The Walking Dead RPG

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How do you want me ?
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Aamir Rahis
Aamir Rahis
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Sujet: How do you want me ?   Sam 31 Oct 2020 - 14:10


I hope I'm not too late

La nuit, le rationnel s’estompait et la réalité perdait ses contours d’ordinaire si nets, si précis. Jamais dans sa vie Aamir n’avait été un oiseau du matin mais depuis quelques semaines, la lumière incertaine du crépuscule lui offrait des saveurs aussi nouvelles qu’irrationnelles. Dans son fort intérieur, il se perdait à souhaiter l’obscurité. Pour le retrouver, pour laisser sa passion le consumer. Pour finir par lui laisser un goût amer, un goût de trop peu. Parce que c’était encore pire lorsqu’il s’en allait. C’était des songes qu’il repoussait, qu’il refusait de penser. Mais cette nuit-là, l’amertume de ses pensées fût chassée par un chaos qui avait gagné l’ORB et de fait, une bonne partie des Bastards.

Et alors que la situation avait fini par s’apaiser, presque aussi rapidement qu’elle était montée, se fût à ce moment là que le cerveau de l’indien décida de se rebrancher. Avec lui, un flot de questionnements. Pourquoi s’était-il interposé, au risque de se prendre une balle en pleine tête ? Pour Chris ? Pour Chris. L’aurait-il fait pour une autre personne ? Oui ? Non. Pourquoi avait-il cette irrépressible envie d’envelopper le tatoueur dans ses bras, comme pour le protéger de toutes ces émotions, de reconstruire cette bulle dans laquelle il n’y avait qu’eux, à l’abri des maux et des autres ? Pour lui.  Il aurait aimé pouvoir mettre sa stupide raison sur pause et laisser ses envies prendre le pas sur ses réflexions. Aamir sentait à nouveau le chaos monter en lui. Un chaos différent, un chaos personnel. Son cœur se serrait dans sa poitrine, son abdomen n’était pas en reste. Il avait peur de ses propres pensées et personne ici ne pouvait l’aider. Sauf peut-être Chris mais il était hors de question de l’accabler plus encore. Et pas devant les Bastards. L’indien devait enfouir cette bataille intérieure, comme il le faisait toujours. La laisser isolée, ensevelie ;  ainsi alors peut-être diminuerait-elle. Il se contenta de venir poser une main réconfortante sur l’épaule du tatoueur alors que son regard balayait le couloir et s’arrêta sur Katherine. Son échappatoire, sa porte de sortie à la panique. La seule personne qui le connaissait. Ils échangèrent quelques mots, des sous-entendus déguisés juste pour rire mais il n’arrivait pas à détacher son regard du tatoueur. Il s’en voulait d’être aussi lâche.  

Son amant finit par se lever son siège et, après avoir gratifié Aamir d’un regard massacrant, quitta les couloirs de l’ORB. Ce regard lui glaça le sang. Il sentait ses poils s'hérisser, là, sous son sweat. Il resta cloué sur place, quelques longues secondes avant de s’éclipser sans un mot envers les personnes encore présentes. Son pas suivait le rythme frénétique des battements de son cœur, qui allait finir par lâcher de battre si vite. Il poussa l’une des portes donnant sur l’extérieur et c’est là qu’il le vu. Seul, dehors, visiblement entrain de passer ses nerfs sur l’un des murs de l’ancienne brasserie. Son souffle se coupa un instant, comme dévasté de faire finalement face aux émotions du tatoueur.

- Chris !

Il avait hurlé son prénom, sans doute pour la première fois. Pas de surnom, pas de sarcasme.

- Arrête…

À présent à sa hauteur, il posa sa main sur l’avant-bras de Chris, dans une tentative de le stopper. Qu’il arrête de se faire mal.

- Tu peux… m’parler tu sais

Loin de se douter de ce qui allait suivre, il tenta de se rapprocher un peu. Caressant de son pouce, sans s’en rendre réellement compte, le bras du tatoueur. Il ressentait à nouveau ce besoin de l’étreindre, de le réconforter. Tenter de l’apaiser alors qu'il était en partie la cause de son mal-être. Dans son propre crâne était entrain de naître un beau bordel. Il lui mettait la tête à l’envers et ça, ce n’était pas normal.     



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Chris Edison
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Sujet: Re: How do you want me ?   Dim 1 Nov 2020 - 20:44
How do you want me ?I'm a fucking monster
Cette nuit n'avait pas été aussi calme que les précédentes. Elle avait même été la pire depuis le coup des inondations et de l'épidémie qui s'en était suivie. J'étais sorti de la chambre d'Aamir tôt dans la nuit, par peur de m'endormir sur place. Je doutais qu'il me le pardonne, si Horacio me trouvait dans les draps de son homme de main en passant un matin. Quoi qu'il en soit, c'était cette nuit-là que j'avais eu la surprise de tomber sur un Dany complètement paumé et hagard, en plus d'être terrifié. Il avait réussi à réveiller ou rameuter la moitié de la faction à lui seul, et dans tout ce petit monde, c'était pourtant moi, m'hypersensible empathique, qui avait dû le rassurer, le récupérer lorsqu'il avait chuté, et le serrer contre moi le temps que son mec se ramène. Je n'avais rien contre lui, au contraire. Plus j'apprenais à le connaître, plus il me paraissait vivable, voire même sympathique.

Nan, le souci, c'était tout ce désespoir, cette douleur à vif, cette terreur qui émanaient de lui et que je me prenais sans filtre en plein coeur, comme s'ils avaient été miens. Qu'est-ce qu'il avait pu vivre pour être dans cet état ? Qui l'avait torturé au point de déchirer son âme de la sorte ? Une chose était sure, je le lui demanderais. Un jour. Mais pas aujourd'hui. A ma fatigue physique s'ajoutait désormais une discorde émotionnelle peu reluisante, et dès que j'eus laissé Daniel aux bons soins de Curtis, je partis m'asseoir un peu plus loin, essayant de reprendre mon souffle.
La main d'Aamir posée sur mon épaule n'arrangea rien au maelstrom dans mon crâne. Je revoyais comme au ralenti mon amant s'interposer entre Curt' et moi. Pourquoi ? Qu'est-ce qui lui était passé par la tête, bordel ?!
Et voilà qu'il venait se poser près de moi en prime.

J'aurais pu y voir un signe, une bonne action de sa part, quelque chose de très positif en somme. S'il ne venait pas, dans le même instant, faire des blagues de braguette avec Katherine. Son ex. Ou peut-être pas ? Est-ce qu'ils couchaient encore ensemble ? Je sentis mon ventre se crisper à cette idée. Pas par jalousie, non. Enfin, pas exactement. Mais parce qu'il ne s'en cachait pas, avec elle.
Et là, j'étais pas à même de supporter ça. D'un mouvement brusque je me relever pour m'arracher à sa prise et partis dehors. Je devais m'éloigner, vite, déverser ma colère et ma déception, ma frustration et ma rage. Ce n'était pas la première ni la dernière fois que je me battais contre un mur pour ça, et je te le dis en mille : A chaque fois, c'est lui qui gagne contre mes phalanges.

La partie était déjà bien engagée, j'avais l'index gauche éraflée et deux doigts en sang à droite. Côté mur, la défense tenait bon et le béton restait debout sans broncher. Ça faisait un mal de chien.. Mais c'était exactement ce que je recherchais. La douleur salvatrice. Ce moment où elle éclatait physiquement pour soulager la souffrance qui rongeait  de l'intérieur. C'était trop. Trop pour moi. Trop d'un coup.
Je me figeai quand mon prénom retentit dans mon dos. Putain, pas lui.. pas maintenant. Les doigts chauds de l'indien se posèrent sur mon bras, comme un électro-choc auquel je m'arrachai aussitôt dans un tressautement.

Je repris contact avec la réalité, le froid glacial de la nuit, la douteur de mes mains, les larmes sur mes joues. je les avais même pas senties couler, ces traîtresses. Les mots d'Aamir m'arrachèrent un rire mauvais, sarcastique malgré moi. J'peux t'parler...? Sérieusement ? Je secouai la tête en le fixant. Il était aveugle à ce point, ou il jouait très bien la comédie ? J'avais du mal à m'imaginer qu'il ne voit pas. Qu'il ne sache pas.

- Ok... Parlons alors. Tu t'souviens, mon premier amour, Kaz ? J'l'ai revu, y'a quelques semaines. Il habite ici maint'nant, dans une autre faction. On s'est embrassé. Et on aurait pu faire tellement plus... Je le fixai un instant, pour bien lui laisser comprendre le sous-entendu. Mais on l'a pas fait. A la place on a pleuré, parce qu'on a fait une croix sur notre histoire avant même qu'elle naisse.

Je reculai un peu, laissant un vide entre lui et moi pour m'adosser au mur. J'essuyai mes larmes d'un revers de main, cherchant un joint dans une poche, les gestes tremblants. Et tu sais pourquoi ? La flamme du briquet vint éclairer ses yeux, avant d'embraser le cône. Tu l'sais ?

Il était là à me regarder comme un con, et moi j'étais partagé entre l'envie de lui en coller une -encore-, et celle de le plaquer au mur pour un tout autre genre de contact. Je secouai la tête pour finalement mettre un terme à ce suspense sans intérêt. Parce que t'étais là. Parce que j'lui ai dit qu'il y avait déjà quelqu'un dans ma vie. J'inspirai une goulée sur mon stick, pour me donner un peu plus de courage.
J'veux plus être ta pute nocturne, Aamir. C'est fini. Ça fait trop mal.

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Aamir Rahis
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Sujet: Re: How do you want me ?   Lun 2 Nov 2020 - 17:15


I hope I'm not too late

Des années durant, Aamir s’était caché derrière les remparts invisibles qu’il avait bâtis autour de lui. Il dormait sur ses problèmes comme s’il allait les résoudre dans ses rêves. Lorsqu’il se réveillait, ils étaient toujours là, sous les draps. Et c’était ici qu’il les laissait, préférant ne pas les voir. Trop faible pour les affronter, les attaquer de plein front.  C’était sa façon à lui de gérer les choses.  Sa stupide façon de gouverner son esprit. Les choses finissaient toujours par se tasser, ne restant qu’un souvenir dans sa tête. Un souvenir parfois insignifiant, parfois douloureux qui s’amusait à remonter à la surface de temps à autre. Il tenait sans doute ça de son père qui s’était toujours montré imperturbable. Certains y voyaient du détachement à l’heure où d’autres ne percevaient que du flegmatisme. Seulement, depuis l’entrevue contraint et forcé qu’Aamir avait eu avec Zola, l’indien sentait les murs qu’il avait érigé s’effriter petit à petit ; telle une torture lente à laquelle il assistait, impuissant.

Il avait tenté plus d’une fois d’esquiver ce moment, de retarder l’inévitable. Jusqu’à cette nuit. Il aurait pu regagner sa chambre et laisser le temps faire son œuvre, comme à chaque fois. Mais il n’en fût rien. Encore bien trop secoué par ce qui venait de se passer, bien trop égaré ; le regard du tatoueur fût comme un déclencheur, une objection véhémente à sa raison. Alors il l’avait suivi. Son sang ne fît qu’un tour lorsqu’il l’aperçut. Toute cette colère, toute cette tristesse, tout ce mal-être, ces larmes… En était-il responsable ? Aamir se perdait à espérer que non. Parce qu’il n’était pas sûr de le supporter.

L’indien tenta de se rapprocher mais Chris s’extirpa rapidement, dans un rire sombre, presque odieux. Ce rire résonna dans les oreilles d’Aamir, comme si quelqu’un était entrain de marteler son crâne. Instinctivement, il recula d’un pas alors que le tatoueur s’en éloignait de deux. Ils n’étaient pas si loin l’un de l’autre et pourtant, l’indien avait cette horrible sensation qu’un gouffre les séparait à cet instant précis. Que tout les divisait.

Il l’écoutait parler, sans broncher. Peut-être aurait-il dû parler. Mais il restait figé, incapable de faire ou de ne dire quoique ce soit. Prisonnier de son propre corps, esclave de ce qui était entrain de se passer en lui. Il avait toujours agi comme s’il ne ressentait aucune douleur et pourtant, à la seule évocation du prénom de Kaz ; il avait senti comme un énorme poids descendre dans son ventre. Pourquoi ? Il serrait la mâchoire, les poings. Jusqu’à faire blanchir ses phalanges tant ses ongles s’enfonçaient dans sa peau. Et ce qui suivit n’arrangerait rien. Aamir sentit son sang bouillir dans ses veines comme si des fleuves de magma avaient remplacé ses vaisseaux sanguins lorsque Chris prononça dernière phrase.

À nouveau, Aamir recula d’un pas, en élevant sans doute un peu trop la voix.

- Ma pute nocturne ? J’dois vraiment être un putain de gros connard si c’est ça qu’j’te laisse ressentir. Doublé d’un putain d’enfoiré d’être celui qui t’prive de ton premier amour.

Malgré lui, et dans un souffle, un rire résigné lui échappa. Il s'en voulait. Plus que tout. Il n’avait aucune idée de ce qu’un premier amour pouvait représenter, jamais il n’en avait eu. Il ne pouvait qu'imaginer.

- J’suis désolé d’être ce quelqu’un dans ta vie. Vraiment désolé

Une angoisse atroce lui réprima la gorge.

- Parce qu’au fond j’sais… Je sais qu’tu mérites pas ça.

Ses pensées s’entremêlaient, il n’arrivait même plus à être cohérent. Il passa une de ses mains sur son visage, comme pour canaliser ses craintes. Pour tenter de trouver les mots qui lui faisaient tant défaut.

- J’ai essayé. J’te jure j’essaie. Pas juste de changer mon putain d’comportement mais d’essayer de comprendre c’qui m’arrive.

Il bascula sa tête en arrière, lâchant un long soupir. « C’est fini »

- Ça a plus d’importance de toute façon… Si?

Était-ce vraiment fini ? Il avait cette furieuse envie d’encastrer sa tête dans le mur le plus proche. Il se sentait brûler, dévorer de l'intérieur. Un déchirement intérieur qu'il était incapable de contrôler. À force de jouer avec le feu, il avait fini par se brûler.
   



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Chris Edison
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Sujet: Re: How do you want me ?   Mer 4 Nov 2020 - 16:59
How do you want me ?My love too much
Your love not enough
My love too much
Your love...

Le froid m'avait pris à la gorge sitôt sorti. Ça aurait du me remettre les idées en place mais en fait non. Peut-être parce qu'elles était déjà à leur place. Il n'y avait aucun trouble, aucun doute dans mes pensées. Mes sentiments et mes émotions n'étaient pas plus brouillés qu'emmêlés. Ma colère contre Aamir tapait à mes tempes au rythme de mes battement de coeur, et je sentais ses cris étranglés dans ma gorge, dans mon ventre, sans trouver l'indécence ni le courage de les hurler réellement.

J'étais déçu, triste à en crever. Et plus que tout... j'étais amoureux.
Ça m'était tombé dessus sans que je m'en aperçoive, et je me revoyais encore dire à Zola "c'est seulement du sexe, y'a pas de sentiments entre nous." Quelle connerie. J'avais réussi à me mentir quelques semaines, plus depuis les inondations, et ce trop long moment où l'on n'avait plus pu se voir la nuit, ça m'était devenu de plus en plus dur.
Si ce n'était que physique, pourquoi sa présence me manquait au moment de m'endormir ? Pourquoi je cherchais son odeur, visage enfoui dans le sweat que je lui avais emprunté ?
Il obnubilait mes jours et mes nuits, mes pensées comme mes rêves.

Et il venait de me prouver que lui, s'en foutait royalement, une fois encore. Est-ce ça ne me suffisait pas qu'il me rejette la journée, qu'il m'abandonne à l'aube, qu'il ne se comporte que comme un camarade alors que la nuit nous mêlions nos corps à n'en plus pouvoir ? Et bien non, j'était trop con, trop patient, trop prêt à lui trouver des excuses. Et tiens, ça aussi c'était bien la preuve de mes sentiments pour lui.

C'est comme ça que je me retrouvais à tabasser un mur à coups de poings, des larmes en suspend au coin des paupières. Aamir venait de me rejoindre, et je ne sais pas si c'était ce que je voulais ou si je préférais rester seul. Dans tous les cas il avait pris tout mon ressentiment de plein fouet et sans filtre, et à voir sa réaction il ne s'y attendait pas. D'abord silencieux, il finit par prendre la parole. Moi qui m'attendais à me prendre la tête avec lui, je fus on ne pouvait plus surpris qu'il s'excuse. C'était pas commun, venant de lui. Et pendant un instant, je me pris à penser que j'avais exagéré les choses, que j'étais responsable de cette situation et que je l'accablais sans réelle raison. Cette petite voix de culpabilité et manque de confiance en moi, qui au milieu des cris se faufilait jusqu'à mon esprit. Jusqu'à me faire douter.
Je secouai un peu la tête, chassant tant bien que mal cette idée, et mes larmes par la même occasion, m'offrant pour la peine deux belles peintures de guerre rouges sang sur les joues.

- Tu essayes ? Mais.. t'essayes d'quoi, exactement..? Merde, quoi... T'as pas remarqué, que plus ça va, plus on s'quitte tard ? T'as pas vu qu'on passait certaines nuit à parler plutôt qu'à baiser ? Je me laissai glisser le long du mur, les fesses au sol et les genoux remontés pour poser mes avant-bras dessus. Pourquoi ça t'coûte autant d'm'accepter.. ou de t'accepter, toi ? D'accepter que nous.. "Nous", ça pourrait donner un truc sympa. Même de jour.

Je levai les yeux vers lui, la colère laissant place à une lassitude douloureuse.

- J'en sais rien... A toi d'me dire si ça a encore assez d'importance pour toi pour que tu changes les choses.. ou si finalement, c'était juste du sexe.

Disant cela, je le fixai pour le détailler. Je le mettais au pied du mur et j'en étais totalement conscient. Soit il admettait ses sentiments, quels qu'ils soient, envers moi. Soit il se privait de ma présence nocturne. Quitte ou double et autant dire que la mise n'était pas insignifiante.

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Aamir Rahis
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Sujet: Re: How do you want me ?   Jeu 5 Nov 2020 - 17:22


I hope I'm not too late

Il était en déroute. Il avait cette impression d’être comme à la croisée des chemins. Faire un pas en avant ou tourner le dos et s’en aller. Devant lui, il y avait Chris. Derrière lui, ces remparts qui l’avaient maintenu à l’abri durant toute sa vie. Ces palissades devenues chancelantes, fragiles et pourtant si rassurantes. Elles l’avaient apaisé, protégé du monde et surtout de lui-même. Alors, forcément, la tentation de se retourner, de reculer vers ce qu’Aamir ne connaissait que trop bien ; était forte. C’était bien trop tentant de rester dans le confort de ses habitudes, faire taire cette petite voix qui lui disait d’avancer. Ecouter sa raison pour faire taire son cœur. Il se disait que c’était sûrement ce qui était le plus sage à faire. Pour lui. Retourner s’emprisonner dans sa forteresse invisible, là où aucune émotion n’était assez violente pour ne pas être contrôlée.

Et pourtant… C’était son corps qui le trahissait, qui tombait brutalement, cruellement dans les bas-fonds de ses sentiments trop longtemps anesthésiés. C’était son corps qui rompait avec sa raison, qui se laissait finalement guidé par un cœur indécis ; lui aussi trop fermé depuis bien longtemps. L’indien se sentait plus vulnérable que jamais alors que ce n’était pas lui qui saignait, qui pleurait. Et la simple idée de se dire que ce n’était que ce que Chris était forcé de montrer lui retournait l’estomac. Il semblait y avoir trop de souffrance en lui, bien plus que ce qu’un homme ne pouvait supporter. Et chacun de ses mots, teintés de douleurs ; venaient piquer Aamir.

L’indien gardait sa tête basculée en arrière, en écoutant chaque parole de Chris, contemplant le ciel nocturne faiblement éclairé par la lune et parsemés d’étoiles. Bien sûr qu’il avait remarqué. Bien sûr qu’il sentait que c’était de plus en plus difficile de lui demander de partir alors que Chris lui demandait de rester. Il y avait tellement d’autres choses qu’il avait remarquées mais une fois encore, il les taisait. Ce ne fût que lorsque le tatoueur prononça le mot « nous » qu’Aamir dénia à nouveau baisser la tête pour le regarder droit dans les yeux. Et c’était à cet instant même que la question qu’il avait tant redouté ne tomba. Aamir se sentait piégé, les mains liées. Il restait là, debout alors que Chris était au sol ; ressassant tout ce qui s’était passé, tout ce qu’il avait refusé de voir. Il ne saurait dire combien de temps il resta à le fixer sans pour autant oser prendre la parole. Le silence confortable auquel ils étaient habitués paraissait soudainement bien lourd.

Aamir grimaça, fronça les sourcils, sa main vint machinalement masser sa nuque ; dans une insignifiante tentative de se détendre.  Parce que comment lui expliquer qu’il avait trouvé en lui quelque chose de bien plus précieux que tout le reste ? Quelque chose qu’il n’avait jamais eue auparavant, quelque qui lui manquait sans bien même qu’il ne s’en rende compte. Il ne préférait pas mettre de mot sur ce qu’il pouvait ressentir mais au fond de lui, tout au fond de lui, il savait que ce quelqu’un n’était autre que Chris. Tout ne tenait qu’à lui. Devait-il tout lui dire ? Devait-il se taire ? Il devait lâcher prise. Il allait lâcher prise.

- Tu veux savoir c’que j’ai remarqué moi ? sa voix, plus dure que ce qu’il n’aurait voulu trahissait sa bataille intérieure, cette colère qui n’était destinée que contre lui-même, cette peur. Qu’à partir du moment où j’ferme ma porte ma seule envie c’est de t’rattraper. Que j’préfère te voir sourire plutôt que d’voir ton visage fermé. Que j’connais un peu trop tes habitudes, plus que celles de n’importe quel autre Bastards. Que quand quelqu’un raconte un truc drôle genre vraiment drôle, j’me tourne vers toi pour voir si tu rigoles aussi. Que quand t'es pas là, j'me demande où t'es

Il lui était impossible de décrire ce qui s’opérait à l’intérieur de lui. Des questions qui lui revenaient comme des vagues violentes dans lesquelles il se noyait. Et à tous ses pourquoi, Chris était le parce que.

- Que j’ai pas hésité une seconde quand j’ai vu l’autre pointer son flingue sur toi

Sa voix presque énervée, qui détonnait avec ses paroles, se brisa. Tout lui paraissait plus clair maintenant. Toutes ces vérités qui l’assaillaient. Comme s’il avait été un somnambule réveillé brutalement. Comme s’il avait été aveugle depuis des semaines. Qu’il retrouvait la vue, aveuglé à nouveau par une lumière bien trop vive pour ses yeux habitués à l’obscurité la plus totale. C’était à la fois douloureux et libérateur. Et effrayant. Parce qu’autoriser quelqu’un à entrer dans son cœur, c’était s’autoriser à perdre tout son contrôle. Ô comme il aurait aimé être capable de partager ses pensées sans un mot. Ou que Chris ait le pouvoir de rentrer dans son esprit ; qu’il puisse être un témoin omniprésent de ses craintes, de sa peur d’un sentiment encore inconnu et indomptable.

Aamir se décida finalement à faire un pas en avant, pour s’accroupir devant Chris. Tout en maintenant une certaine distance, comme pour rester un peu éloigné de la peur que représentait son amant.

- C’était pas… C’est pas que du cul.

Et ça lui coûtait de l’admettre. De se l’admettre. De l’admettre à voix haute.

- C’est pas t’accepter ou m'accepter qui me coûte. C’est d’accepter ça.  




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Sujet: Re: How do you want me ?   Ven 6 Nov 2020 - 20:16
How do you want me ?What have I done?
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Je sais que je ne prenais pas de gants pour lui parler. J'avais laissé le temps faire son œuvre, je lui avais laissé assez de temps pour réfléchir, pour s'approprier ce "nous" naissant. Faire la paix avec lui-même, ses souvenirs, sa religion peut-être. J'avais laissé assez de temps pour qu'il fasse un choix, quel qu'il soit.

Et je devais bien admettre que là, même à jouer les fortes têtes devant lui, je ne faisais pas vraiment le malin, sous  le masque. S'il me repoussait, s'il faisait marche arrière, je n'étais pas certain de m'en sortir indemne. J'étais même absolument sûr que ça me briserait en partie. Est-ce que je l'aimais ? Il était encore trop tôt pour dire ce genre de choses, mais j'avais des sentiments pour lui, plus que pour quiconque. Sa présence à mes côtés me réconfortait et moi aussi, quand je quittais sa chambre je n'avais qu'une envie, celle d'y retourner pour retrouver ses bras.

A mon tour je me mure dans le silence, me réfugiant derrière une cigarette allumée à la hâte pour y décharger un peu de ma frustration et de mes angoisses. Je ferme les yeux malgré moi à ses mots dans lesquels je me retrouve nécessairement. Evidemment que je quittais sa chambre à regret. Que je le cherchais des yeux dès que j'entrais dans une salle commune des Bastards.
Et comment aurais-je pu ignorer qu'il s'était jeté devant moi face à Curtis ? J'avais eu le souffle coupé et la poitrine broyée en le voyant faire, à l'idée qu'il se prenne une balle. Puis, dans la demi-seconde, en réalisant qu'il s'était jeté devant moi, en particulier.

- Alors pourquoi tu l'fais pas...? Tout ça, là... Rattrape-moi quand j'sors de ta chambre. Demande-moi où j'vais quand j'pars de l'ORB. Malgré moi, j'étirai un maigre sourire. J'crois que rien m'rendrais plus heureux que d'savoir que tu t'en fais pour moi. D'ailleurs ses mots, dont le fond et la forme dénotaient totalement, me faisaient l'effet d'une bombe qu'on aurait savamment cachée en moi avait de la déclencher sans prévenir.

Quand Aamir vint s'accroupir devant moi, je dus m'empêcher de bouger. Ne pas l'envahir. Ne pas le faire fuir alors qu'il approchait enfin. Cette discussion me renvoya à notre première fois, quand il était revenu à moi pour m'embrasser, et que je n'osais pas bouger par peur de le voir disparaître. Je sentais encore sa main se presser autour de ma mâchoire, quand il s'était avancé pour m'embrasser.

Et ses mots finirent par tomber. Ça crevait les yeux que ça lui coûtait de l'admettre, et pourtant c'était un tel soulagement pour moi. Je cherchai mes mots, quelques secondes durant. Je devais le rassurer,  parce que sa peine, sa détresse, me faisaient mal à moi aussi. Je me refusais à le blesser d'avantage, quand bien même je sois la principale victime de cette histoire.

- J'crois... 'fin, ça te fait peur. Ok. Mais tu vois, t'es toujours toi. Avec ou sans c'que tu ressens vis a vis de moi, t'es toujours le même Aamir Rahis. En gestes lents, cette fois c'est moi qui m'approchai, basculant sur les genoux pour lui faire face. J'te demande pas de m'épouser... Ni même de m'rouler des pelles en public, t'es bien placé pour savoir que je suis pas du genre à m'donner en spectacle. Je m'approchai encore un peu, penché vers lui, à quelques centimètres de son visage. Juste.. Juste, arrête de faire comme s'il se passait rien entre nous. Mon front toucha le sien pour s'y appuyer. Parce que c'est faux. Je sais qu'c'est faux. Et enfin, il le reconnaissait lui-même, m'arrachant un mince sourire à nouveau.

Je vins happer ses lèvres d'un baiser, une main sur sa nuque pour l'empêcher de fuir. Je t'ai laissé du temps. J'ai rien dit, j'ai attendu. Mais maint'nant c'est tout ou rien, j'veux plus morfler... J'veux plus me retenir de t'approcher la journée.

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Sujet: Re: How do you want me ?   Sam 7 Nov 2020 - 23:57


I hope I'm not too late

La raison et les sentiments étaient deux choses qui n’allaient guère ensemble, deux choses tellement distinctes qu’Aamir n’avait jamais réussi à associer. Parce que dans son esprit cartésien, c’était toujours la logique qui l’emportait sur les émotions. Jusqu’à ce soir. C’était comme s’il avait entassé tout ça, loin de sa conscience et que tout lui revenait maintenant en pleine face ; c’était presque s’il pouvait les sentir lui fouetter le visage. Toutes ces sensations nouvelles se déchaînaient, se déchiraient en lui et Chris en était la cause. Ou le créateur inconscient. Il n’y avait que lui pour le mettre dans des états pareils. Était-ce une mauvaise chose ? Non, certainement pas. Cela montrait simplement à Aamir qu’il tenait plus à lui qu’il ne voulait l’admettre  et qu’il le voyait peut-être différemment. Qu’à ses yeux, il était sûrement plus. Parce qu’un plan cul seul ne pouvait pas justifier tous ces émois. C’était une réalité qui l’effrayait mais qui l’attirait en même temps. Il nageait en plein paradoxe à l’heure où l’évidence devrait lui sauter aux yeux.

Alors, Aamir avait fini par avouer à demi-mot ce qu’il avait choisi d’ignorer auparavant. Des aveux brumeux, déguisés sous forme de constatations.  Ce n’était peut-être pas grand-chose, qu’un infime pas en avant et il espérait sincèrement que son amant en déchiffrerait le sens car c’était d’une pénibilité sans précédent pour lui de se livrer, même aussi peu. C’était une entorse à ses propres règles. Bien-sûr que ça n’était pas suffisant, ça ne serait pas suffisant. Serait-il jamais suffisant ? D’ailleurs, Chris lui demanda pourquoi est-ce qu’il ne faisait pas tout ce qu’il venait de dire. Aamir aurait aimé pouvoir lui répondre mais comment pouvait-il lui dire quoique ce soit alors que lui-même ne savait pas ? Il se contenta d’hausser les épaules, tel un gamin gêné de ne pas pouvoir répondre à une simple question devant le reste de sa classe.

- Parce que j’suis trop con ? murmura-t-il presque pour lui

Ça devait être ça, la seule réponse. Il était trop con, trop craintif ; trop habitué à être déserteur son propre cœur.
Joignant ses gestes à ses pensées, Aamir s’était finalement mis au même niveau que Chris, pour se rapprocher. Pour le regarder droit dans les yeux alors qu’il allait achever sa confession, lui avouer que c’était plus que du sexe. Jamais l’indien n’aurait pensé que ça pouvait faire aussi mal de s’affranchir d’une chose si savamment cachée. Il avait cette impression d’être entièrement exposé aux blessures à venir, comme s’il avait perdu toute domination, comme si leur relation ne se résumait qu’à un rapport de force. Du moins, c’était ce qu’il pensait pendant les quelques trop longues secondes où Chris ne pipa mot. Alors il était là, comme un con à le fixer. Comme si toutes les réponses se trouvaient dans le regard si singulier du tatoueur.

Il s’attendait à se prendre un tas de reproches justifiés, prêt à se laisser abattre par les foudres de Chris mais… Il n’en fût rien. En fait, c’était même tout le contraire. Et les mots qui l’avaient piqué étaient maintenant presque semblables à des caresses. À chacune de ses phrases, Aamir le voyait se rapprocher. Lui, malgré son irrépressible envie de se coller au tatoueur, restait statique. Il n’y avait que son cœur, qui commençait à battre à tout rompre dans sa poitrine. Lorsque son front s’appuya contre le sien, ses yeux se fermèrent presque naturellement et il ne put s’empêcher d’inspirer longuement. Pour s’imprégner encore un peu plus de cette odeur qu’il ne connaissait que trop bien, pour sentir son souffle chaud. Comme souvent, comme s’il les sentait venir ;  Aamir rouvrit les yeux, juste au moment où un léger sourire étirait les lèvres du tatoueur. Ces fameux sourires éphémères qui le rendaient fou. La seule chose qu’il préférait à ses sourires, c’était sans doute quand leurs lèvres se scellaient. Comme à cet instant précis.

Parfois, Aamir avait l’impression qu’il n’y avait que leurs baisers qui pouvait le ramener à la réalité. À leur réalité. Quand la main de son amant s’agrippa à sa nuque, quand leurs lèvres se rencontrèrent ; il eut la sensation que son âme avait finalement saisi le mélange. Tout lui revenait, tout le ramenait, tout le retenait à ses mains, ses mots, son parfum. Retenu mais sans chaine. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Tout se dessinait avec clarté, ses yeux s’étaient habitués à cette lumière nouvelle.

L’indien encadra le visage de Chris dans ses mains, un sourire en coin. Il s’apprêtait alors à parler quand son regard se détacha des yeux de son amant, pour glisser quelques millimètres plus bas. Son sourire s’effaça aussi rapidement qu’il était arrivé alors que, d’un revers de pouce, il essayait d’enlever le sang que Chris avait sur le visage.

- C’est ridicule… J’suis pathétique. C’est moi qui t’fais souffrir et c’est toi qui essaies de m’rassurer.

De sa main, il attrapa celle qui tatoueur qui était toujours logée dans sa nuque. Il la regardait, blessée, il la touchait du bout des doigts.

- T’as vraiment bon cœur. C’est sur moi qu’t’aurais du frapper. J’pensais que mes ptits efforts à la con suffisaient depuis que…

Depuis que Zola était venu le voir. Mais il allait lui épargner ça, pas après tout ce qui lui était arrivé ce soir. Il le garderait pour lui.

- Depuis quelques jours mais nan. J’comprends même pas pourquoi tu restes. J’ai merdé sur toute la ligne et toi t’es là à m’calmer et la seule chose que tu m’demandes en contre-partie c’est de pouvoir m’approcher la journée ?

Ses doigts s’entremêlèrent avec ceux de son amant.

- C’est tout ou rien ? J’veux pas de rien.  J’arriverai pas à m’passer de toi. Mais tu peux pas m’pardonner si facilement…

Si Chris ne méritait pas ce qu’il avait subi ; Aamir lui ne méritait clairement pas Chris. Indigne de son cœur bien trop pur.
 




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