The Walking Dead RPG

The Walking Dead RPG

Hunt them down
Aller à la page : Précédent  1, 2
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Joaquin Hernandez
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Bras-droit | S.T.A.R.S
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 3511
Sujet: Re: Hunt them down   Jeu 7 Jan 2021 - 16:26
Le seul truc positif que j’vois dans cette histoire de merde, c’est que personne me demande d’être de bonne humeur. Bon de base, on m’l’a jamais demandé hein, qu’on soit bien d’accord. Mais là au moins, on me casse pas les couilles là-dessus et on me fait pas de remarque à la con. Enfin après, Valérian doit se douter qu’à la première réflexion, je l’emplâtre. Je devrais être désolé – ou pas qu’on soit bien d’accord – mais c’est comme ça. Vu la façon dont ça se passe avec lui depuis des mois, j’arrive pas à … j’arrive à rien. Déjà avant, j’avais du mal à le cerner mais maintenant, c’est encore pire. Est-ce que c’est vraiment important au final ? Pas vraiment. J’veux dire, c’est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit à sa vie ou à la mienne. J’ai pigé le plus important, j’suis quantité négligeable et j’dois faire avec. Le reste, c’est du détail.

En attendant, on doit se focaliser sur ces foutus chasseurs de primes. Et je lève un sourcil, retenant la répartie mauvaise qui me vient quand il me dit que j’ai eu une bonne idée. « Et si des chasseurs ont été payés, c’est qu’il y a plus de boulot. Les menacer ça peut aussi laisser penser qu’on veut les coudées franches pour avoir la prime. » Donc ouais, même moi je sais qu’il faut pas trop jouer au con et aux gros bras dans cette histoire, ça pourrait facilement se retourner contre nous. Et j’ai un sourire narquois quand il reprend, même si mon regard reste toujours aussi sombre. « Quoi, t’es en train de me dire que t’es moins menaçant que moi ? » Tu parles, au final, il est carrément plus dangereux. Plus retors. « J’savais déjà me servir d’un flingue mais ouais elle m’a… » Je fronce les sourcils et je le fixe un instant. « Comment tu sais ça toi ? » Pas que ce soit un secret, mais on l’a pas crié sur les toits non plus. « Tu me surveilles ? » P’tain je vais pas virer parano en plus du reste quand même, si ?

Enfin, de toute façon, je mets les pieds dans le plat. Je saurais pas dire à quel point c’est une idée de merde ou pas, mais c’est trop tard pour faire demi-tour. J’me retrouve quand même comme un con, à plus trop savoir quoi dire ou quoi faire l’espace d’un instant. L’idée qu’il se soit senti… coupable … ouais un truc du genre, bah ça m’avait même pas effleuré. Et ce qu’il me balance ? Encore plus improbable. « … pourquoi ? J’veux dire… tu sais causer. Et j’ai pas… ‘fin … laisse tomber. » J’ai du mal à piger en vrai, ce qui a pu le bloquer autant. J’sais que je suis pas du genre super abordable, mais ça a pas empêché tous les autres de venir me parler à leur façon.

Je déglutis au reste, surtout quand il parle de Clara et de ma petite, avant de souffler, d’une voix rauque un « … j’sais. Sinon tu serais pas là pour en parler. » C’est clair au moins. Si j’avais vraiment eu un doute, tout serait différent. Et, comme les autres, il essaie de me convaincre que c’est pas de ma faute. A croire que ça devient habituel. J’crois que Yulia est la seule à pas avoir tenté cette approche en vrai. Ptet parce qu’elle sait que de toute façon, je serais obligé de vivre avec cette culpabilité, qu’elle s’envolera pas parce que les autres ont dit qu’elle avait pas lieu d’être. « Val’… chaque décision que j’ai prise depuis… putain, depuis longtemps… chaque voie que j’ai choisie a entrainé la mort de ma femme et de ma gamine. Tout ce que j’ai décidé de faire. Ou de pas faire. C’est comme si je les avais flinguées moi-même. » Je tourne la tête un instant, fixant la baraque, les mâchoires contractées. « Quand Jerry a voulu embarquer Yulia pour la garder en otage, je sais qu’elle voulait rester en vie pour retrouver Esperanza. Sauf que… j’ai choisi … la distillerie. Vous. Alors que je… » J’ai laissé tomber ma famille, ma femme, mes gosses, sans un regard en arrière il y a des années. Et eux, j’ai pas pu. Même pas pour tenter de sauver ma petite. « J’aurais juste voulu… pour elles. Que ce soit différent. Elles méritaient mieux. » Mieux que moi surtout.

Je finis par reporter mon regard sur lui. Je me rends même pas compte que mon regard est toujours aussi vide, comme si j’arrivais même plus à paraitre vivant. Et le sourire que je me bricole dure une fraction de secondes avant de disparaitre. « T’as fait ce que t’as pu pour Ruby. Pour les autres. C’était le plus important. Neil a fait ce qui lui semblait juste pour sauver les siens. » Je me frotte le visage, essayant vaguement de me convaincre que je suis fait pour cette réalité-là. « … quelle merde sérieux. Je préférais encore quand j’étais qu’un con qui cognait ce qu’on lui disait que cogner. » Ca les ramènera pas si j’abandonne. Ca changera rien. Et comme j’ai dit à Isha, si je le fais, y aura plus personne pour se rappeler d’elles. Je sens mes mâchoires qui se contractent alors que je détourne de nouveau les yeux vers la baraque. « … allez je fais le tour. Tu me couvres ? » J’attends un signe de tête de sa part et je commence à me faufiler dans l’obscurité. Je sais que la discussion est loin d’être finie, qu’elle reprendra probablement dès qu’on aura réglé cette histoire mais là, j’ai l’impression que je vais m’effondrer si je dis un mot de plus.


Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer...
Revenir en haut Aller en bas  
Valérian Zacharias
Valérian Zacharias
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Leader | The Exiles
Pipou ♥
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 1854
Sujet: Re: Hunt them down   Ven 29 Jan 2021 - 23:44
Les yeux rivés à la façade de la maison, Valérian hocha la tête aux propos de Joaquin. Il leur faudrait effectivement être prudents, au risque, sinon, d’envenimer considérablement la situation. Il fallait donc trouver un juste équilibre entre la négociation et la menace avec ces chasseurs et de ne pas basculer irrémédiablement vers l’un ou l’autre, rendant toute communication avec eux impossible ou infructueuse.

Valérian arqua ensuite un sourcil aux remarques de l’hispanique et pouffa brièvement. « Je dis que, si tu excelles dans l’art d’encastrer des têtes dans les murs, je suis, quant à moi, indéniablement doué pour les faire tourner à l’aide de compliments savamment dosés. » Il eût un sourire mièvre. « Je suis bien meilleur lèche-cul que toi. Ce qui me désigne d’office pour aller convaincre ces types d’abandonner leur traque. » Quant à être plus impressionnant, si l’hispanique n’était pas beaucoup plus grand que lui, ses muscles étaient en revanche bien plus saillants que les siens. Quoique le grec ne l’aurait jamais ouvertement admis. Ses efforts pour renflouer sa silhouette s’étaient, en effet, toujours avérés vains. Ce qui l'exaspérait profondément. « Et c’est mon rôle de savoir ce qui se trame à la distillerie. Mais sois rassuré : il n’outrepasse pas la porte de ta chambre, ni celle des douches d’ailleurs. » Bien que Valérian s’efforçait d’apparaitre nonchalant en compagnie de Joaquin, son coeur battait à un rythme effréné contre sa poitrine. Il avait en effet l’impression de progresser sur un terrain particulièrement glissant avec l’hispanique et redoutait de recevoir un coup à n’importe quel instant...

Sa prétendue désinvolture s’étiola toutefois lorsque Joaquin le confronta à la raison de sa venue. Si le grec avait pour habitude d’emprunter de nombreux détours pour parvenir à ses fins, Joaquin était, quant à lui, d’une franchise désarmante. Si bien que Valérian se trouva initialement désarçonné par sa question, avant de retrouver contenance et se livrer à des aveux tardifs. « Je l’ignore. » admit-il à mi-voix face à l’incompréhension de son voisin. Probablement que la culpabilité lui avait cloué le bec tout ce temps où Valérian aurait, au contraire, souhaité crever cet abcès et présenter ses excuses à l’hispanique.

Il se raidit sensiblement au sous-entendu suivant de Joaquin, mais ne pipa mot. Au moins, l’hispanique le croyait-il. Qui plus est, il s’était douté que jamais le grec n’aurait gardé pour lui une telle information, même si elle avait été décisive dans l’application de son plan. Ce constat détendit subrepticement les épaules de Valérian dont les yeux ne quittaient désormais plus ceux de Joaquin.
     
Attentif, il écouta son voisin qui s’ouvrait à son tour et lui faisait part des remords qui écrasaient ses épaules. Il s’attribuait l’entière responsabilité de la mort de sa famille, si bien que Valérian, une fois n’est pas coutume, resta silencieux. Il ignorait quel avait été le parcours exact de l’hispanique et pouvait, par conséquent, difficilement le contredire. Il en aurait de toute façon été incapable. Quelque chose rongeait en effet son voisin. Quelque chose d’insidieux et de profondément incrusté dans sa chair... « Peut-être. » concéda finalement Valérian d'un ton abrupt. « Tu as peut-être pris de mauvaises décisions et commis des actes discutables au service de ce salaud. Mais tu le regrettes amèrement. » Son regard était planté dans celui de Joaquin. « Tu as fait tout ton possible pour retrouver ta fille après la mort de Jerry. Et tu as toujours été là pour les Exilés. Alors, ne sois pas trop prompt à te juger si durement. Du moins, pas pour avoir pris cette décision. Parce qu’elle en aurait détruit plus d’un. »    

Il contempla longuement l'hispanique et ajouta. « Tu n’es pas le monstre que tu crois être. Tu es juste un type paumé, projeté dans un monde sans queue ni tête et qui fut contraint de s’y acclimater pour survivre. » Comme tous les survivants, finalement. « Tout ce que tu peux faire maintenant, c’est réparer tes torts et agir au mieux. Pour elles. »

Valérian eut enfin un rire sans joie à la dernière remarque de Joaquin. « C’est pour cette raison que je prétends d'ordinaire n’en avoir rien à faire de quoi que ce soit. Il est infiniment plus facile de prétendre être indifférent à cette merde plutôt que de s'y confronter. »

Après avoir adressé un regard entendu à son voisin, Valérian hocha la tête à sa proposition. « Très bien. Sois prudent. » Son arme en main, il guetta ensuite nerveusement le retour de l’hispanique et lui adressa pour toute question un regard interrogateur lorsqu’il fut enfin revenu à ses côtés...


Anger is an acid that can do more harm to the vessel in which it is stored than to anything on which it is poured - Mark Twain.

Awards 2020:
 
Revenir en haut Aller en bas  
Joaquin Hernandez
Joaquin Hernandez
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Bras-droit | S.T.A.R.S
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 3511
Sujet: Re: Hunt them down   Mar 2 Fév 2021 - 14:12
Je peux pas m’empêcher de ricaner à sa répartie et je hausse une épaule. « Chacun ses talents. Mais j’arrive à pas être trop con quand je veux. » J’ai jamais eu de souci à négocier des trucs ou à discuter avec les gens. Quand j’ai envie donc. Petit détail qui a son importance. Surtout que, dès qu’on commence à me casser les couilles, je pars au quart de tour. J’ai arrêté de cogner direct tout ce qui bouge pourtant, y a du progrès non ? « J’sais pas comment tu fais. Pour être lèche-cul. Ça me rendrait dingue. » Mais ouais, je sais qu’il a raison, quitte à négocier, autant que ce soit lui qui commence avant que je fasse de la diplomatie à ma façon.

J’ai quand même un temps d’arrêt au reste et je le regarde, pas trop convaincu. « Mouais. Enfin, c’est pas comme s’il se passait quoi que ce soit dans ma chambre ces derniers temps de toute façon. » Des semaines que Ruby est partie. Et encore, je suis même pas sûr qu’il se passera quoi que ce soit à son retour. Sinon ça va, je gère. Ma main droite aussi. Hem. Bref. J’en étais où ? Ah ouais. C’est son rôle donc. «J’aime autant que t’évites aussi les douches ouais. » Je sais pas trop quoi penser du reste au final. Parce que j’ai beau retourner le truc dans tous les sens, y a aucune réponse qui arrive vraiment à me satisfaire. Encore moins celle-là. « Tu l’ignores. Okay. » J’ai comme l’impression que ça sera le maximum que je peux tirer de lui. Alors je souffle, fixant le bout de mes pompes. « La prochaine fois que… enfin, si tu pouvais éviter d’attendre des semaines. Ce serait cool. » Des mois même. « Histoire que je me dis pas que t’en as vraiment rien à foutre de ma gueule. Que j’suis aussi important pour moi que tu l’es pour moi. » Parce que ouais, putain, ils ont fini par prendre de la place dans ma vie, chacun à leur façon. Et si je sais toujours pas trop quoi penser de Valerian, difficile de faire croire que je suis indifférent à ses réactions. Je serais pas crédible si j’essayais.

Ca reste quand même compliqué. De lui parler. D’accepter de laisser couler les choses. Je me dis que ça va m’aider à avancer et, au moins, les choses sont claires avec lui. Même si je me sens quand même sacrément largué et que je me demande si demain, s’il devait refaire tout ça, il referait la même chose. Je suis pas sûr de vouloir une réponse à cette question et le reste me retourne tellement que j’ai pas envie de me rajouter ça en plus. Et je souffle, ma voix se faisant plus cassée que je le voudrais. « Peut-être ouais. Et c’est normal que je sois là. On est genre une famille non ? » A notre façon, même si ça pourrait en surprendre plus d’un. « Tout le monde a été là pour moi. C’est… cool. » Mes mâchoires se crispent quand même au reste et je hausse une épaule avant de souffler, dans un murmure. « …ça suffira jamais. Quoi que je fasse. Ce sera jamais assez pour elles. » Parce qu’elles méritaient tellement mieux que moi. Qu’elles auraient dû avoir mieux. C’était aussi pour ça que je voulais jamais les retrouver. Ca me laissait la possibilité de croire qu’elles s’en étaient sorties. Et si le prix à payer c’était qu’elles m’oublient, que j’entende plus jamais parler d’elles, c’était pas si grave non ?

Je referme le poing alors que je sens ma main trembler. Et je prends une grande inspiration, sans vraiment lui répondre quand il me dit d’être prudent. J’ai vraiment envie de l’être ? Je saurais pas dire. Y a une part de moi qui a envie de foncer, que ça me permettra enfin de tout oublier pour de bon. Que ce serait pas si terrible que ça au final. Mais je me dis que je suis là pour Ruby, pour qu’à son retour, ça se passe bien pour elle. Alors je me raccroche à ça pendant que je fais le tour. Me faut pas bien longtemps pour faire mes repérages et, quand je reviens auprès de Valerian, je souffle, d’une voix redevenue plus neutre. « Personne dehors. J’ai zieuté, ils sont trois à l’intérieur, tranquillement posés dans leur canapé. Ils s’attendent pas à de la visite, on peut y aller en douceur. » Comme ça, plus vite ce sera réglé, plus vite je pourrais aller me planquer au fond de mon lit. C’est un bon programme ça non ?


Nous sommes chacun notre propre démon et nous faisons de ce monde notre enfer...
Revenir en haut Aller en bas  
Valérian Zacharias
Valérian Zacharias
Fiche de personnage

Caractéristiques
Caractéristique Tir:
Caractéristique Physique:
Caractéristique Habilité:
Leader | The Exiles
Pipou ♥
CASIER DE SURVIVANT
Messages : 1854
Sujet: Re: Hunt them down   Mar 23 Fév 2021 - 15:09
Valérian se figea comme sous l’effet d’une gifle aux propos de Joaquin. Les mâchoires crispées, il hocha alors lentement la tête, incapable de trouver quoi que ce soit à répondre. Il avait l’impression que les rouages de son esprit s’étaient immobilisés, gelés par un puissant désarroi. Le grec n’avait, en vérité, aucune idée de ce qu’il convenait de dire devant de tels aveux. Il savait tempêter face à la colère, répondre à la moquerie par le dédain et se montrer cruel avec ses détracteurs… mais il ignorait tout bonnement comment avouer à quelqu’un qu’il lui était cher. En dépit des apparences et de la prétendue indifférence dont il avait fait preuve, Valérian estimait en effet Joaquin et avait souffert de son incapacité à briser la glace au cours de ces mois. Et s’il aurait aimé le lui avouer, le grec se trouva cependant désemparé et resta silencieux, les lèvres scellées par une étrange appréhension.

Il hocha donc la tête, avec l’impression que les mots s’étaient agglutinés au fond de son gosier et refusaient d’en sortir. Pourquoi était-il aussi impuissant face à Joaquin ? Valérian sentait en effet une peur sourde gonfler son coeur et assécher sa gorge. Lui qui était d’ordinaire à l’aise avec les mots et habile pour charmer son monde était à présent réduit au silence. Quel idiot, songea-t-il avec amertume, quel idiot !  

La suite prit d’autant plus Valérian au dépourvu : une famille ? Jamais encore il n’avait considéré de cette façon les Exilés. Mais peut-être Joaquin avait-il raison ? Les liens qui les unissaient étaient désormais étroits, inébranlables, à l’instar de chaînes solides. Les Éxilés formaient un échantillon de violence, de mauvaise foi et d’acariâtreté qui aurait très bien pu précipiter la distillerie vers sa perte. Mais l’inverse s’était contre toute attente produit et ils étaient à présent unis par quelque chose de fort et d’indicible. Étaient-ils une famille ? « Oui, je suppose… » répondit-il à Joaquin d'un air troublé.

En proie à une certaine nervosité, Valérian guetta ensuite le retour de Joaquin et soupira imperceptiblement lorsqu’il réapparut à ses côtés. L’expression à nouveau indéchiffrable, il hocha la tête aux informations que lui rapporta l’hispanique et répliqua d’un ton égal : « Très bien. Allons-y. » Ils avaient suffisamment discuté : il était désormais temps de mettre en oeuvre leur plan et de débarrasser Ruby de ces chasseurs de primes. Grand temps, oui !

Comme des ombres, ils s’étaient alors faufilés jusqu’à la maison, puis présentés à la porte des chasseurs qui, initialement méfiants, écoutèrent leurs revendications. Le miel de Valérian et les arguments de Joaquin achevèrent ainsi de les convaincre... si bien qu’aucune tête ne fut heureusement encastrée dans un mur ce jour-là. Après avoir longuement négocié avec eux, ils tournèrent les talons et rentrèrent à la distillerie dans une ambiance quelque peu penaude, incertaine, mais incontestablement apaisée.

Sur le chemin du retour, Valérian ressassa longuement son échange avec Joaquin. Si un certain malaise subsistait entre eux, le grec espérait toutefois que son voisin soit libéré du poids de ses erreurs. Valérian s’était rarement ouvert de cette façon à quelqu’un, et moins encore pour admettre ses torts. Il avait cependant été nécessaire de faire ces aveux à l’hispanique. Et si Valérian ignorait ce que l’avenir leur réservait, il était à présent déterminé à ne plus laisser quiconque pâtir de ses erreurs.

Si un mur de pudeur et d'incompréhension le séparait encore de l'hispanique, nul doute qu'ils étaient parvenus, ce jour-là, à l'ébrécher pour apercevoir au travers les affres de l'autre. Il restait à voir s'ils parviendraient un jour à l'abattre ou, au contraire, s'ils le consolideraient jusqu'à être des inconnus l'un pour l'autre...


Anger is an acid that can do more harm to the vessel in which it is stored than to anything on which it is poured - Mark Twain.

Awards 2020:
 
Revenir en haut Aller en bas  
Contenu sponsorisé
Fiche de personnage
CASIER DE SURVIVANT
Sujet: Re: Hunt them down   
Revenir en haut Aller en bas  
- Hunt them down -
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Walking Dead RPG :: RP Terminés-
Sauter vers: