The Walking Dead RPG

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- [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker -
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MessageSujet: [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker   [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker EmptyLun 13 Nov 2017 - 0:12

Fate seems to give my heart a twist
I don't want you but I hate to lose you. You got me in between the devil and the deep blue sea. I forgive you 'cause I can't forget you. You've got me in between the devil and the deep blue sea. I want to cross you off my list but when you come knocking at my door fate seems to give my heart a twist and I come running back for more. I should hate you but I guess I love you. You've got me in between the devil and the deep blue sea.


Coincée. La pluie s'était mise à tomber par violentes averses alors que Liv avait décidé d'aller visiter le centre commercial du nord de la ville et elle se retrouvait maintenant coincée à l'intérieur. Elle avait fait tout le tour du bâtiment pour éviter un maximum de rôdeurs et s'était faufilée par une porte arrière. Une bonne vingtaine de lík complètement amorphes étaient comme plantés dans le sol, attendant la moindre occasion pour se réveiller et planter leurs dents dégueulasses dans une chaire tendre. La jeune femme avait donc tout naturellement emprunté l'escalier de service plutôt que les escalators qui faisaient face au groupe de cadavres. C'était dangereux, elle en avait bien conscience, mais c'était tout aussi dangereux de sortir et de risquer ne pas entendre quelqu'un arriver par derrière à cause du vacarme de la pluie. Et puis de toute façon elle avait besoin de quelques vivres avant que ça réserve ne s'amenuise. Etre toujours en mouvement, c'était sa règle d'or. Deux ou trois jours au même endroit, une semaine maximum en cas de force majeure, c'était largement suffisant pour se faire remarquer tant par les vivants que par les morts. Liv voulait se faire la plus discrète possible et elle aimait bouger régulièrement pour éviter au maximum les pillages ou les agressions de cadavres. Pour cela, elle ne pouvait emmagasiner trop de vivres. Elle en avait plein le sac à dos bien sûr, mais c'était tout. Elle ne laissait jamais rien dans ses planques pour éviter d'avoir la mauvaise surprise de ne rien retrouver à son retour, et comme son sac n'était pas si gros que ça et qu'il contenait déjà plusieurs sachets de pétards, la place était limitée. Le ravitaillement se faisait donc fréquemment et aujourd'hui était l'un d'eux.

C'est dans la grande boutique de cosmétiques du centre commercial que Liv s'était arrêtée. Plantée devant le présentoir qui était pile face à la porte, elle observait son propre visage espiègle tenant le parfum qu'elle commençait à commercialiser sur le carton. Son coeur se serra sous la nostalgie du moment. Si seulement elle pouvait retourner en arrière et continuer cette passion qui la dévorait depuis toute petite... Mais tout ça était terminé. La jeune femme attrapa un flacon et l'ouvrit doucement. Elle en vaporisa dans l'air et ferma les yeux un instant pour profiter de la fragrance... Avant que de multiples grognements ne la tirent de sa rêverie. Ils venaient tout droit du bas des escalators. Quelque chose ou quelqu'un venait de les réveiller. La jeune femme referma le flacon et le glissa dans son sac avant de filer vers la rambarde pour regarder ce qui se passait à l'étage inférieur. A première vue, rien. Mais ils sortaient par la grande porte défoncée. Liv resta un petit moment, histoire de voir s'il allait se passer quelque chose de plus, mais rien ne semblait venir. Tant pis. Elle devait trouver de la nourriture maintenant et elle était certaine d'être passée devant un Homeplus en allant jusqu'à la parfumerie.

Des rayons, partout. Fracassés, renversés, plus ou moins illuminés par les quelques fenêtres qui laissaient passer le peu de lumière que le temps désastreux autorisait à filtrer. Il ne restait pas grand chose à première vue, même les choses les plus inutiles à une invasion de rôdeurs comme les appareils électroménagers ou les housses de couette avaient été emportées. La jeune femme n'abandonna pas la partie si facilement pour autant et commença à avancer dans les allées qui ne s'étaient pas écroulées. Son attention était toute concentrée sur les bruits qui l'entouraient. Au premier abord, il n'y avait que le crissement de ses bottes sur les morceaux de verre qui faisaient du bruit. Elle ramassa une bouteille de jus de fruits périmée de deux mois et la fourra dans son sac, avant d'approcher du rayon gâteaux. Elle n'avait pas grand espoir mais sait-on jamais, des fois qu'elle trouve des Reese's. Il n'avait fallu que quelques jours aux Etats-Unis pour que Liv tombe amoureuse de ces cochonneries sucrées. Des trucs que sa mère aurait adoré. Sa mère... L'islandaise effaça rapidement ces souvenirs encore plus dangereux que les lík et se força à continuer d'avancer. Mais alors qu'elle atteignait presque le bout du rayon, un bruit sourd la fit se retourner. Elle resta plantée là, silencieuse, avant que son regard ne soit attiré par une silhouette rapide sur sa droite. Elle se baissa aussitôt et attendit.

Deux solutions s'offraient à elle. Soit elle faisait marcher arrière et se planquait en attendant que l'intrus disparaisse au risque de voir toutes les vivres restants s'envoler avec lui. Ou alors elle pouvait passer à l'offensive et tenter de pousser un rayon sur lui pour le ralentir. Si elle le ratait, elle risquait de se faire tuer. Mais si elle y arrivait, elle pourrait prendre la nourriture dont elle avait besoin et s'en aller. Le condamner... Serait-elle capable de faire ça à quelqu'un qui ne lui avait fait aucun mal ? Liv posa une main sur son ventre, se souvenant que c'était sa vie qui était en jeu avec ces quelques denrées. Tant pis, s'il l'avait moins joué furet discret elle n'aurait pas sentit le besoin de le prendre par surprise. La jeune femme s'aida des bruits de pas pour se guider et approcha du rayon mais de l'autre côté de sa cible. Il avait l'air de ramasser quelque chose... Et Liv poussa aussi fort que possible l'étagère en ferraille qui se fracassa dans un bruit sourd. Elle savait qu'à ce stade elle n'allait avoir que quelques minutes pour tout ramasser avant que des rôdeurs arrivent. Rongée par la culpabilité à l'idée de laisser l'inconnu sous l'étagère, elle secoua légèrement la tête pour tenter de repousser cette pensée. C'était pour sa propre survie. Elle fit le tour et approcha, la main serrée sur son pied de biche. C'est en arrivant à côté des quelques marchandises tombées que le doute la frappa. Et si l'intrus n'était pas sous l'étagère ? Et si elle l'avait raté ?

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MessageSujet: Re: [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker   [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker EmptyLun 13 Nov 2017 - 16:28
Dans un monde sans règles, il n'existe que deux catégories de personnes : la proie, et le prédateur. Cependant, Chris avait appris à ses dépends que derrière l'agneau pouvait se dissimuler le loup - et qu'un loup autrefois fort pouvait être réduit à néant lorsque confronté à ses faiblesses. Dans un monde sans règles, le monde dans lequel l'être humain vivait désormais, même les lois primordiales voire animales n'étaient pas fixées. Bien sûr, il existait cet ennemi que tout le monde combattait, cette mort qui marchait inexorablement au gré d'une faim insatiable pour la moindre étincelle de vie... Mais au final, les survivants passaient plus de temps à se battre entre eux qu'à essayer de reconquérir leur monde.

C'est profondément enfoui dans ces pensées que le trentenaire parcourait d'un pas léger les surfaces poussiéreuses du supermarché. L'ambiance était sombre, agrémentée de la mélodie des morts et de leurs grognements sans fin. Visuellement, rien qui ne sortait de l'ordinaire, l'endroit semblait vide. Cependant, ce regard azuré n'avait pas pour habitude de baisser sa garde. Alors Chris se força à détailler chacun mètre carré de l'espace, s'attendant à ce que silence devienne tempête très rapidement. Comme disait l'un de ses amis : "In a mad world, only the mad are sane". Le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'il avait dis ça avant même que l'apocalypse ne touche Seattle. La phrase n'était sûrement pas de lui, et Chris songea qu'elle venait probablement d'un de ses jeux débiles. Mais aussi débile en soit la source, il avait rarement entendu de choses si vraies dans sa "courte mais déjà trop longue" vie.

Le monde était devenu fou, alors lui était devenu paranoïaque.

Et le rêve américain dans tout ça ? Ce groupe représentait un maigre espoir, mais un espoir malgré tout. Pour autant, le beau brun avait fait le choix de ne pas demeurer tout de suite dans leur maison ; à l'abri. En même temps, être à l'aise dans un tel bordel, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Des fous, des possessifs, des meurtriers... mais tous, sans exception, des survivants, avec à leur tête l'un des meilleurs. Alors après son excursion de ravitaillement poussée loin au nord de Seattle, Chris reviendrait vers eux, avec un peu plus de bonne volonté et, il l'espérait, un paquet de ressources qui pourraient témoigner de son utilité. Pour ça, il fallait bien sûr qu'il revienne en vie.

Et la vie dépendait principalement de la bouffe. Bouffe qui était forcément introuvable à l'étage inférieur du supermarché. Tout en sachant qu'il n'avait aucune idée de ce qui se trouvait à l'étage d'au-dessus. Un groupe imposant de mordu empêchait l'accès à l'escalator, et s'il pouvait bien sûr emprunter l'escalier de service, il serait tout aussi judicieux de remuer un peu l'océan de merde pour en voir la profondeur. En d'autres termes, réveiller les glandus, pour en réveiller d'autres, et savoir si piller cet endroit valait le coup. Par chance - si on pouvait dire ça - le beau brun possédait nombre de bouteilles vides dans son sac, ayant pris pour habitude de les garder comme outil de distraction. Quoique des fois, il aimait remplir les plus belles bouteilles des quelques décilitres d'alcool qu'il pouvait trouver ici et là. Quitte à boire du poison, autant le boire dans un beau contenant, pas vrai ?

Un bruit de verre sur le sol proche de l'entrée défoncée du magasin, et voilà les glandus qui déboulaient à toute vitesse. Ceux de l'escalator, de par le boucan qu'ils firent, en attirèrent d'autres endormis un peu partout aux alentours, dont un qui fit un voyage rapide de haut en bas de l'étage, se cassant la gueule misérablement, et tous ses os par la même occasion. PAr chance, ce bruit là n'attira pas ses potes. Quelques dizaines de secondes plus tard, et l'endroit était encore plus calme qu'avant. Alors Chris s'apprêta à monter... mais une silhouette fine surplombait le dénivelé de métal. Visiblement, elle ne l'avait pas vu - Chris avait rejoint par précaution une des boutiques jouxtant l'entrée, sécurisée au préalable - et à en juger par ses mouvements quand elle s'en alla, c'était un vivant. Une vivante, d'ailleurs. Faut dire qu'avec la pluie à l'extérieur et le manque de lumières électriques, la visibilité était loin d'être top.

Donc le trentenaire n'était pas seul. Est-ce que ça valait le coup de risquer une confrontation avec cette personne ? Était-elle armée ? Se battrait-elle ? Beaucoup de questions s'enchaînèrent ainsi, mais Chris avait depuis peu l'habitude d'y répondre par "fuck it, we'll do it live". Il laissait volontiers la réflexion aux peureux ; tout était histoire d'instinct. Un pas, puis l'autre, et il se retrouvait en haut de l'escalator. Son regard vif détailla l'espace. Vu les circonstances, il ne pouvait qu'aller à l'essentiel. La bouffe, l'eau. Ces denrées l'entraînèrent dans une boutique. Par précaution, il sortit son 9mm et prêta une oreille attentive aux bruits proches. Rien d'anormal...

Au cœur du danger, rien ne semblait anormal, alors il commença à fouiller. De là, tout s'enchaîna bien trop vite. Aucune denrée de valeur ne voulait pointer le bout de son nez. Dans la frustration, Chris mit du temps à percevoir le grincement métallique qui précéda la chute de l'étagère. Mu par un instinct de survie implacable, il s'élança sur le côté, sauvant la majorité de son corps de la chute de l'étagère. Cependant, la moitié inférieure de son corps était douloureusement coincée dessous. Paniqué, il pointa son flingue dans toutes les directions d'où pourraient débouler un danger. Et quelle ne fut pas sa surprise de mettre en joug, sans le vouloir, la responsable de son malheur. Si la situation n'était pas aussi critique, il aurait ricané en comprenant que la belle demoiselle était juste de l'autre côté du rayon... Mais non. Son regard était meurtrier de haine et de peur. Elle était là, avec son pied de biche, avançant tel un félin pour vérifier la réussite de sa manœuvre lâche... Manque de bol, sa victime était armée. Et bien plus proche qu'elle ne s'y attendait.

- Regarde le bordel que t'as foutu, joli cœur. J'te demanderais bien gentiment de m'aider à me sortir de là, mais vu que j'ai un flingue, je vais me contenter de te l'ordonner. Après avoir lâché ta parodie d'arme bien entendu.
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MessageSujet: Re: [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker   [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker EmptyLun 13 Nov 2017 - 17:49

Fate seems to give my heart a twist
I don't want you but I hate to lose you. You got me in between the devil and the deep blue sea. I forgive you 'cause I can't forget you. You've got me in between the devil and the deep blue sea. I want to cross you off my list but when you come knocking at my door fate seems to give my heart a twist and I come running back for more. I should hate you but I guess I love you. You've got me in between the devil and the deep blue sea.


La première chose que le regard de Liv happa, ce fut le canon dirigé sur elle. Ses mouvements se figèrent instantanément tandis que ses yeux glissaient le long de l'arme, puis du bras de son possesseur pour remonter sur son visage. Ce genre de situation n'était pas fréquent mais relativement prévisible. L'esprit de la blonde fonctionna aussi rapidement que possible. Se retourner et l'abandonner était impensable. Se jeter derrière une étagère également. Lui fracasser le crâne avec son pied de biche, définitivement non. Le temps d'atteindre une sortie ou une cachette il aurait le temps de lui tirer dessus, et peu importe le bruit puisqu'il semblait coincé sous les rayons en ferraille. "Regarde le bordel que t'as foutu, joli cœur. J'te demanderais bien gentiment de m'aider à me sortir de là, mais vu que j'ai un flingue, je vais me contenter de te l'ordonner. Après avoir lâché ta parodie d'arme bien entendu." Prenant une profonde inspiration, l'islandaise maudit ce mauvais choix qu'elle venait de faire. Prétendre l'avoir confondu avec un rôdeur pouvait éventuellement marcher, mais ce type n'avait pas l'air plus idiot qu'elle. De la haine, mais également de la peur, brillaient dans son regard. Il n'hésiterait pas à  faire feu pour l'une ou l'autre raison. Quelque chose poussait Liv à penser qu'il l'avait déjà fait et que ce n'était pas quelque chose qui le dérangerait. Peut-être se trompait-elle. Ou peut-être qu'elle allait se prendre une balle dans les minutes qui allaient suivre.

Décision prise, elle n'avait pas le choix de toute façon. Elle s'accroupit lentement en levant les mains, sans geste brusque pour que l'inconnu ne se méprenne pas sur ses intentions, et posa son pied de biche au sol. Elle n'avait pas prononcé un mot, le mensonge auquel elle avait pensé lui paraissait stupide et elle n'avait pas spécialement envie de l'énerver. Elle approcha de lui et examina l'étagère pendant une seconde avant d'en attraper un coin. "Pousse avec moi." Plus facile à pousser qu'à relever, ces conneries. Au prix d'un effort difficile et avec l'aide de l'homme qu'elle avait agressé, elle réussi à relever l'étagère de quelques centimètres. Assez pour qu'il s'extirpe de là dessous. La jeune femme relâcha ensuite le gigantesque morceau de ferraille et recula quelque peu. Pas même une boîte de conserve là dessous. Si elle se prenait une balle pour que dalle, c'était pas sûre qu'elle ne revienne pas pour le hanter. Mais ce n'était peut-être pas le moment de penser à ça. Elle sembla se souvenir de l'homme et de son arme et reposa les yeux sur lui en relevant légèrement les mains. Elle ne semblait avoir aucune arme sur elle, et c'était le cas, et ses quelques kilos ne lui suffiraient pas à faire de mal à qui que ce soit. Autant avec son pied de biche elle avait une chance, autant là il faudrait être suicidaire pour s'en prendre à un inconnu masculin qui devait faire le double de son poids.

La situation devenait tout de même gênante et Liv se décida enfin à prendre la parole, dévoilant un accent qui roulait les "r" et dont la sonorité était empreinte de douceur. "Ecoute... Je ne savais pas qui tu pouvais être et j'ai vraiment besoin de vivres. Autant que toi je présume, mais je voulais juste éviter un danger potentiel." Et pourtant elle se confrontait à ce danger à cause de cette connerie. Le tout était maintenant de réussir à le convaincre d'épargner sa vie. Si tant est qu'il voulait la lui retirer. Elle pouvait aussi lui mentir, lui dire que des amis allaient venir d'une minute à l'autre parce qu'ils fouillaient les alentours, mais elle ne préféra pas. Elle ne savait pas depuis combien de temps l'inconnu était ici s'il n'avait vu personne d'autre qu'elle il allait difficilement gober ses mensonges. Elle se contenta alors seulement de la strict vérité, tout en reculant lentement pour se rapprocher de son arme "parodique" comme il s'était si bien moqué. En attendant ça faisait un an et demi que l'arme en question lui sauvait la vie à chaque fois. "Laisse moi récupérer mon arme et je m'en vais..." proposa-t-elle. Elle avait déjà trouvé un jus de fruit, ça pourrait suffire pour amortir son égaux blessé. Elle ne repartirait pas les mains vides au moins, même si cette boisson bien trop sucrée n'avait rien d'un repas. Les yeux bleus de Liv passaient de l'homme à son arme, s'attardant plus longtemps sur le visage de l'inconnu. Ses pieds à elle étaient arrivés là où elle avait déposé son arme, mais elle ne baissa ni ses mains ni ne plia ses jambes. Pas tant qu'elle n'aurait pas un semblant d'autorisation de la part de celui qui la tenait en joue. Elle n'avait pas spécialement envie de sortir à cause de la pluie mais c'était toujours mieux que de rester ici.

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MessageSujet: Re: [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker   [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker EmptyLun 13 Nov 2017 - 22:40
La mignonne damoiselle se montra sensible à l'argument de Chris. Lentement, sans risquer de malentendu, elle abandonna son arme et vint délivrer le beau brun de l'étreinte de l'étagère. Il fallut la force de deux hommes - ou plutôt, d'un homme et demi à en juger par la carrure de la jeune femme - pour permettre à Chris de s'extirper de là-dessous. Une fois libéré, il ne put retenir un grognement de soulagement, en restant étendu au sol dans l'attente que le sang regagne pleinement son bassin et ses jambes. Cependant, il n'attendit pas plus longtemps, et se releva avec peine. La fatigue ajoutée au choc le contraignirent à se concentrer pour ne pas chuter. Pendant ce temps, la jeune femme - désarmée - était toujours les mains légèrement en l'air. Un silence s'installa. Un calme éphémère après la tempête, jusqu'à ce que la blondinette prenne la parole. Son "mea culpa" qui fit sourire, faute à cet accent particulier et à la fille qui le prononçait. Chris n'avait guère prit le temps de la détailler, pour ainsi dire. Non pas qu'il était facile à séduire mais il était du genre à "toucher avec les yeux". Malgré l'absence d'éducation dans sa vie, il avait toujours été plus ou moins gentleman. Parfois un peu macho quand le contexte s'y prêtait, mais guère plus. Ce qui ressortit particulièrement chez la fille, dans le cas présent, était ses yeux. D'un bleu de ciel sur l'océan. C'est pourquoi le trentenaire prit plaisir à affronter ce regard quand elle lui demanda l'autorisation de récupérer son arme. Sans prononcer de parole, juste en fronçant les sourcils, il lui interdit telle manœuvre. Au contraire, il s'approcha, et gardant bien en joug Olavia, il s'empara du pied-de-biche.

- Je ne vais pas te faire de mal. Respire déclara-t'il en tapotant le front de l'islandaise avec sa propre arme, avant de reprendre avec un ton volontairement paternel T'as fais une bêtise, mais tu recommenceras pas.

Il sourit et avec son flingue désigna la porte au fond du magasin, qui conduisait à la réserve.

- Les glandus vont arriver, mais je dois papoter un peu avec toi. Avance

Sans autre choix que d'obéir, elle s'exécuta. Heureusement, la réserve, petite, était toute aussi vide de vie que le reste du supermarché, et aucun mort ne foulait son sol. Fermant la porte derrière eux, la verrouillant par la suite, il pendit le pied-de-biche à la poignée. Son attention retourna à la femme. Il reprit la parole, décidément maître et narrateur de la situation.

- Je ne suis pas un violeur, ni un pervers. Je ne te délesterai pas de tes quelques ressources, et je ne te mettrai pas une balle entre les deux yeux ; pourtant, Dieu sait que je l'ai déjà fais, et que je le referai.


Il s'adossa au mur, et sortit sa flasque d'alcool pour en boire une gorgée. Visiblement - et il ne s'en cacha pas - l'attente de cette consommation avait été bien trop longue.

- Je veux savoir d'où tu viens, si tu es seule, ou attendue - et dans ce cas, par combien de personnes. Et si tu as déjà croisé d'autres groupes dans le coin. Des infos contre la vie : un bon deal n'est-ce pas ?


Ah, et ton nom. Je veux un nom sur la petite sirène qui a failli m'engloutir.
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MessageSujet: Re: [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker   [Abandonné.] Fate seems to give my heart a twist • Chris Baker EmptyMar 14 Nov 2017 - 14:36

Fate seems to give my heart a twist
I don't want you but I hate to lose you. You got me in between the devil and the deep blue sea. I forgive you 'cause I can't forget you. You've got me in between the devil and the deep blue sea. I want to cross you off my list but when you come knocking at my door fate seems to give my heart a twist and I come running back for more. I should hate you but I guess I love you. You've got me in between the devil and the deep blue sea.


L'audace. A quel point pouvait-elle s'avérer mortelle ? Liv s'attendait bien à ce qu'un jour ça se retourne contre elle, elle ne s'y était juste pas préparée. Elle sentait son sang se glacer dans ses veines, son souffle se raréfier, son cerveau se tordre sous la réflexion qu'il s'infligeait. Trouver une sortie de secours, se débarrasser de l'homme, repartir avec quelque chose, ou pas, lui voler son arme, ou pas, récupérer la sienne, ou pas... Des plans, de A à Z et de un à un million se formaient dans son crâne à une vitesse telle qu'elle ne pouvait qu'en apercevoir leur ombre sans jamais pouvoir les attraper. Pas un seul. Était-ce ça, la panique ? Elle avait pourtant déjà ressenti de la peau, auparavant, mais jamais comme ça. En plus de cette crainte de se faire exploser la cervelle et d'avoir survécu tout ce temps pour rien, elle se sentait mal à l'aise. L'inconnu qui la tenait à sa merci dégageait quelque chose de fort, d'intimidant, et l'islandaise redoutait une possible impulsivité cachée. Quelque chose lui hurlait de ne pas jouer la maligne, cette fois-ci. Mais ce n'était sûrement rien d'autre que le pistolet.

Le froncement de sourcil fut suffisant pour que Liv comprenne qu'elle ne l'emporterait pas cette fois. Elle n'esquissa donc aucun mouvement pour récupérer son arme, laissant l'homme se rapprocher. Il n'était pas beaucoup plus grand qu'elle, à peine cinq centimètres à vue de nez, et pourtant elle se sentait minuscule à côté de lui. Elle n'avait pas baissé les yeux pour autant, ayant une fierté beaucoup trop grande pour en arriver à de telle extrémité, et elle dû d'ailleurs se faire violence pour ne pas lui coller une droite lorsqu'il lui tapota le front avec son propre pied de biche. En revanche, elle n'était pas sûre que la lueur de haine qui traversa son regard passa inaperçue. Les lèvres serrée, elle ne dit pas un mot, au risque de l'insulter. En islandais, s'il vous plait. Alors il valait mieux garder le silence. Il n'avait pas l'air bien méchant et pourtant il commençait déjà à taper sur les nerfs de la parfumeuse. La raison n'était autre qu'il était en position de force, sinon elle n'aurait eu aucun ressentiment envers lui.

La direction du flingue guida la jeune femme vers cette porte qu'elle ne connaissait pas. Elle supposait bien des toilettes, un bureau ou une réserve mais n'eut la confirmation qu'une fois à l'intérieur. Son regard balaya aussitôt la pièce pour détecter un quelconque objet pouvant servir d'arme en cas de besoin, mais rien. La réserve était désespérément vide. Elle se contenta de se tourner sagement vers l'inconnu pour attendre la suite. Un homme qui entraînait une femme qui avait tenté de le tuer une minute auparavant dans une petite pièce exiguë, ça n'annonçait rien de bon, quoi qu'il en dise. Porte verrouillée, pied de biche trop loin et avec un type devant, elle n'avait pas intérêt à se foirer sur le coup là. Les yeux clairs de la demoiselle ne le quittèrent pas, l'observant avaler... Qu'est-ce que c'était ? De l'eau ? De l'alcool ? Un truc non identifié et autrefois illégal ? Si ça pouvait lui embrumer le cerveau, ce ne serait pas de refus. Un espoir qui n'était pas d'actualité puisqu'il n'avait pas l'air de perdre le nord malgré la situation.

Elle avait le choix. Mentir et prétendre que des amis allaient débarquer d'une seconde à l'autre et n'hésiteraient pas à tirer sur lui s'il voyait leur amie dans cette posture, ou lâcher la vérité et admettre qu'elle était seule au risque qu'il se débarrasse d'elle sans avoir besoin d'y réfléchir plus longtemps. Sinon, elle pouvait l'embrouiller. Croisant lentement les bras sur sa poitrine, elle recula d'un pas pour s'adosser au mur de la pièce. Une position on ne peut plus confortable que de rester droite comme un piquet comme devant un chef de l'armée. Un sourire discret se dessina sur les lèvres de Liv qui gardait son regard bien ancré dans celui de l'homme. Qu'elle lui accorde telle ou telle version, il n'avait aucun moyen de vérifier les dires de la demoiselle. "Je suis seule..." commença-t-elle. "Peut-être attendue mais alors je ne le sais pas." Machinalement, elle glissa une mèche de cheveux derrière son oreille. "Et des groupes j'en croise tous les jours. Parfois morts, parfois vivants, bien trop souvent les deux à la fois... C'est pas quelque chose qui me préoccupe." Et bim. Son sourire s'évanouit dans la nature.

Son nom, sérieusement ? Bon après un an et demi elle pouvait bien comprendre que le souvenir d'un parfum n'était pas la priorité des survivants, mais tout de même. La campagne de publicité avait fait fureur pendant un mois entier avant l'épidémie et sa tête était sur toutes les affiches de tous les centres commerciaux de tous les putains de magasins des Etats-Unis ! Un soupire un peu blasé s'échappa de sa bouche et elle haussa les épaules. Quelle importance ? Olavia Antondottir était morte avec le reste de l'humanité. Elle n'avait plus de nouvelles de ses parents, de ses amis, ni même de son poisson rouge. Pendant la totalité de son séjour on l'avait appelé "Liv", autrement plus facile à dire que son nom islandais comprenant bien trop de phonèmes différents de la phonétique anglaise. C'était également le nom qu'elle avait donné à la petite merveille de parfum qui avait enclenché sa célébrité bien trop courte. "Liv... Je m'appelle Liv. Et ton amie, elle a un nom ?" demanda-t-elle en faisant un mouvement de la tête vers l'arme de l'inconnu. "C'est avec elle ou avec toi que je dois faire connaissance pour qu'elle me paraisse moins agressive ?" lâcha-t-elle d'un ton moqueur. Très mal placé, ce sarcasme là. Très très mal. Mais c'était l'un des nombreux défauts qu'elle n'avait pas réussi à effacer quant bien même la terre grouillaient de monstres et de psychopathes. Et faut dire qu'être menacée par une arme à feu n'aidait pas la jeune femme à se montrer agréable. Cela dit c'était légitime, elle avait essayé de l'assommer à coups d’étalonnage. Mais à ce stade, la partie n'était plus du tout équilibré et Liv était mauvaise perdante.

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