucement, je me penche vers elle et dépose mes lèvres sur sa joue, m'écartant dans un sourire timide. Si je parle, je sais que je serais maladroite. C'est ma façon à moi de lui prouver que ce n'est pas le cas, que je ne la trouve pas repoussante, que je ne suis pas écoeurée. J'ai l'impression de scinder mon esprit en deux entre des convictions profondes ancrées trop sournoisement en moi et mes envies récentes. Et c'est complexe, dérangeant, exténuant. Mais ça me semble être la bonne chose à faire. « Je peux quand même m'occuper de ton potager ? Promis je ferai plus de remarques sur ce sujet. » Sur sa maladie je veux dire. De toute façon, elle ne pouvait plus vraiment se faire soigner maintenant, c'était trop tard, elle devait vivre avec...  « Oh et... » Pointant du doigt le verre de rhum, je hausse les épaules. « Je n'aime pas du tout ce truc... » Je grimace légèrement. Si on décidait d'être honnêtes, peut-être que je n'avais plus besoin de me forcer avec ça.


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Lun 1 Fév 2021 - 10:53
Je dois bien avouer que j'ai moi-même du mal à comprendre pourquoi est-ce que je parle autant. Moi qui n'ai jamais été du genre à parler de moi, de mon passé, ou à m'ouvrir aux autres... C'est à se demander pourquoi je suis en train de raconter tout ça à Charlie. Peut-être simplement parce qu'elle m'a raconté des choses sur elle juste avant et que j'estime que c'est la moindre des choses. A vrai dire, je n'en ai aucune idée. Mais de toute manière, maintenant c'est fait. Alors je ne peux plus revenir en arrière.

Du coin de l’œil, je l'observe tout de même pour essayer de jauger sa réaction. Et tout ce que je peux dire, c'est que j'ai beaucoup de mal à imaginer ce qu'elle peut avoir en tête. En un sens, elle a l'air un peu perdue, comme si elle tentait de se représenter ce que je peux lui dire sans pour autant avoir le moindre exemple dans son passé auquel se raccrocher. Ma foi, il est clair qu'on a pas tous le même vécu, et parfois il n'est pas simple d'imaginer ce que les autres ont pu vivre et la manière dont ils ont traversé certaines épreuves.

En tout cas, lorsque je termine par lui dire – peut-être un peu sèchement – que je suis attirée par les femmes et qu'elle peut me trouver écœurante si ça lui chante, je remarque que son esprit a l'air de tourner à cent à l'heure. Mon regard plongé dans le sien, je reste là sans bouger à attendre une quelconque réaction de sa part. D'ailleurs, celle-ci finit par arriver. Et je ne m'y attendais pas du tout.

Lorsqu'elle se penche vers moi, que ses lèvres viennent se poser sur ma joue, j'ai bien du mal à cacher ma surprise. Sur le coup, mon cœur semble même avoir raté un battement, sans que je ne sache trop pourquoi. Si les étreintes peuvent être parfois très impersonnelles, ce genre de geste ne l'est pas du tout. Et ça me surprend. Parce que je n'ai jamais été habituée à de telles marques d'affection. Même entre Naya et moi, il y a toujours une certaine pudeur sur ce point là. Parce que nous ne sommes pas vraiment du genre à étaler nos sentiments au grand jour. Aucune de nous deux ne doute de l'affection de l'autre, pourtant on n'est pas là à se la montrer du matin au soir.

Reprenant mes esprits, je viens glisser ma main sur ma nuque pour la masser légèrement, dans un mouvement trahissant un petit peu ma gêne. Et la question de Charlie ? Ma foi, elle est au moins aussi inattendue que le baiser qu'elle vient de déposer sur ma joue. Si elle peut quand même s'occuper de mon potager ? En quoi cela aurait changé quoi que ce soit à ce point là ? Euh, et bien... Oui, évidemment. Au moins, elle s'est clairement rendue compte que c'était un sujet sensible. D'où – j'imagine – sa promesse de ne plus faire de réflexions sur l'homosexualité. J'ai beau ne pas être à cent pourcents gay, ça me touche évidemment aussi.

Levant un sourcil à sa remarque concernant le rhum qu'elle pointe du doigt, j'en viens à me demander pourquoi elle a accepté de boire avec moi si elle n'aime pas ça. Et d'ailleurs, je ne me gêne pas pour le lui demander directement. Si tu n'aimes pas, pourquoi est-ce que tu n'as rien dit ? Je veux dire, rien ne t'oblige à boire si tu n'en as pas envie ou que ça ne te plaît pas. Personne ne devrait jamais être obligé de faire quelque chose dont il n'a pas envie. Mais bon, ça c'est mon point de vue.

Soupirant un peu, sans vraiment savoir pourquoi, je me penche pour refermer la bouteille d'alcool trônant sur la table basse à côté de nous avant de me redresser et de m'étirer légèrement. Je sens mon estomac se mettre à grogner, signe que je ferais mieux de ne pas trop tarder à aller faire le tour de ce dont on dispose pour faire à manger. A mesure que le temps passe, les ressources se font de plus en plus limitées, mais je pense que pour l'instant nous ne sommes pas trop dans la merde à ce niveau là. J'espère juste que ça va continuer.

Hm... Est-ce que ça te dit de venir préparer le repas avec moi ? Au pire, sinon tu peux toujours rester là et faire comme chez toi. C'est comme tu veux, que je lui dis en posant à nouveau mon regard dans le sien. Après tout, je ne vois pas pour quelle raison est-ce qu'elle ne pourrait pas se comporter comme si elle était chez elle ici. Il y a de la place et on a pas grand chose à cacher. Du coup... Elle peut bien faire ce qu'elle veut, j'imagine.



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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Lun 1 Fév 2021 - 19:42
Je laisse un sourire ravi étirer mes lèvres quand elle répond à l'affirmative à ma demande. Ça m'aurait ennuyé que ma maladresse et mes idées visiblement déplacées m'empêchent de payer ma dette aux deux femmes. Je crois. Et l'ingénieure ne semble plus fâchée contre un moi, ce qui est un autre bon point à souligner. Je ne sais pas pourquoi je cherche à ce point son approbation. Non pas que le sentiment me soit étranger. Je l'ai d'abord, vainement, recherché chez ma mère biologique, encaissant le rejet et l'indifférence en pensant que toutes les mères agissaient de cette façon avec leur progéniture. Ensuite, chez Joan, trouvant enfin l'écho attendu. Inconsciemment, j'avais reporté, à défaut de trouver un autre modèle féminin, sur le Père Matthew. Peut-être était-ce la raison qui m'avait fait si aisément adopter ses discours religieux et ses avis tranchés sur certains types de relations amoureuses et charnelles. Aujourd'hui, il y avait Allegra, et Matias. Mais ils m'apparaissaient davantage comme les figures parentales dont j'avais si cruellement manquées.

Erin... c'était encore autre chose. Différent. Inconnu. Un lien sur lequel je ne parvenais pas à apposer une définition ou un sentiment précis. Je n'avais connu que trop peu l'amitié, la fraternité, mais je crois qu'inconsciemment je sais que ce n'est pas ça. Elle m'attire, inexorablement. J'ai envie d'en connaître plus sur elle, sur son passé, ses envies, ses besoins, ses attentes, ce qui l'énerve, ce qui l'émeut. Il y a ce... truc chez elle, indéfinissable qui me pousse à vouloir plus sans pouvoir définir précisément quoi. Je dois l'avouer, il règne dans ces échanges une part de frustration, conséquence directe de l'incompréhension qu'elle fait naître en moi. Mais ce n'est pas si désagréable. Juste une équation dont il me tarde de connaître l'inconnu. Les inconnus.

Tournant mon regard sur le verre de rhum délaissé et dont je n'ai goûté qu'une faible gorgée, je me contente de hausser les épaules, comme à mon habitude. « J'sais pas. C'est ce que font les gens non ? Pour....socialiser ? » Je me mords l'intérieur de la joue, me rendant compte qu'au mieux je passe pour une fille un peu simplette voire totalement idiote ou pour une fille bizarre. Rien de nouveau sous le soleil mais je ne peux m'empêcher de me dire que j'aurais dû réfléchir davantage à ma réponse. Pourquoi est-ce que ce qui semblait être d'une simplicité enfantine pour le commun des mortels devenait une épreuve de chaque instant pour moi ? Pourquoi je ne pouvais pas être comme tout le monde ? Pourquoi ma vie ne pouvait-elle pas être aussi simple que la leur ? Je n'avais pas assez fréquenté de fêtes étudiantes pour réellement en comprendre tous les aspects sociaux mais je sais qu'en ne buvant pas on ne s'intégrait pas. C'est la seule raison qui m'avait poussé un jour à prendre mon premier verre d'alcool. Ni le goût. Ni l'effervescence attendue. Encore moins les maux de tête et les nausées.

Alors quand la jeune femme change de sujet et me demande de l'aide pour le repas, je réponds d'abord par l'affirmative d'un mouvement de tête, avant de réfléchir quelques instants. « Du moment que tu fais seulement de moi ton commis et que tu ne me demandes pas de faire quelque chose de mangeable... » J'avais toujours préféré les hamburgers et les repas livrés par les différents restaurants de ma ville plutôt que chef derrière ses fourneaux. Mais apparemment, j'ai un excellent métabolisme. C'est en tout cas ce que me disait Joan quand elle se demandait où je mettais la quantité de malbouffe ingurgitée. En tout cas, je n'ai aucune envie d'attendre ici sans rien faire, ou de faire comme chez comme Erin le disait si bien. Déjà parce que ce n'était pas chez moi et que je ne savais donc pas comment faire, et ensuite parce que j'avais toujours ce besoin de me sentir utile. J'avais, en plus, suffisamment été un boulet à sa cheville depuis notre dernier entretien.

Me levant, j'abandonne donc l'alcool sur la table et la suit dans ce qui leur sert de cuisine. « Je suis pas très douée pour ce genre de choses mais je peux te couper des légumes ou d'autres trucs. Tant que je n'ai pas à les faire cuire tu ne risques rien je crois. » Elle avait déjà réussi à faire brûler des pâtes par le passé. C'était ça son niveau. Mais elle avait toujours aidé Joan pour la préparation des repas. Ses petites mains, comme elle aimait les appeler. Cette pensée lui arrache un léger sourire nostalgique.

Me concentrant à nouveau sur le présent, je prends place aux côtés de l'ingénieure, lui lançant des coups d'oeil réguliers. Je sais que j'ai promis de ne plus faire de remarque désobligeante sur le sujet mais... j'y peux rien, l'idée ne parvient pas à déserter mon esprit. Et je suis une obsessionnelle. « Comment t'as su ? Que t'étais... » Je retiens de justesse le mot ''malade''. Je l'ai échappé belle... « Que t'aimais aussi les femmes ? Je veux dire, faut forcément... je sais pas... essayer non ? Comment on peut le savoir avant ? » Me mordant la lèvre inférieure, je remonte timidement mon regard dans le sien. « J'ai le droit de demander ? J'ai pas dit un truc qui te vexe ? »


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Lun 1 Fév 2021 - 22:45
J'y peux pas grand chose, mais sa réponse me fait rire. Pas du genre de rire qui montre qu'on se moque ouvertement de la personne qu'on a en face de nous. Non, simplement que ça m'amuse. Cette manière qu'elle a de me dire en toute simplicité qu'elle était convaincue que c'était de cette manière que les gens sociabilisaient. C'est vrai que dans la société d'avant, c'était généralement ce que les gens faisaient. A croire qu'ils étaient obligés de boire pour se parler et savoir quoi se raconter.

En un sens, je comprends ce qu'elle veut dire. Parce que j'avais cette même impression fut un temps, sauf que je n'ai jamais cherché à copier le comportement des autres pour être acceptée d'une quelconque manière. Je n'en ai jamais rien eu à faire d'avoir beaucoup de gens autour de moi, n'étant vraiment pas du genre à me tracasser pour ce genre de choses. Il vaut mieux être seule que mal accompagnée, comme on dit, non ? Et bien je trouve que c'est très adapté.

Haussant les épaules, je finis tout de même par répondre à Charlie pour au moins lui expliquer que je ne riais pas pour me moquer d'elle à l'instant. C'est généralement le cas, effectivement. Mais si tu veux mon avis, c'est parfaitement ridicule. Et regarde, t'as jamais eu besoin de boire pour discuter avec moi. Alors laisse ton verre de côté, va pas te forcer. Je lui offre un petit sourire empli de bienveillance, oubliant presque totalement que j'étais vexée encore il y a quelques minutes. Et j'ai du mal à comprendre, d'ailleurs, comment est-ce que c'est possible que je n'arrive pas vraiment à rester fâchée contre elle. Alors que d'habitude, c'est loin d'être compliqué pour moi. Ma susceptibilité a tendance à me fermer beaucoup de portes.

Quand elle accepte de me suivre à la cuisine pour me donner un coup de main à la préparation du repas de ce soir, je lui fais signe de venir avec moi alors que je me lève. Un léger ricanement amusé m'échappe et je secoue la tête. T'en fais pas va, je suis sûre qu'on se débrouillera très bien toutes les deux. Enfin j'espère. Parce que je ne suis pas spécialement un cordon bleu dans mon genre, alors il n'y a qu'à croiser les doigts pour qu'on ne fasse aucune catastrophe. Je n'ai pas vraiment envie de gâcher les ressources dont on dispose alors que le pire de l'hiver est certainement à nos portes.

Alors qu'on rejoint la cuisine, je commence à préparer ce qui nous faudra pour préparer le repas. Légumes, pommes de terre, épices, herbes aromatiques séchées, viande en conserve, et ce sera déjà beaucoup. En général, on fait beaucoup plus frugal quand on n'est que Naya et moi. Mais disons que quand on a des gens qui sont là – même si c'est rare – on fait un petit effort. Quitte à se serrer la ceinture par la suite.

Habituée à normalement avoir mon iPod sur les oreilles pendant que je fais à manger, j'ai un peu de mal à m'empêcher de fredonner quelques notes de musique. Enfin, jusqu'à ce que la voix de Charlie ne me sorte de mes pensées. Je hausse un sourcil, surprise par sa question, avant d'attraper les différents ustensiles dont on aura besoin. Par contre, je ne me rends compte qu'un peu trop tard que j'ai saisi un couteau pile au moment où elle a parlé. Ce qui a pu jouer sur le fait qu'elle me demande rapidement ensuite si elle a le droit de poser ce genre de question ou si ça risque de me vexer.

Je dépose la lame sur la planche devant moi et glisse ma main dans mes cheveux avant de venir les laver pour pouvoir commencer à préparer le repas tout en répondant. Non, t'en fais pas, c'est pas vexant ça. A croire que je me vexe vraiment pour tout et n'importe quoi ! Enfin... Oui bon, d'accord, c'est presque le cas. J'avoue. Mais c'est pas le sujet là tout de suite.

C'est compliqué à expliquer. L'attirance, ça se contrôle pas. Un jour on rencontre une autre femme, et on découvre qu'elle nous attire. D'une manière inexplicable, différente de ce qu'on a pu connaître auparavant. On a envie de la découvrir, physiquement – si c'est uniquement un intérêt à ce niveau là – ou aussi mentalement. Je sais pas trop si c'est clair ce que je dis, alors dans le doute je relève la tête vers la brune tout en continuant de découper les pommes de terre que j'ai entre les mains dans un geste plus que mécanique.

Après bien sûr, pour être sûre le mieux c'est d'essayer. Ne serait-ce qu'un baiser ou quelque chose du genre. Simple, n'ayant aucune conséquence, avec quelqu'un de confiance. Qui ne nous jugera pas et saura agir correctement par la suite. Je hausse les épaules et... peste alors que je sens la morsure de l'acier dans la pulpe de mon doigt. Un juron m'échappe forcément et je lâche l'ustensile d'un coup dans un geste réflexe, attrapant mon index dans ma paume pour comprimer un peu la plaie. Forcément, le bout du doigt ça pisse toujours le sang.

Et merde..., que je siffle entre mes dents tout en grimaçant légèrement de douleur. Leçon numéro un Erin : regarde ce que tu fais...



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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 11:21
Je tique quand le mot ''ridicule'' vient percuter mes tympans et serre les mâchoires pour ne pas laisser transparaître mon fugace agacement. J'ai passé plus de la moitié de ma vie à m'enfermer dans des schémas pré-établis justement pour glisser dans le moule de la société et ne pas attirer trop les regards sur ma personne. Alors entendre cet adjectif sur un comportement que j'ai étudié assez pour l'intégrer comme normalité me dérange plus que je le laisse paraître. Je sais qu'elle ne parle pas spécifiquement de moi et émet plus une généralité globale sur le sujet mais, ça me gêne. Et me fait réfléchir. Je le fais un peu trop depuis que je la côtoie, je m'en rends seulement compte. Erin a cette propension à faire déferler des vagues de doutes et à me faire m'interroger sur mes pensées, mes avis... je ne sais pas comment elle s'y prend mais ça fait mouche et c'est incroyablement perturbant.
L'ingénieure marque cependant un point. Je n'ai, en effet, jamais eu besoin de suivre ce schéma pour engager la conversation avec elle. Mais ça ne compte pas...  « C'pas pareil, toi t'es différente. » Pourquoi faut-il toujours qu'elle semble à la fois si perspicace et ne semble pas voir les choses les plus évidentes ? Je me contente donc d'un énième haussement d'épaules et finit par la suivre dans la cuisine, l'esprit chargé de trop nombreuses questions.

Je suis le mouvement, me lavant soigneusement les mains à sa suite et me plaçant à ses côtés, mes yeux suivent un instant la lame qui fend l'air, avant d'être reposée sur la planche. Expirant un peu plus longuement, je me félicite mentalement d'avoir su trouver des limites qui m'apparaissent souvent trop floues. Attrapant quelques pommes de terre, je commence à la éplucher méthodiquement, la laissant répondre à l'une de mes nombreuses interrogations.

Plus ses mots défilent, plus mes mouvements ralentissent. C'était bien mon problème. Si l'attirance ne se contrôlait pas, comment pouvais-je l'intégrer ? La feindre, je l'avais déjà fait mille fois, avec Garrett. Physiquement, psychiquement, charnellement. Je sais qu'il était beau garçon uniquement par les regards qu'il suscitait chez les autres femmes mais je ne l'avais jamais, moi-même, trouvé plus charmant que ça. Il était gentil, ça me suffisait à l'époque. Il n'avait été qu'une couverture pour ma pseudo normalité. J'analyse les paroles de l'ingénieure, et, de très lents, mes gestes s'arrêtent complètement, mon regard perdu dans le vague, les sourcils froncés. Parce que sa définition est bien trop proche de mes envies la concernant, de ce que je ressens quand je suis avec elle. De cette envie de la découvrir, d'en connaître davantage sur sa vie, sur elle, sur ce bien être ressenti chaque fois qu'elle remet l'une de mes mèches de cheveux en place, que ses doigts effleurent ma peau, que ses bras se referment autour de moi. De cette plénitude rarement atteinte avec une inconnue.... et ça n'a aucun sens. Parce que je ne suis pas comme elle, je ne suis pas malade. Certes, je la trouvas jolie, vraiment très jolie mais comme je trouvais jolie Hazel ou Allegra. Ça ne signifiait pas autre chose. Je me pensais fade et sans réellement beauté, il ne m'était donc pas difficile de trouver mieux une autre femme.

Mais ça me rend confuse. Que les mots qu'elle appose en réponse décrivent si bien précisément ce sur quoi je ne parviens pas à mettre le doigt. Je suis presque rassurée quand elle parle de baiser et que la simple idée m'arrache une grimace mentale. Sans compter que je ne vois pas en quoi ça peut répondre à ce type de questionnements intérieurs. Ou alors les autres ne mentaient pas quand ils parlaient de ce genre d'échanges. Aucun baiser ne m'avait satisfaite par le passé. C'était humide, souvent trop, long, et je devais souvent penser à autre chose pour parvenir à feindre la passion que l'on attendait de moi. De toute façon ce n'est pas comme si j'avais envie d'essayer, trop heureuse de n'avoir plus à faire semblant avec mon petit ami.

Revenant doucement à la réalité, je m'apprête à poursuivre mon interrogatoire, désireuse de démêler le vrai du faux quand un nouveau gros mot frappe l'air. Levant les yeux au ciel, mon regard se pose sur son doigt et le rouge qui macule déjà le creux de sa main et la planche sur laquelle elle découpait. Ce n'est que quelques gouttes, mais je sens déjà ma respiration s'accélérer et des frissons parcourir mon corps. Je déteste le sang. Depuis toujours. Je comprends qu'elle vient de se blesser et je cherche du regard – autant pour l'aider que pour fuir cette vision – n'importe quoi pour.... ma main agrippe un chiffon que j'espère propre. « Attends... tiens...ouvre.. » Je dois prendre sur moi quand elle ouvre la paume rougie par l'écoulement d'hémoglobine et j'enroule son index dans le chiffon, serrant légèrement. Oui, j'en fais sûrement trop mais c'est le problème quand on est mal l'aise avec ça, on a toujours l'impression qu'une simple coupure ressemble à une hémorragie. « T'as de quoi te soigner ? » Rien que l'idée m'arrache un nouveau frisson mais après tout ce qu'elle a fait pour moi et ne voyant pas Naya dans une périphérie proche je me vois mal la laisser se débrouiller toute seule. Je tente donc de focaliser mon attention ailleurs et relève mes yeux vers elle. « Les étincelles suffisaient, fallait pas te sentir obligée d'en rajouter une couche. » Un demi sourire étire mes lèvres, car, pour une fois, le trait d'humour est volontaire. Si ça en est en tout cas.


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Erin J. Bennett
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 12:51
« Toi t'es différente ». Je sais pas pourquoi, mais ces mots résonnent dans ma tête comme s'ils y trouvaient un écho avec tout ce que j'ai déjà entendu par le passé. « T'es bizarre, Erin ». « Tu pourrais faire des efforts pour être comme les autres ». « T'es trop différente pour te faire des amis ». Et j'en passe. La plupart des remarques de ce genre venaient bien évidemment de mon frère, mais ce n'est pas pour autant qu'elles ne sont pas restées gravées dans ma mémoire. Comme de vieilles cicatrices, avec lesquelles on apprend à vivre sans pour autant les oublier réellement. Sans qu'elles ne disparaissent jamais. C'est sûrement la raison pour laquelle je n'ai pas fait le moindre commentaire suite à la remarque de Charlie à mon sujet. J'imagine qu'elle n'a pas voulu dire ça dans un sens péjoratif, mais ça ravive trop de vieux souvenirs pour que je me lance dans un quelconque débat à ce sujet.

A la place, je préfère largement me concentrer sur les questions qu'elle me pose concernant le fait d'être attirée par une autre femme. Je n'ai jamais vraiment été douée pour les explications de ce genre de choses. Pour tout ce qui est pratique, cela va de soit. Mais le côté sentimental et abstrait de ce qui se passe dans un cœur et un esprit ? Alors là, c'est bien au delà de mon domaine de compétence.

Pourtant je fais l'effort d'essayer au moins de lui expliquer ma vision des choses. Comment moi je me suis rendue compte que je n'étais pas indifférente au charme des autres femmes. Qu'elles m'attiraient et que j'avais envie de plus que de simple amitié avec certaines d'entre elles. Et bizarrement, je suis tellement concentrée là-dedans que je ne fais même plus trop attention à ce que je fais. Mes mouvements ralentissent un peu dans la découpe de mes pommes de terre, mais ne s'arrêtent pas pour autant.

Et c'est certainement cette faute d'inattention qui a mené au fait que j'en vienne à entailler la pulpe de mon doigt avec la lame bien aiguisée du couteau de cuisine. Évidemment, c'est plus fort que moi et j'ai beaucoup de mal à retenir une injure qui franchit la barrière de mes lèvres sans aucune difficulté. Il faut dire que j'ai toujours été du genre à ne pas vraiment y faire attention, alors ce n'est pas du jour au lendemain que je vais subitement arrêter d'en dire à tout va.

Je viens immédiatement serrer mon doigt dans la paume opposée après avoir balancé mon couteau sur la planche. J'ai cru comprendre la dernière fois que Charlie était plus que mal à l'aise à la vue du sang et intérieurement je m'insulte à de nombreuses reprises de lui infliger ça. Malheureusement, si la coupure n'est pas spécialement profonde – ou tout du moins pas au point que ça puisse créer une quelconque complication par la suite – le bout des doigts est tellement irrigué que ça saigne toujours beaucoup.

J'ai pas vraiment le temps de m'éloigner avant que la brune à mes côtés ne saisisse un chiffon en me disant d'ouvrir ma main pour qu'elle puisse y enrouler mon doigt. J'hésite un instant, n'ayant pas envie de la forcer à affronter la vue du sang, mais je me dis aussi qu'elle est assez grande pour savoir ce qu'elle fait. Alors je m'exécute, la laissant compresser mon doigt dans le tissu sans pour autant la quitter des yeux. De là à ce qu'elle tourne de l’œil, on aurait tout gagné...

Venant essuyer ma main libre contre un autre chiffon – sale celui-là – posé sur le plan de travail afin d'en enlever le sang qui s'y trouve encore, je la passe ensuite dans mes cheveux pour les remettre en arrière et coincer une mèche derrière mon oreille. Oui, t'en fais pas. C'est pas très profond, juste que le bout des doigts ça saigne toujours beaucoup plus que la plaie n'est grande... Oui, j'essaie au moins de la rassurer comme ça. Parce qu'elle n'a pas l'air la plus sûre d'elle là tout de suite.

Pourtant, sa remarque d'après me fait hausser un sourcil avant de m'arracher un sourire amusé. Un léger ricanement m'échappe même lorsque je me rends compte qu'elle vient vraiment de faire de l'humour délibérément. Je le vois bien à son visage, que c'était fait exprès. Et c'est sûrement ce qui me touche le plus. Elle qui disait ne pas être douée pour ça. A croire qu'elle fait de sacrés progrès.

Je hausse les épaules légèrement, sans perdre mon sourire, et plonge mon regard dans le sien. A croire que je perds mes moyens quand t'es à côté de moi, que je lui souffle avec un clin d’œil. Oui, c'est censé être de l'humour aussi. Mais... J'ai l'impression qu'il y a tout de même un fond de vérité dans ce que je viens de dire. Parce que je n'ai jamais été du genre tête en l'air. Alors que ça fait déjà deux fois que ça arrive quand elle est près de moi.

Peut-être, en fin de compte, que Naya n'a pas tort. Que cette fille me laisse pas aussi indifférente que j'aimerais le faire croire. Comme si j'avais besoin de ça. Quoi que c'est bien mon genre, de m'intéresser à quelqu'un qui ne ressentira jamais la même chose. Du grand Erin Bennett, dans toute sa splendeur.

Je soupire un peu en redescendant mon regard sur mon doigt, le sang ayant très légèrement commencé à teinter le tissu qui le comprime. Est-ce que ça te dérange de me mettre un pansement ? On en a dans la salle de bain, mais je suis droitière et autant dire que je risque pas de réussir à faire grand chose de la main gauche... C'est bête, mais bon. J'assume. J'ai jamais été capable de rien faire avec cette main là uniquement.



Time goes by, but anger still remains

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Charlie Johansson
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Sujet: Re: It took one seed to make a difference   Mar 2 Fév 2021 - 17:37
Son rire me donne au moins l'illusion de viser juste et de ne pas être, encore une fois, tombée à côté. C'est agréable, comme tout ce qui semble émaner de la jeune femme. Encore plus quand je sais en être à l'origine, et cette fois d'une façon volontaire et positive. Continuant de tenir son doigt emprisonné dans le tissu, je ne relève mes yeux sur elle que lorsque l'ingénieure souffle quelques mots dont le sens m'échappent. Son clin d'oeil m'incite à croire qu'elle use encore d'ironie, de sarcasme ou d'un trait d'humour que je ne saisis mais durant de longues secondes je me perds dans ses yeux, tentant de lire au-delà de ceux-ci. En quoi aurai-je le pouvoir de lui faire perdre ses moyens ? Je ne suis que moi. Et pourquoi ça ne me rebute pas plus que cela de savoir qu'elle est attirée par les femmes alors même que le sujet m'a dégoûté toute ma vie, me dégoûte encore ? Pourquoi tout ce qui la concerne elle semble différer de mes opinions sur les autres sur un même sujet donné ? Pourquoi cette envie de la connaître, ce besoin de proximité ? Pourquoi toutes ces questions ?
Je me perds dans les limbes déjà bordéliques de mon esprit, ne comprenant rien à tout ce qui se trame là-dedans. Chaque fois que j'essaie de dénouer les nœuds qui s'y forment d'autres se resserrent et je me sens perdue, cette fois avec moi-même. À défaut d'être en harmonie avec les autres, je pensais au moins être en paix dans ma propre boîte crânienne. Mais Erin parvient à se frayer un chemin dans les méandres sans que je ne comprenne pourquoi ni comment.

Je ne reviens pleinement à la réalité que lorsque sa voix me tire à nouveau de ma rêverie, et, me mordant la lèvre inférieure en louchant sur le tissu légèrement imbibé de rouge mais qui me semble maculé, j'inspire un grand coup et acquiesce. « Bouge pas, j'crois que je me rappelle du chemin. » Et avoir même qu'elle émette la moindre protestation ou fasse une quelconque remarque je me suis déjà éclipser. Peu à l'aise avec le fait de jouer les infirmières quand il y avait du sang, je préfère accélérer la cadence et me débarrasser de ça le plus rapidement possible. Pas le temps de peser le pour et le contre d'un débat stérile, je retrouve la salle de bains, et, un peu sans gêne, farfouille dans les tiroirs et les placards, dégotant finalement ce pour quoi je suis venue avant de rebrousser chemin jusqu'à la cuisine en un temps record probablement.

Revenant face à la jeune femme, je défais comme je peux, c'est-à-dire difficilement avec mes mains tremblantes, l'emballage d'un pansement d'une taille qui me semble suffisante. Je ne sais pas d'où me vient cet inconfort. Je n'ai jamais assisté à des scènes macabres et sanglantes étant plus jeune. Ou alors mon esprit les a sagement oubliées. Ça m'arrive parfois. Ce dernier fait un peu ce qu'il veut dans ce domaine. « Attends... » Fermant les yeux quelques secondes, j'inspire un grand coup, me tenant prêt avec le pansement. « C'est bon tu peux enlever. » Et alors qu'elle obtempère, je n'attends pas que l'afflux de sang revienne et appose le pansement délicatement sur la coupure, tournant autour de ce dernier pour coller les extrémités. Expirant, j'ai l'impression idiote d'avoir participer à une opération de grande importance alors que je n'ai fait que mettre un pansement sur une coupure. Je ne eux m'empêcher de me diriger rapidement vers l'évier et, après avoir arrosé mes mains d'une dose généreuse de savon, je les frictionne vigoureusement pour retirer les quelques traces de sang sur mes propres doigts. Ce n'est qu'une bonne minute plus tard que je coupe l'eau, me tournant à nouveau vers la jeune femme. Me rapprochant, je crains que la grande rapidité de mes gestes aient retiré un peu de la qualité des services et je prends sa main dans la mienne pour vérifier que le pansement fait le job. « Désolée, je ne sais pas pourquoi ça me fait autant d'effet... » Bien sûr, je parle du sang, et comme toujours, je ne me rends pas compte du double sens évident de la phrase que je viens de lâcher alors que la main d'Erin est encore dans la mienne.


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