The Walking Dead RPG

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Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?
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Oswald Brainard
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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Jeu 29 Oct 2020 - 23:17
The Candyman can

The Candy Man (the candy man)
The Candy Man can (the candy man can)
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Oswald avait haussé les épaules. Des heures de sommeil, pas tellement. Le confort d'une maison et la quiétude de ce groupe le rassurait. D'autant plus qu'il appréciait d'autant plus la tranquilité de sa petite chambre depuis les événements qui étaient survenus. Il n'en avait pas pris pas, tout comme Eve-Madeleine, horrifié du choix de certains des habitants du Fort. Mais, comme toujours, Oswald avait subi sans rien faire.

Il acquiesça avec un sourire sincère. « Oui... J'étais à Seattle pour... Pour le travail, quand l'épidémie a commencé. » Bien sûr, le petit brun éluderait la partie où sa femme lui avait demandé le divorce, où elle avait filtré ses appels et où il avait jeté son téléphone à terre quand les frontières furent fermé en la traitant de noms d'oiseaux. « Oh oui, un thé s'il te plaît, ce serait parfait pour accompagner ce moment. »  Répondit-il avec enthousiasme en regardant la jeune femme avec un sourire de gratitude. « Elles sont avec leur mère... À Londres. Enfin... C'est ce que je sais la dernière fois que j'ai eu des nouvelles d'elles, il y a six ans. » Admit-il après un petit moment. Impossible de contacter sa famille, impossible d'espérer retourner un jour en Angleterre. C'était une réalité que tout le monde savait à partir du moment où ils apprenaient qu'Oswald était originaire du Royaume Uni. Une réalité que tout le monde gardait pour soi pour ne pas faire de la peine, pour ne pas mettre Oswald face à la fatalité de la situation. De toutes façons, le quarantenaire le savait parfaitement. Quand il y pensait, son coeur se déchirait, mais Oswald était d'une nature trop idéaliste et pure pour succomber à la beauté de la nature retrouvée à cause de cette situation apocalyptique.

Observant les gestes imprécis de Mallowe, Oswald esquissa un sourire. « C'est comme de l'anatomie. Pour les blanches, je te l'accorde, nous les ferons pré-cuire pour pouvoir les couper plus facilement. Pour les violettes, regarde. » Il remontra son geste, précis, tel un chirurgien. Chaque corps était agréable à manipuler, le petit chercheur avait l'habitude et ne reculait devant aucune oppotunité de montrer son habileté. Il sourit et redonna son couteau à Mallowe avant de continuer sa partie du travail. « Tu peux mettre de l'eau à bouillir ? Eve-Madeleine m'avait parlé d'un soda à l'orange ! » Il lança un regard interrogateur à la jeune femme, qui connaissait certainement mieux sa maison que lui. « Il va falloir laisser cuire ce petit monde un moment. »

La remarque de Mallowe fit cligner des yeux Oswald à plusieurs reprises qui haussa les épaules. Jamais dans le jugement, toujours dans l'instant présent, le petit chercheur eut un moment de nostalgie à se rappeler de sa petite maison dans le quartier d'Acton. « Si par riche tu entends "propriétaire de son logement", alors peut-être... J'étais chercheur, en zoologie. J'ai beaucoup voyagé, puis quand mes filles ont eu besoin et que mon livre avait été publié, j'ai décidé de m'occuper de ma famille. » Une décision qui avait été un choc dans l'entourage d'Oswald qui avait gérer parfaitement son rôle de père, qu'il avait pris très à coeur... Trop à coeur peut-être.

« Tu as grandit dans les environs ? » Demanda-t-il en jetant un oeil au visage si singulier de la jeune femme qui semblait plongée dans l'activité imposée par le petit chercheur. Celui-ci esquissa un petit sourire en coin sans qu'elle ne le voit, touché par le changement de comportement de la jeune femme, qui faisait davantage son âge, occupée à découper ces racines en s'appliquant du mieux qu'elle pouvait.



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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Sam 31 Oct 2020 - 21:54
Mal abandonna les betteraves avec plaisir pour préparer le thé dans les règles de l'art comme le bon docteur le lui avait appris, posa sur la table le sucre, deux tasses et deux cuillers puis attendit sans rien faire que la bouilloire se mette à chanter.
Ce n'était pas qu'elle était ultra concentrée sur sa tâche, c'était plutôt qu'elle avait un fameux poil dans la main pour tout ce qui concernait cuisine et ménage. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'était pas une femme d'intérieur.
De toutes façons elle voulait être sentinelle quand elle irait mieux. Elle deviendrait une véritable machine de guerre ultra performante et pour cela elle n'avait pas besoin d'être une fée du logis.

Pendant ce temps, Oswald lui raconta que sa famille était restée à Londres et qu'il n'avait pas eu de nouvelles depuis l'épidémie.
Je vois...
Répondit-elle simplement, ne voulant pas attrister l'homme en en rajoutant une couche.
Elle le regarda furtivement et songea qu'il ne devait pas se passer une journée sans qu'il se demande si elles étaient encore en vie et si elles allaient bien. Peut-être même se prenait-il a rêver qu'en Angleterre l'apocalypse soit beaucoup moins meurtrière qu'aux Etats-Unis ? Après tout, qu'en savait-on ?

Une fois le breuvage bien chaud avalé, il fallut bien s'y remettre. Mal attrapa une betterave rouge cette fois et s'acharna en vain sur le tubercule rétif jusqu'au moment où Oswald lui montra à nouveau comment s'y prendre.
Pas trop motivée à faire plus d'efforts, elle s'empressa d'aller chercher la grande casserole pour la remplir d'eau.
Chétive comme l'était, elle eut du mal à la placer dans l'évier, sous le robinet et quand elle fut pleine, il lui fut impossible de la déplacer, elle était devenue beaucoup trop faible.
Tu veux bien la porter sur la plaque, je n'y arrive pas, demanda t-elle.

Pendant ce temps, elle alla chercher le soda à l'orange dans le placard et posa la bouteille sur le plan de travail.
Comme l'eau bouillait, elle plongea les betteraves blanches dedans et attendit qu'elles cuisent tout en écoutant Oswald.
Il était propriétaire de son logement donc il était ultra riche ! Dans son quartier à elle, personne n'était proprio, il y en avait même qui logeaient dans des mobil home presque en ruine ou même dans leur voiture si ce n'était pas directement sur le trottoir.
Moi j'habitais tout au fond de la zone industrielle du sud-est, là où c'est pourri. Répondit-elle. Elle lui passa sous silence la violence, la drogue, la zone et tout le reste; là où était sa maison, il ne devait pas connaître.

Chercheur en zoologie ?
Répéta t-elle mi étonnée, mi admirative.
Mais tu faisait quoi exactement ? Tu travaillais dans un zoo avec les tigres en cage et tout ça et ton livre c'était sur quoi ? Le roi lion ?
Mal qui avait peu de culture générale n'imaginait les choses que par rapport à ce qu'elle connaissait.

Elle se remit au travail, s'acharnant sur les racines sommes toutes plus faciles à couper que l'épluchage proprement dit pour celles qui étaient crues.
De la gamelle à présent s'émanait une odeur épouvantable à la fois âcre et douce, écoeurante, comme si l'on faisait cuire du sucre et du chou fermenté; c'était l'horreur.
Elle courut ouvrir la fenêtre, planta une fourchette dans la chair des racines encore dures. Il faudrait encore attendre un bon moment avant qu'elles ramollissent.
On fait quoi en attendant ? Demanda t-elle à son mentor tout en regardant l'heure à la pendule qui affichait 11h35.

Le visage de Mal se rembrunit et son comportement changea du tout au tout.
Dans à peine une demi d'heure elle devrait se présenter à la bibliothèque pour son repas avec Lisa. Ce n'était pas obligatoire, elle pouvait tout autant manger chez elle. Le problème n'était pas le lieu mais le fait d'enfourner une quelconque substance comestible dans sa bouche.
Enervée, elle abandonna son travail pour ouvrir les placards à la recherche de quelque chose de mangeable pour elle mais à la vue des boîtes de conserves, des légumes et même des pâtes, le tout couronné par l'odeur fétide des betteraves à sucre, elle eut un haut le cœur.
Dans une demi heure il faudrait manger... Dans une demi heure... Manger...
Je n'y arriverai jamais, murmura t-elle angoissée.
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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Dim 1 Nov 2020 - 17:59
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Si Mallowe avait un vocabulaire assez basique et qu'elle n'était pas bien bavarde, Oswald avait réellement plaisir à discuter avec elle et à l'embarquer dans une telle entreprise. La jeune femme prépara un thé tout en écoutant le petit chercheur, qui eut l'impression d'être dans sa propre cuisine londonienne, l'espace d'un instant, en présence d'une petite nièce ou quelque chose dans ce goût-ci. La tasse de thé fumante à ses côtés, Oswald prenait le temps de découper ses blettes, en buvant parfois quelques petites gorgées quand son thé fût à température.

En parlant de ses filles, Oswald ne put s'empêcher d'avoir un pincement au coeur. Evidemment qu'il pensait toujours à elles, évidemment qu'il ne les oubliait pas. D'ailleurs, les revoir, ne serait-ce qu'une minute, était son souhait le plus cher. Avoir de leurs nouvelles était son second voeux, quelque chose de peut-être plus réalisable. Si seulement il avait un moyen de les contacter... Mais qu'était-il arrivé ailleurs dans le monde ? Son ancien groupe avait traversé une partie de la région, et à cette heure-ci devait se trouver dans une forêt à l'abri, à l'ouest du pays. Le reste du monde était sans doute dans le même état, pensa-t-il. Mais quand il y songeait, Oswald entrait dans une profonde panique à l'idée de savoir ce qu'il était arrivé à ses filles et à son ex-femme.

Quand Mallowe l'appela pour l'aider avec la casserole, Oswald sortit de ses pensées pour avoir un petit sursaut, poser son couteau et se précipiter d'un pas bondissant vers la jeune femme. « Bien sûr... Attention... Voiiilà, je l'ai. Attention, attention ! » Oswald avait toujours une mine enjoué mais ne put s'empêcher de jeter un oeil aux bras décharnés de la jeune femme, qui à peine sortie de l'adolescence, arborait un corps squelletique presque inquiétant. La réponse en ce qui concernait la situation de la jeune femme fit afficher une petite grimace sur le visage d'Oswald qui était désolé d'entendre cela. « La vie dans votre pays n'avait pas l'air facile tous les jours non plus, même avant tout ça... Mais pour avoir un peu voyagé, je peux t'assurer que tu étais loin d'être la seule malheureusement... » Lors de ses voyages, Oswald n'avait pas eu le temps de constater la misère du monde. Ses voyages avaient été concentré autour de son travail avant tout.

D'ailleurs, en mentionnant son travail, la remarque de Mallowe fit rire sincèrement le peti brun qui gloussa presque. Nullement moqueur mais seulement amusé par sa naïveté d'enfant, il pencha la tête sur le côté tout en attendant par-dessus la casserole que l'eau soit suffisamment chaude pour plonger les betteraves dedans. « Non ! Je faisais des recherches sur l'évolution des espèces, plus particulièrement des oiseaux. Je devais observer certaines espèces dans leur milieu naturel ou en captivité, noter des données sur eux, les comparer... J'ai été au Kenya et au Bénin pour observer certaines espèces rares. J'ai aussi eu l'occasion de travailler sur d'autres animaux, les ours blancs aussi par exemple... J'ai été en Arctique pour ça il y a quelques années. » Oswald adorait raconter ses anecdotes de recherche, parce qu'elles étaient insolites mais aussi parce que cela faisait rêver, en comparaison avec ce qu'ils vivaient actuellement.

« Mon livre était tout simplement le résultat de mes recherches, concernant la réduction de la taille de certaines espèces d'oiseaux par rapport au réchauffement climatiques... Un ouvrage qui peut paraître barbant je te l'accorde, mais qui était important pour les étudiants et les gens du milieu ! Bon... Je dois avouer que mes recherches sont dépassées aujourd'hui, mais il  n'y a plus personne avec qui en discuter... » Avoua-t-il après un petit instant, gloussant d'amusement avant de faire glisser les betteraves une à une.

Quand l'heure de déjeuner arriva, Oswald haussa les épaules. « Oh, on peut toujours s'ouvrir une conserve, sauf si tu avais des projets, je peux rester ici à surveiller la marmitte, ça ne me dérange pas ! » Mais quand le petit brun se détourna des fourneaux pour observer Mallowe qui fouinait dans les placards, il la vit en face des ces derniers, une mine affreuse sur le visage. Elle semblait... Avoir peur. De quoi ? De la nourriture ? Quand Oswald l'observa, à quelques mètres d'elle, si maigre avec ses traits si tirés à l'idée de manger, il comprit que quelque chose n'allait pas. « Qu'est-ce que... ? »Dit-il tout haut en s'avançant un peu. « Ça va ? Hey... ? » Demanda-t-il en penchant la tête sur le côté. « Tu es sûre que tout va bien... ? Tu n'as pas l'air bien. Tu devrais avaler quelque chose... Tu veux que je nous prépare quelque chose ? Il doit y avoir un sachet de nouilles déshydratées, Eve-Madeleine m'en a fait l'autre jour. » Écartant la porte d'un placard, il sortit deux sachets, les mêmes qu'il avait déjeuner quelques jours plus tôt avec la nonne avant de sourire à la jeune femme.

« Je peux m'en occuper. C'est très peu calorique, nourrissant et facile à manger. Il faut juste de l'eau chaude pour les préparer... Tu verras. » Oswald était peut-être naïf et parfois à côté de la plaque, mais il avait été un père de famille aimant et il savait que quelque chose n'allait pas. Alors, il tentait d'aider à sa façon.



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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Lun 2 Nov 2020 - 21:27
Mal ouvrit de grands yeux plein de curiosité au récit du travail d'Oswald.
Wow, s'exclama t-elle, ça devait être passionnant !
La jeune fille n'avait aucune idée d'où se situaient le Kenya et le Bénin mais l'Arctique lui causait davantage, aussi parce qu'à la télé il y avait des pubs avec des ours blancs sur un tout petit carré de banquise, attendant la mort.
C'est vrai que les ours blancs n'ont plus d'endroits où aller à cause de la glace qui fond ? Tu en as vu mourir ? Et qu'est-ce que tu as fait pour les sauver ?

Le jeune fille se passionna tout à coup pour ce genre de chose, aussi rebondit-elle également sur les oiseaux qui devenaient plus petits à cause du réchauffement climatique car cela l'interpellait personnellement.
Alors, est-ce que ça voudrait dire que, quand il y une apocalypse quelle qu'elle soit, plus on est petit, plus on a de chance de survivre ?
Ne mesurant qu'un mètre cinquante six, la réponse l'intéressait fortement.
Et donc ceux qui sont trop grands ont plus de risque de mourir ?
Ce serait parfait. Bill, son ennemi juré était plus grand qu'elle, il aurait donc de fortes chances de passer l'arme à gauche avant elle; quelle bonne nouvelle !

Une fois cette conversation terminée, il fallu passer aux choses sérieuses ou plutôt aux choses qui fâchent: le repas du midi.
Quand elle entendit les réactions du chercheur, son visage se durcit et une lueur agressive brilla dans ses yeux aussi froids qu'une lame d'acier.
T'occupe ! Coupa t-elle d'une voix tranchante. Je vais très bien.
Il ne fallait surtout pas qu'Oswald se mêle de ça et surtout pas de cette manière sinon elle serait tellement bloquée qu'elle ne pourrait pas avaler une bouchée alors qu'elle avait promis à Lisa. Aussi parce que son futur emploi au camp en dépendait.

Je ne veux pas que tu t'occupes de ce je vais mettre dans mon assiette ni que tu me regardes quand je mange. Continua t-elle en colère et menaçante.
Ok tu fais des pâtes déshydratées si tu veux; je me fous que ce soit calorique ou non, le problème n'est pas là.
Enervée, elle mit la table bruyamment.
Elle détestait les nouilles en sachets, c'était carrément dégueulasse comme bouffe mais d'un autre côté, elle n'aimait rien alors ça ou autre chose...
Elle allait boire un peu de soda quand tout à coup elle se rappela les recommandations de son infirmière en herbe:
boire avant le repas coupait l'appétit il valait donc mieux s'en passer.
Elle reposa la bouteille avec mauvaise humeur et quand les pâtes furent prêtes elle s'en servit une petite cuillérée.

Tout en chipotant dans son assiette, dos tourné pour qu'Oswald ne la voit pas, elle biaisait des regards furtifs vers lui.
Il n'avait pas intérêt de l'ouvrir sinon elle lui foutrait son poing dans la gueule pour lui apprendre !
Quand enfin, au bout d'un temps infini elle réussit à vider sa maigre ration, elle reposa son assiette tout à coup beaucoup plus calme: elle avait réussi ! Elle était fière de ce petit succès.

Se tournant cette fois franchement vers Oswald, elle décida de lui expliquer le problème afin qu'il ne soit pas trop triste car après tout, elle l'aimait bien, même si elle s'était juré de ne plus jamais avoir d'amis.
Je suis anorexique, confia t-elle.
C'était pénible pour elle si orgueilleuse d'avouer une telle faiblesse mais n'était-elle pas sur le chemin de la guérison ?
Je me soigne, s'empressa t-elle d'ajouter. Je mange cette quantité six fois par jours et après il faudra augmenter les doses. Quand je serai guérie, je pourrais m'entraîner pour être sentinelle.
C'était un beau programme et elle faisait son possible pour s'y tenir.
Pour l'instant il pourrait être dangereux que je mange plus car je pourrai en mourir.
Même si c'était vrai, cela l'arrangeait bien ! C'est juste qu'il n'y a plus de médicaments pour me donner l'énergie qu'il me faudrait, les vitamines et tout ça donc je suis obligée de me débrouiller comme je peux. Lisa m'aide.
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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Mar 3 Nov 2020 - 14:16
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Mallowe avait un regard dur, une gestuelle brouillonne mais semblait à la fois intéressée à ce que disait le chercheur avec l'attention d'une enfant beaucoup plus jeune. Un contraste qu'Oswald trouva à la fois triste et touchant. Il ne put s'empêcher de rire en réponse à ses questions concernant son ancien travail. Cette jeune femme semblait appartenir à un monde beaucoup plus terre à terre que celui qu'avait pu connaître le quarantenaire. Elle avait des questions pures et à la fois très brutes. Croire qu'Oswald pouvait "sauver" les ours blancs avait quelque chose de profondément tragi-comique. « Je faisais des recherches et prélevais des éléments dans des carottes glacières – pas de vraies carottes, ce sont des morceaux de glace qu'on retirait du sol, très profondément – et j'autopsiais parfois des carcasses d'animaux retrouvés sur la banquise. » Oswald était passionné par son ancien travail et avait toujours aimé s'intéressé au vivant par le biais de son observation des corps morts. C'était la raison pour laquelle les infectés le répugnait et l'intéressait en même temps, il voulait comprendre le pourquoi du comment, c'était un besoin viscéral.

« Oui parce que quand j'étais à Londres, je m'occupais de conserver des corps d'animaux, récupéré dans la nature par exemple, pour pouvoir les exposer. Ça évite de traquer des pauvres bêtes simplement pour le plaisir de les admirer empaillés dans un musée, c'est beaucoup plus respectueux. » Le petit chercheur insista sur ce point en agitant un doigt engagé tandis qu'il parlait avec Mallowe avant de lui esquisser un sourire. Quant à la question de la taille, c'était un problème plus complexe, mais Oswald trouvait malin que la jeune femme adapte la question des oiseaux à celle de leur statut actuel. « C'est bonne réflexion. Disons simplement, si tu veux comparer mon travail à notre condition, que nous sommes destinés à nous [i]adapter[/i), y compris physiquement, pour survivre aux nouvelles conditions dans lesquelles nous nous trouvons. » Oswald était un vrai moulin à parole, mais ne voulait pas perdre son auditoire du jour. Aussi, il agita les mains d'un geste qui se voulait rassurant et rit après avoir fini sa première phrase. « Oh bien sûr, il faut noter des changements à venir dans plusieurs générations. Toi et moi, nous ne serons plus là pour voir le résultat de ces changements. » Une certitude qui ne réjouissait pas notre petit chercheur... Mais ainsi va la vie, comme disait son père.

Quand Mallowe changea de ton en réagissant au quart de tour dès qu'Oswald proposa de faire une pause en laissant les blettes cuire, ce dernier eut un sursaut. Il était surpris du changement brutal de comportement de la jeune femme mais surtout peina à réaliser la gravité d'un sujet sensible comme celui-ci. Il la scruta du regard, les sourcils levés et les yeux écarquillés tandis qu'elle imposait ses conditions. Alors, sans rien dire – ce qui était un exploit venant d'Oswald – il s'occupa du déjeuner. Il sentit dans son dos tout l'agacement de la jeune femme, en entendant deux assiettes se poser brutalement sur la table. Au moins, elle avait encore le réflexe de mettre la table, pensa Oswald malgré lui.

Ils commencèrent à manger dans un grand silence, l'animosité enthousiaste de leur discussion précédente s'étant évaporé rapidement. Oswald se lava les mains et passa à table, mais n'arrêtait pas de se lever pour surveiller sa marmite de betterave. Il fini par terminer son assiette debout au comptoir, en face de Mallowe, l'oeil sur sa cocotte pleine de racines. C'est là que Mallowe lui avoua ce qu'Oswald avait très bien deviné tout seul. Elle s'empressa de se justifier, avec un regard de défis. Oswald se tourna lentement vers elle, la cuillère en bois à la main, acquiesçant simplement à ses paroles. « Savais-tu que certains animaux ont un régime similaire ? Les chats, surtout les plus jeunes par exemple, pour parler d'un animal commun. Il mange plusieurs micro-repas, tout au long de la journée. Et malgré ça, ce sont des animaux agiles, qui débordent d'énergie et qui sont très résistants. » Le ton d'Oswald était léger, il parlait davantage comme un père de famille et avait perdu son ton loufoque et léger qui lui était caractéristique. L'annonce de Mallowe était trop grave et trop sérieuse pour se permettre une quelconque maladresse. Toute la bonté du père de famille attentionné qu'il était transpira alors de tous les pores du petit chercheur, qui adressa un regard confiant à la jeune femme. « C'est donc une très bonne idée, ça s'arrangera... Et d'ici quelques temps tu pourras prendre sérieusement ton entrainement pour pouvoir être l'une de nos sentinelles. » Il acquiesça comme pour s'en convaincre lui-même et convaincre son interlocutrice, sans juger ce qu'elle voulait devenir ni même contester quoi que ce soit. Si cet objectif lui permettait de tenir et de se focaliser sur sa guérison, c'était une bonne chose, songea Oswald.



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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Mer 4 Nov 2020 - 20:38
Mal avait écouté avec la plus grande attention tout ce que décrivait Oswald en rapport à son ancien boulot.
Elle n'avait pas tout compris. Surtout, elle avait peiné à imaginer qu'on puisse observer les animaux vivants quand ils étaient morts. Quant aux carottes glacières, cela la dépassait.
Par contre, elle opina du chef quand Oswald lui avait expliqué préférer conserver les corps d'animaux plutôt que les chasser, elle était entièrement d'accord avec lui.

Il fallut par contre encaisser la mauvaise nouvelle. Pour que l'humanité évolue, il faudrait tellement de temps qu'elle aurait passé l'arme à gauche depuis longtemps, elle ne verrait donc pas la mort de Bill, trop grand pour survivre, aussi parce qu'il serait mort lui aussi de sa belle mort, peut-être.
Elle ne pouvait imaginer cela. Bill mourant de vieillesse dans son lit... Elle allait donc être obligée d'aller l'occire un jour elle-même, il n'y avait pas d'autres choix mais ne confia pas son énorme souci au zoologiste. Les repas étaient suffisamment problématiques en ce moment pour ajouter autre chose.

L'homme était réglo et Mal lui en tint gré.
Pas une fois il l'avait regardé peinant à avaler ses pâtes, même quand il allait touiller les betteraves. Et quand elle eut enfin terminé sa maigre portion, il lui apporta un énorme espoir sur un plateau d'argent.
La jeune fille aimait les chats, elle se comparait même à eux tant elle était souple et vive et temps habituel.
Alors je serai comme eux ! S'exclama t-elle enthousiaste. Je vais continuer à manger plusieurs minis repas par jours et bientôt je serai aussi forte qu'un félin.

Le futur rôle de sentinelle lui tenait à cœur plus que de raison. C'était cette hâte à rejoindre le groupe d'entraînement qui la poussait à faire des efforts surhumains.
Oui, répondit-elle. Bientôt je serai prête. Moi aussi je pourrai partir travailler pour le camp et je te protégerai !

Le déjeuner étant terminé depuis un moment, Mal était de nouveau enjouée. Se penchant au-dessus de la gamelle où les betteraves cuisaient elle demanda:
elle sont bientôt cuites ? J'ai hâte de savoir comment on fera des bonbons avec ça ! Peut-être même que j'en goûterai un ou deux...
Puis, elle alla fouiller dans les tiroirs du buffet pour en sortir victorieuse une dizaine de petits moules en plastiques sauvés de l'apocalypse par elle ne savait quel miracle.
On pourra peut-être en faire là-dedans ? demanda t-elle, ce sera plus joli.
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Sujet: Re: Euh... Les sucreries, ça va pas directement dans les fesses ?   Jeu 5 Nov 2020 - 20:59
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Oswald avait été un bon père de famille. C'était un fait : le petit brun était avenant, à l'écoute, généreux mais aussi réfléchi. Même s'il était connu pour être maladroit, parfois gênant et sans filtres, il n'en restait pas moins un homme intelligent. Il savait que sa comparaison avec le félin le plus connu du commun des mortels allait faire plaisir à la jeune femme. Elle semblait tellement jeune et déjà tellement abimée par la vie. Oswald avait remarqué que les survivants plus jeunes, qui n'étaient encore que des adolescents au début de l'épidémie, s'étaient dans l'ensemble très bien adapté à la situation et avaient construit bien des barrières psychologiques pour pallier à ce qu'ils n'avaient pas pu vivre dans un monde ordinaire. Ils n'étaient plus dans un monde ordinaire...

Alors, pour encourager Mallowe, Oswald acquiesça avec un grand sourire, alors que cette dernière explosait d'enthousiasme. « Tout à fait, c'est l'idée justement ! Je suis sûr que ça va s'arranger vite ! C'est pour ça, il faut que tu sois déterminée ! » Le petit chercheur priait intérieurement pour qu'elle lutte contre ce qui la grignotait de l'intérieur. Le fait de se faire protéger par une si petite femme frêle faisait presque peine à entendre, mais après tout, si Mallowe avait réussi à survivre jusqu'à présent, c'était qu'elle était plus robuste qu'elle ne paraissait. Alors, convaincu que cela l'aiderait, Oswald acquiesça d'un air entendu. « Ça me paraît être un excellent projet ! J'espère pouvoir compter sur toi dans ce cas ! » À vrai, dire, c'était à moitié vrai, pensa alors Oswald en réprimant une mine un peu inquiète.

Après un petit moment, les blettes semblaient enfin cuites. Il fallait alors ajouter du liquide sucré et de laisser tout ça mijoter. « Tu as une bouteille de soda quelque part ? » Demanda alors le petit chercheur en perchant sur son petit nez une paire de lunettes cerclées de métal. Il versa le contenu d'une bouteille de soda par dessus les betteraves et écrasa le tout avec un presse-purée. « C'est vraiment peu ragoûtant, mais il faudra ensuite les mettre dans un petit moule pour que ça ressemble à des bonbons. Sinon, il faudra les faire couler sur une plaque pour faire des pastiles... » Mais à peine avait-il émis les différentes options qui s'offraient à eux que Mallowe dégota de petits moules, probablement pour réaliser quelques miniardises, puis qu'Oswald en avait eu des similaires dans sa propre petite cuisine de banlieue.

« C'est parfait ! Le mélange est assez visqueux, il suffit de laisser ça le plus au frais possible pour que ça durcisse ! Impeccable ! » Alors, prudemment, Oswald versa le contenu de la marmite, gluant et peu ragoûtant au premier abord, dans divers petits moules. Mallowe était chargée de les disposer sur une plaque pour pouvoir les mettre à l'abri dehors. « Excellent, je suis sûr que petits et grands seront ravis d'y goûter ! Il faudrait leur trouver un nom... Les... Les... » Oswald se gratta le haut de la tête, mettant ses cheveux bouclés en désordre avant de lever un doigt victorieux vers le plafond.

« Les Beet Crusts ! Qu'est-ce que tu en penses ? »




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