The Walking Dead RPG

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Motherzone
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Oxana D. Lyssenko
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Sujet: Motherzone   Jeu 17 Déc 2020 - 15:09
Elle se sentait… tendue. Ne plus entendre parler des bikers ne la rassurait pas, bien au contraire, car la vie lui avait appris à ne pas trop espérer en terme de miracles. Étaient-ils du genre à lâcher le morceau ? Elle n’en était pas certaine. Et malgré leur précaution, quelque chose pouvait très bien avoir fuité. Les gens parlaient, les hommes parlaient. Elles en tenaient la plupart au respect, mais combien aussi n’attendaient que le bon moment de les voir tomber ? Oxana aimerait se dire qu’elles étaient prêtes à les recevoir, mais ce ne serait pas vrai. En dépit de certains changements, en dépit des apprentissages de Thaïs… elles étaient dramatiquement sous armées et peu nombreuses.

Telles étaient probablement les raisons de cette sensation d’être un bloc de bois. L’entièrement de ses muscles étaient rigides, cimentés par des nerfs férocement éprouvés. Une clope lui aurait fait du bien mais cette denrée se faisait très – très – rare et celles qu’elle avait pu piquer au « réveillon », en dépit de son rationnement consciencieux, n’avait pas duré plus d’une semaine. Le manque de la nicotine était terrible l’odeur de tabac imprégné à ses vêtements ne faisait qu’accentuer la torture.

Tandis que le jour déclinait dans le ciel maussade de Seattle, l’ukrainienne quitta sa tanière, emmitouflée dans un poncho, pour rejoindre la chambre de Thea. A priori, celle-ci n’était pas occupée. Elle y frappa trois coups discrets et attendit que sa benjamine l’autorise à entrer. Cette pièce est agréable. Toute fait de blanc, de couleurs clairs, de coussins et de sobriété. Le parfum d’une bougie qu’elle avait dû allumer pour un client dans l’après-midi flottait encore dans l’atmosphère.

- Je ne te dérange pas ? Demanda-t-elle sincèrement – sa requête pouvait attendre le cas échéant, je me demandais si… si je pouvais profiter de tes talents, confessa Oxana avec un sourire.

La question n’était pas rhétorique, la brésilienne avait peut-être mieux à faire. Ça n’enlèverait rien à la chose importante que la proxénète avait à lui dire aujourd’hui. Mais ça pourrait attendre : si elle pouvait se faire masser déjà, elle retrouverait les 20 années qu’elle avait perdu en 5 ans de galère.



Queen among the plague
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Sujet: Re: Motherzone   Ven 18 Déc 2020 - 23:24
Il règne dans la chambre une légère odeur de violette mélangée au jasmin, qui persiste dans la pièce malgré la fenêtre restée ouverte pendant de longues minutes, celles nécessaires pour évacuer cette odeur parfois étouffante de chaleur humaine, de corps échauffés, ces relents de parties de jambes en l’air qui s’attardent sur les draps, trainent sur le mobilier. Il ne fait pourtant pas frais dans la pièce, rien d’insurmontable en tout cas, et le pull de mon cher mari me réchauffe rapidement. Le paravent a été replié pour rendre à la chambre son intégralité, et je profite du calme des lieux, mettant en pratique l’un des nombreux cours de méditation, cet enseignement donné par Héloïsa, que mon père a toujours dénigré, et qui pourtant m’a toujours fait le plus grand bien, quand tout devenait…trop. Trop lourd, trop stressant, trop fatiguant, trop de pression. Un trop plein qui se traduisait à l’époque par de violentes crises d’angoisse que j’arrive désormais à maîtriser. Je ne sais d’ailleurs plus depuis quand date la dernière. La séance se prolonge, je me sens…sereine. Calme. Apaisée. En paix avec moi-même. Les minutes passent, j’y suis totalement insensible, plongée dans cette bulle de bien-être qui n’appartient qu’à moi, et où il n’est plus question de l’absence de Jasper, de prostitution, de rôdeurs, de milles et un dangers qui nous guettent au quotidien. Il n’y a que moi, et rien d’autre.

La séance de méditation se poursuit par de longs étirements, et par quelques postures de yoga, qui viennent compléter ces instants que je m’accorde. En position de Sirsasana, mon souffle est léger, régulier, et mes pensées voguent, naviguent, sans se fixer nulle part, sans se poser. Pourtant, mes yeux s’ouvrent immédiatement quand trois coups viennent troubler cette bulle de silence, et sans me précipiter, je retrouve la terre ferme, et me redresse avec souplesse pour aller ouvrir le battant. Mon regard tombe sur le visage d’Oxana, je ne peux cacher ma surprise face à sa visite, ouvrant davantage la porte face à celle que j’appelle la Boss quand je pense à elle. Je lui adresse un petit sourire timide, et hoche la tête dans un geste de négation quand elle me demande si elle ne dérange pas. « -Oh non non…pas du tout, j’étais…je faisais rien d’important. » Je lui souris encore un peu, avant de froncer à peine les sourcils à sa demande, mes doigts se crispant sur la poignée de la porte. Mes…mes talents ?! De quels talents est-ce qu’Oxy est en train de parler exactement ? J’aimerai pouvoir lire la réponse dans ses yeux, mais la belle ukrainienne est encore une forteresse impénétrable pour moi, et je suis incapable de lire entre ses mots, de deviner quoi que ce soit sur ses traits fins.

J’ai un instant d’absence, rien que deux ou trois petites secondes nécessaires à ce que la reconnexion se fasse dans mes neurones. « -Tu…euh…j’ai… » Je secoue la tête, comme une façon d’essayer de me reprendre, alors de pincer doucement les lèvres, en me sentant carrément bête pour le coup. « -Tu…tu parles bien de massages, hein ? » Non parce que…sinon, je crois qu’elle a toqué à la porte de la mauvaise fille. Je la questionne du regard quelques secondes, sourcils haussés, avant de me dire que oui…elle est forcément là pour un massage. Je me décale donc complètement de la porte de la chambre pour la laisser entrer, refermant la porte après son passage. « -Tu veux un massage du haut du corps, le dos, les épaules, la nuque, ou plutôt tout le corps entier ? » Je sens mes joues rosir bêtement, et me détourne quelques secondes pour qu’elle ne voit pas ma bêtise. « -Enfin…tout le corps sans la…la fin heureuse, quoi. » Je fais comme si je n’étais pas mortifiée, et vais allumer trois bougies un peu partout dans la pièce, avant de refermer suffisamment les rideaux épais pour plonger la pièce dans une ambiance tamisée, feutrée, propice à la détente. Un élastique vient nouer mes cheveux en un chignon lâche, et je m’approche de la table pour l’inviter à s’y installer dans un léger sourire, l’huile de massage déjà prête. Je la lui montre d’ailleurs d’un léger geste de tête : « -C’est une huile relaxante, avec une petite touche de fleur d’oranger. J’espère que l’odeur ne te dérange pas, sinon, j’en ai d’autres… » Tout comme quelques objets de massage que j’ai pu amasser dans des boutiques spécialisées, les huiles n’ont étonnement pas été dévalisée lorsque le monde s’est effondré.
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Sujet: Re: Motherzone   Lun 21 Déc 2020 - 9:25
L’embarras de Thea était adorable. L’ukrainienne avait bien cerné ce qui avait fait son succès quasi immédiat auprès des clients. La douceur angélique de ses traits, l'intensité de ses grands yeux noirs, la gourmandise suggérée par sa bouche charnue, la candeur naturelle qu’elle dégageait, mêlée à une impression de sensualité latente. Sa question, bien que légitime, fit rire Oxana :

- Bien sûr, je ne parle que d’un massage.

Ce genre d’expérience ne l’avait jamais tenté, malgré tout ce qui lui était arrivé et toutes les horreurs que les hommes avaient pu lui infliger. Elle avait beau être… probablement au-dessus de la moyenne d’ouverture d’esprit des gens de son milieu d’origine, elle n’en restait pas moins assez traditionnelle là-dessus. Elle ôta son poncho, sous lequel elle portait un chemisier blanc écru, et le posa sur un coin du lit de la brésilienne.

- Je t’assure que je ne viens pas profiter de ce genre de service, rassura-t-elle quand Thea s’inquiéta de la « fin heureuse » ; même si c’était son truc, elle ne se permettrait pas, je veux bien le haut du corps, en insistant sur la nuque et les épaules.

C’était là surtout qu’elle était tendu à en avoir mal. Néanmoins, l’ambiance relaxante de la pièce et l’agréable parfum qui flottait tendait déjà à occulter toutes les angoisses qui l’attendaient en embuscade dehors. C’était souvent le cas dans les chambres de ses filles : chacune un univers, chacune une ambiance qui effaçait ce qui se passait à l’extérieur. Tandis que la jeune femme se préparait, Oxana déboutonna son chemisier et le fit rejoindre son poncho. Rien que l'atmosphère tamisé, rendu orangée par la lueur des flammes, donnait une incroyable envie de somnoler.

- C’est parfait comme odeur, garantit-t-elle à sa cadette.

Juste avant de s’installer, elle défit son sous-vêtement, sans être pressée par la pudeur, dévoilant totalement ce corps qu’elle en était parfois venue à détester. Personne n’avait pu le toucher depuis bien longtemps – depuis trop longtemps peut-être. Mais la haine était trop forte pour s’imaginer un seul instant céder aux caprices d’un individu. L’ukrainienne s’allongea sur la table, laissant la brésilienne entamer son œuvre.

- Comment tu te sens ? Avec nous je veux dire, demanda-t-elle, paupières fermées – après tout, elle était là depuis environ un mois. L’heure était au bilan.



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Sujet: Re: Motherzone   Jeu 24 Déc 2020 - 10:20
Je me sens un peu mal à l’aise à l’idée de me dire que j’ai dû passer pour une idiote devant Oxana qui se sent obligée, face à ma maladresse et mes hésitations, de préciser qu’elle ne vient ici que pour mes talents de masseuse, mais sans cette fin joyeuse que beaucoup viennent chercher entre ces murs. Je hoche donc doucement la tête d’un air contrit, avant qu’elle me précise qu’elle apprécierait un massage du haut du corps. Nuque et épaules, précise la belle ukrainienne, et je plisse doucement les yeux. C’est l’endroit où le corps emmagasine presque naturellement les tensions qu’on ressent au quotidien, et je me demande si la Boss est genre...stressée. Elle qui a toujours l’air si détachée...comme si rien ne pouvait l’atteindre. La question reste en suspend quelques instants dans ma tête, et alors qu’Oxana finit de se dévêtir, en validant ce choix d’huile, je vais mettre un fond musical, léger, à peine audible, à base de bruits de pluie, sur les toits, dans les champs, dans une forêt, de tonnerre...le genre de sons que j’écoute quand j’ai besoin de me détendre.

La belle ukrainienne s’étend sur la table, et j’attrape le plaid sur mon lit pour venir couvrir ses fesses et ses jambes, avant d’attraper une pince à cheveux. “-Je vais juste attacher tes petits cheveux, pour éviter de trop les salir avec l’huile.” Et alliant le geste à la parole, je m’occupe donc des jolies mèches blondes, avant de faire couler une bonne rasade d’huile dans ma main, et non directement sur sa peau. Avant, au salon de Bogota, on avait un petit appareil qui maintenait toujours l’huile tiède, mais je n’ai pas ça ici, et pour éviter toute mauvaise surprise, je préfère la faire chauffer un peu dans le creux de ma paume, avant de finalement appliquer mes mains sur le dos de la Boss. Si les premiers passages ne servent qu’à étaler l’huile, mes doigts se font rapidement plus précis, descendant dans un premier temps le long de la colonne vertébrale, avant de s’en éloigner progressivement. Il n’était pas difficile de trouver quelques points de tension, ici ou là, dont j'espère cependant venir à bout avant la fin de notre séance.

Mes doigts roulent sur sa peau satinée par l’huile, mes pouces insistant quand je sens un nœud, alors que sa question me prend un peu au dépourvu. Comment je me sens ? C’est...une question que je n’avais pas pris la peine de me poser depuis un moment, je dois bien l’admettre. Depuis trop longtemps peut-être même. Alors, mon premier réflexe est de garder le silence, laissant un simple “hmmm” m’échapper pour signifier à l’ukrainienne que j’ai bien entendu sa question, mais que je prends le temps d’y réfléchir. “-Ca va bien. Vraiment bien. Avant de vous rejoindre, je savais plus trop pourquoi je me levais les matins...je me contentais de...survivre un jour de plus. Tu vois l’idée…” Je mangeais parce qu’il fallait manger, buvais parce qu’il fallait boire, dormais parce qu’il fallait dormir. Mais plus rien n’avait de vraie saveur, ni un quelconque intérêt. Tout pesait trop. “-Mais c’est différent maintenant. J’apprends toujours à connaître les filles, je sais que je suis toujours la petite nouvelle, que j’ai encore des tas de preuves à faire...mais c’est agréable. De...d’avoir des gens à qui parler, de me dire que je fais partie d’une communauté, que quelqu’un s’inquiétera peut-être si je rentre pas un soir…” Je hausse les épaules, même si elle ne peut pas le voir, tout en continuant le ballet de mes doigts sur son dos, alors que je laisse un léger sourire trouver mes lèvres : “-Merci encore...de...de m’avoir donné ma chance.”
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Sujet: Re: Motherzone   Jeu 24 Déc 2020 - 23:17
Elle pouvait sentir les doigts de la jeune femme rouler sur sa peau, s’attarder sur les muscles tendus, pétrir sa chair fine. Les yeux fermés, la proxénète se sentait déjà ailleurs, transportée par le parfum qui flottait et les rumeurs de la – fausse – pluie. Les mots de Thea étaient ceux qu’elle voulait entendre, mais aussi ceux qu’elle espérait. Au-delà d’une simple question de survie de groupe et de « rentabilité » du motel, Oxana redoutait qu’un oisillon comme elle ne se fasse briser dehors. Même si elle avait su s’en sortir jusque-là, même si elle avait de la ressource… les femmes étaient trop souvent des proies qui n’attendaient que d’être abattues. A défaut de mieux, la brésilienne était mieux ici.

- Je vois ce que tu veux dire, assura-t-elle.

Ce n’était pas qu’une formule de politesse, l’ukrainienne ressentait réellement la même chose. Autrefois, quand elle-même troquait ses charmes au No man’s land, elle en était réduit à cette question : à quoi bon ? A quoi bon laisser tous ces types lui passer dessus, bafouer sa dignité, risquer de lui transmettre des cochonneries ? Survivre, mais pourquoi ? Après, il y avait eu le motel. Quand elle avait mis de l’ordre dans cette activité décousue, quand elle avait pu en protéger certaines de celles qui se faisaient trop souvent malmener. Mais… ce n’était que ces derniers mois qu’elle avait recouvert une raison de se lever chaque matin. Quand elle avait réalisé que ce qui l’unissait à ses filles étaient quelque chose de plus fort qu’un simple deal commercial.

- Tu es encore la « petite nouvelle » mais ta place est gagnée, rassura Oxana d’une fois engourdie par son corps qui se détendait, tu n’as plus à en douter.

Ses services fonctionnaient et depuis le « réveillon » à la cage, les clients revenaient peu à peu. L’ombre de la leptospirose s’estompait et ceux qui n’avaient pas rejoint New Eden se rappelaient que se faire plaisir de temps en temps n’était pas proscrit. Au contraire. La quarantenaire avait craint à un moment que le départ de Kara et Monroe plombe l’économie du groupe mais… finalement, elles s’en sortaient. Elles s’en sortiraient toujours.

- A partir de demain, tu pourras passer au même taux que les autres, souffla l’ukrainienne, tu peux garder la moitié de tes gains pour ton usage personnel.

Bien plus que ses 20% actuel donc. Mais dans son comportement, dans ses prestations ou dans les bonnes impressions qu’elle avait faite lors du lancement du cabaret, se trouvaient les preuves que Thea faisait partie intégrante de la famille. Avant de se laisser porter par la magie du massage, Oxana ajouta une dernière chose :

- Si tu as besoin d’autre chose pour améliorer tes services, n’hésite pas à me le dire…



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Sujet: Re: Motherzone   Ven 25 Déc 2020 - 12:29
Je hausse un peu les sourcils quand Oxana me dit qu’elle comprend ce que j’insinue à demi-mots, et forcément, ça me pousse à me poser quelques questions sur le genre de survie qu'a connu la jolie ukrainienne. Je n’ai posé aucune question, ce n’est pas trop mon genre de me mêler de ce qui ne me regarde pas, ou de forcer de quelconques confessions, mais j’ai déduis quelques petites choses de ce que j’ai observé de la blonde, sans savoir cependant si mes déductions sont justes, ou le simple fruit de mon imagination. En revanche, j’admire, j’envie même, sa force de caractère, cette façon qu’elle a de garder la tête haute en public, comme si rien ne pouvait l’atteindre, qu’elle était intouchable. Je crois qu’une part de moi aimerait bien être comme ça, et ne plus ressembler à ce petit chaton inoffensif que Jasper voyait en moi. La pensée de mon mari, où qu’il soit, me pousse à porter mon regard sur cette bague qui repose dans une petite coupelle en argent sur ma commode, avec le reste de mes bijoux. Que penserait-il s’il savait que je vis et travaille ici désormais, comment j’occupe mes journées ?

La Boss me détourne de ces pensées, de ces questions qui resteront sans doute à jamais sans réponse, alors qu’elle m’informe que même si je suis la dernière à être arrivée au motel, j’appartiens à ce lieu désormais, et elle ne peut pas voir le petit sourire timide, mais heureux, qui trouve mes lèvres. Ses mots me réchauffent, et je me rends compte que ma vie en solitaire à réellement pris fin, pour de bon cette fois-ci, et que j’ai désormais des femmes fortes sur lesquelles compter, et qui peuvent compter sur moi en retour. Ca m’émeut, comme une vague qui vient s’échouer sur les rivages de ma sensibilité, alors je pince les lèvres pour ne pas me mettre à faire de grands discours avec beaucoup trop de mots, ce n’est de toutes façons pas ce que je préfère, et puisqu’elle ne peut pas lire mes émotions sur ce visage qui ressemble parfois à un grand livre ouvert, je continue le massage, comme si de rien était, gardant cette petite étincelle de félicité au creux de ma poitrine.

Mes doigts continuent de s’activer, partant de ses reins pour remonter lentement et avec application jusqu’au haut du dos, et s’attarder sur cette nuque tendue. Je marque pourtant un temps d’arrêt malgré moi, mes mains s’arrêtant sur sa peau huilée, haussant les sourcils quand Oxana m’informe qu’à partir de demain, je pourrais garder la moitié de mes gains pour moi, entérinant le fait que je fais désormais partie sans l’ombre d’un doute de ce motel, de ce groupe de femmes...peut-être un jour aussi de la famille qu’elles forment, toutes ensemble. “-Merci Oxy.” C’est dit à mi-voix, elle peut aisément entendre l’émotion qui fait stupidement trembler ma voix, ce petit trémolo que je n’ai pas réussi à ravaler, bien malgré moi. Un sourire idiot s’impose sur mes traits, je le laisse y trouver sa place, personne ne peut le voir, et je poursuis mon massage, insistant en douceur sur les noeuds dans les trapèzes de la Boss, qui m’invite à ne pas hésiter à lui faire part de mes besoins. Je me mords la lèvre une seconde, avant de lâcher sans trop d’assurance : “-Maintenant que tu en parles, je...j’aurai bien voulu trouver un fauteuil tantra...mais tu sais quoi, on en discutera après. Profites de ton moment de détente, se sera plus agréable pour toi sans parler…” Et je prends encore un peu d’huile que je fais chauffer dans ma main, avant d’insister sur sa nuque, ses épaules, faisant appel à différentes techniques, à des rouler, des palper, quelques points de pression pour chasser la tension qui crispe le dos de l’ukrainienne. Le temps passe, j’y suis insensible, j’ai toujours trouvé ce moment aussi apaisant que mes clients, enfin...au moins jusqu’à la fin heureuse, quoi...
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Sujet: Re: Motherzone   Ven 1 Jan 2021 - 21:33
Un sourire s’était esquissé sur ses lèvres quand Thea l’avait remerciée. C’était à la fois touchant et… absurde. Ces filles qui la suivaient, l’écoutaient, se montraient reconnaissantes, comme si elle leur proposait une vie de château. Mais Oxana était une fleur des ordures, capable de s’épanouir dans les décharges… ce n’était pas pour autant qu’il devait en être autant pour ses protégés. L’année qui venait de s’écouler, leur monde s’était considérablement ouvert. Le groupe d’agriculteurs de la banlieue, les New Eden, autant d’opportunités de connaître mieux. Parfois, l’ancienne mannequin sentait que cette croisade libertaire devait être menée depuis son bordel, comme un ultime doigt d’honneur à la société patriarcale. La preuve que « travailleuse du sexe » et « féministe » n’étaient pas antinomique. Et puis… d’autres jours, elle avait la sensation de simplement répercuter sa propre rage sur d’autres. Comme un besoin de s’entourer d’autres poupées brisées. Mais cette dernière pensée n’avait jamais le dernier mot.

Jamais.

Autrement, ce serait reconnaître que c’était elle le problème, alors que c’était ce putain de système dessiné par des hommes. Quoiqu’il en soit, la quarantenaire consentit à faire ce que Thea lui suggérait et cessa de parler pour se laisser porter par ses massages. La fragrance qui l’embaumait, l’ambiance grisante de la pluie, les va-et-vient habiles des mains de la brésilienne… Oxana se sentit partir. Vraiment. Elle flotta momentanément sur un nuage, son corps moins douloureux, ses muscles moins tendus. Un long soupir d’aise lui échappa quand ce moment de paradis prit fin et il lui fallut de longues secondes pour émerger.

- Merci, Thea, lui souffla-t-elle en se redressant.

Ne s’exhibant pas plus que nécessaire, l’ukrainienne entreprit de se rhabiller avec apathie. Sa poitrine dissimulée par son sous-vêtement, elle rejeta dans son dos sa crinière blonde et posa ses prunelles bleutées sur la brésilienne.

- J’ai une question à te poser… pour avoir ton avis en fait, commença-t-elle ; Thea était un sujet intéressant puisqu’elle était encore suffisamment récente dans le groupe pour ne pas avoir été influencée par sa personnalité, New Eden, je vous ai dit ce que je savais sur eux, les témoignages combinés de Johanna et Valérian, qui traçaient un tableau déplorable de la réalité sous le vernis – un monde où les femmes n’avaient plus leur mot à dire, qu’est-ce que tu en penses, à titre personnel ? Interrogea Oxana en reboutonnant son chemisier, est-ce que tu penses que… tu préfèrerais la vie là-bas, à celle que tu as ici ?

La question l’intéressait. Thea était jeune et magnifique. Nul doute que cette fameuse communauté lui trouverait une place. La brésilienne n’avait qu’à demandé pour cesser de poser ses mains sur des inconnus et de s’offrir à des étranger, pour avoir une maison décente, des vêtements propres, un frigo plein et une vie paisible. Tout cela, au prix de son utérus. L’ukrainienne était profondément révoltée par cette idée mais elle avait besoin de savoir ce que ses filles en pensaient.



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Sujet: Re: Motherzone   
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