The Walking Dead RPG

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On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé
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Emilie Knox
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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Lun 25 Jan 2021 - 22:09


La réponse du mécano ne fut pas immédiate et Émilie avait commencé à croire qu’elle venait vraiment de le décevoir, voir pire, de le blesser. Elle aussi avait été attristé de savoir qu’il n’y avait aucun enfant qui allait grandir en son sein, mais elle, contrairement à Isha connaissait son mal être physique quant à la difficulté d’enfanter, elle était en réalité habituée à ce genre de déception. Comble on pourrait le dire pour une sage-femme. Enfin, il se décida à répondre et il fut plus que compréhensif mais déçu, comme elle aurait pu s’y attendre. Toujours ses yeux dans les siens, elle se contenta de sourire faiblement et de répondre « Si ça peut te rassurer, … J’avoue être déçue aussi, mais en même temps rassurée. Mais, je voulais que tu sois au courant, que tu ne crois pas que je n’en veuille pas. Juste que … Le temps décidera quand ce sera à notre tour »

Elle continua ensuite de l’écouter parler. C’était rare qu’il se livre comme ça, elle ne voulait pas le couper dans son élan. Elle appréciait tout particulièrement ces moments ou il était libre, ou il se sentait assez en confiance pour parler de son passé même s’il était encore douloureux pour lui. Les furtifs épisodes de sa vie qu’il lui racontait n’avait rien à envier aux séries dramatiques les plus compliquées. A chaque fois, elle sentait son cœur se serrer un peu plus, la sage-femme sentait parfaitement les muscles de son compagnon se contracter. Elle n’allait pas mentir, elle était curieuse, elle aurait sincèrement souhaité savoir ce qu’il s’était réellement passé. Elle avait connu son ex-femme bien avant lui et elle avait parfois du mal à imaginer qu’elle ait pu être aussi méprisable, mais après tout, pourquoi lui mentirait-il ? Elle n’avait pas été présente à ce moment-là, elle ne pouvait se fier qu’à ce qu’on voulait bien lui raconter et personne bien évidemment n’aimait admettre qu’il ait été le bourreau dans une histoire. Bien évidemment, elle se fiait plus à son amant qu’à quiconque d’autre. Il changea à nouveau de sujet, surement encore trop sensible ou trop douloureux. Aussi, se contenta-t-elle de lui sourire amoureusement et de lui dire « Gemma, toi et moi. C’est parfait pour le moment, je ne manque pas d’affection, même quand tu n’es pas là. J’ai une adorable belle sœur qui s’occupe de moi »

Émilie déposa un baiser sur le torse d’Isha tout en lui disant « J’ai toujours préféré commencer par le dessert, mais clairement là, je ne dis pas non pour le plat principal ! » Elle finit par se rhabiller pour laisser le mécano aller faire la popotte. Elle l’observa attentivement un sourire d’adolescente sur le visage, elle voulait garder cette délicieuse image en tête. Elle se dirigea vers une des fenêtres a demi barricadée pour regarder à l’extérieur, la neige continuait de tomber et tout était désormais couvert d’un blanc immaculé. Ça aurait été d’un calme presque trop inquiétant si elle n’avait pas été en bonne compagnie. Elle se retourna vers le cuisinier d’un soir et en l’observant attentivement, elle avait commencé à se dire que peut être pour une fois, quelqu’un était sincère avec elle. Mais elle se méfiait toujours de ce genre de désirs qui bien trop vite avaient l’habitude d’être brisés. Elle se força alors à chasser ces sombres pensées avant de partir en panique ou en stress inutile, avant de commencer à se poser des milliers de questions, de douter de tout et pour finir de tout faire échouer, comme elle savait si bien le faire.

Elle lança soudainement « Je sais ce que je veux faire maintenant, j'aimerais qu'on s’apprenne tout les deux » Elle en profita également pour aller se rassoir prêt de la cheminée, nourrissant à nouveau le feu qui avait faiblit « Je te pose une question, sur n’importe lequel des sujets. Si tu y réponds, tu as le droit à une question pour moi. Si tu n’y réponds pas, … Et bien, on s’arrêtera là » Il avait bien dit qu’il ferait tout ce qu’elle allait demander alors c’était le meilleur moyen pour en savoir un peu plus sur lui et oui, c’était un peu le prendre en traitre, mais après tout, il n’était en rien forcé de répondre et ça permettrais à Émilie de savoir quels sujets elle pouvait aborder avec lui, et sur quels sujets elle ferait mieux de s’abstenir pour ne pas le blesser. Une technique qu’elle avait développé avec les enfants timides ou qui refusaient de dire la vérité sur ce qu’ils ressentaient au fond d’eux et les questions des enfants bien souvent étaient plus intéressantes que leurs réponses.

Elle finit par s’assoir et le regarda terminer et apporter de quoi manger « Une seule règle importante, on est pas obligé de répondre, et on ne se vexe pas si on passe, mais si on le fait, on dit la vérité » Elle patienta quelques seconde pour finalement ajouter sans même lui laisser vraiment le temps de lui indiquer s’il était d’accord ou pas « Tu as parlé de tes frères, et de ton père tout à l’heure. Est-ce que tu as de la famille toujours en vie ? » Oui, vous vous en doutiez, elle n’allait quand même pas lui demander s’il était plutôt rouge ou bleu si un jour ils devaient choisir la couleur des murs de leur maison.







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Isha Cornwell
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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Mar 26 Jan 2021 - 14:01
Celui qui a beaucoup a raconter


Quand elle me dit être déçue elle aussi, je la serre fort dans mes bras. J’imagine que bosser pour aider les autres nanas à pondre en se disant qu’on le fera peut-être jamais, si on a envie d’enfant, ca doit être monstrueux. Je m’embrasse en essayant de faire un peu d’humour.

« On verra bien la suite, au pire, on piquera celui de Yulia quand elle en aura trop marre »


Je lui offre un tendre sourire quand elle me dit qu’elle nous a Gemma et moi et Allia aussi. Oui, la magie d’Emie a charmé ma bro et ma fille aussi. Pour le moment, Gemma voit en Emie une grande dont elle a déjà testé la patience avec des dinettes, des confidences de filles, des demandes de couettes et des réunions avec ses doudous. Elle est en adoration devant elle mais on lui a pas vraiment dit qu’Emie est « mon amoureuse ».

« Tu as une famille maintenant et nous on a de la chance de t’avoir dedans, je n’en demande pas plus. »

Je la laisse se rhabiller à regret, pendant que j’enfile un shorty et un t shirt avant de m’occuper du repas. Il fait bon avec la cheminée et si j’ai remis des fringues, c’est ni pour la température ou la pudeur, juste que je ne veux pas imposer les cicatrices affreuses de mon dos plus que nécessaire a ses yeux.

Je prépare aussi bien que possible ce que nous avions emmené pour le « au cas ou ». Emie ne le sait pas, mais si Allia était là, elle lui dira a quel point c’est pas anodin que je fasse de la cuisine, si tant est qu’on sait appeler ca de la cuisine, pour quelqu’un autre que Gemma. Je suis un peu le mec qui a tendance a attendre qu’on lui fasse de la bouffe, ce qui a pas mal arrangé la Bro puisque, sans ça, j’aurais surement compris que son délicieux cochons des buissons n’était autre que cette horreur nauséabonde de lapins !!!

Je surprends son regard espiègle qui me donne cette envie de la couvrir de baiser pendant que je m’affaire. C’est étrange de se sentir … aimé en fait. Simplement. Je sourie a mon tour comme un gosse dans ma barbe pendant qu’elle a va la fenêtre en laissant le chef Isha gérer le menu. Ca sera frugale certes mais j’essaye quand même de faire un truc bien. C’est notre premier vrai tête a tête si on y pense. Je commence à disposer mes sandwichs de fortune, dont la gueule atteste bien que je fais rarement la popote quand Emie me donne le programme de la suite de la soirée. Qu’on s’apprenne ? Bah… on fait pas ca des qu’on a un peu de temps ? J’ai presque cartographié tout son corps et commence à bien savoir ce qui lui fait très plaisir. Pour le coup je me redresse en me disant que ouai, je suis partant pour remettre le couvert. Emie est vraiment insatiable et j’aime bien ce genre de challenge.

Elle s’assoit près de la cheminée avant de préciser ce qu’elle entend par « s’apprendre ». Je vais la rejoindre en fronçant les sourcils et en prenant nos auges pour les poser devant nous. Des questions ? Je ne suis pas fan des questions. Je n’aime pas ma vie d’avant et j’ai de bonnes raisons pour cela. L’excuse de « je suis le mal que j’ai subi » je n’essaye même pas. J’ai vécue de la merde mais j’ai sciemment choisi d’en faire après, je ne suis pas le genre de mec a chercher des justifications ni le pardon. Après, ça veut pas forcement dire que je suis fier de moi non plus. Même si j’arrive pas des masse a faire la différence entre le bien et le mal des autres, là, Allia et mon ex m’ont bien fait comprendre que j’avais pas été au top toujours.

En vrai la j’aimerais bien lui dire que j’ai poney piscine ou lui rouler une pelle de diversion, mais ce n’est pas comme ca que je vois la suite avec elle. Les mensonges ont toujours tout fait foirer dans ma vie, en plus, j’ai promis que c’était elle qui décidait ce soir non ? Et malgré tous mes défauts, je m’étonne parfois d’être le genre de mec qui donne de l’importance a ses promesses. En vrai je m’étonne surtout qu’Emie soit la avec moi et qu’elle est pas encore compris a quelle raclure de caniveaux elle s’était liée.

J’opine du chef pour signifier que je suis d’accord même si je redoute la tournure que risque de prendre ce jeu. Je ne suis pas du genre a me débiner, a passer…  Emie ne me connait pas totalement, elle ne m’a jamais vu en crise, elle ne sait pas que j’ai plus de cadavres dans les placards qu’on a réussi a en faire a Georges et j’avoue que ca m’allait bien d’esquiver certains sujets. Si j’espérais qu’elle me demande mon plat préféré ou la couleur que je kiffe le plus, d’entrée de jeu, je suis de la revue. Elle attaque fort avec un sujet qui pique. Je reste a la regarder en ne sachant pas si je dis tout ou pas avant de soupirer et me pencher pour attraper mon cuir.

« Ok… viens pas de plaindre si ça dure des plombes et je t’en voudrais pas si tu pieute avant la fin. »


Je sors d’une poche une vielle photos et une chaine avec 4 chevalières Harley Davidson identique a celle que porte. Dedans, il y a, gravé très maladroitement, des prénoms et dates, presque effacés par l’usure. Je reste un moment à les regarder, pensifs, avant de lui tendre la photo.  Il y a 6 gosses dessus, les joues sont creuses, l’usure d’une vie qui n’était pas faite pour des gosses se lit sur nos gueules crasseuses et pourtant, les sourires joyeux sont là. Une matinée de trêve dans un sombre quotidien, immortalisé avec un appareil photo aussi volé que le temps que nous avions pris tous les 6. On ne sait jamais quand on vit une dernière fois, c’est une leçon que j’avais apprise tôt, car là, nous vivions notre dernière fois heureuse tous ensemble. J’ai presque 5 ans et trône fièrement sur les genoux de la seule fille de la bande, ma grande sœur qui a aussi été notre petite maman. Au lieu de rentrer trop vite dans l’enfer de la maison, avec notre butin mal acquis, on faisait comme si on était des gosses normaux, et on s’offre un moment de jeux qui nous fait oublier tout le reste. On prend la pose comme ces familles dans telenovelas de notre vieille. Je lui montre les enfants en expliquant :

«La c’est ma sœur, Deena, c’est la plus grande, c’est elle qui nous a élevés presque. Elle a clamsé d’overdose qu’on m’a dit, j’étais trop petit. Mes frères ont pensé que c’était son mac qui l’avait trop cognée et ils lui ont fait la peau je crois. C’était y’a longtemps… »

Et je ne sais pas que ma sœur a survécu, qu’elle était a Detroit et qu’elle nous a sauvé la vie, a tous les 5. Cette photo retrouvée par hasard dans les affaires qu’elle avait préparée pour partir avec nous est un mystère a mes yeux.

« Le grand a côté c’est Anoki, il est mort dans un règlement de compte avec un autre gang, mais mon vieux a laissé entendre que c’était lui qui l’avait buté parce qu’il partait en vrille et qu’il risquait de le faire aller en taule pour de bon. Ici, c’est Brandon, mon demi-frère, mon géniteur la buté après la fin du monde, me demande pas pourquoi, ici c’est Waban, il a fini pareil et là… »

Je m’arrête sur mon binôme de souffrance, l’air triste. C’est celui que j’ai cherché sans relâche, fugue après fugue quand on a été placé. On a qu’un an d’écart, c’est mon demi-frère, mais il a été tout pour moi gosse.

« Ici c’est Dylan, c’est le seul qui est peut être vivant, on a été séparé par une pétasse d’assistante sociale, j’ai jamais su ou il était… et le vieux l’a pas trouvé non plus je pense. »


Je ne décris pas le dernier de la photo qui est, évidement… moi. Fier comme un paon, un œil poché d’une dispute avec mes frangins et avec un faux air de petit dur.

« On avait volé des chevalières pour se la jouer genre « tribu » tu vois. »

Je lui montre les bagues et ma main ou il y a la mienne. Tout ce qui reste de cette fratrie. Pas de corps, pas de tombes, pas de larmes, juste des bagues volées sur un marché qui ont décidé de ma passion pour les motos de cette marque. Je soupire une nouvelle fois avant d’ajouter avec un peu d’humour :

« Ma vieille était déjà raide quand je suis rentré a la maison, je l’ai fini, mais putain, première fois que je la voyais pas devant sa TV. »


Ce qui est triste c’est que c’est tellement vrai. En fait, pendant un temps je pensais que je m’appeler « pousse toi de la » ou « va me crécher une dose ». J’avais désespérément cherché de l’affection chez cette femme et il m’avait fallu des années pour comprendre qu’elle n’était qu’une coquille vide, morte des mensonges de mon géniteur et de la drogue, bien avant que je naisse. Je ferme les poings, fixe le feu avec un regard noir et serre ma mâchoire pour conclure mon arbre généalogique d’un :

« Quand a mon géniteur, il a fini par crever… »

J’essaye d’un mettre de la conviction car, même si je lui ai éclaté le crane encore et encore, pendant qu’il riait en disant qu’il avait gagné, que je serais toujours un perdant, une victime, jusqu’à avoir une pulpe sanguinolente, dans mes pires cauchemars, il a survécu et il rode ici… de plus, et ça, je ne sais pas le dire a Emie, ni a personne, mais je le vois, il est dans ma tête et me torture dès que je commence a être nerveux ou fatigué. Je ne me débarrasserai jamais vraiment de lui. Tous les Cornwell sont fous, voila son héritage. Je finis par me détendre un peu en la prenant dans mes bras pour trouver du réconfort et aussi dans un geste de protection. Je sais qu’il aurait adoré Emie, elle a tout à fait le profil des filles qu’il aimait enfermer dans sa cave.

« J’espère que je ne te dégoute pas d’être une Cornwell avec une belle famille pareille. Mais rassure-toi. Il y a aussi Aby, elle est ici en ville, ma demi sœur, un coup de bite du vieux dans le coin. Je te la présenterais a l’occasion. Et y’a aussi l’autre que mon tuteur avait pris sous son aile, Vaughn, mais je sais pas ou il se terre depuis qu’il a tringlé mon ex, ma sœur et une bonne amie et que j’ai juré de le saigner a mort. Pour Allia et Gemma, je crois que les présentations sont déjà faites. Ah ! Et y’a mon tuteur aussi que je croise souvent ici. Allia me dit que c’est pas possible, mais je te jure que si !!»

Je sors une autre photo pliée, abimée, qui en a vu de toutes les couleurs mais qui est une des choses les plus précieuses de mon ancienne vie. Dessus j’ai 16 ans, je souris comme jamais, le torse bien bombé, a coté de Logan, mon tuteur et de l’équipe du garage ou on travaillait qui est en arrière fond : « chez Dolan’s ». Je lui montre le sosie d’Hayden, mon tuteur qui est mort a Detroit, après m’avoir supplié de l’aider, mais que j’ai laissé crever pour aller sauver Joséphine. Un truc que ma conscience n’arrive pas a accepter

« Voila, tu sais tout. A ton tour maintenant !! Dis moi tout !! Tu as encore de la famille ? tu étais d’ici ? »

Comment ca je pose 2 questions et je triche ? mais non même pas vrai !



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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Mar 26 Jan 2021 - 22:19



Le mot famille ne put empêcher de faire sourire Emilie, oui on pouvait le dire, même si devoir quitter son ancienne famille des TH lui avait fait mal au cœur, elle avait vraiment trouvé à la distillerie des gens qui l’appréciait sincèrement. Elle pouvait le dire, elle les aimait tous sincèrement et ils le lui rendaient bien.

Installés tout les deux devant la cheminée à manger le magnifique plat préparé très certainement avec amour par Isha, Emilie attendait sa réponse. Elle avait bien précisé qu’il n’était pas obligé de répondre, mais il avait accepté de se prêter au jeu. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle allait finir par entendre ou découvrir, mais elle savait déjà que rien de ce qu’il pourrait lui raconter ne l’ennuierait. Aussi elle se contenta sourire à sa première remarque et d’ajouter simplement « Si je te pose la question c’est que la réponse m’intéresse. »

Son compagnon attendis quelque instant puis il finit par lui tendre une photo, tout en commençant à raconter son histoire. Il avança, détaillant un par un les personnes présentes sur cette photo et plus il avançait dans son histoire plus le cœur de la sage-femme se serrait. Elle ne s’était pas rendu compte à quel point sa question avait dû être comme un crève cœur pour son chevalier. Elle avait presque regretté de l’avoir posé, mais elle avait lancé le jeu et la première question, elle se devait d’écouter. Et elle le fit, avec toute l’attention et la sincérité dont elle pouvait faire preuve.

Elle ne peut s’empêcher de garder sa main habillée de sa chevalière dans la sienne et de la serrer. Sa façon à elle de lui montrer qu’elle était là, qu’elle ne partirait pas. Les mots de toute manière auraient été bien inutiles après toutes ces révélations. Le passage sur son « géniteur » comme il le précisa bien était le plus douloureux pour lui, la blonde le ressentit parfaitement bien. Enfin, il finit par la prendre dans ses bras et sa dernière tirade la laissa d’abord pensive en entendant le nom d’Aby, elle en avait croisé une au camp chez les verts, puis arracha un sourire à la jeune femme. Toujours lovée dans les bras de son amant elle se contenta de lui répondre « Officiellement, je ne suis pas une Cornwell, mais si ça peut te rassurer, ... c’est loin de me faire fuir tu sais, on a tous des familles ... plus ou moins complètement ... particulières même si ... je dois avouer que la tienne semble de loin la plus compliquée. Je suis désolée et j’espère que ma question n’a pas été trop douloureuse pour toi. »

Il se décida à lui montrer une autre photo, c’était vraiment agréable de le voir plus jeune, même s’il n’était pas si vieux que ça. Il avait quel âge d’ailleurs ? Dans toute leur splendeur d’ébats amoureux et de grandes promesses, elle n’avait même pas demandé ce genre d’information. A vrai dire ... même les choses les plus basiques avait été passé à la trappe.

Et puis comme elle s’en était doutée, il lui retourna la question, il lui en posa même deux, pas très bon joueur, mais elle ne lui en tint pas rigueur, vu sa réponse d’avant il l’avait bien mérité. Elle prit quelques secondes pour y réfléchir puis se décida « Niveau famille, j’ai hérité de l’histoire clichée du père qui est partie chercher des cigarettes et qui n’a plus jamais repointé le bout de son nez. Ma mère ce modèle d’amour et de solidité m’a clairement fait porter le chapeau et ... elle me l’à bien fait comprendre toute ma vie. Elle a commencé à devenir folle sans lui, j’ai du me demerdé pour subvenir à nos besoins. Même quand j’ai eu mon diplôme, il fallait toujours et encore que je m’occupe d’elle. Je l’aurais sincèrement fait de bon cœur si à chacune de mes visites je n’avais pas eu le droit à ses sempiternels reproches sur le pourquoi je n’aurais jamais de relations stables et saines avec aucun homme dans ma vie. Parce que ce sont tous des « comme ton père » lâches, menteurs, profiteurs. Je ne serais jamais assez bien pour mériter qu’on m’aime ... enfin tu vois le genre. » Non clairement il devait pas vraiment voir le genre mais bon, c’était juste une façon de parler. Elle enchaîna « Tout ça pour finir une balle dans le crâne, seule, comme elle l’avait finalement toujours été ... » Son coeur venait de se pincer. C’était la première fois qu’elle reparlais de la mort de sa mère dans ce camp de réfugier de CenturyLinks Field. En même temps, personne n’avait vraiment demandé. Il fallait aussi avouer que la mort de sa mère avait été un réel soulagement pour elle et ce sentiment qu’elle avait ressentis à ce moment là lui avait clairement fait honte. Surtout au début.

Elle se retourna pour pouvoir plonger ses yeux dans celui qui finalement semblait bien vouloir lui donner son amour. « Seattle j’y suis née ... Seattle j’y mourrais ... » Puis elle l’embrassa tendrement et un petit sourire malicieux apparut sur son visage « Au fait, c’est quand ton anniversaire ? Que je finisse quand même par savoir ton âge !  » et avant qu’il ne puisse lui répondre, elle enchaîna « Deux réponses, deux questions, quelle est la chose que tu regrette le plus d’avoir fait ? Et celle dont tu es le plus fier ? » Oui bon, ça faisait trois mais après tout, la question sur l’anniversaire ne comptait pas vraiment et puis la sage-femme se sentait bien avec son compagnon qui s’ouvrait à elle, même si elle avait dû forcer un peu. Elle voulait sincèrement en savoir le plus possible sur lui, dans la limite bien évidemment de ce qu’il souhait lui raconter.






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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Ven 29 Jan 2021 - 0:02
Celui qui a du mal a se mettre a nue

Je serre Emie contre moi quand je sens qu’elle essaye, a sa façon, de me réconforter. J’estime ne pas mériter cette attention. Je n’ai pas choisi ma famille mais la merde que j’ai fait avec oui. Je ne suis pas un mec qui va aller se faire plaindre après. Je glousse quand elle me dit qu’officiellement elle n’est pas une Cornwell.

« Pas ENCORE tu veux dire ? »


Au moins elle n’a pas l’air d’être rebutée par mes casseroles familiales. Après, j’ai pas non plus été dire que mon géniteur avait la passion du découpages et du sadismes bien avant la fin du monde. Gardons un peu de mystère pour les longues nuits d’hiver. Je secoue la tête en haussant les épaules quand elle me demande si la question était douloureuse.

« T’inquiète, j’ai juste pas l’habitude de parler d’eux.»


Visiblement, elle non plus n’avait pas la famille parfaite comme dans les séries. Je sais que ca existe parce que, dans les maisons fouillées, j’ai déjà vu ces portraits transpirant la joie et le bonheur d’être ensemble. Bon, pis il y avait ces sales connards prétentieux que j’aimais dérouiller a l’école, juste parce qu’il avait des vêtements chouettes, un gouter maison et un bisous de leur mère le matin. Ceux-là, c’était souvent les plus faciles a dérouiller en plus. Je reste a l’écouter en silence, en imaginant Emie plus petite.

J’essaye de visualiser l’horreur que cela doit être de grandir sans père sans trop y arriver on a tellement espéré que le vieux se barre. Elle a peut être échappée a un connard. Je n’ose pas lui poser la question de savoir si elle sait qui est son géniteur ou si sa vieille lui en a parlé. Vu ce qu’elle enchaine sur sa darone, ca vend pas du rêve. Je note dans un petit coin de mon esprit, qu’elle est restée loyale a sa mère malgré ce qu’elle lui a fait bouffer. Spontanément je l’enlace, surtout quand elle me rapporte le matraquage qu’elle a subit quand a son avenir. Je vois bien que c’est compliqué de se souvenir de cette femme. Est elle triste qu’elle soit morte ? Partage t’elle, avec moi, cette espèce de sentiment contradictoire entre haine et amour. Parce que même si nos parents étaient des monstres, au final, c’était les seuls qu’on avait. Même si elle avait fait ce qu’elle devait, surement que cela devait lui peser. Je l’embrasse sur le front avant de lui souffler.

« Emie, je ne connais personne qui mérite autant que toi qu’on l’aime…. J’ai de la chance de t’avoir a mes cotés. Par contre si je me sens pas lâche menteur est profiteur… tu me gardes quand même ?»

Oui j’essaye de faire un peu d’humour, j’ai l’impression qu’elle a besoin de ca pour sortir de cette espèce de tension lourde qui pèse sur ses épaules. Maintenant, est ce une bonne idée de rire de cela ? Aucune idée, mais je veux lui prouver que sa vieille s’est trompée… ouai, ok, je suis un peu menteur… ouai, profiteur pas mal aussi… mais lâche on est d’accord ? Ca je suis pas.

Je la regarde se retourner contre moi et plonger ses yeux dans les miens avant de me répondre pour son lieu de naissance. Bon, elle est trop merveilleuse pour que je sache trop lui en vouloir d’être de la cote ouest. Je lui rends son baiser avant de lui dire, amusé :

« J’ai dit cela de Jéricho, puis que je mourrais a Burlington, puis a Detroit… et regarde ou j’en suis. Qui sait, demain on s’offrira peut être une traversé du pays pour voir si les zombies sont plus supportables sous le soleil de Floride ou vérifier le mythe comme quoi il n’y en a pas dans le nord ou ca gèle le plus. »

Je vais lui voler un nouveau baiser quand je me fige devant cette nouvelle question. Ah ouai, elle y va fort là. Mon âge ? putain s’il y a bien un secret jalousement garder c’est ca. A 15 ans je disais en avoir 21 ans, a 21 ans, c’était 30 ans… Je réfléchis en me rendant compte que je ne sais pas son âge non plus. J’ai pas le temps de cogiter qu’elle m’achève avec ses questions. Oula… oulalala… ce que je regrette le plus. Vu la taille de la liste des merdes que je regrette… c’est chaud là.

« Hey ca fait trois questions-là ! T'essaye pas de me gruger non vu ni connu?»

Bah ouai, je sais compter a défaut de savoir nager. Je prends le temps de réfléchir en fronçant le sourcil puis, avec un geste un peu solennel, j’enlève ma chevaliere et lui tend. Dedans, la gravure maladroite faite a la lame de couteau par une main enfantine marque « Isha 26 .12 ».

« Ecoute… la liste de ce que je regrette d’avoir fait est … longue. Je sais pas trouver le pire truc en fait. »

Avoir laisser ma sœur mourir loin de moi parce que je pensais avoir du temps, avoir tué Bruce qui me considérait comme son fils, avoir fait trop confiance aux mauvaises personnes, ne pas avoir su protéger ceux qui comptait sur moi….

«J'ai toujours eu l’impression que le pire truc que je c'est d'essayer d’être ce que je suis pas. Quoique je tente, ca finit toujours mal et ca me prouve que je sais pas renier ma nature. Par contre!! Je sais sans hesiter ce dont je suis le plus fier par contre : Gemma ! »


La plus belle chose au monde pour moi est d’avoir été père. Du jour ou je l’ai tenue dans mes bras, j’ai eu l’impression que tout l’univers avait changer et était là, dans mes mains, serrant mon doigt en me dévisageant.

« Bon, ca va faire trois question ma belle dame… alors, toi aussi je veux ta date de naissance, je veux savoir quel est ton souvenir le plus heureux et… »


Je me l’attire complétement contre moi, ventre contre ventre, lèvres contre lèvre, regard plongé dans le siens.

« Quand tu dis que tu n’es pas officiellement une Cornwell… est ce que ca veut dire que tu ne serais pas contre d’en être une. »



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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Sam 30 Jan 2021 - 0:51



Bon, Émie semblait quelque peu rassurée de savoir que ses questions ne le blessaient pas outre mesure. Ne pas avoir l’habitude d’en parler, elle connaissait ça, elle était plutôt du genre à écouter qu’à se confier. Elle était comme ça, rassurante et bienveillante avec les gens, et ils se sentaient à l’aise pour s’ouvrir à elle, c’était un peu ça son super pouvoir de Pepper Potts. Elle fini par sourire suite à la remarque de son compagnon. « Bien sur que je te garde, t’es pas près de te débarrasser de moi »

Elle écouta ensuite son idée d’aller sur les routes du soleil, ou même dans les contrées les plus froides du pays, la ou il y aurait moins de rôdeurs qu’ailleurs. Elle s’imagina alors pendant un court instant sur les routes avec lui et Gemma à la recherche d’un nouveau chez eux et cette idée ne lui déplut pas, mais très vite elle revint à la réalité.

Après quelques minutes de réflexion, il finit par lui tendre sa chevalière et elle réussi à lire à l’intérieure une date, très certainement celle de son anniversaire, le 26 décembre. Il avait donc vieilli d’un an il n’y avait pas si longtemps que cela. Mais ça ne lui donnait toujours pas son âge, enfin bon, ce n’était qu’un détail, elle n’avait pas vraiment besoin de le savoir « Le 26 décembre hein … Un vrai cadeau de Noël … »

Elle écoute la suite avec grande attention. Il regrettait beaucoup de chose, mais après tout, ne regrettions-nous pas tous d’avoir fait des choses parfois par égoïsme, parfois pour se protéger, pour protéger des gens qu’on aimait, pour survivre, pour vivre tout simplement. Elle ne pouvait pas juger, elle-même avait dans sa liste un certain nombre de chose qu’elle regrettait d’avoir fait même si aux vues de ce qu’il avait déjà pu lui dire sa liste à lui semblait bien plus fournie. Puis il en vint à Gemma. Forcément elle s’était clairement attendue à cette réponse et puis il fallait l’avoue, cette petite puce était vraiment adorable, impossible de ne pas l’aimer. Émilie ajouta simplement « Tu peux être fier de toi. Gemma est un véritable petit bijoux »

A son tour de poser les questions. Les deux premières font doucement sourire la blonde. La dernière en revanche lui rend un air plus sérieux. Ses joues se mirent à rougir malgré elle. Ce n’était pourtant qu’une simple question, mais elle avait réussi à la déstabiliser. Elle se contenta dans un premier temps de l’embrasser. « Je suis née il y a précisément 29 ans … Jour pour jour … » Et oui, aujourd’hui c’était son anniversaire. Depuis déjà 5 ans elle ne l’avait plus fêté, pour quoi faire de toute manière, à part savoir que l’on avait survécu une année de plus alors elle était sincèrement contente d’être avec Isha ce soir-là. Elle n’avait de toute manière besoin de rien de plus. Une soirée en tête à tête avec lui était son plus beau cadeau.

Toujours aussi proche de son compagnon, elle prit quelques secondes pour réfléchir à la deuxième question. Elle en avait plusieurs à vrai dire. Elle fit glisser sa main sur la joue d’Isha « Si je devais choisir je dirais que … c’est lorsque j’ai assisté à mon premier accouchement. J’ai vu naitre la vie, dans son plus simple appareil. Donner la vie, c’est la chose la plus belle au monde, même vu de l’extérieur » Encore une fois elle prit quelques secondes pour réfléchir « Et puis depuis l’après monde d’avant, je dirais que c’est le jour ou j’ai rencontré Joshua. Mon petit ange … » Prononcer son nom avait serrer la gorge de la sage-femme et ses yeux commençait à s’humidifier. Elle se rappellerait toute sa vie de la rencontre avec ce petit bout « J’ai ouvert les yeux dans un champ après des jours et des jours d’errance seule. Il était-là, la lumière du soleil lui avait donné l’air d’un ange. Et il ne m’a plus jamais quitté pendant plus d’un an. Je crois bien que c’est la partie de ma vie la plus heureuse »

Elle tenta de se ressaisir, elle ne voulait pas pleurer, pas devant Isha, pas comme ça en tout cas. Ça faisait déjà plus de deux ans maintenant qu’elle avait dû le quitter, sa peine s’était amoindrie depuis, mais elle était toujours présente. Elle replongea alors ses yeux bleus dans ceux du mécano. Elle posa ses deux mains sur ses joues et lui sourit « La plus heureuse jusque maintenant » Puis elle l’embrassa, tendrement et avec passion. Elle se laissa aller à ses désirs. De l’avoir dit tout haut, qu’elle était heureuse avec lui, qu’ils avaient un avenir commun avait été le plus cadeau qu’elle aurait pu avoir en ce jour si particulier. Elle bascula doucement Isha sur le dos, se positionnant sur lui tout en continuant de l’embrasser. Leur repas l’avait rassasiée physiquement et après cette discussion et toutes ces confidences, elle avait désormais à nouveau fin de lui. Et alors que la flamme de la cheminée diminuait petit à petit, celle de son amour pour lui ne faisait que s’embraser. Et avant qu’ils ne finissent par se retrouver dans la plus tendre des intimités devant ce seul petit éclat de lumière qu’il restait de ce feu, elle se contenta de lui murmurer « Ce serait un honneur de faire partie de ta famille »









   Quand le monde s'est effondré, chacun de nous à sa manière à été brisé. C'était difficile de savoir qui était le plus fou.
Moi, ou tout les autres ?
Je suis celle qui fuit les morts autant que les vivants, hantée par ceux que je n'ai pas su protéger. Alors je subsiste dans cette désolation. Une femme,réduite à un seul instinct, survivre.

   
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Isha Cornwell
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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Sam 30 Jan 2021 - 22:16
Celui qui est nul pour l'ambiance

« Je suis pas sur que mes vieux l’ont vécu comme un cadeau non. Ma vieille était trop camée pour se rendre compte que j’arrivais, c’est même ma sœur qui a trouvé mon prénom. Et coup de bol, le vieux était en taule. Sinon y’a de grande chance qu’il m’ait noyé ni vue ni connue. »

J’en rigole comme si c’était une bonne blague. En vrai, je sais pas du tout comment aurait réagi le père Cornwell. Il n’avait jamais arrêté de me dire que j’avais commencé à le décevoir en refusant de passer tout seul avant ma naissance.  

« De toute façon on fêtait pas Noel, cette année c’était ma première avec les plantes a décorer. Gemma a kiffé et veux qu’on refasse tous les jours. »

Quand elle me parle de ma mini moi, je bombe le torse. Quelque soit le sang qui coule dans ses veines, c’est ma fille, je l’aime comme je ne savais même pas que c’était possible d’aimer et chacun des ses exploits, chacune de ses bêtises, de ses remarques ou découvertes me remplissent le cœur de fierté. J’avais peur d’être comme mon vieux mais elle me prouve, chaque jour que je passe a ses coté, que je sais être meilleur, sans me forcer, sans jouer un rôle, sans masque. Elle m’aime moi, son papa tel que je suis. Bon elle aime aussi l’autre con a la batte de Connor mais lui, c’est pas pareil.

Je me défais de tout sourire et ouvre la bouche façon poisson hors de l’eau quand elle m’annonce sa date de naissance. C’est son anniversaire !!???? Et j’ai rien préparé a par ce repas minable ? En plus je vais la faire dormir par terre comme une clodo…. Putain !!! Bravo moi !! Ouai ok je savais pas mais ca reste naze !! Putain ! Je m’en veux affreusement, 1er anniversaire d’Emie à mes coté et je lui offre quoi ? Franchement ca me fait chier. Pendant que je me flagelle mentalement, je note qu’elle a 29 ans, on est donc tous d’accord qu’a partir de maintenant j’en ai 30 ? Ou mieux 35 ans !!!

Emie ne se rend pas compte de mon ressenti et parle avec enthousiasme de son plus beau souvenir. J’arrive a comprendre la magie de voir l’arrivée d’un bébé mais pour moi la naissance de Gemma a aussi été la peur, le fait de voir mon ex souffrir de martyr, le sang, les cris et surtout l’impuissance. Je pense qu’il se passe autre chose pour les femmes.

Je me raidis quand elle parle de Joshua. D’où qu’elle connait mon vieux ??? Est-ce que je l’ai raté ? Est-ce qu’il a survécu et réussi a s’approcher de ma femme ? Je finis par comprendre que c’est un autre Joshua, parce que même si mon géniteur était fort pour avoir l’air sympathique, je doute qu’il ait jamais réussi à écoper d’un « petit ange ». Je me détends un peu mais de ressentir la douleur dans sa voix me laisse a l’affut a scruter sur son visage tout ce qu’elle ne dit pas.  Je vois ses yeux rougir a l’évocation de ce qui semble être un enfant. Est il mort ? Je m’imagine que oui et la resserre doucement dans mes bras quand je vois ses efforts pour ne pas pleurer.

« Je suis desolé Emie… est ce… est ce que tu veux m’en parler plus ou c’est trop dur ? »

Je ne force a rien. Je ne lui ai jamais parlé de Franklin, Harvey, Ryan ni tous les autres, petits naufragés que j’ai essayé de sauver en vain et je ne suis pas sur de savoir partager ca avec quiconque. Le monde est monstrueux pour les enfants sans parents assez forts pour savoir les protéger. C’est aussi pour cela que je m’entraine sans relâche chaque matin, que je ne lâche rien. Je veux ne plus jamais avoir a pleurer une personne que je protège.

« Tu as le droit de pleurer… ne retiens pas tes larmes avec moi d’accord ? Et je te jure que je vais tout faire pour que ta vie soit tellement pleine de bonheur que quand on te reposera la question tu devras réfléchir pour choisir »

Je l’embrasse pour sceller cette promesse. Oui je vais tout faire pour qu’elle soit heureuse et qu’elle ne regrette sa décision. Nous prenons le temps de manger et je me fends de poser une allumette sur l’espèce de gâteau un peu trop cuit qui était dans le sac a nourriture et de pousser la chansonnette d’un « joyeux anniversaire ».

Je ne me fais pas trop prier pour glisser dans le sac de couchage avec elle. A la lueur du feu, elle est plus belle que jamais. Cette fois, c’est plus tendre, plus doux, nous prenons notre temps, doigts enlacés, les lèvres se cherchant autant que ces regards complices…. Je suis porté par cette petite phrase, qu’elle fasse partie de ma famille. Je ne l’ai pas seulement prise dans ma meute, elle a aussi pris sa place, naturellement…

Apaisés, elle somnolant presque contre mon torse, je reste a regarder les braises du feu en la caressant quand je m’arrête en lui murmurant :

« Emie… je sais que ce n’est pas grand-chose, mais j’ai vraiment envie de te faire un cadeau… »

Doucement, je glisse dans sa paume ma fameuse chevalière Harley gravée a mon nom. Je n’ai rien d’autre de matériel a lui offrir pour symboliser l’appartenance aux miens.  Je me promets de l'emmener des que le temps se calmera dans un endroit sympa pour réparer ma merde, je ne sais pas que je vais bientot etre blessé et incapable de lui montrer la mer ou des endroit sympa.



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Emilie Knox
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Sujet: Re: On a oublié la peau de l'ours devant la cheminé   Dim 31 Jan 2021 - 20:53


Quand on y pensait bien, ce que Isha lui racontait était vraiment triste et même si sa mère l’avait bassiné sur le fait qu’elle ne méritait pas l’amour d’un homme, au moins, elle avait été désirée et accueillit avec amour du moins, les premières années de sa vie avant que son vieux ne décide de mettre les voiles. Noël elle avait connu, et si ce n’était avec sa mère qu’elle avait passé ses derniers noël avant l’apocalypse, elle avait toujours été entourée des enfants qu’elle soignait et c’était une période qu’elle appréciait tout particulièrement.

Le sujet Joshua était particulièrement sensible aux yeux d’Emilie et même s’il lui demanda de ne pas se cacher devant lui, elle se refusait à pleurer. Non pas que c’eût été montrer sa faiblesse, mais il fallait aussi dans sa tête qu’elle puisse avancer. Faire table rase du passé mais le fait de ne pas savoir était la pire des choses. Égoïstement elle aurait préféré le savoir mort « Tu sais, j’ai vu des centaines de parents perdre un enfant. Au début, je pleurais avec eux, j’allais me cacher dans les chambres des infirmières pour faire exploser toute ma tristesse et ma colère face à cette injustice et puis ... on finit par s’y faire, je  ne pouvais qu’imaginer là douleurs des parents. Mais perdre Joshua ... j’ai finir par comprendre. Je n’ai même pas pu lui dire au revoir. Je ne sais même pas s’il est toujours en vie. Ne pas savoir c’est ... le plus dur » Ce fut sa dernière remarque à ce sujet.

La suite de la soirée s’était passée sans autres histoires de drames et confidences sur les passés chaotiques des deux amoureux. La bougie de fortune sur un gâteau trop cuit fit éclater de rire la sage-femme. Leur moment tendresse la rassura et l’apaisa. Puis vint le cadeau d’Isha. Sa chevalière. Symbole de sa vie passée, de ce qu’il restait de sa famille. Un geste qui démontrait toute la solennité de son engagement envers elle. Presque comme acté, elle était désormais un membre à part entière de la famille des Cornwell, la femme officielle du chevalier. Pas de long discours sur ce que représentait une union comme celle-ci, les gestes de l’un et l’autre envers chacun avaient suffit, ils s’étaient compris.

Emilie regarda un moment cette chevalière sans rien dire. Elle n’avait pas besoin d’un cadeau, l’allumette bougie aurait suffit à la satisfaire mais il avait tenu à la lui offrir et même s’il n’était pas gourmand de mots d’amour ce simple geste avait suffit à lui faire comprendre qu’il tenait à elle d’une manière forte et presque inconsidérée. Elle la glissa à son doigt, bien trop grande pour elle évidemment puis elle allongea son bras pour avoir une belle vue sur sa main désormais prise pour la vie et sourit « Madame Emilie Cornwell ... Je crois que ça sonne plutôt bien » puis elle se mit sur un de ses coudes, et regarda Isha dans les yeux. Elle souffla, puis vint l’embrasser en lui murmurant « Merci pour tout mon Deadpool préféré. Merci d’être toi et de m’accepter telle que je suis. Merci d’être là pour me protéger et merci de me donner une famille, une vraie, rien qu’à moi » Elle ajouta avec un sourire « Je suis là Pepper Potts la plus chanceuse du monde »

Elle revint alors se coucher à ses côtés, glissant sa main dans la sienne. Les yeux au plafond elle se contenta de sourire bêtement. Elle était pensive et il fallait toujours se méfier des retours de bâtons que la vie, surtout la leur, avait décidé d’envoyer. Ils vivaient tout de même dans un monde post apocalyptique où ils en chiaient tous les jours pour survivre alors cette petite parenthèse niaise et à l’eau de rose avait été plus que la bienvenue et égoïstement elle avait eu envie de garder toutes ces petites choses rien pour elle. Elle n’avait clairement pas imaginé se retrouver dans cette situation là il y avait encore tout juste un peu plus de deux mois de cela et elle comptait bien en profiter aux vues de ce qui allait se passer par la suite. Et il n’y aurait pas que des choses positives. Enfin, elle finit par s’endormir aux côtés de son compagnon et elle s’endormie heureuse, n’ayant aucune idée de ce qui allait suivre dans leur vie.







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