The Walking Dead RPG

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Friendship and Rollercoaster || Katherine
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Katherine Baker
Katherine Baker
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Mar 21 Juil 2020 - 17:00
Au moins, Bill s’en sortirait. Je n’avais aucun doute en les capacités de Doc Shipman. À défaut d’un chef lucide, nous avions au moins un médecin compétent. Je me suis toujours demandée ce qu’il faisait ici et surtout, ce qui le retenait dans ce parc d’attraction. Je pourrais me perdre en spéculation là-dessus. Peut-être était-ce la même raison qui me retenait ici : la sécurité et un semblant de stabilité. Je souris à Zola, voyant qu’elle semblait heureuse du dénouement pour son compagnon.

Dommage qu’il ne soit pas psychiatre. Le ¾ de ce parc aurait besoin d’une bonne consultation, voire d’un internement. Mais ça, c’était mon propre opinion. Et ce n’était pas vraiment important pour le moment. Je me concentrai donc sur nos invités de fortune.

-J’en suis heureuse. Doc Shipman est un homme intelligent et réfléchi. Vous pouvez avoir confiance en lui. Il est droit comme une épée.

Ces deux-là devaient être solides comme le roc pour avoir survécus aussi longtemps dehors, par eux-mêmes. J’ignorais toujours par quoi ils avaient passés, et qui ils avaient rencontrés avant nous, mais je me suis mise à leur place le temps d’un instant. J’aurais fait la même chose qu’eux. Le fait que Zola me dise qu’elle ne quittera pas Bill d’une semelle vint me confirmer cette idée. Je réfléchis un instant, essayant de me faire le plus calme possible.

-Je comprends, mais dormir à même le sol quand nous avons des trucs beaucoup plus confortables? C’est insensé voyons. Je vais t’organisé un petit quelque chose de sympa. Bon, je te préviens d’avance, ce n’est pas un hôtel cinq étoiles, mais au moins tu pourras te détendre en veillant sur ce cher Bill.

Mais pourquoi j’agis ainsi? Nous essayons tous de survivre, bien souvent au dépend des autres. Pourquoi attachais-je autant d’importance à la belle Hispanique et à son ami? Je me suis dit que j’avais sans aucun doute un bon examen de conscience à faire à mon tour. Du coup, un petit lit de camp avec au moins un oreiller lui ferait sans doute plaisir. À moins qu’elle tienne vraiment à s’installer à même le sol, je ne la forcerai pas.

C’est vrai qu’un tour de manège aurait pu être une activité divertissante, cela aurait permis aux gens de se détendre et de retrouver leur cœur d’enfant. J’avais aussi mis beaucoup d’espoir dans le fait que peut-être les manèges fonctionneraient encore à mon arrivée ici. J’aurais vendu père et mère pour un tour de grande roue. Mais bon, comme le reste de cette société, plus rien ne fonctionne normalement.

-Je dois t’avouer que j’aurais bien aimée voir les lumières de ce parc s’illuminées la nuit. Dommage que ça signifie aussi devenir une cible pour tous les Dingos des alentours.

Je me surpris à regarder vers le haut, comme si j’attendais que les lumières s’allument par magie. Je me repris immédiatement quand Zola me raconta ses mésaventures avec Bill. C’était bref, et assez classique jusqu’à ce qu’elle avoue avoir suivi des membres de notre groupe. Mes yeux s’ouvrirent et j’haussai les épaules. Ça me surprenait seulement qu’à moitié. Soit le groupe de raid était totalement inapte au point de vue de la discrétion, soit Zola était très habile au niveau de la subtilité et sait se déplacer sans bruit avec un grand mec mal en point. C’était sans doute un mélange des deux. Je ne pus qu’être un brin admirative devant cette audace.

-Ce sont les deux côtés de la médaille. Vous avez tout fait pour survivre, et ça c’est la nouvelle règle de notre monde. Mais je me demande quand même comment une si belle…un type mal en point comme lui a pu passer inaperçu.

Moi et ma grande gueule aussi. J’avais dit ça sans m’en rendre compte. Je regardai rapidement Zola, espérant qu’elle ne m’en tienne pas rigueur.

-Par contre, on va éviter de dire que vous avez suivi nos gens. Connaissant Sid, il va sauter un câble et il pourrait bien lui prendre l’envie de pendre ces gars à la grande roue.

Je hochai légèrement la tête, signifiant que oui, il serait vraiment capable de faire une telle chose. Sa question vint un peu désamorcer ma nervosité nouvellement acquise.

-Je suis arrivée ici il y a un peu moins d’un an.  J’étais prisonnière d’un mini-entrepôt encerclé par des Réanimés. Des membres du groupe m’ont trouvé, m’ont sortie de là et m’ont amenée ici.

Je ne voulais pas non plus l’ennuyée avec mon histoire. Plus important, je ne voulais quand même pas donner trop d’informations. Après tout, je ne savais toujours pas ce que ces deux-là avaient derrière la tête. J’allais me lever quand Zola me demanda pourquoi je m’étais portée garante d’eux. C’était là une excellente question, dont je n’étais même pas certaine d’avoir la réponse moi-même.

-Pour être 100% honnête avec toi, c’est difficile à expliquer. Je suis probablement la fille qui a le plus de raisons d’être méfiante à des kilomètres à la ronde. Mais il y a quelque chose de spécial chez vous. J’ignore encore ce que c’est. Je me trompe peut-être sur votre compte, et j’en payerai le prix, mais quelque chose me pousse à avoir confiance en toi.

Mes yeux plongèrent à nouveau dans le regard sombre de Zola. Ses yeux semblaient sonder le fond de mon âme. J’ignorais à quoi elle pensait, ni même ses intentions. Pensait-elle à me tuer là, à l’instant? Peut-être bien, ce serait du suicide certes, mais elle a peut-être des motifs bien à elle. Ou au contraire, cherchait-elle simplement un peu de compagnie amicale et une main chaleureuse pour soigner son ami? Si seulement elle savait, la belle Hispanique. Ne voulant pas créer un autre malaise, j’ajoutai :

-Ça, et je dirais qu’en ayant été à votre place, je sais ce que c’est d’avoir un cruel besoin d’aide. Ces gens ici l’ont fait pour moi, et c’est à mon tour de le faire pour vous. Mais ne voyez pas ça comme une dette envers moi, je le fais par solidarité féminine.

Un petit rire sorti de mes lèvres. J’allais ajouter quelque chose quand Doc Shipman revint avec des fioles de médicaments. Je le salue, il fait de même. Il me dit qu’il a trouvé ce qu’il fallait pour Bill à l’entrepôt, et qu’avec du repos il serait sur pied d’ici quelques jours. Mieux vaut ne pas trop lui faire vivre d’émotions fortes.

-Merci Doc, c’est très apprécié.

Je me levai de ma caisse de bois et m’approchai doucement de Zola.

-Je vais vous laisser vous détendre quelques temps. Je vais aller chercher deux ou trois trucs pour que tu puisses veiller sur lui un peu plus confortablement. Si d’ici là il y a quoi que ce soit, hésite pas à le dire à Doc, il saura où me trouver.

Je lui souris, presque un peu gênée et me dirigeai hors de la tente, avec un dernier regard vers Bill. Je pris une grande respiration, replaçant mes idées. J’avais quelques tâches à accomplir, mais je savais que je ne pourrais pas me sortir ces deux égarés de ma tête.
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CASIER DE SURVIVANT
Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Mer 22 Juil 2020 - 19:27
Intelligent et réfléchi, il était encore trop tôt pour que Zola puisse l’affirmer sans hésiter, mais elle ne pouvait nier que l’homme lui avait fait une bonne impression. Ses questions avaient été pertinentes, ses gestes sûrs, et elle n’avait eu que peu de réticence à le laisser examiner Bill, sans se tenir juste derrière lui, prête à intervenir si elle trouvait quoi que ce soit suspect. Mais il avait été professionnel, ou du moins ce qui y ressemblait le plus au vu des conditions actuelles, et après avoir désigné une couchette pour Bill, le médecin s’était absenté pour laisser les deux meilleurs amis en tête à tête…bientôt rejoints par Katherine.

Alors que la jeune blonde reprenait la parole pour lui expliquer qu’il y avait de quoi faire pour que l’hispanique ne passe pas la nuit par terre, celle-ci remarqua le passage au tutoiement, mais n’en fit aucune remarque, alors qu’elle notait à quel point il semblait important pour Katherine que Zola soit bien installée pour la nuit. Réel altruisme, ou manœuvre cachée pour endormir la vigilance des survivants ? Impossible à dire pour l’instant. « -Merci Katherine, j’apprécie la proposition… » répondit-elle donc en toute sincérité, sans quitter la jeune femme de son regard foncé.

Quand Zola évoqua ce désir de faire un tour de grand huit, la jeune femme ne tarda pas à poursuivre sur la même voie, parlant des éclairages du parc, qui devraient définitivement lui donner un côté que la danseuse aurait trouvé…angoissant. Certaines installations n’étaient plus au meilleur de leur forme, de ce qu’elle avait pu voir, et sans public, juste avec les manèges, et les illuminations clignotantes, les lieux auraient pris des allures de parc hanté, comme si une quelconque entité s’apprêtait à surgir des zones d’ombres pour se jeter sur les survivants qui passeraient par là. « -Les Dingos oui, et les rôdeurs. » ajouta-t-elle dans un soupir, songeant qu’allumer les lumières aurait eu le même effet que de mettre un panneau géant indiquant « buffet gratuit » juste au-dessus du parc d’attraction.

Fidèle à elle-même, ou peut-être parce qu’elle essayait de tester les réactions de son interlocutrice, Zola n’avait pas tardé à admettre que Bill et elle avaient suivi le groupe en provenance de ce camp, alors que celle-ci accusait la nouvelle en haussant les sourcils. L’hispanique ne passa pas à côté de l’aveu manifestement non voulu de Katherine, et une lueur amusée éclaira son regard le temps de quelques secondes. [color=green]« -La belle ce que tu allais dire, et le type mal en point ont appris à se fondre dans le décor, à savoir quand faire profil bas, et se faire oublier. On développe vite des aptitudes dont on ne se pensait pas capable, quand on survit à deux. »[color] expliqua-t-elle, elle-même ayant été surprise que son anglais aussi exubérant était-il sache si bien passer inaperçu lorsque c’était nécessaire. En revanche, ce fut au tour de Zola de lever les sourcils face à la remarque de la blonde sur leur chef. Elle resta à l’observer de longues secondes, avant de se racler la gorge en la voyant confirmer d’un signe de tête qu’elle n’exagérait même pas. « -Ce type, Sid…il est fiable ? » demanda-t-elle abruptement, sans tourner autour du pot. Hors de question de prendre le risque que ce soit Bill, ou elle, qui finissent pendus sur cette grande roue.

La discussion suivait son cours, et même si la méfiance de Zola n’était pas encore totalement endormie, la jeune femme ne pouvait nier qu’elle appréciait la présence de Katherine, qui ne rechignait ni à lui faire la conversation, ni à répondre à ses questions. Cette fois-ci, ce fut la danseuse qui haussa les sourcils aux révélations de la blonde, qui lui indiquait vivre là depuis presque un an. « -Vous n’avez jamais subi d’attaques, eu des pertes ? » demanda-t-elle néanmoins, cherchant à savoir si les lieux étaient réellement sûrs, et si ces gens étaient capables de se défendre, de se battre pour leurs vies. Ce n’était pas de la curiosité, du moins Zola ne le voyait pas ainsi, elle cherchait simplement à se renseigner sur les survivants du coin, ce qui lui donnerait des indications sur comment réagir, si les choses devaient mal tourner dans le parc, pendant leur séjour à Bill et elle.

La blonde accepta finalement d’indiquer à l’hispanique pourquoi elle s’était portée garante pour eux, une initiative que Zola n’était pas certaine de comprendre, puisque Katherine ne les connaissait pas du tout. Elle fit cependant preuve d’une grande attention à la réponse apportée, ne détournant pas un seul instant le regard, alors que la survivante plongeait le sien dans celui de la danseuse. Cherchait-elle à lire les secrets de son esprit, ses véritables intentions, tout ce qu’elle ne disait pas ? Peut-être bien, mais quoi qu’il en soit, Zola ne se déroba pas, alors que Katherine reprenait la parole, pour poursuivre ses explications. Elle aidait à son tour, comme elle-même avait été aidée… « -Je sais que je l’ai déjà dit, mais…merci, vraiment. Pas sûre que tu regretteras pas en revanche, quand celui-ci sera remis, et qu’il redeviendra la pipelette qu’il a toujours été ! » ajouta-t-elle, non sans sourire, tout en glissant un regard sur Bill, qui s’était assoupi.

Le doc ne tarda pas à réapparaître, les mains remplies de fioles, destinées à ce brave anglais qui devrait être guéri d’ici peu, ce qui faisait plaisir à entendre. Katherine se releva, sous le regard de Zola qui lui adressa un signe de tête entendu, sans pouvoir passer à côté de la drôle d’expression sur le visage de la jeune femme. La blonde s’éclipsa, et la brune resta en tête à tête avec son meilleur ami endormi, et un Doc Shipman aux petits soins, malgré le fait qu’ils soient deux inconnus pour lui. Bill reçut ses médicaments, et Zola le veilla longuement, gigotant tout juste quand ses jambes s’alourdissaient de fourmis. Les heures passèrent, sans que l’hispanique ne s’éloigne du malade, qu’elle était prête à défendre bec et ongles face à n’importe quel danger. Précisant qu’il fallait désormais qu’il fasse une bonne nuit de sommeil, doc quitta la tente, laissant une nouvelle fois les deux comparses seuls.

Puisque Bill dormait à poings fermés, et qu’il n’y avait qu’un seul moyen d’entrer dans les lieux, Zola se leva doucement à son tour, pour venir se poster devant l’entrée, de l’autre côté de la tente. L’air frais caressa son visage, alors qu’elle fermait les yeux, et humait longuement l’air, qui lui fit le plus grand bien. Dehors, tout était silencieux, si l’on exceptait quelques éclats de conversation, non loin de là. Son regard se promena tout autour de la tente, des squelettes d’attractions se découpant dans l’obscurité des lieux, alors qu’aussitôt, l’idée de parc hanté revint germer dans son esprit. Un frisson courant son échine, Zola resserra ses bras autour de sa silhouette, comme pour garder de la chaleur, alors qu’un survivant caché dans la pénombre, dont elle distinguait à peine le visage, lui proposait déjà d’une voix mielleuse : « -Besoin d’aide pour te réchauffer ? » La réponse ne se fit pas attendre, cinglante, alors que l’hispanique lançait avec humeur : « -Plutôt crever de froid. » Et crever, c’est sans doute ce qui lui arriverait plus vite que prévu, si elle persistait avec son caractère bien trempé.

Jetant un regard noir, méprisant au survivant qui l’avait interpellé de la sorte, l’hispanique retourna à l’intérieur de la tente, en poussant un soupir audible, retournant s’installer au chevet de Bill. A peine deux ou trois minutes s’écoulèrent quand le pan de la tente s’ouvrit à nouveau, alors que Zola était aussitôt sur le qui-vive. Mais ce n’était que Katherine, et l’hispanique se détendit en la voyant avancer, une assiette entre les mains. « -J’ai cru que c’était l’un des abrutis dehors. » lâcha-t-elle pour toute explication, avant de reposer brièvement le regard sur Bill, totalement indifférent. Finalement, les yeux de la danseuse se reposèrent sur Katherine, alors qu’elle la détaillait longuement, appréciant une nouvelle fois les traits de ce joli brin de femme. « -T’es pas américaine, je me trompe ? Tu viens d’où ? » demanda-t-elle soudainement, sans même songer un seul instant qu’elle se montrait intrusive, ou risquait de mettre les pieds là où il ne fallait pas.
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Jeu 23 Juil 2020 - 18:22
Le temps passait étrangement vite, ou trop lentement, je n’étais plus certaine. Zola semblait se détendre, et Bill était entre de bonnes mains. Alors tout est sous contrôle, pour le moment. La belle Hispanique me remercia, je sentis le rouge me monter aux joues. Je fis simplement un petit geste soulignant que c’était normal, et la moindre des choses. Elle m’expliqua leur apprentissage de la discrétion et de comment se fondre dans le décor. C’était très intelligent et utile dans le monde où on vit aujourd’hui. J’avais toujours vécue toute seule avant mon arrivée ici, je n’avais pas pu apprendre vraiment de nouveaux trucs, sauf peut-être celui de ne pas me faire tuer bêtement. Apprendre via le partage de connaissances d’un autre survivant doit faire partie du cours normal des choses.

Zola m’observait toujours de ce regard profond, comme si elle cherchait à sonder les tréfonds de mon âme, à tout savoir. On dirait presque qu’elle essayait de m’hypnotiser. N’eut été de moi, dans ces circonstances, ça aurait marché. Mais la conversation revint rapidement sur notre chef. Je me rendis compte que j’avais parlé de lui plus souvent qu’il ne le méritait vraiment. Mais certaines choses devaient être dites. Zola me demanda s’il était fiable. Je retins de rire à cette question, sachant pertinemment que la réponse pouvait facilement embrumer son cas encore plus qu’il ne l’est.

-Il vit dans son monde mais il est fiable si on ne le provoque pas trop. Pour lui, Le Cirque, c’est son petit empire. Mais je te dirais que la raison pourquoi la trentaine de personnes que nous sommes le suit, c’est qu’il a des gens très intelligents qui le conseille. Son frère Brett est un bon combattant, un pisteur habile et a la patience d’un taureau enragé. Quant à Sonya, la copine de Sid, elle règle les problèmes et gère les activités quotidiennes du groupe.

Je regardai tout autour de moi, me demandant encore pourquoi nous n’avions toujours pas fait de mutinerie. Excellente question encore une fois, qui méritera un jour d’être répondue.

-Il a ses partisans et ses opposants, comme n'importe quel chef je dirais. Pour l’instant, nous ne manquons de presque rien alors on garde le statut quo. Les survivants du parc apprécient la stabilité alors ils ne s'en plaignent pas.

La question de Zola me fit sourire, comme si des tas de souvenirs revenaient à la surface, Décidément, elle savait poser les bonnes questions au bon moment. Je ne voyais pas cela comme un interrogatoire. En fait, c’était bon signe. Elle devait se demander si les protections étaient fiables et si le groupe savait se défendre. N’importe qui d’intelligent aurait posé ses questions, alors cela me rassura de voir que Zola avait une bonne tête sur les épaules. Je me dis qu’elle en était pas à son premier rodéo.

-Oh ça oui. Il y a un groupe de mecs qui viennent à l’occasion pour nous tirer dessus. Ils essaient de prendre le parc pour eux. Je n’ai jamais su le nom de ces gars, mais ils ont un X avec des points autour comme symbole. Sid les a appelé les Gen-X. Ils débarquent une fois de temps en temps. C’est presque devenu une habitude, donc on sait bien réagir. Et oui bien entendu nous avons eu des pertes. Parfois les Gen-X arrivent avec de l’artillerie lourde et nous n’échappons pas aux pertes de ressources. Sinon, il y a les procès mais ça…

Je préférais taire cet aspect du camp. Zola n’a pas besoin de savoir ce qui se passe quand le punk est vindicatif contre quelqu’un. Elle commençait juste à se détendre un peu. La preuve, elle avait même lancé un brin d’humour. Enfin, je crois que c’était de l’humour. Elle avait gardé son air sérieux. Décidément, une femme difficile à cerner. Mais je sentais qu’il y avait quelque chose de très compliqué chez elle, comme si quelque chose la tracassait.

-T’en fait pas avec ça. Je suis certaine que tu seras ravie d’entendre à nouveau ce que Bill a à te dire. Et si jamais il parle trop, on lui donnera un peu d’alcool. On a une petite réserve et de ce que je sais, les hommes ne parlent pas quand ils ont de l’alcool dans la bouche.

Une fois dehors, j’entrepris de reprendre mon tour de garde. Mais on dirait que je n’arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit. Après quelques heures, je descendis de la tour pour me rendre sous le chapiteau principal. Sid n’y était pas, mais je trouvai Sonya qui était en train de manger quelque chose. Cela me fit réaliser que Zola et Bill devaient être affamés. Je m’approchai des réserves et préparai une assiette. Rien de très extravagant : une sorte de ragoût avec des morceaux de viande, quelques légumes et du fromage. Sonya me demanda l’état des invités.

-Ils vont bien. Le mec se repose et semble stable. La fille le veille comme on veille un être cher. Je m’assure qu’ils ne manquent de rien. Je crois qu’on peut le faire confiance.

-Je le crois aussi. Mais Brett n’est pas de cet avis. Il croit que nous ne devrions pas les garder.
Je poussai un soupir de découragement

.
-Brett est un imbécile qui ne pense qu’à sa petite clique. Si c’était de lui, on stagnerait avec les mêmes gens  jusqu’à la fin des temps. Il ne faut jamais sous-estimer les bienfaits que des gens nouveaux peuvent nous apporter.

Je terminai de préparer le repas, tandis que Sonya me passa une main dans les cheveux avec un sourire, comme une amie qui comprend totalement ce que l’autre essaie de lui dire. Repas en main, je sortis et me dirigea vers la tente médicale. Mon regard croisa celui d’Eddy, un paumé de première qui a moins de respect pour les autres que de dents dans la gueule. J’ouvris les pans de la tente et entrai. Zola sursauta, sur ses gardes. Cette réaction me surpris un peu. Qu’est-ce qui pouvait expliquer ce brutal changement d’attitude?  Mon inquiétude fit place à une sorte de résignation quand la belle m’expliqua la raison de cette méfiance.

-Évidemment…du Eddy tout craché. Quel crétin! T’en fais pas avec ça, ils tentent leur chance avec toutes les filles qui débarquent près du parc. S’il t’importune encore, il va se prendre une bonne gifle.

Je me dis qu’elle n’a pas dû répliquer, ne voulant sans doute pas attirer trop l’attention sur elle, un geste très intelligent encore une fois. Je m’approchai un peu de Zola et lui tendit l’assiette. Mais pourquoi étais-je aux petits oignons avec eux alors qu'on m'a clairement apprise de traiter les survivants étrangers comme des prisonniers? C'est du grand Kath Baker, un océan de contradiction, aussi instable qu'un tsunami.

-Bon, ce n’est pas du filet mignon et du bourbon, mais ça te remettra quelque chose dans l’estomac. Et la petite recette est excellente et sécuritaire. Je te confirme, ça goute meilleur que ça en a l’air.

Je laissai l’assiette près de Zola et retournai m’asseoir sur la caisse où j’étais plutôt. J’aurais appréciée rester près d’elle, mais elle devait avoir le plus d’espace possible. Prenant un petit bout de viande séchée que j’avais avec moi, Zola me demanda d’où je venais, cela me fit sourire à nouveau.

-Mon accent me trahi toujours, mais il me colle à la peau. Je suis née et j’ai grandie à Brisbane, en Australie. Je suis arrivée en Amérique il y a 3 ans environ. Ça faisait pas vraiment longtemps que je m’étais installée à Portland avant que tout parte en vrille. Comme tout devenait très merdique très vite, j’ai piqué une voiture pour venir à Washington.  J’ai vite réalisé que c’était pas mieux ici. Peut-être j’aurais mieux fait de rester dans l’Outback australien.

Je poussai un soupir, comme une résignation. Pour le moment, aussi bien taire mon passé douteux à Zola. Comme je suis extrêmement douée pour faire fuir les gens à qui je m’attache, je ne voulais prendre aucun risque. Prenant une bouchée de mon morceau de viande séchée, je regardai le corps paisible de la supposée pipelette, qui dormait à poing fermé. Oubliant la retenue, je me lançai enfin.

-Tu faisais quoi avant que l’apocalypse nous tombe dessus? Est-ce que vous….enfin…vous êtes? Toi et Bill êtes…mariés?

Alors là, tu vas devoir travailler sur ta discrétion Kath. Mesdames et messieurs, vous venez de voir une grande Australienne faire une belle connerie.

-Désolée, je voulais pas m’incrustée dans ta vie privée. Je suis un peu trop curieuse.

Je regardai Zola à nouveau, me demandant pourquoi? Pourquoi est-ce ainsi?  Le pire qui pourrait arriver, c’est qu’elle me dise de me mêler de mes affaires. Ou me mentir effrontément, c’était aussi possible. Certaines personnes se referment comme des huîtres lorsqu’on essaie de s’approcher. Je ne devais pas mettre ma sécurité et ma méfiance de côté, mais j’avais l’intention de trouver la perle cachée et ce même si le prix risquait d’être extrêmement élevé.
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Mar 28 Juil 2020 - 0:24
Son regard vrillé sur Katherine, Zola se détendit rapidement, estimant que la blonde n’était pas une ennemie, ou alors une de celles qui cachaient très bien leur jeu. Sans tourner autour du pot, l’hispanique avait expliqué que sa réaction était due à la remarque désobligeante de ce type, à qui elle aurait bien donné son point de vue à l’aide de ses poings s’il le fallait, si elle n’était pas là en tant qu’invitée qui nécessitait tant des soins pour Bill. La danseuse ne quitta pas des yeux la jeune femme, avant de plisser doucement les paupières. « -S’il m’importune encore, je vais lui faire bouffer ses dents. » souffla-t-elle alors d’un ton un peu sec, sans la moindre trace de sourire sur le visage. Elle n’était pas violente Zola, pas vraiment, mais n’était jamais la dernière à mettre son poing dans le visage de quelqu’un lorsqu’elle estimait qu’il le méritait. « -J’ai toujours détesté ceux qui me voient comme un bout de viande. » nuança-t-elle néanmoins, pour expliquer sa réaction un peu dure à Katherine. Et c’était exactement ce qu’avait fait cet Eddy. « -Détestable. » ajouta-t-elle en parlant du pauvre type, alors que la blonde lui tendait finalement une assiette contenant de la nourriture.

Le regard de Zola passa de l’assiette au visage de la survivante, puis à l’assiette de nouveau, alors que Kath la posait finalement non loin d’elle. Ses yeux foncés s’attardèrent sur le contenu, et l’hispanique devait bien admettre que ce qu’elle avait sous les yeux éveillait son estomac vide. « -Merci Katherine, encore une fois. » souffla-t-elle avec reconnaissance, sans pourtant toucher le contenu du plat, même si l’envie d’en prendre un peu se faisait tenace. Pour éviter de froisser la jeune blonde, ou qu’elle ne prenne pas sa retenue pour ce qu’elle n’était pas, de la méfiance exacerbée, Zola ne tarda pas à ajouter : « -Bill en aura plus besoin que moi quand il se réveillera. Pour reprendre des forces… » confia-t-elle, avant de hausser une épaule. Ce n’était pas la première fois que la brune devait se passer de repas, et elle savait également que ce ne serait pas la dernière non plus.

De toutes façons, Katherine répondait déjà à sa question, détournant l’attention de la danseuse de cette assiette plutôt appétissante. Australienne, donc, Zola avait vu juste, elle n’était pas américaine. Et pourtant, cela faisait une paire de kilomètres parcourut. La survivante hocha la tête pour marquer son écoute, avant de hausser une épaule. « -Ça fait longtemps maintenant…j’imagine que c’est le même bordel partout. » répondit-elle, peut-être légèrement amère. Pour elle, il n’existait aucune terre promise, aucun paradis artificiel protégé de cette étrange épidémie qui transformait les hommes en coquilles vides avides de chair fraîche. Et quiconque croyait le contraire était bien idiot selon elle. Le monde était tombé, la civilisation telle qu’ils l’avaient connu également, et il ne restait désormais que des ruines fumantes de leur ancien monde, de ce qui faisait leur ancienne vie, sur lesquelles ils étaient bien incapables de bâtir quoi que ce soit, trop occupés à se tirer dans les pattes. Alors pour Zola, Seattle, Marseille, Barcelone, ou même l’Outback australien, c’était le même bordel sans nom partout.

La blonde la tira néanmoins de ses pensées en la questionnant sur son passé, alors que par réflexe, le regard de l’hispanique se tournait vers elle. Ce qu’elle faisait, avant ? Si Bill et elle étaient mariés ? Zola ne pouvait pas vraiment faire semblant d’être surprise par les questions, et pourtant, elle sonda longuement Katherine de son regard sombre, pendant de longues secondes, sans prendre de suite la parole. La brune n’était pas prompte aux confidences, elle avait toujours estimé qu’il fallait mériter de connaître l’autre, plutôt que de s’attendre à se voir déballer toute une vie, sur simple demande. Et pourtant, quelque chose chez l’australienne faisait vaciller ses convictions, sans que Zola ne parvienne exactement à mettre le doigt sur ce qui provoquait cela. Les yeux de l’hispanique glissèrent sur l’assiette, et elle ne put s’empêcher de se dire que si Katherine cherchait à endormir sa vigilance, elle s’y prenait pour l’instant parfaitement bien.

La jeune femme gigota un peu pour chasser les fourmis qui s’installaient dans ses jambes, avant de ramener ses genoux contre sa poitrine. Un léger soupir quitta ses lèvres, alors qu’elle se lançait finalement. « -Je bossais dans un strip-club depuis quelques années. J’étais serveuse, et danseuse. Et Bill était notre barman. Il fait les cocktails comme personne. » consentit-elle finalement à répondre, un léger sourire en coin venant se poser sur ses lèvres à cette dernière remarque. Zola n’avait pas honte de ce qu’elle avait été, de ce qu’elle avait fait, de son temps, de sa vie, de son corps. Elle tut les années de combines, d’arnaques, de magouilles qu’elle se trainait derrière elle, pour ne pas éveiller de méfiance ou de suspicion à son égard, et se concentra sur la seconde question.

Ce n’était pas la première fois que des personnes qu’ils croisaient les prenaient pour un couple, et pourtant, Katherine n’avait pas encore assisté à la dynamique de leur duo, à cette complicité qui existait entre eux. « -On est pas mariés, non. Pas en couple non plus. On est beaucoup plus que ça. » répondit-elle tout d’abord, bien consciente que si ses paroles répondaient en partie à la question de Katherine, elles devaient en soulever bien d’autres également. Zola avait toujours toutes les difficultés à parler de sa relation avec Bill, parce qu’elle estimait tout d’abord qu’elle ne regardait qu’eux, et ensuite, que peu pouvaient comprendre leur lien si fort. La jeune femme s’abîma dans le silence quelques instants, avant de remonter son regard foncé sur le visage de Katherine. « -On s’aime, c’est indéniable, mais pas comme tu l’imagines. » ajouta-t-elle simplement, sans désirer s’étendre davantage sur le fait que Bill était aussi bien son frère, son meilleur ami, son colocataire, son pilier, son confident, son âme-sœur. Il était sonBill, et elle était sa Zola. Tout se résumait à ça. La brune resta silencieuse quelques instants de plus, avant de relancer : « -Et toi alors…pourquoi t’as quitté l’Australie ? Les paysages de cartes postales vendent pourtant du rêve. »
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Mer 29 Juil 2020 - 15:43
Survivre était quelque chose de difficile. Ce n’était déjà pas simple alors que le monde allait normalement, alors depuis que les morts se sont mis à marcher c’est encore pire. Mais qui des morts ou des vivants sont le plus dangereux? C’est difficile à évaluer. On ne fait plus confiance aux humains, on ne veut pas plus s’approcher des Réanimés et on est voué à une vie d’incertitude et de périls. Mais il y a parfois certaines lumières qui apparaissent dans une vie et qui nous aide à mieux comprendre certaines choses. J’en ai rencontré quelques une dans ma vie. J’en avais deux en face de moi, du moins une et demi. Malgré son apparente froideur et son calme olympique, Zola représentait une sorte de lumière à mes yeux.

Sa réaction envers les agissements d’Eddy était plus que légitime. N’importe quelle femme qui se respecte aurait réagi de cette façon. Zola n’était pas la première, et elle n’allait sûrement pas être la dernière à remettre un tel imbécile à sa place. Par bonheur, tous les hommes du Cirque ne sont pas des machos qui se prennent pour des séducteurs. Je regardai Zola et me remémorai ma propre arrivée ici.

-Si tu veux lui casser les dents, j’ai bien peur que tu doives faire la file car on est une bonne dizaine de femmes à vouloir lui couper et/ou casser quelque chose.

J’aurais aimé trouver une façon de lui dire qu’elle peut me faire confiance. Mais les mots ne me viennent pas. Aussi bien laisser les choses suivre leurs cours. Zola me remercia à nouveau pour le repas. Je lui fais un petit sourire, impliquant que ce n’était rien, que c’était le moindre que je puisse faire. Elle me dit que Bill allait sans doute en avoir plus besoin qu’elle. Intérieurement, je ne savais pas si j’étais vraiment d’accord avec cette affirmation. Devais-je interpréter cela comme de la méfiance une fois de plus? Ou simplement un désir de ne pas se faire aider? Je ne saurais dire. Encore une fois, qu’aurais-je fais à sa place? Toute seule, dans un parc d’attraction à la tombée de la nuit, sans armes, avec un ami mal en point, et avec un punk dément comme chef. Ce n’était pas des conditions idéales pour entamer un dialogue ou forger des amitiés, j’en suis pleinement consciente. C’est pourquoi je ne voulais pas trop en faire.

Elle me glissa mot sur mes origines. Je ne saurais dire si l’Australie est dans la même situation qu’ici, étant partie de Brisbane avant que toute cette merde ne commence. Mais selon ce que j’ai pu voir aux journaux télévisés, aucun continent n’était épargné. Il n’y avait plus d’endroits où se cacher, aucun nouvel Eden sur cette planète. Il fallait se contenter de ça ou déménager sur la lune. Croisant les jambes en tailleur sur le dessus de ma caisse, j’écoutai avec attention Zola m’expliquer ce qu’elle faisait avant.

Stripteaseuse? Jamais je n’aurais imaginé cela. Oui, la belle hispanique avait clairement tous les atouts pour pratiquer un tel métier et dévoiler ses charmes, mais je l’aurais plus imaginée en top-modèle, en actrice ou quelque chose du genre. Mais en même temps, qui peut se vanter de vraiment connaître quelqu’un? Je suis convaincue que je pourrais apprendre énormément de chose sur elle. Mais je ne pu m’empêcher de révéler mon absence totale de connaissances de cet univers.

-La seule stripteaseuse que j’ai connue, c’était la sœur du pote de Brady, une chic fille avec une bonne tête sur les épaules. Mais c’était comment comme job? Je veux dire, tu avais pas de problèmes avec la perception de tous ces mecs qui devaient te voir comme un bout de viande?

J’avais utilisé les mêmes mots qu’elle, car j’étais curieuse de comprendre les ramifications de cet univers, ou du moins ce que Zola voudrait bien m’en dire.

-Je n’ai pas le physique d’une danseuse, et j’ai été barista mais pas très longtemps. Je n’ai pas non plus ce petit quelque chose qui fait en sorte que les gens vous apprécient. Alors tu as toute mon admiration.

Je me plus à imaginer un stripclub bondé, de la musique à fond avec des lumières qui éclairent  la scène. Bill derrière son bar, mixant des cocktails en faisant tournoyer les bouteilles pendant que Zola danse sur scène, au rythme de la musique, contrôlant totalement tous les regards de la foule. J’aurais bien aimée voir ça. C’est dommage, ce devait être spécial. Mais quelque chose me tira de ma rêverie, comme un son de gens qui argumentent.

-Bande de connards…

J’avais murmuré cela entre mes dents, me disant que ce devait être deux mecs de la bande qui voulaient prouver qui avait les plus grosses couilles…encore. Passant outre, j’écoutai ce que Zola me dit sur la relation entre elle et Bill. J’étais très envieuse, c’était indéniable. J’aurais bien aimée avoir une telle relation avec quelqu’un d’important pour moi. Depuis Brady à Brisbane et Aamir à Portland, je n’ai pas vraiment pu mettre ma confiance totale en quelqu’un comme Bill et Zola le font, du moins j’imagine. Et encore, Aamir ne sait pas tout. Mais pouvoir compter sur quelqu’un peu importe ce qui arrive, ce doit être un sentiment vraiment précieux. Mais la danse n’était pas finie, Zola me demanda pourquoi j’avais quitté l’Australie. Une question que beaucoup de gens me demandent quand ils m’entendent parler la première fois.

-Le décor est beau oui, mais quand tu l’as vu pendant près de 20 ans, tout finit par se ressembler un peu.
J’imagine que c’était le cas de chaque pays. Mais la particularité du continent australien, c’est qu’aussitôt qu’on s’éloigne un peu des côtes, il n’y a que du désert à perte de vue. Personne n’habite dans le centre du pays, et avec raison. Et les rêves d’une personne peuvent devenir les cauchemars d’une autre.

-C’est assez compliqué…

Je tournoyai une mèche de cheveux autour de mon doigt, me demandant comment j’allais aborder la chose. Certains détails devaient restés lettre morte, comme ce petit accroc concernant le fait que j’ai été une fugitive recherchée qui s’est évadée de détention pour un beau casier bien garni. Aussi bien restée vague, car une criminelle n’est pas l’idéal pour installer un climat de confiance.

-J’ai jamais vraiment été une enfant de cœur. J’ai fait quelques conneries et me suis dit qu’un changement d’air me ferait un peu de bien. Brisbane ne semblait soudainement plus la terre accueillante et tolérante que j’ai connue. J’ai essayé de retourner sur le droit chemin, jusqu’à ce que l’épidémie commence. Maintenant, il n’y a plus vraiment de chemin à suivre.

Sans vraiment m’en rendre compte, je frôlais des doigts le tatouage ‘’Straya’’ sur mon poignet. Je ne suis pas une fille totalement négative d’habitude. J’ai mes moments de tristesse, j’ai mes moments de doute. Penser à ce que ma vie aurait pu être avant ce cataclysme, ça me rend un peu nostalgique. Plus rien ne sera comme avant. Si quelqu’un croit encore le contraire, il mérite de mourir. Les mêmes éclats de voix me sortirent de mes pensées. Soupirant à nouveau, je me levai et ouvrir un pan de la tente pour regarder ce qui se passait. Je remarquai au loin deux mecs qui se battaient, probablement Brett et Steven…encore. Alors là, bravo on passe vraiment pour un groupe de débiles.

-Fait pas attention à ça, ces gars bourrés de testostérone trouvent pas mieux à faire de leurs dix doigts que de se taper sur la gueule. Brett a le poing assez léger, mais comme c’est le grand frère de Sid bien, il se permet beaucoup de choses. Mais ça dégénère rarement…

Rarement…c’est relatif. De telles rixes vont parfois un peu trop loin, au point de se rendre aux sang. Nous ne sommes pas le cirque le plus joyeux des États-Unis, c’est indéniable. Haussant les épaules, je retournai m’asseoir sur mes caisses de bois et mangea un autre bout de viande séchée.

-Et vous de votre côté, quel genre de projets aviez-vous pour le future? Je veux dire, une fois que vous aurez repris toutes vos forces bien entendu. Car je me doute bien que vous ne voudrez pas rester dans ce parc d’attraction toute votre vie. Et t’en fais pas…je dis pas ça avec l’intention de vous m’imposer ma présence, loin de là. Je me demande juste ce que la belle Zola voit dans son avenir.

Ces derniers mots m’ont échappé encore. Je fermai les yeux un instant, maudissant ma maladresse et mon instabilité. Moi qui était parvenue à rester secrète sur pratiquement tous les aspects de ma vie, je m’ouvrais à Zola de plus en plus, un peu trop peut-être. Mais c’était peut-être cette petite partie de mon inconscient qui me disait ‘’profite de sa présence le plus possible, car tu la reverras probablement jamais’’. Triste constant s’il en est…
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Jeu 30 Juil 2020 - 12:25
Le regard sombre de Zola vrilla celui de Katherine, qui réagissait déjà suite à l’annonce de son métier. La jeune hispanique n’en parlait pas souvent, elle n’en avait pas honte cependant, c’était plus que les confidences n’étaient pas son fort, et ressasser le passé n’était pas non plus dans ses habitudes. Pourtant, l’australienne semblait avoir une faculté pour l’instant inexplicable à tirer les vers du nez de la danseuse, sans même que celle-ci se sente acculée, ni forcée d’une quelconque façon à se livrer. A ses questions, Zola plissa doucement les yeux, avant d’hausser les épaules. « -Pas vraiment, non. Quand j’entrais dans ce club, j’étais Foxy, la danseuse en sous-vêtements un peu simplette sur les bords, qui rêvait de devenir actrice à Hollywood, qui riait aux blagues grasses, même pas drôles, et flirtait ouvertement avec les clients, qui faisaient oublier…les mauvaises journées, les divorces, les faillites. Et dès que je sortais de là, je redevenais simplement moi, Zola. Avec mon sale caractère, et ma façon de voir le monde. Je sais que ce qui faisait bander ces types, c’était la façon de bouger de Foxy, ses regards aguicheurs, tout ce qu’ils s’imaginaient pouvoir lui faire, les endroits où ils rêvaient de poser leurs mains, et bon…leur truc aussi, hein. Sauf que Foxy existait pas vraiment. » tenta-t-elle d’expliquer, se rendant compte que poser des mots sur cette pratique, cette distinction qu’elle faisait avec la danseuse qui aguichait les clients, et elle, qui bossait pour payer son loyer…et accessoirement se dégoter des pigeons à plumer. « -Il y a toujours eu une vraie coupure entre la danseuse, et moi. Être Foxy, c’était simplement jouer un rôle, endosser une identité le temps de quelques heures. J’imagine que ça aidait à prendre de la distance. » ajouta-t-elle en haussant les épaules. Être danseuse de charme ne lui avait jamais réellement poser de souci, ou de cas de conscience, parce que l’hispanique avait parfaitement conscience de ne pas être que ça.

La jeune femme n’était en revanche pas bien certaine de mériter la moindre admiration, mais ne fit aucun commentaire sur le sujet. Zola savait qu’elle aurait pu être n’importe quoi de plus valorisant que danseuse pour ces messieurs, surtout avec ce cerveau qui tournait parfois bien trop vite pour elle, là, sous son cuir chevelu. Papa Saltzman aurait voulu que sa surdouée de fille soit ingénieur, neurochirurgienne, aille sur la Lune,…et elle lui avait fait le pire des affronts, en se contentant de petits métiers qui ne nécessitaient aucune connaissance particulière, et surtout aucune étude. Il avait vécu cela comme une trahison, la pire de toutes, et père et fille avaient fini par couper les ponts, un peu brutalement. Zola savait pour autant qu’elle n’aurait pas été danseuse toute sa vie…ou du moins, pas une danseuse de ce type-là. La danse avait toujours été sa passion, moderne, jazz, classique, contemporaine, latine,…elle vivait littéralement pour la danse. Le strip-club lui assurait cependant des revenus importants, puisqu’elle y trouvait régulièrement des types à arnaquer, leur soutirant de rondelettes sommes d’argent en échange du silence de leur présence dans ce lieu de débauche, malgré l’alliance à leur annulaire. L’hispanique avait pour projet d’amasser suffisamment d’argent pour parvenir à ouvrir sa propre salle de danse, où elle y dispenserait des cours. Malheureusement, l’univers avait trouvé à redire à ce plan, et la fin du monde était venue mettre un terme brutal et définitif à ses projets d’avenir. Enfin…au sien, et à celui du reste de l’humanité, également.

La conversation s’était ensuite orientée vers Katherine, Zola n’ayant pas manqué de lui demander ce qui l’avait poussée à quitter son Australie natale. Et cette réponse qu’elle lui apporta, lui indiquant que la réponse était compliquée, ne fit que titiller la curiosité de la brune, qui comprenait par là que, plutôt que compliquée, les raisons de son départ n’étaient surtout peut-être pas avouables. Néanmoins, l’hispanique conserva son air neutre, et écouta les confessions de l’australienne, qui lui expliquait ne pas avoir été une enfant de chœur, alors que spontanément, un discret sourire en coin éclairait le visage de Zola. Si elle savait que les deux zigotos face à elle étaient également tout, sauf des enfants de chœur…L’australienne semblait tout à coup nostalgique, comme si évoquer son passé n’était pas aisé pour elle. Le regard de l’hispanique glissa sur ce poignet que la blonde caressait d’un geste distrait, sans pour autant qu’elle parvienne à voir ce qui causait ce geste inconscient. Une marque, cicatrice, tatouage ? Impossible à savoir, à cette distance. Ses yeux s’attardèrent sur l’encre qui ornait ses propres phalanges, avant que Zola reporte son regard sur Katherine. « -Au moins, tu te fonds parfaitement dans le moule, maintenant. Il n’y a plus d’enfant de chœur, de nos jours. » souffla-t-elle, convaincue que chaque survivant avait dû faire des choses, prendre des décisions moralement répréhensibles. Le regard foncé s’attarda quelques instants sur Katherine, comme un aveu silencieux que c’était également son cas, à elle. A eux, même.

Dehors, les éclats de voix se firent plus insistants, et Katherine ne tarda pas à se lever et écarter un pan de la tente, pour voir ce qui se passait. Zola couva du regard Bill quelques secondes, et se leva pour délier ses jambes, se rapprochant de l’australienne, qui commentait déjà la scène qui s’offrait à elles, de deux abrutis en train de se cogner dessus. « -Hm sacrée ambiance…y’a de l’animation dans ton groupe, vous devez pas vous ennuyer. » commenta l’hispanique, dont le regard s’attarda sur les deux bagarreurs, qui ne faisaient pas semblant de se cogner. Ce Brett avait l’air d’avoir un sacré caractère, et Zola se demanda comment les choses ne pouvaient que rarement dégénérer, comme le disait la blonde, au vu de ce qu’elle lui avait déjà confié jusqu’à maintenant sur Sid et son frère. Alors que Katherine retournait s’assoir sur sa caisse, la jeune danseuse resta encore quelques instants devant l’ouverture de la tente, comme une sentinelle en pleine ronde, jusqu’à ce que la voix de l’australienne la rappelle, dans son dos.

Zola entra donc une nouvelle fois dans cette infirmerie de fortune, se figeant malgré elle à l’évocation de leur futur, à Bill et elle. Ses yeux s’attardèrent sur Katherine, qui poursuivit néanmoins sa tirade, couvée par le regard de l’hispanique. Elle aurait voulu lui dire que pas une seule seconde elle n’avait songé que ses questions étaient une façon de tâter le terrain pour savoir si elle pouvait se joindre aux deux meilleurs amis lorsqu’ils quitteraient le parc d’attraction, mais resta silencieuse à la place, alors que la blonde réitérait ce compliment, s’en voulant manifestement aussitôt que le mot lui ai échappé. Qu’avaient-ils prévu, pour leur futur ? Vaste question, s’il en était une. Zola soupira doucement, avant de marcher un peu dans la tente, se passant les mains sur les épaules, pour les masser doucement. Elle avait l’impression d’en avoir déjà tellement dit à Katherine, de s’être plus confiée à elle en moins de vingt-quatre heures qu’à certains autres survivants en plusieurs semaines de vie commune. La jeune brune s’humecta les lèvres, avant de se lancer : « -Ca fait quelques temps qu’on vit en rejoignant des communautés le temps de quelques semaines. On y échange nos connaissances, contre des ressources, puis on reprend la route. » commença-t-elle, tout en continuant de marcher dans la tente, passant et repassant devant Katherine. « -On voudrait rejoindre Seattle. Mais…l’hiver arrive, et… » s’arrêta-t-elle, son regard glissant sur Bill une nouvelle fois : « -Ce serait bien pour nous de trouver un camp dans lequel passer les trois-quatre mois à venir… » soupira-t-elle, bien consciente que les hivers depuis la fin du monde, étaient une période compliquée à vivre. Surtout à deux. Sans ressources. Et sans médicaments. Zola se sentait capable d’affronter n’importe quoi, rôdeurs, pilleurs, cannibales, fous furieux, mais elle ne pouvait rien faire contre le froid mordant, et ses ravages. Zola resta silencieuse quelques instants, avant de repenser aux paroles de l’australienne, quelques minutes plus tôt, quand elle s’était bien vite défendue, annonçant que ses questions ne trahissaient aucune envie de se joindre à eux, pour reprendre la route. Avec le recul, elle trouvait cela un peu…étonnant. Aussi, la brune riva son regard sur la survivante, reprenant bientôt : « -Et toi, belle Katherine, tu comptes reprendre la route, ou tu vois ton avenir ici, au parc d’attraction, avec ce groupe ? » demanda-t-elle, reprenant volontairement ce mot qu’elle avait eu à son égard, par deux fois déjà.
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Sujet: Re: Friendship and Rollercoaster || Katherine    Lun 3 Aoû 2020 - 21:37
Plus le temps passait, plus je me sentais à l’aise avec Zola et son ami endormi. Je ne sais pas ce que Doc Shipman lui a donné, mais il dort comme une bûche malgré les deux femmes qui parlaient à côté, et les imbéciles qui se battaient pas très loin de la tente médicale. Tant mieux s’il a le sommeil paisible, c’est si rare de nos jours. C’est bon signe pour sa récupération. Et si belle va mieux, Zola ira mieux en même temps.

Elle me raconta comment c’était dans le club de strip. Foxy…un nom très particulier s’il en est, même pour une danseuse. Cette dichotomie entre Foxy et Zola, le fait que Foxy n’était qu’un personnage, c’était une mentalité qui devait être très difficile à adopter et à maintenir. Il faut une discipline de soi à toute épreuve pour passer outre ces légions de pervers qui vous zyeutent comme si vous étiez la pièce de résistance. Et Zola semblait avoir un caractère en acier trempé, et une confiance en soi solide. Sa plastique en apparence parfaite devait aider beaucoup aussi.  Je me mis presque à rire en essayant d’imaginer la grande perche plate que je suis en train d’essayer de tournoyer autour d’un poteau de danse. C’était hautement ridicule, il fallait laisser certains domaines à ceux et celles qui savaient s’y prendre.

Se fondre dans le moule, c’était obligatoire dans notre nouveau monde. Plus de lois, plus de structures, des règles établies par ceux qui ont le plus de pouvoir. Une lutte constante pour la survie, une bataille pour ne pas se faire dévorer non seulement par les Réanimés, mais par ce sentiment de désespoir et de folie qui nous guette à chaque pas. Je me demandais encore parfois dans quel moule je pourrais me fondre plus spécifiquement. Pour le moment, je faisais partie du Cirque. Je m’incrustais donc dans un moule instable et parfois difficile à suivre.

-Les enfants de chœur n’existent plus, mais j’ose espérer qu’il y a des gens formidables encore qui rôdent dans ce pays. La preuve, tu es là devant moi.

Comment pouvais-je dire une telle chose d’une femme que je connaissais depuis à peine quelques heures?  Tout ceci ne semble avoir aucun sens. Pourquoi j’agis ainsi avec Zola?  Rien de tout cela ne tournait rond, tout était beaucoup trop simple, trop rapide, trop facile. Rien n’est aussi facile dans notre univers. Je devais me refaire une tête, replacer mes esprits. C’est idiot de réagir comme ça! Allez Kath, reprend toi! Mais c’est pas aussi simple. Zola se rapprocha de moi, observant ces barbares se cogner dessus.

-Un groupe de mecs qui essaient de prouver qu’ils bandent le plus fort, c’est ce que ça donne. Ajoutes-y un punk qui se prend pour un empereur dans un parc d’attraction en ruines et t’as une recette explosive. Si personne va les arrêter, ils sont capable de s’entretuer ces imbéciles. Mais faut pas que tu t’inquiètes, ce n’est pas tout le parc qui est comme ça. La plupart des gens sont des humains respectables avec encore un cerveau qui fonctionne.

J’avais envie de me retourner et de lui dire que j’aimerais tellement partir avec eux. Mais pour le moment, c’était hors de question. Sonya compte sur moi pour garder cette ménagerie en place, et je n’ai pas vraiment envie d’avoir un groupe comme le Cirque à mes trousses pour avoir déserté. Oui, je suis indépendante, mais je ne suis pas encore totalement folle, trois personnes ne peuvent pas venir à bout d’un groupe bien équipé comme celui de Sid. Je retournai m’asseoir, soupirant mais dissimulant mon état le plus possible. Elle m’expliqua comment elle et Bill fonctionnaient sur la route, leurs monnaies d’échanges et la manière qu’ils survivaient. Je la suivais des yeux à chaque fois qu’elle passa et repassa devant moi, c’était presque hypnotique. Ses mots faisaient du sens à mes oreilles et encore une fois, j’aurais sans doute réagi de la même manière.

Ses interrogations sur leurs futurs déplacements menaient invariablement à mes propres interrogations. Que va faire Kath Baker dans les semaines, les mois à venir? Je ne savais pas vraiment. Suivre mon instinct? Je n’ai jamais été très forte pour ça. Probablement aller là où je me sentirais le mieux. Mais existait-il un endroit meilleur que celui-ci? Ou bien ce parc d’attraction est la seule chance que j’ai d’atteindre mes 30 ans? L’avenir était incertain, sur le long terme du moins. Mais sans trop savoir pourquoi, je devais une réponse honnête à Zola, au risque qu’elle n’aime pas ce qu’elle entende.

-Je ne sais pas encore, pour être honnête. Pour l’instant, j’ai une certaine sécurité, des vivres et un toit. Ça va peut-être te paraître égoïste, mais je comptais rester ici tant et aussi longtemps que ça sert mes intérêts. Ou à moins d’une meilleure offre, ou si quelque chose tourne mal. Comme tu vois, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, même à court terme.

Mon esprit revint sur le questionnement à propos de l’hiver qui allait bientôt arriver. Une question que je me suis posée à chaque automne lorsque j’étais seule sur la route. Bon, ce n’est pas l’Alaska mais ce n’est quand même pas chaud lorsqu’on est pas bien préparé. Je me souviens de mon premier hiver aux États-Unis. J’ai cru que j’allais mourir. Déjà, le changement d’hémisphère fut brutal. Faire la transition entre mon été et leur hiver m’a fait un choc, sans compter le fait qu’il fait rarement plus bas que 50 degrés F à Brisbane. Alors mon premier hiver dehors, j’ai détesté chaque parcelle de mon existence.  Mais par bonheur, le parc d’attraction avait été aménagé pour l’hiver. Nous possédons de bons stocks de couvertures et avons de quoi protéger les tentes, voire les rendre un peu plus hermétique. C’est pas le confort total, et il faut être prudent contre la potentielle plaque de glace, mais c’est très vivable.

-Si tu veux, et si tout va bien pour vous ici, on pourra aller voir Sid un peu plus tard afin de lui proposer de...de vous héberger pendant les quelques mois que l’hiver durera.  Comme je disais, c’est un crétin mais il a des gens très intelligents et rationnels autour de lui. Vous…vous êtes des gens compétents et qui semblent savoir se débrouiller. Je suis certaine que Sid y verra un potentiel pour vous permettre de contribuer.

J’avais amené cette suggestion en me disant que c’était la chose logique à faire. Des gens avec une tête sur les épaules comme eux pourraient beaucoup apporter à ce campement.

-C’est, bien entendu, à condition que cette idée vous intéresse. Le parc est pas le plus bel endroit du monde, mais on y est en sécurité et on peut rester au chaud. Et si vous avez pas de problèmes à endurer les quelques rixes qui arrivent parfois. Je sais, ce n’est pas très rose…mais c’est mieux que dehors.

J’avais de bonnes raisons de croire que cette idée avait de bonnes chances de fonctionner. Il suffisait d’utiliser les bons mots avec Sid. Parler avec lui, c’était comme parler avec un enfant. Et je n’avais pas de véritable succès à parler avec les enfants, mais je me débrouillais bien avec les punks. J’avais quelques atouts dans ma manche.

-Et je vais bien évidemment plaider en votre faveur. Je suis convaincue que je…qu’on, qu’on pourrait apprendre beaucoup de choses avec vous. Mais au final, c’est à vous de voir ce que vous préférez.

C’était tout ce que je pouvais vraiment faire. Je n’ai pas le pouvoir de forcer qui que ce soit de rester dans ce parc.
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