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 Fool Hearted Memory

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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Fool Hearted Memory   Ven 10 Nov 2017 - 12:42

Chaque jour ressemblait plus ou moins au précédent, une sorte de routine s’était installée dans le groupe et ça faisait plaisir. Il y avait des tours de garde par moment, bricoler des trucs à droite et à gauche quand on me le demandait. Rien de profondément bouleversant ni insurmontable. Il y avait toujours des cons pour venir me souler ou pour mal me parler, mais en soit, ça ne changer rien de mon Kansas profond. J’avais l’habitude, ce genre de chose durait depuis des années, c’était sans doute un peu plus poussé ici parce qu’il y avait des bourges. J’en avais croisé bien plus ici que dans toute ma vie. Pour ce que j’avais compris en écoutant Kenny me l’apprendre c’était que les membres à l’origine de ce groupe étaient soit des militaires, soit des habitants, soit des personnes importantes. Enfin de mon point de vue, elle ne l’était pas tant que ça importante, la plupart étaient sans doute incapable de changer une ampoule, réparer une clôture ou simple se défendre… C’était beau les bourges…

Ceux-là, bien souvent, je les observais de loin. Je savais très bien que je ne venais pas du même monde qu’eux. Je voyais bien l’air condescendant que certains avaient que ce soit à cause de mon chapeau ou de ma moustache. Bon, cette dernière n’était peut-être plus aussi présente que par le passé étant donné que j’avais laissé pousser ma barbe pour voir la tête que ça me ferait, le résultat n’était pas si mal que ça, mais de temps en temps, j’avais tout de même l’impression que ce n’était pas moi quand je voyais mon reflet. C’était étrange dirons-nous, je ne m’étais pas encore habitué à ça, surtout que d’une certaine façon, on pouvait toujours voir la démarcation de la moustache se dessiner sur ma peau. Enfin, j’allais sans doute laisser ça encore un peu avant de me raser et de repasser à la moustache. Je savais d’avance que j’allais en entendre parler de la part de Jason, mais j’assumais.

Je n’avais rien prévu de plus ou de moins en cette après-midi ensoleillée, j’avais sans doute erré un peu dehors, filler un coup de main là où je pourrais me rendre utile comme bien souvent. Alors que je marchais dans le fort, mon chapeau enfoncé sur la tête, je repéré un peu plus loin un des gros lourds du camp. Autant dire que mon frère n’était malheureusement pas le seul à draguer tout ce qui bougeait et certain avait un peu plus de mal que d’autre à comprendre ce que voulait dire un non. J’avais l’impression que parmi les gens qui se voulaient socialement supérieurs y avait encore plus de gros dégueu. Enfin, je suppose que je ne referais pas les mœurs de ses abrutis. Je regardais ça d’un air pas convaincu. Je n’avais pas spécialement envie d’intervenir dans tout ça, mais mes principes me dictaient que je ne pouvais pas laisser les choses comme ça. C’est presque à contrecœur que je m’approchais des deux personnes.

- Tu vas laisser la dame tranquille gros porc…

Je savais que je n’avais pas besoin de me faire menaçant plus que de raison, tout le monde savait que j’étais du genre à taper sans réfléchir. Je n’en avais rien à foutre qu’on soit ami ou ennemi, tout ce qui comptait c’était l’adrénaline du combat et pour le coup, je n’avais aucune gêne à frapper sur un ancien homme politique véreux ou ce genre de connerie. L’homme partit sans demander son reste et mon regard se posa alors sur la femme que j’avais devant moi. Je l’avais déjà remarqué dans le camp par le passé. Elle était plutôt froide et imperméable à tout le monde. Elle me rappelait un peu moi il y a de ça des années. Je l’avais toujours vu seul et pourtant, elle semblait être attachée à cette alliance qu’elle avait au doigt. C’était le genre de chose que je remarquais souvent chez les gens, peut-être parce que ça me touchait directement. Il y avait deux possibilités, soit il était mort, soit il était disparu et dans un cas comme dans l’autre, il était certain qu’elle ne le reverrait jamais.

- Ils ne comprendront sans doute jamais.

D’un geste de tête, je lui avais indiqué sa main gauche comme pour lui faire comprendre de quoi je parlais pendant qu’une fois de plus et de manière parfaitement inconsciente j’avais commencé à caresser le côté de mon annulaire gauche avec mon pouce et surtout mon tatouage en forme de rubis qui représentait ma femme. Mon alliance, je ne la portais plus depuis bien longtemps et pourtant la douleur était toujours bien présente.

- Merl… Je ne crois pas qu’on ait déjà eu l’occasion de se croiser par le passé.

Je levais ma droite pour soulever légèrement mon chapeau en m’inclinant devant elle. J’avais un minimum de savoir-faire même si ce n’était clairement pas évident quand on ne me connaissait pas. J’étais plutôt du genre à être rustre et brute de décoffrage, mais je savais me montrer un peu plus agréable avec des gens que je jugeais d’une certaine façon supérieurs à moi socialement parlant et autant dire qu’il était relativement nombreux dans ce cas ici. Si on me respectait, il n’y avait pas de raison que je n’en fasse pas autant. Elle avait peut-être entendu que j’étais un redneck consanguin qui avait collé une droite à Lawrence trois jours après son arrivée au camp. Si elle voulait prendre ça comme argent comptant, elle pouvait, de toute façon, j'étais déjà un moins que rien pour beaucoup de monde ici. Je n'étais plus à un près.


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Ela Amrani
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Dim 19 Nov 2017 - 18:58

Elle regardait l’homme qui se tenait devant elle avait un détachement abominable. Elle l’écoutait à moitié, l’observait se pencher vers elle dans une volonté évidente de se rapprocher d’elle. Il y avait des signes, vraiment. Il suffisait d’analyser le ton trainant et lourd qu’il employait et son attitude, beaucoup trop intrusive. Mais Ela subissait cette conversation sans réagir. Elle ne l’encourageait pas, mais elle ne l’arrêta pas non plus. A vrai dire, elle se comportait comme si elle ne remarquait pas son regard appuyé, ni cette main qui s’était d’abord posée sur son poignet, avant de se poser sur son épaule, se rapprochant par la même occasion d’elle. Ela regardait cet homme – cet ancien avocat qui travaillait pour le Gouverneur – et se comportait comme toute autre conversation normale, légèrement ennuyante. C’est dur sans toi, tu sais. Elle ne s’est toujours pas remise, elle ne s’en remettra peut-être jamais. Tu resteras toujours là, quelque part. Elle t’aime. Mais elle n’est plus rôdée à ces conversations gênantes. Elle ne sait plus comment faire, c’est ridicule. Pourtant, il y a dix ans, elle savait. Elle repérait ces hommes-là à des kilomètres et les fuyait comme la peste. Là, elle n’était même pas fichue d’avoir l’air ennuyée. En réalité, elle était à des kilomètres de ce moment. Elle était en Israël, dans votre première maison. Un diner aux chandelles, sur la terrasse, sous les étoiles… Peut-être qu’en réalité, les étoiles n’étaient pas vraiment là, obscurcies par quelques nuages, peut-être que ce n’était pas en plein été, le printemps était encore un peu capricieux. En réalité, il faisait même froid. Et les chandelles n’avaient pas tenu une heure. Mais peu importe, ce n’est pas ça qui compte réellement. Ce qui compte c’est le souvenir, le souvenir de toi.

Elle est ramenée sur terre par un geste, une main qui s’approche de son visage pour remettre une mèche rebelle derrière son oreille. Elle fronce les sourcils devant l’intimité de ce geste. C’était quoi ça ? Mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir, une voix d’homme s’éleva derrière elle, menaçante. Pas contre elle non, parce que ce fut l’avocat qui déguerpit sans demander son reste. Il eut le réflexe d’avoir l’air outré, de chercher dans son regard une réponse, comme si Ela allait lui demander de rester. Mais la brune restait de marbre, soudainement méfiante, ce geste… ça ne lui avait pas plu. Tu étais le seul à pouvoir le faire. C’était toi, Abel, qui avait droit à ça. Alors l’avocat s’enfuit, parce que celui qui avait parlé était menaçant. Alors Ela se retourna, reconnu un homme dont elle avait déjà vu le visage sans pouvoir mettre de nom dessus. Merl. D’un regard, il avait repéré sa bague en or, toujours à sa main. Un anneau fin, sobre et élégant. Gravé à l’intérieur. Pas de grosse pierre, pas de chichi inutile. Une bague sobre et élégante, à son image. Un regard, et l’homme en face d’elle avait dit six mots qui eurent le mérite de capturer son attention. Ils ne comprendront sans doute jamais. Elle repéra le geste machinal, celui qu’elle faisait souvent – une bonne centaine de fois sur la journée en fait – caressant son annulaire, à la place d’un anneau dont il ne restait qu’un mince tatouage. Et les épaules d’Ela se détendirent. Parce qu’il savait, il comprenait. C’est une bouffée d’émotions qui lui monte dans la gorge, mais elle la contint, elle était obligée.

« Ela … » Il avait des manières qu’elle ne connaissait pas. Elle eut un léger sourire quand il souleva son chapeau en se présentant. « Je vous ai déjà vu… Mais c’est vrai, nous n’avons jamais été présenté. » Elle l’observa, sans pudeur aucune. Ce n’était pas une provocation, elle ne se croyait pas non plus supérieure au point de juger avoir le droit de le regarder sans aucune gêne, non. C’était sa façon de faire. Elle sentait qu’elle devait le remercier. Elle n’avait pas réalisé dans quelle situation elle s’était trouvée, mais elle devait le remercier. « Merci, au fait. J’avoue que depuis … » Elle jette un coup d’œil à cette bague qui soudainement pesait lourd sur son cœur. « Depuis, je ne fais plus attention à tout ça. » Elle a un geste, assez vague. Elle ne se rendait plus compte quand on la draguait. Au point qu’elle ne réalisait plus qu’il était temps pour elle d’éconduire son interlocuteur. Elle ne sait pas pourquoi elle lui racontait ça. Probablement parce que lui, il comprenait. Elle n’en parlait jamais d’habitude. Mais là, ça sortait tout seul.
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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Lun 20 Nov 2017 - 12:09

Cette femme, je l’avais toujours trouvé un peu étrange, différente et en la regardant d’un peu plus près, j’avais compris que c’était son chagrin qui devait l’avoir rendu comme ça. Je ne savais pas trop de quand datait tout ça, mais j’avais supposé que sa peine était bien plus récente que la mienne. Ce qui n’était en soi pas si compliqué. J’aurais eu Jason en face de moi dans cet état, c’est-à-dire aussi engageant qu’une porte de prison, je lui aurais sans doute foutu un coup de point sur l’épaule pour lui remettre les idées en place. Mais ce n’était pas lui et cette femme était nettement bien plus raffinée, ce qui n’était en rien compliqué.

Je remarquais son léger sourire, ce n’était rien, peut être simplement la commissure de ses lèvres qui c’était relever de quelque millimètre, mais c’était suffisant pour moi. Je ne lui demandais rien de plus, on va dire que c’était suffisant pour me dire que je n’étais pas de trop devant elle. J’avais bien compris que certaines personnes de la haute ne pouvaient pas me piffer simplement par ce que je représentais. J’avais bien remarqué le regard que posait Lawrence et ses potes sur moi quand ils me croissaient. Ela, c’était donc son prénom, un truc simple, je n’avais jamais croisé quelqu’un avec un nom comme ça, en même temps, je n’avais pas spécialement croisé beaucoup de monde dans ma vie passée et il n’y avait pour ainsi dire aucune place à l’originalité.

- Ce n’est rien… Je ne suis peut-être pas l’homme le plus éduqué du coin, mais j’ai des valeurs et je les défends. Le consentement fait partie de l’une d’elles.

C’était pour ça que j’étais intervenue. Il aurait été question de quelqu’un d’autre, je serais également intervenue. Mais le fait que ce soit quelqu’un comme elle m’avait sans doute poussé un peu plus en avant et non, je ne parlais pas de son ancienne position social mais plutôt l’alliance qu’elle avait au doigt.

- Ne restons pas là tu veux ? Je te raccompagne.

Un sourire apparut alors sur mon visage, mais pas un de ceux que j’offrais généralement quand j’étais dehors, pas non plus celui que j’offrais à mon frère de façon régulière. Il se rapprochait plutôt de ceux que j’avais offerts à ma fille au début de tout ça. Ceux qui se voulaient rassurants et qui disaient : "Ne t’en fais pas, Papa veille sur toi." Pour le coup, je savais que la barbe me donnait sans doute un air plus rassurant que la moustache que je portais encore quelques semaines avant ça. Je pouvais sans doute dire merci à Jason pour ça, mais ça serait reconnaitre qu’il avait raison et je n’en avais pas envie. Je plaçais naturellement une main entre ses omoplates pour l’invité à bouger dans la direction qu’elle le désirait, mais rester ici n’était sans doute pas une bonne idée. J’espérais simplement que mon geste ne paraitrait pas déplacé, parce que c’était loin d’être ce que je désirais.

- Je comprends...

J’avais soufflé ça d’une voix faible. J’avais des flashs de mon passé qui me revenait en tête. Autant dire que ce n’était pas si facile de penser à tout ça, cependant, je sentais qu’elle s’ouvrait un peu à moi. Il était peut-être de bon ton de lui faire une petite confidence à ce sujet. Je ne savais pas comment il était mort, je ne savais pas si c’était l’épidémie qui avait pris son mari, mais en tout cas cette douleur ne passerait sans doute jamais, mais avec le temps, on n’apprenait à vivre avec. C’est avec un air triste et plein de compréhension que je posais mes yeux sur elle avant de poser une question que je savais compliquer. Je n’attendais pas spécialement une réponse de sa part, mais un ordre d’idée me permettrait sans doute d’encore mieux la comprendre.

- Est-ce que je peux te demander depuis combien de temps ? Tu n’es pas obligé de me répondre, loin de là. On peut juste marcher en silence…

Une fois de plus j’étais terriblement sérieux, je pouvais simplement devenir un backup silencieux. Son histoire me faisait du mal et me touchait personnellement. Depuis ce petit sourire qu’elle m’avait fait, je l’avais placé dans les personnes qui pour moi avaient de l’importance. Au même titre que Casey, Lucas ou même Joann. Autant dire que pour la dernière c’était un peu particulier, mais c’était comme ça. Il y avait des gens que j’estimais et si j’estime quelqu’un, je suis prêt à beaucoup. Maintenant, elle n’avait plus besoin de rien me demander, quoiqu’il arriverait je serais là. J’étais comme ça de toute façon, toujours prêt à aider les gens que j’avais décidé d’apprécier. J’avais souvent été comparé à un chien parce Chad, quand on siffle, même sans raison, j’étais là et je n’attendais rien en retour. Je n’avais jamais vraiment compris si c’était une insulte de ça part, mais c’était ainsi…


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Ela Amrani
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Mer 29 Nov 2017 - 21:24

Cet homme-là, cet avocat, elle ne l’avait même pas vu arriver. Il lui avait fallu l’intervention de Merl pour comprendre que quelque chose dans son attitude ne fonctionnait pas. Que cela ne se faisait pas. Merl était venu la sauver à temps pour qu’elle se rende compte qu’elle devait réagir. Depuis que tes partis, ces frôlements, ces mains posées sur elle, c’est comme si elle ne les sentait plus. Ces caresses, ces gestes incommodants, ça n’avait pas d’effet sur elle, comme si elle ne ressentait plus rien. Mais c’était là toute sa terrible vérité, plus rien ne la touchait. Excepté toi, Abel. Tes souvenirs, ton sourire qui la hante, un éclat de rire qui soudain lui rappelle … Elle ne s’éveille qu’à ton nom, qu’à cet ‘Amrani’ que tu lui as laissé en partant. Et encore. Ton prénom, Abel, il est déjà oublié. Et plus les jours passent, plus le souvenir de toi s’efface, avec elle un peu. Ce qui faisait d’elle la femme que tu as aimé autrefois, tout ça s’étiole peu à peu. Ne reste que la femme qui a désespérément besoin de se sentir utile, d’avoir quelque chose à faire dans ce monde et pour ce monde. Car sinon, que lui resterait-il ?

Elle regarde Merl avec douceur, une infime douceur, mais suffisante visiblement pour qu’il sache qu’il n’était pas de trop. Elle ne savait peut-être pas lui sourire comme elle le voudrait, décliner son regard pour lui faire passer un message, ni lui dire ‘merci’ avec toute la chaleur qu’il méritait. Mais cette pointe de douceur dans son regard, qui témoignait de la femme pas encore totalement éteinte, il l’avait vu. Il ne demandait pas plus qu’un … consentement, à son intervention. Peu importe d’où il venait, de ses manières peu éduquées, ça ne la regardait guère. « On peut naitre avec une cuillère en argent dans la bouche sans pour autant user de l’éducation que l’on a reçue. » Après tout, cet homme qui l’avait importuné il n’y a pas cinq minutes connaissait les bonnes manières, il avait simplement décidé consciemment de les oublier. Profitant de la distraction d’Ela pour tenter d’assouvir des envies fort peu respectueuses. Ce nouveau monde avait changé les hommes, elle le savait. Merl avait du respect, de la galanterie et de la prévenance. Cela lui manquait. Tu lui manques. Car avec toi, elle avait l’impression d’être une Reine. D’être précieuse et aimée. Tout ça avait disparu avec toi. Tu ne la gâtais pourtant pas plus que nécessaire, mais Ela avait l’habitude qu’on l’aime. Le monde sans toi est froid, dépourvu de saveur, et elle ne voyait plus comment le re-poétiser à nouveau. Elle s’éteignait peu à peu.

Le sourire qu’il lui offrit était doux lui aussi, rassurant. Toujours aussi prévenant, il lui proposa de la raccompagner, accompagnant sa parole à un geste, qui l’effleura à peine. Elle avait conscience de cette main entre ses omoplates, mais c’était comme un fantôme, une sensation fugace. Elle hocha la tête et lui emboita le pas, se calquant sur son rythme. Se calquant sur son silence également. Ce n’était pas quelque chose qui la gênait, elle ne s’en rendait même plus compte à vrai dire. Son regard un peu absent errait devant eux quand il lui posa une question qui lui serra le cœur et la fit lever les yeux vers lui. Elle ne dit rien d’abord, parce que les mots se bousculaient en réalité. Elle n’en parlait jamais. Mais elle en éprouva le besoin. Peut-être justement, parce qu’il comprenait. « Début août 2016, des pilleurs sont venus au Fort, Abel était dehors. Il a pris un coup de couteau dans le ventre et une balle perdue. Je n’ai jamais pu récupérer son corps pour l’enterrer. A cette époque-là, on ne savait pas. Le Sénateur Chambers gardait secret ce qu’il advenait des morts si on ne s’en occupait pas correctement. » Il n’y eut aucun trémolo dans sa voix. Mais la douleur était là, derrière, et bien réelle. Elle baissa les yeux sur son alliance, encore brillante malgré cette teinte grisâtre qu’avait prise le monde depuis que tu n’étais plus. La seule lumière, éternelle. « Il y a un peu plus d’un an. » Puis elle regarda Merl, parler de toi l’éveillait un peu, la rendait un peu plus humaine, même si c’était la douleur qui la maintenait vivante. Le regard un peu plus expressif, elle cherchait cette compréhension commune, cet éclat endeuillé. Puis l’ayant trouvé, elle eut pour lui un sourire presque chaleureux, doux et compatissant. « Je n’en parle jamais… Et vous, Merl ? Comment s’appelait-elle ? »
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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Mer 29 Nov 2017 - 23:41

Ce qu’elle disait c’était puissant. Malheureusement, je savais qu’elle avait raison et que les cons étaient nombreux dans les parages. Je savais comment être gentil, même si on devait bien l’admettre, ce n’était pas comme ça que je me montrais tous les jours avec tout le monde. Pour le coup, Ela faisait partie de celle qui aurait la chance de me voir compréhensif et calme. Entendre son histoire c’était particulièrement bouleversant. J’aurais aimé lui dire ce que je pensais sincèrement de son histoire, mais je ne pouvais pas le faire sans avoir peur de la blesser plus qu’elle n’était déjà.

- Déjà que je ne porte pas le sénateur dans mon cœur, ce genre d’information ne va pas vraiment aider à me faire changer d’avis…

Je m’étais contenté de quelques choses d’un peu évasif. J’aurais aimé lui dire que s’il n’y avait que ça, je retournerais le coin de fond en comble pour retrouver le corps de son mari, pour qu’elle l’enterre. Je savais que tout d’abord, c’était glauque et qu’ensuite, c’était mission impossible. S’il s’était transformé, il était peut-être parti et s’il était mort définitivement, il devait pourrir dans un coin… Ma réponse était définitivement mieux que tous cet argumentaire qui contenait bien trop de mots "dégoutants" pour une personne autre que Jason et moi.

Petit à petit j’analysais ce qu’elle m’avait dit. C’était sans doute le temps que l’information monte jusqu’à mon cerveau. En tout cas, un an, c’était vraiment très peu de temps. Je comprenais mieux son état. Ce n’était rien comparé à moi qui avais perdu ma femme des années plus tôt. Je veux dire, j’avais eu le temps de faire mon deuil, d’apprendre à vivre avec même si le vide était toujours bien présent. Alors que j’étais en train de réfléchir à tout ça, elle me retourna ma question et la seule chose que j’avais entendue c’était le "vous, Merl". Un sourire pas du tout contexte avec cette discussion apparue presque aussitôt sur mon visage, me rappelant le peu de personnes qui m’avait appelé Monsieur Rogers et qui c’était pris un vent monstrueux parce que ce n’est pas moi ça, c’est le patriarche.

- Je suis peut-être un peu trop familier, mais s’il te plait pas "vous". J’ai peut-être plus de quarante piges, mais ça me met vraiment mal à l’aise. Tu es au moins mon égale si ce n’est pas plus, alors c’est vraiment étrange.

C’était la première et l’unique réplique de cette conversation qui avaient un ton bien plus léger que les autres. On va dire que c’était le "vrai" moi qui parlait. Celui qui vivait mal les conventions sociales et qui était content d’avoir un rire gras devant une bière à cause d’une blague pipi-caca. J’avais sans doute eu les yeux qui c’était mit à briller pendant une seconde alors que j’avais répondu, mais l’éclat avait vite disparu pour recoller au sérieux de cette conversation. J’étais vraiment content qu’elle ait décidé de m’en parler et j’allais bien faire passer le message à qui conque s’approchant trop près d’elle. J’aurais frappé l’avocat et je suis certain que je pourrais compter sur le frangin pour casser quelques bouches au besoin.

- C’est normal, ce n’est pas facile de parler de ce genre de chose. Je n’en parle pas non plus, en même temps Jason sait et c’est tout ce qui compte.

Mon histoire était plus ancienne, mais ce n’était pas pour autant que la douleur n’était plus présente. Simplement, il n’y avait plus de raison d’en parler aujourd’hui. J’avais appris à avancer, j’avais appris à faire comme si. Je regardais mon tatouage, la pierre rouge et la lettre R sur mon doigt étaient toujours aussi visibles même si bien évident, la couleur s’était un peu estompée avec les années. J’avais ce dessin sur ma peau depuis plus de dix ans, ce qui expliquait sans doute beaucoup de choses. J’écartais les doigts pour lui montrer de façon convenable avant de répondre d’une voix un peu faible, mais pas nécessaire distante.

- Ruby, je me rappellerais toujours de ses cheveux roux. Je l'ai rencontré quand j’avais dix-sept ans. Elle a illuminé mon adolescence et une grande partie de ma vie. Enfin, elle n’est plus de son monde depuis bien plus longtemps et ce n’est pas pour autant que j’ai tourné la page. J’ai appris à vivre, parce que c’est ce qu’elle aurait voulu et je devais m’occuper de notre fille.

Je devais, ses mots étaient définitivement durs à prononcer. Je me rappelais avec douleur que j’avais été forcé d’abréger les souffrances de ma fille en lui plantant mon couteau dans la gorge. Un souvenir qui se voulait douloureux, un souvenir qui me hantait encore et qui ne disparaitrait jamais. J’avais tué mon enfant, je l’avais enterré sur notre propriété avant de partir. Il était clair qu’à ce moment de mon existence si Jason n’avait pas été présent, je me serais sans doute laissé mourir de faim où j’aurais sans doute était courir dans une horde de connards pour me faire mordre et avoir une raison légitime de me tirer une balle en pleine tête sans redouter la colère divine.


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Ela Amrani
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Mer 20 Déc 2017 - 20:50

Tu lui manques, Abel. Et ton souvenir amenait en elle un peu de chaleur, un peu de rouge sur ses joues ternies pas le deuil. Et étrangement, aux côtés de Merl, sa langue se déliait sans que la douleur ne vienne faire trembler sa voix, perturber son cœur et faire sombrer son regard dans un puit de vide sans fond. Elle ne connaissait pas cet homme, et lui non plus ne la connaissait pas. Mais ce n’était pas important, parce qu’ils n’avaient pas besoin de se connaitre pour partager ce chagrin commun. Déjà que je ne porte pas le sénateur dans mon cœur […] Elle releva les yeux, une seconde, se focalisant sur ces mots. Elle était plus confiante que Merl à ce sujet. Peut-être parce qu’elle gravitait dans cette sphère politique et que quelque part, elle se sentait encore privilégiée à ce stade. En sécurité. « Je crois que le Sénateur fait de son mieux… » Dit-elle d’une voix douce, sans chercher à le convaincre. Elle vivait encore dans la douce illusion qu’ils vivaient sur une île protégée, isolée du reste du monde. Elle avait encore confiance en les forces qui dirigeaient le Fort, en étant loin de se douter que le Sénateur n’était qu’une façade, une douce illusion pour rassurer le bon peuple. Elle aurait pu s’en rendre compte, peut-être. Si tu avais été là pour démêler le vrai du faux. Peut-être que toi, tu l’aurais vu. Mais perdue dans ton absence, l’israélienne avait laissé les démêlés politiques à qui de droit, faisant confiance au système et à ses dirigeants. Si elle était un peu plus elle-même, un peu moins dans ton ombre, peut-être qu’alors elle aurait compris que tout ça n’était qu’une illusion bancale, rudement bien présentée par le Sénateur Chambers.

Le vouvoiement sembla le perturber, à tel point qu’il prit la peine de la reprendre, insistant sur ce vous qui semblait pour elle, tout naturel, mais qui ne l’était pas pour lui. Elle ne le connaissait, elle voulait juste lui témoigner le respect qui lui était dû, Ela était formée pour ces marques de politesse. Elle avait toujours évolué dans ce monde-là, c’était … naturel. Cela étant, elle posa un regard curieux sur l’homme à ses côtés avant d’hocher la tête en signe d’assentiment. Elle aurait pu sourire, rendre l’atmosphère un peu plus l’atmosphère, mais ce n’était pas encore dans ses capacités. Elle était touchée de l’importance qu’il lui accordait. « Je suis un probablement encore d’une autre époque, le vouvoiement était un signe de respect, je suis désolée de vous… de t’avoir mis mal à l’aise. » A nouveau, le coin de ses lèvres se souleva légèrement, comme pour un sourire, fantomatique, à sa nouvelle bévue. Il revint bien vite au sujet qui les concernait intimement. C’était étrange de rencontrer quelqu’un et de commencer cette rencontre par parler d’un sujet aussi personnel, aussi intime. Ils entraient tous les deux dans cette partie de leur vie dont ils ne parlaient pas. A son tour, il se confia sur sa belle Ruby. Silencieuse, la brune l’accompagnait le regard perdu au-devant d’eux, lui laissant l’intimité de ses souvenirs pour lui seul en ne le regardant pas. C’était il y a longtemps peut-être, mais quand il s’agit du grand amour de sa vie, le temps n’a pas d’emprise sur ce chagrin. Elle entendit l’accent de souffrance sur les derniers mots, alors qu’il parlait de sa fille. Elle ne sut pourquoi, mais son instinct la poussa à venir prendre sa main et la presser délicatement de la sienne. Il n’avait rien dit. Mais elle sut que sa fille n’était plus. Elle n’en dit rien, elle ne posa pas de questions. Elle ne releva même pas le regard vers lui. Il n’y avait que sa main dans la sienne, pressant ses doigts fins et délicats contre ceux plus grands, plus calleux de l’homme qui marchait à ses côtés. Il n’y avait rien dans ce geste, mise à part le sentiment de comprendre sa perte. Le soutien, aussi. Elle posa sa main encore libre sur son propre ventre, vide. Elle avait toujours cette impression de mort à l’intérieur depuis qu’elle avait perdu votre fils. « J’étais enceinte en arrivant sur l’île, il y a deux ans. J’ai fait perdu notre fils après quatre mois de grossesse. Je n’aurais pas survécu à cette perte si Abel… S’il n’avait pas été là. Je ne m’attendais cependant pas à les perdre tous les deux aussi vite. » L’un n’avait même pas pu voir le jour, et l’autre lui avait été arraché à peine huit mois plus tard. C’était difficile de traverser tout cela en l’espace d’une année à peine. Mais le monde avait basculé bien plus rapidement encore. Elle regarda son ventre plat, qu’elle avait trouvé si beau, ainsi légèrement bombé. Elle avait à peine commencé à le sentir bouger que si vite, elle le perdait. Elle en avait tellement voulu à Abel à cette époque, persuadée que c’était ce voyage de Washington à Fort Ward qui avait menacé la vie de leur enfant. Perdu ce souvenir lointain, comme Merl l’instant d’avant, elle en oublia sa main dans la sienne qui pressa ses doigts un peu plus fort, tremblant légèrement. Déphasée, elle s’était laissé emporter dans les souvenirs de toi, dans le spectre de cet enfant qui n’avait pas pu naître. Ce fils que tu aurais tant aimé et qui aurait peut-être pu combler ta perte. Tout aurait peut-être été si différent. Si… et seulement si
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Merl T. Rogers
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MessageSujet: Re: Fool Hearted Memory   Jeu 21 Déc 2017 - 12:17

Dans le fond, sa réaction vis-à-vis du sénateur était normale, elle faisait partie de ce monde. Pour moi tout ce que je pouvais voir dans le coin, c’était uniquement du charabia, des mots qui n’était pas compréhensible. J’avais toujours détesté ce monde parce qu’il m’était totalement fermé, je faisais partie de ceux qui préféraient aller pêcher plutôt que d’aller voter, c’était peut-être stupide de ma part, mais dans le fond, je n’avais jamais été capable de plus. On pouvait bien me juger et me prendre pour un con, mais dans le fond, ça ne changerait pas cette vérité. Je n’aurais pas été content d’être à sa place, j’aurais bien été incapable de prendre des décisions si importantes pour la survie de tout le monde. Je prenais des décisions me concernant moi, éventuellement Jason aussi et c’était à peu près tout ce que j’étais capable de faire et en passant pour un con personne ne me demanderait de faire plus ce qui m’arrangeait bien.

Je ne répondais pas à cette information, mais je hochais la tête, l’air de rien. Je voulais qu’elle comprenne que j’avais assimilé cette information, mais je ne pouvais pas dire qu’elle avait raison. C’était un peu trop, pour moi, il était dans le faux pour beaucoup trop de chose, même s’il avait certainement une part de vrai dans ce qu’il disait. Il n’était pas vraiment prêt pour ça, mais en même temps qui aurait pu l’être ? Personne, je suppose, je soupirais, peut-être qu’il était temps que j’arrête de le détester sous prétexte qu’avant il avait de l’argent et du pouvoir. On est tous pareils à présent, on survit, on fait en sorte que chacun est une place dans ce groupe immense. Certain ce mettait sans doute plus en danger que d’autre, les Rogers en première ligne quand il était question de faire les cons, mais c’était ce qui nous plaisait. On était doué pour ça. Il ne fallait pas nous demander de tenir à jour les stocks ou ce genre de chose, on aurait été mauvais de toute façon. Je réfléchirais à tout ça, peut-être qu’elle pourrait me faire changer d’avis, peut-être pas. Ce n’était pas le problème.

- Je dirais plutôt qu’on ne vient pas du même monde, tu n’as pas à t’excuser de ça… J’ai été élevé dans une famille où dire : "Ta gueule, Connard." N’était pas une insulte, mais plutôt une façon de montrer l’amour que j’ai pour mon frère et inversement.

Pour le coup, c’était typiquement le genre de remarque qui aurait pu blesser ses petites oreilles chastes, mais ce n’était clairement pas le but. Lui expliquer la subtilité de l’amour qu’il y avait entre mon frère et moi allait sans doute s’avérer un peu compliqué, mais je savais dans le fond que ce n’était pas si important que ça. J’avais l’habitude de l’amour vache et c’était peut-être à cause de ça que je ne prenais pas si mal toutes ses histoires me concernant qui passaient d’une bouche à une autre à l’intérieur de ce groupe. Je n’avais jamais vraiment prêté attention à toutes les rumeurs qu’on pouvait croiser.

Comme elle semblait bien déterminée à s’ouvrir à la discussion qu’on avait, je me suis senti obligé d’en faire de même et sans que je ne comprenne pourquoi ni comment, sa main s’était glissée dans la mienne. Pour le coup, ça aurait pu être un geste vraiment ambigu, malgré mon caractère qui laisser supposer que j’étais relativement extraverti, j’étais quelqu’un de relativement pudique qui n’aimait pas trop le contact des autres ni être le centre de l’attention. Pour le coup, en temps normal, j’aurais sans doute retirer ma main vivant et je me serais barré à l’autre bout du camp, mais avec elle c’était différent, tout ce que je sentais et surtout ressentais, n’était que de la compassion et de la compréhension. Je savais qu’il n’y avait rien d’autre et que ce n’était pas le but de toute façon, alors j’avais laissé faire sans réfléchir, sans avoir d’explication rationnelle. J’avais baissé les yeux, regardé sa main dans la mienne et je l’avais sans doute serré un peu parce que j’en avais ressenti un besoin indéfinissable. Surtout alors qu’elle me parlait avec plus de détail de son histoire. Je n’étais qu’un homme et je ne pourrais jamais comprendre ce que ça faisait de porter un enfant, mais je me rappelais sans difficulté du bonheur que cela avait représenté pour Ruby et moi lors de la grossesse. Elle avait su briser la carapace du beauf que j’avais autour de moi depuis des années et je m’étais émerveillé des choses simples de la vie.

- Je ne peux qu’imaginer l’épreuve que ça a dû être et je comprends le vide qui se trouve en toi à cause de ça. On ne devrait jamais survivre à la mort d’un enfant et on ne devrait pas non plus avoir à endurer la disparition de l’amour…

Pour moi, il n’était peut-être pas né, mais je n’allais pas me poser la question concernant le fait de juger si c’était un enfant ou non. Il était évident qu’il l’était, maintenant, cela ne pardonnait sans doute pas son attitude, il était évident qu’elle devait s’endurer pour pouvoir se faire une place ici. Je n’avais pas envie de la voir encore en compagnie de personne aussi malsaine que l’homme qui était en train de la courtiser d’un air douteur.

- Mais du ne doit pas te laisser marcher sur les pieds pour autant… Je suis prêt à t’aider.

J’étais revenue à la raison pour laquelle nous étions ensemble en cet instant présent et je me rendais bien compte que cela était bien plus simple pour moi. J’étais un homme de près d’1m80, je n’avais pas peur de coller une droite au besoin. C’était toutes ses choses qui faisaient qu’on ne m’emmerdait jamais vraiment méchamment sans craindre un cassage de gueule. Je ne serais pas toujours présent pour tout le monde et même si pour moi c’était important d’aider mon prochain, ça ne passerait sans doute pas toujours pour ce genre de chose.


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