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 Deads are below us

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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Deads are below us   Mer 1 Nov 2017 - 20:42

Fin août 2017 • ♫ ♪ ♫


- Shit-shit-shit-fuckingshit, ne cessait de marmonner Victoria sans s’arrêter de courir.

Elle remontait la Seward park avenue, esquivant les rôdeurs qui déboulaient de partout. L’un d’eux agrippa son sac, elle lui dévissa littéralement la tête d’un revers de batte. Un second voulut lui barrer la route : ses dents explosèrent au contact violent de l’aluminium et il fut repoussé du pied. La pigiste bifurqua sur la Fisher place, sauta par-dessus une dépouille sans jambes, sprinta jusqu’à la 53è avenue. Là encore, d’autres cadavres, plus de cadavres. La plupart portait des fringues calcinées et leurs chairs putréfiées dégageaient encore d’écœurantes odeurs de brûlé. La trentenaire ne fit pas le rapprochement avec l’incendie qu’elle avait vu de loin quelques semaines auparavant, elle était bien trop occupée à faire demi-tour pour revenir s’engouffre dans l’allée des Lake Washington appartments.

L’endroit était dégagé, mais c’était un cul-de-sac. Faire volte-face ? Non, trop tard, les voraces étaient à ses trousses. Essoufflée, elle se précipita au bout du parking, entama un sentier de dalles qui serpentait entre des pans de pelouse en manque d’entretien et choisit le premier bâtiment sur sa gauche. La porte était entrouverte : elle entra, referma derrière elle et s’appuya contre le battant pour reprendre sa respiration. Le hall bénéficiait encore de la lumière du jour grâce à deux fenêtres encrassées de poussières. Ça permit à Victoria de prendre conscience qu’elle n’était pas seule. Le premier mordeur eut le crâne sévèrement aplatit entre sa batte et un mur vert pomme ; le second, elle le fit trébucher et sauta à pied joints sur sa tête molle qui s’écrasa comme un fruit trop mur.

- Asshole, commenta-t-elle pour expulser sa rage.

En quelques enjambées, elle était à l’étage, dans une semi-pénombre qui empestait la décomposition, et trouva finalement un logement qui n’était pas fermé. La brune s’y réfugia d’un bond en pestant contre ces satanés morts-vivants qui débarquaient toujours en masse et au pire moment. Bon… ce n’était pas encore terminé. Elle dut s’assurer que l’appartement était clean avant de pouvoir s’y installer. Au moins, il était dans un angle, alors un coup d’œil par la fenêtre lui apprenait ce qui se passait en contrebas et c’était simple : une masse de charognes grouillaient comme des fourmis autour d’un morceau de sucre.

Deux jours plus tard •

Ça c’était à peine dispersé en bas. Depuis le temps qu’elle les entendait râler en continue, elle finissait par oublier leur présence. Les rôdeurs n’avaient plus de focus particulier, ils étaient juste là, à zoner bêtement, parce qu’il n’avait pas mieux à faire. Sur la table du salon, Victoria avait étalé toutes ses vivres pour pouvoir s’organiser un rationnement efficace. Elle ne savait pas encore combien de temps elle serait bloquée ici et aujourd’hui, c’était l’heure de la crème au chocolat volée à une gamine une demi-semaine plus tôt. La pauvre, ça avait dû être une journée de merde ! S’en tirer avec un bras cassé et privée de chocolat. Baaaaah, à l’instant où sa langue lécha la cuillère, la pigiste se dit que ça valait vraiment le coup de se comporter comme une connasse.


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Alainna L. Turner
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MessageSujet: Re: Deads are below us   Jeu 2 Nov 2017 - 14:04

Les monstres me faisaient peur, mais j’avais appris à vivre avec eux malheureusement. Il était évident que tout ça n’était pas facile pour moi, mais est-ce que j’avais le choix ? La réponse était bien évidemment non… J’étais sale, je puais le chacal et je ne ressemblais à rien, mais au moins, il me laisser tranquille, du moins pour l’instant. Il faut dire aussi que j’avais été la victime d’un monstre un peu plus tôt dans la journée et que j’avais failli y passer. J’avais réussi à le tuer, mais j’avais également fini recouverte de sang, de tripe et d’organe provenant de ce monstre. J’avais eu envie de vomir pendant un long moment et la chose positive dans tout ça, c’est qu’au moins, j’avais plus vraiment faim même si je n’avais pas mangé depuis un moment. Je marchais, sans vraiment de but et je tentais de m’éloigner de ce groupement que je croisais absolument partout autour de moi.

Plus je tachais de m’éloigner, plus j’avais l’impression de m’approcher de l’épicentre, c’était complique de continuer d’avancer dans ses conditions, j’avais besoin de reprendre des forces, ne serait que de dormir une heure ou deux. Il était peut-être encore tôt, mais ça faisait bon nombre de nuits que je n’arrivais pas à dormir plus de quatre heures par nuit. Je sentais la fatigue pesait en moi alors que j’essayais de me reprendre. Cette vie d’errance seule n’était définitivement pas pour moi. J’avais totalement perdu Ellora littéralement des mois plus tôt. J’avais peur, je n’avais plus la force d’avancer, mais il le fallait. Peut-être que je pourrais rencontrer quelqu’un, peut-être que je pourrais enfin retrouver William. Il fallait que je continue d’y croire, je n’avais pas le choix, mourir c’était pour les faibles, mourir c’était un choix de lâche…

C’est donc à l’allure d’un monstre pour ne pas me faire repérer que je me déplaçais parmi eux. Je devais presque à chaque fois retenir un cri quand je trouvais que l’un d’entre eux me regardait pendant trop longtemps, j’avais définitivement besoin d’une pause. Je sentais que les larmes étaient sur le point de perler sur mes joues alors que j’endurais cette situation depuis bien trop longtemps déjà. Il fallait que je me ressource, que je me calme. Pour le moment, je n’étais plus capable de continuer ma route de la sorte.

Devant moi se trouvait un bâtiment, il n’y avait pas de monstre qui me barrait la route alors ça me paraissait être le bon choix. Je fis en sorte de ne pas trop accélérer le pas pour ne pas me faire repérer, ce serait vraiment trop dommage d’échouer maintenant. La porte s’ouvrir sans problème et je la refermais rapidement derrière moi avant de m’écrouler le dos appuyé sur cette dernière. De longues larmes coulaient déjà silencieusement sur mes joues. Je pris instinctivement mon visage dans mes mains avant de me recroqueviller en boule par terre. Ma tête se pencha encore pour rencontrer mes genoux alors que mes mains glissèrent le long de mon cuir chevelu sali par une vie à l’extérieur et mes cheveux attachés en un chignon. J’avais besoin d’aide, je ne pouvais décidément plus continuer cette vie. J’avais besoin de lâcher prise, j’avais besoin de crier mon désespoir, mais je m’interdisais de faire du bruit de peur de voir les monstres frappaient à la porte. Le silence était important quand on voulait rester en vie.


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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Deads are below us   Jeu 2 Nov 2017 - 18:01

Cette crème au chocolat, c’était vraiment de la bombe. Oh oui, sa conscience lui criait de ne pas tout manger, d’en garder pour plus tard ; Victoria lui faisait un doigt. Rationner le maïs et les haricots c’était facile mais ça ? Putain même si elle devait crever, autant que ce soit la panse pleine de bonne chose. Alors ça faisait plusieurs minutes qu’elle marchait de long en large de l’appartement, s’enfilant cuillère après cuillère, savourant lentement, tout en fredonnant un vieux titre de rap US qu’elle n’aurait plus la chance d’écouter.

Elle se faisait littéralement chier dans son perchoir. Si seulement les rôdeurs voulaient bien se tirer, elle se ferait une joie de partir, mais ces charognes n’étaient pas décidées à faire autre chose que le pied de grue en bas de sa planque. La pigiste avait bien essayé de trouver une autre issue mais ils étaient aussi du côté de la porte de secours. Pour l’instant, elle préférait ne pas avoir à tenter de passer au travers la horde. Tant qu’elle avait de quoi tenir, l’ennui, elle ferait avec.

- Oh shit…, murmura-t-elle.

De retour devant la fenêtre qui donnait sur l’avant du bâtiment, elle vit une silhouette se déplacer parler les décharnés. Elle aurait juré que c’était un rôdeur, aussi crade et aussi décomposé que les autres vu d’ici, mais il parvint à ouvrir la porte et à s’introduire dans le bâtiment sans que les autres ne le remarque. C’était… merde, elle n’avait jamais vu ça ! Est-ce que c’était une forme évoluée de ces trucs ? Ou bien… ou bien elle allait devoir vérifier. La trentenaire posa à contrecœur ce qui lui restait de dessert et choppa sa batte de baseball pour se rendre dans le couloir.

Coup d’œil discret. Rien. Victoria fronça les sourcils et avança dans la pénombre. Les quelques raies de lumière qui passaient jusque-là dessinaient des lames de poussière dans les airs, l’odeur de putréfaction semblait incrustée jusque dans les murs. Pas un bruit, pas un mouvement ne venait troubler la tranquillité de l’instant, comme-ci personne ne venait d’entrer. La brune ne parla pas, tout simplement parce que si c’était quelqu’un – ou quelque chose – de dangereux, elle ne voulait pas l’attirer sur sa position. Elle préférait voir avant d’être vue… et c’est ce qu’elle fit.

Dans le hall, contre la porte d’entrée, une forme qui n’était pas là à son arrivée. On distinguait des mains, couvertes de crasse, des mèches de cheveux, et elle dégageait une odeur intense de putréfaction. La pigiste s’approcha jusqu’à la toiser, à environ deux mètres, sincèrement interloquée. Elle commençait à comprendre que l’intruse – ça semblait être une fille – était bien vivante, mais elle lança quand même, le nez retroussé.

- Ça n’a rien d’personnel mais si t’es un rôdeur, je vais t’exploser le crâne à coup d’batte d’ici quelques secondes. Si tu l’es pas… alors tu vas d’voir m’expliquer comment t’es passée d’vant ces connards sans qu’ils ne te voient.

Et peut-être qu’ensuite elle lui exploserait quand même le crâne mais ça, elle le gardait pour elle. Un peu d’effet de surprise que diable ! L’intérêt de Victoria était sincère. Elle était maligne et pensait à pas mal d’astuce pour survivre mais là… c’était quelque chose qui la dépassait un peu : le fait qu’il existait une manière de passer incognito devant ces choses et qu’elle ne s’en était pas encore rendue compte.


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Alainna L. Turner
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MessageSujet: Re: Deads are below us   Ven 3 Nov 2017 - 12:50

La sécurité, c’était toujours relatif, je savais que tant que je ne faisais pas de bruit et que je puais la mort les monstres ne s’en prendraient pas à moi, mais après ? Il faudrait bien que je ressorte un jour, que je reparte à mon errance qui n’avait absolument aucun but. C’était ça le pire, ne pas avoir de but, ne pas savoir ce que je ferais de plus demain. La solitude me pesait énormément, mais je n’avais pas rencontré de vivant depuis au moins un mois, peut-être moins, peut-être plus. De toute façon, je n’avais plus aucun repère temporel depuis des mois. J’arrivais vaguement à savoir à quelle période de l’année grâce à la chaleur qu’il faisait, mais c’était bien tout.

Je ne saurais pas dire combien de temps se sont passés entre le moment où je m’étais écroulé ici et le moment ou cette voix m’avait fait sursauter, je ne m’étais pas attendu à trouver un vivant ici. J’avais presque même oublié ce que ça faisait t’entendre la voix de quelqu’un instinctivement en entendant la menace, je me recroquevillais un peu plus sur moi-même. Je n’en revenais pas, il y avait quelqu’un, quelqu’un qui voulait ma peau, mais comme je sentais le monstre ça pouvait se comprendre, je ne devais pas être beaucoup plus attrayante qu’un des leurs. Je finis par redresser ma tête pour regarder la femme que j’avais devant moi. Elle semblait grande, mais vue du sol c’était normal. Je faisais de mon mieux pour stopper les larmes qui coulaient le long de mes joues. Il fallait que je reprenne possession de mes moyens, mais ça s’annonçait bien compliqué.

- Je… je…

J’étais incapable de parler, c’était une certitude et ça craignais. J’étais vraiment prêt à dire à cette femme tout ce qu’elle voulait savoir dans l’espoir que cette confrontation se passe bien, peut-être même qu’elle était gentille dans le fond et simplement méfiante. Je savais que plus je restais silencieusement, plus y avait des chances qu’elle me prenne pour une version évoluer des monstres dehors et je n’avais pas envie de me faire tuer à coup de batte de baseball comme elle me l’avait annoncé quelques secondes plus tôt. Il fallait que je trouve la force de parler avant qu’elle ne s’impatiente. Je levais alors les mains en sa direction.

- Attend…

C’était toujours un mot monosyllabique, mais j’avais envie de croire que ce serait suffisant pour qu’elle me laisse le temps de rassembler mes mots. J’avais beau avoir vécu sur le sol américain depuis un moment et avoir appris cette langue aussi vite que ma langue maternelle, j’avais toujours du mal à revenir à l’anglais quand ça faisait trop longtemps que je n’avais pas parler avec des vivants. Je plantais mon regard bleu dans le sien espérant trouver un brin de gentillesse dans celui de la femme devant moi…

- Je ne sais pas trop. J’ai l’impression qu’ils ont une très mauvaise vision et que du moment qu’on sent comme eux, ils ne nous repèrent pas.

Si elle pensait que je puais par choix, elle se trompait. Disons plutôt qu’une fois de plus, je m’étais trouvé dans une mauvaise posture et qu’à force, j’avais décidé d’en trouver un certain avantage. Je n’étais plus blonde depuis longtemps, je n’osais même pas imaginer comment la brune devant moi était en train de me considérait, mais une chose était sûr j’étais bel et bien vivant et ça m’arrangeais de ne pas mourir maintenant.

- Il ne faut pas non plus parler ou marcher vite, ce qui fait pas mal de choses, mais quand on voyage seul, c’est pratique.

C’était aussi très dur psychologiquement, c’était bien pour ça que dans la mesure du possible, je les évitais. Si je pouvais ne pas empester la charogne ça m’allait aussi parce que même si on ne finissait pas s’y habituer, ce n’était pas la chose la plus plaisante au monde…


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Victoria L. Raven
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MessageSujet: Re: Deads are below us   Sam 4 Nov 2017 - 1:30

Ah ! Ça parlait dis donc. C’était donc une personne en dessous de cette puanteur. Victoria attendit, la batte sur l’épaule, la crème au chocolat l’ayant rendue plutôt magnanime. Une paire d’yeux se leva finalement vers elle et elle put constater qu’il s’agissait d’une gamine. Une gamine qui avait chialé. Des traînés humides et blanches s’étaient tracées sur ses joues crasseuses. Tout ce que celle-ci eut en retour, ce fut l’expression blasée de la brune qui souleva un sourcil impatient. Elle n’avait quand même pas toute la journée et n’avait pas l’intention de jouer à la baby-sitter.

L’autre déballa enfin. C’était tellement… con et évident que la pigiste se sentait stupide de ne pas y avoir déjà pensé. Ça ne l’aiderait peut-être pas tout de suite à sortir d’ici : il faudrait ouvrir, tirer une de ces choses à l’intérieur, refermer, l’abattre, tout ça sans se faire gniaker. Et si jamais l’opération réussissait, il fallait encore accepter de se couvrir de boyaux décomposés depuis plusieurs semaines – voire mois. C’était ingénieux. Absolument dégueulasse, de quoi chopper un panel complet de saloperies, mais y’avait de l’idée. Par contre la pleureuse continuait, y allait de ses précisions et de son avis, alors la voix de Victoria cingla sans attendre :

- Hey c’est bon, j’ai compris l’idée, pas b’soin d’me réciter l’mode d’emploi, elle souffla, incommodée par l’odeur qui régnait ici, donc t’es toute seule ?

C’était pour confirmation. Il n’y avait finalement rien dans sa – trop longue – explication qui assurait qu’elle n’était pas suivie par d’autres idiots déguisés en morts-vivants. Un instant, les yeux durs de la trentenaire toisèrent la gamine. Elle avait des airs de lapins débarquant par mégarde dans la tanière d’un loup. Qu’est-ce qui l’empêchait de la massacrer sur le champ ? C’était la meilleure des tactiques en vérité : l’abattre, attendre qu’elle pourrisse un peu, se recouvrir de ses boyaux pour sortir sur la horde s’attardait dehors. Ça ne l’empêcherait absolument pas de dormir ; mais vraiment : la crème au chocolat, ça mettait de putain de bonne humeur.

- T’as d’la chance ! On va dire que c’que tu viens d’m’apprendre, c’est ton ticket d’entrée, elle pourrait toujours la tuer plus tard de toute façon, t’restes dans le hall ou tu m’suis ? J’te préviens, j’ai pas nettoyé tout l’bâtiment, alors j’sais pas combien d’trous-du-cul morts il peut rester.

Un argument censé être plutôt convaincant. Quitte à la laisser en vie, Victoria préférait avoir cette petite à l’œil. C’était comme tout : mieux fallait pouvoir la surveiller que de l’imaginer se balader librement. Pas tant qu’elle la voyait l’agresser en traître – elle avait trouvé un double des clefs de son appartement et pouvait donc s’enfermer – mais et si elle partait et oubliait de fermer la porte ? Ou décidait de se suicider en invitant des copains décharnés à un banquet gratuit ? Nope. Pas de ça avec elle. Qu’elle accepte ! Ça éviterait à La brune d’avoir à utiliser la manière forte.

- Tant qu’t’es dans ma piaule, j’veux voir tes armes en évidences dans l’salon, spécifia-t-elle en commença à bouger vers l’étage, comment t’t’appelles ?


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Alainna L. Turner
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MessageSujet: Re: Deads are below us   Sam 4 Nov 2017 - 17:16

La question était tranchante tel un rasoir, c’était dur de se dire que oui, j’étais vraiment seul et que personne ne viendrait m’aider. Ce n’était pas facile de se dire que je n’avais personne sur qui compter, c’était déjà le cas avant et j’avais appris à faire ma fière auprès des autres pour ne pas être faible, mais voilà qu’elle était tombée au bon moment et que je me retrouver contrainte de ravaler ce chagrin que j’avais besoin de laisser sortir.

- Oui…

J’avais réussi à articuler un mot simple alors que je ravalais mes larmes pour de bon et me relevais. Elle me parlait de la suivre et du fait qu’elle n’avait pas nettoyé partout. Qu’est-ce que que je pouvais faire de plus ? Repartir ? Je n’avais plus le courage de marcher sans but et avoir un peu de compagnies même si ce n’était que temporairement c’était largement mieux que d’être tout seul. Évidemment, les choses n’allaient pas être aussi simples. Elle voulait que je me débarrasse de mes armes, du moment qu’elle me laissait repartir avec, je n’allais pas dire non. Après tout, je pouvais comprendre qu’on soit méfiant vis-à-vis des étrangers, est-ce que moi je devais être méfiante ? Sans doute, mais à part ma vie qui ne valait plus grand-chose depuis un moment, je n’avais de toute façon rien à perdre. Je m’étais résigné depuis longtemps à l’idée que j’étais saccarifiable et que je n’étais qu’une survivante parmi tant d’autres. Je n’avais pas de talent particulier, c’était uniquement dû à la chance si j’étais encore ici aujourd’hui.

- Je… Je te suis. Pas de problème. De toute façon, je n’ai pas grand-chose.

Pas grand-chose, c’était presque en dessous de la réalité. J’avais une hachette qui était glissée à ma ceinture et une arme de poing sans munition. Autant dire pas grand-chose. L’arme à feu, je n’avais pas la moindre idée de comment m’en servir et pour tout de dire, je ne savais même pas si elle était en état de marche. C’est dire à quel point j’étais dégourdi. Enfin ça, je préférais le taire, elle n’avait pas besoin de le savoir. Peut-être qu’un jour, je trouverais quelqu’un capable de m’apprendre peut être qu’un jour, je deviendrais badas comme ses héroïnes de films, mais je savais très bien que ce ne serait déjà pas le cas demain. Pour le coup, le fait de me demander mon prénom avait eu le don de me rassurer un peu plus sur la femme que j’avais en face de moi, pourquoi est-ce qu’elle aurait fait un truc comme ça pour me faire du mal ensuite ? Il n’y avait pas de raison.

- Alainna, mais Aly ou Lily si tu préfères et toi ?

Je n’avais pas vraiment l’habitude qu’on m’appelle par mon prénom complet, il était long et pas forcément pratique alors que les deux autres c’était plus simple. Je ne savais pas trop comment Lily avait fini par apparaitre, mais il était bien là depuis un moment, peut-être à cause de Liberty, enfin, je me contentais de suivre la brune. Je finis tout de même par oser lui poser une question assez simple.

- Tu es là depuis longtemps ?

J’espérais simplement ne pas dépasser les bornes parce que ce n’était pas du tout le but. Juste faire la discussion un peu. Je n’avais pas échangé avec un être humain depuis si longtemps, de toute façon, si elle ne voulait pas qu’on parle et bien, je le ferais. Je n’étais de toute façon pas du genre à parler pour ne rien dire, bien au contraire. Pour moi, le silence était bien plus agréable que les discussions futiles qui pouvaient exister sur cette terre.


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MessageSujet: Re: Deads are below us   Sam 4 Nov 2017 - 20:58

- Victoria, informa-t-elle succinctement, j’suis là depuis… deux ou trois jours, ajouta-t-elle une fois au premier.

Elle ouvrit la porte, laissa la gamine rentrer et referma à clef derrière elle. L’appartement était simple, bordélique, dans l’état où la locataire l’avait trouvé. Elle n’allait pas se faire chier à ranger quoique ce soit ni même à s’approprier les lieux. L’idée n’était vraiment pas de s’éterniser dans les parages : dès que les charognes seraient parties, elle mettrait les voiles. La pigiste reprit les devants pour guider son invitée jusque dans le salon et tapa sur le bois de la table avec le bout de sa batte.

- Tes armes, ici, toutes.

Son ton n’était pas autoritaire, il était juste… direct, ferme, indiscutable. L’autre n’avait pas l’air trop difficile alors ça ne devrait pas poser trop de problème. La brune posa alors son joujou préféré contre le mur le plus proche et reprit son pot de crème au chocolat. Il restait bien quelques cuillérées et s’empiffrer devant la jeune femme qui aurait bien eu besoin d’un menu maxi best of pour se remplumer un peu, ça ne la gênait pas le moins du monde. Victoria lui fit même face, avec ce même air blasé et nonchalant, signe qu’elle avait arrêté de se formaliser du nouveau monde depuis un moment.

- C’marrant, c’mon deuxième prénom « Lily », elle introduisit lentement une portion de crème dans sa bouche et lécha la cuillère sans se gêner, s’teuplait, touche à rien tant qu’t’es aussi crade, elle plissa le nez en signe de répugnance, sérieux, ta tactique rocks, mais t’sens pas la rose.

D’ailleurs, elle s’éloigna même de quelques pas, parce que manger avec des effluves d’odeur de cadavres, c’était écœurant. Encore une fois, c’était bien parce que le sucre la rendait sacrément magnanime ! Deux jours plutôt, elle avait piqué ce dessert à exactement le même style de fille. Petite, menue, geignarde, seule. A l’heure qu’il est, la trentenaire pariait qu’elle devait s’être fait bouffer. Pas de chance. Elle nettoya encore une fois sa cuillère d’un coup de langue gourmand et l’utilisa pour désigner une petite porte.

- Il a plu hier, j’ai pu remplir un seau d’eau. Il en reste encore la moitié, le message caché était clair : « va te laver Lily cracra », et y’a quelques fringues dans la chambre, r’garde s’tu vois des trucs qui t’vont.

Et là ce n’était même pas pour le plaisir d’être gentille, c’était réellement pour ne pas risquer de perdre son nez à forcer de la fréquenter. Ça lui rendrait service aussi parce que si elle schlinguait trop, Victoria allait la renvoyer d’où elle venait, c’était à dire avec ses copains débiles dans la cour de la résidence.


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