The Walking Dead RPG

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Let's face it
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Logan J. Castle
Logan J. Castle
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Let's face it   Ven 15 Jan 2021 - 9:26
19 Janvier 2021, quatre jour après la fin de convalescence.
Dans la colocation de Logan.

Ce matin, j’ai presque plus de douleurs. Mon bras n’est toujours pas très beau à voir. La cicatrice est vachement moche, et vachement grande. Au point d’entrée d’ce bout d’bois d’merde, la peau cicatrisée a une couleur presque rouge, tandis que d’l’autre côté, là où l’bout d’bois était sorti, les lambeaux d’peaux suturées ressemblent à une putain d’constellation d’points, et le tracé d’la peau, ressemble à un éclair dans un ciel calme. La peau part dans tous les sens quoi, comme l’éclair qui frappe.

« Une antibiothérapie de cheval ! » m’avait dit Ivy. Pendant des jours et des jours, j’ai pas pu m’lever du lit. D’jà parce que l’infection s’était généralisée, et qu’du coup, j’étais extrêmement faible, bien plus que c’que j’voudrais jamais admettre. Et ensuite, ça a été des enchain’ments d’séances de rééducation. J’douillais pas mal. On m’avait dit qu’c’était normal d’avoir l’impression qu’tous mes vaisseaux voulaient s’faire la malle ! C’était apparemment des séquelles d’c’t’infection généralisée, et d’ces deux s’maines où j’ai été cloitré au lit. Alors, quand il fallait rééduquer c’putain d’corps meurtri, et en même temps, r’prendre en force et en muscle… J’donnais triple labeur et j’récoltait quintuple douleurs.

J’ai encore un peu d’boulot, pour retrouver ma pleine force d’mon bras gauche. J’arrive toujours à enchaîner les tractions et les pompes, mais soulever des objets trop lourds, ça m’fait comme si on m’arracher la chaire sur l’os, comme on arrache une viande sur une brochette, voyez ? On m’a dit qu’c’était normal. Qu’les antibiotiques avaient combattus les bactéries, mais qu’ces saloperies avaient quand même fait des ravages. Comme quoi hein, un simple bout d’bois…

J’me lève donc. Mon bras est comme engourdi, un peu comme mes putains d’pensées en vrai. Depuis c’t’incident… D’puis la mort d’Mallowe, ma p’tiote, j’fais qu’réfléchir. Ouais, ça fait que deux mois qu’elle était là, la gringalet. Pas d’quoi créer une vraie relation père adoptif/fille adoptive. Mais ces deux mois, ils sont arrivés juste après ma rupture avec Lisa, et toute cette merde qu’ça à produit. J’crois qu’j’ai jamais été aussi ouvert émotionnellement, et c’est là qu’elle est arrivée, Mallowe. Et franchement… J’l’aimais beaucoup. Nos discussions, nos entraîn’ments, nos p’tits délires… Deux mois, c’était comme si j’avais vécu 2 ans avec elle…

Et j’me suis mis à réfléchir d’tout. Mes blessures… Les expéditions… Les combats… Ces New-Eden qu’j’ai buté, c’lui qui m’a torturé. L’ancien groupe d’Jason, où j’ai chopé un éclat dans la jambe, et une brûlure au bras. Théa, c’te magnifique femme, pour qui j’ai pris des coups dans la gueule… La varicelle… Et ensuite, c’te mission d’reconnaissance, où j’ai failli finir manchot… Qu’est-ce qu’il m’arrive ? ça ne peut pas être l’âge, j’ai qu’trente-huit ans bordel ! Mais pourquoi j’prend aussi cher dans la gueule ? J’veux dire… J’ai pris plus cher en une an à Fort Ward, qu’en 14 ans d’SEAL ! Malgré 6 tours en Irak et Afghanistan, j’ai jamais prit aussi cher qu’ces quatre derniers mois… Et pourtant, j’ai pris deux balles dans l’bide, lors d’mon avant dernier tour !

Et puis, mon comportement ! J’veux dire… Ouais, avec Arizona, c’est tendu à mort. Elle peut pas m’blairer, j’peux pas blairer son caractère, sa façon d’être, sa façon d’se prendre pour la plus forte, genre elle a tout vue tout vécue… Mais c’est ma supérieure. J’ai pas beaucoup d’qualités, j’ai pas beaucoup d’valeurs… Mais l’armée, j’respecte ! L’drapeau, j’respecte – et en c’moment mon drapeau, c’est celui de Fort Ward ! Et la hiérarchie, j’respecte !

Parce que j’ai jamais été un bon chef. On m’a d’mandé à deux ou trois reprises, d’passer les galons d’officier, à l’époque. J’ai toujours refusé. Lieutenant, Capitaine, Commandant, les Colonels, les Généraux…. C’était pas pour moi. Trop d’blabla, trop d’réunions où faut composer avec les uns et les autres… J’aimais pas ces palabres, ces séances de léchage de cul, pour qu’une compagnie soit envoyée au front, ou relevée du front, ou bénéficie de crédits, d’une permission, et j’en passe. Moi, j’étais bien, en tant qu’adjudant-chef de compagnie. J’étais sous les ordres direct du capitaine, chef de compagnie. J’travaillais avec les autres lieutenants et officiers, qui commandaient les sections d’combats, et en-dessous d’moi, y avait tout le reste : les sous-officiers – sergents et sergents-chefs – qui dirigeaient les groupes d’combats, et les escouades, et tous les troufions. J’avais à la fois un pied dans tes tentes d’command’ments, et un pied dans les tranchées des troupes. J’aimais bien ça, vraiment.

Et puis surtout, en tant qu’adjudant-chef de compagnie, j’avais un poste particulier. J’faisais partie des rassemblements, des exercices, des sessions de recrutements, et d’la vie en caserne… et en même temps, j’avais mon bureau, et j’faisais partie des réunions d’état-major de compagnie, et ceux de toutes les armées avec lesquelles on travaillait. En Irak, j’étais souvent là lors des briefings des Marines, des Rangers, et des unités conventionnelles avec lesquelles on bossait. J’adorais ça ! Et le fait d’être l’un et l’autre – troufion et responsable – ça me permettait d’ouvrir ma gueule ! Ah ouais, ça, je l’ouvrais, ma gueule ! Et faut dire que je pouvais me le permettre ! Et quand un plan était merdique, ou quand un officier faisait d’la merde, j’lui mettais dans la gueule !

Mais j’ai toujours respecté la hiérarchie. La hiérarchie, c’est comme l’ciment et les fondations d’une maison. Faut s’respecter, écouter, et faire l’taf, parce que ce sont ces officiers là qui nous emmènent au combat ! Et ils sont pas arrivés là par hasard, ils ont mérités leurs postes, soit au combat, soit par les études, ou les actes méritoires.

Et moi, j’ai pas respecté Arizona, surtout lors de l’expédition de nettoyage de l’ancien groupe de Jason… J’veux dire, j’ai déjà été au combat avec des officiers que je pouvais pas blairer… Mais je respectais mes chefs ! C’est pour ça qu’un d’mes anciens chefs d’compagnie, avait noté dans mon dossier que j’étais « un excellent suiveur », parce que j’exécute les ordres, je fais les missions, j’suis un combattant d’qualité, et surtout, je fais ce qu’on me dit, même si j’suis pas d’accord. Alors là, avoir été un vrai mutin avec Arizona, forcément, ça m’travaille…

J’crois… J’crois que j’vais aller la voir. J’en ai marre, de tout ça. On ne pourra jamais être pote, mais c’est ma cheffe. Elle est au-d’ssus d’moi, elle m’donne des ordres, et moi j’dois exécuter. J’ai fait ça toute ma vie, c’est la seule chose que j’connais. Et j’ai b’soin de ça. C’est la fin des conneries.

Un p’tit dej, une heure de sport, une douche, et j’m’habille. C’est l’heure.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Me v’la dans l’bâtiment où Arizona possède ses bureaux. Y’a du monde, dans l’coin. Pourquoi j’y étais jamais v’nu avant ? On m’a dit, en entrant, qu’il y avait les bureaux de tous les responsables d’ce groupe. La petite ruche me faisait soudainement penser à… A un état-major, oui. Les uniformes étaient pas tous là, y avait pas d’drapeaux… Mais il y avait les chefs, les secrétaires et les p’tites mains. C’était… Comme avant.

Alors, tel le soldat que j’étais, je m’étais présenté, et avait demandé de voir Arizona, sans rendez-vous, ni avoir prévenu. Et celle qui était à l’accueil, m’avait demandé de patienter dans une petite salle. Droit comme un i, mains posées sur les genoux, comme si j’avais un bâton dans l’cul… J’attends.
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Arizona S. Winslet
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Let's face it   Lun 18 Jan 2021 - 19:53
La nuit a été longue, encore une fois, ponctuée de cauchemars et autres fantômes du passé venant hanter mon esprit. Alors, comme à chaque fois que la situation devient trop difficile à gérer, je laisse place à l'un de mes pires démons. Ce penchant à la fois salvateur et effrayant, qui me pousse à craindre de ne jamais réussir à me séparer totalement de l'addiction qu'il crée chaque fois que je ne suis pas assez forte pour lutter.

Les coudes appuyés sur mon bureau, je soupire longuement tout en passant mes mains sur mon visage afin d'essayer de chasser fatigue et pensées mélancoliques dans ce geste. L'efficacité reste à revoir, car cela ne durera certainement pas. Je jette un regard en coin vers ce verre qui trône encore – presque avec arrogance – sur le coin de mon bureau juste à côté de la bouteille de whisky presque vide aux trois quarts.

Penchant ma tête d'un côté puis de l'autre afin de faire craquer mes cervicales, je m'étire longuement pour essayer de faire passer les courbatures d'une nuit écoulée à dormir assise à mon bureau. Cela devient monnaie courante, ce que mon corps commence à avoir de plus en plus de mal à accepter. Une fois cela fait, j'ouvre le tiroir de mon bureau et viens y glisser la bouteille avant de me saisir du verre pour aller le nettoyer au petit lavabo qui se trouve dans un coin de la pièce. Je l'y laisse pour sécher, retournant m'occuper de toutes ces choses qui se trouvent à mon programme aujourd'hui.

Revoir les effectifs à assigner aux différents postes pour les jours à venir, faire l'inventaire de ce qu'il faudrait essayer de trouver et des fournitures nécessaires afin d'en parler à Layla sous peu, et j'en passe. Voilà à quoi je passe une bonne partie de ma matinée. Jusqu'à ce que l'on vienne frapper à ma porte, en tout cas.

Je fronce les sourcils, me redressant sur mon fauteuil pour observer l'agenda qui se trouve un peu plus loin sur mon bureau. C'est bien ce qu'il me semblait, je n'ai aucun rendez-vous planifié à cette heure ci ni même de toute la journée. Il s'agit donc d'un imprévu, ce qui n'est pas pour me rassurer. Est-ce que quelque chose de grave est arrivé ? Immédiatement, je sens une boule se former dans ma gorge sous l'inquiétude d'apprendre une mauvaise nouvelle.

Entrez, dis-je d'une voix forte afin d'être sûre d'être entendue. Mon visage est fermé, aussi glacial que d'habitude, et la concentration se lit sur mes traits sans mal. Pourtant, la peur qui m'assaillait depuis les dernières secondes s'évanouit pour laisser place à la simple rancœur que j'éprouve pour l'homme qui apparaît devant moi.

Je me redresse légèrement sur mon siège, mon regard planté dans le sien sans ciller, et l'observe pour essayer de déterminer la raison de sa venue. Castle. Puis-je savoir ce qui t'amène ici sans être convoqué ou annoncé? Mon ton est bien formel, de celui que je pouvais utiliser à l'époque où mon grade de colonel avait encore un quelconque sens. D'une militaire gradée à un autre militaire qui l'est moins. Je suis pourtant impatiente de connaître la raison de sa venue. Et s'il s'agit d'une autre tentative d'insulte à mon égard, je pense que je risque d'avoir du mal à encaisser. Non pas que cela me blessera d'une quelconque manière, mais simplement que je risque d'avoir une réaction bien moins apaisée que je ne pourrais avoir en temps normal.



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Logan J. Castle
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Let's face it   Lun 18 Jan 2021 - 21:33
Ok, la nana d’l’accueil, dont j’connais pas l’nom, m’dit d’attendre, alors j’attends. J’dois avoir l’air bien con d’une certaine manière putain… Le pitbull à la grande gueule qui s’retrouve muselé et qui ne sait même plus japper… Ouais… Mais c’est ça aussi, la vie. J’crois qu’quand on frappe un clebs jusqu’à-ce qu’il manque d’crever, on en fait soit d’la pâte à modeler qu’attend juste d’crever, soit une machine à tuer qui ne possède plus la moindre once d’jugeotte ni d’instinct d’survie. Jusqu’ici, j’m’étais plutôt comporté comme la seconde option… En fonçant tête baisser, sans craindre d’me prendre une balle…

Mais maint’nant, j’ai un peu trop dégusté. Et j’ai tellement voulut refaire partie d’un groupe, pendant mes trois putains d’années dehors, qu’ce s’rait con qu’je foute en l’air mon appart’nance pour les Remnants à cause d’un orgueil de pitbull blessé. Ouais, j’ai grave pris cher… Et Stanley avait raison, au dispensaire, quand il a dit qu’fallait r’monter en selle. J’suis qu’une bidasse à la con, un putain de péquenaud qui sert à rien à part quand il a un fusil. Alors, même si Arizona s’comporte comme la première des salopes avec moi, même si j’suis sûr qu’elle va m’parler comme à une pauvre merde, un troufion d’même pas dix-huit piges… J’vais encaisser. C’est ça, ou crever tout seul dehors. Et j’ai pas envie d’y r’tourner.

Elle m’appelle, j’ai un créneau. J’imagine qu’ça va vraiment pas être agréable, mais là, c’est trop tard. J’me lève, et j’réajuste ma veste d’combat, mon treillis r’passé, et mes chaussures tactiques. J’crois qu’j’avais pas lassé mes chaussures comme ça, hors expédition, d’puis… Bah d’puis bin’ longtemps en fait. C’est vrai qu’quand j’suis pas d’service, j’ai plutôt l’air d’un putain d’hipster, la moustache en moins.

J’entre. Droit comme un « i », en position de repos, mains croisées derrière le dos. Et comme prévu, l’autre m’parle comme si j’étais une recrue pas encore sélectionnée, à peine présente que d’puis deux heures, qu’étais même pas capable d’enchaîner deux pompes. M’enfin, bref… J’suis pas là pour chercher la merde, mais pour clarifier les choses. Du coup, j’reste stoïque, j’bouge pas, j’bronche même pas d’une seule grimace qui pourraient faire croire qu’ce qu’elle vient d’me dire me porte sur les nerfs. J’attends au contraire qu’la nana referme la porte derrière moi, et j’fais deux pas vers elle – histoire de garder quand même une distance raisonnable.
- Mes excuses pour l’dérang’ment cheffe. J’veux pas vous embêter, j’viens pas chercher les crosses. J’la regarde dans les yeux, sans faillir. Pas avec un air de défiance, ou d’défi non… Mais juste, j’reste droit quoi. Sans la chercher. Ni essayer d’la couillonner. J’veux juste qu’on discute, et j’veux m’amender. J’sais qu’mes actes ont pas été à la hauteur d’ma grande gueule, et j’sais qu’c’est décevant. Mais ces derniers temps, j’ai plus pris dans les dents qu’en quatorze ans d’services… Et l’autre fois, j’t’ai envoyé paître, alors qu’t’es ma supérieure. J’sais bien qu’j’suis qu’un péquenaud pour toi, mais j’ai des valeurs, et l’armée et le groupe, c’est tout pour moi. Absolument tout. Alors… Me v’la. J’ferais tout c’que tu m’ordonneras d’faire.
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Let's face it   Mar 19 Jan 2021 - 19:25
Voir cet homme entrer ainsi vêtu me replonge des années en arrière. Son treillis porté dans les règles, cette position droite telle qu'elle est imposée dans les différents corps de l'armée. Serait-ce une pointe de nostalgie qui m'assaille ? Peut-être bien. Cependant, cela ne suffit pas à m'attendrir pour autant.

Joignant mes mains devant mon visage, les coudes posés sur le bois de mon bureau, je viens poser ma bouche contre mes doigts pendant que j'observe le brun en face de moi. Un simple mouvement de tête dans sa direction me permet de lui indiquer qu'il peut prendre la parole, puisque c'est de cette manière que je procédais auparavant. Lorsque mon grade avait une importance capitale au quotidien. Lorsque j'étais une instructrice, habituée des visites impromptues de recrues en difficulté, ayant été exposées directement à mes remontrances.

S'il ne s'agit pas directement d'une recrue, je remarque pourtant de nombreuses similitudes dans le comportement de Logan. Il me regarde dans les yeux, plus par respect et obligation – de par sa formation passée – que par défi, et m'annonce sans détour la raison de sa venue.

Un petit soupir m'échappe lorsqu'il prétend savoir qu'il n'est qu'un « péquenaud » à mes yeux. Je me permets donc, sans la moindre hésitation, de le corriger à ce sujet. Je ne te vois en rien comme un « péquenaud » comme tu le dis. Ou du moins, pas officiellement. Tu es arrivé en vantant tes capacités d'ancien SEAL, et comme tu le dis toi-même tu n'as fait que briller par une médiocrité rarement égalée par de simples civils. J'imagine donc que tu peux comprendre ma déception.

Je me redresse, décroisant les mains et me remettant en arrière dans mon fauteuil en indiquant la chaise présente face à mon bureau au brun qui se tenait toujours debout afin qu'il s'y installe. Une fois cela fait, je me racle légèrement la gorge et en profite pour prendre la parole juste ensuite. En temps qu'ancien militaire, j'attendais bien plus de ta part que ce que tu as montré. Et le fait d'avoir crié à qui veut bien l'entendre les capacités que tu prétends avoir, la déception n'en a été que plus grande. Mon ton est froid, peut-être dur, mais n'est en rien agressif. Je ne fais qu'exposer des faits calmement.

Pour ce qui est de ton comportement, je me fiche que tu m'apprécies ou non. Je ne suis pas là pour cela. Cependant, lorsque nous sommes à l'extérieur, il est hors de question que je risque la vie d'un seul de mes Hommes pour un risque inconsidéré que tu prends ou un ordre que tu ne veux pas exécuter par fierté ou orgueil. Insulter une supérieure hiérarchique t'aurait certainement valu une grave sanction à l'époque. J'imagine que je ne t'apprends rien. Et pourtant, là, il s'en sort sans rien. Tu dis « je ferai tout ce que tu m'ordonneras de faire », mais de quoi s'agit-il exactement ? Qu'attends-tu de moi? Que je te fasse récurer les véhicules à la brosse à dent? Que je te punisse comme cela serait fait avec un enfant?



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Sujet: Re: Let's face it   Mer 20 Jan 2021 - 15:09
Ok, bon. Déjà, j’crois que vu son r’gard du début d’notre entretien, j’peux m’estimer heureux d’pas m’être fait envoyer m’faire foutre, ou pire, d’pas avoir reçu une bastos dans l’bide. J’crois que j’peux m’estimer chanceux. Elle me reprend, en soupirant, quand j’parle d’être un péquenaud à ses yeux. J’ai peut-être merdé là aussi, en croyant que j’pouvais savoir c’qu’elle pensait. Mais final’ment, elle me r’prend en exposant c’qu’elle me reproche. Ma grande gueule, ma grande gueule, et mes échecs successifs, sans les nommer. Encore heureux, j’crois que nommer toutes mes conneries et tous mes échecs, ça finirait définitivement par m’foutre le bourdon, encore.

J’reste droit dans mes bottes, ne faisant que baisser les yeux face à elle pour pouvoir la regarder dans ses prunelles, genre par respect, et aussi parce que j’suis pas un gamin. Et elle m’propose d’prendre une chaise. C’t’entretien improvisé devient donc « officiel », en quelque sorte, puisqu’elle m’propose qu’on discute face à face. Peut-être pas d’égal à égal, mais moins j’ai plus l’impression d’être juste une recrue avec trois poils au menton qui s’fait remonter l’slip parce qu’il a pas su faire un lit au carré.

Lorsqu’elle rappuie sur l’fait que… Bah… Qu’elle s’attendait à plus, et que vu les fails et les échecs, elle a été grave déçue, j’peux pas m’empêcher d’réagir… En acquiesçant d’la tête. Et ouais… J’acquiesce. Pas d’grande gueule, pas d’saloperies à sortir d’ma bouche, pas d’regard dédaigneux, pas même un pet d’travers. Juste un accord tacite parce que… Bah parce que d’nous deux, j’crois qu’c’est moi qui suis l’plus déçu d’moi-même. Et ça, c’est l’pire. Être déçu par soi-même. Y’en a qu’on fini par s’tirer une balle à force d’plus pouvoir se r’garder dans l’miroir. J’en suis pas là, qu’on se l’dise… Mais j’avoue qu’que quand Stan est v’nu m’voir au dispensaire, j’étais pas loin d’abandonner quand même quoi…

Elle finie par m’poser des questions, après avoir fait un rapide retour sur c’qu’aurait pu m’coûter une telle insubordination par le passé. Avant, j’aurais été tenté d’la reprendre là-dessus. Ma position d’Adjdant-Chef de compagnie chez les SEAL me permettait justement de tenir tête à certains officiers et officiers supérieurs… Et j’l’ai déjà fait. Mais c’était toujours dans l’respect quoi, jamais d’insultes. Elle, j’l’ai envoyé s’faire foutre. Et même si j’ai pris cher pendant ces derniers mois, j’crois qu’ça justifie pas d’foutre un taqué comme ça dans les dents d’une nana qui, de toute manière, est ma supérieure.
- Hum… Putain, j’me foutrais des claques bordel de merde… V’la que j’sais pas quoi dire, et même que j’baisse la tête. Y m’aura fallut une apocalypse, une séance de torture, la perte de tous mes frères, et un risque d’amputation… Pour m’faire fermer ma gueule. J’veux juste m’amender. J’sais qu’ma grande gueule te donne pas envie d’apprendre à m’connaître. Heum… J’ai été SEAL pendant 14 ans, après le World Trade Center. Compagnie d’combat, j’suis parti 6 fois en Afghanistan et en Irak. J’étais Adjudant-Chef d’compagnie d’combat, du coup j’avais un pied dans la troupe et un pied à l’état-major quoi. Et j’commandais une section d’combat. J’ai été blessé par un Taliban, pendant une opération spéciale où on d’vait occuper les Talibans dans un compound pendant 48 heures, le temps que l’armée conventionnelle passe par la vallée en enfilade. On devait prendre cher pour éviter que la conventionnelle se fasse avoir quoi. J’ai pris deux balles dans l’bide. Mais ça a été la seule fois d’ma vie qu’j’ai été blessé aussi gravement. Et j’ai donné ma vie à mon pays et mon armée, j’ai jamais été marié ni n’ai jamais eu d’baraques quoi. Genre… Ma vie c’était l’armée. Avant d’arriver ici, j’ai passé trois années tout seul dehors à traverser l’état. J’me démerdais bien. Et v’la qu’ici, en quatre mois, j’ai plus cher qu’durant toute ma chienne de vie. Alors… Bah ouais, alors quoi gros con ? A part t’épancher comme une gamine, tu vas lui servir à quoi là ?! J’suis quelqu’un d’capable, j’sais encaisser, et j’veux m’rendre utile. J’ai b’soin d’faire partie d’un groupe. J’veux juste te présenter mes excuses, et j’veux faire mes preuves. J’suis pas un gosse, mais j’ferais c’quoi j’dois faire pour faire mes preuves. J’demande pas à c’quoi soit potes, j’crois qu’j’ai cramé l’peu d’chances qu’j’ai jamais pu avoir, mais j’veux pas être sur l’carreau. Alors, j’viens assumer.

J’ai jamais été doué avec les mots… Et j’crois qu’avec mon allure de rambo au rabais, elle a bien dû s’douter qu’les mots c’était pas mon fort. J’espère au moins qu’elle va apprécier l’fait qu’j’essaie d’parler quand même.
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Arizona S. Winslet
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Sujet: Re: Let's face it   Mer 20 Jan 2021 - 15:53
Au vu de ses antécédents, je m'attendais sincèrement à ce que l'homme en face de moi ne soit pas capable de rester calme en entendant mes remarques. Qu'il s'emporte – encore une fois – et aggrave encore son cas n'étant déjà pas fameux. Pourtant, à ma grande surprise, rien de tout cela ne se produit. S'il accepte docilement de prendre place comme je le lui ai intimé, il n'en reste pas moins silencieux.

Une fois mon exposé des faits terminés, le voilà qui baisse légèrement la tête alors qu'il semble en train de réfléchir à ce qu'il peut bien trouver comme excuse ou quelconque justification. Alors, lorsqu'il s'élance dans un récit de son passé, je ne peux retenir que de justesse un soupir d'agacement qui s'étouffe entre mes lèvres pincées. Cherche-t-il à m'impressionner ? A se lancer dans un combat de mérite ? Cela ne m'intéresse en rien, et si tel est son but il ferait mieux de repartir de là où il est venu.

Pourtant, son récit s'oriente bien vite sur autre chose. Son besoin d'appartenance, sa quête d'utilité. Malheureusement pour lui, si l'appartenance ne dépend que de la vie à l'intérieur du camp, l'utilité se détermine au front. Et pour l'instant, il n'est pas parvenu à prouver qu'il l'était.

Un soupir m'échappe – sans que je ne prenne la peine de le retenir cette fois – et je me redresse légèrement pour poser une nouvelle fois mes avants-bras sur le bois du bureau nous séparant tous les deux. Assumer que tu as dépassé les bornes et faire la démarche de venir me présenter tes excuses est déjà une bonne chose. Après tout, il faut bien le reconnaître. Tout le monde ne le ferait pas. Il a au moins ce mérite là.

Pourtant, ce n'est pas avec quelques mots que je risque d'oublier tout ce qui s'est passé au cours des derniers mois. Son comportement, sa manière de se mettre en avant uniquement pour ne pas démontrer ses prétendues capacités par la suite... C'est bien trop pour balayer cette histoire d'un revers de la main sous prétexte qu'il est venu s'excuser.

Tu te doutes bien, j'imagine, que je ne peux oublier tout ce dont j'ai été témoin au cours de nos dernières sorties. Ton comportement, tes réactions, la différence entre tes prétendues capacités que tu vantes si souvent en comparaison à ce que tu as prouvé sur le terrain... Ce sont bien trop de preuves que tout cela est d'une importance capitale. Et cela va bien au-delà du simple fait de s'entendre avec une responsable du camp ou non.

Je ne t'apprends rien en te disant que nos ennemis sont nombreux, parfois même plus qu'on ne le croit. La preuve encore avec les Skagits cet automne. Comment veux-tu que je prenne le risque de me reposer sur quelqu'un qui pour l'instant ne m'a montré que la force de son ego au lieu de ses capacités en combat? Peut-être que c'est dur, mais c'est la réalité.

Tes excuses ont l'air sincères et sont donc acceptées. Mais pour ce qui est des preuves que tu as à faire, il va falloir être patient. Accepter de repartir de la base – sur certains points – pour me montrer que tu es effectivement aussi capable que tu le prétends. Je ne crois que ce que je vois.



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Sujet: Re: Let's face it   Lun 25 Jan 2021 - 12:04
Aïe, elle soupire. J’crois qu’même en essayant d’faire amende honorable, même en essayant d’sortir d’ce carcan d’péquenaud attitude, j’foire sur tous les plans… Alors qu’elle souffle sans s’cacher, moi, j’baisse à nouveau les yeux, attendant ma sentence. Mais v’la t’y pas qu’elle m’reconnait au moins l’mérite d’porter mes couilles et d’lui faire face, sérieusement, humblement, sans chercher ni l’combat ni la confrontation, pas même la plus petite.

Et elle poursuit sur d’autres phrases, tout en restant bien droite sur son fauteuil. Nul doute qu’par le passé, elle devait être une cheffe assez impressionnante. Pas que j’veuille lui faire de la lèche hein, j’m’explique.

Sa façon d’rester droite, d’écouter tout en ayant les neurones hyper actifs, sa manière d’piquer juste là où il faut pour soit faire sortir de ses gonds un type un peu trop « touchy », soit pour tester sa loyauté ou son calme, c’est typique des officiers. Et même des officiers supérieurs. Parce que les types devaient prendre des putains de décisions, tous les jours. Envoyer des unités, avec ou sans soutien aérien, avec ou sans soutien terrestre, avec ou sans soutien d’artillerie. Prendre le risque d’envoyer une unité, et ne pas la voir revenir d’une manière ou d’une autre. Ces gens doivent être capables d’être critiques, d’percer des carapaces, et d’prendre des décisions en un éclair.

J’avoue que j’me sens encore bien merdeux quand elle me dit qu’elle peut pas prendre le risque de se reposer sur moi, vu tout ce que je n’ai pas démontré. J’suis tenté de rester droit, de la regarder dans les yeux, mais j’crois qu’elle prendrait ça pour un défi. Genre, y’a de fois, faut juste encaisser, assimiler, se déstructurer pour ensuite mieux se reconstruire, et avancer putain. Du coup… J’baisse la tête, pour la troisième fois de c’cours entretien.

Je relève la tête quand elle m’dit qu’elle accepte mes excuses qui ont l’air sincères. J’peux pas m’empêcher encore une fois d’laisser mon corps parler pour moi, alors qu’au mot « sincère » qualifiant mes excuses, ma tête fait de p’tits mouvements d’bas en haut, acquiesçant devant son affirmation, supportant encore le fait que oui, j’suis bien là pour assumer. Et lorsqu’elle termine, assenant qu’elle « ne croit que ce qu’elle voit », je relève le regard vers elle, et lui répond, bien droit.
- J’demandais pas à c’que t’oublie quoi qu’ce soit, c’pas possible. J’veux juste m’améliorer. A tes yeux d’cheffe, et aux yeux d’ce groupe que j’veux servir et défendre. Je… Aller, ravale ta fierté, t’as pas tout c’putain d’travail sur ton égo et ton orgueil de merde, pour tout saloper à la fin ! J’te r’mercie d’me croire mes excuses, j’suis sincère. Et j’te r’mercie aussi d’me donner une seconde chance. J’sais qu’aujourd’hui, les promesses ne valent rien, et dans not’ métier non plus. Mais j’peux quand même t’assurer qu’j’aurais plus un mot plus haut qu’l’autre, et que j’ferais tout c’que j’peux pour faire le taf. J’ai pas mal d’défauts, mais j’sais c’que c’est qu’la loyauté. Alors, sur ma parole, j’f’rais tout c’que j’pourrais. Dès maint’nant.

Eh bah… J’sais pas trop pourquoi, ni comment… Mais j’crois qu’entendre son pardon, et avoir fait face, en fermant ma gueule, et en arrêtant de jouer au chien qui aboi plus qu’il n’mord… Bah ça m’a fait du bien.
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