The Walking Dead RPG

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Ce qu'on mangera demain
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June D. Phelbs
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Sujet: Ce qu'on mangera demain   Jeu 7 Jan 2021 - 16:29
La fin d’année était riche en péripétie et en projets de restructuration. La mission de repérage au musée d’Everett qui avait tourné à l’attentat de guerre avait plongé June dans de nouvelles perspectives, encore plus que jamais concentrée sur leur défense. New Eden ne faisait plus que venir marcher sur leurs plates bandes, ils venaient également miner leur territoire et… il fallait s’assurer que leur foyer était préservé, tout en imaginant des représailles. Car si on faisait les comptes, depuis Bellevue, ils se contentaient d’encaisser. Et certes, ils limitaient la casse, mais il leur faudrait mordre pour rappeler qu’ils n’étaient pas inoffensifs.

La réunion qui concernait purement les ressources avait donc été un peu décalée, mais voilà que l’avocate recevait dans son bureau Stanley et Valentine. Elle n’ignorait pas que sa compagne avait cette pièce en horreur depuis l’incident et même si le tapis imbibé de son sang avait été jeté, il pouvait rester cette ambiance parfois étrange ; celle qu’un spectre rôdait. Mais la rouquine n’était pas superstitieuse et elle n’entendait pas délocaliser la rencontre dans son salon pour ce prétexte. Une fois ses invités assis et servis en thé chaud, elle entama avec ses manières habituelles.

- Bien, comme vous le savez déjà, on intensifie progressivement le rationnement alimentaire pour recommencer à faire des stocks, mis ça ne peut qu’être une stratégie temporaire, principalement car le morale des troupes était intimement lié à un ventre plein et qu’une guerre prolongée ne se gagnerait pas avec l’estomac vide, notre population a augmenté de 60% en un trimestre, alors que la production est restée la même et les sorties de ravitaillement sont fatalement de moins en moins rentables, inutile d’entrer dans le détail là-dessus : ce n’était pas de la faute des personnes mais bien des sources qui s’épuisaient, tout simplement, il va donc falloir idéalement améliorer nos stratégies sur ces deux modes d’approvisionnement. J’ai quelques idées mais… j’aimerais déjà entendre vos avis et vos états des lieux sur les secteurs qui vous concernent.

Certes, il y avait les rapports réguliers et l’avocate savait en substance ce que ses deux invités auraient à lui dire. Néanmoins, les échanges de vive-voix étaient toujours plus constructifs pour embrayer sur une discussion de fond.


Survive is about foresight
« About anticipating your opponent's moves and devising counter measures. The winner plots one step ahead of the enemy and plays her trump card just after they play theirs. It's about making sure you surprise them. And they don't surprise you. »
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Valentine V. James
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Jeu 7 Jan 2021 - 21:46
Elle n’avait pas eu beaucoup de chemin à faire pour se rendre au lieu de rendez-vous donné par June. Mais elle devait bien avouer qu’elle n’avait pas été ravie à l’idée de retourner dans le bureau. Si June ne semblait pas y avoir de mal, Valentine n’était pas de ce bord là. La jeune femme n’y avait pas mis les pieds depuis l’incident et comptait garder les choses ainsi. Elle n’avait en réalité, avant ce jour, aucun obligation de mettre les pieds dans le dit bureau. Mais évidemment, cette résolution de pouvait tenir dans le temps, et June y avait remédier en y conviant elle et Stanley pour discuter du sujet des stocks de nourritures et de tout ce qui pouvait en dépendre. Dans le cas présent : l’entièreté de la population présente dans le camp.

Valentine ne saurait le dire assez, le production ne pouvait pas aller au même rythme que l’entrée de nouveaux  arrivants dans le camp. Le rationnement alimentaire aurait pu être évité si June n’avait pas eu les yeux plus gros que le ventre. Il fallait laisser le temps au temps. Malgré toutes les tentatives d’accélérations aux plantations, il y avait des choses que Valentine ne pouvait pas contrôler : le temps que mettait une plante à pousser par exemple. Il y avait des règles et des cycles à respecter. La française s’était assise sur la banquette face à la fenêtre, croisant les jambes après avoir remonté les manche de son pull.

Elle avait dans les mains les derniers chiffres en matière de récoltes et de nouveaux plants introduits ou multipliés. Elle soupira. Les chiffres n’étaient pas spécialement mauvais, mais l’augmentation de la population les rendait médiocres. Ce qui en soit n’était pas pour plaire à Valentine, mais elle était tenue dernière au courant du nombre de personnes qui arrivaient et ne pouvait par conséquent ne réagir qu’une fois le mal fait. « Nous avons multiplié le nombre de plants et introduits de nouvelles variétés qui demandent forcément du temps. Dans le cas des plantations, nous ne rationnons pas, nous diminuons les rations pour que tout le monde puisse en avoir. Nous ne faisons plus de stock. » commença Valentine de but en blanc.

Elle était légèrement agacée mais demeura professionnelle. Les seules choses dont ils pouvaient faire des stocks s’étaient envolé en fumée avec le débarquement du dernier trimestre. Accueillir autant de bouches à nourrir n’avaient absolument aucun sens. Leur permaculture arrivait tout récemment à faire plus que nécessaire. Un moment fragile qui leur avait apporté un filet de sécurité bien mérité. Mais autant de gens, c’était un pari bien trop risqué. « Objectivement, nous manquons aussi de main d’oeuvre et de matériel. Avec l’expansion des terres agricoles, il est nécessaire aux équipes de faire de longs allers-retours entre les champs et les plantations. Je ne souhaite pas que les plantations et les champs se transforment en bagne ou en galère pour les habitants, mais ils nous faut du monde pour répondre à la demande qui ne fait que grandir. » reprit-elle. Valentine reprit son souffle.

« Je ne peux pas répondre à la demande si je n’ai pas la moindre idée du nombre de personnes qui potentiellement arrivent. Même une vague estimation aiderait.  » conclut-elle avant de se laisser tomber contre le mur derrière elle.

Elle se garda de rappeler qu’elle n’était pas Dame Nature, qu’elle pouvait bien planter tout ce qu’elle voulait, rien ne pouvait pousser de manière tout simplement magique. Et elle refuserait catégoriquement de se mettre à planter des tomates mutantes. Il y avait toujours un prix à payer, pour ce genre de pratique. Ils avaient réussi à rendre les sols fertiles et pas trop capricieux, il était préférable de le garder ainsi.



    Grande Cigüe
    Cigüe [conium maculatum] n.f 1. Plante de la famille des Ombellifères dont certaines variétés vénéneuses sont utilisées en pharmacie pour leurs propriétés analgésiques. 2. Poison mortel extrait de cette plante, que les Athéniens faisaient boire à leurs condamnés.
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Stanley Maverick
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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Sam 9 Jan 2021 - 11:38
Qu’on se le dise : nourrir et assurer la bonne alimentation des membres de leur communauté n’était pas réellement la préoccupation principale de Stanley. Pourtant, dans cette équation, il avait tout de même clairement son rôle à jouer. Car oui, les expéditions alimentaires se faisaient de plus en rares et de moins en moins productives… sans oublier qu’il n’était pas vraiment étranger à l’arrivée massive de nouveaux survivants récemment parmi eux.

Dans le bureau de June - lieu exempt du moindre traumatisme de son côté - il regarda Valentine alors que cette dernière prenait en premier la parole. Factuelle, il devina toutefois une pointe d’agacement relatif aux dernières arrivées. Trop de monde et parallèlement trop peu de main d’œuvre ? Quelle en était la logique ?

- Combien d’gens il te faudrait ? Lui demanda-t-il, en rebondissant sur ses paroles, simplement curieux. Il n’était pas celui qui organisait les équipes pour travailler sur les cultures, mais puisqu’ils avaient justement recruté beaucoup dernièrement, il se serait attendu à ce que les petites mains ne manquent pas… Quant à pouvoir estimer les nouvelles recrues et les bouches à nourrir dans l’avenir. Tu crois vraiment que ça s’planifie ? Hier on a accueilli cent personnes, ça s’est fait en moins d’un mois. Demain on peut être vingt à crever, et personne ne recevra une note pour nous prev’nir. Faire au max, avec les ressources qu’on a, j’vois qu’ça.

Pour stocker justement, s’il y en avait trop. Ou pour manger tout court, s’ils tiraient sur la corde comme aujourd’hui. Il ne voyait guère ce qu’ils pouvaient faire de plus de ce côté. Son regard alla se poser sur l’avocate, qui avait peut-être pour sa part un troisième œil, et saurait répondre à tout ça.  

- On n’trouve quasiment plus rien d’alimentaire dans nos sorties, déclara-t-il ensuite pour faire l’état des lieux de ces ravitaillements. C’est rare que ça soit d’ailleurs le but, mais si y a longtemps on ram’nait souvent d’la nourriture en extra, c’n’est quasiment plus jamais l’cas. Faut sûrement s’donner les moyens d’voir plus grands. Côté pêche, ça donne quoi ? La question était destinée à la rousse, puisque ni Jaimie ni Melinda n’étaient présents pour aborder ça. Ils avaient développé leur port l’année précédente, c’était aussi pour ça. S’il faut aller dénicher du matériel agricole pour faciliter la mise en terre et les récoltes, ça peut s’envisager. Est-ce que ça aiderait ?

Il ne ferait pas à la française l’affront de lui conseiller de se focaliser uniquement sur les cultures productives et nourrissantes. Il espérait que c’était déjà le cas. Il pensa ensuite à ce groupe qu’ils avaient épié sur la route de Vancouver avant l’été, avec Levi et Clyde et leurs hectares de champs de céréales. L’approche qui avait eu lieu par la suite, qui visait à les prévenir de la politique des New Eden, n’avait pas rencontré un franc succès… il ne serait peut-être pas idiot d’envisager d’y retourner…

- Sinon, il va falloir retrouver des communautés avec lesquelles commercer, lança-t-il. Le tout était encore de savoir ce qu’ils avaient eux-mêmes à proposer en échange…


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June D. Phelbs
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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Lun 11 Jan 2021 - 22:03
Les remarques de Valentine étaient légitimes mais malheureusement, comme lui signalait Stanley, ils n’avaient pas vraiment le choix. Ce n’était même pas simplement une question d’imprévisibilité, c’était une question de « eux » ou « New Eden ». D’ailleurs là-dessus, après la répartie on ne peut plus pragmatique du militaire, l’avocate jugea bon de préciser à la française :

- Au-delà de ça, nous sommes en guerre et clairement en sous nombre. En d’autres temps, nous aurons peut-être le loisir de fermer notre communauté pour réguler les entrées mais là… on a pas le choix.

Même si cette politique d’asile fragilisait le groupe sous certains aspects, June était persuadée que tous ces gens étaient mieux ici que morts – ou pire : chez l’ennemi. Faire au mieux avec ce qu’ils avaient, c’était exactement le sujet et même s’ils ne pouvaient pas faire de la magie, ils pouvaient influencer certains aspects du travail au plantation.

- Parmi les nouveaux arrivés, il y en a encore beaucoup qui cherchent honnêtement à faire leur part sans avoir à tenir une arme, rassura également la rouquine, tu auras des bras supplémentaires, sans boulet ni tenue de bagnard. On peut également trouver de quoi faciliter les trajets d’un site de culture à l’autre.

Remettre en états des vélos, par exemple, pour que les survivants assignés aux cultures traversent le camp plus vite, était loin de relever de l’hérésie. Puisque Stanley avait posé la question relative aux engins agricoles, la quarantenaire n’ajouta rien et embraya plutôt sur le sujet de la pêche :

- Ça va mais comme pour le reste : l’accroissement de la population a fait passer notre rentabilité de « bonne » à « insuffisante ». Jaimie et Melinda doivent remettre en état un bateau de plus si on veut significativement augmenter les prises, ce qui prendrait évidemment quelques semaines de plus, même problème avec la chasse : il faudrait une équipe supplémentaire et identifier d’autres zones pour que ça fasse une différence.

Et le problème de ce domaine, plus encore que la pêche, c’était que le savoir faire ne s’inventait pas en quelques séances. D’autant que s’ils voulaient éviter de pousser les populations d’animaux à fuir ou causer la mort lente d’un troupeau, ils devaient contrôler le nombre de bêtes qu’ils abattaient, se concentrer sur les plus faibles, bref : ce n’était pas une simple équation de « tuer plus de cerfs ».

- Le temps de remettre nos secteurs de productions à niveau… que penseriez-vous de convertir une part des expéditions en raids ? La question s’adressait bien sûr au militaire, essentiellement, mais jamais June refuserait d’entendre l’avis de Valentine, quoiqu’on en dise, l’attaque sur les Skagit et ceux de Rainier nous auras rapporter.

Pas forcément énormément, mais c’était toujours plus en deux fois que l’ensemble des ravitaillements de l’automne en matière de nourriture, de carburant ou de munitions. A court terme, c’était une stratégie qui avait déjà fait ses preuves.



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Valentine V. James
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Jeu 14 Jan 2021 - 21:59
« Un tiers du nombre de chaque arrivage doit au moins être formé aux plantations pour ensuite pouvoir y participer activement et de manière efficace. »

Valentine écouta ensuite Stanley avec attention, sans pour autant réellement comprendre ce qu’il disait. Le complexe du héros risquait réellement d’être la plaie qui les mettrait sur la paille. Il serait injuste d’estimer qu’elle ne comprenait pas le dilemme terrible d’accueillir ou non un survivant en péril. Mais il fallait quand même se rendre à l’évidence que cent nouvelles bouches à nourrir ce n’était pas quelques personnes. Et qu’il le veuille ou non, il fallait parfois faire des choix difficiles plutôt que de parier sur le reste.  « Je ne crois rien du tout. J’essaye de faire comprendre que les plantes et les semis ne poussent pas en deux jours. Que beaucoup de ces mêmes plantes sont plantés des mois à l’avance. C’est une réalité qu’il faut accepter. Même si je fais planter une centaine de plants agricoles demain, les résultats se verront en semaines, pas en jours. » répondit-elle à Stanley en haussant les épaules.

Valentine leva les yeux au ciel. Quel était l’intérêt de sauver toute la population de Seattle s’ils n’étaient pas capable de s’en occuper, ne serait-ce que moyennement ? Une fois le pommier au milieu des plantations arrivaient à ses derniers fruits, il n’en donnait pas avant l’année suivante. On lui dira de se concentrer sur les pommes de terre et les légumes racines, sauf que ceux ci mettaient toujours des mois à pousser. Il n’y avait pas de plantes magiques, ni même de techniques magiques pour faire pousser quoique ce soit. Et jusqu’à preuve du contraire, personne ne se nourrissait exclusivement d’oignons, légumes qu’ils avaient en abondance relativement tout au long de l’année. Mais Valentine ne se sentait pas capable de supporter les remontrances des habitants face au panier d’oignons qui viendrait à leur porte. Il fallait être raisonnable, pas complètement irrationnels et aveuglés par le besoin de prouver à la terre entière quels êtres humains géniaux ils étaient. Connaitre ses limites n’étaient pas un aveu de faiblesse, mais une forme de courage à part entière.

« J’ai besoin de savoir au jour le jour, le nombre de personne que vous avez accueilli. Si vous n’amenez plus que des survivants et rien d’autre, le pari des « ressources et on fait avec ce que l’on a » risque de vite  m'exploser au visage. Les gens ne se nourrissent pas que de grandes idées et de pommes de terre. Vous êtes les héros et je deviens celle qui ne nourrit pas les gens. Les calculs ne sont pas bons. » reprit-elle sans détour. Sans communications, Valentine ferait des estimations à la fourchette, et on verra avec ce qu’on a, comme disait si bien Stanley. Elle regarda ensuite ses notes. « Le matériel agricole n’a pas d’intérêt si on ne peut pas le faire tourner. Ils sont souvent gros consommateurs de carburants et peu de gens savent les manier. L’arrivée de beaucoup de monde a forcément un effet boule de neige sur tous les stocks que ce soit nourriture,  médicaments, carburants et autre ressources. Il est préférable de laisser les bateaux et les véhicules en priorité pour ce genre de ressources.  » Elle se fiche bien de passer pour l’avocat du diable. Il fallait dire les choses tels qu’elles étaient. Espérer au mieux était d’un optimisme naïf qui n’allait pas à des survivants chevronnés comme June et Stanley.

Le projet en commun avec le pôle scientifique risquait aussi de tomber à l’eau. Toutes actions avaient ses conséquences. Valentine aurait été curieuse de connaître l’avis du pôle médical et scientifique sur la question du nombre d’arrivants et des conséquences sur leur propre manière de soigner. La française ne comprenait pas la logique, les raids faisaient souvent de nombreuses victimes mais tous les deux mettaient un point d’honneur à sauver tout ce qui bougeait.  « Sauver des vies pour ensuite en attaquer ? Quelle est la logique ? Je n’ai que de peu de poids dans ce domaine, mais franchement c’est une solution avec beaucoup de possibles problèmes en perspective. Et des survivants accueillis ou laissés qui auraient la dent dure. Et on sait tous ce qu’une rancune a donné comme conséquence. » pointa t-elle presque ironique, en regardant longuement June, elle fit un mouvement circulaire avec son index montrant la tâche décolorée de sang sur le sol du bureau.

Valentine savait pertinemment qu’elle n’avait que bien peu de poids sur les expéditions extérieures. Et d’ailleurs, elle s’en rendait bien compte puisque face à l’augmentation de la population, elle ne pouvait qu’hocher la tête face à l’argument imparable qui était que personne ne semblait avoir peur de la faim. Au pire, ils finiront comme les Skagits, et là, tout le monde commenterait sur l’ironie et le sort bien mérité du camp.



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Stanley Maverick
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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Mar 26 Jan 2021 - 11:45
Stan haussa un sourcil à la répartie de Valentine. Les prenait-elle pour des abrutis ? Il aurait pu le croire, si June ne s’était pas retrouvée dans le même panier que lui. Alors il lui laissa le bénéfice du doute et évita de lui apprendre que oui, merci, ils étaient bien au fait que les légumes et autre ne poussaient pas par magie en une nuit. Il écouta la rousse faire un point sur la pêche, se contentant d’y répondre par un hochement de tête. Effectivement, rien ne tombait du ciel. C’était pour cette raison qu’ils devaient toujours aller de l’avant, progresser, s’améliorer. Sans attendre nécessairement que l’urgence frappe à leur porte, ou que des pronostiques précis leur soient fournis. Mais la française en remit une couche, ce qui commença tout de même à agacer un peu notre garçon. Elle ne comprenait pas.

- On est justement là pour réfléchir à comment développer la production et augmenter ce maximum, qui n’est visiblement pas suffisant, répliqua-t-il ainsi, las de l’entendre se plaindre sans apporter la moindre idée constructive. Et les avancées de Lawson sur l’carburant ? Est-ce que ça n’vaut pas l’cout quand même de s’pencher sur l’cas des machines agricoles ? Pour du moyen terme.

Ses yeux d’un bleu acier s’en allèrent de nouveau rencontrer l’avocate. Évidemment, il n’irait pas contredire l’importance actuelle de cette ressource pour d’autres choses, comme sa « petite » guerre. Mais puisqu’ils avaient pour projet de se mettre à produire du carburant, ne serait-il pas à propos d’anticiper – une fois n’était pas coutume ! – en récupérant au moins du matériel, pour l’avoir déjà sous la main quand ils pourraient l’utiliser ?

Cependant, quand leur leader soumit sa dernière idée, sans rebondir sur sa propre proposition, Stanley dut se ranger du côté de l’horticultrice. Il pinça les lèvres en la laissant répondre. D’un côté, leur ainée n’avait pas tort : ils avaient beaucoup récupéré en rasant ces dernières communautés. Mais Valentine mettait le doigt sur l’essentiel. Détruire des gens dangereux ou de futurs ennemis était une chose. S’attaquer à des innocents, peut-être de futurs alliés en était une autre.

- J’dois admettre que j’suis d’accord avec elle, dut-il ainsi admdéclara-t-il ainsi à son tour. Sans compter que s’lancer dans de telles expéditions - de la prospection à la finalité - ça n’se fait pas gratuitement non plus. Sans parler du danger. A moins qu’vous n’ayez déjà sur vot’ carnet des cibles potentielles. On a besoin d’alliés aujourd’hui, pas d’davantage d’ennemis. Mais si on peut les laisser s’gérer tous seuls, comme des grands, chez eux, on note le point, précisa-t-il en appuyant cette fois son regard sur leur responsable des plantations. Son message avait été bien reçu. Pourquoi n’pas retenter not’ chance avec cette communauté d’agriculteurs au Nord ? Avec des émissaires plus sérieux, p't-être. Quitte à prendre le contrôle d’leurs terres et d’leur matériel s’ils refusent encore une fois notre aide… De force donc...


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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   Mer 27 Jan 2021 - 10:38
Les prunelles froides de l’avocate fixèrent Stanley jusqu’à ce qu’il croise son regard, pour silencieusement lui intimer de ne pas plus avancer sur ce chemin de l’agacement, bien qu’elle devait reconnaître le comprendre. A ce stade, la jeune française avait effectivement l’air de vouloir freiner des quatre fers et si elle n’aimait pas être brusquée, il était aussi évident que ce débat n’avait pas lieu d’être. Et puisque l’horticultrice le ramenait encore à sa propre crainte d’être celle qui finirait sur l’échafaud, June commença par là :

- Valentine, nous sommes une équipe, je ne crois pas avoir jamais laissé penser que ce n’était pas le cas. Si un jour les stocks sont insuffisants et que nous affrontons une situation difficile, ce sera une responsabilité collective, à commencer par la mienne, et ça, elle l’admettait : lorsqu’un ensemble de musiciens échouait à restituer l’intensité d’un symphonie, une grosse part incombait au chef d’orchestre, je sais bien que la nourriture ne pousse pas en deux jours, c’est bien pourquoi on est ici pour discuter de deux choses, elle énuméra sur l’index et le majeur de sa main droite, comment les rendre plus performantes, et comment gérer une période transitoire entre la situation actuelle et celle de demain, supposée plus ambitieuse puisque visant à nourrir plus de personnes, si tu veux, on peut se fixer un objectif : partons sur une base de deux milles survivants, la même proportion qu’est supposé pouvoir absorber le système électrique, on fera une estimation sur ce que ça nous coûtera de vouloir faire manger quotidiennement deux milles personnes : en terrain, en matériel, en main d’œuvre, en carburant.

Cela demandera certainement de repenser leur fonctionnement, de privilégier les cultures très rentables à coût d’entretien minime et de sacrifier certaines productions trop gourmandes. L’avantage ici, c’était qu’ils ne manqueront pas d’eau. L’ancienne ferme au nord du camp pouvait encore être rétablie et si besoin, ils devraient pouvoir convertir certains espaces en lieu de plantation.

- Une fois qu’on aura ça, on verra ce qu’on peut faire et en combien de temps. La question n’est pas si il faut augmenter à ce point notre capacité à produire mais comment, précisa-t-elle pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, et si on se retrouve avec des excédents, on le commercera.

Pas un mot de plus pour l’instant car la matière n’était pas là et elle ne savait pas qu’elle forme prendrait ces échanges. L’idée était simplement que si Fort Ward retrouvait un niveau de production excédentaire, elle serait une alternative de poids à la politique agressive de New Eden sur ce terrain là. Ne restait plus que la question des raids…

- A propos des pillages, vous oubliez un élément important – à moins que ça ne soit un aveu anticipé de négligence : les deux seules « erreurs » qui ont été commises ont été le Garfield Highschool et Issaquah, une pour laquelle elle n’avait pas son mot à dire, l’autre qui avait été un regrettable investissement, autrement dit, deux communautés suffisamment conséquentes pour nous causer des soucis. Hormis cela, toutes les opérations menées sur des petits groupuscules ont été réalisées sans fuite et quasiment sans perte, mais ça… on ne se focalisait que sur les trains qui n’arrivaient pas à l’heure, forcément, même quand 99% du trafic était irréprochable, je conçois que la double politique puisse poser question mais… avons-nous envie que des associations comme celle des Skagit, ou celle de Rainer, continuent de se développer ? La question était rhétorique, la réponse était évidemment « non », ceux dont on ne peut faire des alliés et/ou qui représentent un trop gros risque pour l’avenir, je ne vois pas de contradiction à les faire disparaître, trancha-t-elle fermement, avant de mesure en conclusion : je ne dis pas qu’on le fera, simplement que c’est une piste à étudier. Comme j’étudierais celle de ce groupe, concéda-t-elle en oscillant la tête vers Stanley.


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Sujet: Re: Ce qu'on mangera demain   
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