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L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]
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Zelda Anderson
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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Lun 19 Oct 2020 - 7:07
« J'avais presque oublié ton délicieux sens de l'humour ! »
C'est un peu étrange mais même dans cette situation, Valérian parvient à lui arracher un sourire. Un sourire un peu triste mais néanmoins sincère. La tension se charge pourtant bien vite de le réprimer. « C'est vraiment dommage qu'tu sois qu'un gros con... » Oui, elle déplore sincèrement qu'il ait décidé de se poser en ennemi. Elle n'est pas bien sûre de comprendre pourquoi. Ni même quel lien il entretient avec ce chasseur de primes. Mais tout ceci, c'est bien dommage ! « Moi il me plaît pas trop, c'programme ! » maugrée-t-elle lorsque le premier s'adresse au second. Mais bon, on ne lui demande certainement pas son avis...

Et puis c'est maintenant Anton qui, n'appréciant visiblement pas son manque de coopération, s'approche d'elle pour lui tordre le bras. Zelda sert les dents, essaie de ne pas lui donner la satisfaction de crier malgré la souffrance qui se fait pressante. Son impuissance est presque aussi douloureuse. L'homme argue qu'elle n'a plus besoin de son bras puisqu'elle ne sait pas écrire. « Tu sais un bras ça a plusieurs utilités ! » réplique-t-elle entre deux grimaces désapprobatrices. « Par exemple j'compte bien m'en servir pour te puncher l'groin dans un futur assez proche ! » Des menaces dénuées de poids mais qui ont l'avantage de lui insuffler un peu de courage. Courage qu'elle perd presque aussitôt quand une arme se pointe sur son épaule. Le percuteur frappe dans le vide et aucune balle ne vient perforer sa chair. Mais le message est clair et l'air livide de l'adolescente prouve qu'elle l'a bien reçu.

C'est maintenant au tour d'Eddie de jouer à ce qui semble être la roulette russe. Les sourcils froncés, la mâchoire serrée, Zelda observe la scène en priant pour qu'il ait la même chance qu'elle. Mais un bang sonore, une gerbe de sang et une odeur mêlée de poudre et de chair brûlée vient doucher ses espoirs. L'adolescente sursaute, cligne des yeux et prend conscience de la situation. Puis elle se débat, tirant sur ses liens avec l'espoir déraisonnable de s'extirper du piège des menottes. « Espèce de... de... » Elle ne trouve pas ses mots. Mais toutes les insultes de la Terre ne semble plus en mesure d'exprimer son avis sur cet enfoiré d'Anton. Elle n'écoute pas la règle que ce dernier lui expose. Elle s'en fiche pas mal. Il n'y a plus qu'une désagréable alchimie de peur, de colère et de frustration. Ils ne s'en sortiront pas, pas vrai ? Cette idée commence à se frayer un douloureux chemin jusqu'à l'écrin de ses convictions.

« Eddie ? » appelle-t-elle doucement, espérant capter l'attention de son camarade mais surtout s'assurer qu'il est encore conscient, apte à comprendre ce qui se passe avec lui. Sa présence la réconforte. S'il tombe dans les pommes... « Eh, Eddie ? » Le regarde l'australienne reste obstinément rivé sur lui. « J'suis là ! » Elle suppose que ce sera de peu de réconfort pour le jeune homme. Mais ils sont ensembles dans cette galère, indépendamment des griefs qui sont venus assombrir leur relation. Ce n'est pas elle l'ennemie, aujourd'hui. Elle essaie juste d'être l'alliée dont il a besoin. « TOI VA T'FAIRE FOUTRE, CONNARD ! JE JOUE PLUS À TON JEU DÉBILE !! » hurle-t-elle sur Anton lorsque l'intéressé continue à les presser pour obtenir des informations. Soude bidule ou pas, elle ne lui filera pas ce qu'elle veut. Parce que s'ils lui font peur, June la terrorise davantage encore.

La main libre dans sa poche, elle joue avec le manche de ce couteau que Valérian n'a pas trouvé. Elle ne sait même plus vraiment si elle compte l'utiliser contre leurs agresseurs ou pour s'ôter la vie. « Si j'vous dit c'que vous voulez savoir, vous le laisser s'en aller ? Il a besoin de soins !! » Sa proposition est aussitôt rendue caduque par le coup d'éclat d'Eddie. Sans vraiment comprendre comment, son camarade se jette sur l'homme qui le soigne et le met au sol, à sa merci. Zelda, la surprise passée, réagit en extirpant son couteau et en le faisant glisser vers son probable sauveur. « Eddie ! » Il saura l'utiliser à meilleur escient qu'elle. Et puis l'adolescente fait dès lors tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher Anton d'évaluer correctement la situation. Elle se détend, profite de la relative latitude qui lui procure l'allonge de ses jambes pour tenter de frapper celles du chasseur de prime. Pas pour le faire tomber, le désarmer ou même prendre l'ascendant sur lui. Non. Juste pour lui faire mal et procurer un peu plus de temps à son camarade pour les sauver...


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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Lun 19 Oct 2020 - 12:18
« VALERIAN ? T’es sérieux putain ! ENCORE ? Tu as réussi à te faire prendre en otage par un mec menotté et blessé ! Il t’as promis une moussaka lui aussi ? » Anton porta une main à son front avant de s’adresser aux cuisses musclés d’Eddie : « Il est grec, c’est pas vraiment une punition ce que lui fait… » C’était presque une tradition à ce niveau, se moquer de Valérian quand il était en difficulté. Le policier reprit : « Tu veux le tuer ? Bah vas-y, fais le. » Anton croisa les bras au-dessus de sa tête pour s’étirer, s’éloignant de quelques pas de la gamine, pour éviter ses coups de pieds. Elle n’était pas la priorité là tout de suite.

La voix froide, il dit à Eddie : « T’as une hémorragie à l’épaule, faites par une balle de .357, à bout touchant. C’est assez large pour servir de vagin à Rocco Siffedi. Et ça saigne autant qu’un 28eme jour de cycle. »  Il s’interrompit en regardant Zelda faire glisser un couteau à son camarade. Il ne chercha même pas à l’arrêter.  Il pouvait bien le prendre, ça donnerait à Anton une fenêtre de tir pour lui expliquer la vie. Le policier continua à parler, comme si de rien n’était. « Traduction, si on te pose pas un garrot, tu perds conscience dans quelques minutes et du meurs avant l’heure du gouter de la petite. Tu crois vraiment être en position de négocier ? Plus tu forces, plus ton corps consommes de l’oxygène, plus tu vas te fatiguer. En d’autre terme, tu brûles ta chandelle là. » Anton regarda au Valérian dans les yeux  avant d’ajouter quelques mots bien sentis. « Si tu le tues, tu n’auras plus d’otage, je n’aurais plus de raison de ne pas sortir mon arme et mettre une balle dans la tête de la gamine non ? »

Anton gagnait du temps, il tentait d’analyser la situation, de trouver le bon angle pour pouvoir tirer sans toucher Valérian. Espérant aussi qu’Eddie perdrait conscience rapidement. Mais il ne pouvait pas non plus risquer de laisser mourir son ami, en dépit de ce qu’il disait. Aussi, il se concentra, lançant son couteau au sol en premier lieux, puis, doucement, comme s’il allait le déposer au sol, il sortit son Beretta de son étui.

Une détonation retentit, en même temps, il eut une giclée de sang et Eddie bascula en arrière. Anton se précipita pour dégager Valérian. Le policier examina la blessure de leur invité. La balle avait touché juste en dessous de l’articulation de l’épaule droite. Un beau tir. Anton rendit son revolver à Valérian avant de se retourner sur une Zelda qui allait payer ses bravades. Entre ses insultes, ses coups de pieds et le couteau qu’elle avait lancé à Eddie ! Anton s’approcha l’air féroce : « Tu m’saoule toi ! Deuxième règle. » Il regarda Zelda d’un air mauvais puis il s’approcha encore une fois, lui tordant le bras et posant le canon chaud contre l'épaule de la jeune femme, suivant le même angle que la dernière fois et il pressa la détente. Le bruit fut quelques peu assourdis par la chair mais les oreilles d’Anton sifflèrent, agressé par ce qui ressemblait bien à des plaintes d’enfant.

Avait-il honte ? Non. Il les avait prévenus pourtant ! « Je voulais simplement des réponses ! Mais non, c’est trop compliqué de coopérer et de parler. Si vous n’aviez rien à vous reprocher, vous auriez répondu. Mais non, vous avez fait les fier. Alors c’est marre, on va plus jouer ! » Il alla chercher la soude caustique et le vinaigre, avant d’en verser généreusement sur les plaies d’Eddie. La réaction chimique fit fondre la peau comme si elle cautérisait la plaie. Au moins, il ne se viderait pas de son sang. « ça va mon pote ? Désolé pour… ça. J’ai mal géré. »




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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Mer 28 Oct 2020 - 12:52
Malgré la nervosité qui le gagnait peu à peu, Valérian resta maître de lui-même lorsque fusa la balle dans l’épaule d’Edward et qu’une gerbe de sang éclaboussa le mur derrière lui. Une moue dédaigneuse ourla simplement ses lèvres et le grec secoua alors la tête d’un air réprobateur : Quel gâchis ! Dire que tout ce cirque aurait pu être évité si facilement ! « Prends tout de même garde à ne pas en faire des passoires. » signala-t-il d'un ton mécontent à Anton. « S’ils se vident de leur sang, il n'y aura plus rien à tirer d’eux. » La blessure d’Eddie était effectivement impressionnante, tout comme le flot de sang qui s’en écoulait. Nul doute que le jeune homme s'évanouirait rapidement s'ils n'intervenaient pas.

Le Beretta d’Edward en main, le grec s’approcha donc du militaire et jaugea sa blessure d’un air critique. Convaincu que le jeune homme était menotté à la chaise, il consentit à ranger l’arme dans la poche arrière de son jean et sortit un mouchoir en tissu de son manteau pour exercer, tant bien que mal, une pression sur la plaie d’Edward. « Inutile de me regarder avec ces yeux-là. » gronda-t-il à l’adresse du jeune homme qui le foudroyait du regard. « À moins que tu ne préfères te vider de son sang, peut-être ? »

Ce furent les hurlements de Zelda qui prient ensuite Valérian au dépourvu. Surpris, le grec leva les yeux vers la jeune fille et poussa soudain une exclamation de douleur lorsque le pied d’Eddie heurta violemment sa jambe ; jambe qui avait été blessée quelques années plus tôt et qui était, de fait, encore particulièrement sensible. En proie à une douleur lancinante, le grec s'effondra au sol et n’eut pas le temps de reprendre ses esprits qu'Edward fondait déjà sur lui pour emprisonner sa gorge entre ses cuisses. Merde.

Haletant comme un poisson hors de l’eau, Valérian tenta d’échapper à l’étreinte qui comprimait son cou et se débattit vainement. Aux vociférations d’Anton, ses yeux s'arrondirent cependant et, véritablement indigné, il foudroya son partenaire du regard, incapable de lui adresser la flopée d’injures grecques que lui inspiraient ses reproches.

Les mains accrochées aux jambes d’Eddie, le grec suffoquait pour de bon lorsqu'Anton le libéra enfin de cet étau de fer. Quelque peu étourdi, Valérian réalisa à peine qu’on l’aidait à se redresser et tituba maladroitement dans un coin de la pièce, tâchant de recouvrer son souffle à force de profondes inspirations. Un nouveau coup de feu retentit tout à coup et le fit légèrement sursauter. « Qu’est-ce que… » Les yeux du grec se posèrent sur Zelda dont l’épaule était ensanglantée, puis sur Edward vers qui le géant se dirigeait à pas furieux, la soude caustique en main. « Anton, attends… » haleta-t-il péniblement. Trop tard. Outch ! Au moins, la plaie du militaire serait-elle ainsi cautérisée !

Prenant une dernière inspiration, Valérian se redressa finalement d'un air digne et avança vers Anton pour poser une main sur son épaule. « Attends. » répéta-t-il d’une voix ferme. « Laisse-moi lui parler. (il désigna Edward du menton.) Voyons si les mauvais traitements que tu lui as infligés ont provoqué chez lui un éclair de lucidité. Autrement, tu seras libre de l’asperger de soude caustique autant que tu le souhaites ! » Ces propos avaient été prononcés avec une certaine ironie. « En attendant, aide-moi à attacher cet idiot à la chaise. Et veille à ce qu’elle ne perde pas trop de sang. » ajouta-t-il en jetant une oeillade à Zelda.

Après qu’ils eurent correctement attaché le militaire, Valérian se positionna face à celui-ci, le Beretta toujours en main. Lentement, il se pencha alors pour se mettre à hauteur du jeune homme - en prenant toutefois garde à se positionner suffisamment loin de lui pour éviter de recevoir un nouveau coup. « Tu as du cran. » commenta-t-il simplement. « Ceci dit, ton courage ne te sera d’aucune utilité, ici. Il ne fera que vous mettre tous les deux en danger. Et si tu n’as pas d’égard pour ta vie, je suppose que tu en as toutefois un minimum pour la sienne. » Il désigna d’un geste impatient la jeune fille. « Si tu réponds à mes questions, je consentirais à te laisser contacter les tiens. Sinon (il haussa négligemment les épaules.) je t’abandonnerais aux bons soins de mon partenaire. » Bons soins dont il avait déjà eu un avant-goût.

Valérian inclina la tête sur le côté, puis reprit. « J’imagine que vous le savez, mais les New Eden sont très populaires par ici. Récemment, des épidémies de Choléra et de Leptospirose ont fait des ravages dans Seattle, et c’est seulement grâce aux médicaments qu’ils ont fournis aux vagabonds qu’elles furent endiguées. » Il fit une pause. « Depuis, les survivants sont de plus en plus nombreux à les rejoindre. »

Le regard planté dans celui du jeune homme, le grec continua. « Certains d’entre nous ont toutefois découvert que les New Eden ne sont pas les bons samaritains qu’ils prétendent être. Qu’ils représentent une menace pour Seattle. » Ses yeux se plissèrent. « Voici donc ma première requête : dis-moi tout ce que tu sais au sujet de ces enfoirés ; des origines du conflit qui vous oppose, à leur mode de fonctionnement. Tout. Chacune des informations que tu consentiras à me livrer - et que je relaierai au No man's land - dissuadera potentiellement un survivant de grossir les rangs des ennemis que vous combattez. » Il se recula et dévisagea Edward. « Je t’écoute. »


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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Mer 28 Oct 2020 - 22:15
Y'avait au moins un truc qu'on ne pouvait pas enlever à Zelda, c'était bien qu'elle avait un certain cran avec ses provocations. De là à savoir si elle avait conscience qu'elle pouvait mourir … il y avait encore du chemin à faire. Mais Eddie saluait cette esquisse de courage inconscient qui émanait d'elle.

Il n'allait pourtant pas s'arrêter pour le lui faire remarquer, gardant son attention focalisée sur Anton. À tâton, il récupéra le couteau que Zelda lui avait envoyé. Les mots du chasseur de prime ne lui faisaient ni chaud ni froid.

- Ton arme, j'ai dis, répéta-t-il froidement.

Et il le vit venir. Eddie eut un bref sursaut, non pas à cause du bruit de la détonation, mais à cause du choc de la balle qui déchirait sa peau. Ça lui coupa le souffle sur le coup et son corps ne lui répondit plus pendant quelques secondes, le temps qu'il fallut à Valerian pour se faire libérer.

Le militaire garda la mâchoire serrée, mais son visage trahissait sa douleur. Il prenait sur lui comme il le pouvait, mais ça commençait à être réellement difficile. Sa tentative pour prendre les devants fut un échec, et il détestait les échecs. Dans sa lutte personnelle, il entendit malgré tout la deuxième détonation. Cet Anton était un vrai malade. Il allait les tuer avant même de réussir à obtenir ce qu'il voulait.

Le militaire se laissa attraper et remettre sur sa chaise, dans un état second. Un film de sueur recouvrait son visage. Son corps entier lui faisait mal, il avait envie de vomir. Mais il tenait bon, sans doute poussé par l'adrénaline et l'envie de vivre.

Un cri lui échappa au contact de la soude caustique, cri qu'il tenta en vain de ravaler. Il se crispa des pieds à la tête, mais impossible de fuir la morsure terrassante de ce produit chimique. Les larmes coulaient le long de ses joues sans qu'il ne s'en rende compte, et il demeura longtemps ainsi, à lutter, à tenter de mettre de côté la brûlure qui continuait de s'étendre. Le temps à Anton et Valerian de tranquillement discuter de la marche à suivre.

Le haut de son corps se balança en avant, dans l'optique de le faire se coucher au sol, mais les deux hommes choisirent ce moment-là pour l'attacher fermement à la chaise. Le souffle court, les yeux fermés, Eddie doutait, à présent, de réussir à s'en sortir. La douleur l'empêchait de penser convenablement.

Lorsqu'il fut solidement lié à la chaise, Valerian prit les devants. Balançant la tête en arrière, Cohen déglutit péniblement, dans un état second. Il se raccrocha à sa voix.
Et dans sa souffrance et sa lutte pour ne pas y succomber, il lâcha un rire nerveux.

- Vous … vous avez besoin que je vous montre comment torturer quelqu'un, vous … baragouina-t-il. À cette allure-là on va crever avant d'avoir aligné trois phrases …

Avec peine, ses yeux s'ouvrir pour se planter directement dans ceux de Valerian. Il renifla. Considéra ses paroles.

- Lui il sait parler, approuva-t-il en lançant un regard du côté d'Anton.

Un nouveau rire lui échappa alors que sa tête se balançait de gauche à droite. Reprenant son souffle, calmant son rythme cardiaque, il avala sa salive.

- Les New Eden … c'est pire que ce qu'on peut imaginer, okay ? J'ai pas toutes les cartes en main, j'suis qu'un putain de militaire, moi, j'exécute les ordres … mais je vous assure qu'il vaut mieux être amis avec eux que l'inverse. Ils ont ce qu'il faut pour éradiquer un pays entier. Des véhicules, des armes, des avions.

Il passa sa langue sur ses lèvres, chercha des données dans son esprit embrumé. Ses prunelles claires s'arrêtèrent sur Zelda et cherchèrent à faire un topo silencieux de son état physique.

- D'après nos dernières donnés, leur groupe compterait plus de six milles individus. Mais ça … c'était y'a un an …

Il se tut, reprit son souffle, essaya de modérer la pique de douleur qui l'empêchait de parler et de respirer convenablement.

- Ils tuent ceux qui sont contre eux. Si vous avez des femmes, des filles, des sœurs … et que vous rejoignez leur rang … elles finiront comme pondeuses et rien d'autres … Vous avez vu MadMax, non ? Vous repartirez plus jamais de chez eux si vous y rentrez.

Son regard noir et injecté de sang sur eux, l'air de dire : ça vous va, comme ça ? Vous avez besoin d'un dessin ?


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Zelda Anderson
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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Mar 3 Nov 2020 - 8:15
« Tes balles de .357, il en bouffe tous les matins au p'tit déj' ! »
Alors oui, clairement, cette remarque n'a rien de bien constructive et elle ne risque pas non plus de décanter la situation. Mais Zelda tente simplement d'instiller le doute dans l'esprit de cet Anton, de lui faire comprendre que faire craquer Eddie ne sera probablement pas aussi simple qu'il le pensait. C'est qu'il ne paie pas forcément de mine, son camarade. Mais ça reste un militaire entraîné. Et un militaire qui a déjà fait ses preuves à Fort Ward et probablement ailleurs avant ça.

Et puis il y a un deuxième bang, une nouvelle giclée de fluide carmin et un autre trou dans le corps de son allié. L'australienne observe le canon encore fumant et se débat avec rage pour se défaire de ses liens bien trop solides pour elle. Pour peu qu'elle y soit parvenue, elle se serait jetée à la gorge de cet enfoiré. Mais tout ce qu'elle peut faire, là, c'est lui décocher un regard noir qui se teinte très vite d'inquiétude au moment où il dérive sur Eddie. Il a l'air encore vivant. Mais dans quel état... « Tu vas finir par l'tuer ! » souffle-t-elle, écœurée et rongée par l'impuissance. « Et les morts ça n'parle pas, crétin ! » Pas aux dernières nouvelles en tout cas. Ce type, c'est un enfoiré de boucher. Est-ce qu'il veut vraiment obtenir des infos ou n'est-ce qu'un prétexte pour laisser libre cours à ce qui pourrait être un fantasme franchement malsain ?

Cela dit Zelda aurait peut-être mieux fait de se taire parce qu'elle semble avoir attiré l'attention du sociopathe de service. Ce dernier lui annonce qu'elle commence à lui taper sur le système. L'intéressée lâche un petit rire nerveux. « C'est normal, ça. C'est l'effet Zelda ! Si ça peut t'rassurer, il paraît qu'c'est une réaction plutôt saine... » ironise-t-elle, partagée entre la crainte et le désir de le faire sortir de ses gonds. « Et rien à foutre d'tes règles à la con ! » Elle aurait bien aimé précisé qu'elle comptait la lui faire bouffer mais la morsure du canon chaud sur sa peau lui arrache un cri de douleur. Oh, elle tente bien de le réprimer. Elle y parvient un infime instant. Jusqu'à cette détonation annonciatrice d'une douleur plus fulgurante que toutes celles qu'elle a eu la malchance d'éprouver jusque-là...

L'ondée de souffrance se propage dans tout son organisme et la déconnecte brièvement de la réalité. Les larmes roules avec la même fluidité que le sang. Elle sent le fluide carmin glisser le long de son bras, le distingue vaguement teinter son t-shirt de pourpre. L'australienne se tortille mollement, comme si elle cherchait à se soustraire à l'étreinte de cette balle qui l'a transpercée avec indifférence. Elle serre les dents si fort qu'elle a l'impression que ces dernières vont éclater sous la pression. Le souffle court, le corps parsemé de tremblements et soumis à ce traumatisme qu'il cherche encore à comprendre, Zelda n'arbore plus le moins sourire insolent .Juste une grimace de douleur.

L'adrénaline prend le relais, la calme un peu et la cantonne à ce mutisme. La réalité et un curieux voile d'indifférence se mêlent. Elle entend les cris d'Eddie et l'écho des voix de leurs agresseurs. Elles semblent si éloignées. Un peu comme si la remnant se trouvait désormais dans une antichambre. Elle en tire une certaine satisfaction. C'est étrange mais alors qu'elle est désormais si vulnérable, elle a l'impression d'être maintenant hors de portée des véhémences de leurs adversaires. « Eh, Val' ! » hèle-t-elle le grec, faisant un effort qui lui semble démesuré pour simplement relever la tête dans sa direction. Même sa propre voix lui semble irréelle. Est-ce d'ailleurs bien la sienne ? Blême, recouverte d'une pellicule de sueur, la gamine esquisse un mouvement qu'elle regrette presque aussitôt. Elle lâche un autre grognement de douleur mais se raccroche encore à ce semblant de lucidité qu'il lui reste. « Ton pote, là... J'sais pas si t'as r'marqué mais il était prêt à t'sacrifier y'a même pas deux minutes ! » Ou était-ce des heures ? Elle en perd la notion du temps... Mais l'évidence n'aura pas pu échapper à cet hoplite des temps modernes, si ? « J'vais t'dire... Si tu l'butes, on te donnera toutes les infos qu'tu veux ! Pis surtout, on t'offrira un truc dont t'auras clairement besoin si t'entends dégommer New Eden : des putains d'alliés ! » L'offre lui semble correcte, à elle. Mais elle commence peut-être à délirer. Et l'intéressé ? Il en dit quoi, lui ?

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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Mar 3 Nov 2020 - 12:25
Anton regarda le sang couler du bras de la jeune femme sans vraiment s’en émouvoir, elle avait tenté de leur mettre à l’envers, elle en payait le prix. Elle était arrivé à un âge où elle pouvait être dangereuse alors il fallait la traiter de cette façon. Il eut un ricannement quand elle tenta de faire appel à Valérian pour le retourner contre Anton. Ce n’était pas la première fois que le policier utilisait cette stratégie d’indifférence face à une prise d’otage. Et ce n’était pas la première fois pour Val non plus. En espérant que son compagnon en soit parfaitement conscient. Avec un rictus, alors qu’il fouillait dans son sac, il dit : « T’en fais pas pour ça, c’est notre façon de se débarrasser des sacs à merde à chaque fois qu’on le prend en otage. » Ce qui était vrai…

Récupérant un peu de soude en poudre, des bandages, mais aussi des pilules de morphine, il revint vers Zelda et l’obligea à ouvrir la bouche avant de lui faire avaler le comprimé et puis de cautériser la plaie avec la soude, comme il avait fait pour Eddie. « Oh, tu veux vraiment lui offrir ça, c’est adorable. Mais je crois pas que t’es ce pouvoir-là gamine.» il posa ensuite un pansement sur la plaie encore fraiche : « Je ne veux pas que tu meurs, ça peut te sembler étrange, mais je ne veux la mort d’aucun de vous. Par contre, j’aime pas quand tu parles pour ne rien dire. » Il sortit un bâillon boule d’un des sac et le passa de force à la jeune femme. Elle lui lança un air furibond, mais elle ne pouvait plus guère espérer parler là. Anton soupira d’aise à cette idée, vraiment, c’était un poison cette gamine, comment se faisait-il qu’elle soit encore vivante ?

Finalement, il se retourna sur Eddie, qui semblait bien plus pertinent. « Bon Eddie, soyons raisonnable une seconde tu veux bien. Tu dis que ton groupe est ennemi de New-Eden. D’accord. Mais quel est ton groupe au juste ? A ma connaissance, New Eden est plutôt sympathique avec les gens qu’ils rencontrent, au début du moins. » Il donna un peu d’eau à son prisonnier pour l’encourager un peu à parler. Le mec devait bien souffrir. Aussi Anton agita une petite boite qu’il avait devant lui. « C’est de la morphine, je t’en donnes si tu me réponds. Comment s’appelle ton groupe et pourquoi vous n’êtes pas venue à la grande réunion de Juillet ? » Une question simple, qui appelait à une réponse simple. Si ce peuple était vraiment les ennemis de New-Eden, alors il fallait savoir qu’ils étaient, savoir s’ils pouvaient vraiment être des alliés. Mais Anton avait encore de gros doute sur la question…





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Sujet: Re: L'épée de vérité [Zelda, Eddie et Anton]   Mar 3 Nov 2020 - 14:28
Eddie balança son visage du côté de Zelda qui restait très lucide malgré sa blessure, et qui n'en perdai pas sa provoc, jusqu'à aller jusqu'à tenter de corrompre Valerian.
Un rire nerveux échappa au militaire qui voyait la scène d'un point de vu extérieur et qui trouvait ça grotesque. Il s'agita un peu quand Anton s'approcha d'elle, et le cri qui échappa à l'adolescente incita Cohen à se débattre plus encore avec ses liens, en vain. Elle finit baillonnée.

- Vous auriez dû faire ça depuis le début, grinça-t-il.

Ça ne l'aurait pas empêché, lui, de se faire torturer. Mais peut-être qu'elle aurait pu éviter tout ça. Elle était plus faible, pas entraînée, plus fragile. Nul doute qu'elle n'allait pas pouvoir tenir longtemps s'ils continuaient comme ça.

Il frissonna, luttant contre la douleur. Son visage perdait doucement ses couleurs, et ses lèvres se teintaient d'une légère couleur bleutée. Sa peau s'était recouverte d'une fine couche de sueur. Il n'était pas sûr d'être capable de résister longtemps. Pour autant, il releva le visage vers Anton quand il s'approcha de lui, sans sourciller malgré son piètre état physique.

- Je … j'peux pas vous donner le nom de mon groupe … c'est une question de sécurité. Vous pouvez comprendre, non ?

Reculant légèrement sa tête quand son tortionnaire leva une gourde jusqu'à ses lèvres, il finit par accepter et en but une longue gorgée. L'eau coula le long de son menton, mais son corps accueillit ce breuvage comme s'il s'agissait d'une potion magique.
Il soupira malgré lui, profitant des courts effets positifs que cela suscitaient en suivant du regard la boîte qu'Anton agitait sous ses yeux. Un sourire traversa furtivement son regard alors qu'il lançait, sans s'en rendre compte, un coup d'oeil presque provocateur à son bourreau.

- Je te donnerai pas le nom de mon groupe, souffla-t-il. Et la raison pour laquelle on est pas venue à cette foutue réunion c'est … parce qu'on était pas au courant. Simplement.

Il rit, à travers sa douleur, laissant sa tête se balancer d'une épaule à l'autre, à moitié amorphe, presque anesthésié par l'adrénaline.

- T'auras pas le nom de notre groupe, répéta-t-il en regardant le sol.

Son visage se pencha légèrement alors qu'il déglutissait péniblement. Ses prunelles claires trahissaient les émotions presque primales qui commençaient à l'agiter. Entre ses lèvres, il souffla, pour qu'ils puissent à peine l'entendre, ou non.

- Exiles …

Anton et Valerian ne savaient pas sur qui ils étaient tombés. Et ils ne savaient pas les répercussions que ça pouvaient avoir sur eux et sur leur groupe.


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