The Walking Dead RPG

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Nothing like it in the World
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Tori H. Watanabe
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Inglorious Fuckers
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Sujet: Nothing like it in the World   Mar 29 Sep 2020 - 20:09
Avec Irving et Peter cloués au lit, Tori n’avait pas fait autre chose que s’occuper d’eux dernièrement. Déjà plus de trois jours qu’ils étaient au point mort, enfermés dans une maison miraculeusement à l’abri des fuites d’eau et des rats, à tenter de récupérer. La fièvre de Peter était mauvaise, quant à la toux d’Irving et à ses courbatures, c’était une autre histoire aussi pénible. Les deux hommes avaient été durement touché par une maladie qu’ils partageaient étrangement. Elle ? Rien. Malgré son saut à pieds joints dans une bouche d’égout, malgré la sauce qu’elle avait prise comme les deux autres, elle n’avait rien eu du tout.

Elle avait donc veillé les deux hommes un moment avant de décider à aller voir dehors si elle pourrait trouver quelque chose de consistant et de quoi les soigner aussi. Allant d’un chevet à l’autre, pour vérifier qu’ils étaient encore en vie. Ça lui avait permis de nouer des relations un brin plus solide avec Irving, d’une certaine manière. Même si le blond restait énigmatique sur bien des points, et qu’elle ne le cernait pas totalement, elle appréciait autant ses silences que sa conversation, le trouvant intelligent et avisé. Ça contrebalançait par moment l’attitude trop franche de Peter, qui allait droit au but.

Tori s’était équipée en conséquence : Jean, bottes, sweat, veste chaude qui la protégeait de la pluie, l’arme de Peter avec elle – même si elle doutait de savoir s’en servir, ça serait toujours dissuasif – et son propre couteau, elle avait laissé à Irving un mot pour lui dire qu’elle revenait vite. Un autre au Botaniste pour lui préciser la même chose, mais qu’en plus elle serait prudente. Elle avait d’ailleurs profité que l’homme soit endormi pour filer en douce, persuadée que sinon, il ne la laisserait pas mettre le nez dehors sans son approbation ou sa présence.

La suite ? elle était claire dans la tête de la japonaise, mais beaucoup moins dans le déroulé de l’opération. Elle qui avait avisé sur une carte la position présumée d’une pharmacie avec l’aide d’Irving, se perdit en route en rencontrant un arbre avec des noisettes qu’elle tâcha de récolter pour le soir-même. Les fourrant dans le fond de son sac, elle s’engagea dans la mauvaise rue suivante et fit trois fois le tour du pâté de maison avant de comprendre son erreur. Revenant sur ses pas, elle aborda finalement la pharmacie…

Et l’entrée à l’intérieur de celle-ci ne fut pas spécialement aisée. Incapable de soulever le rideau de fer qui la gardait fermée, elle dut se glisser dans une petite fenêtre donnant sur des sous-sols, en s’entaillant la main sur du verre brisée. Se vautrant à l’intérieur dans un bruit conséquent, Tori se remit sur ses jambes en pestant silencieusement contre elle-même de ne pas avoir fait attention. Elle ouvrit la porte, remonta les escaliers, se présenta dans la pharmacie et avisa le désordre à l’intérieur. Pas un chat, pas un rat non plus… Ou si peut-être, si on percevait le mouvement dans le faux-plafond…

Tori s’avança avec prudence entre les étagères, ramenant le col de son sweat contre son nez pour se protéger de l’odeur forte d’humidité. Alors qu’elle se saisit d’un premier flacon tombé au sol, un bruit la figea dans son mouvement. Celui d’une toux difficilement contenue, dans la même pièce où elle se trouvait…


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Elena Hortos
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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Mer 30 Sep 2020 - 21:04
« Je peux t’accompagner, j’suis pas handicapée. » protesta la grecque avant que l’hispanique ne coupe court à ses vaines tentatives en la forçant à se rassoir. À bout de force, elle s’échoua mollement sur le canapé qu’elle avait rarement quitté ces derniers jours. Elle leva un regard sombre sur l’homme qui vérifiait l’état de ses armes, prêt à se remettre en chasse après une pause forcée qui avait largement mis à mal le quotidien des deux compagnons de route. Gabriel et Elena étaient seuls désormais. Leurs camarades n’étaient pas rentrés de leur dernière mission et les semaines s’étaient écoulées sans qu’aucun d’eux ne manifeste le moindre signe de vie. Si les deux survivants étaient habitués à voir des proches disparaître, ce drame avait commencé à ternir leur moral, l’un et l’autre se réfugiant dans le travail, ils avaient enchaîné les petites primes jusqu’à ce que le sort ne s’acharne sur eux. Ils avaient fait halte à Olympia, dans un appartement en hauteur qui avait échappé aux inondations, car la fin de l’été avait vu s’abattre sur la ville des pluies diluviennes, et quand les rats, les morts et autres déjections putrides avaient envahi les rues de Seattle, la maladie s’était invitée dans les refuges de ses survivants, comme pour achever le travail.

Alvarez y avait miraculeusement échappé tandis que la jeune femme avait rapidement vu son état de santé se dégrader. Si elle avait tenté de faire bonne figure au début, la réalité l’avait vite rattrapée tant et si bien qu’après avoir frôlé l’évanouissement pendant une sortie en ravitaillement, elle avait consenti à rester alitée. La fièvre l’avait clouée au lit depuis quelques jours sous la garde attentive et taciturne de son acolyte qui tournait comme un lion en cage, impuissant. Leurs ressources étaient au plus bas et la brune ne présentait manifestement aucun signe d’amélioration. « Je fais le plein pour quelques jours seulement et je vais essayer de te trouver des anti-douleurs. J’en ai pour trois heures tout au plus. » informa le brun en donnant davantage l’air d’essayer de se rassurer lui-même. Face à l’absence de réponse d’Elena, il jeta un regard en biais dans sa direction. Puis il renifla, rangea un de ses pistolets à l’arrière dans son pantalon et l’autre dans son étui avant de s’appuyer les deux mains contre la table qu’il avait investi, tête baissée. « Tu n’aimes pas non plus l’idée de me laisser seule ici. » souleva Elena, ses orbes rougis par la fatigue plantés sur la silhouette masculine de son ami. « Même dans cet état, je peux couvrir tes arrières. » argua-t-elle sans parvenir à sourire. Gabriel semblait en proie à un long débat avec lui-même ; laisser la grecque seule ici c’était risqué. L’emmener avec lui avec ce temps et dans son état l’était tout autant. « Ok, on fait vite. » souffla-t-il à contre coeur.

Les deux jeunes gens s’étaient alors mis en route et après un ravitaillement peu fructueux ils avaient fait halte dans une pharmacie. Pas la plus facile d’accès d’ailleurs. La fatigue couplée à la fièvre compliquaient chacun de ses mouvements, et le mexicain avait fini par laisser la brune dans une allée du magasin abandonné en lui intimant de s’asseoir et de ne plus bouger en l’attendant. Il écumerait seul le reste de la boutique à la recherche d’antalgiques. Elena s’était donc laissée glisser sur le sol poisseux dans la pénombre tandis que Gabriel fouillait l’arrière salle. La chaleur l’étourdissait un moment puis un long frisson glacial lui remontait l’échine l’instant d’après. Quant à sa poitrine, chaque respiration était un supplice tant ses poumons étaient douloureux quand ils se remplissaient d’air. D’ailleurs une violente quinte de toux la secoua, avant qu’elle n’aperçoive une ombre. Elle s’immobilisa instantanément, le regard rivé vers la source de son inquiétude. Puis de nouveau la toux trahit sa présence. Cette fois, elle en était sûre, qui que ce soit, elle était repérée. Lentement, la grecque se redressa pour faire face à l’étranger, ses doigts venant s’enrouler autour du manche de son couteau à sa ceinture, prête à dégainer.





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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Jeu 1 Oct 2020 - 11:44
La pression monta d’un cran pour la japonaise alors qu’elle se renfrogna sur elle-même. Dans une des allées, elle hésita à continuer à avancer. Peut-être qu’il serait plus simple de faire machine arrière, non ? ça lui sembla même être une évidence sur le coup, avant de réaliser que la fenêtre était trop haute pour sa taille et qu’elle ne pourrait pas y retourner sans attirer encore l’attention sur elle. Le sang perlant de sa main, elle chercha du regard une porte arrière, ou celle de devant, avant de comprendre à nouveau que si elle n’avait pas réussi à passer par l’extérieur, pourquoi y arriverait-elle par l’intérieur ?

Quelle plaie ? Bon, il ne restait plus qu’à trouver la porte arrière et partir en courant. Tentant de faire le moins de bruit possible, elle se faufila en essayant d’éviter d’écraser des objets au passage. Sa progression fut évidemment très lente, et ce fut au détour d’une allée qu’elle perçut au sol une jeune femme. La vision fut très brève, puisque la seconde d’après avoir réalisé, Tori fondit à nouveau à l’abri dans un sursaut évident. Oh, son pied avait également glissé sur une boite vide, et elle manqua de se vautrer au passage. Si l’inconnue ne l’avait pas vu, au moins avait-elle pu l’entendre.

Le cœur battant à tout rompre, elle ne sut quoi faire ? Attraper l’arme de Peter ? Oui, mais si elle ne savait pas s’en servir, Tori avait peur de se faire mal avec. De même, la plaie à sa main avait le mérite de marquer son chemin, elle la serra contre elle en pestant, tentant de faire boire la manche de son sweat pour limiter les dégâts. Ça ne fonctionnait pas. Il ne lui resta qu’une option…

Elle se défit de son sac, tira son carnet, déchira une page et dégaina son stylo. L’instant d’après, Tori plia méthodiquement la page en un avion en papier, et jeta un coup d’œil vers la jeune femme avant de lui envoyer. Elle surveilla par-dessus les étagères que l’atterrissage était correct : de justesse. La brune pouvait avoir son mot et pouvoir le lire et découvrir de son écriture un peu brouillonne son message :

Je ne veux pas de problème, je cherchais des médicaments pour mon groupe, mais je ne trouve pas la sortie. Je ne voulais pas vous faire peur.

PS : moi je n’ai pas eu peur…
… pas beaucoup.


Ajouté à ses quelques mots, il y avait les marques que son sang laissé partout depuis qu’elle s’était entaillée. Pas très malin, mais elle n’y pouvait rien. L’essentiel étant que ça ne s’infecte pas. Même si c’était douloureux, Tori trouvait plus important de sortir d’ici sans problème…


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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Mer 7 Oct 2020 - 21:32
L’agitation qui parvint aux oreilles de la grecque lui fit machinalement resserrer sa prise sur l’arme blanche qu’elle tenait le long de sa cuisse. Elle avait bel et bien été repérée par l’intrus. Ou plutôt l’intruse si elle se fiait aux cheveux longs qui avaient furtivement virevolté à l’angle d’un rayon. Son pouls s’accéléra en dépit de la fatigue manifeste qui la rendait bien incapable de se relever. Et pourtant… Elle tendit le bras, chercha à tâtons la fermeture éclair de son sac abandonné à côté, ses doigts atteignant fébrilement l’ouverture pour s’y faufiler et se saisir de son arme à feu. Elle n’hésiterait pas à s’en servir si la menace s’avérait véritable. Pas tant pour elle-même que pour l’hispanique qui l’accompagnait. Après tout, c’était ancré profondément en elle, instinctif et maladif, elle ne pouvait se soustraire à cette propension à protéger ceux qui l’entouraient. Comme une louve défendant sa meute coûte que coûte. Alors d’un geste encore étonnement vif, elle ôta la sécurité dans un cliquetis familier. Prolongement quasi naturel de sa main gauche, figé vers la source du danger potentiel. Tuer ne lui avait jamais semblé si simple. Comme si s’emparer d’une vie désormais s’inscrivait dans les standards actuels. Comme si elle pouvait facilement ignorer les brèches qui se fissuraient toujours un peu plus, la rapprochant inévitablement du point de non retour, lorsque coderaient les derniers verrous usés qui préservaient encore sa conscience. Ce qu’il en restait du moins.

Très vite, une nouvelle perturbation sonore inquiéta Elena. L’individu, qui qu’elle soit fouillait elle aussi dans ses affaires, probablement à la recherche de sa propre arme. La tension était à son comble, accentuant la sensation de chaleur autour de la jeune femme ; elle était sur le point de suffoquer. La fièvre jumelée à l’adrénaline l’étourdissait presque. Un sursaut imperceptible la secoua lorsqu’elle aperçut un mouvement dans la pénombre. Elle jeta son sombre regard sur le projectile de papier, suivant sa trajectoire périlleuse jusqu’à elle. L’initiative plus que le geste lui fit froncer les sourcils. Rares étaient les meurtriers qui prévenaient leurs victimes à l’aide d’un avion froissé. Elena était peut-être tombée sur un rare spécimen. Mais l’ombre pourpre qui parsemait la feuille lui laissa penser que l’étrangère n’était peut-être pas en état de mener une lutte elle non plus. C’était peut-être là sa chance de s’en tirer sans heurts. Sans baisser sa garde, le bras toujours immobile en direction de l’instigatrice de ses émois, Elena laissa le couteau qu’elle avait gardé dans son autre main et s’empara à la place du message qui lui était manifestement destiné. Après quelques secondes d’hésitation, à ne pas lâcher des yeux la planque de l’autre femme, elle se lança dans la lecture entrecoupé de regards furtifs.

Le post-scriptum aurait presque pu lui arracher un sourire en d’autres instants. Elle se demandait à présent si elle n’avait pas affaire à une enfant. L’idée même lui fit prestement baisser le bras, sans pour autant se débarrasser de son pistolet.

« Je… » une violente quinte de toux, sèche, la coupa brusquement. « Je ne cherche pas non plus les ennuis. » Sa voix trahissait son état physique. Ses yeux fixèrent l’angle de l’étagère derrière laquelle elle devinait la présence de l’inconnue. « Tu es blessée ? C’est grave ? » Questionna la grecque dans ce qui ressemblait à un murmure.





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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Jeu 8 Oct 2020 - 23:28
La voix de l’inconnue sonna finalement dans la pièce. Tori se pencha doucement de sa cachette pour l’observer du coin, dépassant à peine de sa planque improvisée pour scruter la brune dans la pénombre. Cette dernière était malade, comme Irving et Peter. Le cœur serré, la japonaise resta silencieuse alors que son interlocutrice certifiait ne pas cherchait les ennuis non plus. Et lui demander ensuite si elle était blessée, et si c’était grave. Tout en y songeant, la japonaise releva la manche de son pull en une grimace douloureuse puis dégoûtée en observant sa plaie. Glissant davantage au sol pour se présenter au bout de l’allée, elle fit une petite moue à la jeune femme en haussant finalement les épaules.

Ça n’était pas grave. Sa paume était entamée et ça faisait mal oui, mais rien qui la perdrait en toute logique. Sans lui adresser un mot, Tori serra son carnet entre ses mains plus longuement avant de se rapprocher davantage. Toujours avec prudence. Elle ne s’arrêta qu’a une certaine distance, un peu plus de deux mètres, pour se mettre au sol également, assise en face. Les jambes ramenées contre elle, qu’elle enserra entre ses bras. Ce fut avec curiosité – et une pointe de souci – qu’elle détailla cette femme qu’elle rencontrait tout juste. Sous ses traits blafards à cause de la fièvre, elle voyait des yeux sombres qui semblaient impénétrables, une silhouette sèche, une moue prononcée, des pommettes hautes. Très belle.

Tu es malade aussi ? écrivit-elle rapidement sur son carnet pour le montrer à la jeune femme, lui laissant tout le temps de lire.

Elle n’attendit pas vraiment de réponses. N’était-ce pas évident ? Pas besoin d’un diplôme pour le savoir. Elle hésita. Elle n’avait rien trouvé de particulier pour aider ses deux nouveaux amis, mais la japonaise fouilla néanmoins dans son sac pour récupérer les noisettes qu’elle avait déniché et les tendre à la jeune femme. Ça ne changerait rien à sa fièvre, mais si ça se trouvait, elle était affaiblie parce qu’elle n’avait rien mangé depuis un moment !

Laissant là son offre, elle reprit de quoi écrire et retourna son carnet :

Tu es seule ?

Un bruit dans l’arrière-boutique arracha à Tori un véritable sursaut de peur. Elle se raidit, se redressant, comme une belette traquée. A cet instant, alors que des bruits de pas se faisaient entendre, se rapprochant, la brune se faufila vers sa planque d’avant, glissant derrière celle-ci pour y disparaitre. Qu’importait si elle n’était pas discrète, notamment à cause de la trace de sang qu’elle laissait sur le sol et le sachet de noisettes joyeusement offerts. Si la personne qui arrivait était plus dangereuse que la malade présente, elle allait passer un sale quart d’heure.


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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Dim 11 Oct 2020 - 15:42
Le visage qui se découpa dans son champ de vision la fit se crisper instinctivement avant que celle-ci ne se fasse plus précise, se dessine avec clarté devant elle. Une petite brune fluette aux traits asiatiques, d’une candeur frappante qui aurait facilement pu leurrer la grecque si l’expérience ne l’avait pas formatée, si les déceptions ne l’avaient pas forcée à se méfier du plus inoffensif des hommes. L’apparence était devenue une arme dont se servaient même les enfants pour survivre dans ce monde hostile qui les avait vu grandir. Alors, même si la tension était redescendue d’un cran, Elena toisa la jeune femme avec suspicion, guettant le moindre de ses gestes, observant avec curiosité le petit manège auquel elle se livrait avec ce carnet. Elle fronça les sourcils, laissa son regard s’attarder sur la plaie sanguinolente qui scindait sa paume. Finalement, elle lui présenta une interrogation manuscrite que la grecque déchiffra en plissant légèrement les yeux. La jeune femme était donc muette. Elle se pinça les lèvres, quelque peu désolée pour elle. Puis la question rebondit dans son esprit. La Muette ne semblait pas malade à première vue.

« Moi aussi ? Tu viens chercher de quoi soigner un ami ? » questionna aussitôt la survivante en jetant ses orbes sombres par-dessus la silhouette en tailleur de l’inconnue à la recherche d’un complice soustrait à sa vision. Il ne semblait y avoir personne d’autre qu’elle. Elle avait probablement laissé son ami en lieu sûr. Les intempéries avaient décidément fait de gros ravages dans la région. Elena eut une pensée pour ceux qu’elle connaissait, pour les membres du Fort, Connor, Valérian… Elle espérait qu’ils s’en sortaient mieux qu’elle.

Face à l’évidence, la japonaise entreprit de fouiller rapidement dans son sac et sortit quelques noisettes d’apparence fraichement cueillies qu’elle lui tendit un instant avant de la déposer entre elles. Elena, surprise, ne boucha pas d’un centimètre, observant comme une bête curieuse cette âme charitable qui semblait toute droit sortie d’un téléfilm de Noel. « Tu devr… » Des spasmes violents la coupèrent, la secouant péniblement contre le mur qui la soutenait tandis qu’elle tâchait d’étouffer sa toux dans la manche de sa veste. « Tu devrais les garder. » Parvint-elle finalement à articuler en désignant les noisettes. En dépit de la faim qui tiraillait son estomac, la grecque ne se défaisait pas de cette fierté qui finirait par la tuer. Et puis surtout, ces maigres rations étaient sûrement destinées à quelque d’autre d’aussi malade qu’elle.

De nouveau, le grattement de son stylo contre le papier lui indiqua qu’elle cherchait à communiquer avec elle. Elle eut à peine le temps de retourner le carnet, que Gabriel revenait d’un pas nerveux vers elles, inquiétant la jeune femme qui retourna se réfugier derrière son étagère. Elena tenta de lever le bras pour la rassurer, mais rien à faire. Quant à l’hispanique, ses bras se tendirent instinctivement vers l’angle vers lequel il avait vu disparaitre la chevelure de jais ondulante de Tori, son arme à feu pointée vers elle. « Non ! » Protesta la grecque en attrapant la jambe du mexicain. Elle tenta même de se redresser mais la précipitation provoqua chez elle étourdissement et elle se ravisa prudemment. « Elle est seule, elle cherchait à communiquer. Elle a l’air… » Elle enfouit une énième quinte de toux dans son coude. « Elle a l’air inoffensive. » affirma la brune en levant les yeux pour croiser le regard sombre du brun. Sans baisser les bras, il fixa l’angle.« Sors d’ici sans gestes brusques. Je n’ai pas l’intention de te faire du mal si tu ne cherches pas non plus à en faire. » intima l’homme. Elena attrapa de nouveau le tibia de son ami, le pressant du regard. Après quelques secondes d’hésitation, il consentit à baisser son arme.

« N’aie pas peur. Il est grincheux plus qu’il n’est dangereux. » se moqua la grecque en trouvant la force d’offrir un sourire moqueur à son compagnon.





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Sujet: Re: Nothing like it in the World   Lun 12 Oct 2020 - 19:20
Deux amis, précisa de sa main Tori. Elle ne pouvait pas mieux dire que ça. Irving et Peter avaient attrapé ça tous les deux. Il fallait bien admettre qu’avec les températures qui baissaient, et la pluie constante, le miracle avait simplement été de passer entre les gouttes. La japonaise avait eut énormément de chance, mais c’était à elle de s’occuper des deux hommes et de leur sauver la mise. D’ailleurs ! Elle ne voulait pas spécialement s’attarder ici. Mais l’idée de laisser la jeune femme ici, elle aussi malade, ne l’enchantait pas. Tous les deux très malades, ajouta-t-elle.

Elle ne récupéra pas ses noisettes, pas même lorsqu’elle se refugia dans sa cachette initiale. La voix forte de l’homme lui arracha par ailleurs un frisson d’angoisse pure et elle n’osa plus sortir de sa planque pour au moins jeter un coup d’œil. La brune tâcha de restreindre l’individu qui l’accompagnait, signifiant qu’elle était visiblement seule et inoffensive, mais l’invective grave qui suivit eut pour effet de la prostrer davantage. De sa main blessée, elle s’enquit simplement à serrer le manche de son couteau, hésitant toujours à récupérer plutôt l’arme de Peter qui serait sûrement bien plus dissuasive à distance.

La voix de la femme tonna à nouveau, lui demandant de ne pas avoir peur. Si seulement c’était possible. Tâchant de contrôler sa respiration, terriblement laborieuse, la jeune femme souffla longuement pour tenter de se calmer. Elle passa timidement la tête pour vérifier la configuration. Elle retenait la jambe de l’homme pour le tenir immobile. Il ne la menaçait plus avec son arme d’ailleurs, ce qui fut suffisamment rassurant. Mais, elle hésita tout de même. Si elle sortait et qu’on la menaçait encore ? Ou pire, qu’on lui tirait dessus ?

Elle eut du mal à faire comprendre ce qui aurait pu la rassurer. D’un geste de la main, elle demanda qu’il recule. Lui, seulement. Elle ne lui faisait pas confiance. Sa taille, son poids, sa carrure, son air fermé. Tout ce qui pouvait l’effrayer et lui causer du tort. Quand il obtempéra, elle prit son petit courage à deux mains pour s’extirper lentement de l’endroit où elle se trouvait. Tori avança avec précaution, sa paume tenant tellement fort le manche de son arme que le sang goûté contre la lame désormais.

Vous êtes ensemble ? en groupe, sous-entendait la question silencieuse. Elle n’osait plus récupérer son carnet pour « parler » avec eux, consciente que ça pourrait la remettre dans une position de faiblesse. Ses gestes suffisaient, pour l’instant. N’est-ce pas ? Il y en a d’autres ? D’autres gens qui vont sortir de l’arrière salle et lui faire peur, encore ?


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