The Walking Dead RPG

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A storm in my head
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Chris Edison
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Sujet: A storm in my head   Lun 11 Jan 2021 - 8:37
A Storm In My Head.
Bill & Chris

Je n'avais pas pris la peine de frapper avant d'entrer dans le luxueux bureau du patron. Bill était là, au milieu de ses papiers et de ses bouquins, et pour achever l'impolitesse dont je faisais preuve, pas un mot ne sortit d'entre mes lèvres closes, alors que je refermais la porte dans mon dos. Ma batte tomba lourdement sur le premier tapis venu, et je me dirigeai vers le petit bar pour y attraper une bouteille au hasard. Un sacrilège quand on savait quels alcools de qualité le british se réservait.
Mon regard se posa finalement sur celui qui de boss était devenu ami... Pour redevenir d'avantage chef quand la faction s'était agrandie et avait commencé à multiplier ses activités. J'avais beau passer un temps fou dans son ombre, le lien qui nous unissait s'était amenuisé, lui pris par ses obligations et moi par les miennes.

Les derniers temps avaient été éprouvants pour tous les Bastards. Pour certains plus que d'autres, de fait. Je revoyais encore Katherine rentrer, seule, de cette mission où ils étaient partis à trois. Ne soyons pas hypocrite, la perte de Yue ne m'affectait pas en tant que telle. J'avais autant d'affection pour elle qu'elle avait de respect pour moi, c'était dire la qualité de nos échanges qui se limitaient au strict nécessaire quand le boulot nous y forçait. Mais ça restait une perte pour la faction, et ça, je n'y étais pas indifférent.
Je n'avais jamais réellement échangé avec Warrington, non plus. Mais il était notre commentateur de chic et de choc lors des combats à la Cage, et il était naturellement, foncièrement sympathique.
Le cumul des deux pertes m'avait ébranlé mais comme toujours, je n'avais rien dit.

Puis le coup de grâce. Zola, celle que j'appelais ma sœur, nous avait abandonné. J'avais bien vu, qu'elle avait changé depuis quelques temps, j'avais bien senti qu'elle n'allait pas bien. Mais on a tous nos périodes de doutes et de déprime non ?
Sauf que c'était pas juste une passade. Sauf qu'elle, elle s'était barrée sans même daigner me dire un mot en face, préférant laisser à Aamir le soin d'annoncer la nouvelle.
Et là mon petit univers craquelé s'était mis à s'effriter et à s'effondrer. Elle était un de mes piliers, et un de ceux des Bastards.

Tout l'équilibre était brisé, et je me sentais au bord du précipice, tanguant dangereusement entre mes émotions incontrôlables. Aamir en avait déjà pris pour son grade pour ne pas avoir ramené Zola ce jour là, et s'était mangé toute ma colère et ma rage de plein fouet.
Ce qu'il me restait maintenant, c'était la tristesse, la douleur, une forme de désespoir. Certains savaient gérer leurs émotions, compartimenter, relativiser. Mais moi non. Moi j'en étais incapable. Il y avait cette boule informe et inextricable de ressentis qui se tissait dans mon crâne, enflant de plus en plus, et moi je paniquais d'avantage à chaque matin où j'ouvrais les yeux.

Je ne sais pas exactement pourquoi c'était ici que j'étais venu me réfugier. Parce que Bill était mon plus ancien compagnon, peut-être. Parce que malgré cet éloignement qui s'était insinué entre nous, il était assez fin et perspicace pour comprendre la plupart de mes réactions, et que là, j'avais dangereusement besoin de quelqu'un qui serait capable de mettre des mots où moi, j'en étais incapable.

Je me laissai tomber dans un des grands fauteuils de la pièce, remontant mes genoux devant moi machinalement, dans un puéril besoin de me regrouper.
Mes lèvres étaient comme scellées. J'aurais voulu parler mais les mots, les questions, tout restait coincé dans ma gorge, sans qu'un son ne sache sortir. Je sentais ces cris dans ma poitrine, comme autant de bouffées douloureuses d'angoisse, mais qui eux non plus, ne savaient pas s'exprimer.
Alors je me contentai de lever les yeux vers Bill en silence, alors que de chaque côté de mes vairons, des larmes perlaient finalement.
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Bill Roth
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Sujet: Re: A storm in my head   Mar 12 Jan 2021 - 0:15
Celui qui a le cœur en berne



J’essaye de me détendre de ne pas penser a ceux qui manquent, de ne pas penser aux bouleversements qui arrivent ni au fait que nous avons des nouveaux a prendre en main. Mes heures sont aussi sombres que mon âme et j’essaye de me réfugier dans le travail, les intrigues et Hamlet pour oublier les morts, les trahisons et aussi que je ne supporte pas l’odeur des chèvres. Cela me rappelle un peu trop mon enfance et voir Reese leur maltraiter les pies … je brule de lui montrer le bon geste mais sans risquer d’ébrécher le masque.

Rien que de regarder ces affreuses créatures a barbichette me serre le cœur en fait car c’était Zola qui avait poussé pour que je les accepte. Je n’ai jamais su lui dire non… ce qui rend son départ encore plus douloureux. On dit qu’il n’y a pas plus ingrat et solitaire qu’un capitaine sur un navire, et de découvrais, amèrement, après ce qui me semblait être plusieurs vies avec ma siamoise, a quel point cela était vrai. Tot ou tard il me faudrait prendre des décisions, la remplacer, elle et ceux qui ne reviendraient jamais non plus.

C’est donc le nez a moitié dans mon livre a moitié vers la table ou est poser cette couronne ouvragée qui me pèse de plus en plus que Chris me surprend en entrant telle une bourrasque. Je reste a le regarder avec un masque impassible même si je suffoque en voyant sa batte finir dans mon tapis persan du 15e siècle. Je connais assez bien mon compagnon qui a partagé tous mes doutes et réussites depuis que j’ai commencé les combats de rats dans le NML pour lui laisser le temps de se poser.

Je reste silencieux a le suivre du regard outragé un bourbon millésimé, cela aurait été n’importe qui d’autre, j’aurais surement hurlé au scandale, appeler Yue avant de me souvenir qu’elle était morte et dit des insanité indigne d’un Dandy. Mais Chris était a part. Nous n’avions jamais eu besoin de beaucoup de mots pour nous comprendre. Il avait été la au moment les plus pénibles de notre arrivée au NML. Il m’avait toujours soutenu, troquant ses services contre une loyauté puis une amitié. Avec un petit soupir, je pose mon livre et je me lève pour aller chercher des verres pendant qu’il se laisse tomber sur un de mes sofas. Je les place devant nous, prend la bouteille et sert des doses non homologuées par la bienséance. Je sais ce qui le pèse, je lis en lui comme dans un livre car je ressens la même chose.

« Elle ne reviendra pas… »


Je lui tends son verre en le regardant dans les yeux. Je n’essaye pas de porter mon masque, de me cacher sous des faux semblant et je laisse ma peine se lire sur mon visage.

« Elle est partie et je suis dévasté moi aussi… mais a part mettre le feu ici et abandonner tout le monde alors qu’on a plus que jamais besoin de nous, je ne sais rien faire a part te proposer d'en parler. »





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Sujet: Re: A storm in my head   Mar 12 Jan 2021 - 12:39
A Storm In My Head.
Bill & Chris

Je savais bien que j'étais privilégié. Bill avait ses habitudes, ses principes, et aller à leur encontre avait de quoi outrer le dandy. D'ailleurs il suffisait d'un regard en coin vers lui pour le voir se crisper sensiblement, avec sa mine contrariée penchée au-dessus de son bouquin.
Ok peut-être que j'aurais pu lâcher mon arme ailleurs, j'admets. Dans toute ma bonne fois, c'était pour étouffer le bruit de sa chute et éviter de marquer le sol.

Mais au moins je ne lui fis pas l'outrage de boire directement à la bouteille son fameux bourbon, même si l'envie ne manquait pas. Je soupirai lourdement, portant le monde sur mon dos à ce moment là. Il aurait suffi d'une fourmi supplémentaire sur mon fardeau pour que je m'écrase au sol, vaincu par KO par le poids de mes émotions.
Je fus soulagé de voir Bill se décoller de son bureau pour me rejoindre, attrapant au vol deux verres alors que je daignais lui tendre la bouteille d'alcool.

- Je sais.

Ma voix était sèche et acerbe, claquante comme une gifle que j'aurais aimé coller à la principale intéressée pour lui faire payer son abandon. Je me penchai pour récupérer le verre rempli à mon adresse, avant de retrouver le fond de mon fauteuil et d'y perdre mon regard. Bien sûr qu'elle ne reviendrait pas, têtue qu'elle était.
Mes yeux se relevèrent vers ceux de Bill, brièvement.

- Foutre le feu et se barrer.. y'a de l'idée. Tu crois pas qu'ils se démerderaient sans nous ? Thaïs assure la sécu, Reese gère le bar et les animaux, Aamir fera un très bon responsable des animations...

La provocation s'était glissée dans mes mots, dans mon regard, avant que je ne le rebaisse pour finalement avaler une gorgée ambrée. Je n'en pensais pas un mot, ou du moins.. si j'étais sûr qu'ils se débrouilleraient très bien sans moi, moi je ne me sentais plus capable d'avancer sans les Bastards. J'y avais mes habitudes, et je m'étais attaché à certains d'entre eux.

- Tu veux en parler ? Pour dire quoi.. tu sais pourquoi elle est partie ? Tu sais pourquoi elle n'a pas eu l'honnêteté et les couilles de venir nous parler en face ?
Elle et ses belles promesses. Quelle putain de connerie !

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Bill Roth
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Sujet: Re: A storm in my head   Jeu 14 Jan 2021 - 14:37
Celui qui va pas tres bien


Il n’y a pas besoin de mot pour exprimer la souffrance, la peine, la colère et tout ce panachage d’émotion qui arrive quand on est confronté a un deuil. Enfin, je dis un… nous perdions Yue, notre rayon de soleil couchant au sourire plus rares que la neige au printemps. Mais j’avais fini par m’attacher à la japonaise qui m’aidait a revoir mes bases de sa langue natale. Certes, il y a peu de chance que je sache qu’en fait, elle s’était un peu gaussée de moi et que ma façon de saluer poliment en japonais se traduisait, littéralement, par « je suis un petit lapin eunuque ». Il y avait aussi ce bon vieux Warrington dont la voix lors des combats manquait si cruellement. Kath nous a parler de son sacrifice héroïque, ca ne rend son absence que plus difficile a accepter.

Et puis, il y avait un autre deuil, plus sournois et plus compliqué a vivre pour le coup. La mort faisait tellement parti de nos vies, on arrivait a la mettre de coté mais on savait qu’elle, elle ne nous oublierait pas. Mais certaines choses sont moins prévisibles. La mort d’une amitié forte de plusieurs années par exemple, le fait qu’elle avait fini par disparaitre sans qu’on comprenne pourquoi ni comment. J’étais resté des heures éveillées, au mépris des répercutions cutanés (cernes, ridules précoces, teint blafard…) a ressasser comment nous avions pu en arriver là. Zola était ma siamoise, ma moitié, ma canne, mon âme… nous étions censés être inséparables et pourtant, ces dernières années avaient éprouvé notre lien que je pensais indestructible. La mort de nos camarades avait surement eu raison de cette union. Je me souviens d’une de nos disputes durant laquelle elle avait évoqué ne pas vouloir supporter ce genre de culpabilité…. C’était peut être la raison de sa fuite, j’imagine que je n’aurais jamais de réponse. Pour le moment, c’est surtout un terrible sentiment d’abandon qui me dévaste et je n’arrive toujours pas à accepter l’idée qu’elle n’est plus là, qu’elle est parti sans moi, en me laissant seul avec cette couronne qu’elle devait m’aider à porter.

Je n’ai pas besoin que Chris mette des mots non plus, je vois dans son regard le reflet de ma propre souffrance. Cette incompréhension douloureuse, cette difficulté a accepté l’impensable…. Ce deuil. J’ai un sourire un peu ironique quand Chris me dit que les Bastards sauraient se débrouiller sans nous. Il n’y a pas que mon ego qui me pousse à penser que non. Chacun est bon dans ce qu’il fait, mais il faut des chefs d’orchestres pour se coordonner et surtout, surtout, un fessier sur ce maudit trône qui porte la cible autant qu’il ne donne de la voix. Je suis le visage de la cage, nous l’avons, tous les trois, Chris, Zola et moi, bâti dans la sueur et le sang. Notre bébé n’est pas encore prêt a vivre sans ses parents et j’aime a penser qu’il ne le saura jamais sans moi, en toute modestie.

Quand Chris pose ses questions, qui sont un vibrant écho a celles qui me hantent, je ne cherche même pas à faire semblant. Pas avec lui. Je ne mets pas le masque ou ne cherche pas a cacher ma peine et mes incertitudes. Seul Chris maintenant a le droit de savoir que je ne suis pas l’homme éternellement sur de lui, parfaitement souriant et maitre de ses émotions. Nerveusement, je me lève pour aller prendre une petite boite en bois laqué ouvragé, une de celles que je garde pour les grandes occasions, drame inclus. Je la pose sur la table basse avant de me rassoir et l’ouvrir. Il y a des cigares et de quoi les couper. Fumer est la mort du corps, haleine de chacal, dents jaunies, sècheresse cutanée et je ne vous parle pas de l’intérieur….  pourtant, je me sens le besoin de fumer et je prend le temps de sortir un et de l’allumer tout en répondant :

« Je…. Je n’en sais rien Chris… »

Je le laisse se servir pendant que tire une bonne bouffé de tabac, non sans une pensée pour une ressortissante Cubaine, pays ou ils ont été faits.

« Zola avait ses propres démons. C’est une frondeuse, une tête brulée, elle a toujours eu besoin d’actions, alors que notre survie actuelle repose sur un jeu de patience… mais je vais etre honnête avec toi, j’ai du mal avec son départ… j’ai… elle était tout…. »



Ma voix se brise presque dans un aveu de faiblesse que je sais que Chris gardera pour lui. La pudeur m’empêche d’en dire plus. Ce qui se passe restera a jamais entre Chris et moi et seulement entre nous, car je pense que personne ne saura que je ne suis pas qu’un dandy flegmatique ou un businessman avec un tiroir-caisse a la place du cœur. Si les larmes ne coulent pas, j’ai les yeux qui pique et la fumée épaisse de mon cigare me semble être une piètre excuse.  

« Quelque soit ses raisons, elle n’a pas cru bon de nous inclure dans ses plans. Je vais t’avouer que la tentation a été grande de partir a sa recherche, mais je m’efforce de respecter sa décision. »


Je regarde un long moment Chris dans les yeux, sans rien lui cacher de ma fatigue, de ces doutes que je ne montrerais jamais aux autres.

« J’ai besoin de toi plus que jamais Chris. Je comprendrais si tu veux aller la rejoindre, mais… mais je ne suis pas sûr d’y arriver sans toi. Les autres ont besoin de nous. Horacio est dévasté par la mort de Yue, il va falloir repenser notre arrière cuisine. Et puis, il s’est passé des choses graves avec les NE qui risquent d’être plus que jamais compliqués a gérer et il n’y a pas que la cage et les nôtres en jeux. Je ne te parle pas que de business là… tout ceux et celles qui était a la fête de noël risque de voir leur tête mise a prix. »

Je reprends une bouffée de tabac pour apaiser mes nerfs. C’est la première fois que je me permets de mettre des mots sur ce qui hantent mes cauchemars.

« Des factions ont été faire une mission de sauvetage chez les NE, sauf que, ca c’est fini en pillage avec des témoins. Je ne pense pas que nos chers amis NE vont accepter cela sans rien faire. Et quand ils viendront chercher des noms, je gage que nous aurons surement un coup à jouer, dans un sens ou un autres. Mais partir maintenant, c’est laissé le bateau a la dérive alors que la tempête approche. Je me refuse a abandonné tout le monde dans cette panade… »


Je lance un regard d’homme désespéré mais résolu a mon ami. J’ai peur qu’il m’annonce son départ. Même si je sais que je respecterais sa décision, je ne suis pas sur de survivre a cela.





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Sujet: Re: A storm in my head   Jeu 21 Jan 2021 - 13:05
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Bill & Chris

Ça faisait un moment que je commençais à connaître le duo Bill-Zola. Les jumeaux, les siamois. J'avais été là pour eux, autant que je pouvais l'être. J'avais mis les mains dans la merde pour les aider modestement à en faire émerger leur Empire, et si je ne m'en attribuais aucun mérite, j'avais toujours su, et je savais encore que je ferais tout pour qu'il perdure, aussi longtemps que je le pouvais. Aussi longtemps qu'il le fallait.
Mais le départ de Zola remettait tout en perspective. Que devenait un règne quand il n'en était plus que la moitié d'un ? Que devenait un siamois quand sa moitié s'arrachait à lui ? Un bref instant me revint en tête une blague à la con, dans laquelle un homme annonçait à son siamois qu'il avait le sida. Ça m'avait fait marrer, à l'époque. Bon, ok quand c'est moi qui raconte, c'est pas super drôle... Mais je t'assure, ça l'était.

Enfin sauf que là j'avais pas envie de rire, plutôt de me noyer dans le bourbon. D'ailleurs je m'y employai en quelques gorgées bien senties, suivant du regard Bill qui se redressait pour récupérer une boite de cigares. Bordel, pour que lui se mette à fumer, on était vraiment en situation de crise.. Je le regardai allumer son barreau de chaise, passant soudainement de dandy anglais à gangster américain des années 30, ce qui m'arracha un bref et infime sourire. S'il n'avait pas eu l'air aussi défait, sinon plus, que moi, je lui aurais même certainement faire une remarque à la con sur la question. La baisse de standing, tout ça.
Je refusai d'un mouvement de tête de piocher dans sa réserve, leur préférant un joint artisanal de production très très très locale, et qui pour être tout à fait honnête, m'aidait sans conteste à tenir le coup sans péter les plombs depuis quelques jours.

Puis finalement mon ami prit la parole. Il savait pas. Ben moi non plus.. je savais pas. Enfin, si. Je savais que son départ l'avait ravagé. Il avait beau tenir le masque et la couronne devant les autres, rester le Roi sans sa Reine, je savais très bien qu'il devait être au bord du gouffre, à la limite de la déchirure. Il ne pouvait pas en être autrement.

- Je.. Je sais. Que tu souffres. T'avais pas besoin de le dire et.. t'as même pas besoin de le montrer, c'est.. une évidence. Je souris à peine, relevant les yeux vers lui au milieu de nos nuages respectifs de fumée. Je commence à te connaître un peu.
D'un sens j'étais rassuré de le voir tomber le masque avec moi. Qu'il se sente assez en confiance pour se le permettre. Ça me faisait dire qu'il y avait malgré tout, quelque chose de fort entre nous, quelque chose qu'il ne partageait pas avec le reste de notre famille. J'y ai pensé aussi, tu sais. Aller la retrouver.. La ramener par la peau du cul. Mais à quoi bon ? Elle repartirait de toute façon.

J'essuyai mes joues d'un revers de poignet, tirant plus fort sur ma petite cigarette du bonheur qui, je l'espérais, viendrait bientôt atténuer et étouffer un peu la douleur qui me broyait le ventre. A nouveau je l'écoutai, mon regard s'assombrissant sensiblement aux différents aveux et informations qu'il me donnait. Je finis par poser mes vairons dans son regard fatigué pour m'y fixer, longuement, en silence. Il fallait que je digère le tout.
Lentement, cherchant mes mots, je finis par reprendre :

- Tous ceux.. qui étaient là à la fête de Noël ? Explique-toi. je n'étais pas un stratège. Je ne l'avais jamais été. Mais j'avais malgré tout besoin de comprendre les enjeux de ce qui se passait, et dans quel merdier j'avais les pieds jusqu'aux genoux. Histoire de me préparer au moment où je finirais la tête dans la merde, au sens quasi-littéral. Je changeai de position dans mon fauteuil, comme dérangé, grignotant le bout de mon joint.

- Tu sais très bien que je te laisserai pas tomber Bill. Elle est partie sans toi, sans moi. C'est pas à moi d'aller la rejoindre. Et .. j'y tiens, à ce qu'on a construit. Je refuse de tout voir s'effondrer. La maison a perdu un de ses murs porteurs, c'est vrai. Mais on le reconstruira. Autrement. Plus solide encore.

A mon tour je lui offris un regard déterminé. Il avait besoin de moi.. C'est tout ce qu'il me fallait entendre. Ça n'effaçait ni la peine, ni la colère. Mais au moins j'avais un objectif.

- Dis-moi.. de quoi t'as besoin. Dis-moi ce que je peux faire, Bill. J'te laisserai pas tout seul.

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Sujet: Re: A storm in my head   Ven 22 Jan 2021 - 14:00
Celui qui parle beaucoup


J’offre un triste sourire à Chris quand il me dit qu’il sait que je souffre. Le temps, les épreuves et les bons moments nous ont appris à bien nous connaitre. On a dépassé le stade d’un peu depuis longtemps sans vraiment nous en rendre compte. Notre trinôme devenait un binôme et quelque part, ca me rassurait qu’il soit là. Chris avait, comme nous tous, ses démons, mais cela restait un ami fiable a mes yeux.  C’est avec un regard presque affectueux que je me permets de rectifier :

« Je sais ne pas être le seul a souffrir… »

Est-ce que Zola se rendait elle compte du mal qu’elle avait fait ou restait-elle convaincue que ses choix étaient les bons et que c’était notre faute cette situation ? Je pense que, maintenant, nous ne le saurons jamais. Il y a et aura, toujours autant de vérité que de personnes impliquées, en plus de la « vraie vérité. » Je reste a écouter Chris, qui se révèle, être un véritable miroir du tourbillon d’émotions qui me balayent.  

Nous avons chacun notre refuge a fumer, moi un clin d’œil a l’ile de Tessa, lui une porte ouverte pour s’évader de cette réalité cruelle qui nous a rattrapés sans prévenir ? Trop de morts, de départs inattendus… Je lui attrape la main et la serre, fort, un geste autant de soutien, de gratitude d’être a mes coté que pour montrer a quel point j’ai besoin de lui et que je suis touché quand il m’assure de son soutien après des questions légitime. La suite, oui, il va falloir l’organiser. Nous n’avons guère le loisir de rester dans cette agonie morale et laisser le navire trop secouer par manque de clairvoyance. Le chagrin, la peine, la colère, les questions… sont des luxes que nous ne pouvons nous permettre sans risquer de tout perdre.

L’échiquier a été déséquilibré par le départ de la reine, la perte du fou et d’une tour, mais la partie n’est pas fini et le cavalier reste en place pour veiller sur le roi. Tout n’est pas perdu. Je soupire après avoir pris une longue bouffé de tabac. C’est sur une voix chargée de toute la gratitude de que ne saurait pas exprimer et de l’émotion que me procure son soutient que je lui dis, simplement :

« Merci… merci d’être là. Tu es celui qui me donne la force de continuer et pour ça je n’aurais jamais assez de mots. »

Je le regarde avec un sourire franc avant de lui libérer la main et me lever, le cigare a la main, pour commencer à faire ce qui agaçait tant ma siamoise : les 100 pas. Un mécanisme pas très dandy, quand je suis en train de réfléchir. En même temps que je marche en fumant, je réponds aux questions, sommes toutes légitimes, de Chris, sur la situation actuelle.

« Les NE, nos grands amis, ont été attaqué dans un de leur avant post a 2 semaines d’ici. Nos alliés, les expendables, les exilés et les TH aussi, se sont unis dans une mission de sauvetage d’après leur dire, dans pensée a consulté les autres membres du pacte ou de s’inquiéter des conséquences de cette action. Leur confiance en nous est remise en question au regard de notre double jeu. Je ne te fais pas un dessin de ce qui était prévisible, a s’attaquer a des gens fanatisés, ils n’ont pas sauvé grand monde et sont passés pour des pilleurs en laissant, bien évidemment, des témoins de ce que j’ai su. Si les NE sont tels que je l’envisage, ils seront plus dans une politique d’œil pour œil et dent pour dent que de tendre l’autre joue »


Je fais une pause, tant dans les paroles que mes piétinements nerveux. Le manque de recul de nos alliés frisait le risible, si tant est que l’on puisse avait envie de rire en se doutant des représailles a venir. C’était assez frustrant de se retrouver dans cette situation sans avoir eu voix au chapitre. Nos pas de danses allaient être surement plus serrés que prévus, surtout sans « mon épouse en titre ».  Quelque part cette difficulté et le jeu d’équilibriste qui allait en découler me donnait aussi ce petit frisson du joueur insatiable.

« J’ai déjà passé un accord avec Mr Zacharias et donné des instructions au nôtres pour jurer sur la sainte bible s’il le fallait que nous ayons vus les exilés ces dernières semaines sans discontinuer. »

Je me rends compte que plus je parle pour dresser un bilan de la situation a Chris, plus mon esprit sort de sa torpeur de deuil pour se mettre en branle. Je pose mes yeux sur lui avec une lueur résolue et en même temps heureux de partager cela avec lui.

« Chris, tu as raison ou point que j’ai envie de dire que tu es absolument géniale. A nous deux, nous allons relever un défi, celui de traverser cette tempête haut la main et d’en sortir plus grand que jamais. »

Avec une énergie que seule ma créativité arrive à nourrir je viens m’assoir en face de lui. Se projeter vers l’avenir, c’est la seule solution pour ne pas être dévoré par le passé.

« Voila ce que nous allons faire, déjà, on va continuer d’être les meilleurs amis des NE, selon comment le vent tournera, nous nous assurerons d’être du bon côté. Ensuite il faut consolider la vitrine, il va me falloir une nouvelle épouse officielle et étoffé notre jeu… quant a toi mon ami, j’ai une tache spéciale à te confier. J’ai ouïe dire que Miss Moreau était en froid avec la rombière, il faut creuser pour savoir comment cela va se dérouler. Si elle perd son statut de gestionnaire des stocks du NML je veux que la cage se positionne et je pense que tu as parfaitement les épaules pour nous faire avancer dans cette voix-là. Qu’en penses-tu ? »





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Sujet: Re: A storm in my head   Dim 31 Jan 2021 - 16:31
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J'étais encore tendu, le coeur en berne et serré dans ma poitrine. C'était un mélange de tristesse, de douleur, et d'une colère sourde que j'étais incapable d'exprimer. J'avais la sensation d'avoir des hurlements prisonniers dans mon torse, une rage brute qui ne demandait qu'à sortir mais que j'étais infoutu d'assumer. Je ne pouvais pas crier. Je ne pouvais pas parler. Pas autant que je l'aurais voulu du moins.. Alors j'essayais d'étouffer ces hurlements sous les fumées épaisses de mes joints, de les noyer dans les verres d'alcool que j'enchainais un peu plus que de raison.

Pourtant la présence de Bill, et le fait qu'il accepte de laisser tomber le masque, me réconfortait un tant soit peu, apaisait, sinon la colère, au moins la tristesse.
Petit à petit les effets de l'herbe de Curtis faisait son effet, posant un drap blanc sur mes émotions, les diluant sans totalement les anesthésier. Et quand la main du Roi vint attraper la mienne, je la serrai doucement en retour, relevant mes vairons vers celui à qui je devais tant. J'y lus une douceur qu'il n'exprimait que rarement, et même de la gratitude, qui me réconforta un peu plus encore.

- Evidemment que j'suis là, Bill.. J'suis là et j'y reste. T'es même pas prêt de te débarrasser d'moi. Je lui souris maladroitement, avant d'ajouter. Merci à toi. Et.. on va avancer tous les deux. Soutenus par notre famille. Pour notre famille.
Il avait raison. On n'avait pas le droit de les abandonner, surtout pas maintenant. La faction était plus affaiblie que jamais, et baisser le bras n'était pas envisageable. Et puis égoïstement, je n'avais pas la moindre envie de perdre cette simili-famille qu'on s'était construite. Bon, sauf peut-être Katherine, mais il faut bien avouer que depuis son retour de mission désastreuse, elle n'avait même plus à coeur de m'emmerder quand elle me croisait.

Bill me relâcha pour entamer un va et vient dans la pièce, que je suivis d'un regard distrait, bien plus concentré sur ses mots que sur ses mouvements. Notre propre jeu avec New Eden avait été risqué.. flirter avec des fanatiques misogynes, et dont j'imaginais sans peine l'avis sur l'homosexualité notamment, c'était bien un coup d'échec digne de notre Dandy. Surtout avec deux couples gays dans la faction et une fausse épouse en la personne de Zola. Mais il n'avait pas besoin que je lui fasse la morale sur la question, Bill avait pleinement conscience  des risques et des enjeux, de toute manière.

Je me repoussai dans le fond du fauteuil en l'écoutant évoquer la très possible vengeance à venir des NE, et le mensonge organisé pour protéger l'une de nos factions alliées. Au regard que je lui lançai, il put sans mal deviner que je n'étais pas totalement convaincu que cette histoire allait bien se finir pour nous. Ni pour grand monde en fait, vu la puissance de feu supposée de nos fanatiques préférés. je finis par l'interrompre, ou du moins par profiter d'un silence pour prendre la parole à mon tour.

- Donc. Il faut que tu caches ta relation avec ta cubaine de The Haven, je présume. Et pour les autres factions impliquées, on fait rien ? Je levai un sourcil moqueur à son compliment en commentant ironiquement. je suis un génie incompris, je l'ai toujours dit.
Je repris mon sérieux quand il revint s'asseoir, et instinctivement, me penchai à nouveau vers lui, comme le ferait un comploteur avec son complice. Son entrain soudain était communicatif, et peu à peu, le besoin, l'envie d'avancer à nouveau me prenait, remplaçant un peu plus les émotions que j'avais tant de mal à contrôler.

- Pour ta "femme", tu vas faire quoi ? Expliquer qu'elle t'a quitté sans un mot ? Tu dois forcément la remplacer, ou le célibat est acceptable ? Je terminai mon joint, l'éteignant dans le cendrier, les sourcils froncés de concentration. C'est pas rien que tu m'demandes. T'es sur qu'on pourra se positionner là, vu nos relations houleuses avec "la rombière", déjà ?
Bill touchait une corde sensible. Autant j'étais très à l'aise dans son ombre et en tant qu'exécuteur, autant me retrouver sur le devant de la scène et devoir gérer un pan aussi important du troc du No Man's Land, c'était une autre paire de manches.

- Tu.. enfin. j'ai jamais eu à faire ce genre de choses. t'es sur que j'en serai capable ?


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