The Walking Dead RPG

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- Cocoon. -
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MessageSujet: Cocoon.   Mer 8 Nov 2017 - 23:25
"C'est juste quelques égratignures. Rien d'grave [...] Ca s'est bien passé ouais. [...] Sarah est super cool, en fait." Voici le bref résumé de cette sortie, raconté à Lisandro venu le premier pour nous ouvrir les grilles. Mon avant-bras est éraflé sur toute la longueur, mais rien qu'un peu d'alcool ne puisse désinfecté. Et puisque l'on en a trouvé un petit paquet sans s'épuiser à tout s'enquiller... Sarah est allée retrouver Duncan. Après quelques mots échangés avec le croque-mort puis ma mère - passage au purgatoire et bonne claque obligée - je vais à mon tour trouver ma petite-amie.

J'ouvre en douceur la porte de notre chambre, la trouve à siester sur le lit. C'est bien plus la fatigue de la grossesse que le luxe d'un après-midi d'hiver sous la couette, je le sais, et je prends d'autant plus soin à ne pas faire de bruit. Je tourne mon sac sur mon épaule pour l'ouvrir, en sortir le petit pot de beurre de cacahuètes - périmé il y a moins d'un mois, un exploit - et repose le reste contre le mur.

Je n'dois pas sentir très frais, et mes vêtements sont tachetés du sang des morts que l'on a croisé. Tant pis, la douche attendrait. J'ôte mon manteau dans le même silence pieu, et viens m'accroupir près du couchage, à hauteur de son joli visage. J'y reste un instant, à simplement contempler ses traits détendus, ses joues mordues par l'hiver, ses longs cheveux en pagaille. Bordel, ça va sonner niais, mais... en si peu de temps, elle m'a manqué. Et je me doute qu'une fois réveillée, elle perdra ses airs angéliques pour m'engueuler. L'expédition a pris deux jours au lieu d'un seul. On s'est attardés sur une connaissance de la blonde, et je n'avais pas l'esprit à l'en détacher. D'une, parce que Roza avait fait le même effort pour moi à Tacoma. De deux, parce que le type était bien équipé pour ce qui était de fumer.

Lentement, je passe le bout des doigts sur sa tempe, la tire de ses rêves. Espérons que la somnolence joue en ma faveur. "J't'ai manqué ?" je souffle dans un sourire mi-amusé mi-coupable, capte ses grands yeux embrumés. Et profitant de son état, je tends le cou pour l'embrasser, délicatement, parce qu'un rien briserait l'instant. Je m'en détache et m'écarte pour m'asseoir sur mes talons. "Désolé du retard. Je t'ai ramené une consolation, regarde !" Et je lui offre son beurre de cacahuète de mes deux mains, des airs enthousiasmes et fiers collés à la gueule, à défaut de dire "tadaaa !"
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Cocoon.   Jeu 9 Nov 2017 - 13:00
Elle était inquiète en s’endormant. Bien sûr, comment ne pas l’être ? Il lui avait dit 24h, ça en faisait presque 48. Alors oui, il s’était remis, il n’était pas du genre à tenir en place et c’était même bon signe qu’il n’ait pas perdu son goût des aventures sur le terrain. Mais Selene ne pouvait s’empêcher de repenser aux cannibales et, surtout, à ce qui était arrivé à Gabriel. Et si ces sauvages avaient été dans le coin depuis longtemps ? Et s’ils avaient dévoré l’instituteur ? C’était le genre de connexions qui se faisaient dans son crâne avant de se blottir dans les bras de Morphée. Epuisée par la grossesse et par l’angoisse.

Quelque chose appuyait doucement sur sa tempe. Cette sensation s’éternisa une éternité dans son esprit embrumé, alors qu’elle n’avait pas tardé à ouvrir ses yeux bleus. Sans doute avait elle été coupée en plein milieu d’un cycle, parce que la musicienne se sentait assommée, son cerveau peinait à assimiler pourquoi c’était une excellente nouvelle de voir le mexicain. S’il lui avait manqué ? Elle essaya de bouger les lèvres mais elles refusèrent de fonctionner pour autre chose qu’accueillir son baiser tendre. La pianiste avait été frustrée, en colère, inquiète, mais toutes ces émotions s’évaporaient au fur et à mesure qu’elle émergeait. Les chances de le perdre étaient trop élevées pour qu’elle ne savoure pas amoureusement chaque instant.

Le graffeur lui tendit sa trouvaille : le fameux beurre de cacahuète qu’elle lui avait réclamé depuis longtemps déjà. Lentement, Selene se redressa – dingue comme ce simple geste devenait difficile avec un ventre de plus de six mois – et s’assit sur le lit, les cheveux en pagaille et les paupières encore gonflées de sommeil. La bouche pâteuse, elle bailla dans sa main et attrapa l’offrande comme une rançon troquée contre sa clémence. L’espèce d’un instant, elle fixa son petit-ami, l’air de jauger à quelle sauce elle allait le manger. Et finalement…

- Tu ferais mieux de prendre dans tes bras ta copine enceinte avant qu’elle ne te fasse une scène.

Pince sans rire, elle ne se dérida qu’une fois étreinte par Eli. Elle le serra fort, huma son odeur cachée sous celles de la sueur et de la putréfaction. La jeune femme avait vraiment l’impression de l’avoir appris par cœur, jusqu’à l’enclave de son cou dans lequel elle aimait tant se blottir. C’était bien lui, en chair et en os, de retour… et sauf – ou quasiment. En s’écartant, Selene replaça laborieusement sa crinière indisciplinée derrière ses oreilles en lui murmurant sur un ton faussement menaçant :

- La prochaine fois que tu fais ça, je te menotte au lit pour le restant de tes jours. Je ne plaisante pas, précisa-t-elle en dissimulant un éclat mutin dans ses orbes glacier, je me suis… vraiment inquiétée…, confia-t-elle plus doucement.

Elle remarquait comme elle se sentait transformée. Ce n’était plus comme pendant l’adolescence, où chaque prétexte était bon pour agacer le mexicain ; ou comme lorsqu’il avait trouvé la prison et que chaque minute était une tension latente. Le savoir avec elle – dans tous les sens du terme – la rendait étrangement plus sereine et plus patiente. La musicienne n’avait plus à détester l’image d’une autre ou à craindre son regard sur celle qu’elle était vraiment. Il l’avait vue sous son jour le plus monstrueux, et il l’avait acceptée, il était restée, il l’aimait. Malgré tout.

- Il s’est… passé quelque chose ? Demanda-t-elle finalement, qu’est-ce qui vous a pris autant de temps ?


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MessageSujet: Re: Cocoon.   Sam 11 Nov 2017 - 17:10
Une étreinte comme châtiment, j'aurais survécu à pire. Dans un petit sourire éhonté, j'me redresse sur mes genoux, grimpe les mains dans son dos et l'enlace fort, profitant généreusement de son contact et de sa chaleur. Je sens, très nettement, son ventre sur le mien me tenir à distance. Le bébé a bien grandi en sept mois, et sa présence se faufile entre les nôtres comme si on le couvait déjà. Je n'peux pas mentir, je suis soulagé de retrouver l'arrondi de cette petite vie tel que je l'ai laissé.

En m'écartant, j'me pince brièvement les lèvres, les yeux levés vers la brune. Elle peut toujours essayer de se recoiffer, j'crois que c'est sans espoir. Quand elle parle de menottes, j'essaie tant bien que mal d'étouffer un rire. Jouer le jeu, ouais, la prendre au sérieux. "Ça voudrait dire venir me nourrir à la petite cuillère et me faire ma toilette comme à un p'tit vieux, t'sais." Mais pour une heure ou deux... Un songe vite chassé par son inquiétude, sur laquelle je n'devrais probablement pas trop plaisanter. "J'sais... désolé." J'suis plus flatté que navré, en vérité. Doucement, j'lève les mains pour défaire un nœud pris dans ses longs cheveux bruns. Et je reste focalisé sur cette tâche, en lui répondant.

"On a rencontré un ami de Sarah. Il recherchait sa sœur, on a essayé de l'aider, et on est restés un peu avec lui, avant de... repartir chacun de notre côté." Un scénario drôlement similaire à celui de nos retrouvailles, ce qui me fout un petit pincement au cœur. Au moins, je n'doute pas qu'elle comprendrait le délai. J'me tortille les lèvres dans un sourire un peu embarrassé, hésite à en dire plus, et finalement, puisqu'elle le découvrirait un jour ou l'autre, "... faut dire aussi qu'il était.. bien équipé pour fumer et.." Ça va me retomber dessus, je sens, mais j'peux pas m'empêcher de trouver ça drôle et de sourire comme un con. "... ça faisait longtemps pour Sarah comme pour moi, alors..." J'arrive enfin à démêler ses cheveux sans trop les lui tirer, et j'récupère ses grandes opales. "C'était difficile de dire non."

J'me relève enfin, pour venir m'asseoir à ses côtés et délacer mes chaussures trempées. "J'essaierai d'rentrer dans les temps, la prochaine fois." Une façon à peine détournée d'annoncer que je recommencerai. C'est certain. Et je sais qu'elle pourra avoir du mal à me l'accorder, mais je n'sais pas rester enfermé. "J'aime bien parcourir la ville pour trouver des cadeaux à ma dulcinée." dis-je en exagérant les airs de preux chevalier. J'enlève mes pompes pour les laisser au pied du lit, et poursuis, "C'n'est plus la saison des fleurs, malheureusement, mais j't'ai gardé un petit quelque chose, pour après l'accouchement." En un simple haussement de sourcil, j'en dis bien assez pour qu'elle comprenne. Quand le bébé sera né, on pourra retrouver les petits plaisirs qui ont bercé notre folle adolescence.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Cocoon.   Sam 11 Nov 2017 - 18:37
Un ami de Sarah. Elle avait hoché brièvement la tête, plissant légèrement les yeux, à deux doigts de demander « quel genre d’ami ? ». Dans tous les cas, Selene n’aurait sans doute rien dit : on lui avait suffisamment reproché d’avoir couché avec le mexicain il y a six mois pour jouer le même rôle pour l’actrice. D’ailleurs, son petit-ami informait que rien d’intime ne s’était passé : ils avaient fumé. Sur le coup, elle se renfrogna un peu et le toisa avec un air de reproche qu’il pourrait croire emprunté à sa mère. La jeune femme ne savait pas faire la part des choses entre l’inquiétude et la jalousie. Déjà parce que le plan de s’accorder un instant fumette hors du temps, c’était « eux », c’était ce qu’ils avaient fait lors de leurs retrouvailles inespérées. Et aussi… et bien oui, comme toute amoureuse, elle était possessive sur les bords et n’aimait qu’à moitié l’idée qu’il se soit offert du bon temps avec Sarah pendant qu’elle se rongeait les sangs à la prison.

La musicienne se força à garder les lèvres scellées alors qu’il s’asseyait à ses côtés. Elle ne voulait pas piquer une crise ni lancer une dispute. Tout était tellement parfait depuis un mois et il faisait l’effort d’être gentil, elle ne voulait pas le froisser. C’était plus fort qu’elle néanmoins et elle ne pu empêcher de s’échapper un « T’as intérêt » un peu plus froid que prévu quand le graffeur promis de revenir à l’heure lors de sa prochaine escapade. Il la fit sourire malgré tout avec ses airs de preux chevalier et elle l’enveloppa de ses orbes bleus. C’était un sacré talent de savoir l’agacer et l’amadouer en même temps, Eli pouvait s’en vanter. Un véritable artiste.

- Hum…, fit-elle en plissant malicieusement les paupières, j’ai hâte de voir ça. Et… la prochaine fois, je te demanderai quelque chose de plus compliqué à trouver que du beurre de cacahuète.

Alors ça allait être ça leur vie des prochains mois ? Lui qui sortait risquait sa vie pour des futilités et elle qui l’attendait en s’inquiétant ? Selene poussa un soupir. Elle n’était pas sûre que ça lui convienne. Son petit-ami était impétueux et impossible à tenir enfermé, comme elle, mais ce n’était plus que lui. Il y avait le bébé maintenant et même si c’était son corps qui le couvait, ils étaient deux parents. Cet/tte enfant pourrait avoir la chance de naître et de ne pas être orphelin. Avant, elle s’imaginait parfaitement mère célibataire ; mais désormais, elle s’était habituée à la présence du futur père.

- Tu sais je…, elle s’éclaircit la gorge, ses idées étaient toujours en cours de remise en place, je voudrais pas que… que tu t’absentes trop souvent et… que tu prennes trop de risque…, elle détourna la tête, pour ne pas qu’il voit ni l’angoisse, ni la contrariété dans ses pupilles, je… je… c’est pas grave, rien, balaya-t-elle finalement, c’est super que vous ayez pris vos marques ici. Toi, ta mère, Lisandro… je sais que ce n’est pas pareil que ce que vous avez connu mais… ça représente beaucoup pour moi.

Ils étaient sa famille et il n’y avait pas de mots pour expliquer comme elle était fière que le graffeur et les siens en fassent partie. Quelques plissements au coin de ses lèvres devaient trahir ce qui la turlupinait, mais elle offrit tout de même un sourire à son compagnon avant de glisser ses doigts dans les siens.


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MessageSujet: Re: Cocoon.   Sam 11 Nov 2017 - 23:24
Elle ne l'aurait surement pas si bien pris, avant et si l'on avait déjà été ensemble. Que je m’éclipse à l'autre bout de la ville avec une star de cinéma, et accessoirement fantasme d'adolescence, pour me casser la cervelle et faire le mur. Finalement, je n'ai à encaisser que quelques airs de reproches, moins tranchants que ceux de ma mère qui n'est même pas au fait de tous les détails. "Demande moi tout c'que tu veux, pour une fois que j'n'ai pas de budget." J'pourrais bien aller lui chourer des bijoux en diamants ou ce genre de choses que les hommes riches offraient à leur bien-aimée, pour c'que ça vaut aujourd'hui. Quoique dans les temps qui courent, ça ferait moins d'effet qu'un putain de collier en coquillettes.

J'me détends un peu, avec la sensation d'avoir esquivé de justesse une dispute qui m'paraissait inévitable. Du coup, j'prends mes aises, pose mes coudes sur le matelas pour me détendre un peu les vertèbres. J'souffle, l'écoute ; et me crispe tout de même. J'ai un bref tic à l'oeil, un peu contrarié. Ne pas m'absenter, ne pas prendre de risques... J'peux comprendre pourquoi, mais... je n'vais quand même pas m'enfermer par sécurité. J'penche un peu la tête pour essayer de capter le regard qu'elle s'obstine à me refuser. Et la voilà qui change de sujet, pour causer de notre grande famille. J'prends l'train en marche.

"C'est différent, ouais, mais... J'pense que j'commence à me sentir chez moi. Surement qu'Lisandro aussi. Alma a sa fierté, alors elle ne l'montre pas, mais elle trouve doucement sa place. C'pas facile pour elle d'assumer d'être entretenue par sa belle-fille."
Si tout le monde y met du sien, Selene reste le pilier principal et nécessaire de cette petite communauté. C'est compliqué pour une mère si possessive de se reposer, même un peu, sur les épaules de la pianiste. Et rien ne sert à vouloir la forcer - j'ai déjà bien assez essayé.

J'me redresse à ses côtés, dans un léger rebond du matelas. "Comment ça s'est passé ici ? Ma mère ne t'a pas fait d'malheurs ? Tu... tu te sens bien ?" Outre l'inquiétude, bien sûr... La mienne est également toujours alerte, même si je parviens à la réduire à une ou deux questions de temps à autre - pour ne pas lui paraître trop oppressant. Son dossier psychiatrique a trouvé sa place entre mes quelques livres et bandes dessinées, rapatriés dans cette chambre depuis notre dernière engueulade. Je n'le feuillette jamais devant elle, mais parfois... il faut bien me remettre les idées en place, ou noter de récentes observations. J'pose distraitement mon épaule contre la sienne, toujours en quête de contact, et ajoute timidement, "Et tes... hallucinations.. tu en as vu ?" J'essaie vraiment de prendre le sujet avec des pincettes. Mais j'angoisse à l'idée qu'elle rechute d'un jour sur l'autre. Alors, cette question est probablement celle qui revient le plus ; comme s'il s'agissait du signe le plus évident - le plus alertant - de sa maladie.
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Selene Sweetnam
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MessageSujet: Re: Cocoon.   Dim 12 Nov 2017 - 16:46
Elle sourit doucement. Mi-désolée, mi-ravie. C’était le but qu’ils se sentent chez eux même si les circonstances étaient déplorables. Quant au fait qu’Alma se faisait « entretenir » par sa belle-fille… l’image était amusante, bien qu’inexacte. Selene n’aurait rien créé sans les autres : elle était le résultat de ce que ses compagnons et leur aide avait fait d’elle. La prison et ce qu’elle était devenue, c’était son pari, mais c’était le travail de tous ceux qui étaient encore là, ainsi que d’Abigail, de William, de Gabriel, de Breann, d’Hernando, de Mike, même de Arun. Les questions suivantes la firent se tourner un peu brusquement vers le graffeur. Elle voulait être certaine de ce qu’elles sous-entendaient et d’ailleurs, il ne tarda pas à se faire plus explicite.

- Je…, elle se sentait soudainement un peu nerveuse, le bout de ses doigts se trituraient entre eux, c’est calme ici… ta mère n’est plus si terrible avec moi. Je suppose qu’elle n’approuve pas toon choix amoureux, mais je reste une femme enceinte à laquelle elle peu transmettre son expérience. Un jour elle m’aimera bien, promit la musicienne sur un ton amusé.

Elle voulait retarder l’échéance du moment où elle devrait parler des horreurs qui lui rongeait le crâne. C’était une bonne chose que le mexicain soit au courant, elle en était toujours persuadée, mais quand il voulait aborder le sujet, elle se sentait toujours comme une créature fragile et instable. Elle avait la sensation qu’au moindre mot inquiétant, il bondirait sur l’occasion de lui prescrire une camisole « pour son bien » et au-delà du fait qu’elle ne voulait pas que ça arrive, elle ne voulait pas qu’il ait raison. Selene replaça alors une mèche de cheveux derrière une oreille, ses yeux égarés sur les plis de sa tunique de grossesse.

- Et moi… ça va… enfin je crois. J’ai moins… moins d’absence, tu vois ? Parfois je… je sens que ça devient… trop, ses mains mimèrent un casque autour de sa tête pour signifier que ses pensées la submergeaient, et j’entends leurs voix… mais elles sont loin… assez loin, précise-t-elle sur un ton qui se veut rassurant, je garde le contrôle, assura-t-elle, vraiment.

Elle ne mentait pas. Simplement, elle passait sous silence le fait qu’une fois, elle avait fermé les yeux dans sa chambre et quand elle les avait rouverts, elle était devant la pièce attribuée à Murphy. C’était il y a quelques jours déjà, elle n’était pas armée, ça n’avait pas duré longtemps, alors elle ne voulait pas inquiéter son petit-ami. C’était simplement son subconscient qui réagissait à l’inconnu, comme il l’avait, plus violemment, fait avec Sarah.

- Tu penses… tu penses que je ne vais pas mieux ? s’inquiéta-t-elle. Peut-être qu’il l’avait vu faire des choses étranges dont elle n’avait pas conscience après tout…


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MessageSujet: Re: Cocoon.   Dim 12 Nov 2017 - 19:53
Imaginer Alma donner des conseils à Selene sur la grossesse, c'est... cocasse. Attendrissant, un peu. Étrange, pas mal. Quoi qu'il en soit, elle est la seule femme du camp a déjà avoir eu un enfant. A ma connaissance, du moins. Selene aurait raison de se confronter à son caractère bouillant pour en tirer un maximum d'informations.

Concernant sa maladie, je vois bien que je jette toujours et encore un voile de gêne à chaque fois que j'ai la triste idée d'aborder le sujet. Mais il le faut, non ? Pas de secrets entre nous, et je suis avide de détails. J'acquiesce, dissimule du mieux que je le peux le léger malaise persistant à chaque fois qu'elle évoque ces voix. C'est quand même... difficile à s'représenter. Ça doit être comme une sorte de rêve éveillé ? J'passe le bout des doigts dans son dos, d'un geste qui se voudrait rassurant. Qui me rassurerait moi, également.

J'articule doucement, "Non, je n'pense pas ça." Pas vraiment. Je lui avise un sourire timide, qui manque sans doute d'assurance. C'n'est pas tout à fait mentir. Pourtant, j'ai un mal fou à savoir ce qui est signe d'une amélioration ou pas. Qu'elle entende toujours ces voix, je suppose que c'est "normal". Il fallait s'attendre à ce que la crise psychotique laisse traîner derrière elle une onde sur plusieurs semaines.  J'avais quand même l'espoir naïf qu'après ces quelques jours d'absence, tout soit revenu à la normale ; sans même que je n'aie eu trop à m'en mêler.

Être loin d'elle, de sa maladie, ne se soucier que de se trouver un refuge pour la nuit, de quoi dîner, s'embrouiller les neurones avec la fumette en compagnie de gens... "normaux"... putain, ça m'a... aéré l'esprit. Ça fait mal de le considérer d'la sorte, mais ça a eu... une saveur de vacances. "J'veux juste me tenir au courant." J'pose un baiser rapide sur sa tempe et, soucieux de faire passer cette tension latente, enchaîne trop rapidement sur le ton de la plaisanterie, "Tant qu'tu n'essaies pas de m'tuer, tout va... bien." ... sans réfléchir.

Ma main se referme lentement, et retombe sur le lit plutôt que rester sur elle. On avait dit qu'tu tournerais sept fois ta langue dans ta bouche avant d'l'ouvrir, ducon. Je sais... Mais même si... Ouais, fatalement, la pensée m'a déjà concrètement traversé l'esprit, elle se rendra bien compte que c'n'est pas sérieux. J'espère. J'm'éclaircis un peu la gorge et tente de continuer comme si de rien n'était. "Tes.. Les voix, elles te disent quoi ? J'veux dire, récemment..." La mienne flanche et baisse légèrement, à mesure que la sensation de marcher sur des oeufs se fait plus pressante.
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MessageSujet: Re: Cocoon.   
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