The Walking Dead RPG

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What are you so afraid of?
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Charlie Johansson
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Sujet: What are you so afraid of?   Dim 29 Nov 2020 - 21:20
Octobre 2020.

Les rayons du soleil qui filtrent à travers les rideaux me brûlent désagréablement les paupières et je fais passer la couette par dessus ma tête pour retrouver l'obscurité. Un sourire étire mes lèvres. J'ai chaud. C'est confortable. Le matelas sous mon corps, les draps propres autour de moi, l'oreiller sous ma tête. Il n'y a pas de corps aux relents de transpiration contre le mien dans un soucis de préservation de la chaleur comme ces derniers mois passés en extérieur, pas de réveil au moindre bruit suspect. Je ne grelotte pas à m'en déchausser la mâchoire et seul mon estomac qui se contracte et grogne fait écho à cette grande remontée en direction de Seattle depuis l'hiver dernier.
Mes compagnons de route ont continué sans moi leur périlleuse entreprise et m'ont laissé ici, trop inquiets à l'idée d'attraper la fièvre qui a emporté mon petit ami. Je ne suis pas morte. Et n'ai contaminé personne. Les dernières semaines ont été éprouvantes, du moins l'on m'a informé que plusieurs semaines s'étaient écoulées. Ça aurait pu être trois jours ou trois mois. J'ai passé la plupart du temps dans un sommeil agité ou portée par le delirium causé par la fièvre à ne plus savoir où j'étais, quand j'étais et si ce que je voyais était la réalité ou le résultat d'un esprit bien trop embrumé.

La fièvre a fini par tomber mais la fatigue perdure. Je suis d'ordinaire une matinale mais le soleil qui filtre par le rideau annonce que la journée est déjà bien entamée. À nouveau mon estomac se tord et grogne longuement et je me force à rabattre la couette sur ma poitrine, clignant des yeux pour m'habituer à cette nouvelle clarté, les cheveux emmêlés me retombant devant les yeux.

Il me faut encore plusieurs minutes pour me motiver et me lever, grimaçant face aux quelques crampes persistantes dans les muscles. Je suis encore faible. J'ai recommencé à m'alimenter correctement mais plusieurs mois de privation extrême ne sont pas sans conséquences. Je finis par enfiler un jean et un pull épais trop grand pour moi avant de me rasseoir le temps d'enfiler chaussettes et chaussures. Quand je me relève à nouveau, trop rapidement, la tête me tourne et je dois me rattraper au meuble le plus proche pour ne pas perdre l'équilibre le temps que les étoiles devant mes yeux s'estompent. Manger. Je ne pense souvent qu'à ça. La nourriture. Déjà avant je ne pensais qu'à ça. Avant les monstres, avant tout ça...
Mais je ne suis pas chez moi ici. Je n'ai pas ma place. Je ne demande jamais. J'attends qu'on me propose. Allegra propose toujours.
Je finis par sortir de la chambre dans laquelle on a pris soin de moi depuis mon arrivée et descends dans l'espoir d'y trouver cette cascade de cheveux de feu. Quand j'arrive vers la cuisine, ce n'est pas sa voix que j'entends pourtant. M'approchant, je m'arrête à l'embrasure, ne laissant apparaître qu'une moitié de visage, des cheveux emmêlés toujours devant le visage. Ils sont deux. Matias et Hazel. Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de leur parler depuis que je suis ici, trop malade ou trop fiévreuse ou trop... timide ? Mais je les ai observés et entendus discuter. J'ai pu comprendre qu'ils formaient tous une famille. Une famille à part. Il ne faut pas être fin observateur pour voir que la ressemblance n'est pas frappante. Ma mère les aurait appelé ''les bronzés''. Je n'ai jamais compris pourquoi elle n'aimait pas ces gens. Je sais en revanche que ce mot choque la plupart des personnes qui l'entendent.

Je ne sais pas comment agir avec eux. C'est leur maison, et je suis une étrangère. Si je commets un impair, est-ce qu'ils me renverront là d'où je viens ? Je reste dans l'embrasure, incertaine. Je n'ai pas envie de les interrompre mais j'ai faim. J'ai toujours faim.


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Matias Padilla
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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Dim 29 Nov 2020 - 22:36
Ils l’avaient trouvée, tremblante et trempée de sueur, abandonnée seule dans la forêt. Menue, visiblement amaigrie, et rongée par la fièvre. L’espace d’un instant, l’image d’Hazel s’était superposée à la sienne et Matias avait eu peur. Viscéralement peur. Depuis la mort de leur père, et la grippe sévère de sa cadette l’hiver dernier, il craignait la faucheuse comme jamais. Il l’avait laissée prendre Hunter, lui avait lui-même offert Shelby. Il ne permettrait pas qu’elle prenne encore quelqu’un. Même cette fille, cette inconnue dont il ignorait tout. Précautionneusement, ils l’avaient ramassée, et ramenée chez eux. Pendant des semaines, Allegra avait été à son chevet. Sa mère et lui avaient cela en commun. Les chiots blessés leur fendaient le cœur et ils ne pouvaient s’empêcher d’en prendre soin. Peu à peu, avec beaucoup d’attention, ils étaient parvenus à arracher l’inconnue des griffes de la mort. Dans ses rares phases de conscience, elle leur avait livré un nom. Charlie. Quelques lettres, et rien de plus. Il doutait même qu’elle s’en souvienne. Mais lui l’avait imprimé, gravé dans sa mémoire. Sentimental, Matias tenait à le préserver. Pour le cas où une brusque rechute leur enlèverait leur protégée. Pour savoir quoi écrire sur la tombe.

Ce matin, Allegra l’avait trouvée endormie, apaisée. Sa mère avait délivré ses instructions par habitude, avant de partir avec Tariq à bord du pick-up. Comme chaque automne, de petits rhumes auguraient de l’hiver à venir et retiraient les plus faibles à leurs parents. Et comme chaque automne, l’italienne se dévouait pour aller les soigner. Appuyé sur le plan de travail, Matias fixait vaguement le fond de sa tasse de café. Face à lui, Hazel faisait de même. Ce n’était que le milieu de la matinée, mais il était déjà urgent de se noyer dans le précieux breuvage. Il suivait avec peine la conversation de sa cadette, pour une fois plus intéressé par l’idée de se recoucher. Réprimant un bâillement du dos de la main, adressa un regard d’excuse à sa soeur. « Désolé Haz’, tu sais ce que c’est… » Relevant du nez, il s’interrompit en apercevant la silhouette de Charlie. A ses cheveux défaits et son air hagard, il devenait aisément qu’elle venait de se réveiller. « Bien dormi ? » Sa question s’accompagnait, comme toujours, d’un sourire plein de bonté. Parce qu’il n’est fait que de cela. De la bonté, et une affection particulière pour les choses brisées.


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Hazel Parks
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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Lun 30 Nov 2020 - 15:48

J’suis en train de faire la conversation toute seule et j’me rends bien compte que Mat m’écoute pas trop. Vaut mieux que je la boucle, il a l’air crevé, chose qu’il me confirme à peine une seconde plus tard et j’m’en veux. Comme d’hab, j’parle trop. J’ai envie de m’excuser, mais comme mon frère j’repère notre petite rescapée dans l’embrasure de la porte. J’efface de suite ma tête de fille qui se sent coupable et j’lui offre un grand sourire pour qu’elle se sente à l’aise de venir avec nous. Mon frère lui demande si elle a bien dormi, je l’espère ! Elle en avait bien besoin. J’suis vraiment contente qu’on ait pu faire quelque chose pour Charlie. De la voir sur pied, même avec son air un peu endormi, ça me réchauffe le cœur.

Je la laisse répondre à Mat, avant de redémarrer la machine à café. Elle en voudra surement un, ou alors peut-être du thé ? Ou de la tisane ? Faudra que je fouille les cabinets, mais je sais qu’on en a !

- Viens, fais-toi une place. Tu dois avoir faim ? J’lui fais signe de s’asseoir à la table et déjà je me dirige vers le frigo. On a quelques œufs trouvés en forêt. Ce sera mieux quand on aura nos poules, mais c’est déjà ça. Quelques légumes aussi et des petits fruits. J’vais lui faire une bonne assiette. Tu veux quelque chose à boire ? Eau, café, tisane, thé ?

J’me retourne vers elle un petit instant, toujours souriante pour l’écouter me répondre. Elle a l’air mieux. J’lui préparerai de quoi se couler un bon bain après, rien de tel pour les courbatures quand on a été bien malade.

- Comment tu te sens ?

Probablement pas top. J’aurais peut-être pas dû demander, mais ça vient vraiment du cœur de prendre de ses nouvelles comme ça, à elle et pas venant de ma mère. J’veux que Charlie se sente à l’aise ici, le temps qu’elle sera avec nous, peu importe si ce sera long ou court. J’me demande du coup si elle a des gens qui la cherchent, qui s’inquiète pour elle. J’me retiens avec mon petit interrogatoire, c’est pas le moment.


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Charlie Johansson
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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Mar 1 Déc 2020 - 13:44
Repérée, je me décale légèrement pour ne pas donner l'impression que je les espionnais, tentant de remettre un peu d'ordre dans la crinière qui me sert de chevelure. J'acquiesce à la question de Matias. Dormir, je ne fais presque que ça depuis quelques semaines et je ne m'en sens pas moins fatiguée. Il me faudra du temps pour rattraper tous ces mois de privation et me remettre complètement, je le sais. Ce qui me laisse également le temps de profiter de cet endroit et de ce qu'il a à offrir. Après tout, ils ont une obligation morale de me garder jusqu'à ce que je sois parfaitement remise. Je ne comprends pas forcément ce principe mais il paraît que ce sont ce que les gens ressentent dans ce genre de situation, et ce n'est pas moi qui irai les contrarier.
Et quand Hazel m'invite à les rejoindre, il faut quelques secondes à mon cerveau pour commander aux muscles de mes jambes de se mouvoir à nouveau. À l'évocation de la nourriture, mon ventre grogne assez fort pour se faire entendre dans toute la pièce. Dans un réflexe une main, planquée sous la manche trop longue de mon pull, vient caresser mon estomac. « J'ai... plus ou moins tout le temps faim. » Ma voix est rocailleuse de ceux qui n'ont plus assez parlé pendant un temps prolongé et je me racle la gorge, prenant finalement place en face d'eux.

Mon regard se porte rapidement sur le frigo ouvert et je salive déjà. Paradoxe. Pendant des mois entiers il m'a été presque impossible de trouver des denrées encore consommable, ici, il suffit d'ouvrir une simple porte. Ce n'est d'ailleurs que lorsque l'une de mes sauveuses parle de café et que je vois leur tasse que mon odorat s'éveille à nouveauet que l'odeur empli mes narines. Bon sang... depuis combien de temps n'avais-je pas goûté à ça ? Pas depuis les premiers mois de ma survie à l'église. Les stocks avaient rapidement été épuisés et depuis... plus rien. « Vous avez du café ? » Ma surprise n'est pas feinte mais répond au moins à la demande de Hazel. Les plantes, j'ai toujours aimé les planter, les tailler, prendre soin d'elles, pas les boire. Quant à savoir comment je me sentais, je n'étais jamais certaine de ce que les gens sous entendaient quand ils le demandaient. Après tout, j'avais rapidement compris qu'ils se moquaient de la réponse quand ils s'inquiétaient de savoir comment vous alliez. C'était une simple norme sociale, futile, une formule de politesse. Personne ne voulait vous voir répondre à la négative et étaler vos petits problèmes. Alors comme toujours, je préfère dire la vérité. « Fatiguée. Et des courbatures. Mais je suppose que c'est normal. » Je ne toussais plus, je n'avais plus d'horribles crampes dans chaque muscle de mon corps, et je parvenais à dormir sans interruption de montées de fièvre. En comparaison à ses derniers mois, j'allais plutôt bien.

Retournant les manches de mon pull jusqu'aux coudes pour ne pas qu'il me gêne, mon regard se porte sur cette pièce, sur chaque objet la composant, comme si l'un deux avait le pouvoir de me donner des détails sur leur façon de vivre. « Allegra n'est pas là ? » Je fais résonner ma question de la manière la plus innocente possible. Il paraît que ce n'est pas compliquée avec ma bouille, ça non plus je ne comprends pas vraiment pourquoi. Elle me fait penser à Joan. Ses yeux clairs, son sourire, sa bienveillance. Elle aussi sent toujours bon.  


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Matias Padilla
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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Dim 6 Déc 2020 - 23:29
Egal à lui-même, il ne se départit pas de son sourire, alors que Charlie est visiblement gênée par son allure. Lui n’y accorde pas d’importance, simplement satisfait de la voir sur pied. Amaigrie, c’est vrai, mais vivante. Capable de se mouvoir, de réfléchir, de parler. Après une fièvre aussi forte, il était facile de craindre des séquelles. Allegra ne l’avait pas dit, mais Matias l’avait lu dans son regard. Sa mère l’avait vu une fois ou deux depuis le début, toujours chez les plus faibles, les plus vulnérables. Et Charlie ne faisait pas exactement partie des personnes les plus robustes que Matias ait pu rencontrer. Encore que, à la voir s’avancer à pas précautionneux dans la cuisine, il remet son jugement en question. Plus encore, en entendant clairement son ventre gargouiller. Il retient difficilement un rire et plonge le nez dans sa tasse, comme pris en faute. « Désolé, je ne voulais pas… » Il lève une main en signe d’excuse, avant d’indiquer une chaise libre à la jeune femme. « On a pas encore commencé à préparer le déjeuner, mais si tu veux du pain et de la confiture, tu peux. Ou Haz’ te fais une omelette, comme tu veux. » Sans attendre la réponse de la brune, il piocha dans les placards le pain à la farine de châtaigne et la confiture de fruits rouges, qu’ils avaient fait eux-mêmes.

Lorsque la machine à café se met en route, la surprise de Charlie l’amuse, encore une fois. Mais il retient son sourire. « C’est pas tout le temps du vrai. Ça dépend de ce qu’on trouve. Souvent, c’est du pissenlit, ça fait bien le job, la caféine en moins. Mais le goût est un placebo suffisant. » Esquissant cette fois un sourire neutre, il attrape cette fois une tasse propre qu’il tend à Hazel. Puis, reprenant la sienne pour avaler une gorgée de sa boisson, il laisse à Charlie le temps de répondre à la question d’Hazel. Il a été suffisamment bavard comme ça, bien plus qu’il ne l’est en temps normal. Probablement que la présence d’une étrangère le rend nerveux. Rien de plus compréhensible, après tout. Après cinq ans d’une vie recluse, souvent coupée des communautés alentours, accueillir une inconnue chez eux le perturbe. Sa dernière expérience a mené son père à la mort et il ne laissera pas cette erreur se reproduire.

Contournant le plan de travail, Matias vient prendre place sur une chaise, face à Charlie. Il a eu tout le loisir de la détailler durant les longues heures de veille, et il est facile d’éviter de la fixer ouvertement. Avec son visage d’ange, on doit lui faire facilement confiance. Sa carrure de poupée n’arrange rien évidemment, et il ne doit pas être le premier à avoir envie de la protéger envers et contre tous. Par nature, il est vite tenté de jouer les héros avec les laissés pour compte, les abandonnés de la vie. Un instinct dont il doit se méfier, il le sait. Mais l’air perdu de Charlie joue sur la corde sensible. Lorsqu’elle s’inquiète de l’absence d’Allegra, néanmoins, il hausse un sourcil surpris. Jalouserie d’enfant, il en a conscience. A moins qu’il ne s’agisse d’une peur d’adulte, effrayé à l’idée de perdre son dernier parent et d’être laissé seul dans ce monde étrange. « Non, elle reviendra ce soir, peut-être demain. » Il reste évasif, lâchant sa réponse sur un ton neutre. Pour l’instant, ils accueillent la jeune femme le temps qu’elle se remette complètement. Plus tard, si ils décident de rendre son séjour permanent, ils pourront vraiment s’ouvrir à elle.


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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Lun 7 Déc 2020 - 14:31

Je souris au grognement de son estomac et je donne une petite tape amusée contre le bras de Mat quand il pouffe de rire. C’est mignon, ça prouve bien ses dires elle a pas du tout à s’en faire et Mat s’excuses rapidement au cas où. Elle a de l’appétit donc, j’pense que c’est bon, c’est forcément bon oui. De la voir réagir quand je lui offre du café, ça me rend encore plus heureuse de pouvoir lui en servir quelques tasses. J’aime faire plaisir aux gens, c’est juste plus fort que moi.

Mon frère me file une tasse et je vais m’occuper de faire du café pour notre invitée. Dès qu’elle fera un choix aussi, j’pourrai commencer le petit-déj. J’espère qu’elle hésitera pas à manger à sa faim. Ce serait mon genre ça, par gène et pour pas prendre trop de bouffe aux gens qui m’invitent. Je faisais souvent ça avant, aujourd’hui j’serais sans doute pire encore. Pas question qu’elle tente de faire ça, ici, elle pourrait manger jusqu’à ne plus avoir faim pour vrai et j’allais y veiller. Puis, quand elle me parle de ses courbatures, ça me renforce encore plus dans ce que je voulais lui proposer.

- J’te sortirai des serviettes après le repas si tu veux, tu pourras prendre un bon bain chaud. Ça va t’aider avec les courbatures. Y nous reste encore du sel d’Epsom. C’est pas comestible ce truc, mais ça fait de petits miracles quand on se faire cuire un peu dans le bain.

Je lui dépose une tasse de café fumante devant elle, pis j’m’attèle à la cuisine, allumant l’un des ronds de la cuisinière et préparant une omelette. J’en profite pour trancher quelques tranches de pain et les place dans le grille-pain. Quand j’entends que Charlie nous demande où est maman, j’me crispe un peu. Heureusement, j’suis dos à eux, mais… j’sais pas. Ça m’a fait un petit quelque chose qu’elle demande ma mère, alors que Mat et moi on est là. Limite, j’sais que j’suis pas la plus intéressante ni la plus connaissante…  J’ai l’impression de pas être assez, comme d’hab en fait.

J’suis jamais assez.

J’essaie de me dire que c’est parce que maman a passé beaucoup de temps à son chevet. Ça doit jouer forcément. Charlie avait pas encore trop discuté avec nous, tout ça, j’essaie de rationaliser un petit peu pendant que Mattias lui répond vaguement.

J’sors quelques assiettes et je commence à les remplir, avant de venir les poser devant mon frère et notre invitée, en souriant bien sûr, parce mes états d'âme à la con c'était pas important de partager ça. .


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Sujet: Re: What are you so afraid of?   Lun 7 Déc 2020 - 17:01
Ne comprenant pas vraiment pourquoi l'homme rit, je cherche ce que j'ai pu dire comme énormités, consciente qu'il arrive trop souvent que les mots sortant de ma bouche soient mal interprétés. Je cherche, mais ne trouve rien, et abandonne finalement bien vite. Je n'ai pas la force de détailler chaque parole qui sort de ma bouche, ni de réfléchir à tout avant que les mots soient prononcés. Ça demande une mécanique et un effort que je ne peux fournir qu'en pleine possession de mes moyens. Et puis il a ri. Parfois, les gens se vexent ou se mettent en colère quand je leur réplique un truc et je ne comprends pas toujours pourquoi. Tandis qu'il énumère les différentes possibilités de repas, je me demande un instant si je ne suis finalement pas encore endormie, portée par la fièvre et en plein delirium... « Des œufs ! » Je le coupe presque à la mention d'une omelette avant de me rendre compte que mon enthousiasme peut être pris pour de l'impolitesse. Me recroquevillant quelque peu sur ma chaise, je triture les manches de mon pull qui sont déjà redescendues à mes poignets. « Désolée... » Je ne le suis pas, mais il paraît que c'est toujours mieux de s'excuser de son impolitesse, une sorte de règles tacite pour le commun des mortels que j'ai appris à appliquer même si je trouve tout ce cinéma complexe et ma foi très inutile.

Me retenant de grimacer à l'évocation de sa décoction de pissenlit, je ne quitte plus des yeux les mouvements de Hazel qui s'active pour... moi ? Et quand cette dernière évoque un bain chaud, mes yeux s'agrandissent à nouveau comme des soucoupes. Je ne remarque pas immédiatement que ma bouche s'est légèrement entrouverte pour y symboliser ma surprise. L'une de mes mains se porte sur mon poignet et du pouce et de l'index j'en pince la peau au niveau de l'os, me retenant de grimace quand la douleur s'irradie. Je n'ai plus connu ça depuis...cinq ans. L'eau courante a vite disparu à l'église et seule la récupération des eaux de pluie nous a assuré quelque confort pendant les premières années. Puis il y avait eu cette longue errance où l'hygiène n'était plus devenue une priorité. Et cet hiver, glacial, rude, creux... « Un bain.... chaud ? » Le reste me semble sans importance. Enfin excepté la nourriture. Surtout la nourriture.

Je n'ai d'ailleurs pas besoin de la remercier avec des mots quand la jeune femme pose une tasse de café devant moi, plantant mes yeux dans les siens comme si elle était la huitième merveille du monde. Je ne reporte mon attention sur Matias que lorsqu'il évoque Allegra. Quelque chose a changé dans son attitude. C'est subtil, bref, et si je n'en comprends pas la raison, même si les normes sociales me passent au-dessus de la tête, je suis bonne pour percevoir ce genre de choses. C'est après tout, ce qui m'a permis de me fondre dans la masse. Analyser les comportements des autres pour mieux les calquer. « D'accord... » J'essaie d'évaluer ce qui pourrait la pousser à s'absenter de cette maison, la raison, le but, mais mon esprit est trop embué pour tout ça. « Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de la remercier pour tout ce qu'elle a fait pour moi. » Je n'étais pas en état et c'est rarement ce genre de considération qui me traverse l'esprit en premier, même dans un état normal. « De vous remercier tous pour ce que vous avez fait. » Cette fois, je me rattrape à temps. Ils prenaient tous soin de moi depuis plusieurs semaines maintenant, sans, pour le moment, n'avoir rien demandé en retour, ce qui était déjà louche en soi. « Il n'y a plus beaucoup de monde qui agit comme ça maintenant... » D'ailleurs... « Même avant en fait. » Je hausse les épaules inconsciemment. La nature humaine, vaste chantier dont je n'avais même pas les fondations.

Louchant sur mon café, je relève la tasse à deux mains par crainte de renverser son précieux nectar, le portant à mes lèvres après avoir soufflé un peu dessus. Je ferme les yeux quand mes papilles se réveillent à cette saveur familière, c'est le paradis. Un goût de chez soi. Et devant mes yeux, quelques minutes plus tard, c'est bien une omelette qui arrive et je dois me retenir de la dévorer sur le champ, sentant ma jambe trembler d'impatience sous la table. Je patiente ce qui me semble être une éternité pour un temps de latence qui me semble correct avant de piocher une première fourchetée que je porte à ma bouche. Puis deux. Puis trois. La bouche pleine, je relève finalement mon regard vers les deux autres, bloquant un instant tout mouvement. Ah.... apparemment je n'ai pas attendu assez ? Mâchant plus rapidement pour vider ma bouche, je finis par avaler la dernière bouchée. « Désolée... » Je ne le suis toujours pas mais ça n'a pas vraiment d'importance, je ne suis pas certaine que les autres le soient quand ils le disent de toute façon. « C'est vraiment délicieux Hazel. » Je lui adresse un sourire chaleureux, avant de reprendre une autre bouchée, me contenant cette fois-ci.  

Ce n'est que lorsque mon estomac semble ne plus se tordre d'être vide que je m'autorise une question d'ordre plus personnel, mais comme celle-ci me concerne, j'imagine que ce n'est pas indélicat. « Les gens qui m'ont laissé ici, mon groupe je veux dire... ils vous ont dit où ils allaient ? » Simple curiosité, ça ne m'arrive pas si souvent.


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Sujet: Re: What are you so afraid of?   
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