The Walking Dead RPG

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indigo night
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Juliet Rosenfeld
Juliet Rosenfeld
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Sujet: indigo night   Lun 11 Jan 2021 - 1:31
INDIGO NIGHT
TW : agression, violence, sang
ambiance

Revoir Selene lui a fait du bien. Leur rencontre n’a pas duré longtemps, mais elle a suffit pour redonner du courage à Juliet. Pour lui donner la force de continuer sa formation. Depuis deux mois qu’elle vit à Seattle, son séjour loin de son foyer commence à lui peser. Ses proches lui manquent terriblement, de même que ses habitudes. Même si son entraînement auprès des Barnett se passe bien, elle a hâte de rentrer pour retrouver les siens. Hâte de rentrer, pour s’assurer que tout le monde va bien. Malgré le réconfort apporté par les nouvelles données par Selene, au fond d’elle, Juliet ne se sentira rassurée qu’en les voyant tous. Qu’en les serrant un à un contre elle. Plus que tout, elle aspire à sentir leur chaleur, leur souffle. Des preuves concrètes de leur bonne santé. De leur présence.

Sa journée terminée, la blonde rassemble ses affaires, emmitouflée dans un manteau rapiécé et une écharpe trop longue. Ses mains protégées du froid par une paire de gants tricotés, elle salue une dernière fois les soignants et patients présents, avant de fermer la porte derrière elle. Au dehors, la nuit commence déjà à tomber sur Seattle, malgré l’heure encore avancée du jour. Un instant, elle s’attarde pour resserrer son manteau autour d’elle, et dégager ses cheveux blonds prisonniers de l’écharpe. Dans un fouillis argenté, ils s’étalent sur le gris foncé de la laine bouillie, bannière reconnaissable entre toutes. Prête à prendre la direction de Charleston, elle enfonce les mains dans les poches percées et enfoui son nez dans les tourbillons de l’écharpe. Un rapide coup d’œil au ciel lui enjoint de marcher vite, si elle veut être rentrée avant les premiers flocons.

A grandes enjambées, Juliet traverse les rues presque vides de la ville désertée. A cette heure-ci, à cette période de l’année, les choses ne pourraient pas être plus différentes de ce qu’elles étaient avant. Là où l’électricité grignotait chaque portion d’ombre, il n’y a aujourd’hui plus rien. Rien d’autre que de vastes étendues de ténèbres, que les dernières lueurs du jour peinent à percer. Là où la vie grouillait, encore enivrée par l’ambiance des fêtes, ne règne plus que le silence. Contraints de vivre au rythme du soleil et de la lune, rares sont les survivants à s’aventurer loin du confort et de la sécurité de leur refuge nocturne. A peine croise-t-elle quelques-uns d’entre eux, pressés, comme elle, de rentrer chez eux.

***

Plus que quelques rues, et elle arrivera à l’avant-poste. Cette heure de marche l’a réchauffée et elle sent ses joues rosies par l’effort. Mais elle lui a aussi ouvert l’appétit, et elle accélère le pas une dernière fois. Devant elle, une porte s’ouvre et une poignée d’hommes en sort, ricanant et discutant à haute voix. Les intonations viriles rebondissent contre le béton des immeubles alentours et inconsciemment, Juliet se tasse, tente de se faire toute petite. Nez baissé, elle les dépasse en évitant soigneusement de les regarder, pourtant consciente de leur attention sur elle. Ce n’est sans doute que la paranoïa qui parle ; un instinct profondément ancré, inscrit en elle depuis sa plus tendre enfance.

- Hey, Barbie !

La voix claque, moqueuse, la faisant sursauter. Lèvres mordues, poings serrés, Juliet ignore sciemment l’appel impérieux. Elle n’a qu’un seul objectif ; rentrer. Se mettre à l’abri. Assourdie par le sang qui pulse furieusement dans son crâne, elle n’entend pas le claquement des talons de l’homme qui l’a interpelée. La pogne qui s’abat sur son épaule la prend par surprise et elle trébuche lorsqu’il la force à se retourner. Ses compagnons les rejoignent et en quelques secondes, elle est entourée par le groupe.

- Elle est mignonne !
- Comment tu t’appelles, Barbie ?
- Tu vas lui faire peur, t’es con !

Les questions fusent de toutes parts, s’entortillent les unes aux autres, inintelligibles pour la plupart. Un frisson la parcourt et, secouant son épaule emprisonnée, elle tente de se dégager.

- Je suis désolée, je dois y aller…
- T’en vas pas, Barbie ! On est pas méchants !

Les ricanements reprennent, gras et obscènes. Tétanisée, Juliet lance un regard désespéré à celui qui la retient toujours, ses griffes résolument enfoncées dans l’épaisseur de son manteau. Même si elle le pouvait, elle ne pourrait pas échapper à cette emprise. Inquisiteur, le regard de l’inconnu scrute son visage sans aucune pudeur, la mettant à nue.

- Tu m’dis qu’que-chose, poupée…
- T’as raison Mike, j’reconnais la grande blonde du motel !
- Ouais, j’crois bien qu’c’est elle !

Affolée, Juliet secoue frénétiquement la tête. Son cœur court plus vite que jamais, précipitant dans ses veines un mélange de frayeur pure et d’adrénaline.

- Non, non ! C’est pas ell-c’est pas moi !

Sa voix s’étrangle, ses idées s’emmêlent. Alors que le regard de Mike se durcit et que sa prise se raffermit, Juliet comprend que c’est un combat perdu d’avance. Il l’a reconnue sans même la connaître et n’en démordra pas. Soudain, une lame jaillit et mord sa gorge, plaquée contre la ligne de sa mâchoire.

- Cette fois tu vas nous dire où est Rammy, salope !

Le nom est repris en chœur par les autres, chacun insistant pour qu’elle leur révèle la cachette de « Rammy ».

- Lâchez-moi, je sais pas qui c’est !

La bousculant de plus en plus malgré ses protestations, Juliet sent parfois la lame s’enfoncer avec froideur dans sa chair, réalisant seulement qu’il s’agit de son dos. Mais le regard imperturbable de l’homme qui tient le couteau lui apprend, sans l’ombre d’un doute, qu’il n’hésitera pas un seul instant à le retourner.

Envahie par la peur, Juliet se débat du mieux qu’elle peut. Mais les questions, les insultes, pleuvent sur elle et noie sa voix étranglée par la panique. Ses yeux affolés cherchent partout une aide, une main tendue. Quelqu’un, pour la sortir de cet enfer.

Dans un élan désespéré, Juliet tente de frapper le cerbère qui la menace de sa lame. Mais elle est aussitôt arrêtée par le poing serré de Mike, qui la cueille au creux de l’estomac. Le souffle coupé, ses côtes hurlant de douleur, elle tombe à genoux. La main du leader ne la lâche pas, glissant seulement le long de son bras et attrapant son poignet, comme pour la retenir. Mais son propre poids l’entraîne vers le sol et elle sent l’articulation de son épaule se disloquer, écartelée entre son corps en chute libre et la poigne qui l’emprisonne.

Profitant de son agonie, un autre de ses assaillants prend son élan, et heurte de son genou le visage de la jeune femme. Une douleur fulgurante la fauche, alors que le goût et l’odeur du sang envahissent sa bouche. Basculant sur le trottoir maculé de boue, recroquevillée sur elle-même, Juliet crache un mélange rougeâtre de sang et de bile, toussant pour retrouver son souffle.

S’accroupissant face à elle, Mike soulève son menton du bout des doigts, levant vers lui son visage inondé d’ichor et de larmes.

- T’aurais pas dû faire ça, Barbie…
***

Le vrombissement des moteurs résonne dans la nuit, tandis que la lueur des phares fend l’obscurité. Roulant à bonne allure, le groupe n’a besoin que de quelques minutes pour traverser la ville. En approchant du motel, ils prennent soin d’alerter les occupantes des lieux, hurlant et klaxonnant jusqu’à voir surgir une, puis deux femmes.

Avec un sourire goguenard à l’adresse de leur maquerelle, Mike installe la béquille de sa machine et met pied à terre avant de se diriger vers Boyd. La poupée de chiffon qui gît en travers des genoux du quarantenaire respire encore, mais cela ne tient qu’à un fil. Son visage est enflé et son corps, disloqué. Sans ménagement, il l’attrape et la charge sur son épaule, parcourant sans se presser les quelques mètres qui le séparent de la grille du motel. Agrippant le manteau gris, déchiré, il la lâche finalement au sol, comme une offrande aux pieds de la slave.

- P’t’être que cette fois, tu vas nous dire où est notre pote…

bilan des courses:
 


above the clouds.
Milles Rêves en moi font de douces brûlures.
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Oxana D. Lyssenko
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Sujet: Re: indigo night   Lun 11 Jan 2021 - 10:20
Inutile d’avoir fait de longues études pour reconnaître le vrombissement des moteurs qui la tira de son demi-sommeil. La raison pour laquelle Oxana était sur le qui-vive depuis plus d’un mois, pour laquelle elle veillait tout particulièrement aux rumeurs qui circulaient au No man’s land. Avec Amalia, elles avaient pourtant fait de leur mieux pour effacer les preuves – c’était peut-être ce qui expliquait qu’elles ne voyaient revenir que maintenant – mais… il restait un élément sur lequel elles n’avaient pas de prise totale : la langue des témoins. Ceux qui les avaient vues prendre en chasse un moteur le jour fatidique. Des types qui auraient pu, à tout moment, décider qu’ils avaient plus à gagner en rompant leur silence…

L’ukrainienne ne prit même pas le temps d’enfiler un pull par-dessus le t-shirt qu’elle portait. Elle avait bondi sur son arme à feu et y avait enfoncé le chargeur, garni aux trois-quarts de ses douze uniques balles. Le claquement de la culasse ne fut que d’un réconfort éphémère alors qu’elle descendait à toute vitesse les marches qui la mèneraient dans la cour. Elle voulait se présenter à la grille avant qu’Amalia n’ait pu montrer les crocs car une chose était certaine : s’ils étaient aussi nombreux que la dernière fois, sans Kara, sans Monroe et sans Lucy… elles ne faisaient clairement pas le poids pour une confrontation directe.

Oxana arriva donc à la grille au moment où la brute trapue de la dernière fois posait la béquille de sa bécane, non son un horrible sourire. Impassible, réprimant l’appréhension qui grondait dans ses entrailles, la proxénète l’observa récupérer quelques choses – quelqu’un – sur les genoux de l’un de ses collègues. Un paquet qu’il vint larguer à ses pieds, de l’autre côté de la grille. L’espèce d’un instant, l’ancienne mannequin cessa de respirer. Sans les lumières qui illuminaient le périmètre, elle aurait pu croire qu’il s’agissait de Johanna, ou même de Lucy, mais… l’une était dans sa chambre, l’autre n’était pas blonde.

- Je vous l’ai déjà dit : on a aucune idée d’où est passé votre… Rammy, c’est ça ? Elle aurait bien voulu faire semblant d’avoir oublié mais aussi répugnants qu’étaient ces hommes, Oxana songeait que la provocation n’était pas la meilleure des stratégies, je suis censée savoir qui c’est ? Elle désigna du menton la poupée de chiffon désarticulée au sol, je ne la connais pas, du coup je ne comprends pas bien le message, feignit-elle avec une voix exagérément candide, c’est une menace?



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Amalia S. King
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Sujet: Re: indigo night   Mar 12 Jan 2021 - 16:04
Le drap tiré jusque presque au dessus de ma tête, je profite de la chaleur de mon lit pour une fois. Surtout parce que je suis pas seule dedans. J'ai pas vraiment réussi à dormir, parce que le fait d'avoir demandé à Mary-Abigail de prendre ma relève me rassure pas vraiment. Non pas que je lui fasse pas confiance mais... Je sais pas, j'ai toujours peur qu'il se passe quelque chose et que je sois pas là pour gérer. S'il devait lui arriver un truc parce que j'ai pas été là pour l'empêcher, je m'en voudrai toute ma vie.

Alors du coup, c'est perdue dans un espèce de demi-sommeil que je me blottis encore davantage contre Alba. Mon visage niché au creux de son cou, son bras me tenant contre elle alors qu'elle s'est endormie dans cette position. Putain... J'ai encore un peu de mal à me dire que c'est vrai tout ça. Mais bon. Les faits sont là, et c'est pas un rêve à la con. L'odeur de son parfum qui emplit mes narines me confirme que je suis bel et bien dans la réalité.

Et c'est à cause de cet instant entre deux mondes, celui des songes et celui de l'éveil, que j'ai du mal à savoir si ces bruits que j'entends au loin sont le fruit de mon imagination ou pas. On dirait un moteur, plusieurs peut-être, mais c'est pas pour autant que j'arrive à bouger. Je crois que mon cerveau est complètement sur off là. Peut-être parce que j'étais enfin en train de commencer à vraiment m'endormir.

Sauf que des coups répétés viennent s'écraser contre la porte de ma chambre et je me redresse en sursaut. Ça, c'est pas normal. J'allais me lever pour aller ouvrir quand finalement la porte s'ouvre. J'ai juste le temps de bondir en arrière pour attraper le drap et me couvrir avec quand la petite rouquine apparaît devant moi. Rien qu'à voir son visage, je comprends que quelque chose ne va pas. Et quand elle me parle des motards...

Mon sang ne fait qu'un tour, se glace dans mes veines avant de se mettre à bouillir subitement. J'arrive. J'imagine que Alba a dû se réveiller avec tout ça, mais je suis tellement prise de court par tout ça que je prends même pas la peine de vérifier. Attrapant rapidement mes habits sans même prendre la peine d'enfiler plus que mon sweat à capuche malgré les températures extérieures, je glisse ma push dagger dans l'étui fixé à mon soutien-gorge et attrape ma hache avant de filer hors de ma chambre.

Je parcours la distance me séparant du portail avant à grande vitesse, pressée de voir ce qui se passe. De loin, je reconnais la silhouette de Oxana qui vient juste de se positionner devant la grille fermée avant que mon regard ne se pose sur ces motos. Ils sont là... Évidemment qu'ils allaient finir par revenir.

La hache fermement tenue dans ma main, le regard déterminé et colérique, je viens me positionner derrière l'ukrainienne. Il va encore falloir nous répéter et vous dire qu'on sait pas où il est? Ouais, j'essaie de suivre encore le plan initial. De nier toute implication. Mais s'ils cherchent à en découdre... Je me battrai jusqu'à la mort s'il le faut.

C'est peut-être un peu tard que je me rends compte de la masse déformée – mais humaine – qui a été balancée au sol. La chevelure blonde de la fille qui est là me fait me figer un instant avant que je ne me rende compte que Johanna est bien en sécurité derrière les murs du motel. Parce que si ça avait été elle, je pense que je n'attendais pas le moindre signal pour passer à l'attaque. Mais ces types... Ils ont tabassé une fille simplement pour avoir un moyen de pression sur nous ou quoi ? C'est quoi leur plan ? On a rien à vous dire, on a pas plus d'infos que la dernière fois, alors cassez-vous !

Non, je sais pas trop quoi faire. Mais... en même temps si jamais ça peut jouer en ma faveur : généralement je cogne d'abord et je pose les questions après. Donc là... C'est plus difficile. Surtout au réveil.



Imitation Game
Parfois, ce sont ceux à qui on ne pense jamais qui font les choses auxquelles personne n'aurait pensé.
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Sujet: Re: indigo night   Mer 13 Jan 2021 - 20:01
Un dernier coup de rein, le râle salvateur, alors que le souffle chaud, précipité, se réfugie dans mon cou quelques secondes, avant que le type se laisse rouler dans les draps, un vague sourire sur les lèvres. “-T’es bonne. Je reviendrais.” Il m’adresse un sourire qu’il doit imaginer amical, peut-être sympathique, et je lui réponds par simple automatisme, comme un robot. “-Et ma porte te sera toujours ouverte tant que tu ramènes ce qu’il faut.” Voix qui minaude, index qui glisse sur son torse couvert d’une fine pellicule de sueur, il ne faut que quelques secondes pour que l’étincelle de désir s’allume une nouvelle fois dans ses yeux. Le type porte pourtant un regard à l’extérieur, et non sans pousser un soupir de frustration quitte le lit, annonçant qu’il doit rentrer avant que la nuit tombe sur la ville. Je le raccompagne jusqu’aux grilles du motel, ce n’est pas vraiment un excès de courtoisie, plutôt l’assurance d’un service de qualité qui amènera cet idiot à revenir oublier sa misérable vie de survivant entre mes bras, en échange de quelques précieuses denrées pour le groupe.

La nuit ne tarde effectivement pas à tomber, alors que j’ouvre en grand la fenêtre de la chambre, pour faire sortir les dernières effluves de corps échauffés qui s’accrochent ici ou là aux draps, aux rideaux, aux tapis de la pièce. Quelques bougies sont allumées, et après m’être lavée, j’enfile le pull de Jasper, qui ne porte malheureusement plus son odeur depuis bien longtemps, et m’installe au sol, pour quelques instants de méditation. Il ne me faut pas longtemps pour me laisser glisser dans cet état de semi-conscience où plus rien n’a d’emprise, où mes pensées vagabondent sans s’arrêter sur rien de précis, où je me sens en paix avec moi-même, oubliant les mains qui m’ont frôlé, touchée, ont pris possession de mon corps au cours de la journée. Détendue, je crois que j’aurai pu aller me coucher directement, sans même songer à aller avaler quoi que ce soit, mais j’ai à peine enfilé un jogging que j’entends des bruits de moteurs, de klaxons, se rapprochant peu à peu, avant de s’arrêter juste là. Des bruits de pas précipités dans les couloirs, et j’ouvre la porte pour y passer ma tête au moment où Amalia, hache à la main, disparaît du corridor. Oh...ça sent pas bon, ça.

Posant une couverture sur mes épaules, enfilant mes bottes par-dessus mon jogging, je planque ma lame dans la chaussure gauche, et glisse mon arme à feu dans la ceinture de mon pantalon, en espérant ne pas avoir à m’en servir ce soir. Ni un autre soir, d’ailleurs. Sans trop savoir dans quoi je m’embarque, je rejoins la Cour à mon tour, pour y aviser Oxana et Amalia, face à des motards, les mêmes que ceux de la dernière fois, uniquement séparées de ces idiots par la grille. Je ne serai sans doute d’aucun secours, je ne sais pas me battre, ne suis pas douée dans l’art d’intimider, mais les filles sont là, alors...c’est aussi là qu’est ma place. J’avance sans bruit, et avise le tas informe aux pieds de leur chef, remarquant au fur et à mesure que je me rapproche une chevelure blonde, un visage tuméfié, des angles douteux dont j’ai du mal à détacher mon regard. La tranquillité apparente de mes deux comparses me fait comprendre qu’il ne s’agit pas là de l’une des nôtres, et je viens me poster aux côtés du bras droit de la Boss, affichant une mine fermée. “-On vous a dit de vous adresser à d’autres survivants, votre Rammy est pas passé ici pour tirer son coup. Peut-être qu’elle sait où est votre ami, elle...enfin...dommage qu’elle ai plus trop l’air en état de parler.” Plus trop l’air en état de faire autre chose que simplement respirer, d’ailleurs. Je jette un coup d’oeil vers la Boss, sentant une certaine tension crisper mon corps, et ouais...je me sens aussi pas terrible qu’on soit en train de jouer à qui aura le dernier mot alors qu’une jeune femme est en train d’agoniser aux portes du motel, juste là, sous nos yeux. “-Vous avez essayé la Cage ? Il se passe souvent de drôles de choses là-bas…” que j’ajoute l’air de rien, en haussant les épaules sous ma couverture.
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Eden P. St John
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Sujet: Re: indigo night   Lun 18 Jan 2021 - 21:31
Depuis son arrivée au motel, Eden n’avait pas chômé. Une chose à laquelle elle s’attendait, bien sur, mais elle avait toujours vécu étrangement isolée de cette violence quotidienne. Dans les bois, il n’y avait que de bien rares survivants, et c’était elle la légataire de violence les trois quart du temps. La jeune femme qui avait eu peur parfois d’oublier son réel métier avait remises pieds dedans, en plein dedans. Son rôle ne se limitait pas à un suivi des filles, non, les deux tiers du temps, il s’agissait bien plus souvent de les rafistoler.

La trentenaire était occupée à ranger, et faire l’inventaire de ce qui restait dans les étagères, vérifiant aussi le contenu de son sac. Elle savait ses enfants dans leur chambre en compagnie de leur chienne, un jour comme un autre au motel. Elle attacha ses cheveux, en soupirant, bientôt elle pourrait rejoindre ses enfants, quitter quelques heures son rôle de médecin de la bande de femmes qui vivaient dans cette cour. Mais très vite, elle entendit les ronronnements de moteurs, pétaradant dans la rue, on entendait qu’eux. Elle ne supportait pas ce genre d’individus, s’estimant invincible avec ce besoin de se sentir comme étant les rois du monde. Comme quoi il n’y a que les imbéciles pour vouloir être le Roi d’un monde en ruines.

Eden s’inquiète, et décide de quitter la chambre qui lui avait été aménagée en pièce de soin. La jeune femme enfile un épais manteau, avant de se demander si elle prenait ou nom son sac, en se disant que ce genre de bandes pouvaient bien être du genre à avoir à recours à la violence rapide et gratuite. Elle hausse les épaules, en pensant que ça ne serait, elle l’espère, pas nécessaire. Elle prend tout de même son fusil, qu’elle glisse dans son dos avant de descendre.

En descendant les marches, elle entend des voix, plusieurs et continue de s’approcher, avant d’arriver enfin auprès des protagonistes féminines, les jaugeant toutes, avant de passer son attention sur la bande de marmules en face d’elles. Mais ce qui capta son regard était la masse molle sur le sol, non loin, les cheveux blonds qui se mélangeaient et collaient à une marre de sang. La victime d’une barbarie, au sol, Eden pesta, se disant qu’elle aurait mieux faire de prendre au moins son sac. Mais au vu de l’état de la jeune fille, ce n’était pas un petit bandage et une aspirine qui allait faire passer la pilule. Elle en aurait des choses à dire à ce genre d’individus qui n’étaient à ses yeux plus des hommes. Eden écouta à peine ce qui se disait, bien trop concentrée sur la gamine qu’elles avaient en face et qui était du mauvais côté de la grille. Ils n’y étaient pas allé de mains mortes et vu la taille et le gabarit qu’elle faisait, la petite avait prit plein tarif, sans réduction. Elle regarda Oxana. Toutes niaient en bloc leur implication dans le cas d’un certain Rammy qui semblait avoir disparu de la compagnie de crétin à moto qui se tenait devant eux. Pas une grande perte, c’est sur.

« On ne connait pas cette gamine. Et on connaît pas votre Rammy. Si vous avez tabassé un membre d’une autre communauté, vous devriez rapidement déguerpir. Et me laisser m’occuper d’elle avant qu’elle ne finisse par mourir. » fit-elle en s’accroupissant pour observer la blonde qui gisait sur le sol, se gardant de rajouter « bande de crétins ». Il fallait faire descendre la tension, faire monter tout le monde en pression risquait de terminer en fusillade à ciel ouvert, et Eden n’était pas d’humeur à faire du tri sélectif sur qui pourrait avoir des soins. En sachant qu’elle pourrait, elle même se prendre une balle.  « Comme le dit Thea, vous devriez commencer par la cage. Beaucoup de survivants finissent là bas. »

Les hommes se regardèrent, les uns après les autres, comme une bande de gorilles qui auraient perdu leur unique et très précieuse banane. Eden soupira à nouveau. La gamine avait perdu conscience et les minutes comptaient.


to disappear completely
Strobe lights and blown speakers, fireworks and hurricanes. I'm not here, this isn't happening, I'm not here, I'm not here


Spoiler:
 
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Oxana D. Lyssenko
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Sujet: Re: indigo night   Mar 19 Jan 2021 - 23:47
- Ça dépend, t’as envie d’le prendre comme ça chéri ? Avait rétorqué le meneur de cette bande d’animaux.

Oxana n’avait pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour dire quoique ce soit, elle fut rejoint par Amalia d’abord. Celle-ci tenta de les congédier avec sa délicatesse légendaire, qui fit se crisper les poings de l’armoire de l’autre côté du grillage. L’ukrainienne posa doucement la main sur l’épaule de sa seconde pour lui signifier de rester calme. Thea arriva à son tour et ajouta son grain de sel. La proxénète ne la regarda pas mais ne s’en sentait pas moins fière. Chaque fois, ses filles faisaient front commun, chaque fois, elles faisaient montre d’une loyauté exemplaire.

- La cage, le No man’s land, … comme je vous l’ai dit, si vous ne savez pas à qui vous adresser, je serai ravie de vous prêter les services d’enquêtrice de mon Angel en échange de quelques…
- Écoute-moi bien, sale pute, gronda le type en face, je sais que Rammy est passé ici. M’oblige pas à enfoncer ta porte pour t’faire cracher la vérité à coup d’trique dans la figure.

La menace est désormais explicite. Pourtant, les lèvres d’Oxana s’étirèrent en un sourire énigmatique, provocateur; un brin malicieux. Ses doigts pressèrent brièvement l’épaule de la bucheronne pour la dissuader de sortir de ses gonds, puis elle s’approcha jusqu’à refermer ses mains sur les mailles de la barrière. Plutôt que se défiler, elle défiait son interlocuteur du regard.

- Je ne sais pas ce qu’on vous a raconté, mais… vous pensez réellement que des filles comme nous aurions pu faire disparaître un homme de votre trempe ? Demanda-t-elle d’une voix doucereuse.

Le représentant des motards ouvrit la bouche mais ne trouva immédiatement pas quoi lui répondre. Forcément. Dire « non », ce serait admettre qu’il s’en prenait au motel pour rien mais dire « oui », c’était reconnaître qu’il était possible que des femmes neutralisent l’un de ses gars ; ce que son tempérament l’empêchait bien sûr d’accepter. Là-dessus, arriva Eden qui ne manqua pas de se joindre au blocus mensonger, d’une façon si convaincante que l’animal capitula en grognant. Il jeta un œil à ses hommes, qui partageaient tous des airs goguenards ou patibulaires, puis s’approcha à son tour de la grille pour réduire la distance qui le séparait encore d’Oxana. Il lui souffla enfin visage :

- Vous avez un mois. Trouvez-moi des informations, des pistes, n’importe quoi. Vous me les apportez à Sand point, dans le hangar derrière la clinique pour enfants, il marqua une pause et précisa : je vous conseille de ne pas rater le rendez-vous.

Et sur ces mots, ils mirent tous les voiles, abandonnant la blonde tuméfiée à la porte du motel.



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Eden P. St John
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Sujet: Re: indigo night   Lun 25 Jan 2021 - 21:03
Eden continuait d’observer la jeune femme au sol, elle était dans un état pathétique, le mot était faible, et du peu que la coréenne pouvait voir, il y avait là certainement de quoi s’inquiéter. Vue la corpulence de la jeune femme, le fait d’avoir été mise à tabac par plusieurs hommes ne pouvaient avoir que des conséquences graves. Tout son visage était tuméfié. Après une dernière intervention d’Oxana, les hommes mirent les voiles. Elle ferma les yeux quelques secondes, ce n’était pas pour tout de suite qu’elle verrait ses enfants. Elle avait beaucoup à faire. La coréenne soupira longuement. Elle se fichait de savoir qui était ce Rammy en réalité. Poser des questions auraient été une perte de temps et de salive. C’était bien une affaire qui ne la concernait pas. Mentir ne lui avait pas poser de problèmes, mais il ne fallait pas attendre à ce qu’elle s’intéresse à la situation, si elle pouvait l’éviter.. La nuit allait être longue.

Eden passa la grille rapidement, avant de s’approcher de la jeune femme. Elle testa dans un premier temps son pouls, il n’était pas nécessaire de perdre son temps si elle était morte. La chose tombait sous le sens. Une fois le pouls prit, elle s’attacha rapidement les cheveux, et fit un constat rapide, et classa dans l’ordre les choses les plus graves et ce qui pouvait attendre. Elle pressa légèrement la cage thoracique de la jeune fille, sentant plusieurs côtes dans un mauvais état, la transporter ne serait pas aisé. Une côte cassé pouvait aller avec un perforation du poumon et dans le cas où cela arrivait, Eden ne pourrait rien faire. L’épaule avait été déboitée, chose qui en soit face aux côtes n’était pas aussi grave mais remettre en place l’articulation allait demandé à la jeune fille un peu de courage et de capacité à supporter la douleur. Sans beaucoup de surprise elle avait la nez cassé, et la pommette droite semblait avoir aussi prit un sacré coup. « Ils n’y sont pas allez de mains mortes… » Elle continua de faire la liste de tout ce qu’ils lui avait fait subir, n’omettant ni les contusions ni l’état de ses doigts. Eden soupira.

« On ne peut pas la laisser là. Il faut que quelqu’un m’aide à la déplacer. » commença t-elle après avoir vérifié longuement qu’elle n’avait aucun dommages aux cervicales. Eden avait aussi besoin qu’elle se réveille pour qu’elle puisse lui faire un bilan complet. Malheureusement pour la jeune fille, la perte de conscience risquait de n’être qu’une pause avant d’entrer dans un océan de douleur qui lui avait été offert. « Elle a une ou plusieurs côtes cassées, il va falloir faire attention. » continua t-elle avant de s’adresser à Oxana. « Niveau anti-douleur, à toi de me dire si tu veux qu’on utilise ce qu’il faut ou le strict minimum. De toute manière, vu l’état dans lequel elle est, tous les anti-douleurs de l’arsenal ne seront pas suffisant. »

Son attention se porta sur la jeune blonde dont le visage n’avait plus forme, on n’en distinguait quasiment plus les traits. Que faisait-elle dehors, seule, à cette heure là ? S’il n’y avait que les infectés dont il fallait se méfier, leur monde ne serait pas aussi pourri. « L’épaule a été déboitée… Y’a rien qui va. » soupira t-elle. Eden ne pouvait rien fait avant d’avoir déplacé la jeune blonde blonde.


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