The Walking Dead RPG

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Waking the demon ft Alan /!\ Violence
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Alan Nielsen
Alan Nielsen
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Mer 13 Jan 2021 - 17:10
Waking the demon

Waking the Demon
Where'd you run to?
Walking in shadows
Watch the blood flow.


Alan ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, levant presque les yeux au ciel devant sa muse qui s'immiscait dans le moindre espace de vie libre pour envahir son espace personnel à lui. Plus près... Plus près... Sussurait une voix intérieur au plus profond du galeriste tandis qu'il acquiesçait pour qu'ils se mettent en route. Si le cinquantenaire n'avait pas trouvé son bonheur non plus, ils avaient eu le privilège de visiter une tranche de vie. Une maison que leurs propriétaires avaient quitté en espérant survivre, en espérant le meilleur, peut-être même en suivant des autorités compétentes... Tout ça pour ça...

Quand le bel éphèbe mentionna son oubli, le collectionneur ne releva pas et avança alors à son tour dans la prochaine maison, peut-être un peu plus générique mais comme l'autre, vide d'âmes et d'une certaine qualité de finition. J'ai toujours eu horreur des banlieues résidentielles. Mes parents habitaient un beau quartier à Las Vegas, pensaient être à la pointe de la mode avec leur mobilier et leurs appareils... Mais ils n'étaient restés que des banlieusards, des banlieusards au-dessus de celle qu'on voit dans le journal télévisé lorsqu'il arrive un drame. Je m'en étais seulement rendu compte lorsque j'étais étudiant et revenait les voir parfois. Le comble.

À l'intérieur de la maison, le galeriste commença les fouilles tout en toquant contre le placo de certains murs, pour relever toute potentielle présence dangereuse. Rien en grognait, rien ne grattait, rien ne semblait respirer dans cette demeure abandonnée, excepté sa Bête en son fort intérieur, grognant et soufflant, comme un chien en promenade. Tais-toi... Pestait-il intérieurement en se laissant guider par sa jugeotte qui le conduit alors à un bureau. Un bureau plutôt bien entretenu. Un sourire étira ses lèvres marquées en voyant une collection d'Arthur Conan Doyle non négligeable sur une étagère, à côté de quelques livres sur des analyses de serial killer. Alan les lança à travers la pièce, négligeamment, ne verbalisant pas tout le mépris qu'il avait pour ces récits pseudo scientifique tout en fourrant les Sherlock Holmes dans son sac.

« Parfait... » Murmura-t-il pour lui-même, satisfait, avant de trouver un vieil essai sur la couleur qu'il accueillit avec un petit rire qui lui était destiné. Si le propriétaire de ce bureau nourrissait une passion pour les serial killer et les couleurs vives, Alan fût ravi de constater une copie d'un tableau de Mondrian qui ornait le couloir. Des gens aux revenus moyens qui avaient sûrement eu quelques cours d'Art, ne serait-ce qu'à l'école. Ou peut-être que l'un des enfants faisait des études ou avait la fibre artistique ?

Toujours était-il qu'au bout de plusieurs minutes, le nez penché sur une bibliothèque du salon, Alan serra les mâchoires et fronça les sourcils en se redressant. Quand on est en pleine quête de pépites, le temps file à une vitesse... Je ne savais pas depuis combien de temps Kaz n'était pas dans mon champ de vision, mais cela faisait trop longtemps à mon goût. La Bête avait grogné d'impatience, dans un relent protecteur qu'elle n'assumait pas. Je ne m'étais jamais redressé sur mes pieds aussi vite. Alan passa la tête à la fenêtre de la maison et vit alors son partenaire, entouré de deux jeunes hommes, visiblement en proie à un comportement agressif. L'esprit du galeriste sembla ne faire qu'un tour... L'une de ses mains se porta automatiquement à sa ceinture, sur le manche de son couteau de chasse. Il abandonna son sac de livre dans la maison, traversa la pièce principale à grands pas et ouvrit la porte à la volée. Le bruit qu'il provoqua lors de sa sortie attira l'attention des jeunes hommes qui se tournèrent alternativement vers Alan, puis de nouveau sur Kaz, plié en deux par une action qu'ils allaient sûrement regretter.

Sans même parler ni leur laisser le temps d'expliquer, Alan sorti son couteau de chasse qu'il planta dans l'épaule de l'un d'entre eux, l'empalant à la cloture en bois contre laquelle ils étaient, appartenant à la maison voisine. Ce dernier poussa un hurlement de douleur et de terreur tandis que sans réfléchir, un revers de la main s'abattit à grand coup sur le crâne de l'autre individu, qui fût secoué par le choque. Une trempe de la part d'Alan, un coup de couteau de la part de la Bête qui jouissait d'avance de cet entremet qui se présentait à eux. Alan porta sa main dans le dos de Kaz pour l'aider à se redresser, découvrant du sang sur son visage. « Ça va aller ? » Demanda-t-il d'une voix calme en fronçant les sourcils, comme s'il ne s'était jamais jeté vers l'un d'entre eux, comme s'il n'avait jamais planté de couteau froidement et comme si de rien était. Il passa une main sur la joue de Kaz pour s'assurer qu'il allait bien, mais la Bête en lui en demandait plus.

« Mais bordel ! Mon bras ! Mon bras ! Il est malade ! » Couinait celui qui se retirait difficilement de la latte de bois dans laquelle la pointe de la lame s'était plantée après avoir traversé ses chairs. Son camarade lui vint en aide, la joue tuméfiée par le coup asséné par Alan et fût bien inconscient de sortir une lame pour riposter. Menaçant les deux hommes en se plaçant devant son camarade, il fronça les sourcils et les regarda avec dégoût. « ... Espèce de tafiole ! C'est qui ton garde du corps là ? Il veut quoi ? Tu l'suces en échange de sa protection c'est ça ?! J'vais t'fumer aussi !! » S'élançant sur Alan qui était encore tourné vers Kaz, l'assaillant lui entailla sa veste en tentant de le poignarder. Mais Alan, alerté par les menaces insultantes du jeune homme, fit volte-face et s'élança sans réfléchir contre lui, en risquant de s'empaler sur sa lame. Celle-ci, limitée en mouvement par l'impact de son corps massif, fût projetée au sol à quelques mètres de l'homme, désormais couché sur le sol sous Alan qui le dominait, tombé à califourchon sur lui. Sans même prendre la peine de prendre son marteau, il porta ses mains à la gorge de l'homme et se mit à serrer tandis que ce dernier essayait de se débattre.

« Je n'aime ni les pauvres d'esprits ni ceux qui s'en prennent à ce qui m'est cher... Mmmh... » Un râle satisfait se fit entendre, rauque, ponctuant sa phrase, un râle qui ne lui ressemblait pas. Alan se délectait de voir la couleur du visage de sa victime changer en quelques secondes, alors qu'il se débattait. Son camarade fit ce qu'il put et parvint enfin à se dégager de la palissade, chassant malencontreusement le couteau de son épaule ce qui fit apparaître une tâche sombre sur sa veste moltonnée. Alan appuya de nouveau sur la gorge de la victime qui ne trouvait plus son souffle, et d'une main qu'il retira de sa gorge, lui adressa une énorme baffe qui laissa une marque sur son visage violacé déjà abimé par son précédent assault.

Alan relâcha alors son étreinte et se releva, époussetant ses mains comme si elles étaient sales après avoir touché cet homme et arqua un sourcil en regardant l'autre homme à l'épaule blessée. « Des commentaires à faire ? Kaz, la prochaine fois que tu veux d'autres partenaires de jeu choisi les plus attraillants, ceux-ci me font penser à des chiens galeux c'est très désagréable. » Un égo gonflé par les séances de sport que Connor avait mis en place pour Alan, le froid mordant aiguisant le sens de la violence d'Alan qui finalement, par cette provocation, en redemandait peut-être au fond. Ce n'était pas lui, c'était cette chose qui jubilait en lui, courant ne rond dans son esprit comme un chien fou à l'idée de sortir en promenade avant d'être lâché dans le parc. Il suffirait juste d'un signe, rien qu'un seul pour qu'elle se lâche vraiment.




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Kaz H. Hargraves
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Dim 17 Jan 2021 - 1:05

Waking the demon -- For the animal's soul is your's. We will be completed right before your eyes. I have no control this time and now we both shall dine in Hell tonight.

Plié en deux par la douleur, je ne remarque même pas que Alan se dirige vers nous. En vérité, je sais déjà que j'aurais préféré qu'il n'entende rien, qu'il reste loin de tout ça. C'est après moi que ces mecs en ont et je sais me défendre aussi bien que je sais que parfois baisser la tête, même si ça m'en coûte, cela fait que les choses finissent plus vite. C'est de cette façon que cela a fini la première fois, ces mecs veulent me faire chier, se défouler. S'ils voulaient me tuer ils avaient tout le loisir de le faire quelques mois plus tôt. Alors, oui. Ce serait mieux que Alan ne s'en mêle pas, qu'il ne prenne pas de risques, que la situation ne s'envenime pas. J'ai l'air bien malin avec ce genre de raisonnement quand je sais pertinemment que je ne laisserais personne qui compte pour moi se faire malmener sans intervenir. Je n'ai pas le droit d'attendre de lui qu'il laisse faire les choses, cela n'a pas de sens. Il apparaît finalement dans la périphérie de mon champ de vison et mon ventre se noue au moins aussi vite qu'il avance d'un pas décidé. Je me redresse à moitié en continuant de garder mes mains pressées contre mon ventre. Je tente un pas en avant, il est probablement encore temps de calmer le jeu non ? J'ouvre les lèvres pour parler, mais je n'ai pas le temps de prononcer le moindre mot.

Le couteau sort presque de nulle part et fend l'air pour venir se planter dans l'épaule d'un des gars. Un léger cris étouffé meurt entre mes lèvres alors que le mec lui pousse un cri de douleur déchirant. Et l'autre ne perds rien pour attendre, si bien qu'il se mange un coup violent. La main d'Alan se pose dans mon dos, je frissonne.

Ça va aller ?

Je suis incapable de lui répondre. Sa main glisse le long de ma joue et je fronce les sourcils. Je ne parviens pas vraiment à assimiler ce qu'il vient de se passer. Est-ce que c'est fini ? Probablement pas. Je secoue la tête dans un mouvement qui ne ressemble ni a un oui, ni a non. Quelque chose entre les deux. L'autre mec continue de gueuler en traitant Alan de malade. Je me redresse finalement totalement et passe le revers de la main sur mes lèvres pour essuyer le sang qui me coule le long du menton. Mon regard va de Alan aux deux mecs. L'un des deux qui sort sa lame et puis s'adresse à nous. Je fais encore un pas en avant, mes mains qui se lèvent devant moi, comme dans une tentative de calmer le jeu. Il n'est peut-être pas trop tard pour que chacun reparte de son côté. J'en ai rien foutre de qu'il dit ce mec, de ces insultes et insinuations, ça ne me touche pas. Il n'y a que le danger et la tension ambiante que me nouent le ventre à m'en donner la nausée. Je suis encore cette fois prêt à ouvrir la bouche quand le connard bondi vers Alan. Tout s'accélère à nouveau, la lame trop proche du corps d'Alan, mon cœur qui bondit dans ma poitrine et menace de faire céder la barrière des côtes. Je ne vois pas ce qu'il se passe. Est-ce que le mec la poignardé ? Rien dans la posture d'Alan ne semble indiquer que ce soit le cas. Je m'avance à nouveau et cette fois, je trouve enfin la force de parler.

Putain ! Arrêtez. Calmez-vous. Chacun repars de son côté...

Personne ne semble prêter le moindre intérêt à mes paroles. Le mec s'écroule, Alan le surplombe et pose ses mains sur sa gorge. Non! Non, cela ne doit pas se passer comme ça, ce n'est pas nécessaire.

Je n'aime ni les pauvres d'esprits ni ceux qui s'en prennent à ce qui m'est cher... Mmmh... 

Je bondis vers Alan et pose ma main sur son épaule dans une tentative plus que vaine de le tirer vers l'arrière. Je me laisse tomber à genou à côté d'eux, ma main cette fois sur l'avant bras d'Alan. Et quand je pose les yeux sur lui, je devine ce quelque chose que je sens parfois gronder en lui. Ce regard qui n'est pas vraiment le sien quand il semble prendre purement et simplement plaisir à tenir cette vie entre ses mains et tenter de la réduire à néant. Je continue de répéter des « non » qui ne sont pas vraiment entendus parce que un sanglot coincé au fond de ma gorge menace de se laisser entendre si je parle plus fort. Un autre coup vole et finalement Alan lâche prise. J'aurais juré qu'il allait aller jusqu'au bout et sans le moindre remord. Je me relève en même temps que Alan et pose ma main sur sa veste comme si une fois encore, je tentais de le tirer en arrière. Qu'on s'en aille. Fuir avant qu'il ne se passe quelque chose de regrettable.

Des commentaires à faire ? Kaz, la prochaine fois que tu veux d'autres partenaires de jeu choisi les plus attraillants, ceux-ci me font penser à des chiens galeux c'est très désagréable. 

Je regarde Alan avec l'incompréhension dans le regard. Pourquoi il me parle comme ça ? Comme si j'avais choisi quelque chose. Je me doute que cela n'est pas du premier degré, mais je ne le reconnais pas et cela même dans le ton de sa voix. Je le lâche finalement et fait un pas en arrière. Je m'entends à peine pensé sous mon cœur qui bat la chamade. Et pendant qu'on regarde le mec qui s'est fait planter, l'autre dans notre dos se relève et je me sens violemment attiré vers l'arrière. Sa respiration éraillée par l'étranglement qui se cale à côté de mon oreille pendant qu'un bras s'enroule entour de ma gorge. Je tente de donner un coup de coude en arrière pendant que mon autre main s'empare d'un de mes couteaux. Je me fige finalement dans mon élan dès l'instant où je peux sentir le froid de la lame qu'il a récupérée se poser contre ma gorge.

Lâche moi putain. Tout le monde se calme. Il n'est pas trop tard. Chacun repart de son côté, on en parle plus. Lâche moi putain.

Et le mec resserre son étreinte. Je sens sa poitrine contre mon dos et son cœur qui semble frapper aussi fort que le mien. Il a peur et la peur cela mène à perdre tout contrôle. C'est ce qui lui arrive probablement. La lame se presse plus fort contre ma gorge et entaille légèrement ma peau. Je retiens mon souffle. Mon regard qui se pose sur Alan. Implorant presque pour qu'il parvienne à calmer la danse. Je me répète que tout va bien se passer, que si Alan calme les choses et les laisse partir on en entendra plus parler. Peut-être qu'ils auront compris la leçon. Une larme glisse de mon œil le long de ma joue. Je ne supporte pas bien ce genre de situations. C'est parfois à se demander comment j'ai fait pour survivre jusque là. Le connard qui me tient s'adresse à Alan.

Tu feras toujours le malin si je le vide ici et maintenant? Tu poses tes armes au sol et tu te casses. Tu t'en vas. Quand on ne verra plus ton dos au bout de la rue, on le laissera peut-être partir et te rejoindre entier.

Ce serait sa putain de façon de calmer le jeu ? Je continue de regarder Alan. Je hoche lentement la tête. Qu'il fasse ça. Qu'il parte. Ils ont juste peur, ils me laisseront. Je le sais. C'est que des putains de connards pas des meurtriers. En silence entre mes lèvres, je murmure.

S'il te plaît.

Mais le mec derrière moi fait un signe de menton à son pote qui se jette sur Alan pour le pousser aussi violemment qu'il le peut malgré sa blessure. Mon cœur continue de battre à tout rompre, je tente un mouvement pour me libérer, mais dès que je bouge la lame s'appuie plus fort contre ma peau.




    We are not written for an instrument alone; I am not, neither are you. I’m not wise at all. I told you, I know nothing. I know books, and I know how to string words together.It doesn’t mean I know how to speak about the things that matter most to me.
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Alan Nielsen
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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Dim 17 Jan 2021 - 15:41
Waking the demon

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Le regard d'Alan avait changé, quelque chose s'était produit. La première fois que cela s'était produit, j'étais bien plus jeune et avais envoyé aux urgences des étudiants... Je n'avais pas encore conscience à l'époque de l'impact de la Bête sur ce que j'étais, sur ma vie mais aussi sur mon rapport aux autres. Cette part de moi se nourrissait de la violence, la super-violence devenue si ordinaire en Post Apocalypsia... Si elle lui avait permis de rester en vie, elle avait également été le déclencheur de cette situation.

Mais cette fois-ci, Alan et son symbiote étaient en accord. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient vu la lueur de panique dans les yeux clairs de Kaz. Ce dernier était dans une situation instable, leurs assaillants n'allaient sûrement pas partir de leurs côtés comme il le préconisait pourtant avec sagesse et diplomatie. Le négociateur des Expendables n'avait justement pas la notion de diplomatie, pas maintenant et surtout pas après la menace que l'un des deux hommes avait annoncé à ce dernier en menaçant Kaz d'un couteau. Alan croisa le regard de son amant et senti en lui une rage croître une nouvelle fois... Que l'autre homme nous attaque était comme un feu vert. J'ai senti son bras s'enrouler autour de nous, j'ai alors laissé le feu vert à cette chose qui vivait au fond de moi, qu'elle fasse ce qu'elle avait à faire. C'est donc là qu'elle prit le contrôle...

Les âmes sensibles font comme si cette réalité n'en est pas vraiment une, une fiction pour adolescents sans conséquences. Voir le partenaire d'Alan dans une telle posture, ressentir la douleur provoquée par l'attaque de l'humain assaillant... C'était suffisant pour que je prenne la place qui me revenait, moi, cette Bête qui logeait au creux d'Alan Nielsen depuis bien des années. Tout comme lui j'avais vieilli et acquis de l'expérience, tout comme lui j'avais été alimenté par la frustration, la survie et le théâtre de ces horreurs apocalyptiques auquel nous assistions depuis des années maintenant. Quand nous avons tué Guile, je suis resté sage en retraite, à attendre mon heure. J'avais été presque mécontent à l'idée que nous soyons coincés auprès des Expendables, mais par la suite, j'ai baissé ma garde, j'ai offert notre force et notre intelligence à Connor, un homme qui nous semblait de confiance.

Si m'était apparu comme une proie au début, j'avais eu beaucoup de mal à le savoir en danger. Comme Alan, j'avais préssenti que je n'aurais pas pu me retenir si les assaillants venaient à le menacer. C'est alors que notre sang ne fit qu'un tour. J'avais à ma disposition un corps encore bien portant, une puissance presque surhumaine décuplée par l'adrénaline et une absence de réflexion qui est propre à ma nature... Il n'y avait plus qu'à.


La Bête ne laissa pas de répis aux assaillants. Sans chercher à réfléchir d'avantage, Alan donna un puissant coup de genoux sans l'estomac de l'homme qui menaçait Kaz d'un couteau, traînant sur son dos l'homme qui avait essayé de le maintenir en arrière. Il enfonça sans ménagement son index dans la blessure provoquée par son coup de couteau tout en parvenant à plaquer l'homme blessé à terre, qui se mit à hurler de douleur. Son partenaire était à genoux, tentant de retrouver sa respiration. Avec le couteau qu'il avait laissé tomber à terre, celui avec lequel il menaçait Kaz, l'homme avait laissé le champ libre à Alan de se retourner, le saisir et le poignarder avec. Le geste fut tranchant et long, les organes inférieurs de l'homme s'échappant presque instantanément de leur hôte en catastrophe, qui eut un réflexe inutile de se baisser pour les accueillir entre ses bras, des mètres de tripes qui se déversèrent en un flot particulièrement salissant sur le sol. Il y eut un gémissement, un gargouillis, puis plus rien. Alan plongea sa main dans les tripes jonchant désormais dans une marre de sang qu'il pressa entre ses doigts, une mine meurtrière sur le visage. Du sang avait giclé sur ce dernier sans qu'il ne s'en rende compte.

Haletant de rage, il retourna son attention sur l'homme à l'épaule blessée qui gesticula à terre en tentant de se relever. Alan se jeta sur lui et à califourchon sur sa victime, plongea ses mains à hauteur de son visage avant de lui enfoncer les deux pouces dans les yeux. L'homme hurla et se débattit, tandis que deux torrents de sang et de fluide s'échappait de ses orbites.

Pour finir et le faire taire, car son cri ramenait Alan au poste de contrôle de son esprit, le cinquantenaire enragé planta son couteau entre les deux yeux de l'homme, qui se tut instantanément. Il y eut un bruit de succion, puis plus rien.

Alan sembla revenir à lui, haletant par dessus l'homme qui avait toujours son couteau planté dans le crâne. Il bascula et s'assit à côté de lui, en se passant une main sur le visage avant de se rendre compte qu'elle était recouverte de sang. L'inconvénient était que celui qui vivait parfois en moi n'avait aucune notion de grâce ou de retenue. Un animal qui ne se souciait pas de mon image ou des apparences... C'était d'ailleurs, son manque de discernement qui était son plus gros défaut. Me voir dans cet état m'étais détestable... La situation était encore pire, puisque je me trouvais en compagnie de Kaz. Quelle spectacle lui avais-je offert là ?

Alan se recula d'un geste de la jambe du corps de l'homme et se cogna contre les jambes de Kaz, debout, près de lui. « Je... » Essaya-t-il d'articuler, retrouvant une voix rauque et presque légèrement inquiète, en essayant de se relever bien qu'il en soit incapable. Ses yeux avaient perdu ce voile flou qu'ils avaient eu quelques temps auparavant, brillant de nouveau en levant la tête vers Kaz.

« Ton... Ton cou... » Murmura Alan alors d'une voix enrouée, fronçant les sourcils, inquiet.



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Kaz H. Hargraves
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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Mer 20 Jan 2021 - 0:35

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Mon cœur bat trop vite, ma respiration est saccadée. Probablement pas loin de la crise de panique parce que cette situation me dépasse totalement. Je ne comprendrais jamais pourquoi les gens doivent s'en prendre aux autres pour d'autres raisons que la survie pure et simple. Je ne pourrais pas l'envisager une seconde moi, de faire du mal a quelqu'un gratuitement. Alors, pourquoi ces deux connards ont pas pu simplement passer leur chemin ? Pourquoi ils ont ressenti le besoin de passer leurs nerfs sur moi ? Ça me dépasse. Je crois que je ne parviendrai jamais à saisir pleinement la face obscure de l'humanité. La bonté probablement bien trop ancrée en moi, parce que je suis fait comme ça tout simplement. Et a cet instant je serais capable d'encaisser la pire des raclées juste pour que tout s'arrête. Pour que personne d'autres que moi en soit mis en danger. Compassion que j'arrive à ressentir pour ces deux simples d'esprit. Cherchant au fond ma cervelle un milliers de raisons et d'excuses à leur comportement ridicule.

La lame est pressée contre ma gorge quand le regard d'Alan croise le mien. Je me souviens de ce qu'il m'a raconté, de ce qu'il a fait plus jeune à ces gars qui s'acharnaient sur la femme qu'il aimait. J'y repense, mais je ne veux pas tilter. Pas comprendre que moi aussi je puisse être suffisamment important à ses yeux pour déclencher malgré moi ce genre de comportements. Non, le cheminement ne se fait pas parce que je suis juste paralysé à la perspective de ce qu'il pourrait se passer. Pour lui, pour eux ? Ce que je devine dans le regard de celui qui occupe mes nuits aussi bien que mes pensées, je ne le reconnais pas. Ça me terrifie. Un frisson qui me glisse de la nuque jusqu'au bas du dos quand je ne pense même plus à tenter de me défendre face à mon assaillant. Envie de hurler. Que tout s'arrête et pourtant je suis loin d'être au bout de mes peines. Alan bondit, féroce. Fonce sur le mec qui me retient et lui donne un coup de genoux en plein dans le ventre. Dans le mouvement, le couteau trace un sillon sur le côté de ma gorge. Sang qui se met aussitôt à dégouliner de la plaie et poisse le haut de mon t-shirt. Je recule, trébuche, m'écrase au sol. Mes mains qui viennent rejoindre la blessure. Me demandant un instant si je vais crever sur place, si elle est trop profonde. Mes doigts passent sur la plaie et je ne peux que me rassurer en me disant que ça semble probablement superficiel. J'arrache un foulard qui pend à ma ceinture et le mène à ma gorge en appuyant sur la plaie. Le teint livide et le cœur au bord des lèvres.

Ce n'est que lorsque l'un des mecs se met à hurler que je me détourne de ma blessure pour poser les yeux sur la scène qui se joue devant moi. Oh j'aurais pune pas retenir un mouvement de sursaut, me jeter en avant pour aider Alan. Sauf que il n'a aucunement besoin d'être aidé quand il malmène l'un et puis l'autre. C'est eux qui auraient besoin d'aide en vérité. Tout en moi me crie d'intervenir, de faire ou de dire quelque chose sauf que mon corps ne régit pas et que mon cœur tombe au fond de mes entrailles à l'instant ou la lame éventre littéralement l'un des deux gars. Ce bruit dégelasse et surtout cette vision qui me brûle la rétine de ce pauvre mec occupé à tenter de retenir ses tripes, de retenir la vie qui lui échappe très certainement. Son regard empli de panique, perdu, incrédule et qui réalise enfin qu'il est trop tard pour tenter quoi que ce soit. Désespoir débordant qui se met à brûler entre mes veines d'empathe. Et celui que je ne reconnais plus, celui qui était Alan, mais qui n'en est plus que l'ombre, plonge sa main dans les tripes et je suis pris d'un haut le cœur. Ma main qui se pose à mes lèvres. Toujours cette envie de hurler, mais aucun son n'est en mesure de franchir mes lèvres. Je devrais me lever, intervenir, m'interposer entre lui et l'autre mec. Faire quelque chose pour que ce gars ne connaisse pas le même sort que son pote. Incapable, impuissant. Je reste cloué au sol à tenter de lutter contre l'acide au fond de ma gorge.

Et j'aurais dû bouger, intervenir. Parce que pas un instant plus tard Alan bondit sur l'autre mec, le dominant à califourchon sur lui et il pose ses mains sur son visage. Presse ses pouces contre ses yeux et ce bruit là, ce cris là. Eux non plus je ne pourrais pas les oublier. Il ne m'en faut pas plus pour me retourner à quatre pattes et vider mes tripes sur le sol. Je ne remarque même pas le silence qui s'installe parce que je continue de vomir tout ce que mon corps est en mesure d'expulser. Et dès lors que c'est fait, c'est le sanglot qui restait coincé en moi qui se fait entendre. Je bondis sur mes jambes, reculant à toute vitesse de plusieurs pas. Les larmes qui me noient les yeux alors que je fais tout pour ne pas regarder ce qu'il reste des deux âmes souillées par une violence dévastatrice. L'œuvre d'Alan. C'est probablement ce qui me fait le plus mal dans tout ça. Incapable de faire preuve de discernement, je suis purement et simplement choqué, bouleversé. Et d'ailleurs il vient se percuter contre mes jambes et je fais un bond en arrière.

Ton... Ton cou...

Je secoue la tête en le regardant avant de faire un autre pas en arrière. Je ne me contrôle plus et je laisse exploser tout ce que j'ai retenu pendant de longues minutes.

MON COU ! Quoi mon cou ? Bordel de merde.

D'un geste brusque, je désigne les deux corps avant de tenir mon bras levé devant moi. Index qui se pointe face à lui en signe d'avertissement.

Ne me touche pas. Ne t'avises pas de t'approcher de moi ! Je te préviens Alan, si tu fais un pas en avant je....

Je le regarde comme jamais je n'aurais pensé le regarder un jour. Comme un inconnu, comme quelqu'un qui m'inspire la peur plutôt que toute la foule de sentiments que j'ai pour lui. Et ça me dégoutte d'autant plus que je n'ai qu'une seule réelle envie au fond de moi, c'est de courir me réfugier dans ses bras. Les seuls bras qui ont le dont de me réconforter plus que tout autre et qui me semblent maintenant appartenir à un étranger. Je continue de secouer la tête, de pleurer, de rester figé sur place alors que tout en moi m'indique de partir en courant.

T'as vu ce que tu viens de faire ? Y avais mille autres solutions que celle-là ... Je... Je ne te reconnais plus... Je...





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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Mer 20 Jan 2021 - 13:40
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La voix de Kaz avait résonné dans l'esprit d'Alan. Une voix caverneuse, enrouée, pleine de peine et de panique. Une voix qui traduisait toute l'horreur de la scène. Alan avait été absent, sans avoir la chance d'assister au spectacle morbide qu'il avait dû offrir à son partenaire. Il se retrouvait simplement recouvert de sang et de fluide, et pour la première fois, le cinquantenaire ressenti une vague de panique. Pour la première fois, il n'avait pas ressenti d'émotions, il avait simplement laissé agir la Bête sans rien contrôler, celle-ci avait pris un contrôle total sans avoir la chance d'intervenir, d'avoir une chance de se rendre compte de ce qu'il se passait.

Il observa ses mains longues, puissantes et recouvert de sang et sursauta presque quand Kaz recula en lui hurlant dessus, le priant de ne pas le toucher. Il avait les mains devant lui, à observer le résultat de cette Bête restée si longtemps en cage. « Je... Ce n'est pas... » Commença Alan avant de fermer étroitement les yeux, les paupières serrées pour essayer de remettre ses idées dans l'ordre. Impossible... Nous n'avions pas pu faire autant de mal en seulement quelques minutes... Une douleur vive le fit reprendre le contrôle de mon propre corps, une douleur que je devinais provenir de mon avant bras. En tombant, mon assaillant avait planté sa lame dans mon bras. L'adrénaline fut telle que je ne m'en étais pas rendu compte.

Ce qui parlait le plus Alan, ce n'était pas tant sa douleur, ce couteau planté dans la chair de son avant-bras, mais bien son acte et le regard que lui jetait Kaz. « Je... Je ne sais pas... Je n'ai pas... » Balbutia-t-il d'une voix rauque et enrouée avant d'essayer de se relever. Prit d'un vertige, le galeriste imposant parvint tôt juste à s'asseoir sur le muret, tenant son bras sans oser retirer la lame. Il serrait les dents, tenant le poignet de son bras blessé, la tête baissée. Comment réagir maintenant, dans cet état plutôt pathétique qui déteignait son image de collectionneur et négociateur dandiesque. Mais devant Kaz, quelle honte y avait-il à avoir après tout ? Alan releva des yeux flous vers la silhouette gracile de son cadet et pesta en retirant la lame de son bras. S'il ne s'agissait que des chairs, le galeriste poussa un râle de douleur en même temps que tintait l'acier de la lame sur le sol de béton.

« Kaz... S'il te plaît... Je ne peux pas... J'ai besoin de toi, maintenant. » Maintenant et toujours, une formulation plus exacte mais que je ne pouvais laisser échapper pour le moment. J'avais simplement besoin qu'on m'explique, qu'on nettoie ce plasma dégoûtant qui me recouvrait... Et surtout qu'on se mettent à l'abri. Alan fronça les sourcils et se pencha en avant, puis en arrière, sentant le froid du grillage dans sa nuque. Il secoua la tête, essayant de se rappeler les évènements...

« S'il te plaît... Je ne te ferais aucun mal... J'ai besoin de toi... » Répéta-t-il alors, comme une supplication.



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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Jeu 21 Jan 2021 - 0:22

Waking the demon -- For the animal's soul is your's. We will be completed right before your eyes. I have no control this time and now we both shall dine in Hell tonight.

Je crois que j'ai pris soin d'éviter son regard. De le regarder sans vraiment le voir, sans sonder son regard noisette comme je le fais habituellement. Peut-être par peur de ne pas retrouver celui que je connais, celui que j'ai appris à apprécier. Peur qu'il soit parti pour toujours, rongé par un mal dévorant qui aurait pris le dessus sur sa personne. Si le bleu ne se laisse pas le droit d'aller trouver ses prunelles, c'est probablement parce que je serais incapable d'assumer le fait qu'il soit parti. Alors, je le regarde sans le voir. Regard qui se pose partout sans trouver son point d'ancrage habituel. Tente de fuir la flaque de sang et les corps ravagés. Envie de se fermer, comme si ça pouvait me permettre de fuir. Si je ne vois pas ce n'est pas là, non ? Et bien non Kaz, ça ne fonctionne pas comme ça la vie. Je dois m'y résoudre, fuir, c'est bien trop facile. Alors, je reste là, parce que c'est le minimum que je puisse faire. Je reste là, mais je lui hurle dessus. Trop plein d'émotions. Incapable de penser, de comprendre même ce qu'il a pu se passer ici, aujourd'hui. Ça me dépasse. Cela voudrait-il dire que la bête et l'empathe ne sont pas fait pour s'entendre ?

Je... Ce n'est pas...

Je secoue vivement la tête. Je refuse de me laisser avoir. Parce que même le son de sa voix suffit à faire réagir chaque parcelle de mon corps. Attraction puissante, qui dépasse probablement mon propre entendement et qui me fait perdre toute logique. Ma langue claque contre mes dents alors que les larmes continuent de couler le long de mes joues. Bien que tout mon être n'aspire qu'à le rejoindre, je ne suis pas convaincu de vouloir me tenir au côté de quelqu'un qui est capable de commettre de telles atrocités. Je sais que pour ces gars, j'ai été capable de leur trouver toutes les excuses possibles alors pourquoi je ne pourrais pas le faire pour quelqu'un que j'ai... Oui que j'aime. Pas la peine de se voiler la face plus longtemps. Parce que justement, je me dois d'être plus exigeant envers lui qu'envers un sombre inconnu ? Non, en vérité, non. Je me dois simplement d'être capable de faire preuve de tout autant de compassion. Pour la première fois depuis ce drame, je m'autorise à poser réellement les yeux sur lui et mon sang ne fait qu'un tour quand je vois le couteau planté dans son bras. Je sais que je continue de le regarder avec peur et appréhension, pourtant au fond de moi, peut-être que j'entame déjà doucement de prendre un autre chemin. Je serre la mâchoire.

Je... Je ne sais pas... Je n'ai pas...

Je pousse un grognement rauque. La voix toujours enrouée par les larmes et les cris que personne n'a entendus. La sienne sonne douloureusement pareil. Il tente de se relever et je lutte pour ne pas venir l'aider, me glisser sous son bras pour lui servir d'appuis. Plus je le regarde, plus mon cœur bat pour une toute autre raison. J'envisageais de partir en courant, de l'abandonner là. Je ne peux déjà plus le concevoir. Je serre le poing en plus de la mâchoire déjà contractée. Est-ce que je suis faible ? Est-ce qu'il mérite que je réagisse comme ça ? Putain de merde je n'en sais rien moi. Face à une telle situation j'aurais pour réflexe et habitude de me planquer dans ma caravane tout seul pendant une bonne semaine et de peser sans cesse le pour et le contre jusqu'à m'en faire friser les neurones. Consulter les cartes aussi. N'importe quel subterfuge pour prendre le temps d'avoir un peu de recul, sans le vif de mes émotions. Là, je ne peux pas. Je suis piégé, par moi-même, par lui, par la situation. J'inspire profondément, expire dans un soupir meurtri et saccadé. Les épaules qui pourtant se relâchent un peu.

Il se pose sur le muret, blessé, tourmenté. Je le vois, je le sens. Il retire finalement la lame et je percute encore sur un nouvel aspect de ce qu'il vient de se passer. Je n'ai rien demandé, mais s'il a fait tout ça c'était pour moi, pour me protéger. Il aurait pu me laisser là, si finalement je n'étais pour lui qu'un jouet, un joli objet pour passer le temps. Je déglutis lentement.

Kaz... S'il te plaît... Je ne peux pas... J'ai besoin de toi, maintenant.

Je grimace. Cela fait déjà plusieurs minutes que je sais qu’il a gagné, mais de l’entendre faire une telle requête me brise quelque chose à l’intérieur. Ou le répare peut-être, allons savoir.

S'il te plaît... Je ne te ferais aucun mal... J'ai besoin de toi...

Et je réalise que je le crois. Je me trompe peut-être, mais j'ai tellement envie de le croire. Alors, pour la forme, je pousse un grognement rageur en faisant un pas en avant. Et ce pas brise toute retenue. Il a suffi d'un seul geste pour enclencher la machine et que je me précipite à ses côtés. Ma main se pose aussitôt à l'arrière de sa nuque et pour la première fois c'est à moi de prononcer ces mots qu'il m'a déjà accordés à plusieurs reprises.

Tout va bien. Ça va aller.

Est-ce que lui aussi quand il me dit ça, il n'en sait rien en vérité ? Je voudrais que ma voix puisse paraître aussi assurée que la sienne. Pour compenser, je m'approche de lui et pose un baiser sur sa tempe. Il suffit de sa peau contre mes lèvres pour comprendre combien il est perturbé, chamboulé. Je dois m'occuper de lui. Mon regard perdu se pose tout autour de nous. Retourner au campement, maintenant dans cet état là. Je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée. Est-ce que les autres vont s'inquiéter si on ne rentre pas? Je ne pense pas. Je me mords l'intérieur de la joue. Tout ce que je veux c'est m'éloigner au plus vite de ces cadavres. Je me redresse et me précipite vers la maison pour récupérer le sac d'Alan, je saisi le mien aussi et je reviens vers lui  pour passes son bras valide autour de mes épaules.

Ça va ? Tu peux marcher ?

Je crois que mes jambes ne sont pas très sûres non plus, mais je prends sur moi. Je le laisse poser sur mes épaules le poids nécessaire à son équilibre. Je me refuse a un dernier regard vers les corps et j'entame d'avancer. Il faut qu'on s'éloigne au mois un peu de là. Choisir une maison, pas trop loin, pas trop proche non plus. Deux pâtés de maisons plus loin, j'en choisis une totalement au hasard, espérant que ce hasard me soit favorable. J'ouvre la porte et la referme derrière nous. Je balance nos deux sacs au sol. Je l'entraîne jusqu'au canapé qui trône au milieu du salon et je me précipite pour fermer les tentures. On ne sait jamais, si ils avaient d'autres potes dans le coin et que... Non je ne veux pas y penser. Je me précipite dans la salle de bain et j'ouvre le robinet. Putain de réflexe du passé, mais évidemment il n'y a pas une goutte d'eau qui en sort. Je pousse un grognement rageur et enfonce mon poing dans une des armoires. Mes mains se posent crispées sur le bord de l'évier et je laisse échapper un nouveau sanglot. Quelques minutes, quelques secondes. Le temps de me reprendre.




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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   Jeu 21 Jan 2021 - 10:14
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Alan cherchait le regard de son partenaire et mit un temps considérable à le retrouver. Cela lui avait semblé une éternité. Il ne savait pas ce dont il avait envie pour se sentir mieux et se reprendre ; tout ce qu'il savait c'était qu'il avait besoin de Kaz. Si l'éphèbe de plusieurs décennies son cadet n'avait été qu'un but au début de leur relation, le galeriste ne pouvait plus nier l'évidence d'un attachement fort, d'une forme d'amour qui luttait pour prendre sa place en lui depuis des mois, jouant des coudes avec la Bête encore plongée dans le souvenir de Mrs Mork, sa perte et cette promesse de ne plus jamais s'attacher à quelqu'un après leur dernière rencontre, dans ce café, lorsqu'elle lui avait annoncé qu'il s'agirait de leur dernière rencontre. La vue de son cercueil, quelques années plus tard, avait cellé tout cela... Mais c'était il y a tellement longtemps... Ça n'a plus de sens désormais...

Alan fronça les sourcils en le sentant s'approcher. Il avait besoin du contact de sa peau, du contact de ses yeux, de sentir son odeur musquée contre lui. Silencieusement, il acquiesça quand l'éphèbe lui demanda s'il pouvait marcher. Doucement, il se leva, tenant son bras, soutenu par le jeune homme. « Je peux... » Mais le corps parla à sa place. Alan ne parvint pas à se contenir et sentit ses genoux fléchir légèrement. Heureusement, Kaz, bien que beaucoup plus fin que lui, parvint à le soutenir - sa taille y aidant.

Arrivés dans la maison, Alan se débarrasse d'un geste brusque de son manteau tâché de sang, comme dégouté. Lui qui avait adoré tomber sur ce manteau, assez chic pour les circonstances, n'avait qu'une envie : le voir finir dans les flammes. En pull, quelques tâches de sang subsistant sur le col, le cinquantenaire grogna en jetant un œil à son avant-bras. Le sang coulait paresseusement. La plaie n'était pas profonde mais quelques points seraient nécessaires pour la refermer. Il sentit le magnétisme du corps du jeune homme se tendre tandis qu'il quittait la pièce. Seul l'espace de quelques instants, Alan tendit ses mains devant lui.

J'avais toujours apprécié ces moments d'ultra-violence. L'esprit Burgess qui sommeillait en moi se matérialisait, je m'en amusais, mais cette fois-ci, je n'avais eu aucun contrôle sur mes actes, même pas ce plaisir malsain d'assister à tout cela. C'était le trou noir total. Le néant. Et si quelques poèmes Baudelerien enjolivaient ces pertes d'autonomie de l'esprit, je n'appréciais pas cette sensation, et je n'appréciais pas ce regard que Kaz avait porté sur moi, ses lèvres tremblantes et ses yeux humides... Alan secoua la tête en fermant étroitement les paupières et les rouvrit, sentant presque sa pupille se dilater... « On ne peut pas faire ça n'importe comment... On ne peut pas s'entêter comme ça... » Dit-il dans un murmure à sa propre adresse.

Le cinquantenaire poussa un soupire et se leva à la recherche de quoi recoudre sa plaie. Il pensa au meuble de la salle de bain, disponible dans un bon nombre de foyers. Kaz s'y trouvait. Alan entra dans la pièce et se tint derrière lui, le regard tremblant. Sa voix était rauque et sévère, envers lui-même et ce qu'il s'était produit. « Cette partie de moi ne m'a rien laissé gérer... Je n'avais aucun contrôle. J'ai agit par amour et j'ai complétement perdu pieds... » Annonça-t-il en regardant Kaz dans le reflet du miroir au dessus du lavabo. Il s'approcha et posa sa main délicatement sur son épaule avant de l'écarter légèrement, se tenant à son tour devant le miroir pour l'ouvrir et trouver dans le petit placard dissimulé, un kit de couture. Il referma le miroir et fit volte fasse, appuyé contre le lavabo, fixant Kaz qu'il collait presque, ses hanches proches des siennes.

« Je ne te demande pas de faire comme s'il ne s'était rien passé... Mais j'ai besoin d'aide pour recoudre cette plaie... Et j'ai besoin que tu me regardes dans les yeux... S'il te plaît. » Une parole transpirante de sincérité...



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Sujet: Re: Waking the demon ft Alan /!\ Violence   
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