The Walking Dead RPG

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A guardian angel, one for the other.
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Alan Nielsen
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Sujet: A guardian angel, one for the other.   Lun 23 Nov 2020 - 21:26
A guardian angel,
one for the other.

Je sais que vous avez la beauté destructive
Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir.
Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie.
Moi, je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"


Les derniers jours avaient été pénibles. Si Alan ne s'était pas inquiété pour son bras, il ne se doutait pas qu'il resteraient plusieurs jours cloué au lit, prit d'un mal de tête sans précédent à cause du coup à la pommette. Celle-ci laisserait une vilaine cicatrice et l'empêchait de manger correctement. La douleur était telle qu'il préférait prendre ses repas, pudiquement, enfermé dans sa caravane, plutôt que de se montrer aux autres au grand jour comme un vieil estropié. Cependant, il accueillait sans broncher Kaz et ses venues intempestives. Après tout, il s'était montré présent pour lui et n'avait vraiment pas envie de se prêter à son petit jeu habituel du suis-moi je te fuis. Pas cette fois, pas maintenant. Le cinquantenaire était fatigué et quelque peu dépassé par les événements. Tout ce que cette opération avait réussi à faire, c'était plomber le moral des troupes et traumatiser certains d'entre eux en plus de risquer d'en tuer, purement et simplement. Une mission qui contrariait notre galeriste, si méthodique et précautionneux d'ordinaire.

De plus, la Bête en lui semblait bouder ses actions et pensées, mécontente par ailleurs de s'être faite frapper sur le nez comme un vulgaire chiot qu'on gronderait. Alan se retrouvait alors nu face à lui-même, face à une réalité dont il ne pouvait rejeter la faute sur personne : il avait manqué de retenu, et son âge avait été un frein dans ses actions, physiquement parlant. Il sentait qu'il aurait besoin de s'entraîner davantage, peut-être auprès de Connor ou de Bruce, pour espérer pouvoir suivre le rythme. Hors de question de passer pour un infirme ou une charge pour le groupe et encore moins pour le bel éphèbe dont Alan s'était épris.

C'était alors le bras en écharpe qu'Alan chercha à s'observer dans le miroir de la porte du coin chambre de sa caravane. Habillé d'un simple gilet donc l'une des manches pendait tristement, Alan se débrouillait comme il le pouvait pour changer son pansement, les sourcils froncés. Un peu d'aide n'aurait pas été de refus mais le galeriste se refusait d'imposer sa présence à qui que ce soit, même à Kaz vers qui il aurait pu se tourner naturellement. Bien sûr, il s'agissait là d'une simple affaire de fierté : jamais le grand brun n'accepterait de passer pour quelqu'un de diminué ou d'infirme, jamais. Alan avait toujours tout fait pour paraître distingué, plein de retenu et particulièrement doué pour la manipulation, l'observation et le pragmatisme... Alors qu'on le voit ainsi accoutré en train de se battre avec un seul bras de valide pour ouvrir une simple gaze stérile ?! Hors de question, pensa-t-il automatiquement.

Mais ne parvenant pas à se débrouiller seul, la Bête en Alan se sentait d'autant plus punie, vexée et outrée par leur situation. D'un geste sec, Alan envoya balader la trousse à pharmacie à travers la pièce. Il y eut un instant de silence, puis il entendit qu'on frappait à la porte. Soupirant, se passa sa main valide sur le visage, Alan se mit en route pour ranger les différents éléments désormais éparpillés sur le sol. « C'est ouvert... » Indiqua le galeriste d'une voix passive qui traduisait de son agacement.



APOCALYPSE IS A CONCEPT

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Kaz H. Hargraves
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CASIER DE SURVIVANT
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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Mer 25 Nov 2020 - 2:16

I wish you were here --The world's a roller coaster and I am not strapped in. Maybe I should hold with care but my hands are busy in the air.

Le carnage se fait toujours sous la peau, sous les tempes. Je sais que ça va prendre du temps, ce n'est pas l'histoire de quelques jours que de chasser les doutes et les questions. Soulagé de ne pas avoir versé de sang, ce n'est pas pour autant que dans l'ensemble, je me juge innocent. Un groupe, une cause. Les crimes des uns sont ceux des autres. Des deux côtés d'ailleurs. Je ne suis pas du genre à me cacher derrière une vérité absolue et unique. Tout n'est question que de point de vue. Je n'ai pas voulu finalement demander à Alan qu'il me raconte en détail ce qu'il s'est passé. Les images ne sont pas celles que j'ai envie d'avoir. Je passe pas mal de temps tout seul à tenter de retrouver un équilibre qui m'échappe. Trop de choses qui pèsent sur le ventre pour parvenir à se débarrasser de toutes les émotions emmagasinées là-bas. Les miennes, celles des autres. La solitude pour pansement, pour chasser le chaos. Pas encore efficace pour le moment, les sautes d'humeur se font trop nombreuses. Le besoin d'enfouir comme celui d'extérioriser.

Je reste seul aussi pour trouver l'énergie d'aller rendre visite à Alan le plus souvent possible. Je ne suis toujours pas pleinement convaincu qu'il est vraiment là. J'ai besoin de vérifier, souvent. Qu'on ne me l'a pas enlevé. Qu'il est bien là dans la caravane à côté, pas le fruit de mon imagination ou d'un délire qui m'aurait à ne pas vouloir admettre la vérité. Alors, j'y vais, les doigts qui s'agrippent à lui. Tâter la chaleur, recueillir le souffle et parfois repartir aussi vite, une fois la preuve trouvée. Pas certain d'assumer pleinement ce besoin et conscient que de son côté, il a certainement besoin de temps pour lui aussi. Ce n'est pas tout à fait le même Alan pour le moment, pas tout à fait le même Kaz non plus. L'équilibre pas encore retrouvé. Je les guettes ceux qu'on était, qu'on va redevenir. Je l'espère.

Allongé sur mon lit, je fixe le plafond en fumant une clope. La peau qui tire toujours de savoir si la sienne se porte bien. Je pousse un grognement rageur en chassant les draps enroulés entre mes jambes. Onyx qui bondit au passage avant de m'adresser un regard de plus blasé. J'ai osé déranger mon seigneur le chat. Je me redresse, balance mes jambes hors du lit. Encore ce besoin d'aller le voir et ça fait déjà trois fois que je lutte aujourd'hui pour ne pas céder. Il est là, c'est bien lui, j'ai pas besoin de plus de preuves si ? Peut-être juste besoin de voir la lueur briller dans son regard. De trouver un moyen de le titiller, de le réveiller. Je ne sais pas comment. Je ne veux pas le brusquer. A moins que tout simplement je ne veux pas risquer qu'il s'éloigne. Il semble un peu absent, c'est déjà plus que je ne parviens à gérer. Et je sais que moi-même je ne suis pas en mesure de prendre le risque de jouer sans accepter celui de me brûler les ailes. Ma main remonte à mes cheveux que je chasse vers l'arrière. Je me pose trop de questions. Retourne tout dans tous les sens. Non. Il est temps de retrouver un peu du Kaz spontané.

J'enfile un pantalon et un sweat-shirt. Sans perdre une seconde de plus je bondis hors de chez moi et comme presque toujours quand je vais chez lui, j'y vais pieds nus malgré le froid et l'humidité. Je m'arrête devant sa porte, hésitant à faire demi tour. Laisser le manque s'installer d'avantage pour en profiter mieux après. Je me mords la langue en secouant la tête. Ma main qui remonte vers la porte et au même instant j'entends le bruit que quelque chose qui tombe. Se fracasse au sol plutôt. Je suis tenté d'entrer dans demander, mais je me résonne et toque à la porte.

C'est ouvert... 

Je pousse la porte. L'impression que je peux déjà sentir l'orage dans le fond de sa voix, dans ce qui émane de la pièce. Il est penché et ramasse ce qui semble être le contenu d'une trousse de pharmacie. Il est contrarié, j'ai pas besoin de le toucher, d'en voir plus, pour le sentir presque comme une claque quand j'ai ouvert la porte. Je serre la mâchoire et me dirige vers lui, la main qui vient glisser dans son dos.

Non mais te défouler là-dessus ça n'arrangera juste rien du tout. Si t'as besoin d'aide, tu viens me trouver, pas de fierté qui tienne.

Je ne suis pas certain d'avoir fait un choix judicieux en lui parlant de fierté. Ma main remonte à son épaule, vers sa nuque et se glisse pour venir tourner son visage vers moi. Il a besoin d'un nouveau pansement, la blessure n'est pas belle à voir. Il doit solidement dégusté. Je grimace un peu, toujours en échos à ses douleurs, qu'elles soient morales ou physiques. Mon autre main se glisse sur la sienne pour récupérer ce qu'il a ramassé au sol, lui faisant un signe de tête indiquant que je peux très bien m'en occuper.




    We are not written for an instrument alone; I am not, neither are you. I’m not wise at all. I told you, I know nothing. I know books, and I know how to string words together.It doesn’t mean I know how to speak about the things that matter most to me.
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Alan Nielsen
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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Jeu 26 Nov 2020 - 15:29
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L'arrivée de Kaz était à la fois une bénédiction et une vraie plaie. Le galeriste sentait son égo gonflé et irrité de se faire voir dans un tel accoûtrement, une telle position et une telle situation. Il eut un frisson dans le dos lorsque la main chaude vint glisser sur sa peau. En quelques instants, le corps crispé du cinquantenaire se détendit légèrement. Il accompagna le geste du tatoué pour finir de ramasser l'une des pochettes de gazes stériles, puis, il s'assit sur la petite table du coin cuisine. « J'ai pas voulu me défouler... J'arrivais pas à l'ouvrir. Le geste m'a échappé... » Se défendit cependant Alan avant de se frotter l'arrête du nez avec sa main valide. Le galeriste grimaça, car la peau tirée, meurtrie de sa pommette, rendait douloureux tous les mouvements trop brusques pour sa plaie encore assez vilaine.

Soupirant, il rouvrit les yeux pour regarder le bel éphèbe se charger de ramasser la bêtise du galeriste. Il devait veiller sur lui, et non l'inverse... Il était censé gérer ses mouvements, ses agissements... Il ne devait pas se laisser prendre au jeu de la super-violence et garder le contrôle... Seulement, la Bête en avait décidé autrement. Alan la désignait comme responsable de sa défaite... Le grand brun, affaissé sur le bord de la table de la cuisine, réajusta son écharpe et soupira de nouveau. « Je ne veux pas que tu te sentes obligé. » Alan sentait que son inquiétude de ses derniers jours traduisait un attachement certain pour le jeune homme, un sentiment dont il se méfiait. Serait-il moins performant ? Serait-il du genre à trop se laisser aveugler par ces sentiments. Il croisa le regard du tatoué et se mordit la lèvre inférieure. Ce jeune hommme avait une aura autour de lui, une aura à la fois sombre et sucrée, irrésistible. Entre leurs corps, un courant électrique délicieux les traversait de part en part, les animant d'un magnétisme puissant. Il sentait, rien qu'en l'observant une force mystérieuse qui lui donnait envie de glisser ses mains sur lui, de le parcourir entièrement, de sentir son souffle chaud contre le sien...

« J'aurais dû être plus présent. Je... » Alan pinça les lèvres, refusant presque de laisser échapper un désolé qui lui brûlait pourtant l'esprit. D'un autre côté, tout le monde était vivant. Tony avait faillit passer à côté d'une mort certaine, mais ils étaient tous vivants. Bruce était meurtri et choqué par ce qu'ils avaient fait, mais ils étaient tous vivants. Connor semblait perdu face aux révélations des habitants de New Eden, mais ils étaient tous vivants... La Bête, à l'intérieur du cinquantenaire, grogna de mécontentement, et d'un geste boudeur, sembla tourner le dos à son propriétaire, le laissant simplement seul avec lui-même. Mais Alan n'était pas seul, il savait qu'il pouvait compter sur Kaz. Seulement, il ne savait pas encore s'il pouvait se l'autoriser. Encore une fois, la simple idée d'être un poids était insupportable.

Tendant la main pour attraper l'avant-bras de Kaz, il lui indiqua d'un geste de la tête qu'il le laissait alors s'occuper de sa plaie. De toutes manières, cela ne servait à rien d'insister d'un air puéril : Alan avait bras immobilisé, il ne pouvait tout simplement pas s'occuper de lui correctement seul. « Dis-moi comment tu te sens Kaz... » Lui demanda-t-il, le ton de sa voix incertain. Cela ressemblait à la fois à un ordre, mais aussi à une requête, un gémissement dans la nuit de la part d'un homme décontenancé par les événements et les conséquences de ces derniers.




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Kaz H. Hargraves
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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Jeu 26 Nov 2020 - 22:25

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J'ai pas voulu me défouler... J'arrivais pas à l'ouvrir. Le geste m'a échappé...

Je lui réponds par un simple bruit de gorge. Je ne suis pas pleinement convaincu, mais je n'ai pas à juger de ses intentions. La frustration est pourtant palpable. Tout autour de lui. Même lorsqu'il grimace de la douleur provoquée par sa blessure et que mon souffle s'accélère le temps de quelques bouffées avant de se calmer. Je termine de ramasser les objets au sol. Il prend appuis contre la table, je me dirige vers lui et pose les objets sur cette même table en prenant soin de laisser mon corps effleurer le sien au passage. Incapable de lutter contre cette puissante attraction qui envahit tout mon être dès qu'il est dans les parages.

Je ne veux pas que tu te sentes obligé. 

Je secoue la tête, ma langue qui vient taper contre mes dents dans un claquement sonore. Je devrais peut-être montrer les crocs, reprendre le jeu. Lui montrer que rien n'est acquis et qu'il a plutôt intérêt à sortir les griffes. Tout de suite. Pour me les planter dans l'échine, que je ne tente pas de m'enfuir. Un frisson me glisse le long du dos et je relève la tête vers lui. Je n'y parviens pas. Pas encore. Ses griffes sont déjà plantées, il s'agit simplement de l'admettre. Lui ou moi. Je m'approche de lui et viens me glisser entre ses jambes. Je le repousse doucement comme pour l'inviter à s'asseoir sur la table. Mes doigts courent d'ailleurs sur le bois, un léger sourire qui se dessine sur mes lèvres parce que je ne peux pas m'empêcher de me souvenir ce dont elle a été témoin. J'en quitte finalement la contemplation pour poser mes yeux sur lui et lui répondre presque sur le ton de la confidence.

Je ne suis pas du genre à faire les choses parce que je m'en sens obligé Alan...Par contre, je pense que c'est dans ma nature d'aider les autres. D'autant plus quand ils comptent pour moi.

Je me mords la lèvre. Espérant presque avoir eu la force de retenir ses paroles. Je lâche la pression et laisse un sourire se dessiner à la place de cette auto punition. Je pense que au final je ne lui apprends rien. Il l'a déjà vu qu'il compte moi. Dans mon regard lorsqu'on s'est retrouvé après le combat. Ça n'a pas pu mentir. Il a dû le voir. Comme toutes les fois ces derniers jours où j'ai envahi furtivement son espace pour prendre ma dose avant de repartir.

J'aurais dû être plus présent. Je... 

Ma main remonte sur son gilet et viens se mélanger au tissu. Je secoue toujours la tête. Je n'ai aucun reproche à lui faire. Si il ressent une forme de culpabilité, il se trompe et ce n'est pas moi qui en ai semer les graines. C'est un problème qu'il a avec lui-même. Je réponds à nouveau tout doucement.

J'ai besoin d'être seul. Tu le sais... Il n'y a rien que tu aurais dû faire et que tu n'as pas fait.

Sa main se pose sur mon bras et il indique alors que je peux m'occuper de lui. Presque trop docilement, je m'exécute et m'empare du matériel. Mes doigts caressent d'abord sa joue valide et le focus qui se faisait dans son regard passe sur la plaie. Je me détache de lui pour rejoindre l'évier et me laver les mains avant de revernir à ma place et d'ouvrir une compresse. J'aimerais qu'il n'aie plus mal, qu'il redevienne lui pour que je puisse redevenir moi. Persuadé pourtant que cela n'enlèvera rien à ces moments. On a tous les deux baissé la garde et on ne revient pas en arrière là-dessus. Je saisis une fiole de désinfectant et laisse le liquide recouvrir la plaie. Incapable de réprimer un frisson de ressentir une partie de sa douleur.

Dis-moi comment tu te sens Kaz... 

Je pousse un grognement. L'air de lui dire de ne pas me déconcentrer. Je pose ma main sous son menton pour qu'il bascule un peu la tête vers l'arrière. Je suis ravi de pouvoir l'aider, je me sens utile et ce n'est pas négligeable face à l'impuissance ressentie ces derniers jours. Je pose la compresse contre sa peau et viens la fixer avec une bande autocollante médicale. Je contemple le travail et décolle mon corps du sien pour faire un pas en arrière.

Je ne sais pas trop. Comme prévu, je suis un peu perdu. Pas certain qu'on a fait que du bien. Je m'en doutais. Je fais de mon mieux tu sais. Pour encaisser. Repartir à zéro et retrouver celui que je suis sans tout ça ou avec tout ça...

J'ai peur de lui révéler que en vérité ça va moins bien que je le dis. Que chaque fois que je ferme les yeux, je revois la plaie de Tony. Que je peux sentir son sang poisseux sur mes doigts. La peur de Salem aussi qui me coule sous la peau. Puis mes inquiétudes dévastatrice pour lui, pour Milow, pour Otis. Pour tous les autres. Je sais que c'est le prix à payer quand on ouvre son cœur. Alors, je l'accepte. Parce que au final c'est probablement beau de ressentir ce genre de choses. Je ne suis pas du genre a avoir envie de n'avoir rien à perdre, c'est contraire avec l'idée même de vivre. Cela va avec son lot de difficultés. Je gère mieux cela certain jours que d'autres. Je m'avance à nouveau. Brusquement. Je viens coller mes lèvres contre les siennes tout en inspirant à plein poumon avant de me décrocher.

Je me demande où t'es partis. Quand tu vas revenir. Ce que tu as laissé là-bas...




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Alan Nielsen
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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Ven 27 Nov 2020 - 14:26
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Voir Kaz de si près, s'occuper de sa pommette alors qu'il était assit sur la même table que celle sur laquelle il l'avait pris la première fois troublait notre galeriste, qui scrutait chaque centimètres carrés du visage du bel éphèbe. Il grogna en l'écoutant répéter qu'il n'avait rien pu faire pour lui de toutes façons. Cela ne le rassurait pas, il ne se sentait pas mieux mais d'autant plus frustré que ses agissements n'aient pas eu une grande impact sur le moral de sa muse. Tripotant la doublure du bas du sweat de Kaz de sa main de libre, Alan quitta un instant son visage avant de le regarder plus intensément encore. « Je sais... Seulement... Argh... ! » La douleur du produit désinfectant sur la plaie fit interrompit le cinquantenaire qui ferma les yeux un instant, serrant les mâchoires. Il serra dans sa main le tissus du vêtement de Kaz à défaut de sa peau, puis relâcha son étreinte en sentant la douleur s'apaiser quelques secondes plus tard.

Quand il lui appliqua le pansement neuf, immaculé, Alan sentit les quelques points de sutures qui avaient été nécessaires à le recoudre tirer douloureusement avant d'être maintenus par la compresse. Il rebaissa la tête et tenta un mouvement de visage pour étirer l'adhésif, mais la blessure était encore trop douloureuse. Il tenta néanmoins un sourire du côté où son visage avait été épargné. « Nous sommes tous dans ce cas-là... La mission était pour moi un échec, je ne comprends pas l'aboutissement de tout ceci... Et je trouve que certains ont trop souffert de ce qui est arrivé... » En prononçant ces mots, Alan pensait aussi et surtout à Kaz lui-même, qui, il le savait, prenait les choses à coeur. C'était l'une des raisons pour lesquelles Alan le trouvait si précieux, mais il considérait également cela comme son plus gros défaut. Reportant son attention vers lui, il chercha à lui prendre la main mais au même moment, le bel éphèbe s'avança entre ses jambes pour coller ses lèvres aux siennes.

Le baiser de Kaz avait quelque chose d'urgent, de pressé, comme une course contre la montre contre ce danger et ce temps qui défilait à toute vitesse et semblait tout engloutir sur son passage. Alan grimaça en sentant son bras se comprimer entre le jeune homme et son propre corps. Une frustration supplémentaire car Alan voulait se détâcher de son bras en écharpe pour prendre Kaz entre ses bras puissants, mais impossible dans ces conditions. Ses os mettaient plus de temps à se régénérer, la convalescence pouvait s'avérer longue et douloureuse. Il pressa ses lèvres avec insistance et passa sa main dans le dos de Kaz pour l'inciter à garder la pose, à rester près de lui, encore plus près. « Sssssh... » Murmura le galeriste pour l'embrasser encore une fois, plus fort encore.

Il resta un instant le visage fourré dans son cou avant de détâcher son étreinte et de remettre son écharpe en place. « J'ai laissé mon self-control là-bas... Et ma dignité. J'ai été puni à cause de ma bêtise et de mon orgueil... Mais une chose est sûre... » Alan passa sa main de libre sur la surface de la table avant de relever la tête vers Kaz, le regard droit et juste. « Nous nous retrouvons à chaque fois. Il n'y a aucun doute là-dessus. Si tu m'as appris quelque chose c'est bien que certaines choses se sentent. » Alan parlait en toute sincérité, avec une voix rauque et un ton dur. Il haussa les sourcils et tentaun demi-sourire en coin avant de se passer une main dans les cheveux. « Et je l'pense. Vraiment. »




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Kaz H. Hargraves
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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Dim 29 Nov 2020 - 3:21

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Je sais... Seulement... Argh... !

Un long frisson me glisse dans la nuque face à la douleur fantôme que je ressens dans mon propre visage. Échos de la sienne. Je m'en veux toujours un peu quand mon corps se laisse aller ce genre de choses. L'impression d'être illégitime, de voler une douleur qui n'est pas la mienne, de me l'approprier. Je ne le commande pas pourtant. De nombreuses personnes ressentent un phénomène similaire. Même de voir une blessure en photo, on grimace, plisse les yeux, grogne un peu en imaginant ressentir la douleur évoquée par l'image. Cela arrive aussi si quelqu'un se blesse à côté de nous, la vision du sang, une plaie...la douleur. C'est juste plus fort chez moi, plus puissant, plus dévastateur. Et cela augmente de manière exponentielle avec mon attachement à la personne qui souffre. Souvenir de l'agonie endurée lorsque ma grand-mère soufrait et que la vie qui la quittait sur son lit de mort. Les nausées, les vertiges, les articulations douloureuses et les maux de tête. Je fais de mon mieux pour le cacher. Le trouble qui ne se lit qu'un bref instant dans mon regard avant de trouver la force de dissimuler ce qui m'envahit. Je termine donc les soins, scrutant son visage lorsqu'il se débat avec la gêne du pansement et le tiraillement de la blessure.

Nous sommes tous dans ce cas-là... La mission était pour moi un échec, je ne comprends pas l'aboutissement de tout ceci... Et je trouve que certains ont trop souffert de ce qui est arrivé... 

Tous dans ce cas-là. Alors, est-ce que ça en valait la peine ? Je ne sais pas, je ne pense pas être en mesure de pouvoir le juger. Ça me dépasse tout ça. Je voulais simplement me battre au côté des miens. Là où se trouvait ma place. Je n'ai pas voulu chercher plus loin et je sais que je ne devrais pas me laisser miner de la sorte. C'est déjà arrivé par le passé et cela arrivera encore. On ne vit pas dans un monde qui fait des cadeaux. Pourtant, ça me pèse de savoir que c'est pareil pour les autres. Cela devrait probablement me rassurer, je ne suis pas le seul. Au contraire, cela amplifie le sentiment qui creuse un sillon au fond de mon âme. Je me glisse entre ses jambes et vole ce baiser dans lequel je cherche un soupçon d'espoir. Le bras d'Alan comme une barrière entre nos corps qui n'est qu'un ultime rappel constant de la situation. Mes épaules s'affaissent un peu, ça gronde au fond des tripes. La main d'Alan passe dans mon dos et je frissonne à ce contact comme à celui du baiser qu'il pose avec force sur mes lèvres.

Trop de tout, trop d'émotions. Je me mords l'intérieur de la bouche alors que mon regard se perd éperdument dans le sien. Je ne trouve pas la force de lutter contre ce que je ressens. Épuisé par les événements, je ne parviens pas à jouer. Pas à relever le menton et me laisser aller à lui lancer une pique ou une provocation. Non, tout ce qui transparaît dans mon regard, c'est combien il est important pour moi à cet instant. Je me détesterais presque d'afficher cette faiblesse, cette confession silencieuse. Je mets un poids sur ses épaules. Le poids de mon affection pour lui. Ma mâchoire se contracte à plusieurs reprises alors qu'il enfuit son visage dans mon cou et que mon regard se fait fuyant tout autour de nous. Il se détache finalement et je baisse la tête. Mèches de cheveux noires qui viennent dresser un rempart.

J'ai laissé mon self-control là-bas... Et ma dignité. J'ai été puni à cause de ma bêtise et de mon orgueil... Mais une chose est sûre... 

Je relève la tête. Regard empli d'intensité qui se pose dans le sien. Non. Je ne veux pas qu'il ait perdu tout ça. Je veux qu'il les retrouve. C'est impératif. Et peut-être que c'est là que je dois puiser ma force. L'évidence qui se trouve fort probablement devant moi. Le menton se redresse un peu alors qu'une pointe de défi naît au fond de mes yeux.

Nous nous retrouvons à chaque fois. Il n'y a aucun doute là-dessus. Si tu m'as appris quelque chose c'est bien que certaines choses se sentent.  Et je l'pense. Vraiment. 

Je relève un sourcil d'un air presque amusé. Ma main vient se poser sur le creux entre son épaule et son cou.

Moi, je t'ai appris quelque chose? Tu m'en vois flatter Alan.

Je continue à sourire alors que mon nez vient doucement caresser le sien. J'éloigne finalement mon visage. L'autre main qui vient se poser sur lui, serre le tissu de son gilet entre mes doigts.

Alors, on va essayer se retrouver ensemble.

Je me mords la lèvre et m'éloigne de lui en riant doucement. Il faut que je l'aide à retrouver ce qu'il a égaré là-bas. C'est comme ça aussi que je vais me retrouver, j'en suis maintenant convaincu. Il faut qu'il retrouve cette rage, cette force endormie. Je me déplace dans la pièce, laisse mes doigts courir sur les objets. Comme souvent je les déplace de quelques centimètres. Petite dose de chaos, avant de me tourner vers lui en le défiant du regard de m'en empêcher. Je déclare alors.

Il faut que tu te ressaisisses. C'est pas dans cet état que tu vas encore me faire perdre la tête comme la première fois ! Pas dans cet état que tu vas me donner envie de revenir en courant chez toi.

Je hausse les épaules en lui tournant le dos. Je glousse un peu pour moi-même. Peut-être que je joue un jeu dangereux. Que ce n'est pas ce qu'il a envie d'entendre. Pour le moment, je suis bien loin d'avoir envie de m'éloigner de lui, mais laisser planer le doute ça peut toujours avoir son intérêt. Celui de le réveiller un peu si possible, de le stimuler. Cela entre pourtant en totale contradiction avec le regard que je lui ai adressé plus tôt, avec la façon que j'ai de chercher le moindre prétexte pour être à ses côtés. Mais ce n'est pas faux non plus, je suis facilement distrait.



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Sujet: Re: A guardian angel, one for the other.   Dim 29 Nov 2020 - 16:16
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Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie.
Moi, je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"


L'humilité, retourner à sa place... Alan avait déjà vécu quelque chose de similaire, quelques années auparavant. La traque de Guile, se cacher pour survivre, mettre de côté son confort et sa prestance, contre un mode de vie plus rustre et essentiel... Heureusement, Alan n'en était plus réduit à cela. C'était pour cette raison notamment qu'il tenait tant à sa place dans ce camp mais aussi à l'image qu'il renvoyait : il avait traversé tout ça et s'était toujours relevé, il avait mesurer le temps qu'il fallait. En ce temps-là, c'était la Bête qui avait pris le dessus. Le cinquantenaire était resté sage, patient, observateur de son environnement et de sa situation, pour réussir à saisir les opportunités qui s'offraient à lui.

Alors, se retrouver dans la situation inverse s'avérait plus vexante. C'était Alan qui avait vécu l'échec en premier, c'était la Bête qui s'était fait claquer le museau sans voir le droit de riposter. Désormais privé de la pleine utilisation de son bras, une pommette fractuée, Alan se retrouvait dans une fâcheuse position, et il devait gérer tout seul, en première ligne. Seul... Non. Il y avait Kaz. Ce dernier eut une réaction plutôt surprenante à vrai dire, une réaction qui rappela à Alan en quoi leur relation était si exceptionnelle et particulière. Il haussa un sourcil en le voyant s'éloigner et déplacer quelques objets. Un sourire apparut au coin des lèvres d'Alan. À mesure que Kaz s'éloignait, Alan faisait un pas, décollant son dos et ses cuisses de la table de la cuisine où il avait prit Kaz pour la première fois.

Il s'approcha un peu plus jusqu'à coincer le bel éphèbe contre le placard, adjacent à la petite porte qui menait à l'espace couchage d'Alan. Très proches, dans une position exigue, Alan écarta son sourire – bien que douloureux – en approchant son nez de celui de Kaz, qu'il frôla pour venir lui murmurer à l'oreille : « Je n'ai pas besoin de beaucoup d'efforts pour retrouver notre petit jeu. Ça brûle en nous, comme un incendie impossible à contrôler. » Un souffle rauque dans la nuque de Kaz, Alan leva sa main de libre qui vint se mélanger au tissus des vêtements du jeune homme jusqu'à venir caresser sa joue. Il lui empoigna le menton, sans forcer, simplement pour le plaisir d'avoir un sentiment de domination, bien que fugace et factice.

« Mais ne me force pas à dire quelque chose que tu pourrais regretter... Il n'est pas encore temps pour ça. » Le prévint-il en conservant son sourire. Il était bien question de sentiments, d'aveux qui n'arrivaient pas à être dit clairement. Est-ce qu'ils étaient nécessaires pour le moment ? Non... Alan ne savait pas s'ils l'afaibliraient davantage ou s'ils seraient bénéfiques. De plus, après réflexion, est-ce que les mots étaient nécessaires ? Ils le savaient tous les deux, ils avaient conscience de l'impact qu'ils avaient l'un sur l'autre, préférant tout de même ce petit jeu pour rester libres mais aussi pour ne jamais se perdre de vue dans le quotidien. Alan garda sa prise sur le menton de Kaz, glissant ses doigts le long de sa mâchoire en penchant la tête sur le côté avant de s'approcher, le plaquant contre le mur, pour presser ses lèvres contre les siennes. « Ça en revanche... » Murmura-t-il avant de hausser les sourcils sur un regard de défis.




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